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٩(͡๏̯͡๏)۶ Ombres & Poussières ☆ Evénement #89
Une mission de Nora - Ouverture : 7 janvier 2018
« Dans la poussière des mots naissent les rêves. »

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 Conversations with Dead People ✘JUDAH

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Hope Bowman


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________________________________________ Ven 26 Sep 2014 - 23:26



“Life's not a song. Life isn't bliss. Life is just this : it's living. You'll get along. The pain that you feel only can heal by living.”



Viens et sauve-moi. Je brule, ne le vois-tu pas ?

Un chuchotis qui ressemblait à un petit rire me fit soulever les paupières. Je battis des cils, sortant difficilement d'un sommeil comateux. Je me redressai, m'apercevant que je m'étais assoupie sur l'une des tables du Rabbit Hole. C'était le petit matin. Un timide rai de lumière filtrait à travers une lucarne ouverte, histoire de renouveler l'air. Malgré tout, l'atmosphère du bar restait lourde et étouffante. Une femme de ménage était occupée à laver le sol. Courbée en deux sur son balai, elle s'acharnait à enlever une tache incrustée dans le parquet. Je l'observai brièvement avant de faire glisser un coude sur la table pour poser ma tête lourde dans ma main. Mes oreilles bourdonnaient. Le mal de crane ne me quittait jamais.

Une semaine. Une semaine que j'avais des maux de tête atroces. Je prenais des anti-douleurs mais rien n'y faisait. Depuis qu'Elliot m'avait ramenée à la vie, je passais le plus clair de mon temps à me battre contre mes neurones qui semblaient s'entrechoquer dans mon crane.

Je plaçai mon index entre mes yeux et appuyai avec force dans l'espoir que la souffrance s'atténue, tout en grimaçant. Quelle idée j'avais eue de m'exploser le crane ! Si jamais l'envie me reprenait de me supprimer un jour, il faudrait que je pense à une solution plus douce, comme me trancher les veines ou m'empoisonner avec une surdose de médicaments. Une balle dans la tête, c'était trop agressif, visiblement. Cela laissait des séquelles.

La nuit avait été longue. J'avais dansé sur scène sans aucune exaltation, si bien que mon chef s'en était aperçu et avait cherché à me faire réagir. Il avait menacé de me virer, car cela faisait six jours que je mettais plus aucune 'émotion' dans mes stripteases. J'avais ricané lorsqu'il m'avait dit cela. De l'émotion pour enlever des vêtements, j'aurais vraiment tout entendu. J'aurais bien aimé me mettre en arrêt de travail, mais je ne voyais pas comment expliquer à mon médecin que j'avais besoin de quelques jours de repos après ma résurrection. C'était quand même dur à avaler, même dans une ville comme Storybrooke. Je m'étais donc retenue de faire un doigt d'honneur à mon patron, qui avait eu la bonne idée de m'accorder quelques vacances. Il avait du sentir que je n'étais pas dans mon état normal. Je savais très bien qu'il n'allait pas me virer, j'étais l'une de ses meilleures danseuses, si ce n'est LA meilleure.

Il n’empêche que, même dispensée de danser sur scène en petite tenue, j'étais restée dans le bar. Je n'avais même pas vidé mon verre de Tequila Sunrise. Il était toujours sur la table, devant moi. Je levai une main pour jouer avec la petite ombrelle rose bonbon. Si je n'étais même plus capable de me saouler, c'est que l'heure était vraiment grave.

Le petit gazouillis se fit de nouveau entendre. J'émis un claquement énervé avec ma langue. Je ne voulais pas le voir. Je savais qu'il était là, mais hors de question de lui accorder la moindre importance.

Hélas, elles sont du genre tenaces, ces bestioles. Elle apparut subitement au-dessus de mon verre plein, les volutes bleutées qui la composaient ondulant au-dessus du liquide alcoolisé. Un air interrogateur se peignait sur son minuscule visage composé uniquement de deux points en guise d'yeux, ainsi que d'un trait pour la bouche.

"Heeee ? Ahaaa !" murmura-t-elle d'un ton aigu.

"Casse-toi."

Le ton de ma voix était sans détour. Je plissai des yeux et pris l'ombrelle rose de mon verre pour la piquer dans le corps bleuté de la créature. Mais, comme je m'y attendais, cette dernière passa au travers et tomba sur la table.

Le feu follet émit une légère exclamation que j'interprétai comme étant peinée, ce à quoi je répondis en levant les yeux au ciel.

"Je ne te suivrai pas, cette fois. J'en ai marre de tout ça. C'est pas à toi de me montrer le chemin. En plus, tu m'as toujours induit en erreur."

La femme de ménage toussota. Je levai les yeux vers elle et aussitôt, elle se remit à son ouvrage. Sa façon dont j'avais perçu son regard avant qu'elle m'ignore me laissait présager qu'elle croyait que je parlais toute seule. Peu de personnes était en mesure de voir les feux follets. A ma connaissance, il n'y avait que Judah et Pascal. Ils ne s'étaient manifestés qu'avec eux, à croire que ces deux blaireaux étaient indissociables de ma destinée.

"Foutaises..." marmonnai-je tout en me massant les tempes.

Un pic de douleur venait de me vriller le crane. Je fermai les yeux, crispant les paupières. Quelques secondes, et cela passa tout seul. Ne restait que la souffrance lancinante qui devenait presque habituelle, même si elle m'épuisait.

Je rouvris les yeux, entrouvrant la bouche en une expression étonnée quand je m'aperçus que le feu follet avait disparu. Puis, je me mordis les lèvres, déçue qu'il soit parti si vite. Je décidai de rentrer chez moi. J'avais toujours cette tache de sang à enlever de ma moquette. Je n'avais pas encore trouvé le bon produit d'entretien pour la faire partir. Peut-être devais-je demander conseil à la femme de ménage, juste à coté ?

"Dites, vous feriez comment pour enlever environ un litre de sang et des bouts de cervelles incrustés dans de la moquette ?"

Je me levai, les épaules basses. Je ne pouvais décemment pas demander ça. Je sortis du Rabbit Hole, tenant ma veste en cuir devant moi, sur mes mains croisées. Le vent du matin me fouetta le visage à peine eus-je mis un pied dehors, mais je m'en moquais. C'était une façon de plus de me sentir vivante. C'était précieux. Il fallait savourer les petites choses.

Je commençai à marcher dans la rue, sans vraiment savoir où aller. Je n'osais pas rentrer dans mon appartement. Depuis ce qui s'y était passé, je l'évitais le plus possible. Cette satanée tache marron sur ma moquette m'obnubilait. Je l'avais cachée sous un monceau de magazines, mais je n’arrêtais pas d'y penser pour autant. Elle ne partirait jamais. Cette tache symbolisait mon ancienne vie qui avait volé en éclats.

J'étais irrévocablement seule. Et j'avais peur. J'avais sauvé Storybrooke et nul ne le savait. Je n'avais pas commis ce sacrifice dans le but de devenir une star, genre Jésus II, le retour. Je ne cherchais pas une quelconque reconnaissance ni une récompense. Tout ce que je souhaitais, c'était...

Je secouai la tête, et décidai d'enfiler ma veste, tout compte fait. Non, je n'allais pas penser à lui. Pas maintenant. Pas encore. Il fallait que j’arrête. Il était mort pour de bon, cette fois. Si j'avais su ce que ça serait de vivre à nouveau, le vide que cela causerait en moi, j'aurais refusé direct de signer. J'avais l'impression d’être une morte-vivante. Je respirais, mon coeur battait, mais c'était comme si mon âme ne suivait pas. Je me sentais détachée de toute émotion, absolument... Définitivement.

Au coin de la rue, je m'immobilisai subitement. Un feu follet venait d'apparaitre, m'enjoignant à le suivre. Mon coeur manqua un battement. Je n'hésitai pas un seul instant. Tant pis pour ma nouvelle résolution, j'étais bien trop curieuse pour ignorer plus longtemps l'appel de ces créatures.

Je n'avais pas fait un pas qu'il disparut.

"Eh ! Pas si vite !"

De toute évidence, ils voulaient me mener la vie dure étant donné que je m'étais montrée si réticente à accepter leur aide. Je me mis à courir, le coeur battant à tout rompre. Je me stoppai à l'endroit où le feu follet s'était évanoui. Je tournai sur moi-même, le souffle haletant, à la recherche d'un autre.

J'en aperçus un à une bonne dizaine de mètres, qui soupirait d'un air amusé. Je pris une expression résolue et m'élançai à sa poursuite. Il s'évapora très vite, remplacé par un autre qui venait toujours plus loin, plus espacé. Je courais à en perdre haleine, oubliant tout le reste.

Le dernier feu follet disparut juste devant une haute porte en bois massif. Je m’arrêtai brusquement, avant de me courber en deux pour reprendre une respiration normale. Puis, me redressant, je m'aperçus que j'avais traversé la moitié de la ville. J'enveloppai les environs d'un oeil perplexe. Je reconnaissais cet endroit, même si je n'y étais venue qu'une fois...

Lentement, je levai les yeux vers les hautes portes surmontées de statues sculptées directement dans la pierre de l'édifice. Des anges qui me souriaient avec candeur. J'eus une grimace de dégout.

Plusieurs petits soupirs se firent entendre à nouveau. Je pivotai sur mes talons, constatant qu'une dizaine de feux follets m'entourait, flottant au niveau de mes pieds. Ils joignirent leurs mains diaphanes, renforçant le cercle autour de moi. Une sorte de froideur fantomatique m'enveloppa. Un léger frisson me parcourut, mais il était loin d’être désagréable. C'était comme une présence rassurante. Jamais encore je ne les avais sentis si près, si proches... Ils murmuraient et j'avais presque l'impression de pouvoir comprendre ce qu'ils disaient...

Une aura bleutée apparut autour de moi. Elle ondula sur ma peau, caressante, apaisante. J'observai cet étrange phénomène, levant la main vers mon visage afin de mieux voir. Brusquement, elle s'évanouit.

Je clignai des yeux, et baissai la tête, abasourdie sur la tenue que je portais. Je n'étais plus en jean skinny, talons aiguilles, et veste en cuir. On m'avait revêtue une lourde robe d'inspiration médiévale en velours rouge rehaussée de brocart d'or. Le corset était si serré que je me sentis aussitôt comprimé, dans l'impossibilité de respirer convenablement.

Je jetai un regard mauvais aux feux follets à mes pieds, qui souriaient tout en flottant non loin de mes jupes qui tombaient en cascade autour de moi.

"Tout ça pour ça ? Non mais... vous êtes sérieux, les gars ?"
fis-je, déconcertée.

Pour toute réponse, ils gloussèrent avant de s'évanouir dans l'air. Le tout dernier fit mine de frapper contre la porte avec son tout petit poing bleu. Je fronçai les sourcils et décidai de pousser cette dernière. M'élançant trop vite, je me pris les pieds dans le bas de ma robe et manquai de tomber. Je n'étais plus habituée à porter de telles tenues... Je grognai un juron, attrapai mes jupes de mauvaise grâce et les soulevai pour franchir le seuil de la porte.

Une église. Et pas n'importe laquelle. Je me souvenais du moindre détail de cette terrible journée qui s'était soldée par un aller simple vers une maison intemporelle. J'avais l'impression que tout ceci s'était déroulé dans une autre vie. Ce qui était plus ou moins le cas, finalement.

Je m'avançai dans l'allée centrale, mes talons claquant contre les pavés. Le froid m'accablait, encore plus que le silence qui régnait en ce lieu. Tous les bancs étaient vides, ce qui était normal à cette heure de la matinée.

Arrivée face au grand crucifix, presque au bout de la nef, je haussai un sourcil dédaigneux.

"Pourquoi vous m'avez amené ici ? Vous voulez quoi, que je me confesse ?"

Ma voix résonna contre le haut plafond de l'église, l'écho révélant toute la détresse et l'hésitation contenue dans mes quelques paroles. Je déglutis avec peine. J'aurais pu faire demi-tour, surtout que les feux follets m'avaient habillée comme à une fête médiévale, et que la plaisanterie avait suffisamment duré. Il était encore un peu tôt pour Halloween, tout de même.

Cependant, un léger bruit attira mon attention du coté de la croisée. Cela venait du confessionnal. On venait d'en fermer la petite porte. Des pieds en dépassaient, et l'un d'eux tapotait même nerveusement sur le sol. J'esquissai une moue intriguée. S'agissait-il du prêtre ? Oh, et puisque j'étais là...

J'attrapai mes jupes et m'avançai d'une démarche hardie vers la croisée. Une fois devant le confessionnal, j'ouvris la porte en bois, entrai à l'intérieur, la refermai, et m'assis sur le petit banc raide. Je me trouvai dans un petit carré d'un mètre sur un mètre, confinée. Juste moi et ma conscience. On n'était un peu à l'étroit.

Je joignis les mains sur mon giron, adoptant une attitude détachée. Puis je tournai la tête vers l'ouverture grillagée à ma droite. Un homme était assis de l'autre coté. Je ne parvenais pas à discerner son visage.

"Salut mon père !" déclarai-je d'un ton faussement détendu. "Je suis là parce que j'ai besoin d'aide... J'ai un problème et je pense que s'il y a bien quelqu'un qui peut m'aider à le régler, c'est... lui."

Je me tus et désignai le plafond du doigt. Puis je repris, les sourcils froncés dans une attitude sceptique :

"Est-ce que c'est un vrai dieu ? Je veux dire... j'en connais pas mal maintenant, mais je ne peux pas parler de ça avec eux. Ils m'enverraient balader. Ils sont bien trop supérieurs, ils ont des problèmes trop divins pour s'intéresser à quelqu'un comme moi... Mais le votre, enfin le... Jésus. Il est mort, il est revenu. Je pense que c'est le gars idéal pour m'expliquer comment on fait pour continuer après ça. Je voudrais savoir comment il a surmonté... la mort."

Je passai une main sur ma tempe. Mon mal au crane devenait plus intense, comme si le fait de réfléchir véritablement à ma résurrection intensifiait la douleur.

"Vous pourriez lui demander de ma part s'il n'aurait pas des conseils à me donner ?"
demandai-je, pleine d'espoir.
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Hadès


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________________________________________ Sam 27 Sep 2014 - 11:47

Conversations with Dead People
Le plus dur sur cette terre, c'est d'y vivre...


Je ne l'entendais plus. Je savais qu'il n'avait pas disparu pour autant, mais dans ma tête il n'était plus là. Ca aurait stupide de sa part de penser qu'il pourrait contrôler mon esprit. J'étais divin, j'étais puissant. Et pourtant, je sentais au fond de moi que quelque chose ne tournait pas rond. Ce n'était pas une question d'emprise ou autre, c'était quelque chose que je n'arrivais pas à décrire.

Et puis à tout coup, je les vis, non pas comme je les voyais, mais comme lui les voyait. Des êtres divins, mes frères, mes soeurs, des déchets... à ses yeux. On était qu'une erreur, une création contre la nature, contre sa volonté. Je n'avais jamais ressenti un tel malaise. La sensation d'être à la fois un être de lumière, puissant, éternel et aussi le dernier résidus de cette Terre.

Ma vision se troubla et je vis la Cité, majestueuse, grande, puissante. Puis le portail. Je venais de comprendre ce qu'il voulait. Ces cavaliers, ces êtres qu'on arrivait pas à vaincre, ce n'était qu'un leurre. Il ne voulait pas nous détruire, il voulait simplement se libérer et pour se faire il avait besoin de la personne la plus innocente qui sois. Un enfant... celui d'Elliot, celui de Lily, celui de la Prophétie. L'enfant qui nous détruirait tous et qui donnerait naissance à une nouvelle race de dieux. Et pourtant ce n'était pas ce qu'il représentait à ses yeux, c'était autre chose. L'enfant n'était pas le dieu de la Renaissance, non, pas lui, mais son père. Mon fils...

Alors je vis le bébé et ce qu'il allait devenir ou plutôt ce qu'il ne serait jamais. C'était donc lui la nouvelle race de dieux. C'était impossible que Chronos soit persuadé qu'il soit ce dont il avait besoin pour s'échapper. Non, ça ne devait pas être ça, ça ne pouvait pas être ça...

Ma vision se brouilla une nouvelle fois et je la vis elle. J'avais levé les yeux vers le cavalier. Je sentais que mon corps se vidait petit à petit, que j'allais finir par m'écrouler par terre et la seule chose qu'il trouvait à faire, c'était de sourire. Fier d'avoir gagné, fier de lire dans mes yeux que je venais de voir la fin qui nous attendait à tous, qui l'attendait à elle.

"Ils sont liés à elle... Alors je me pose une question simple et peut être que tu arriveras à me donner la réponse, Aphrodite. Pourquoi, ils disent cela... ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης. Pourquoi ils prononcent mon nom et le répètent sans cesse?"

Mon corps émis une vibration tout autour de moi. Je le sentais devenir comme électrique. A croire qu'on essayait de me faire exploser de l'intérieur et je crois bien que c'était le cas. Mais je ne pouvais pas détacher mon regard du cavalier qui se tenait en face de moi. Je voulais savoir la suite, je ne voulais pas partir sans savoir pourquoi, sans avoir les réponses à mes questions. Car oui, j'allais partir, je le savais, je l'avais vue et je ne pouvais rien y changer.

"Que comptes-tu faire pour obtenir des réponses ? Ouvrir la boite crânienne de cette amazone ?"

Ma température corporelle augmenta rapidement. Je ne pouvais plus la contrôler, ni même la faire descendre. Je n'étais plus du tout maître de mon corps et encore moins de mon destin. J'aurai voulu hurler, mais je n'arrivais pas à ouvrir la bouche, mes cordes vocales, mes muscles, tout était déjà loin d'ici. Il ne restait plus grand chose du Hadès que j'avais été.

"Il te serait si simple de l'avoir pour toi à tout jamais. Il te suffit de lui briser la nuque, comme tu l'as fait pour cette pauvre Raiponce. Cependant, tu ne peux t'y résoudre. Tu as trop peur de ne pas la retrouver de l'autre coté..."

Ca y est, mon corps c'était désintégré, mon âme était toujours là, errante, mais je vis ce que je redoutais toutes ces années. Le bouclier de la Cité exploser, mes frères et soeurs hurler. Le temps se briser.

J'étais resté là à regarder, sans agir, sans qu'on sache que là, quelque part, une âme flottait encore. Je les voyais tomber les uns après les autres, ceux que j'avais condamné par le passé. Puis je le vis lui, tomber à son tour. Car on avait gagné, mais à quel prix... Une victoire bien amère.

"Comment une simple mortelle a-t-elle pu envoûter le maître de l'Olympe ?"

"Vivre... juste vivre..." avais-je dit en soupirant et en ouvrant les yeux. Je la sentais là, à quelques mètres de moi. Je l'avais vue tomber, je l'avais vue se relever, je l'avais vue attendre... comme nous tous.

Ces derniers jours j'avais ressentis les conséquences dues à mes actes passés. J'avais compris ce que ça faisait de perdre des personnes qui nous étaient chers, une personne qui m'était chers et que je ne verrai sans doute plus jamais... Et j'avais enfin eu la réponse à la question que je me posais depuis si longtemps.

"Nous ne sommes pas si différent... on en est tous là, assis sur un banc, à nous demander pourquoi. A attendre que quelqu'un nous apporte la réponse à nos questions. Mais jamais personne ne vient."

J'avais fait une pause, car parler me demandait beaucoup d'efforts. Je n'étais pas encore redevenu moi même, mes mains tremblaient toujours, mes jambes n'était pas assez solide pour me porter.

"Jamais... Mais ça ne signifie pas qu'on est seul. Ca signifie juste..."

Je m'étais levé, me tenant au bois du confessionnal. J'étais sortis, me dirigeant vers la porte voisine, sans l'ouvrir, restant là, à le regarder.

"Ca signifie qu'on se pose trop de questions... au lieu de simplement vivre."

...

"...juste vivre..."

J'avais passé une main sur mon front. Voilà ce qu'on ressentait quand on avait mal au crâne. J'aurai bien aimé m'en passer. Puis, j'avais une grande respiration.

"Quand tu... sortiras de là, si tu as une arme, une envie subite de me tuer ou autre, je comprendrais tout a fait, mais... il faut que tu saches une chose..."

J'avais une nouvelle fois pris ma respiration. C'était difficile de ne pas oublier de respirer, de prendre le plis d'inspirer, expirer et de le répéter sans cesse. Je ne m'y ferai jamais...

"Une partie de moi est morte là bas... si on me blesse, je saigne... si on me tue, je meurs... si... si je te pers..."

Je m'étais tue. Je ne voulais pas finir ma phrase.

"Dormir sur un banc, ça vous fait souffrir à un point dont tu n'as pas idée..."




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________________________________________ Sam 27 Sep 2014 - 23:50



“I am small and needy. Warm me up. And breathe me.”


Vivre... juste vivre...

Je hochai la tête, nullement convaincue. Voilà pourquoi je ne demandais jamais conseil à personne, car nul n'est en mesure d'aider qui que ce soit. La seule façon de s'en sortir, c'est de le faire soi-même. Seul bémol : comment s'y prendre quand on ne sait même pas par où commencer ? J'étais morte, j'étais en vie. Je n'arrivais pas à passer à autre chose. J'avais revu la saison 6 de Buffy mais même cela ne m'avait aidée en rien. S'il fallait coucher avec un vampire pour se sentir mieux, ça allait être compliqué... Trouver un vampire à Storybrooke, c'était comme chercher une épine dans une meule de foin.

Non, il me fallait autre chose pour me libérer du poids du monde qui écrasait mes épaules. J'ignorais quoi. C'était là toute l'ironie. Pour la première fois, je me sentais véritablement désemparée. D'ordinaire, lorsque quelque chose me dépassait, je faisais face en le piétinant. Puis je haussai les sourcils d'un air dédaigneux jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien derrière moi. C'était facile. Pas besoin de se poser de question. Cette fois-ci, le mal me rongeait de l'intérieur. Non, pas le mal. Le vide. La mort était restée imprégnée en moi et murmurait dans mon sommeil. Elle semblait me happer dès que je m'abandonnais dans les bras de Morphée. Chaque fois que je m'éveillais, je savais que je ne venais pas du pays des rêves, mais d'un autre monde dans lequel il n'existait rien à part la noirceur et le néant.

Le prêtre me parlait, et à mesure que sa voix me parvenait, je me surpris à me laisser bercer par elle. Je fermai les yeux. Le ton était caressant, il en émanait une fatigue écrasante teintée de désillusion. Un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je l'écoutais. Je ne prêtais même plus attention à la teneur de ses mots. Tout ce qui importait, c'était de l'entendre. Cette voix... Cette voix était celle de Judah.

Je soulevai brusquement les paupières avant de glisser le plus possible vers le coté gauche du confessionnal, tentant d'apercevoir l'homme de l'autre coté du grillage. Il fallait que j'en ai le coeur net. Je posai mes mains à plat contre le grillage en métal froid, les yeux frénétiques. Je tressaillis, me rendant compte qu'il n'était plus là. Il était sorti. Il me parlait depuis la trans-nef. J'aurais du percevoir la légère différence. Sa voix avait un léger écho, même s'il continuait de s'exprimer à voix basse.

Je n'avais pas envie de sortir. Je voulais me bercer d'illusions un court instant encore. Ne t’arrête pas... S'il te plait, parle-moi... Je n'étais pas stupide. Je savais très bien que Judah était mort, que ce type face à moi n'était rien d'autre qu'un inconnu en robe de bure, mais je voulais y croire. Quel mal y avait-il à ça ? C'était quand même le comble qu'un type aussi détestable que lui me manque à ce point.

Je posai le front contre le bois brut du confessionnal, plongée dans mes pensées. Ma tête était toujours en vrac. La douleur s'atténua même si elle restait latente. Les paupières closes, j'écoutais la voix de Judah... Et les paroles qu'il prononça suffirent de me convaincre que c'était bel et bien lui.

J'eus l'impression qu'une brique tombait de ma cage thoracique pour se perdre quelque part dans les profondeurs de la terre, m'emmenant avec elle dans sa chute. Je rouvris brusquement les yeux, le souffle court. Déjà que j'avais du mal à respirer, mais avec le corset, c'était carrément mission impossible. Je portai une main à mon décolleté, agrippant le rebord comme si je voulais l'arracher. Mais non. Ce n'était pas le moment pour un striptease.

Avais-je imaginé ce que j'avais entendu ? Etait-ce mon esprit meurtri qui me jouait des tours ?

Je déglutis avec peine, oppressée dans ce stupide corsage. Je crispai ma main dessus, me mordant les lèvres, respirant par saccades. Puis je levai la tête vers la porte fermée. Judah était peut-être derrière. Peut-être pas. Je ne pouvais me résoudre à ouvrir. Si jamais il ne se trouvait pas de l'autre coté, je...

Il fallait que je me ressaisisse. Sois forte, Merida. Tu n'es pas une demoiselle éplorée. Tu es une guerrière, bon sang ! Agis comme tel. Ouvre cette porte. Montre que tu en as sous tes jupes. Allez... du nerf !

Je me retrouvai debout sans trop savoir comment. Je tentai de maitriser mon souffle, mais comme mon corset comprimait mes poumons, c'était plutôt difficile. Je pris une grande inspiration et poussai la cloison très mince.

J'avais fermé les yeux. J'avais bien trop peur de les ouvrir sur un mirage. Pourtant, il faudrait que je regarde. Les feux follets m'avaient conduite jusqu'ici. Il y avait bien une raison... non ?

Il était là. Devant moi. Tout de noir vêtu, mais heureusement, pas de robe de bure à l'horizon. J'eus l'impression de divaguer. C'était trop irréel, impossible... Un mot m'échappa, mais comme je n'avais pas eu le temps de le formuler correctement dans ma tête, il ressembla à :

"Pfeuha..."

Moi-même, je ne ne savais pas ce que j'avais voulu dire par là. ça ressemblait à un murmure de feu follet. En tous les cas, c'était tout aussi mystérieux. Si ça se trouve, les bestioles bleutées ignoraient ce qu'elles racontaient, elles aussi.

Ma lèvre inférieure trembla, aussi je la mordis en vitesse pour éviter de me trahir. C'est trop banal, d’être sentimentale... Et de toutes façons, j'étais trop émotive en ce moment pour la simple et bonne raison que j'étais morte et que ça me perturbait. C'était la seule explication.

"Tu n'as pas pu t’empêcher." dis-je dans un souffle. "Une église. Cette église."

J'enveloppai l'édifice d'un regard global avant de fixer l'homme face à moi d'un air intense. Ma main se détacha de mon corsage pour se perdre dans les plis de mes jupes. Je baissai la tete sur ma tenue avant de la relever d'un air dédaigneux.

"Les feux follets m'ont déguisée comme pour un carnaval. Ca doit être leur façon bien à eux de se moquer de moi."

Je me tordis les mains, hésitant à approcher Judah. Son regard était fuyant, son attitude incertaine. Visiblement, la résurrection n'était pas non plus son hobby favori. Il avait morflé cette fois-ci. Pourtant, les traits de son visage étaient toujours aussi fins. Sa douleur était comme la mienne, elle venait de l'intérieur. Je fis un pas vers lui, un seul.

"Qu'est-ce que tu fais là ? Tu... Tu aurais pu appeler. Je t'ai filé mon numéro, c'est pas pour les chiens."

Je cachai mon émoi derrière un masque de mépris teinté d'agacement. J'ignorais depuis combien de temps il trainait dans cette église, mais à en juger par son allure de naufragé, cela ne datait pas de hier.

Je plissai des yeux, m'apercevant d'un détail des plus troublants. Je terminai de m'avancer vers lui, ma robe faisant des remous gracieux dans mon sillage, et me plantai face à lui. Là, je levai la main devant son visage. L'air remua contre ma paume. Judah semblait épuisé. Je venais seulement d'en comprendre la raison.

"Mais... tu respires ?"
fis-je, décontenancée. "Genre... comme quelqu'un de normal ? Pas que tu n'étais pas normal avant, mais tu étais Juju, tu étais un peu... spécial. Là tu as l'air plus... vivant. Plus vivant qu'avant. Alors que tu es mort aussi. Oh, c'est trop tordu. Et j'ai un de ces maux de crane..."

Je plaquai la main que j'avais levée devant lui sur mon front brulant, dans une grimace crispée. J'aurais voulu que tout s’arrête. Ou j'aurais souhaité avoir la version résumée de l'histoire de Juju, histoire de mieux comprendre immédiatement ce qui se tramait.

J'avais de plus en plus de mal à respirer, ma tête me donnait l'impression d'exploser à tous moments, et il y avait Judah. Devant moi. Qui respirait. Il y avait de quoi demander de mettre la scène sur pause, sauf que dans la vraie vie, il n'existait aucune façon d’arrêter le temps.
(c) Bloody Storm


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Hadès


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________________________________________ Lun 29 Sep 2014 - 19:36

Conversations with Dead People
On naît, on meurt et... on vie.


Je suis mort et pourtant je suis plus vivant que je ne l'ai jamais été. La mort c'est rien, c'est quelque chose de surfait, comme si on passait simplement dans la pièce d'à côté.

Je suis divin, je suis moi, les autres sont eux. Ce que nous sommes, ce que nous étions les uns pour les autres, nous le seront toujours. Mon nom sera prononcé de la même manière, je serai toujours aussi crains. Il n'y aura aucune différence, d'aucune sorte, sans la moindre trace d'ombre.

Je n'ai pas changé, je suis resté le même, avec juste quelque chose en moins. Quelque chose qui attends, de l'autre côté du chemin.

Je cherche son regard, elle semble aussi perdue que moi, mais je continue à l'observer, car je sais que c'est dans son regard que je peux me perdre sans fin. C'est en elle que résident toutes les réponses à mes questions. Elle sait tout, c'est vrai. Elle voit tout et pourtant elle n'en est pas consciente. Mais il suffit que je sache, que je l'observe, que je la regarde, pour que tout s'illumine dans mon esprit, pour que je me trouve en elle.

Tout se passe dans ses yeux. Tristesse et joie, angoisse et espérance, passions et inquiétudes...

Ses yeux sont fatigués et consumés, mais capables de tellement de choses. Ca y est, j'y suis, je me vois, je les vois, je nous vois, ils sont là, tous devant moi.

La grande erreur, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emportent nous quittent à jamais. Ils ne nous quittent pas, ils restent. Nous ne les voyons simplement pas, mais eux nous voient. Les dieux ne combattent pas la mort, car ça serait en vain. Elle n'est pas un ennemie, elle n'est qu'un lien qui nous relie à quelque chose de bien plus grand. Elle nous transforme, elle nous fait aller dans l'invisible. On croit qu'elle créée une infinie distance, mais elle les supprime toutes. Plus nombreux nous sommes à quitter cet univers, plus nombreux sont ceux qui sont dans les cieux.

Il n'y a pas de morts, il n'y a que des vivants, ici et au delà. La mort n'est qu'un moment, un instant, une seconde, un pas... et quand on le franchit, on devient moi, on devient eux, on devient divin.

Tandis qu'elle avait passée une main sur son front, j'étais resté là à lui sourire, puis on avait entendu un bruit. Sans doute le prêtre qui revenait dans son église. J'avais pris la main de la jeune femme et je l'avais faite entrer dans le confessionnal. On était serré, à l'étroit. J'avais posé un doigt sur ses lèvres pour lui faire comprendre de se taire, d'attendre qu'il soit sortit ou qu'il ait rejoint la sacristie. Il ne fallait pas qu'on nous trouve là, j'étais incapable de nous faire disparaître et je ne voulais pas qu'on sache.

Je n'étais pas sûr de combien de temps s'était écoulé, mais quand il y avait suffisament de minutes derrière nous, j'avais retiré mon doigt de sur ses lèvres et je l'avais observée dans l'oscurité du confessionnal. J'ai pêché tellement de fois qu'un tel lieu ne symbolisait plus rien pour moi. J'étais même surpris qu'il n'avait pas explosé sous le poids de mes péchés, quand j'étais entré à l'intérieur.

Je respirais beaucoup mieux, mon corps s'y habituait tout doucement. Ce n'était pas facile de ne plus être pareil à ce niveau là. Tout le reste l'était, j'étais redevenu celui que j'avais toujours été, mais avec ce petit quelque chose en moins.

"Je suis mort tellement de fois, mais c'est la toute première fois que je vie. C'est... Troublant."

Je n'ai pas choisi cette église. Peut être que je pensais à elle et que ça m'a conduit ici. Il m'avait fallu du temps pour revenir. Je n'étais pas sûr d'être vraiment partis, mais maintenant je savais où j'avais été durant tout ce temps.

"Ils sont liés à elle... Pourquoi, ils disent cela... ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης ᾍδης. Pourquoi ils prononcent mon nom et le répètent sans cesse?"

Ils ne prononcent pas mon nom. Ils ne le répètent pas à l'infini. Je me trompais totalement. Ce qu'ils font est bien plus fort, bien plus grand et il résonne dans tout l'univers et dans le siens.

Je les ais entendus quand il est entré en moi et quand il s'est servis de mon corps pour faire tomber les défenses de la Cité. Et pour la toute première fois, je ne me suis pas contenté de les écouter, j'ai compris ce qu'ils disaient, ce qu'ils attendaient de moi.

"Tu te trompes... Ce qu'ils t'ont fait..." dis-je en la regardant de haut en bas du mieux que je pouvais. "...est juste magnifique."

Ils ne l'ont pas déguisés, ils ont trouvés la plus belle des robes pour la plus belle des Princesses, afin qu'au moment le plus important de son existence, où elle apprendrait la vérité, elle serait dans une tenue à la hauteur de sa personne.

"Un peu long peut être, mais magnifique."

J'avais levé ma main et je l'avais approché de sa joue que j'avais délicatement caressé de haut en bas.

"Je suis en train de m'éteindre, mais... ils n'ont pas encore finis..."

Ma régénération touchait à sa fin. Je ne savais pas quand je serais prêt, mais je savais que ce moment approchait. Si je devais le faire, ça serait maintenant ou jamais.

J'avais approché ma seconde main de son autre joue et je m'étais mis bien face à elle, posant mes mains sur ses tempes et la regardant bien droit dans les yeux.

"ᾍδης ᾍδης ᾍδης... Ton père n'a jamais cru à la magie. - Je n'ai plus de leçons, plus de comptes à rendre, c'est une journée où tout peut arriver ! Une journée où je peux changer mon destin ! - Les légendes sont des leçons, en elles résonne la vérité ! - Destin, pour changer, renoue les liens, répare la mal causé par l'orgueil. - Ma mère pense du fond du cœur que chacun est libre d'écrire sa propre histoire, de suivre son cœur et de trouver l'amour le moment venu..."

Je pouvais voir en même temps qu'elle tous ces souvenirs qu'elle avait vécue, tout ce que les feux follets avaient vues, tout ce qui faisait d'elle ce qu'elle était devenue, ce qui la rendait unique.

"Certains disent que le destin est une chose qui ne se commande pas, que nous n'avons pas d'emprise sur lui ! Mais moi j'ai une certitude ! Notre destin fait parti de nous, il suffit d'être assez courageux rebelle pour s'en rendre compte !"

Tout s'était arrêtée, mon pouvoir avait définitivement disparus... J'étais tout de même rester là, mes mains sur ses tempes, à l'observer, la regarder, la contempler. J'adorais ce moment, cet instant unique où nous les dieux, on pouvait observer quelqu'un le devenir...

"Tu as passé ton existence à attendre que ta vie change. Que quelque chose se produise qui pourra te conduire vers ta destinée. Mais ça n'arrivera jamais. Il est inutile de leur courir après dès qu'ils apparaissent, d'attendre leur venue, car ça n'a jamais été leur but de te conduire où que ce soit."

J'avais fait une pause, prenons une nouvelle fois ma respiration, fallait que je m'emballe moins, que je prenne mon temps, même si désormais il ne représentait peut être plus grand chose.

"Merida... C'est moi, c'est eux, c'est nous... Ils sont tous venus nous chercher à chaque fois. Ils ne t'ont pas conduite vers nos destinées à nous, ils nous ont conduit vers la tienne."

J'avais retiré une main de sur sa joue pour la poser sur mon coeur. Ce n'était pas un geste tendre, avec un sens caché ou autre, non, c'était juste que je sentais qu'il s'emballait. Bon sang, saleté de corps! Je n'allais pas pouvoir vivre une vie entière en tant que mortel. Pas question! Fallait que je redevienne divin. Ça faisait mal, tellement mal.

"Comment vous faites pour le contrôler?" dis-je en ayant un mal fou à articuler chaque syllabe. Fallait que je me calme, que je réfléchisse moins vite, que je me concentre plus et que je parle bien plus lentement, comme ils font eux... Mais ils sont tellement pathétiques quand ils font tout au ralentis... Je ne tiendrais pas, c'était évident!

"Je disais donc... Pfiou..." avais-je dit en pouffant et en respirant par saccade. Mon cœur s'étant calmé, j'allais pouvoir reprendre correctement.

"Ces feux follets... Ils sont bien plus que ce que tu crois. Je pense qu'ils sont une promesse... Un message envoyé dans le temps, il y a très très longtemps, par des êtres qui nous surpassent à tous. Ce n'est pas un hasard s'ils sont arrivés aujourd'hui, si je peux les entendre, les comprendre. Ils sont un feu sacrée et je ne connais qu'un seul feu similaire à eux... le miens."

J'avais pris sa main, je la sentais toute chaude dans la mienne.

"Ces feux sont divins et tu es leur raison d'exister, leur objectif... ils ont été créés pour toi et c'est ce qui a fait qu'il t'a choisi. Car il a sentis ce qui émanait de toi, bien avant que je le comprenne. J'aurai dû m'en rendre compte plus tôt... Chronos n'a pas créé de lien pour venir dans notre monde, il n'aurait pas pu sinon il l'aurait déjà fait par le passé. Il n'a fait qu'emprunter un passage qui était déjà ouvert. Toi... Je ne sais pas comment c'est possible, mais tu es liée à eux. Tu es la réponse à notre question de "sommes nous seuls"?"

Une nouvelle fois je m'étais arrêté, ça allait vraiment être compliqué de s'y faire, de me comporter comme eux tous.

"Il doit y en avoir un dans ton monde, c'est la seule explication. Peut être même qu'ils se sont réfugiés là bas. Il faut leur montrer le chemin pour venir jusqu'à nous et je crois que c'est ça ta destinée. Tu es censé les guider, tu es leur lumière, leur feu sacré. Tu brûle à l'intérieur de ton corps, ton âme est en feu et c'est pour ça que je suis tellement attiré par toi... Enfin, que..."

Je m'étais tue pour la seconde fois aujourd'hui. La fois de trop... Je ne pouvais pas laisser passer une pareille occasion de lui dire.

"Nous ne sommes pas si différents... toi et moi. Tu es ordinaire, humaine, mortelle... et si je suis devenu moi aussi, aujourd'hui, cet homme ordinaire, humain et mortel c'est je crois pour comprendre qu'en réalité, je ne me trompe pas, nous ne sommes pas si différents l'un de l'autre. Je crois qu'ils m'ont conduit à toi, car on est censés être la solution tous les deux. On a chacun notre rôle à jouer dans tout ça. J'ai ressentis cette chaleur qui émanait de toi la première fois où je t'ai vue, je savais qu'à force de te côtoyer, je finirai par me brûler et tu savais aussi que ça t'arriverait, mais tu ne l'as pas accepté. Tu as voulu continuer à vivre sans te soucier de ta destinée. Mais, regarde moi."

J'avais lâchée sa main pour mettre mes mains plus haut afin qu'elle les voit.

"Je suis revenu. Ce n'est pas ce monde qui m'a sauvé, ce ne sont pas mes feux follets, ce sont les tiens. Ils te poussent à t'en rendre compte. Pour la première fois c'est à toi qu'ils montrent le chemin. C'est à toi qu'ils essayent d'ouvrir les yeux. Bon sang Merida, regarde moi!" avais je dit en prenant ses mains et en les serrant bien fort pour la faire réagir.

"Ils m'ont conduits à toi et ils te forcent à te rendre compte que tu ne peux pas te détourner de ta destinée, que je suis sur ta route et que tu dois me prendre avec toi. On a un long chemin à parcourir tous les deux et on ne peut y arriver qu'ensemble."

J'avais détourné mon regard quelques secondes, penchant la tête pour faire le vide. C'est vrai que ça faisait mal une tête pleine. Puis j'avais lâché ses mains une dernière fois et j'avais à nouveau posé les miennes tout contre ses joues.

"On a tous les deux quelque chose de divin en nous. Mon côté à moi est en sommeil, quand au tiens, il ne demande qu'à être réveillé et je peux t'aider à le faire jaillir. Je peux... laisse moi te montrer comment t'enflammer sans te faire mal."

J'avais approché mes lèvres des siennes et je l'avais embrassé passionnément. Je sentais mon cœur battre à tout rompre. De l'une de mes mains je lui caressais sa joue, tandis que j'avais monté l'autre dans ses cheveux. Ce baiser sembla durer une éternité et je ne comptais pas l'arrêter. Jamais je n'avais senti une telle chaleur envahir mon corps et mon esprit. Il m'avait fallu devenir mortel pour me rendre compte que c'était dans ce moment là qu'on pouvait toucher les cieux, que c'était à cet instant précis qu'on était en paix avec le monde, qu'on était en paix avec soi même, qu'on vivait réellement. Et mon... dieu... que c'était bon.




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________________________________________ Mar 30 Sep 2014 - 23:54



“ Come on fallen star. I refuse to let you die. 'Cause it's wrong. And I've been waiting far too long... For you to be... Be mine. ”



En tous cas, une chose demeurait inchangée : il adorait toujours autant s'écouter parler. Cependant, pour une fois, je n'avais pas décroché en plein monologue. D'ordinaire, lorsqu'il se mettait à brasser de l'air sur de fausses philosophies grandiloquentes grâce auxquelles il se plaçait sur un piédestal, je récitais mentalement des poèmes gaéliques, je fredonnais des comptines de mon monde, je réfléchissais aux dix façons différentes de faire un feu de camp... Cette fois-ci, il avait toute mon attention. Peut-être parce qu'il hésitait avant d'employer certaines paroles, peut-être parce qu'il semblait nettement plus humain qu'auparavant. Quoi qu'il en soit, j'étais suspendue à ses lèvres, ce qui était un exploit quand on connait ma capacité d'attention très limitée.

Il m'avait entrainée à l'intérieur du confessionnal. J'avais voulu protester, mais il avait posté un doigt sur ma bouche, m'enjoignant à me taire. Quelques secondes plus tard, j'avais entendu des pas lents. Quelqu'un était entré dans l'église et de toute évidence, Judah ne voulait pas être vu. Pour quelle raison ? Qu'avait-il fait encore ? Je mis de coté ces questions.

Le temps s'était écoulé, les pas s'étaient éloignés, et il avait enfin enlevé son index de mes lèvres. Je m'étais alors pleinement rendue compte de notre brusque proximité. Être à deux dans un espace aussi confiné avait quelque chose d’embarrassant. Néanmoins, je ne me sentais pas dans une drôle de situation d’être si près de lui. Les hommes finissaient toujours par me coller, c'était comme le truc du papillon attiré par la flamme. Ils se brulaient mais en redemandaient toujours plus. Si je me sentais mal à l'aise, c'était de le voir si... humain. Son souffle saccadé parvenait jusqu'à mon visage. Il peinait à respirer et à parler en même temps. Cet étrange mélange me vrillait le crane encore plus que les tambours qui battaient dans ma tête.

J'aurais aimé regarder ailleurs, mais l'endroit était si confiné que je n'avais pas d'autre choix que de le voir lui. Heureusement, la pénombre le masquait à moitié, le faisant baigner dans des ténèbres parsemées d'innombrables taches de lumière, en raison de la grille en fer forgée de la paroi. Malgré moi, je ne pus m’empêcher de penser qu'il était incroyablement séduisant dans le clair-obscur.

J'eus un mouvement de recul lorsqu'il tendit les mains vers moi. Que voulait-il faire, m'étrangler ? Le résultat fut tout autre. Il posa délicatement les doigts sur mes tempes. Avant même que je ne cherche à me libérer de son emprise, des images surgirent devant mes yeux grands ouverts. Je compris qu'il venait de libérer ma mémoire. Les souvenirs dansaient devant mes yeux. Le temps regretté de Dun Broch, mes innombrables aventures épiques. Je connaissais déjà tout cela, mais en me concentrant, je parvins à regarder à travers mes souvenirs colorés. Alors, je vis Judah, le visage à moitié caché dans la pénombre, en train de les lire en même temps que je les revivais. Curieusement, je ne me sentis pas agressée. Il était entré en douceur dans ma tête, ce qui était très inhabituel venant de lui.

Je le fixais d'un air indécis. Pourtant, je croyais qu'il était humain... Et voilà qu'il faisait une nouvelle démonstration de ses pouvoirs. Je ressentis un creux dans le ventre, un pincement de déception, même si je ne voyais pas pourquoi j'aurais aimé qu'il soit un simple mortel. Quel intérêt ? Il m'aurait cassé tout autant les pieds.

Les souvenirs s'évanouirent lentement dans l'espace exigu du confessionnal. Tout replongea dans le clair-obscur. Je sursautai légèrement en m'apercevant que Judah me regardait. Pourtant, j'avais cru qu'il avait les yeux fermés. Il m'observait avec cet air étrange, énigmatique. Brusquement, il posa une main contre son torse, comme s'il avait mal. Je baissai les yeux sur sa chemise noire. Il grimaçait, il souffrait...

"Comment vous faites pour le contrôler?"

Sa question me fit comprendre de quoi il parlait. Avec une appréhension non dissimulée, je levai la main vers son torse pour la poser contre la sienne, crispée sur le milieu de sa chemise. Soudain, je l'entendis. Il battait très vite, comme celui d'un nouveau-né. J'enlevai ma main comme si je m'étais brulée, le dévisageant. Il était donc bel et bien humain. Ce qu'il venait de faire était le dernier cadeau qu'il espérait m'offrir. Ou s'offrir à lui-meme. Une petite virée dans ma mémoire.

Il me prit les mains et poursuivit son explication des feux follets. J'écoutais d'une oreille attentive, intriguée, mais surtout curieuse de connaitre son hypothèse. Il s'enflammait, pas littéralement, mais le ton de sa voix devenait de plus en plus ardent à mesure qu'il s'exprimait.

Puis, il encadra mon visage de ses mains, cherchant à me convaincre qu'il avait trouvé la conclusion de cette histoire. Notre histoire, comme il le prétendait. Prise au dépourvu, je restais silencieuse. J'étais curieuse de savoir le dénouement de cette théorie extravagante.

"...laisse moi te montrer comment t'enflammer sans te faire mal."

Sa bouche se posa contre la mienne, aussi douce qu'une caresse. Mes paupières papillonnèrent. J'étais surprise par tant de délicatesse. Je sentis l'une de ses mains se glisser dans mes cheveux tandis que l'autre restait sur ma joue. C'était... différent. Un peu trop différent.

Je ne savais plus que penser. Alors c'était ça quand on était troublé ? A ce niveau-là, il ne s'agissait plus d'un simple trouble, mais d'un véritable brouillard. Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Juju ? J'aurais pu poser cette question. J'aurais pu. Mais j'étais un peu trop occupée à accentuer le baiser.

Mue par une inspiration subite, je le poussai doucement contre la paroi, sans cesser de l'embrasser. Mes mains se posèrent contre son torse, comme si j'hésitais à le repousser totalement. Finalement, l'une resta ainsi, paume appuyée contre son coeur qui s'emballait, tandis que l'autre remontait jusqu'à sa nuque.

J'étais bouleversée. Je crois que c'est le mot adéquat. Bouleversée par tant d'égards alors que je ne méritais rien ; bouleversée de le voir si vulnérable ; bouleversée par tout ce qu'il venait de me dire ; bouleversée d'espérer que ma destinée n'était tout compte fait peut-être pas une mauvaise blague orchestrée par des esprits bleutés et farceurs, mais qu'elle était en moi et ne demandait qu'à être réveillée.

Je voulais y croire, y croire tellement fort, mais...

Je m'éloignai légèrement de lui, un sourire évanescent sur les lèvres. Et le giflai. Pas trop violemment, j'avais déjà fait pire que ça. En comparaison, c'était une pichenette, mais comme il était devenu humain, peut-être que son seuil de tolérance à la douleur avait diminué.

"Ca, c'est pour que tu te ressaisisses."
dis-je, le souffle court. "Encore un peu et tu me sortais les violons."

Cela aurait été plus que je n'aurais pu le supporter. Il y en avait qui s'étaient retrouvés eunuques pour moins que la déclaration qu'il venait de me faire.

"T'es grave. Comme si j'étais une déesse en sommeil et qu'il suffisait que tu m'embrasses pour que pouf! ça fasse des Chocapic ! Enfin tu m'as comprise..."

Je m'esclaffai, mais mon rire se transforma en gargouillis étrange. Je déglutis avec peine. J'avais un mal fou à reprendre une respiration normale. Ce baiser avait été... wow. Judah m'avait déjà embrassée, mais pas comme ça. Pas avec son âme. Je roulai des yeux face à ma propre mièvrerie. Et voilà que c'était moi qui sortais les violons... Je pris une pelle mentale et enterrait tous les instruments à cordes bien profondément dans mon cerveau. Pas question qu'ils me rejouent une sérénade, ces machins-là.

"On n'est pas dans un conte de fées !"
repris-je en l'évitant du regard. "Je ne crois pas à tout ça. Il n'y a pas de prince charmant, pas de trésor à découvrir, pas de sorcière à bruler. De là où je viens, ma mère est devenue un ours, mon père a voulu la tuer, et ça a failli briser ma famille. Pas de conte, pas de fée. Mais tu le sais, tu viens de le voir. Il ne faut pas se bercer d'illusions. C'est sympa que tu penses ça de moi, mais tu sais au fond de toi que ce n'est pas vrai."

Le coté 'divine mais dangereuse' de son hypothèse me plaisait pas mal, je devais l'avouer. A mon avis, le cerveau déjà riquiqui de Juju avait rétréci pendant son passage en tant qu'humain. Soit c'était ça, soit il avait fumé un méga champignon hallucinogène avant de me voir. Certes, c'était une belle histoire, mais la romance le rendait aveugle.

"Tu vas rester planqué là-dedans toute ta vie ?"
demandai-je brusquement. "Tu as tellement honte d’être ce que tu es ?"

J'avais posé cette question avec plus de sérieux que je ne l'aurais voulu. Genre comme si je me souciais réellement de lui. Je roulai des yeux et lui pris la main. Puis, je poussai la porte et l'entrainai énergiquement hors du confessionnal dans un bruissement de jupes.

J'en avais presque oublié que je portais toujours la robe rouge au brocart d'or. Je me stoppai au centre de la nef, fixant le bout de mes jupes d'un air ennuyé. Je n'allais vraiment pas passer inaperçue dans Storybrooke avec un look pareil...

Je pivotai sur moi-même pour me tourner vers Judah, dont je tenais toujours la main.

"Humain, hum ?" fis-je en l'observant d'un oeil mutin.

Tout en me mordant les lèvres, je lui pinçai la joue de ma main libre.

"Tu vas enfin être obligé de t'améliorer en tant que personne, sinon quelqu'un finira par te tuer, et cette fois-ci, je pense que ça te posera problème."

Je lui souris puis lui tapotai la joue, lui lançant un regard menaçant, comme si je sous-entendais que c'était moi qui porterais le coup fatal. Parfois, il m'avait tant énervée que j'avais souhaité lui faire rendre gorge. A présent, j'étais en mesure de le faire. Je pouvais avoir le dessus sur lui.

Mon sourire s'accentua. J'adorais avoir le dessus... Je sentais qu'on allait bien s'amuser tous les deux.

"Juju est humain... Juju est terrifié, hein ?"
chantonnai-je.
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________________________________________ Mer 1 Oct 2014 - 11:24

Conversations with Dead People
Je suis Judah Weeds...


Quand vous avez beaucoup souffert dans la vie, chaque douleur additionnelle est à la fois insupportable et insignifiante. Quand vous vous êtes laissé plonger, laisser noyer, dans des profondeurs tellement bases que vous ne voyez même plus la surface de l'eau, la remontée est d'autant plus difficile.

Au début, les efforts vous paraissent vains, vous ne pensez qu'à une seule chose : lâcher prise et vous laisser emporter. Mais là où vous allez, c'est le vide, le néant, vous serez seul, tout seul avec vos pensées. Alors vous remuez des bras, vous tentez de battre l'eau jusqu'à ce qu'elle vous transporte à la surface, car la surface c'est la vie et pour la vivre, pour pouvoir respirer ces grandes bouffées d'air frais, il faut vous donner à fond.

C'est tellement humain, de se battre, d'essayer coûte que coûte de vivre. Je ne veux pas de cette vie. Elle m'a giflée pour me réveiller, pour me faire réagir. Elle m'a tapotée les joues en tentant de me faire croire que je suis terrifié à l'idée d'être comme tous ces humains. Mais elle se trompe... Un petit sourire naquis sur mes lèvres.

"Juju est humain... Mais juju n'est pas terrifié, c'est toi qui l'est."

J'avais posé ma main sur la sienne qui était collée contre ma joue et j'avais fait les quelques pas qui me séparait d'elle.

"Tu es terrifiée à l'idée que je puisse avoir raison. On n'est pas dans un conte de fées, tu l'as dit toi même. La vie est dure, parfois on a l'impression de la vivre en vain, mais on a tous une place dans ce monde, on a tous un rôle à y jouer. Tu ne rencontreras pas le prince charmant, tu ne seras pas une sorcière qu'on brûlera. De là où tu viens, ça n'aura plus aucune importance. La seule chose qui comptera c'est où tu iras et avec qui tu iras. Et... A... A... Atchoum !" avais-je dit en tournant rapidement la tête.

"Quoi?"

Quoi?

"Quoi?"

Quoi?

"Non ! C'est... C'est... Tellement humain, c'est débile !" avais-je dit en passant une main sur mon nez. Je ne peux pas éternuer, je ne peux pas tomber malade ou autre. Cet air est si mauvais, si nocif pour mes narines divines. Fallait vraiment que je trouve rapidement un moyen de redevenir moi même et de ne surtout pas récupérer d'autres des mauvaises habitudes de ces humains.

"Il fait froid dans les églises, on sort."

Je ne lui avais pas vraiment laissé le temps de réagir et machinalement je lui avais pris la main pour nous faire apparaître ailleurs, mais en vain... Il y avait des jours comme ça, où rien allait comme on le souhaitait. Je l'avais lâchée et j'étais sortit, poussant une chaise au passage. Etais-je effrayé? Non, pas encore. Mais ça n'allait plus tarder, car j'allais comprendre ce qui m'arrivait, ce n'était qu'une question de temps...

Une fois au dehors, j'avais un mal fou à regarder devant moi. Ce soleil brillait bien trop fort, il fallait du temps à mes yeux pour s'y habituer. J'avais tourné la tête tout autour de moi, il n'y avait pas un chat, c'était encore trop tôt et l'église n'était pas au coeur même de la ville. Je ne savais même pas quel jour on était, sans doute dimanche, tout le monde dormait encore. J'avais passé une main sur mon front, ça n'allait pas, je ne les entendais plus, je n'entendais plus rien, c'était vide dans ma tête, totalement vide, j'étais tout... seul. J'avais eu un léger rictus au coin des lèvres avant de me tourner vers Merida qui m'avait rejoint.

"Ta ville est morte! C'est, c'est tellement petit, tellement vide, tellement..."

Ma tête me faisait un mal de chien, encore ce soleil qui tapait tellement fort! Pourquoi il ne me laissait pas tranquille? Pourquoi il s'en prenait à moi?

"...mortel! J'ai besoin de sortir, de quitter cet endroit! Faut qu'on aille faire un tour, qu'on aille dehors, au dehors. Qu'on quitte cette ville. Vegas c'était pas mal, on pourrait le refaire, ou alors Londres. Tu as déjà visité Londres? La Tour, la Reine, Doctor Who. J'ai une fois passé plusieurs jours d'affilé à regarder tous les épisodes de la série sans ressentir la moindre fatigue, sans m'arrêter. C'était épique."

Je pouvais faire des choses épiques et là je ressentais déjà de la fatigue alors que je n'avais fait que quelque pas et que j'étais de retour que depuis quelques heures. Fallait que je me bouge, j'allais devenir fou sinon. Au loin la forêt, la frontière devait être proche. J'avais entrepris de m'enfoncer dans les bois, de trouver cette fichue sortie. Le monde m'attendait, il m'appelait au loin, je le sentais, je devais y aller. Pour être sûr qu'elle me suivrait, je continuais à parler.

"Tu as beau ne pas me croire, mais je me trompe jamais. Je peux ressentir ce genre de choses chez les autres, je sais ce qui est sur le point d'arriver. J'anticipe. Je le savais depuis longtemps pour toi, mais je ne me l'étais juste pas avoué à moi même. Beaucoup de choses ont changés, beaucoup de choses vont changer et tu fais partit de ces changements."

Arrivé devant un petit court d'eau, j'avais cherché un passage. Il y avait plusieurs cailloux alignés où on pouvait marcher dessus pour traverser. J'avais fait le premier pas, je m'étais dirigé sur le second caillou, puis je lui avais tendu la main pour qu'elle ne perde pas l'équilibre une fois dessus. On avait franchit le passage, elle semblait enclin à me suivre. Je sentais qu'elle y croyait aussi, ou alors elle voulait simplement voir jusqu'où me mènerait ma folie, mais je n'étais pas fou.

"Quand je serai redevenu moi même, je retournerai là haut, à Olympe et je reprendrai ce qui me revient de droit. Quand j'aurai l'éclair et le sceptre je les forcerai à accepter ces changements. Tu n'auras rien à craindre, ce qui doit arriver arrivera et tu viendras avec moi dans la Cité. Je suis sûr que quand tu t’assiéras sur le trône, tes pouvoirs se révéleront au grand jour. Tu deviendras immortel comme moi et je ne te perdrais pas."

C'était ça qui comptait le plus pour moi? Ne pas la perdre? Je voulais tellement protéger mes intérêts, au cas où elle aurait plus qu'une simple importance à mes yeux ou alors je voulais l'aider à devenir ce qu'elle devait être? Je n'étais pas très sûr de ce qui me poussait à faire ça, mais si elle devenait immortelle, j'aurai tout le temps pour me décider, pour comprendre pourquoi j'agissais de la sorte. Je ne voulais pas me poser et y réfléchir maintenant, il y avait encore beaucoup à faire et une ville à quitter. Je savais très exactement où on devait aller, ce que je devais chercher. Olympe était à moi, mes pouvoirs allaient revenir de la manière la plus divine qui sois.

"Une fois au dehors, faudra qu'on trouve un lieu divin. Il y en a des dizaines éparpillés partout dans le monde, pour la plupart laissés à l'abandon et j'en connais un vraiment particulier qui devrait te plaire. C'est en Angleterre, au nord. J'y suis déjà allé par le passé, on sent le pouvoir qui émane de ce lieu à des kilomètres. Quand on y seras tu le sentiras. En plus c'est magnifique. De simples pierres, mais les mortels en raffolent, car ils n'arrivent pas à expliquer leur présence et surtout de cette manière. Imagine des dizaines de pierres suspendues, formant un cercle."

Ca y est, je voyais la frontière au loin, on y arrivait. J'avais accéléré le pas, je voulais déjà y être. Ce n'était plus qu'une question de secondes maintenant. Ensuite on prendra un avion ou je ne sais quoi et on se rendra dans ce lieu unique. Tout en marchant je m'étais tourné. Quelque chose avait une fois encore changé dans son regard, tandis que moi, je me trouvais à marcher à reculons.

"Quoi? Tu es si... Effrayée? Méré est divine... Méré est effrayée, hein?" avais-je chantonné comme elle quelques minutes auparavant. Puis, je m'étais stoppé, attendant qu'elle arrive à ma hauteur. J'avais un grand sourire aux lèvres. Ca allait être le moment, j'allais redevenir moi même et elle également.

"Ca va marcher. Et si ça n'est pas le bon lieu on ira dans un autre, mais ça sera le bon, car il est particulier pour moi. Et puis, tu n'as jamais voulu voir le lieu où un dieu est venu au monde?"

Stonehenge... Le lieu où jadis, sortit des flammes, du feu sacré, j'ai quitté le stade de poussière pour la première fois et je suis devenu le dieu que j'étais destiné à devenir. Le lieu qui m'a vue naître. Je m'étais tourné pour passer la frontière, mais au même moment, j'avais eu un mouvement de recul. Quelque chose était apparu là. Une petite lueur bleue qui émettait un drôle de petit bruit.

"Saleté ! Tu n'es pas censé apparaître comme ça dans le but d'effrayer les gens !"

J'étais effrayé? Surpris plutôt, car rien effrayait un dieu, rien pouvait me faire peur. Et pourtant...

"Oh oui, c'est vrai... Tu viens me narguer? Hadès ne peut plus t'entendre? Il n'entends plus son nom prononcé à l'infini? Mais ça va revenir et quand ça reviendra... En fait ça restera pareil pour toi, car j'aime bien entendre mon nom prononcé à l'infini."

Je lui avais dit cela avec un petit sourire avant de passer à coté du feu follet et d'être à deux doigts de passer la frontière juste avant qu'un autre m'apparaisse devant moi. Ils voulaient quoi à la fin? Je m'étais tourné vers la jeune femme qui m'accompagnait.

"Tu peux dire à tes amis de s'écarter de mon chemin? Je l'aurai bien fait moi même mais je ne vais pas user de tact et ça va te déplaire. Alors... S'il te plaît, Merida, demande leur de... DÉGUERPIR !"

J'allais perdre patience à force. Et puis de toute façon, ça importait peu. C'était pas eux qui allaient m'empêcher de quitter cette ville. J'avais fait un pas de plus, il ne m'en restait plus qu'un avant d'être libéré et c'est là... Là, pour la première fois de mon existence, que oui... J'étais effrayé...

Je m'étais stoppé net. Je pouvais ressentir ce genre de choses, ou du moins je le pouvais par le passé. A croire que certains dons ne disparaissaient jamais. J'avais mon regard posé sur mon pied. Je le voyais là, à quelque centimètres de la frontière et je sentais mon coeur s'emballer. J'avais tourné la tête vers le feu follet. Il était toujours là, lui aussi, comme s'il voulait me prévenir de quelque chose. De l'autre côté il y en avait un autre, qui lui aussi était là pour la même chose. J'avais une nouvelle fois regardé mon pied et cette ligne imaginaire qui nous séparait de mon monde, puis je m'étais tourné vers Merida.

"Je... je m'appelle Judah Weeds. Je... Je suis dentiste?" avais-je dit en faisant la grimace.

"Molaires.... canines, prémolaires, incisives..."

Je sentais ma tête tourner, mes sens s'affoler.

"On a entre 20 et 32 dents selon qu'il s'agisse d'une denture temporaire ou définitive... J'ai une voiture. Une Hyundai je crois. Pourquoi j'ai une hyundai?"

J'avais passé une main sur mon front comme si tout me revenait d'un coup.

"5 portes, gris métallisé, que je n'ai pas finie de payer."

C'était évident... J'avais toutes ces choses en tête depuis que j'étais revenu, mais je n'y avais pas prêté attention et maintenant, elles m'arrivaient toutes en même temps... Toutes ces informations et mon dieu que ça faisait mal. Je m'étais assis par terre, me massant les tempes. Je ne pouvais plus tenir debout, je n'arrivais plus du tout à respirer, à contrôler cette fichue respiration! A me contrôler, à réfléchir, à... J'avais levé les yeux vers la jeune femme.

"J'ai une mémoire... Je suis quelqu'un... Quelqu'un d'autre... Merida... Je suis coincé ici... Encore..."

Ma mémoire n'était pas la mienne, mais celle d'une vie qu'on m'avait créée. Je n'étais plus divin, je n'étais plus protégé, le sort noir comme ils l'appelaient avait agis sur moi. Désormais je n'étais plus que Judah Weeds, dentiste, qui possède une hyundai et je ne savais même pas comment conduire ce genre d'engin... Oui, cette fois ci j'étais effrayé...




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________________________________________ Lun 6 Oct 2014 - 21:29



“ Come on fallen star. I refuse to let you die. 'Cause it's wrong. And I've been waiting far too long... For you to be... Be mine. ”



Un éternuement. Je clignai des yeux. Un éternuement venait de couper court au percutant monologue de Juju. Je plaquai une main sur ma bouche avant de m'esclaffer. C'était trop tordant. Il avait tout d'un humain, jusqu'aux microbes. J'imaginais les bactéries grouiller sous sa peau, se répandre dans son sang. Je lui lançai un regard malicieux. Je savais qu'il pensait la même chose que moi. Il était devenu fragile, mortel. Judah Weeds avait une date limite de consommation. Je fronçai les sourcils sur cette dernière réflexion. Le terme était un peu fort, étant donné qu'il n'avait rien de comestible. Je repoussai les pensées tordues et troublantes qui tentaient de se frayer un chemin dans mon esprit et l'observai, la tête haute.

Il me prit la main pour nous transporter ailleurs, sauf qu'il avait oublié qu'il n'en était plus capable. Je passai la langue sur mes lèvres tout en secouant lentement la tete de gauche à droite. Je le regardais s'exciter sur la chaise qu'il repoussa d'un coup de pied avant de s'engager dehors. Je le suivis en roulant des yeux. Je détestais les gens qui faisaient des crises existentielles. Ca m'agaçait. En même temps, le voir si désemparé éveillait un dérangeant sentiment de protection en moi. Je m'empressai de l'emmurer dans mes pensées avec les trucs tordus. Pas question de s'aventurer sur ce chemin. Je ne suis pas mère Thérésa. Si je me mets à m'apitoyer sur tous les chiens errants qui passent, je n'ai pas fini ! Storybrooke est un véritable nids à coeurs esseulés et âmes égarées !

En parlant de la ville, Juju la trouvait trop calme à son gout. Je haussai un sourcil incrédule. Ah oui, c'est étonnant en début de matinée qu'il n'y ait personne dans les rues... Ca se voyait qu'il n'avait pas l'habitude de se lever en même temps que les poules. Moi non plus, d'ailleurs. Dans mon cas, j'avais une excuse : j'avais passé la nuit au Rabbit Hole pour finir à moitié assoupie sur une table... Je n'avais pas vraiment dormi. Je sentais la fatigue m'accabler petit à petit, à mesure que l'adrénaline baissait.

Juju évoqua une autre destination. Londres. Tiens, quelle bonne idée ! C'était l'une des seules villes qu'on avait oubliées lors de notre périple autour du monde. Ca me tentait pas mal. J'ouvris la bouche pour préciser qu'il fallait d'abord que je passe par mon appartement pour changer de tenue et préparer un sac, mais il s'engageait déjà dans la foret. Je grommelai des paroles incompréhensibles avant de lui emboiter le pas, soulevant mes jupes encombrantes. C'était incroyable de trouver une portion de foret en plein centre ville ! Storybrooke est vraiment cernée par les bois.

Je tentai de le rattraper, car il marchait drôlement vite. Je respirais par saccades, mes cheveux s’emmêlant devant mes yeux. Je trébuchai plusieurs fois sur le sol couvert de racines. L'humus était humide de rosée. Je sentais le froid traverser mes stupides souliers de vair. Je ronchonnai encore un peu. On était bien loin de la princesse gracieuse qui court dans les bois.

A un moment donné, je me stoppai, n'en pouvant plus de me battre contre ma robe. J'appuyai mon coude replié contre un arbre et posai mon front contre mon avant-bras, laissant échapper un soupir. Le soleil naissant jouait à travers le feuillage des arbres.

Judah ne s'était pas arrêté. Il continuait de parler, croyant que je le suivais toujours. Quel têtard, ce type... Je ressentis comme une drôle de crampe dans le ventre en entendant ce qu'il racontait sur un cercle de pierres, en Angleterre. Aussitôt, je me détachai de l'arbre pour courir après l'homme. Etait-ce possible qu'il s'agisse de la même construction que dans les alentours de Dun Broch ? Ce cercle de pierres jusqu’au quel m'avait conduite les Feux Follets ? S'il en existait un aussi dans la réalité, alors peut-être que... Judah avait raison ? Etait-ce vraiment idiot de le croire ? Peut-être qu'en me rendant là-bas, mon potentiel allait se révéler ?

J'avais peur de me laisser aller à ce genre de pensées. Je répondis par un regard noir à sa chansonnette. Oui, j'étais effrayée, pas à cause de la probable possibilité d’être divine, mais bien parce que cela impliquerait que je sois comme lui, au final. Et je n'étais pas sure que cela soit très valorisant.

Nous étions arrivés à la frontière de la ville. La foret se terminait par une route bétonnée. Lassée de porter mes jupes, je les lâchai négligemment. Elles allaient prendre l'humidité, mais tant pis.

Je sursautai en apercevant un Feu Follet surgir devant Juju. Je plaçai les mains sur mes hanches, exaspérée par son comportement de gamin de trois ans, même si la fin de sa phrase me laissa quelque peu pantoise.

"Comment ça... ils prononcent ton nom à l'infini ? Non, c'est n'importe quoi ! Il faut que tu arrêtes de te prendre pour le centre du monde. Un Feu Follet, ça ne parle pas. Ca soupire, et c'est tout ! Et je ne vais pas leur dire de déguerpir, ils sont très bien ici ! Tout ce qui t’embête, ça me plait énormément."

Je lui adressai un sourire faussement amical et le regardai, sur le point de passer la frontière. J'avais vraiment hâte qu'il termine son petit numéro, car il était hors de question qu'on parte les mains dans les poches. Etant donné qu'il n'avait plus rien de divin, il allait falloir qu'on paye le bus, puis le train, l'avion peut-être... Je réfléchis à toute vitesse avant de faire la moue. Finalement, je n'avais plus tellement envie de partir à l'autre bout du monde. Ca allait couter cher, très cher. Je n'avais pas assez sur mon compte en banque. Rien qu'un voyage jusqu'à New York m'aurait ruiné.

Je fus sortie de mes pensées par Juju qui s'exprimait d'une bien étrange façon. Il déblatérait des mots sans aucun sens. Ca y est, on y était. Il avait les plombs qui pètent. Pas étonnant que ça lui arrive, avec la choucroute qui lui tenait lieu de cerveau...

Il s'assit en tailleur par terre, une main sur le front dans la position du singe qui vient d'apprendre à compter ses puces. Je le dévisageai, un peu exaspérée par tout ce cinéma. La diva Judah entre en scène !

"Attends... t'es en train de me dire que tu as hérité d'une part de la malédiction ?"
fis-je, incrédule. "Mais, c'est débile ! Tu n'étais pas dans l'autre monde ! Regina n'a pas pu t'embarquer avec nous ! Arrête de faire ton intéressant, tu saoules."

Dans un soupir, je m'assis sur un tronc d'arbre à ses cotés, mais juste un niveau plus haut que lui. A lui de voir s'il voulait avoir les fesses mouillées, après tout. Je rassemblais mes jupes d'un geste agacé avant de me pencher vers lui.

"T'es vraiment sérieux ? Juju le dentiste bien rangé ? C'est vrai que tu as une dentition vraiment épatante, mais bon..."

Il avait l'air bien chamboulé. Je pouvais comprendre ça, même si je n'avais pas envie de le plaindre. Il allait être encore plus impossible ensuite. Aussi je me contentai de lui tapoter l'épaule en faisant "Là... Là..." sans vraiment savoir pour quelle raison je disais ça. Puis je m'appuyais sur lui pour me redresser brusquement.

"Bon !" dis-je avec énergie. "On va pas rester là à observer la route comme des vaches ! De toute évidence, tu es bloqué à Storybrooke. Va falloir te faire ton trou dans cette ville morte, comme tu l'as si bien dit."

J'esquissai un sourire sadique.

"Tu peux toujours ouvrir un cabinet dentaire. Faut bien passer ses nerfs sur quelque chose. Je te vois bien t'exciter sur les instruments de torture. Et puis, comme tu ramènes ta fraise sans arrêt, si ça tombe, ça pourrait te plaire de faire ce boulot !"

Un rire moqueur franchit mes lèvres. Je voulus le réprimer, mais trop tard. Je croisai le regard de Juju, levai les yeux au ciel et décidai de lui tendre la main.

"Allez viens. Il n'y a rien pour toi ici. Si tu veux vivre, il faut me suivre."

Du bout des doigts, je lui fis signe de se dépêcher. Mon offre n'allait pas durer mille ans. L'éternité, c'est fini mon gars.
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________________________________________ Jeu 9 Oct 2014 - 12:12

Conversations with Dead People
Je suis Judah Weeds...


Elle avait raison, c'était débile de croire que j'avais hérité d'une part de la malédiction, vue que je ne faisais pas partit de leur monde, mais ce qui était dans ma tête en ce moment même, c'était des souvenirs d'une vie que je n'avais pas vécu. Sans compter la présence de ces feux follets qui jugeaient bons de ne pas me faire quitter la ville. Qu'est ce qui se passerait si je mettais un pied au dehors? Je perdrais la mémoire? Moi? Judah Weeds? Hadès? Le dieu des Enfers? Tout cela me semblait absurde.

Merida m'avait tapotée l'épaule sans trop savoir pourquoi et moi aussi je ne comprenais pas les raisons qui la poussaient à vouloir être compatissante. Elle ne me supportait pas, elle se moquait de moi et cette situation l'arrangeait plus qu'autre chose. Je me faisais beaucoup trop d'idées sur elle et il fallait que je me bouscule, que je passe à autre chose, que je n'oublie pas que mon objectif premier est de redevenir celui que j'étais par le passé : Hadès !

Elle m'avait tendue la main en me faisant signe de la rejoindre. Ca avait eu pour effet de me faire sourire. C'était stupide vraiment. Il suffisait qu'elle se montre un tout petit peu différente, qu'elle me fasse de l'oeil pour que je craque. Je devenais quoi? Le dieu du gnangnantisme? Je crois que même si ça ne devrait pas, actuellement, cette situation me convenait parfaitement. Elle me permettait d'avoir un but, un objectif réalisable, comparé à celui que je voulais et que je ne pourrais pas avoir de si tôt. Cela dit, je ne voulais pas perdre espoir et je ne voulais pas avoir besoin de quelqu'un. Je n'étais pas allé vers elle, pas cette fois.

"J'ai besoin de réponse et si jamais je venais à oublier, tu as intérêt à me rappeler le plus important."

En prononçant cette phrase, je me demandais justement ce qui était le plus important à mes yeux. Ce que je ne voudrais surtout pas oublier, mais sans prendre le temps d'y réfléchir, je fis demi tour et je mis un pied en dehors de Storybrooke. Puis un second. J'étais dehors, ça y est, je n'étais plus personne plus rien. Alors pourquoi un sourire se dessina sur mon visage? Je m'étais tourné vers la jeune femme en me mordant les lèvres.

"Va au diable STORYBROOKE !"

Si je l'avais pu, j'aurai sauté de joie, mais fallait contenir tout ça à l'intérieur. Même si je venais de vivre un très grand moment.

"Je suis divin, aucune frontière peut me bloquer le passage. Et tu sais quoi Merida? Tu peux dire à tes imbéciles de feux follets qu'ils ont tord! Que je suis le plus fort, que je resterai à jamais Hadès, le dieu éternel ! J'ai pu sortir ! Je suis toujours divin, faut juste le temps que ça revienne."

J'avais tendu la main pour faire apparaître une boule de feu, mais rien, quedalle. Même pas un début de boule. Mais c'était pas grave, car ce qui comptait, c'était que la magie n'avait aucun effet sur moi. J'allais pouvoir partir, faire ce que je voulais. C'était gagné d'avance.

"Pas question qu'on rentre, que je te suive. Du moins pas dans cette direction. On va à l'opposer. Je t'ai dit ce qu'il me fallait, alors on y va et maintenant. Je vais redevenir moi même."

J'aurai bien voulu la serrer dans mes bras pour lui dire "yeah, j'y suis arrivé, on va y arriver", mais elle ne semblait pas si heureuse que ça de ce que je venais de découvrir.

"Tu vas faire ton petit caca? Tu devrais être heureuse. Plus vite je redeviendrais moi même, moi longtemps j'aurai besoin de vivre chez toi. A moins que c'est ce qui te dérange? Tu préférerais que je sois totalement dépendant? Tu voudrais t'occuper de moi comme si j'étais une poupée faites de mousse et de feutrine? J'imagine bien la scène... Allez, on y va. T'as de l'argent?"

S'il fallait voyager aussi loin, autant qu'elle ait de l'argent sur elle, sinon ça allait être difficile. Bien qu'elle savait se battre et moi aussi. On pourrait facilement trouver de l'argent. Je lui avais tendu la main et du bout des doigts je lui avais fait signe de se dépêcher.

"Alors, Princesse Merida... Qu'attendez vous? C'est à vous de me guider cette fois ci."

J'avais un grand sourire aux lèvres et je l'avais vue repartir vers la ville.

"Hé ! Je t'ai dit non pour la ville ! Méré ! Roooh..."

Je l'avais suivie en ronchonnant... Elle était têtue cette fille, totalement têtue.



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