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 Big fish and little lies ❥ PASCAL

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Aryana Cloud-Sandman


« Non mais alo quoi! T Rousse et tu connais pas Hadès ?! »


Aryana Cloud-Sandman


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________________________________________ Dim 8 Mar 2015 - 20:50


Trust me. I need you more than ever.

Le doute me rongeait aussi surement qu'un acide particulièrement corrosif. Je n'arrivais pas à chasser mes idées noires. On pouvait dire que ce qui s'était passé à Londres avait semé le chaos dans le peu d'ordre que j'avais réussi à mettre dans ma vie. Les sirènes que je croyais disparues à jamais avaient refait surface, selon les dires du traitre Egéon. Il fallait que je les retrouve, que j'en ai le coeur net, car pour rien au monde je ne voulais que quelqu'un déterre d'anciens secrets. Mieux valait que les autres vivent dans l'ignorance. C'était mieux pour eux... et, j'avais honte de le reconnaitre, pour moi.

J'avais exploré toutes les pistes ces quinze derniers jours, mais mes hypothèses s'étaient révélées fausses. Tous les lieux que j'avais visités ne m'avaient mené nulle part. De l'Ile de Moorea à celle de Pâques, nulle trace de sirènes. Ce n'était que des légendes agrémentées de superstitions exagérées.

Il ne restait que Copenhague. København en danois. J'avais gardé le "meilleur" pour la fin. Ou plutôt, le plus fantasmagorique. Je ne croyais pas à cette petite sirène créée par un conteur à l'esprit ravagé. Je m'étais documentée sur ce Hans Christian Andersen, et j'en avais suffisamment lu pour comprendre qu'il n'était qu'un homme sujet aux troubles de l'anxiété et dont l'hyper susceptibilité lui faisait défaut. Il n'avait certainement pas rencontré de vraies sirènes ; son imagination avait travaillé pour lui. Néanmoins, je devais enquêter. C'était là ma dernière chance de découvrir quelque chose.

Pour me fondre dans le "décor" hivernal du Danemark, j'avais choisi une robe aux imprimés brun-gris, ainsi qu'un gilet bleu marine. Une ceinture marron foncé, de la même couleur que mes bottes, cintrait ma taille. Mes cheveux flottaient librement sur mes épaules. J'aurais pu enfiler un manteau pour parfaire mon look hiver, mais je n'aimais pas avoir l'allure d'un bibendum. J'enfonçai un bonnet bleu marine sur ma tête et passai une écharpe autour de mon cou. Après quoi, je décochai un sourire satisfait à mon reflet dans le miroir et disparus.

Je me concentrai pour le chercher. J'avais senti sa présence quelques jours plus tôt et mon coeur avait accéléré d'une façon anormale. Il était vivant, il était de retour de Dun Broch ! Au départ, j'avais voulu me rendre tout de suite auprès de lui, afin de m'assurer qu'il était en un seul morceau, mais je m'étais retenue. Cela risquait d’être bizarre... non ? Je ne réfléchissais aux conséquences de mes actes qu'après les avoir commis, ce qui était fort fâcheux. Comment allait-il ? Comment avait-il encaissé ce qu'il s'était passé ?

Anxieuse, j'avais laissé les jours s'enchainer. Je m'étais plongée dans mes recherches pour éviter de penser à lui. J'avais reçu la visite inattendue de Hope, je lui avais rendue service en allant parler à Judah, et j'avais appris par lui que Pascal allait très bien. Ce qui m'avait soulagée. En partie. L'autre moitié de moi-même, la plus vicieuse, jugeait qu'il n'aurait pas du aller aussi bien puisqu'il ne m'avait pas encore revue. Alors, un nouveau doute s'était installé : avait-il préféré m'oublier ? S'était-il rendu compte que s'approcher trop de moi était plus qu'un danger ?

Assaillie par ces questions sans réponse, j'avais tout fait pour ne pas le croiser malencontreusement. Cependant, je venais de trouver un argument pour le côtoyer de nouveau. L'appel de l'aventure... Il ne pourrait pas résister, n'est-ce pas ?

J'apparus à la lisière de la foret, dans une clairière vaguement ensoleillée. Je clignai des yeux et n'eus pas le temps d'en voir davantage que j'entendis une détonation. Surprise, je sursautai. Du verre explosa juste à coté de moi, projetant quelques éclats sur mon gilet. J'époussetai les morceaux de verre d'un revers de main, grimaçant en sentant de petites coupures et levai la tête sur Pascal, qui se tenait à une quinzaine de mètres de moi, et qui venait de baisser son arme à feu. Je me retournai, jetai un bref coup d'oeil aux bouteilles en verre alignées sur des troncs d'arbre, et pivotant de nouveau sur mes talons, je lançai au jeune homme :

"Manquée ! Un peu plus sur la droite, et tu m'aurais eue !"

Je m'esclaffai mais remarquant son regard inquiet, je levai ma main vers lui, paume ouverte.

"Ne t'en fais pas, ça a déjà cicatrisé ! Ce n'est rien !"

Je courus jusqu'à lui d'un pas léger et une fois devant lui, je me stoppai, chassant quelques mèches de cheveux de devant mes yeux. Un petit silence flotta entre nous, durant lequel je me contentai de l'observer, hésitant à mener mon plan à exécution. J'avais presque oublié à quel point son regard était clair et doux...

"Tu t'entraines au tir ?"
demandai-je en baissant les yeux sur son arme. "C'est plus radical que le sabre, c'est vrai..."

Un flot de questions me brulait les lèvres mais je ne pouvais les laisser s'échapper. Est-ce que j'ai manquée ? Pourquoi n'es-tu pas venu me voir dès que tu es revenu ? Pourquoi ? Pourquoi ? Je me souvins du baiser que je lui avais volé avant de disparaitre, à Dun Broch. J'avais tellement envie recommencer mais je craignais qu'il ne se dérobe, qu'il se méprenne... qu'il me repousse.

Je décidai d'engager la conversation pour éviter de sombrer dans la folie des "et si..." :

"Judah m'a dit que vous avez eu un mal fou à venir à bout d'Elijah, mais que tu te débrouilles plutôt bien avec des flèches enflammées et une grosse pierre."
dis-je en souriant tout en relevant la tête. "Tu es vraiment très courageux. Trop, peut-être."

Je me mordis les lèvres. Je savais comment finissaient les héros. Je n'avais pas envie qu'il en soit un. C'était bien trop dangereux. Puis, je réfléchis à ce que je venais de dire : je lui avais appris que j'avais vu mon ex, avant lui. Hum, pitoyable façon de renouer des liens. Il était trop tard pour enjoliver la réalité.

Je penchai la tête sur le coté tout en le fixant de mon air à la fois songeur et embarrassé.

"Je sais que je t'en demande beaucoup à chaque fois, mais... est-ce que tu accepterais de m'accompagner cette fois encore ? Je dois me rendre à Copenhague pour enquêter sur une affaire de... gros poisson."

Je m'interrompis, guettant sa réaction, et finalement roulai des yeux devant la médiocrité de ma proposition.

"Il s'agit de sirènes, en réalité. J'ai appris qu'elles existaient peut-être encore et j'aurais besoin de quelqu'un pour m'épauler dans cette affaire."
dis-je un peu abruptement. "Ca ne sera l'histoire que de quelques heures. On y va, on explore la ville, et on repart. De toutes façons, je suis sure que ça sera une perte de temps. Mais... ça serait une occasion de parler ? Enfin... si tu en as envie..."

J'avais la sensation de m’emmêler légèrement les pinceaux. Je l'évitai du regard, focalisant mon attention sur Brave qui voletait en cercles au-dessus des arbres. Il fallait qu'il m'accompagne. J'avais besoin de lui. Cruellement besoin.

Oui, je suis cruelle, songeai-je, meurtrie, à l'idée du piège dans lequel je cherchais à le faire chuter. Mais c'est l'unique solution pour les dénicher.

Il était ce qu'il me manquait lors de mes recherches à travers le monde. Peut-être que la piste se serait ouverte à moi s'il avait été à mes cotés. S'il acceptait, j'en aurais très vite le coeur net. Et j'en étais désolée.


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Pascal Méléon


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


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________________________________________ Lun 9 Mar 2015 - 22:10

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Cela faisait plusieurs jours déjà, mais j'avais encore du mal à m'en rendre compte. La Malédiction n'était plus, définitivement. Depuis mon retour de Dun Broch je pouvais le sentir dans l'air, imperceptible, mais je la sentais... L'absence de la Malédiction qui avait pourtant toujours été là. C'était tellement faible que je me demandais comment j'arrivais à le sentir, mais c'était là. Alors tout semblait s’accélérer à Storybrooke, les gens avaient soif de liberté et d'aventure, bon, il y avait toujours les dieux qui surveillaient tout ce petit monde, mais l'idée était là. Nous pouvions partir.
Sauf que je ne voulais pas partir.
Ce qui était paradoxale vu ma réaction lorsque nous avions découvert la vérité, j'avais eut l'impression de me retrouver dans une nouvelle tour un peu plus grande que la précédente, et maintenant que la porte était grande ouverte... Je ne voulais plus partir. Je voulais me poser et respirer un grand coup, la ville m'avait manquée. Plus que je ne l'imaginais, et puis j'avais déjà voyagé tellement de fois dans les lieux les plus improbables. Allant de L'Ecosse au Jurassique en passant par l'Olympe et sa mer, tout un programme qui m'avait donné un joli petit nombre de cicatrices et blessures. Et même ici je n'étais pas tranquille, vraiment, un braquage de banque par des démons? C'était bien ma chance. Bref, je commençais lentement à vouloir poser ce sabre qui avait fait couler tellement de sang pour respirer un grand coup et profiter de ma vie, aussi courte soit-elle.
Mais dès que je fermais les yeux, je ressentais de nouveau le sentiment d'inutilité qui m'avait frappé devant ce sorcier à Dun Broch, la douleur de la balle de la sorcière et la peur d'Elijah lorsqu'il nous avait enfermé dans ce cercle de pierre. Tout le monde semblait prendre un tournant décisif dans sa vie, peut-être qu'il était temps que je prenne mon courage à deux mains à mon tour? Que je regarde ce que j'étais devenu droit dans les yeux et pourquoi j'étais devenu cela. Je savais que j'avais combattu sur tant de champs de batailles pour protéger mes amis, mes proches, et parfois même des inconnus, je savais que c'était une noble cause mais... Un sourire triste germa sur le visage du caméléon... Qu'est-ce que j'avais dis à Punz et Eugène ce jour là? "Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, alors vous avez refait la cuisine" et bien c'était exactement ce que je ressentais maintenant. Mon enfer à moi était pavé de bonnes intentions. Mais bon, le passé était le passé et je ne pouvais rien faire face à mes différents avec Méri où les personnes que j'avais tuées. Et je savais que cette pause serait de bien courte durée, un jour, je devrais reprendre les armes pour me mettre entre ceux que j'aime et le danger.
C'est pour cela que j'avais fais quelque chose qui me dégoûta profondément.
J'avais acheté une arme à feu, un petit calibre certes, mais bon sang qu'est-ce que les armes à feu me révulsait. Et cela même avant Dun Broch, mais il fallait que j'ouvre les yeux, si je me retrouvais avec une arme à feu entre les mains un jour sans savoir tirer avec... Et bien cela pourrait provoquer ma chute. Donc j'avais ravalé ma rage et froidement acheté ce foutu pistolet, et je faisais comme toujours lorsque mon esprit était en proie au doute, je m’entraînais, encore et encore. Affinant ma réaction fac au recul de l'arme et ma précision avec ce type d'arme. J'ajoutais une nouvelle corde à mon arc pour me changer les idées, sans succès.

Car une seule personne occupait constamment mes pensées en ce moment, je n'arrivais pas à me sortir son regard de ma tête malgré les coups de feu qui avaient fait fuir Brave. Mais je ne voulais pas penser à autre chose que ces magnifiques yeux couleur océan. Il suffisait que je repense à elle pour me sentir apaisé, plus calme, que je sente mon cœur battre à nouveau et mon visage reprendre des couleurs. Je savais que je l'aimais, j'en étais certains désormais, mais je me posais une question toute simple mais incroyablement complexe en même temps.
Comment dire à la déesse de l'Amour qu'on l'aime?
Ça, c'était une question piège que je me posais depuis plusieurs jours déjà, j'étais presque content de ne pas l'avoir "accidentellement croisée" durant quelques jours, j'étais encore sous le choc du départ de la Malédiction et j'avais dormi durant 10 heures après mon retour d'Ecosse. Donc je n'étais pas au top pour avouer mes sentiments à Aryana. Mais maintenant que j'étais relativement au calme... Je commençais doucement à rêver, à espérer qu'un de ses grands sourires accueillerait mes sentiments pour elle. Oh, je savais qu'elle avait des sentiments pour moi mais... Mais elle avait peut-être préférer m'oublier, où elle était peut-être dans le même cas que moi...? Nan, c'était la déesse de l'Amour, s'il y avait une personne sur Terre qui devait être douée avec les sentiments, je pense que ça devait être elle. Mais maintenant... Maintenant l'envie d'essayer grignotait petit à petit ma peur des conséquences. Parce qu'elle était l'une des mes plus précieuses amies, parce que je voulais la faire sourire pour la remercier de m'avoir fait relever la tête, parce que... Parce que j'avais la folle envie de la serrer dans mes bras parce que mes dernières pensées avaient été pour elle et que j'avais tellement peur de la perdre à nouveau.

Pascal sourit bêtement avant de tirer une nouvelle fois sur ses dernières bouteilles, faisant mouche à chaque détonations, ouais, j'allais ranger un peu mon barda et l'appeler pour que l'on ai une... Discussion en tête à tête. Une longue et difficile discussion.
Puis Madame décida d’apparaître à moins d'un mètre de ma ligne de mire, me faisant frôler l’arrêt cardiaque alors qu'une bouteille explosa juste à côté d'elle.
...
...
Fuck my life.

"Manquée ! Un peu plus sur la droite, et tu m'aurais eue !"

Le caméléon accourut aussitôt pour voir si la déesse allait bien, rangeant son arme dans le holster prévu à cette effet, complètement paniqué il manqua de tomber contre une racine et de s'étaler de son long devant la fille de son cœur. Une vague de culpabilité et d'anxiété envahit l'esprit du caméléon qui avait envie de se donner des baffes. Bon sang, les armes à feu n'étaient pas faites pour moi, vraiment.

"Ne t'en fais pas, ça a déjà cicatrisé ! Ce n'est rien !"

Le balafré lâcha un soupir de soulagement qu'il ne pensait pas retenir, bien sûr que je savais que tu allais bien. Je le savais depuis le début, haha, je n'avais absolument pas paniqué en croyant que je t'avais blessé, c'était faux. Absolument faux, maintenant je vais aller me cacher derrière ce rocher là-bas et disparaître à jamais.
Maintenant que la catastrophe était évitée... Je pouvais sentir à quel point elle m'avait manqué, elle était absolument craquante dans son petit gilet bleu, je ne connaissais pas grand chose à la mode ni au vêtement mais Arya semblait toujours... Bien habillée, avec le bon accessoire au bon endroit. Je n'étais pas le genre de mec qui se focalisait uniquement sur le look, mais bon sang, Arya était absolument radieuse. Un vrai soleil. Et je me surprenais à lui sourire doucement, heureux de savoir qu'elle ne m'en voulait pas, et je ne parlais pas que de la bouteille.

"Tu t'entraines au tir? C'est plus radical que le sabre, c'est vrai..."

D'un point de vue stratégique, oui, mais je trouvais qu'une arme à feu était trop simple... Okay, ça devait sonné comme si j'étais un malade mental alors laisser moi reformuler, lorsque je devais arracher une vie, je faisais en sorte que cela me marque. Que je n'oublie pas ce que je venais de faire. Une arme à feu était le meilleur moyen de perdre ce sentiment de culpabilité qui me séparait de devenir un tueur froid et sans pitié. Ce sentiment qui me rongeait était d'une certaine manière mon garde fou, ce qui m'empêchait de croire qu'arracher une vie était la meilleure des solutions dans tous les cas. Je ne voulais pas devenir comme Elijah ou Swain, même si cela me faisait mal... C'était nécessaire.
C'était en partie pour ça que je détestais utiliser une arme à feu, pour cette distance qui rongeait lentement le désir de ne pas appuyer sur la détente.
Le caméléon soupira, chassant ces sombres pensées pour ce reconcentrer sur la chaleureuse présence de la déesse de l'Amour qui m'avait terriblement manqué durant mon voyage. Même s'il avait eut ce baiser... D'adieux. Un étrange baiser certes, mais il m'avait permis de ne pas baisser les bras, c'était un simple geste, un simple contact, mais il signifiait tellement de chose pour moi, pour elle, pour nous.
Est-ce que j'étais prêt à recommencer? Bon sang, j'y avais pensé durant plusieurs jours et un simple regard me faisait perdre mes moyens. J'étais terrifié, d'accord? Je ne le montrais pas mais j'avais vraiment les jetons, les jetons de dire une connerie ou de faire une boulette qui me coûterait l'une de mes plus précieuses amies, de me montrer trop audacieux et... Non, je ne devais pas y penser.


"Judah m'a dit que vous avez eu un mal fou à venir à bout d'Elijah, mais que tu te débrouilles plutôt bien avec des flèches enflammées et une grosse pierre. Tu es vraiment très courageux. Trop, peut-être."

Pascal baissa la tête, rougissant faiblement, je n'avais jamais voulu jouer au héros mais quelqu'un devait bien sortir les autres de cette catastrophe. Alors j'avais pris les devants en me montrant plus que très chanceux. Mais je pouvais déceler une once d'inquiétude dans ses paroles qui me toucha. Pour Juju... Et bien je pouvais comprendre qu'il lui soit tomber dessus en rentrant, même si je sentis une pointe de jalousie que je m'empressais d'oublier. J'avais choisit de ne pas l'appeler pour des raisons personnelles et elle avait surement les siennes. Alors ce n'était pas étonnant que Judah m'ait doublé.
Et puis j'avais passé presque trois mois avec mon ex, alors j'avais de l'avance.


"Je sais que je t'en demande beaucoup à chaque fois, mais... est-ce que tu accepterais de m'accompagner cette fois encore ? Je dois me rendre à Copenhague pour enquêter sur une affaire de... gros poisson."

Pascal eut envie de bondir de joie et son cœur ne s'en priva pas. Bon, la demande était des plus... Étrange. Mais ça me semblait être une bonne idée si nous ne partions pas pour des mois encore une fois. Et puis Copenhague semblait être une bonne destination, un bon endroit pour... Régler certains points avec elle. Des points importants. Et puis c'était au Danemark pas vrai? C'est bien, le Danemark était un endroit chaleureux, un peu loin de Storybrooke mais j'étais confiant. Par contre c'était quoi ce délire avec les gros poissons?

"Il s'agit de sirènes, en réalité. J'ai appris qu'elles existaient peut-être encore et j'aurais besoin de quelqu'un pour m'épauler dans cette affaire. Ca ne sera l'histoire que de quelques heures. On y va, on explore la ville, et on repart. De toutes façons, je suis sure que ça sera une perte de temps. Mais... ça serait une occasion de parler ? Enfin... si tu en as envie..."

Oh.
Premièrement: Des sirènes? C'était nouveau ça, il fallait juste espérer que cette histoire ne se termine pas en queue de poisson.
Deuxièmement: Elle avait pensé à moi...? Oh et bien j'étais touché, ça ressemblait presque à un rdv. Dans une ville à plusieurs milliers de kilomètres de chez moi, à la recherche de sirènes, moi je dis ça déchire comme tête à tête.
Et dernièrement... Oui, j'avais très envie de parler, tellement envie que ça me consumait de l'intérieur. Et elle semblait légèrement perturbée, mais je mettais ça sur le compte des retrouvailles, je l'étais moi aussi. Ce qui ne m'empêcha pas de faire un sourire enfantin avant de dire.

"Bien sûr que j'adorerais t'accompagner, je meurs d'envie de... Hum... Parler avec toi. Juste laisse moi le temps de prendre quelques trucs "

Ma voix avait légèrement déraillé, mais je voyais que la gène qui avait commencer à se former entre nous disparaissait petit à petit, je fis un hochement de tête avant de me diriger vers un rocher ou reposait mes affaires, le caméléon prit son sabre et hésita à prendre son arc. Mais cela risquait de le rendre repérable dans le foule, il pouvait faire passer le sabre pour une imitation mais l'arc était trop visible. Par contre Brave venait, c'était clair et net. Mais il était hors de question que je prenne le pistolet qui resta au pied du rocher, j'avais quelques paquets de m&m's sur moi, comme toujours, un peu d'argent (en dollar, flûte) et je laissa aussi mon bouclier caméléon dans la clairière. C'était mon endroit secret, alors à moins que Mérida décide de partir en commando sur l'endroit j'étais assuré de tout retrouver. Mais voilà, je partais léger aujourd'hui, même si j'avais toujours mes papiers sur moi.
Juste au cas où.

"Bien!- Fis-je en claquant des mains avant de revenir vers Aryana. Prête à partir à la pêche au gros?"

Aucune sirène n'est visée dans cette blague.
Pascal sentit son coeur se réchauffer un peu devant le sourire de la déesse, le caméléon tendit la main vers elle. Profitant de la chaleur de sa paume contre la sienne et du frisson qui lui parcourut l'échine au contact. Puis il ferma les yeux et se sentit transporté.
C'était toujours un sentiment étrange de se téléporter et je pense que je ne m'y ferais vraiment jamais. C'était comme se faire aspirer par un aspirateur géant, tourner dans le sac un petit bout de temps, et se faire expulser avec la douceur d'une balle quittant le chargeur d'un pistolet, c'était pas agréable du tout, mais c'était pratique.
La première chose qui me frappa fut l'odeur, je pouvais sentir la mer partout autour de moi, l'odeur des embruns et du sel emplir mes narines. Puis j'ouvrais les yeux pour trouver une grande plage sur laquelle des vagues s'écrasaient paresseusement, en me retournant je tomba sur une ville dont la taille me fit reculer de quelque pas. Je n'avais pas l'habitude, c'était tellement grand, tellement immense, tellement...Différent.

J'étais en dehors de la ville. J'étais sortit, cette conclusion me fit un peu tourner la tête. Bon sang... J'étais en Europe, au Danemark, à Copenhague. Je n'étais plus à Storybrooke... Et j'allais bien.
Pascal serra la main d'Aryana un peu plus fort, cherchant des sensations connues dans cet océan de nouveauté, il sentit Brave frotter sa tête plumée contre sa cicatrice et le mouvement tendre de l'imposante aiglonne termina de rassurer le caméléon qui cligna plusieurs fois des yeux avant de prendre une grande respiration et de lâcher la main de la déesse. Faisant quelque pas dans le sable doux. Il se tourna vers le visage angélique de la personne qu'il aimait le plus au monde avant de lui faire un sourire un peu niais, mais incroyablement heureux.

"Merci Arya c'est... C'est vraiment quelque chose pour moi..."

Le caméléon s'étira, faisant craquer ses os avant de reprendre avec son immense sourire:

"Le dernier qui trouve une sirène paye le café? "

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________________________________________ Mer 11 Mar 2015 - 0:13


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Je haussai un sourcil charmé à sa réplique. Il avait l'air plus que partant, ce qui fit battre mon coeur de façon chaotique. L'excitation se mêlait à l'angoisse, formant une boule dans ma gorge. Une part de moi m'intimait de tout arrêter maintenant, tant qu'il en était encore temps, mais l'autre partie de mon être, la plus vile et opportuniste n'aspirait qu'à accélérer les choses.

Je me détestais quand j'écoutais cette part-là. En surface, j'étais l'exemple même de l'impassibilité, alors qu'intérieurement, je bouillonnai. Pascal avait rassemblé ses affaires. Son sabre battait à son coté, et Brave s'était perchée sur son épaule. Je ne demandais même plus, je savais que l'oiseau était toujours de l'aventure. Je levai la main pour caresser son plumage, au niveau de son cou, avant d'enlacer Pascal. Je n'étais pas obligée d’être aussi proche de lui pour le téléporter, mais disons que c'était une excuse pour sentir sa présence.

Le voyage ne dura qu'une seconde. Le vent charriait une odeur saisissante d'embruns marins ainsi que de fumée. Je battis des cils et observai le paysage qui s'offrait à moi. Des maisons aux couleurs charmantes se massaient les unes contre les autres, comme si elles n'avaient pas eu assez de place pour s'épanouir. Devant elles s'alignait une série de bateaux de pêche m'évoquant l'ancien temps. Cette ville portuaire avait un petit coté vénitien, la mauvaise odeur en moins. Je n'appréciais pas particulièrement Venise. Il faut dire que la dernière fois que je m'y étais rendue, c'était en juillet 1630, durant la grande peste. Je ne comprenais pas pourquoi on la nommait la "ville des amoureux". Copenhague aurait été bien plus approprié. Ou Bruges.

Je m'écartai légèrement de Pascal sans pour autant lâcher sa main. Le bruit des vagues apaisa quelque peu mes craintes. Je baissai les yeux sur le sable mouillé avant d'envelopper la plage d'un regard pensif. Il faisait plutôt beau, même si quelques nuages venaient obscurcir l'horizon.

Pascal lâcha ma main pour faire quelques pas dans le sable, avec son aigle qui émit un cri de contentement. Puis, le jeune homme tourna son visage vers moi. Il débordait de liesse et de gratitude. J'évitai son regard, très mal à l'aise. Je ne méritais pas tant de reconnaissance. Tais-toi, s'il te plait. Son sourire immense finit d'achever mes dernières résistances, mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'il me dit. Sa phrase me terrassa. J'entrouvris la bouche, ne trouvant rien à répondre à cela. Je venais seulement de réaliser qu'il n'avait jamais franchi la frontière de Storybrooke. Il avait tant voyagé que je n'avais pas prêté attention à cette subtile différence. Voyager entre différents mondes n'était rien en comparaison de "découvrir" ce monde. La terre. La réalité brutale et terrible. Il allait très vite en prendre la mesure.

"Un jour, je te montrerai Bruges."
lui dis-je en ayant conscience de répondre complètement à coté de la plaque. "C'est un peu dans le même style qu'ici, mais en plus... romantique."

Puis, je secouai la tête en réfléchissant à une anecdote de mon passé.

"Non, tout compte fait, pas Bruges. Il y a bien trop de tueurs à gages, là-bas."

Inutile de donner de plus amples détails. Après tout, ce qui s'était passé dans les années 90 dans la "Venise du Nord" ne concernait personne. Pas même les services secrets.

La bonne humeur de Pascal était contagieuse. Je me mordis les lèvres et souris franchement à sa plaisanterie.

"Justement mon cher, tu es un chasseur de sirène tout trouvé !"
dis-je d'un ton mutin.

Je retrouvai mon sérieux pour poser mes mains sur ses épaules. Surprise, Brave s'envola. Je plongeai mon regard dans celui de Pascal et lui demandai d'un ton calme mais déterminé :

"Il faut te concentrer. Tu n'entends rien de particulier ? Pas de chuchotement ? De voix ? Une chanson, peut-être ? Ecoute bien. Ecoute plus loin que le vent, plus loin que la mer. Ecoute au-delà des vagues."

Il allait surement me prendre pour une folle, mais je savais de quoi je parlais. Les sirènes étaient capables d'envouter n'importe quel homme par leur chant. Tout du moins, à l'époque. Elles avaient pratiquement le même "don" que moi, sauf qu'elles devaient pousser la chansonnette pour y parvenir. Cela ne fonctionnait pas toujours, tout dépendait de l'homme, mais Pascal ignorait dans quoi il venait de mettre les pieds, par conséquent il était une proie facile. Son esprit était grand ouvert. Je pouvais le voir à travers ses yeux. Un sentiment de honte gonfla dans ma gorge.

Je resserrai mes mains sur ses épaules, tremblant presque d'impatience.

"Dis-moi ce que tu entends, c'est important."
murmurai-je.

Entrer dans sa tête ne m'aurait servi à rien, car je n'aurais rien perçu. Ces créatures étaient subtiles... Elles s'insinuaient sournoisement.

Après plusieurs minutes d'attente, je fus bien forcée de constater que Pascal n'entendait rien. Rien de rien. Je laissai échapper un soupir et m'éloignai de lui. J'avisai ce que j'étais venue observer, en particulier : la statue de "la petite sirène", qui trônait sur un rocher, au bord de la plage. Elle représentait une jeune fille de taille menue, assise de coté, fixant l'horizon d'un air affligé. Je marchais à grands pas dans sa direction, soulevant des gerbes de sable mouillé dans mon sillage. Une fois devant, je m’arrêtai et la considérai d'un oeil critique, les mains sur les hanches.

Puis je me tournai vers Pascal qui m'avait suivie, l'air un peu perplexe.

"Tu n'entends toujours rien ?"
fis-je, les sourcils froncés d'un air agacé.

Je le fixai avec intensité. Je voyais à son regard qu'il ne comprenait pas ce qui m'arrivait. Je tentais de me maitriser mais la rage battait à mes tempes. Le chant de la défaite n'avait jamais été aussi clair à mes oreilles. J'étais une déesse et une bande de femmes-poissons me dupait ! Comment pouvaient-elles exister encore en ne laissant aucune trace de leur passage ? Egéon m'avait sciemment induite en erreur, encore. Les sirènes étaient bel et bien mortes, mais il n'avait fallu que le début d'une chimère pour que mes craintes se réveillent. Désormais, je ne savais plus que croire. Tant qu'il resterait un doute, je n'abandonnerais pas. Je devais donner un point final à cette histoire. Une fois pour toutes.

"Alors ça, c'est merveilleux."
dis-je d'un air sombre tout en croisant les bras. "De tous les hommes, il a fallu que je choisisse celui qui est sourd."

Je lançai un regard fulminant à Pascal. Pourquoi était-il si dévoué, si reconnaissant, si éperdu ? Il faisait échouer mon plan.

"J'aurais du emmener quelqu'un d'autre."
réalisai-je à voix haute. "Tu m'es totalement inutile."

Aveuglée par mon désir de réussir mon enquête, je remarquai à peine l'expression sur son visage. Je secouai légèrement la tête, tentant de me ressaisir. Non... je n'avais pas vraiment prononcé ces mots ? Je me mordis les lèvres et fis un pas vers lui, mais à cet instant précis, il disparut. Je clignai des yeux, la bouche entrouverte d'un air perplexe.

"Pascal ?"

Je me retournai, mais la plage était déserte. Dans le ciel, Brave décrivait des cercles désordonnés en poussant des cris anxieux. Je lançai des regards frénétiques de tous cotés, désorientée.

... Qu'avais-je fait ?


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________________________________________ Mer 11 Mar 2015 - 22:12

Are you happy Aryana?
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And you brought this on yourself.

"Un jour, je te montrerai Bruges. C'est un peu dans le même style qu'ici, mais en plus... romantique. Non, tout compte fait, pas Bruges. Il y a bien trop de tueurs à gages, là-bas."

Oh, est-ce que c'était une proposition? Enfin quoique les tueurs à gages n'étaient pas forcément top; mais y'avait les chocolats pour rattraper le coup, non? C'était bon les chocolats. Bon, reste concentré Pascal, tu n'étais pas ici pour penser au rapport entre les chocolats et les tueurs à gages.
N'empêche qu'un tueur à gage qui tuerait avec du chocolat, ça ferait un super bon thriller. J'avais déjà la titre, "Meurtre au cacao" ou quelque chose dans le genre.
Le caméléon sourit, la présence d'Arya le faisait aller beaucoup mieux, il se sentait plus léger d'esprit comme de corps. Lorsqu'elle était là, il oubliait les tracas qui lui rongeaient le cœur, il oubliait ceux qu'il n'avait pas sauver et ceux qu'il avait tué. Il se sentait bien avec elle, un peu timide, certes, mais incroyablement... Serein. Et pour une fois, le caméléon ne se tendit pas au contact de sa main sur son épaule, se contentant d'écouter calmement la déesse.


"Il faut te concentrer. Tu n'entends rien de particulier ? Pas de chuchotement ? De voix ? Une chanson, peut-être ? Ecoute bien. Ecoute plus loin que le vent, plus loin que la mer. Ecoute au-delà des vagues."

Pascal hocha la tête, son regard se perdant dans l'horizon, le caméléon n'avait aucun problème pour faire le vide dans sa tête, il méditait souvent pour entretenir son esprit autant que son corps. Et faire le vide n'était que la première étape pour se concentrer sur quelque chose de précis. Ce fut légèrement plus compliqué cette fois, la présence d'Aryana le perturbait, son esprit chavirait toujours un peu vers elle. Mais le caméléon renforça son attention sur l'océan et sur le bruit des vagues contre le sable, sentant la force de la mer au loin, reflétant les océans sans fond avec l'intérieur de son esprit. Et ce qu'il entendait et bien...

"Le vide... Il n'y a pas un seul son, c'est aussi silencieux que les abysses."

Le caméléon secoua la tête, brisant sa concentration, regarder au fond de l'abysse n'était jamais une bonne expérience. Et le balafré frissonna malgré la température plutôt douce, ouais, ce n'était jamais une bonne chose. Et puis ce silence était troublant, je connaissais la légende des sirènes, leurs chants devaient emmener les marins vers la... Folie et la mort.
Pascal haussa un sourcil dubitatif, se tournant lentement vers Aryana qui se tenait prêt de la statue d'une jeune fille assise sur un rocher. Je connaissais cette statue, c'était l'image de couverture de la petite sirène, que j'avais lu il y a... Une éternité de cela. La fin était vraiment terrible, comme beaucoup de conte de l'époque. Mais bref, je savais que le chant des sirènes était généralement une très mauvaise nouvelle pour les hommes. Alors... Pourquoi Arya voulait que je l'entende? Elle... Elle ne voulait pas me vendre un piège j'espère...?
Un minuscule doute germa dans l'esprit de Pascal, lui faisant froncer les sourcils alors que sa démarche se fit plus incertaine, plus douteuse. Les mots d'Elliot me revenait en tête, sur le fait qu'il m'ait prévenu. Et pourtant je voulais y croire encore un peu, elle ne m'aurait pas trahit pour une histoire de sirène n'est-ce pas?
Pourtant tout dans son attitude trahissait un agacement grandissant, je ne savais pas combien de temps cette histoire avec les sirènes duraient mais je reconnaissais une personne à bout lorsque j'en voyais une. Elle devait courir après ces sirènes depuis Dun Broch peut-être? Je ne savais pas, mais elle avait belle et bien tenté de... De m'utiliser à ses propres fins.

"Alors ça, c'est merveilleux. De tous les hommes, il a fallu que je choisisse celui qui est sourd."

Pascal recula précipitamment, surprit par le mépris qui s'était glissé dans cette phrase, alors qu'une expression nouvelle peignait le visage autrefois si tendre de la déesse, c'était de la colère, contre moi? Pourquoi? Parce que je n'arrivais pas à entendre d'hypothétique créature magique dont le seul but était de me tuer? Mais... Mais... C'était stupide. Je comprenais pourquoi elle était en colère mais je ne m'énervais pas sur la personne la plus proche dès que je foirais quelque chose! Je ne...

"J'aurais du emmener quelqu'un d'autre. Tu m'es totalement inutile."

Cette fois, les mots résonnèrent dans l'esprit du caméléon, causant plus de ravages que les insultes d'Hope ou les menaces d'Elijah. Pascal recula comme s'il venait de se prendre un coup de poing en plein ventre, il avait prit beaucoup de coups, mais ces mots... Ces mots...
Ils me faisaient plus mal que je ne l'aurais imaginé, c'était l'une des pires peurs qui se réalisait en ce moment même, la personne que j'avais appris à aimer de tout mon cœur venait de me repousser. De me rejeter. Simplement parce que je ne lui étais plus utile à ses plans. Durant tout ce temps, je n'avais été qu'un outil, qu'un objet à son service, et maintenant qu'elle me considérait comme inutile, je n'avais plus aucune valeur à ses yeux.
Peut-être que je ne n'en avais jamais eut? Elle avait peut-être jouée avec mes sentiments, me contrôlant comme la bonne petite marionnette une nouvelle fois aveuglée par l'amour que j'étais. Stupide caméléon, Elliot t'avais mis en garde, Sam avait sentit le coup fourré venir. J'avais été juste trop aveuglé, trop affaiblit pour essayer de lutter.
J'avais succombé à ses tentations, et maintenant, je venais de perdre ce que je croyais être l'une de mes trop rares amie. Je venais de voir la manipulatrice froide qui se cachait sous le chaleureux sourire. Je venais de voir Aphrodite effacée la douce image d'Aryana.
Et moi je n'étais que son pion.
Cela me brisa le cœur, et pourtant, pourtant, je ne ressentis rien. Je pense que mon cerveau décida qu'il était mieux de tout éteindre. J'étais vide, je ne pleurais pas, je ne bougeais pas, j'avais juste l'impression d'être une coquille brisée. J'aurais dut hurler de rage, de colère, mais je n'y arrivais pas.
J'avais juste envie de tout arrêter, de m’asseoir dans le sable et de me laisser ballotter par les vents marins. Pour la première fois depuis le début, je voulais baisser les bras, ne plus continuer, abandonner pour de bon. Qu'importe ce que pensait les autres, j'étais fatigué, fatigué de vivre et de me faire manipuler, de me faire traîner dans la boue.
J'en avais assez. Alors je fis ce que je savais faire le mieux.
Disparaître.

Pascal recula de plusieurs pas, s'éloigna dans la déesse qu'il avait considérer comme une amie, voir plus, et qui le cherchait du regard. Le caméléon se prépara à fuir et disparaître à jamais dans la ville lorsqu'un minuscule mouvement attira mon attention, imperceptible, mais qui se fraya un passage dans l'esprit brisé du caméléon le faisant hésiter. Un dernier instant.
Aryana eut l'audace de me faire un clin d’œil.
Elle osait, après ce qu'elle venait de me dire, me faire croire qu'elle ne voulait pas dire cela? Qu'elle jouait un double jeu?
Je n'y croyais pas, je n'y croyais pas un seul instant, je ne pouvais pas la croire? Comment? Comment étais-je sensé faire confiance alors que j'avais l'impression qu'elle c'était servit de moi depuis le début? Que j'avais l'impression qu'elle avait jouer avec sentiments pour ses propres besoins égoïste?
Le caméléon serra les poings de rage, laissa la déesse de l'Amour le frôler alors que la statue de la petite sirène commença à pivoter lentement, un tunnel s'ouvrait désormais devant moi. Un tunnel s'enfonçant dans les profondeurs, dans les ténèbres, vers ce qui m'attendait, ce qui intéressait Aryana. Durant un bref instant, j'eus envie de faire demi tour de la trahir comme elle venait de me faire. Je pouvais comprendre ce qu'elle venait de faire, d'un point de vue logique, je pouvais envisager que c'était peut-être sa dernière chance.
Mais d'un point de vue sentimental, elle n'avait pas le droit. Elle n'avait pas le droit de jouer ainsi avec mes sentiments et ses émotions, comment est-ce que je pouvais lui faire confiance après ça? Comment est-ce que je... Je pouvais l'aimer lorsque j'avais l'impression qu'elle venait de me cracher au visage!?
Alors c'est simple, il fallait que je m'assure d'une chose.

Pascal entra sans hésiter dans le boyau noir, dès que le caméléon disparut de vue il sentit le roc tourner une nouvelle fois il fut plonger dans le noir. Dans l'abysse. L'humidité était omniprésente et je sentais de l'eau goutté plafond, résonnant sinistrement dans cet univers de cauchemar éclairer par quelque cristaux verts maladif. Le tunnel avait définitivement un thème marin mais... C'était un style plus sombre, celui qui vont rappelait que l'océan faisait des centaines de victimes chaque années.
J'étais en territoire ennemi, enfin je ne le savais même plus qui était mes amis ou mes ennemis désormais. Je ne savais pas qui était la plus dangereuse entre la manipulatrice ou ceux qu'elle recherchait. Et cela me terrifiait.
Pascal descendit une volée de marche noire taillées à même la pierre avant d'arriver dans un long corridor sinistre, le caméléon s'appuya contre un mur et souffla un grand coup, regardants ses mains tremblantes sous le coup des mots d'Aryana. Je n'avais pas peur de ce lieu, mais ce qu'elle m'avait dit venait de me ronger de l'intérieur. Depuis des mois, je m'étais battus pour changer quelque chose, toujours, pour défendre quelqu'un, un ami, un proche.
Je n'étais pas inutile, je ne pouvais pas l'être, j'avais tout fait pour ne pas l'être. J'avais acquis une résistance à ce genre d'insulte et de mot mais... Mais son avis m'importait beaucoup, et maintenant, j'avais juste besoin de souffler pour remettre mes idées au clair. Je savais ce qu'il me restait à faire.
Le caméléon se concentra intérieurement et appela Aryana, la déesse se matérialisa devant le caméléon, souriante de son succès. D'avoir réussit à dénicher la tanière des sirènes. D'avoir réussit son parfait petit plan.
Cela me donna avant de vomir.

Le sourire de la déesse disparut petit à petit lorsqu'elle vit mon expression. Mon visage était un masque froid, dur, une façade de colère et de peine contenues qui était sur le point d'éclater. Je voulais que les masques tombent, pour de bon.

"Alors Aphrodite, est-ce que je te suis utile? Est-ce que je suis un bon petit soldat désormais?"

Le caméléon avait les doigts blanchis, il serrait le pommeau de son épée comme s'il affrontait un adversaire. Aryana recula contre la paroi, hésitante, je pouvais lire l'incompréhension dans son regard, où est-ce un autre de ses nombreux masque? Je ne savais plus. Je ne savais pas si ce qu'elle avait dit faisait partie d'un immense piège pou capturer les sirènes... Ou si j'avais vraiment aperçut la véritable déesse derrière les traits d'une humaine.
Pascal s'approcha d'Aryana, sa posture était droite, militaire, sans la moindre trace d'hésitation. D'une certaine manière, il était terrifiant, dégageait une aura de haine alors que son visage était glacial. C'était la première fois qu'il était comme cela, sans pitié, il voulait des réponses et il allait les obtenir.

"Je me fiche de savoir si c'était le seul moyen ou non, tu t'es servit de moi comme appât. Toute la confiance que j'avais en toi, tu me l'as craché au visage dans le seul but d'ouvrir cette putain de porte pour atteindre les sirènes. Alors je veux savoir, j'exige de savoir, qu'est-ce... Qu'est-ce que je suis pour toi? "

Le caméléon serra son poing, frappant le mur du tunnel de rage, essayant de garder les idées claires alors que des centaines de pensées fusaient de part et d'autre de son esprit. Une partie de lui voulait faire demi tour et la laisser là, une autre partie de moi voulait l'écouter, lui laisser une chance. Une autre encore me disait que cela n'avait plus d'importance. Une dernière... Une dernière me faisait regarder les yeux bleus de la déesse en me disant que ce n'était qu'une erreur, qu'elle n'avait jamais pensé cela.
Cette partie fut rapidement chassée par la peine que ces mots avaient provoqués, par les avertissements que beaucoup de ses compagnons lui avaient donnés. Je n'en pouvais plus, je devais savoir...
Mais comment pourrais-je être sûr que ce n'était pas un énième mensonge? Est-ce qu'elle disait vraiment la vérité?
Le masque de Pascal se fissura pour la première fois depuis de nombreux moi, il céda, il céda comme au moment où Hope l'avait largué, il céda comme lorsqu'il avait tenu le cadavre de Morrigan dans ses bras.
Il ne restait plus que la douleur.

"Je... Je n'en peux plus de ces masques Aryana, de ce jeu d'acteur que j'ai l'impression que tu as mis en place pour réussir ton plan. J'ai l'impression de ne plus te connaitre, de ne t'avoir jamais réellement connu la véritable Aryana. D'avoir été trahit par... Par la personne que j'ai l'illusion d'aimer. "

Tout cela n'avait plus d'importance.
Je n'avais plus la force de continuer, je ne voulais pas souffrir à nouveau, je voulais juste un peu de vérité une fois dans ma vie.
Pascal se laissa glisser contre la paroi humide du souterrain, son corps tombant faiblement par terre, comme si l'on avait sapé toute sa détermination. Le caméléon remonta ses jambes contre lui, les serrant dans un vain effort pour se rassurer alors que les premières larmes s'écoulèrent de ses yeux, il avait promit, pourtant de ne plus pleurer.
Tout cela n'avait plus d'importante.

"Alors vas'y, part à la recherche de tes précieuses sirènes. C'est ce qui importait, pas vrai? "

Je l'avais déjà perdu.
Tout cela n'avait plus d'importance...


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« Non mais alo quoi! T Rousse et tu connais pas Hadès ?! »


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________________________________________ Dim 22 Mar 2015 - 22:24


Trust me. I need you more than ever.

Je me sentais pire que la plus vile des créatures. Comment avais-je pu dire une telle chose à un homme qui était incapable de me faire le moindre mal ? Pourquoi avais-je toujours besoin d'abimer ce qui était pur ? Je croisai les bras sur ma poitrine, sentant brusquement le vent froid me traverser. Je n'aurais jamais du venir ici, suivre les traces d'une chimère, me laisser envahir par les ravages du passé. A quoi bon ? Cela ne rimait à rien hormis à détruire les fragiles fondations de mon présent.

Brave criait dans le ciel, à la recherche de son maitre. Je rentrai la tête dans les épaules. J'ignorais où avait disparu Pascal mais je ne souhaitais plus le déranger. Il avait voulu m'échapper et je ne pouvais lui en vouloir : il avait réussi là où beaucoup d'hommes avaient échoué : il m'avait tournée le dos. Pour son propre salut.

Le ressac écorchait presque mes oreilles. J'essayais d'étouffer tant bien que mal l'amertume qui faisait briller mes yeux. Allez, Arya. Garde la tête haute. Pars d'ici.

Non. Je ne pouvais pas m'en aller sans Pascal. Je n'allais tout de même pas le laisser se débrouiller pour prendre l'avion et le reste. Je l'avais amené ici, je lui devais au moins le voyage de retour, même si cela allait être une véritable torture. Voir le désastre de mes actes. Il fallait que je le retrouve.

Soudain, je relevai la tête en entendant son appel. Mon coeur manqua un battement tandis qu'un fol espoir s'éveillait en moi. M'avait-il pardonnée ? Déjà ?

Je me téléportai jusqu'à lui avec Brave sur l'épaule, en signe d'amitié. Un sourire naquit à la commissure de mes lèvres. On pouvait encore faire une croix sur ma maladresse, on pouvait... n'est-ce pas ? Je n'étais qu'une sotte, j'avais parlé de façon hâtive. Tu me pardonnes... dis ?

Mon sourire s'affaissa lentement en découvrant le visage dur et fermé de l'homme en face de moi. Une ombre tombait sur lui et creusait ses joues. Seuls ses yeux brillaient dans la grotte enténébrée. Ils étaient éclairés d'une lueur à la fois furieuse et pleine de détresse. Ses paroles me glacèrent le sang. Je baissai les yeux sur sa main violacée qui enserrait le pommeau de son épée, comme s'il était sur le point de la dégainer. Allait-il me décapiter comme il l'avait fait pour Judah ? Etait-ce l'unique solution qu'il avait trouvé pour résoudre notre problème ? Je pouvais mourir si cela pouvait le soulager. J'étais capable de tout faire. Absolument tout, pour un seul de ses sourires...

Je reculai pourtant d'un pas, anxieuse à l'idée qu'il veuille couper court à notre brève histoire. Brave s'envola pour se poser un peu plus loin, sur une protubérance de la paroi. Pascal se rapprocha, parlant à nouveau de cette voix dans laquelle était contenue tant de douleurs et de doutes. Les larmes me montèrent aux yeux de nouveau. Malgré tout, je restai de marbre lorsqu'il donna un coup de poing dans la paroi, tout comme je ne bougeai pas le moindre petit doigt quand il se recula pour s'affaisser contre le mur de pierres et qu'il cacha son visage dans ses mains. J'avais l'impression d'assister à tout ceci comme une spectatrice. Lentement, je me décollai de la paroi pour me rapprocher de lui. Une fois devant la silhouette recroquevillée sur elle-même, je m'agenouillai et pris une grande inspiration avant de saisir ses mains dans les miennes pour les enlever de son visage.

"Je me suis trompée. Tu es déjà envouté."
dis-je d'un ton navré. "Les sirènes exacerbent les émotions des hommes pour mieux jouer avec. J'aurais du me rendre compte que tu étais déjà sous leur emprise..."

Elles agissaient de la même façon que moi, sauf que dans mon cas, je pouvais décider du degré de corruption de l'esprit. Je plongeai mon regard dans celui de Pascal, même s'il tentait de se dérober, et l'apaisait mentalement. J'espérais juste avoir raison et que sa réaction était bel et bien due à la possession des sirènes. Je préférais ne pas envisager l'autre possibilité, celle qui incluait que je l'avais profondément blessé. J'étais extrêmement douée pour ne pas me sentir coupable.

Cependant, ce qu'il avait dit reflétait les douleurs profondes qu'il éprouvait. Je lui devais des explications, même si je les trouvais très minces. Je passai la langue sur mes lèvres et l'évitai du regard pour déclarer :

"Oui, je me suis servie de toi et j'en ai honte."

J'eus l'impression qu'un couperet venait de tomber sur ma gorge. Je déglutis avec peine et serrant fermement ses mains dans les miennes pour l’empêcher de s'éloigner, je poursuivis, la bouche sèche :

"J'aurais pu emmener n'importe qui, mais... je voulais que ça soit toi. Ne crois pas que je suis totalement sadique. Je ne veux pas qu'il t'arrive le moindre mal, mais je me connais. Si j'avais laissé un autre homme que toi se faire envouter, je sais que je n'aurais pas fait grand-chose pour le sauver. Si les choses avaient mal tourné, je l'aurais abandonné. Je suis comme ça. Avec les inconnus, je suis capable du pire. Mais toi..."

Je levai les yeux vers lui, presque timidement. Je n'avais jamais été aussi sincère avec quelqu'un, et je craignais de l'avoir trop été. Je venais de lui faire entrevoir la part de monstre qui m'habitait. La part divine qui gommait l'ange en ne laissant que le démon.

Je levai brusquement ses mains pour les porter jusqu'à mon coeur.

"Mais pour toi, je serais capable de tout. De tout, tu comprends ? Il y a très peu de personnes qui ont ma protection. On peut les compter sur les doigts d'une main. Lily en fait partie, car jamais je ne permettrais qu'Elliot souffre de son absence."

J'en avais trop dit, ou pas assez. Quoi qu'il en soit, c'était à lui de décider, à présent. Je ne voulais plus rien lui imposer. Qu'est-ce que je suis pour toi? Qu'est-ce que je suis pour toi? Cette question m'obsédait. Je devais y répondre à tous prix, même si ce n'était pas le moment, mais je le devais pour ne pas le perdre à jamais.

"Tu es mon ancre. Tu es celui qui me permet de ne pas sombrer."
dis-je en capturant son regard. "Si je t'ai emmené, c'est aussi parce que je me sens plus forte à tes cotés."

C'était idiot de dire ça quand on est une déesse, et pourtant c'était ce que je ressentais. Il me rendait meilleure. Je risquai un léger sourire avant de l'aider à se relever. Puis j'observai le tunnel sous-terrain d'un oeil sceptique.

"A mon avis, il n'y a rien d'intéressant ici. Juste une vague empreinte des sirènes. Il faut que j’arrête avec cette histoire. Je dois passer à autre chose."

J'étais fermement décidée à mettre ma résolution en pratique, mais avant...

"Je voudrais juste vérifier quelque chose à Londres. On n'a pas exploré le manoir d'Egéon. Peut-être que quelque chose nous a échappé ?"

Encore une fois, je retombai dans mes vieux travers. N'écoutant que mon ambition, je nous téléportai (avec Brave) dans la demeure ancestrale du fils de Poséidon. Je n'étais pas spécialement prête à revoir ce dernier, mais s'il me cherchait des noises, un bon coup de marteau suffirait à le calmer. Je fus à moitié étonnée de constater que le manoir avait été vidé. Les mobilier et les différents objets du salon avaient disparu. Les tableaux absents laissaient une marque plus claire sur les tapisseries. La poussière dorée volait dans la lumière vive distribuée par les hautes fenêtres.

Je fis une petite moue déçue, m'avançant dans le salon qui me semblait encore plus immense que la première fois. Seul le manteau de la cheminée en marbre subsistait, avec du bois noirci dans l’âtre.

Je me retournai et sursautai en voyant une personne plutôt chétive juste devant les fenêtres. Elle avait la pâleur d'un spectre, ce qui contrastait fortement avec sa chevelure couleur de nuit. Je haussai un sourcil, surprise de ne pas avoir senti sa présence. Comment avait-elle fait ?

"Qui es-tu ?"
demandai-je.

S'agissait-il d'un fantôme ?

Pour toute réponse, la jeune fille brune esquissa un rictus. Je fronçai les sourcils, agacée par cette impolitesse.

"Je t'ai posée une question !"

"Sors de chez moi."
ordonna le spectre.

Je la dévisageai, profondément offusquée. On ne me parlait pas sur ce ton, jamais !

"Tu n'habites pas ici."
répliquai-je en croisant les bras.

"Je suis chez moi partout où vit Poséidon."
chantonna la jeune fille d'un ton doucereux.

"Poséidon est mort !" fis-je d'une voix sifflante.

Les yeux du spectre brillèrent d'un éclat malsain. Brusquement, je sentis un froid ondulant m'envelopper. La même sensation que j'éprouvais quand il était encore de ce monde. Je tressaillis légèrement sans détacher mon regard de l'apparition.

"Qui es-tu ?"
répétai-je, presque implorante.

"Tu voudrais savoir, n'est-ce pas ?" susurra le spectre. "Tu voudrais vérifier s'il vit encore ?"

Le souffle me manqua. Je jetai un coup d'oeil frénétique à Pascal. Je voulais le mettre en garde... mais par rapport à quoi ? J'ignorais quelle était cette chose devant moi. Elle provoquait le même mal-être que du vivant de Poséidon, la même oppression impalpable, cette sensation angoissante d’être enserrée par une eau glacée...

En une seconde, le spectre se trouvait devant moi. Je laissai échapper un gémissement en sentant sa main glaciale se poser contre mon coeur oppressé et palpitant. Une vague déferla en moi.

"Pascal. Je t'en prie..."
murmurai-je d'un ton saccadé.

Je ne voulais pas qu'il intervienne. Il ne fallait pas. Qui sait ce que cette chose pouvait faire ? Un sourire dansa dans ses yeux et je les vis. Toutes les six, en train de rire de leur cruauté. Elles étaient là et dansaient dans l'eau des prunelles du spectre. Elles commencèrent à chanter d'une même voix.

Je venais de les trouver, et j'allais perdre. Tout perdre.

"Sauve-toi..."


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Pascal Méléon


« Laissez tomber l’aïoli,
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Pascal Méléon


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________________________________________ Mer 25 Mar 2015 - 21:07


♫ Heartbeat, Heartbeat,
It keeps on pounding,
Heartbreak, Heartbreak
You tell me goodbye ♫

J'avais froid, j'avais peur.
Je ne m'étais pas sentit aussi vulnérable depuis ma blessure de Dun Broch, depuis la mort de Morrigan, depuis mon passage dans le manoir de Judah. Tout était glacial, distant, je pataugeais dans la mélasse sombre qu'était devenu mon esprit, impuissant, sans repère. Mon esprit fatigué avait finalement céder, ne voulant plus enduré le poids de mes propres actions et du sang que j'avais fais couler. De ceux que j'avais laissé derrière moi, de mon corps brisé et cicatrisé qui était devenu le monument de mes échecs. J'avais été une marionnette entre les mains d'une déesse, et maintenant que mes fils venaient d'être coupés, je venais de m'écrouler sur moi-même. Ces fils me manipulaient, mais ils étaient ce qui m'avait permis de tenir durant tout ce temps, d'endurer la douleur et l'amertume, de sourire. Parce que sourire est tellement plus facile que d'expliquer ce qui me donne envie d'abandonner. Mais maintenant il n'y avait plus de lien, et je trouvais le poids de la réalité bien trop lourd sur mes épaules.
J'étais seul, dans cette mer noire qu'était mon esprit et qui allait lentement m'engloutir.
J'avais froid, le gout de mes larmes salées apportant une nouvelle fois la preuve que je ne faisais que m'enfoncer dans cet océan sans fond.
Je n'avais plus la force de rester en surface, de me battre, j'avais perdu mon dernier souffle.

Et puis quelque chose, quelqu'un effleura mon esprit, c'était doux et chaleureux, chaud et tendre à la fois. Comme lorsque l'on remontait la couverture jusqu'au menton durant une froide nuit d'hiver où lorsque quelqu'un réchauffait vos mains glacées et tremblante. Oui, c'était ce qu'elle faisait. Celle qui m'avait manipuler, celle qui avait tenu les ciseaux. Est-ce qu'elle essayait de recoller les morceaux de son pantin préféré où est-ce qu'elle voulait me rassurer, me dire qu'elle était là malgré tout?
Et puis il y avait ses yeux, ses yeux bleus comme le ciel d'été qui me terrifiait. Ils étaient tellement brillant de pouvoir, captivant, j'ai essayé d'échapper à ce regard plus profond que l'azur. Mais j'en étais incapable, ils m'attiraient encore plus que je les craignais.
Puis l’océan noir de mon esprit disparu, comme s'il n'avait jamais exister, j'étais allongé sur le dos dans de l'herbe verte fraîchement coupée, je pouvais sentir un vent frais qui sentait la forêt et les crayons de Punz se perdre sur mon visage, il y avait d'autre personne allongée à mes côtés, regardant les nuages avec moi. Je n'avais pas à les voir, je sentais qu'ils étaient là. Je pouvais reconnaître la présence de ma petite sœur et d'Eugène côte à côté, puis il y avait même Hope et Judah qui bavardait tranquillement assis sur un banc, parlant de tout et rien, il y avait aussi Lily qui regardait Elliot et Elliote se chamailler pour la console. Puis je voyais Astrid traversé les nuages sur le dos d'un ptérodactyle qui tenait un Jerem râleur entre ses serres. Erythie était là elle aussi, en train de retirer les pétales d'une pâquerette en chantonnant. Le plus troublant était surement Morrigan qui méditait à quelques centimètres du sol, comme si elle n'était jamais morte. Et j’oubliais Brave qui sur le dos, couchée sur mon ventre, ses pattes montant et descendant de manière comique.
Tout était calme, reposant, je me sentais en sécurité et protégé. Je voulais que cette sensation se grave à jamais dans mon esprit, dans mon âme. Mais déjà je sentais l'illusion disparaître, s’effacer lentement pour que les eaux noires arrivent de nouveau. Pour détruire ce lieu ensoleillé.
La sensation de chaleur s'accentua de nouveau et je sentis l'eau croupie disparaître pour de bon cette fois. Je sentis une ombre me cacher le soleil alors qu'une main féminine et douce se tendit vers moi, étrangement, j'hésitais un dernier instant, avant de prendre la main amicale qu'Aryana me tendait.
Merci.

"Oui, je me suis servie de toi et j'en ai honte."

Pascal prit une grande inspiration, sortir du bordel mental qu'il venait de vivre uniquement pour se retrouver devant cette révélation n'était pas le top du top, mais il souffla un grand coup. Au moins elle avait le courage de l'avouer, d'admettre ses fautes, de ne pas essayer de se dérober. Elle savait qu'elle avait fait quelque chose de mal, qui m'avait blessé plus qu'elle ne pouvait l'imaginer, mais elle l'admettait, même si cela la ravageait plus encore. Je devais admettre que j'étais quand même terrifier à l'idée qu'elle aurait put m'abandonner, me laisser seul face à mes propres faiblesses. Mais elle ne l'avait pas fait, elle le payait amèrement, je pouvais le sentir aux tremblements de ses mains, à l'hésitation qu'elle avait lorsqu'elle cherchait mon regard. Puis elle leva ses mains jusqu'à son cœur qui battait à la chamade, comme lors de notre première rencontre. Je pouvais sentir la vie s'écouler par battement à travers son corps entier et la chaleur de sa peau contre ma main. Comme pour s'assurer qu'elle était présente, que c'était Aryana qui parlait et non pas une illusion.

"Mais pour toi, je serais capable de tout. De tout, tu comprends ? Il y a très peu de personnes qui ont ma protection. On peut les compter sur les doigts d'une main. Lily en fait partie, car jamais je ne permettrais qu'Elliot souffre de son absence."

Pascal baissa la tête, se sentant presque honteux pour avoir perdu le contrôle de ses émotions. Les sirènes n'avaient fait qu'accentuer ses émotions, elles avaient toujours été présentes en moi, enfouies sous des tas de promesses et d'illusion. De faux sourire et de clin d’œil. Mais présente, se glissant dans mon esprit petit à petit, érodant lentement et surement les faibles muraille de confiance que j'avais battis, puis le barrage avait céder, emportant tout sur son passage. Est-ce que j'avais eut un avant gout de la seconde facette d'Aryana au même moment où elle avait vu que je n'étais pas l'homme confiant et fort que je donnais l'impression d'être?

"Tu es mon ancre. Tu es celui qui me permet de ne pas sombrer. Si je t'ai emmené, c'est aussi parce que je me sens plus forte à tes cotés."

La chaleur était de nouveau là, elle se cachait dans ce sourire timide et dans ses mains. Elle se cachait au fond de ces étoiles éclatantes, elle était juste à mes côté, rassurante. Et même si la flamme perdait de sa splendeur et vacillait de temps à autre, le brasier reprenait plus fort encore, plus beaux, plus chaleureux.
Et j'avais envie de me blottir dans cet lumière qu'elle me procurait.
Pascal sourit en prenant la main de la déesse et séchant rapidement ses larmes, prêt à repartir de l'avant.

"A mon avis, il n'y a rien d'intéressant ici. Juste une vague empreinte des sirènes. Il faut que j’arrête avec cette histoire. Je dois passer à autre chose. Je voudrais juste vérifier quelque chose à Londres. On n'a pas exploré le manoir d'Egéon. Peut-être que quelque chose nous a échappé ?"

Le nom me disait quelque chose, mais si cela me permettait d'en finir avec cette histoire le plus rapidement possible je n'allais pas me plaindre, j'aurais bien aimer visiter la ville un peu plus longtemps, mais Londre devait surement être une ville sympa.
Le caméléon caressa le plumage de Brave qui se frotta contre sa cicatrice, le contact de son plumage me procurait beaucoup de bien, une sensation connue qui me disait que tout allait bien désormais. Que j'allais pouvoir prendre tout ce que la vie me balançait au visage.
Une téléportation plus tard et nous étions dans... Dans une villa abandonnée et poussiéreuse? Egéon n'avait pas payé ses impôts où quoi? Bref, tout sentait la fuite à la va-vite ou le pillage, enfin quelque chose me disait qu'Egéon s'était gouré de camp dans toute cette histoire. Enfin bon, défier les dieux, c'était vraiment un truc stupide, n'est-ce pas? Quoique avec Judah... Je n'avais pas forcément mon avis à donner sur la question. Mais il l'avait cherché lui, la nuance était là.
Bonjour madame flippante et transparente qui regarde à la fenêtre, comment allez vous? Parce que vous avez l'air un peu cadavérique de bon matin.
...
Quelque chose n'allait pas c'est ça?

Pascal mit la main sur le pommeau de son sabre, regardant l'échange sans intervenir. Poséidon? C'était un enfoiré de première, alors qu'est-ce qu'un fantôme faisait de ce qui semblait être la maison... De l'un de ses fils? Ça semblait logique, et entre une maigrichonne transparente et la déesse de l'Amour, les jeux semblaient être déjà fait, cependant j'avais appris à toujours me méfier des apparences. C'est pour cela que j'examinais la pièce pour chercher des issues, il y avait la porte bien sûr, même si je me doutais que ça n'allait pas être aussi simple. Les fenêtres pouvaient aussi être une échappatoire mais un peu plus douloureuse, et en dernier recours la... Cheminée. Ouais, c'était à éviter, je n'avais pas envie de remonter un conduit de cendre et de poussière.
Puis tout s’enchaîna très vite, le fantôme se retrouva juste devant Aryana pour lui porter la main sur le cœur, ce qui la tétanisa aussitôt, comme si elle était confronté à une vision des plus désagréables. Elle tremblait et transpirait, luttant pour trouver sa respiration tandis qu'une vague de panique s'empara de moi.

"Pascal. Je t'en prie..."

Le caméléon se tourna lentement vers Aryana, alors que ses jointures prenaient une teinte blanche à force de serrer le pommeau de son arme, je me retrouvais devant un ennemi intangible, dont j'ignorais tout, et qui avait paralysé de peur une déesse d'un seul regard. Un sentiment sombre commença lentement à grimper le long de ma gorge, faisant serrer ma mâchoire.
J'étais impuissant, pas vrai?

"Sauve-toi..."

Lorsqu'un déesse vous suppliait de courir, qu'est-ce que toute personne sensée faisait? Elle fuyait, sauf que je n'étais pas une personne sensée, j'étais un grand malade qui refusais de laisser tomber une amie, Aryana avait beaucoup de défauts, certes, mais elle était la personne qui avait fait chaviré mon cœur pour de bonnes raisons. Et il était hors de question que je parte maintenant, je pouvais faire quelque chose, j'allais agir pour gagner du temps. Je refusais de fuir la queue entre les jambes et de la laisser tomber.
Je n'étais pas inutile, j'étais capable de faire la différence, je l'avais toujours été et je l'avais déjà fait. Alors aujourd'hui ne sera pas différent des autres jours. Oh, j'avais peur, j'étais terrifié face à un adversaire que je ne pouvais pas atteindre et dont le sourire me glaçait le sang. Et vous savez quoi? J'étais habitué à cette sensation, le fait de me retrouver face à des créatures surpuissantes et trop confiante en leurs capacités. Alors j'allais frapper là où ça faisait mal.
Le caméléon prit une grande inspiration avant de laisser Brave quitter son épaule pour se percher sur l'une des poutres du plafond, il fit rouler ses épaules avant de lâcher le pommeau de son arme et de se préparer mentalement. Pour une fois, j'étais content de maîtriser aussi bien ma peur, parce que j'allais devoir être sans faille pour que cela marche. Bon au moins ce n'était pas une sorcière armée avec un flingue cette fois.

Alors Pascal fit exactement l'inverse de ce qu'avait dit Aryana, il s'approcha de la déesse de l'Amour en sifflotant le thème de Ghostbuster, ce qui fit lever la tête de la fantôme. Et même en prenant bien soin de ne pas regarder ses yeux, je pouvais sentir son regard perçant sur moi. Maintenant il était temps de faire la chose la plus stupide du monde.
Faire l’appât. Et comment faire un bon appât? En étant la plus grande tête à claque de l'univers.

"Pas mal la déco, dans le style... heu... Vide? En tout cas ça correspond bien à ce que tu as dans le crâne, Fantômette. Je peux t'appeler Fantômette? Bien sûr que je peux, ce n'est pas comme si tu allais y faire quelque chose. Peut-être faire secouer des chaines en mettant un drap blanc sur ta tronche de morue, pour rester dans le thème des sirènes. Quoique non, tu serais surement plus horrible encore avec du rouge à lèvres."

La salle perdit une bonne dizaine de dégrée, d'un seul coup, alors que je voyais du givre apparaître sur les vitres et que de la buée commençait à apparaître lorsque je respirais. C'est bon, je venais d'attirer son attention bien comme il fallait, maintenant il suffisait d'appuyer encore plus là où ça faisait mal et surtout, surtout, se préparer à bouger très vite.

"Oh, tu peux pas prendre une blague où quoi? Où alors t'as le QI d'une tranche de patée fermentée. Tu as compris fer-men-té? Un peu comme tout ton plan à la con et ta cause perdue. Sincèrement, faire renaître Poséidon? C'est une histoire qui va finir en queue de poisson? Pigé...? Et puis tu es qui pour tenté de le faire revivre à ce point? La représentation de sa défunte couille droite?"

Puis la fantôme décida d'hurler. Mais pas un hurlement normal, non, vous voyez comment un gosse de 6 mois hurle? Maintenant donner lui un micro et mettez les enceintes à fond. Voilà le résultat. Et bordel elle avait de la voix pour une morte. Les vitres explosèrent d'un seul coup, projetant des éclats de verres sur le sol alors que toute la maison semblait trembler. Le cri me bousillait les tympans et j'avais l'impression d'être au premier rang d'un concert de métal. Mais c'était la preuve que je progressais, que j'y étais presque.

"OH MAIS TU VAS LA FERMER OUI OU MERDE? Pas possible, tu devrais t’inscrire à The Voice. Je sais pas moi..."

Pascal fouilla dans sa poche avant de sortir un paquet jaune remplit de m&m's en faisant son sourire le plus moqueur.

"Prends un m&m's et retourne hanter la cuvette des chiottes."

C'est à ce moment que la spectre, bien rouge et énervée pour une morte, s'éloigna enfin d'Aryana pour me regarder, mais me lancer un de ses regards qui ferait pâlir Hope. Je vous jures, elle en voulait à ma peau.
Parfait.
Fantômette se lança vers moi en criant je ne sais quelle paroles déformer par sa colère apparente, Pascal se rendit aussitôt invisible et roula pour éviter la fantôme qui me chercha du regard un tout petit peu trop longtemps. Le caméléon avait déjà traversé la salle et glisser jusqu'à Aryana pour la prendre dans ses bras. La soulevant rapidement et la collant contre son torse avant de partir droit vers la fenêtre la plus proche. Le balafré savait que ça allait faire mal, mais il s'en fichait. Il n'hésita pas une seule seconde et ne se retourna pas, sentant la présence de la spectre sur ses talons. Il sauta, visant un buisson miraculeux, et se mit sur le dos pour se préparer à l'impact et protéger Aryana qui semblait encore sous le choc.
Pascal serra les dents et, même si sa chute fut ralenti par le buisson, eut le souffle coupé par sa chute. Il sentit la sensation chaude du sang qui commença à couler parmi ses cheveux, descendant lentement sur son visage, mais il s'en foutait. Son inquiétude n'était pas tourné vers lui mais vers la personne prostrée à ses côtés. Aryana ne bougeait pas, murmurant je ne sais quoi, toujours dans un état de panique. Je devais la réveiller... Mais comment? Qu'est-ce que je pouvais...

Encore une fois, Pascal ne réfléchit pas, il se pencha sur Aryana et repoussa avec délicatesse une mèche de cheveux blonds qui était tombé sur son visage, il colla son front contre le front de la déesse de l'Amour avant de murmurer d'une voix douloureuse:

"Aryana... Reviens. Je t'en supplies... J'ai besoin de toi."

Le caméléon éloigna son visage de celui de la déesse, des larmes d'inquiétudes commençant à couler le long de ses joues, se mêlant à son sang, Pascal tenta vainement de les refouler avant de s'approcher une nouvelle fois de la déesse avant de murmurer.

"J'ai toujours eu besoin de toi."

Puis il l'embrassa, avec toute la passion et l'amour qu'il lui portait. Avec tous les non dits qui avaient faillit lui coûter la femme qu'il aimait plus que tout au monde. Il l'embrassa pour lui faire comprendre qu'il pardonnait, qu'il acceptait, si seulement cela lui permettait de la faire revenir durant un seul instant seulement...

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Aryana Cloud-Sandman


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________________________________________ Sam 28 Mar 2015 - 22:04


Forgive me. Again.

J'avais peur, j'avais froid.

Je m'étais égarée dans un monde de cauchemars. Tout avait pris une teinte gris-bleu effroyable. Lorsque j'ouvrais les yeux, je ne voyais plus qu'un dégradé de bleu flou, comme si j'avais sombré vingt mille lieues sous les mers. J'entendais quelqu'un murmurer mais je ne savais pas d'où la voix provenait. J'avais l'impression qu'elle m'enveloppait toute entière. La voix était étouffée par le chant des sirènes qui se resserrait comme un étau autour de mon crane.

J'aurais tant souhaité que tout s’arrête enfin. Je tentai de combattre mais comment repousser une chimère ? J'avais cru être plus forte, je pensais qu'elles ne pouvaient m'atteindre, qu'elles s'en prenaient uniquement aux hommes, aux esprits faibles...

J'avais tort. Je gémis, les yeux grands ouverts sur l'océan de douleur qui me dévisageait. Je tendis les bras vers le ciel que je ne voyais pas, espérant un miracle. Je ne pouvais plus formuler une seule pensée cohérente. Personne ne viendrait à mon secours. Je songeai à mon fils, à son enfant que je ne verrai probablement pas grandir. Je pensai à Pascal, et à tous les hommes que j'avais bafoués par orgueil ou vanité. J'aurais tant aimé leur dire à quel point j'étais désolée d'abandonner.

Puis, une douce caresse effleura ma bouche, telle une plume brouillant l'onde démoniaque qui noyait mon esprit. Peu à peu, j'eus la sensation de remonter à la surface. J'inspirai à fond, le souffle haletant, et me cramponnai à la personne qui venait de m'aider à revenir.

Son visage était presque trop blanc dans la lumière. Un filet de sang serpentait de son front jusqu'à son menton, et se mélangeait à ses larmes, semblant creuser davantage la cicatrice qui lui barrait la joue. Son regard plongea dans le mien, me secourant de plus belle avec l'acharnement du désespoir. Je m’agrippai davantage à son bras, telle une noyée s'acccrochant à une bouée de sauvetage.

Alors, les voix cessèrent de chanter dans ma tête. La marée les emporta au loin, tandis que les paroles du jeune homme résonnaient en écho dans ma mémoire : "J'ai toujours eu besoin de toi."

Un faible sourire étira mes lèvres charnues. Je levai les yeux pour l'observer plus en détails ; ma main glissa de son bras jusqu'à sa nuque, caressant le duvet dans sa nuque.

"Arrête... d’être aussi... courageux..." murmurai-je difficilement.

Je lui envoyai une légère tape sur la nuque, aussi douce qu'une caresse, avant de l'attirer lentement vers moi pour l'embrasser. Je voulais à nouveau gouter cette plénitude qui m'avait toujours semblé appartenir uniquement au monde des rêves. Mon coeur explosa dans ma poitrine, libérant une euphorie qui m'était inconnue jusqu'alors. Avec lui, tout me semblait différent, plus coloré. Comment s'y prenait-il ? Comment faisait-il pour effacer cinq millions d'existence ?

Mon projet concernant les sirènes ne m'avait jamais paru aussi futile. Je n'avais plus envie de tout ça. Je ne désirais qu'une chose : être avec lui. Me nourrir de chaque instant en sa compagnie. Je souris légèrement sans cesser de l'embrasser encore et encore. Je me redressai légèrement pour le faire rouler sur le dos et me pencher au-dessus de lui.

Je m’arrêtai en plein élan, paralysée par plusieurs rires moqueurs qui résonnèrent dans mon esprit.

"Tu crois vraiment que tout peut finir comme dans un conte de fées ?" firent les six voix à l'unisson. "Es-tu totalement sotte, Aphrodite ? Une déesse qui croit aux légendes... C'est tellement affligeant."

Je poussai un cri en plaquant mes mains contre mes tempes, et tombai à la renverse sur le matelas de feuilles.

"Partez !"
hurlai-je. "Laissez-moi en paix !"

Les rires redoublèrent d'intensité. Ils étaient à la fois mélodieux et abominables, et surtout tellement forts... J'avais l'impression que mon cerveau n'allait pas le supporter. Je m'agitai sur le dos, serrant mes mains autour de mon visage dans l'espoir que l'entité capitule, mais chacune de mes attaques mentales la rendait plus forte. Elle se nourrissait de ma peur.

"Ton petit ami a cru qu'en allant dehors, nous n'aurions plus aucune emprise sur toi. Il s'est montré très impoli avec nous."
susurrèrent les voix. "Nous allons le punir..."

Je lançai un regard paniqué à Pascal qui était penché au-dessus de moi, et levai mes mains pour encadrer son visage ensanglanté. Non, pas lui. Prenez-moi tout, ma vie, mon éternité, mais laissez-lui sa lumière.

"Comme il te plaira." ricanèrent les voix. "Ainsi, tu serais prête à voir les conséquences de tes actes ?"

Je percevais le dédain, le mépris. L'entité me mettait à l'épreuve. Elle ne m'en croyait pas capable. J'avais vécu l'équivalent d'une vie mortelle dans un autre monde, sans mes pouvoirs. Croyait-elle vraiment me faire peur ?

Malgré tout, mes doigts tremblèrent légèrement tandis que j'effleurai les lèvres de Pascal, comme pour lui intimer de rester silencieux. Je sentais son souffle saccadé contre ma peau. Ma vue se brouillait de nouveau dans un dégradé de gris-bleu. L'odeur du sel emplit mes narines et un vent chargé d'embruns marins piqua mon visage.

"Pardonne-moi..."
articulai-je dans un chuchotement.

Le froid m'envahit subitement. Je vis le givre recouvrir les cheveux et les sourcils du jeune homme qui me tenait contre lui dans une tentative désespérée de me garder.

Brusquement, la chaleur de son corps s'évanouit, et il n'y eut plus que les ténèbres pour m'étreindre.


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Melody Blackstorm


« J'ai un corps d'Apollon ! »


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________________________________________ Sam 28 Mar 2015 - 23:07


What are you doing here?

L'heure du départ avait sonné, mais j'avais besoin de faire un détour par le manoir avant de prendre l'avion pour les Etats-Unis. Cet endroit avait été mon premier véritable "chez-moi". J'avais peine à croire qu'Egéon soit capable de l'effacer de sa vie de la sorte. Ce n'était pas pareil pour lui, il avait toujours vécu dans le faste et le luxe. Tout ceci était nouveau pour moi. A peine avais-je le temps de m'habituer, de me faire à cette vie nouvelle, qu'il fallait en créer une nouvelle. Je comprenais les enjeux, mais cela n'allégeait en rien le vide que je ressentais en moi.

J'avais donc demandé au taxi de s’arrêter devant les grilles du domaine. J'avais laissé les valises dans la voiture et traversé l'allée de graviers blancs, mes pieds touchant à peine le sol tant je me sentais transportée. J'avais tellement envie de rester ici... mais mon frère s'était déjà envolé à l'autre bout du monde, et je préférais mourir que d’être à nouveau séparée de lui. Plus de la moitié de ma vie m'avait suffi.

Je poussai la porte entrouverte et me retrouvai dans le hall. Une boule enfla et se coinça dans ma gorge en découvrant le manoir vide. Tout avait disparu. Des tableaux au mobilier. Le moindre détail avait été gommé, la moindre trace de vie... Mon coeur se serra. Etions-nous nous aussi voués à disparaitre aussi facilement ?

Je me redressai, les poings serrés farouchement. Non. Nous allions triompher. Père nous avait fait naitre en ce but. Nous étions les précieuses pièces finales d'un puzzle abandonné depuis des siècles. Rien ne pourrait nous faire chuter. Pas si près du but.

Rassurée par cette conviction, je m'élançai vers le grand escalier, mais m’arrêtai en chemin en percevant du bruit venant du salon. Les sourcils froncés, je fis demi tour et pénétrai dans la vaste pièce. La vitre brisée attira de suite mon attention. Des squatteurs, déjà ? Je serrai davantage les poings, prête à en découdre.

Prudemment, je m'approchai et me penchai par-dessus la fenêtre béante. Le spectacle me laissa sans voix. Etendus dans un buisson, deux jeunes gens s'embrassaient tranquillement. Je frémis en les reconnaissant. Je ne les avais jamais vus ailleurs qu'en photo, mais leur présence m'hypnotisait presque. Indécise, je les fixais. Ils ne semblaient pas m'avoir remarquée, ce qui relevait de l'exploit venant de la fille. J'avais toujours dit que les déesses étaient stupides...

J'enfonçai mes ongles dans les rainures du rebord de la fenêtre, presque tétanisée. Mon coeur palpitait dans ma poitrine comme s'il voulait en sortir à tous prix. Elle était là, à ma merci... Que pouvais-je faire ? Un champ de possibilités s'offrit à moi et, perdue, je ne savais que choisir. Je ne la sous-estimais pas. Je devais frapper vite et fort. Je calculais à toute vitesse dans mon esprit. J'aurais du réfléchir à cette chance inespérée qu'elle se retrouve face à moi. J'avais toujours tendance à trop peaufiner des plans qui ne verraient jamais le jour, et me retrouver pantoise face à la réalité.

Soudain, elle cria. Elle semblait se débattre avec quelque chose, mais quoi ? Je n'avais jamais vu une déesse dans un tel état. Avait-elle oublié ses petites pilules ? Malgré tout, la voir aussi paniquée me plongeait dans l'effroi. Brusquement, la température chuta de plusieurs degrés. Le givre recouvrit les feuilles du buisson et parcourut rapidement le rebord de la fenêtre. Au contact de cette eau glacée, je sentis mes jambes se dérober sous moi. Je tiquai et me reculai en vitesse, secouant mes mains pour les sécher au plus vite. Je soupirai, soulagée, en constatant que je me tenais toujours debout. Heureusement que j'avais réagi vite.

Par la vitre explosée, je vis Aphrodite se changer en eau dans les bras de l'homme. Je déglutis avec peine et reculai encore d'un pas. Je n'avais jamais vu une telle chose se produire, et cela n'augurait rien de bon. J'aurais pu m'enfuir, mais l'homme leva son visage ravagé vers moi. Trop tard.

Mon regard s'assombrit tandis que je prenais une expression hautaine. Courage, Mel. Aurais-tu peur d'un simple mortel ? Je revins vers la fenêtre et souris légèrement en le voyant si pitoyable, mouillé, les bras encore tendus comme s'il espérait que sa chère et tendre revienne.

"Qu'est-ce que tu fabriques sur ma propriété ?"
lançai-je d'un ton froid. "C'est pas une aire pour se bécoter, ici ! En plus, je suppose que la déesse de l'amour doit connaitre des tas d'endroits adéquats !"

Je le jaugeai d'un oeil méprisant, et m'aperçus que le givre avait mystérieusement disparu. Je passai un doigt sur le rebord de la fenêtre, pensive, avant d'observer l'homme misérable. Je ne me souvenais pas qu'il était magicien. J'avais suffisamment fouiné dans les dossiers qu'Egéon avait rassemblé sur les différents dieux et leurs "compagnons" pour connaitre les détails de leur vie respective.

"Pascal Méléon, c'est ça ?"
demandai-je d'un ton goguenard. "Le dernier d'une liste incroyablement longue de types avec un cerveau de plancton qui sont tombés sous le joue d'Aphrodite. Pathétique. Elle t'a abandonné ? Elle a fait drôlement vite. D'habitude, elle garde ses jouets quelques années avant de les jeter."

Le provoquer pour mieux découvrir ce qui se trame. C'était mon jeu préféré. Je posai nonchalamment la main sur l'encadrement de la fenêtre et repoussai mes cheveux sur mon épaule gauche. Il me regardait avec un drôle d'air. Je n'aimais pas trop ça. S'il cherchait à déclencher un tsunami, il était bien parti.

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★ Je défie les plus grands orages ★
Je fais des clins d'œil aux nuages. Des battements de cils. Je fais des brasses dans de l'eau douce, un peu maladroite. Des châteaux de sable dans la mousse. Éphémère et pas droite.
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Pascal Méléon


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Pascal Méléon


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________________________________________ Dim 29 Mar 2015 - 19:54

“Demons run when a good man goes to war
Night will fall and drown the sun
When a good man goes to war

Friendship dies and true love lies
Night will fall and the dark will rise
When a good man goes to war”

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"Arrête... d’être aussi... courageux..."

Je sentis une douce caresse dans ma nuque, sentant les doigts d'Aryana me caresser doucement avant d'être attiré vers elle. Comme une invitation à ce que j'avais attendu depuis si longtemps. Et cette invitation je l'acceptais avec toute la passion qui me dévorait le cœur depuis si longtemps.
Et bon sang, je pouvais sentir mon corps s'embraser au contact de ce baiser, Hope avait été un feu brûlant, ravageant tout sur son passage. Aryana était comme la foudre, ravageant mon âme d'un éclair divin qui laissait un gout foudré sur mes lèvres. Faisant battre mon cœur à la chamade et me frissonner de sensations qui envahissait mon corps. Je n'opposa aucune résistance lorsqu'elle me fit basculer dans l'herbe fraîche alors que nous nous embrassions encore et encore. Toujours avec plus de passion, je ne voulais plus qu'une chose, être avec elle, pour toujours. Je voulais sentir ses mains contre mon corps et me perdre dans ses yeux de saphirs pour toujours, je voulais... Je voulais profiter de cette part de paradis qui m'était offert, de cet instant de bonheur qu'elle m'offrait. Je voulais...
J'aurais juste voulu que notre bonheur ne soit pas aussi éphémère. Mais encore une fois... Quelqu'un décida d'éteindre la flamme et de me plonger dans le noir.


" Crois... Finir... Conte de fées ? Sotte... Légendes... Tellement affligeant."

Il y avait des voix, il y avait des rires. Je n'arrivais pas à tout entendre, mais elles étaient là. Elles lui voulaient du mal.
Pascal attrapa Aryana pour la serrer contre lui, lui murmurant à l'oreille que tout allait bien se passer, qu'il la protégerait. Qu'il pourrait faire quelque chose une nouvelle fois, inventer un plan improbable et dangereux qui ferait rire dans quelques années. Que tout allait redevenir comme avant, juste elle et moi, ensemble. Sans sirènes, sans conflits.
Ses cris hantent encore mes cauchemars, parfois, je me réveille en pleine nuit et j'entends sa voix se mêler aux rires des sirènes.

"Ami... Dehors... Aucune emprise... Impoli avec nous.... Punir... Te plaira ... Conséquences... Tes actes ?"

Pascal embrassa douloureusement la déesse, une dernière fois, ses larmes laissant un arrière gout amer au baiser d'adieux... Et
le caméléon vit le regard d'Aryana, il vit la peur se graver dans ses yeux azurs alors qu'il sentit un froid mordant s'échapper du corps de la déesse. Mais il s'en fichait, le froid ne l'affectais pas, il savait ce qu'elle venait de faire. Il venait de comprendre. Elle avait fait ce qu'il avait toujours fait pour les autres, ce qu'il infligeait à ceux qu'il aimait. Il comprit avec horreur ce qui venait d'arriver.
Elle venait de se sacrifier pour moi.
Elle... Elle... Elle avait choisit de partir à ma place, de me laisser une chance, de me sauver la vie au prix de la sienne.

"Pardonne-moi..."

J'ai essayé, j'ai essayé de la retenir, je l'ai serrer contre moi de toute mes forces. Ignorant le froid, je ne voulais pas y croire, je refusais d'y croire. J'ai sentit son corps disparaître de mon étreinte, l'eau coula sur mes vêtements se mêlant aux larmes chaudes qui inondaient mes joues. Je n'avais plus que du vide dans mes mains, là ou se tenait la femme que j'aimais, je l'avais tenue dans mes bras un seul instant, puis on me l'avait arraché. Quelqu'un me l'avait arraché.
Les voix venait de me prendre ce qui m'était de plus précieux au monde.
Pascal serra ses bras contre son corps tremblant, il n'y avait pas de mots pour décrire l'état de détresse dans lequel il se trouvait. Il avait crû connaitre la douleur, la peine et les remords, mais c'était autre chose. C'était une sensation d'abandon, de faiblesse qui lui écrasait le corps, qui le réduisait en miette. On venait de m'offrir le bonheur pour me l'arracher l'instant d'après. C'était trop douloureux.
Pascal se redressa aussitôt, hurlant de douleur, ce n'était même plus humain. C'était juste une réaction instinctive face à ce destin injuste, il hurla jusqu'à s'en arracher la gorge, frappant le sol de rage. Rage pour avoir été impuissant, rage pour l'avoir vu partir. Une rage cachant la possibilité qu'elle soit partit à jamais, que ces voix, ses sirènes lui avait arraché ce qui lui était le plus précieux au monde pour le détruire. Pour lui faire du mal. J'étais terrifié, absolument terrifié, et j'étais si proche d'abandonner. De me laisser partir pour de bon, parce que l'on venait de retirer ce qui me permettait de continuer, ma raison de vivre.
Mais c'était hors de question.
Pascal serra ses poings tellement fort que du sang coula le long de ces doigts. Je n'allais pas me laisser abattre cette fois, Aryana comptait sur moi, elle avait besoin de moi pour que j'aille la chercher. Que je la sorte de l'enfer dans lequel elle venait de plonger. J'étais un guerrier, j'étais un protecteur, et si j'échouais. Je serais celui qui la vengerai. J'allais leurs offrir l'enfer sur un plateau d'argent, j'allais devenir leurs pires cauchemars. Je détruirais ceux qui me l'avait arraché et je ne m’arrêterais pas tant qu'elle ne me sera pas rendue. Je ne serais pas un héros ni un justicier, je serais celui qui brûlerait ses sirènes.
Alors je n'avais pas de temps à perdre.
Le caméléon essuya rageusement ses larmes et le sang qui coulait contre son visage et se releva pour croiser le regard d'une jeune fille au balcon, hautaine, sûre d'elle, se croyant à l'abri dans son petit manoir. Mais le pire, c'est qu'elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à la fantôme qui avait fait disparaître Aryana.
Il me fallait une piste pour débuter.

"Qu'est-ce que tu fabriques sur ma propriété ? C'est pas une aire pour se bécoter, ici ! En plus, je suppose que la déesse de l'amour doit connaitre des tas d'endroits adéquats !"

Une veine apparut sur le front de Pascal qui posa une main sur le fourreau de son sabre, mais il ne prit pas la peine de répondre, elle croyait que mes émotions allaient me forcer à répondre à ses questions? Qu'utiliser ma peine pour me faire tomber dans un piège? Oh, j'étais enragé, j'étais devenu la bête qu'il fallait que je devienne pour libérer Aryana, pour la sauver des griffes de ses monstres. Mais je n'avais jamais été plus lucide de ma vie. Il fallait que je le sois pour la libérer.
J'allais venir pour te sauver, c'était une promesse.
Pascal se contenta de lancer le regard le plus haineux à la jeune fille sans lui répondre, il fit craquer sa nuque avant de s'avancer pour se mettre sur le chemin de gravier et de relever la tête vers le balcon.

"Pascal Méléon, c'est ça? Le dernier d'une liste incroyablement longue de types avec un cerveau de plancton qui sont tombés sous le joue d'Aphrodite. Pathétique. Elle t'a abandonné ? Elle a fait drôlement vite. D'habitude, elle garde ses jouets quelques années avant de les jeter."

Pascal ignora les piques, sachant très bien qu'elle voulait simplement me faire cracher ce que je savais, sauf que je ne savais rien, à part qu'elle venait de déchaîner la plus terrible des catastrophes sur elle. Il ne fallait jamais, aux grands jamais, se mettre sur le chemin d'un homme qui veut récupérer la femme qu'il aime. Surtout lorsque cet homme était prêt à affronter des armées entières pour la retrouver.
Alors le caméléon, le visage plus dur que la pierre se contenta de lever un seul doigt ensanglanté vers elle:

"Tu vois, j'ai passé une très, trèèèès mauvaise journée. Et ma petite amie vient de se faire enlever dans mes bras par un groupe de sardine qui prêchent le nom du dieu le plus arrogants et stupide du panthéon. Et qu'est-ce qui se passe? Je vois juste devant moi une personne qui a exactement les mêmes traits que ses kidnappeurs. Alors tu vas répondre à mes questions. Mais avant il serait préférable que tu redescendes."

Pascal siffla bruyamment avant de sortir son sabre dans un crissement sinistre, le pommeau se gorgea du sang du caméléon pour devenir aussi pourpre que la lame alors que Melody me regardait en guettant une attaque. Sauf qu'elle regardait dans la mauvaise direction... Et Brave était restée à l'intérieur.
L'aiglonne se glissa dans la salle telle une ombre, silencieuse et mortelle, ouvrant ses serres aux derniers moment pour les enfoncer violemment dans le cuir chevelu de la fille de Poséidon qui hurla de surprise et de douleur, Brave continua de tirer sur les cheveux de la demi-déesse donnant de violent coup de bec dans le visage de la fille qui gigotait les bras pour échapper à l'oiseau de proie qui l'agressait.
Puis Brave poussa un dernier hurlement et Melody passa par la fenêtre brisée, tombant à la renverse et s'écrasant lourdement contre le sol, à quelques mètres devant moi. Pour sa gouverne, elle se releva rapidement, bien plus rapidement que j'aurais penser cela être possible. Mais c'était trop tard, invisible et prenant son élan vers mon adversaire encore désorienté, Pascal s'arrêta et la frappa en plein diaphragme, donnant un coup de poing digne d'un boxeur qui la plia en deux. Le balafré ne s'arrêta pas là et lui faucha les jambes pour la faire tomber dans les graviers. Le caméléon écrasa son pied dans l'estomac de la jeune fille avant de réapparaître et de pointer son sabre droit sur la gorge de la demi-déesse.
Ses yeux entièrement rouges étaient dépourvus de pitié.

"Alors voilà comment ça va se passer, fille de Poséidon, tu réponds à mes question et je te laisse en vie. Tu tentes quoique ce soit et je t'égorge comme le porc que tu es, puis j'afficherais ton cadavre en plein milieu du salon en signant pour laisser un message à Egéon. Comme ça il me trouvera et je le descendrais comme un chien. Puis je recommencerais juste à temps que je trouve une réponse satisfaisante. Alors je te conseilles de répondre rapidement, je ne suis pas patient aujourd'hui. "

Pascal ignora le regard que lui lança la fille de Poséidon, se montrant sans aucune pitié pour un ennemi qui arborait le visage de la kidnappeuse d'Arya. Je n'avais plus le temps de montrer de la pitié. Cependant, si j'étais satisfait par ces réponses, je la laisserait partir, j'étais un homme de parole après tout.

"Qu'est-ce que sont les Sirènes, et où est-ce qu'elles se trouvent? "

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Melody Blackstorm


« J'ai un corps d'Apollon ! »


Melody Blackstorm


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________________________________________ Mer 1 Avr 2015 - 14:57


I have to save myself.

Une fois encore, j'aurais du suivre le conseil d'Egéon, à savoir : réfléchir avant de parler. Tandis que j'étais étalée sur le sol telle une poupée désarticulée, je prenais pleinement conscience des bienfaits de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de s'exprimer. Mon cerveau partait en vrille, la tête me tournait. J'avais l'impression que mon dos était brisé en mille morceaux tant la chute avait été brutale, mais ce n'était rien en comparaison de la douleur qui enflammait mon ventre. Il savait où frapper, le merlan.

Je me recroquevillai dans l'herbe fraiche, le coeur au bord des lèvres. Je toussai, crachant un filet de sang qui rougit le sol. Mon poing serra une branche du buisson, la faisant trembler. Du coin de l'oeil, je distinguai la flaque d'eau dans laquelle la déesse avait disparu. Je m'en décalais légèrement en rampant. Ce n'était pas le moment de perdre ses jambes.

Je sentis qu'on me forçait à rouler sur le dos, et une chaussure s'enfonça dans mon estomac en même temps que la pointe d'une lame me faisait légèrement loucher. Je clignai des yeux et regardai l'homme qui venait de réapparaitre de nulle part. Ses yeux étaient rouges de colère, littéralement. Je clignai de plus belle sur ce détail troublant, tentant de me rappeler sa particularité. Que stipulait le dossier, déjà ? Pas un magicien mais un... caméléon.

Ma bouche se tordit en un sourire moqueur qui se changea en grimace douloureuse. Ses menaces ne m'atteignaient pas. Il m'avait eue par surprise avec son oiseau de proie. Il avait triché ! Cependant, j'étais en très mauvaise position pour critiquer les termes de l'affrontement. Je jetai un coup d'oeil à l'aigle qui voletait en cercle au-dessus de nous, fronçai le nez et me redressai sur les coudes, avant de dévier la lame de ma main droite tout doucement.

"Tu vas vite en besogne." dis-je en essuyant ma bouche ensanglantée d'un revers de manche. "Je comprends mieux pourquoi elle s'est entichée de toi."

La lame se pressa aussitôt contre ma gorge. Je sentis à quel point elle était aiguisée, aussi je levai les mains en l'air, en équilibre précaire sur mes coudes.

"Okay j’arrête ! Promis ! Repos, soldat !"

Il n'avait pas l'air de vouloir baisser sa garde. Je l'observai à travers quelques mèches de cheveux collées contre mon visage.

"Tu as tellement peur ? Je vais pas te bouffer. En plus, c'est toi qui tiens le sabre. Réfléchis. Je suis désarmée."

Hormis ma force surhumaine et quelques autres petites choses qu'il n'était pas censé savoir.

Je le fixai d'un air noir en constatant qu'il était aussi buté que moche. Il me menaçait toujours. Je ne comprenais pas pourquoi tant d'obsession pour une déesse qui ne pensait surement plus à lui, à l'heure qu'il était. Il était sans doute envouté par elle sans le savoir, et il mettait tout sur le dos des sirènes. Quel goujon !

Je décidai de lui donner un élément de réponse, histoire qu'il se détende un peu.

"Tu en as une sous tes yeux."
déclarai-je en me désignant. "De sirène." précisai-je en roulant des yeux devant son air de merlan frit. "Si tu voulais en apprendre plus, tu aurais du te renseigner auprès de ta chère déesse. Elle en connait un sacré rayon sur mon espèce."

Eh oui, fallait un peu moins la bécoter et la questionner un peu plus. Chacun ses priorités. Il recula légèrement la lame, aussi je m'empressai de sauter sur mes pieds. Je massai mon dos réduit à l'état de surimi et me courbai légèrement en sentant de nouveau la douleur battre dans mon ventre.

"T'es au courant que c'est mal élevé de frapper une femme ? Ne me sors pas que je n'en suis pas une, parce que tu ne vaudrais pas mieux qu'elle. J'ai bien assez des dieux pour me rabaisser."

J'époussetai mon pantalon couvert de terre avant de me redresser, lui faisant face. Il me dépassait d'une bonne tête, mais ce n'était pas pour autant qu'il me faisait peur. La balafre sur sa joue luisait de sang et de larmes. Il souffrait véritablement de son amour perdu. Je pouvais comprendre ça. En somme, ce n'était qu'un pauvre type qui était tombé amoureux de la mauvaise personne. Je l'observai, la tête penchée. C'est bizarre de se trouver un point commun avec son ennemi.

"Tu penses que tu vas obtenir des réponses en agissant de la sorte ?"
demandai-je dans un filet de voix sirupeux. "Tu agresses la première personne que tu vois."

Qu'avais-je bien pu lui faire pour être aussi mal "accueillie" ? S'il était aussi susceptible, il risquait très vite d'en avoir contre la terre entière. Je me doutais qu'il y avait autre chose dont il refusait de parler. Il m'avait harponnée comme si on se connaissait. Bizarre.

Je le toisai d'un air sceptique, avant de dire d'un ton sec :

"Je vais te donner une bonne raison de m'en vouloir."

Rapidement, je me glissai jusqu'à lui, évitant la lame tendue, et enserrait brutalement son poignet au point de l'entendre craquer. Focalisé sur le sabre que je tentais de lui prendre, il ne comprit pas ce que j'avais véritablement en tête...

La main toujours autour de son poignet tenant le sabre, je plongeai mon regard fermé dans le sien. Je vis la perplexité et la douleur exploser à travers ses pupilles. Un sourire se dessina sur mes lèvres minces.

Je venais de faire la chose la plus basique au monde, mais qui surprend toujours autant les descendants des primates, à savoir : un coup de genou bien placé. Très bien placé. A cela, ajoutez la force due à mon statut de demi-déesse, et vous aurez l'équivalent d'une omelette ou des oeufs brouillés dans le pantalon.

Je m'écartai de lui tandis qu'il tombait à genoux, suffoqué. Pas le temps de savourer cette victoire, il fallait que je m'arrache d'ici. Son oiseau de proie émit un cri et fondit aussitôt sur moi, voyant son maitre à terre.

"Merde."
marmonnai-je en avisant les alentours.

Je me mordis les lèvres en voyant la bouche d'un tunnel à moitié caché par les branches d'un arbuste. Le manoir était relié par des kilomètres de tunnels souterrains dans lesquels circulait de l'eau. C'était par là que je me déplaçais toujours. J'en connaissais la moindre direction. J'espérais que le système de filtre fonctionnait toujours, pas que je me retrouve empoisonnée par de l'eau croupie. Beurk.

Prestement, je me ruai jusqu'à l'embouchure du tunnel, écartai les branches et me jetai dedans, tête la première, les bras en avant, au moment précis où l'aigle refermait ses serres dans mon dos. Je poussai un cri de douleur en sentant les griffes lacérer ma peau, puis je tombai. Le temps sembla s'écouler au ralenti le temps de ma chute. J'eus alors un pressentiment affreux : et s'ils avaient coupé l'arrivée d'eau en quittant le manoir ? Et si en bas il n'y avait... que le sol ?

Je n'avais pas très envie de dire "bonjour !" au sol.

Je poussai un cri qui se transforma en une myriade de bulles tandis que je fendais la surface d'une eau sombre. Apaisée, je plongeai plus avant, laissant mes nageoires onduler et prendre la mesure de cet espace. Si Pascal tentait de me suivre, il finirait noyé car on ne pouvait quitter cet endroit qu'en empruntant un tunnel sous-marin. Si ça tombe, il n'avait même pas vu par où j'étais partie.

Je sentais toujours mon ventre m'élancer, rendant la nage plus difficile. Je parcourus différents tunnels, ne me fiant qu'aux différences de courant pour trouver la sortie, puisque tout était plongé dans l'obscurité. Je remontai à la surface et rampai sur les derniers mètres pour sortir du tunnel, retrouvant le parc du manoir et la lumière du jour. Je clignai des yeux, à moitié aveuglée. Je me trouvais de l'autre coté de la propriété. Avec un peu de chance, Pascal ne me verrait pas. Il fallait juste éviter l'oiseau de proie. Je jetai un coup d'oeil au ciel. Ca avait l'air d’être bon.

J'attendis quelques minutes encore, recroquevillée dans l'entrée étroite du tunnel, que mes nageoires disparaissent, pour m'élancer vers la grille en fer forgé. Le coeur battant, je quittai le parc, escaladant la grille et tombai sur le macadam, de l'autre coté. Je me relevai et tirai sur mon tee-shirt dans l'espoir de l'allonger, car en faisait apparaitre ma queue de poisson, mon pantalon s'était désintégré. C'était énervant, ce genre de problème. Il faudrait un jour que je trouve une solution.

En plus, j'allais devoir traverser tout un pâté de maisons pour retourner jusqu'à mon taxi. En petite tenue, ça allait le faire moyen. Autant dire que Pascal ne perdait rien pour attendre si nos chemins se recroisaient un jour...

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