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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
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Aryana Cloud-Sandman


« Laisse moi toucher
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________________________________________ Sam 19 Sep - 23:25


Everything I do... I do it for you.

Je fixais le canard en plastique dans mes mains, sentant contre mes doigts quelques gouttes d'une eau venant d'un autre monde. Cela me faisait mal d'imaginer qu'à l'heure actuelle, mes frères et mes soeurs affrontaient Poséidon, que mon fils était livré à lui-même, qu'une fois de plus, je n'avais pas accompli mon rôle de mère et de soeur. J'avais fui, lâchement. A la poursuite d'un caprice égoïste de liberté puérile. Combien de souffrances devrais-je faire subir pour me sentir rassasiée ? Il n'y en aurait jamais assez.

La voix de Pascal s'éleva. J'avais l'impression qu'elle venait de très loin alors qu'il était tout prêt. Je gardai la tête baissée. J'avais bien trop honte. La seule chose que j'avais fait de bien, il venait de la détruire en prétendant que je n'avais pas à décider ce qui était bon pour lui. Il ne comprenait pas... pas encore. Un jour, il me remercierait de l'épargner.

Puis, il me donna un ultimatum, ce qui me surprit venant de lui, de la douceur habituelle dont il faisait preuve en ma présence. Il souhaitait que je le regarde et que je lui dise que tout était fini. Très bien. C'était facile de proférer un mensonge. J'en disais tellement que je ne savais plus véritablement où se cachait la vérité.

Je pivotai lentement sur mes talons, mes mains jointes sur le petit canard disparaissant dans mes manches amples de soie bleu sombre. Mes lèvres s'entrouvrirent tandis que je fixais le jeune homme d'un air froid et distant. Tout mon coeur et mon âme criaient de l'aimer, mais c'était au-delà de mes forces. Il fallait que la raison soit la plus puissante, cette fois. Je ne voulais plus sacrifier d'homme sur le bûcher de mes vanités.

Quelque chose se brisa dans le regard vert de Pascal. Je me mordis les lèvres sans cesser de l'observer, le visage fermé. Il avait compris. C'était la fin inéluctable. Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je risquai tout de même une expression navrée empreinte de gentillesse. C'était tout ce que je pouvais lui accorder.

Il me répondit pas un sourire. Je fronçai légèrement les sourcils, indécise. Sa brusque bonne humeur me désarçonna. Puis, je compris : sa douleur était si profonde qu'il avait besoin de duper, de donner l'illusion que tout irait bien. En ce monde, nous sommes tous des menteurs. Je finis par voir toute la détresse transparaître dans la courbe de sa bouche, le chagrin qui en tordait la commissure.

Il me remercia dans un monologue digne d'un acte final et tragique d'une pièce de théâtre, avant de reculer d'un pas et de basculer droit sur les flammes qui nous entouraient.

J'eus tout juste le temps de me téléporter juste à côté de lui et de poser une main dans son dos pour le renverser en avant. Je le retins de mon autre bras afin qu'il ne heurte pas le sol. Hélas, il marcha sur mes jupes et me déséquilibra. Je chutai à mon tour et roulai dans l'herbe. Il atterrit juste au-dessus de moi.

Le souffle court, je lui décochai un regard furibond avant de lui donner une toute petite gifle. Rien de bien méchant, juste de quoi le faire se ressaisir.

"Ridicule !" fis-je, à la fois scandalisée et inquiète de sa santé mentale.

Comme il n'avait pas l'air de vouloir bouger, je disparus et réapparus juste à côté de lui, debout et époussetant ma robe. Puis je lui jetai un regard sévère.

"Alors c'est ça la solution ? Tu comptes te suicider dès qu'une épreuve te paraît trop difficile à surmonter ? Ce n'est PAS une solution acceptable ! L'amour est douloureux, mais il s'estompe avec le temps, il s'estompe toujours !"

J'avais parlé d'un ton assuré. Je savais ce que je disais. J'aurais pu lui avouer que j'avais aimé des centaines d'hommes comme lui à travers les siècles. Et où étaient-ils à présent ? Enterrés, en poussières... Leurs âmes rêvaient-elles encore de moi ? Comment savoir ? J'espérais qu'ils m'avaient oubliée car je ne me souvenais pas d'eux, en tous cas. C'était le destin que je réservais à ceux que j'aimais : une éternité d'oubli. A quoi bon expliquer tout ceci ? Aux yeux d'un mortel, tout était différent. J'enviais tellement son impatience de tout vivre et de tout consumer. Si j'avais été plus frivole, je me serais moquée des conséquences. Seulement voilà...

"Tu es l'unique exception."
déclarai-je dans un souffle alors qu'il était toujours au sol. "Ta vie est bien trop précieuse pour que tu l'abrèges aussi bêtement. Je... je ne veux pas t'oublier. Je tiens énormément à toi, mais je sais que si je t'aime comme j'en ai aimé tant d'autres, je finirai par t'oublier. C'est ce qui arrive toujours. Avec le temps, mes amants prennent tous le même visage. Les souvenirs s'entremêlent et n'ont plus aucune substance. En refusant que l'on soit ensemble, je te permets de devenir immortel à mes yeux."

Je déglutis avec peine et poursuivis, les yeux baissés vers lui :

"Je ne veux pas te perdre, mais c'est ce qui arrivera si on continue. Je sais que tu ne me crois pas, pourtant c'est la triste vérité. Personne n'est éternel si on... me laisse jouer avec lui."

Le terme était peut-être mal choisi, mais c'était ce qui représentait le mieux mon mode de fonctionnement. En tous les cas, j'en avais l'impression. Je haussai les épaules et levai les yeux alors que les larmes montaient. Non, je n'allais pas pleurer. A quoi bon se plaindre de mon sort ? Il en était ainsi depuis que j'existais. J'en avais simplement pris conscience depuis que je connaissais Pascal.

Je passai une main sur mes joues -j'avais fait disparaître le petit canard pour le garder en souvenir- et la tendis ensuite à Pascal pour l'aider à se relever. J'eus besoin de faire un effort considérable pour calmer les palpitations de mon coeur lorsqu'il se retrouva très près de moi, son visage à seulement quelques centimètres du mien.

"On pourrait être amis... qu'en dis-tu ?" demandai-je faiblement.

J'avais l'impression que ma voix n'était pas très convaincante. Je levai les yeux pour croiser son regard, et pris une grande inspiration. Qu'allait-il répondre ? Avait-il seulement compris ce que je lui avais dit ?

Je ne pourrais pas supporter que tu aimes quelqu'un d'autre, mais je ferai comme si... songeai-je tandis que je l'enveloppai d'un regard tendre et intense.

Sans que je m'en rende vraiment compte, ma main n'avait pas quitté la sienne et la caressait tout doucement.

.

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Je m'exile, trop fragile...
On m'envisage, on m'dévisage comme une fille que je ne suis pas. Mille et une nuits m'éloignent de moi. Dans amour toujours c'est le pour ou le contre, c'est souvent la haine.
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Pascal Méléon


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________________________________________ Jeu 24 Sep - 21:08

There’s an energy
When you hold me
When you touch me
It’s so powerful

Parfois, vous avez l'impression que tout allait bien, que vous aviez affronté toutes les calamités du monde et que plus rien ne pouvait désormais vous atteindre. Vous pensez avoir tout subit, tout vu, et que rien ne pouvait vous abattre et vous faire de nouveau douter de vous. Je pensais être dans ce cas, je pensais que j'avais laissé ma fragilité mentale derrière moi, que les blessures infligées par mes nombreuses guerres s'étaient enfin refermées, que tout allait mieux. Mais j'avais tort, ce genre de maladie étaient toujours présentes, vicieuses et subtiles, n'attendant qu'un seul moment pour frapper au pire moment et vous dire retirer toute l'envie de vivre, je ne savais pas si c'était entièrement de ma faute ou si le pouvoir d'Aryana avait aidé, je ne voulais pas le savoir, peut-être un mélange des deux, mais cela avait été là, j'avais faillit tout terminé sur un putain de coup de tête, et cela me terrifiait. Durant un instant, j'avais pensé que c'était la seule et meilleure solution, bon sang... Sans elle, je l'aurais fait pour de bon, j'aurais égoïstement jeté tout ce que mes compagnons m'avaient offert en un seul moment... Je m'étais rarement sentit aussi stupide.
Pascal sortit de sa rêverie lorsqu'il reçu la petite tape d'Aryana... Et il se rendit compte de sa position avec Aryana... Le caméléon secoua la tête, il n'était pas d'humeur pour ce genre de quiproquo qui semblait arrivé très fréquemment autour de la déesse, et puis je l'avais dit... Je valais mieux que Judah sur ce point là, je savais me maîtriser, ou alors Judah faisait croire à tout le monde qu'il avait le cerveau plus bas que la majorité des hommes. Et il devait bien se marrer aussi en nous voyant. Cependant, Pascal n'était pas indifférent à la proximité d'Aryana, et aussi il laissa s'échapper un long soupir lorsque Aryana se téléporta de nouveau. J'en avais marre des montagnes russes émotionnelles... Ouais, je savais que l'amour était douloureux, mais ce genre de douleur? Je commençais à en avoir assez. J'en avais marre d'attendre pour que la douleur parte, j'en avais marre de voir le temps décider quand je devais avoir mal où non. Je n'avais pas besoin de ça. Pas maintenant.

"Tu es l'unique exception."

Pascal s'arrêta de contempler le ciel pour regarder le visage peiné d'Aryana, je savais qu'elle était sincère, et cela me peinait aussi. Elle avait une vision tellement triste, une vie tellement triste, condamné à aimer pour tout perdre de nouveau et recommencer, encore et encore, un nouvel homme, une nouvelle perte. Et le cycle avait continuer durant des millénaires... Je la comprenais maintenant... Elle.. Elle ne voulait pas m'oublier à sa manière. Même si cela voulait dire qu'il fallait que cela soit la fin, mais elle venait de m'expliquer pourquoi, pourquoi elle m'avait ignorer tout ce temps. Pourquoi elle n'avait pas prit ma main. Et... Bon sang... Je me sentais misérable, je venais de lui faire du mal en faisant ça... Elle ne le méritait nullement, sa vie était suffisamment difficile ainsi.

"Je ne veux pas te perdre, mais c'est ce qui arrivera si on continue. Je sais que tu ne me crois pas, pourtant c'est la triste vérité. Personne n'est éternel si on... me laisse jouer avec lui."

Pascal resta silencieux, avec un air mi-coupable mi-triste sur le visage, avant de soupirer, ainsi soit-il. Néanmoins, il prit la main que lui tendit Aryana et sentit son rythme cardiaque s’accélérer de nouveau alors qu'il se retrouva à quelques centimètres de son visage, le regard hésitant et perdu dans ses magnifiques yeux bleus encore humide de larme.
Bon sang, qu'est-ce que j'aimais ses yeux.

"On pourrait être amis... qu'en dis-tu ?"

Sa voix n'était pas convaincante, pas lorsque nos deux respirations s’entremêlaient, pas lorsqu'elle était si proche et radieuse. Pas lorsqu'elle me regardait avec ce regard irrésistible qui faisait fondre mon cœur de mortel, être amis...? Nous savions tous que cela ne ferait que retarder l'échéance, j'étais déchiré entre mon amour pour elle et la tristesse que cela pourrait lui causer. Le caméléon avait du mal à penser clairement, il entendait juste son cœur battre à la chamade et ne pouvait pas quitter les yeux du visage hésitant de celui d'Aryana. Pascal serra à son tour la main de la femme qu'il aimait, et Pascal voulut se pencher pour embrasser Aryana, il le voulait tellement sentir de nouveau le contact de ses lèvres... Non... Nous ne pouvions pas être "juste amis" cela ne marcherait pas. L'un de nous deux allaient craquer un jour où l'autre et tous ces efforts seraient réduits à néant. Je voulais y croire, je pourrais me contenter de juste la considérer comme ami en me forçant, en reniant mes sentiments... Mais après quoi? C'était comme essayer de mettre un bouchon de liège sur le cratère d'un volcan en éruption, cela ne changerait rien.
Mais il fallait essayer.

Le caméléon posa sa main libre sur celle d'Aryana, l'enfermant doucement avant de sourire et de détourner le visage avec difficulté et de prendre une grande inspiration, cherchant ses mots à nouveau, comme à chaque fois qu'il devait parler sentiment avec elle. J'avais l'impression de marcher sur des œufs, des œufs explosifs. Je voulais la voir heureuse, oui, c'était ce que je voulais. Alors j'allais au moins essayer sa méthode, sinon... Sinon on improvisera, comme toujours...

"Tu sais bien que ça ne marchera pas Aryana mais... Je comprends où est-ce que tu veux en venir. Alors une semaine, je reste une semaine à Dun'Broch, et si nous parvenons à rester "rien qu'amis" alors je veux bien croire que nous pouvions... Tourner la page. Et si cela ne marche pas..."

Et bien que je me fasse emporter par la tempête et le chaos, plus rien n'avait d'importance.
Le caméléon lacha la main d'Aryana avant de sourire de manière légèrement gênée et de passer une main dans ses cheveux, j'étais suffisamment connu ici pour que cela ne dérange que l'Affreux et la Rouquine (que je devais voir en passant), faudrait juste que Juju me permettent de prendre quelques affaires et de récupérer Brave et je poserai une semaine au poste, et les dès seraient lancés. Il ne fallait pas oublier que je faisais ça pour... Son bien. Oui, voilà, pour éviter qu'elle ne souffre plus tard. Je devais garder ça en tête, très important, ne pas craquer... Ça allait être une très longue semaine, une très très longue semaine. Misère.
Pascal décida de mettre un petit coup de poing affectueux sur l'épaule d'Aryana pour essayer de lui remonter le moral, c'était le signe international que les potes faisaient pour se remonter le moral, alors c'était un bon début pas vrai...? Aryana me regarda en levant un sourcil et Pascal laissa échapper un petit rire gêné, encore un.

"Ouais... Désolé."

Le caméléon laissa échapper une petite toux pour combler le silence et surtout pour éviter de trop regarder Aryana, parce que je savais qu'il suffisait que je la regarde trop longtemps pour que ce sentiment de manque me prenne de nouveau, et que je sois le premier à casser ma propre proposition. Mais bon sang, qu'est-ce que j'en avais envie. Pascal détourna le regard, coupable, il avait aussi une furieuse envie de m&m's pour se concentrer sur autre chose. N'importe quoi d'autre que sa présence et son entêtant parfum... Pascal secoua la tête en avalant difficilement sa salive, je n'y pouvais rien si elle était si belle, non mais.
Il y avait une priorité au moins, fallait que l'on sorte de cette cage de feu, sinon ça allait être la semaine la plus courte de l'histoire de l'humanité.

"Faut... Qu'on sorte d'ici, rapidement."

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Aryana Cloud-Sandman


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________________________________________ Ven 25 Sep - 20:40


There’s an energy when you hold me

When you touch me, it’s so powerful


Il posa la main sur la mienne et je frémis légèrement. Ce contact me surprit. Ce n'était pas le meilleur moyen pour entamer une relation platonique. A moins qu'il n'en ait aucune envie ? Si l'on parlait de cela, je n'étais pas spécialement partante non plus, mais il n'était pas question de choix. Cette décision permettrait à Pascal de survivre à mon amour bien trop dévorant. Ce sacrifice en valait la peine. Notre sacrifice commun.

Les paroles qu'il prononça me fendirent le coeur mais je restai placide, même si j'avais l'impression que mon visage de marbre se craquelait légèrement. Le masque si fissurerait un jour ou l'autre, mais le plus tard serait le mieux.

Sa phrase resta en suspens. Si ça ne marche pas, alors...? J'attendis la fin mais il la ne termina pas. Il n'était pas idiot : il savait pertinemment où ça mènerait entre nous en cas de non "respect" des règles. Je passai la langue sur mes lèvres. Non, résiste à la tentation. Tu sais que tu causerais bien plus de souffrance en succombant...

J'imitai Pascal qui souriait d'un air gêné tandis qu'il passait une main dans ses cheveux. C'était entendu : nous n'étions que deux imbéciles persuadés de parvenir à empêcher l'inéluctable de se produire. Impossible d'effacer mon petit sourire. Ca amusait le chaos qui couvait en moi. Il se délectait de ce tout petit peu, impatient de déferler entre nous. Perfide.

Le petit coup de poing que Pascal me fit sur l'épaule me surprit. Je lui lançai un regard à la fois surpris et légèrement indigné. Il dut le remarquer car il s'excusa aussitôt. Un peu nerveusement, je me mis à rire.

"Ah... oui, l'amitié. Je ne m'y connais pas trop bien. Il est question de gestes un peu désordonnés et brutaux, je crois ?"

Je devais avoir l'air d'une parfaite écervelée. Cinq millions d'années et incapable de me lier d'amitié avec qui que ce soit. A chaque fois que j'avais voulu me créer un ami, ce dernier finissait... dans mon lit. L'un des seuls avec lequel j'avais réussi à nouer et faire perdurer une relation platonique était Arès. Un faible rictus perdu déforma mes traits tandis que je songeais à lui. Tout ça pour en arriver où ? Il ne me supportait plus. Nous nous étions déchirés. Pour des broutilles. Je regardai Pascal, presque timidement. Pour lui. J'aurais dû me montrer plus prudente avec Arès. J'avais minimisé l'attachement qu'il avait pour moi. Je ne comprenais toujours pas la raison qui le poussait à détester tellement Pascal. Pourquoi lui en particulier et pas ceux qui l'avaient précédés ? Avait-il vu un lien plus profond qui me liait à cet homme-caméléon ? Un lien que je n'avais pas remarqué ? Etait-ce possible ?

Mon coeur s'emballa à cette pensée, mais je freinais les palpitations à temps, en respirant posément. Non. Trêve de divagations. D'espoirs futiles. Il était temps de devenir adulte. Je ne pouvais pas me laisser berner une fois de plus par ce que je ressentais.

A peine Pascal parla-t-il de sortir du rectangle de feu que les flammes s'amenuisèrent jusqu'à s'éteindre totalement. Désormais, seules des traces d'herbe noircie nous entourait. Je fronçai les sourcils.

"Ce n'est pas normal." fis-je remarquer assez inutilement.

Je me penchai vers l'herbe noircie et posai mes doigts dessus. La chaleur était encore forte mais... quelque chose avait changé. Avec appréhension, j'étendis mon bras qui passa au travers de la "prison".

"Nous sommes libres."
constatai-je, déconcertée.

Judah avait-il jugé que tout compte fait, ce n'était pas amusant de nous garder enfermés ? Hum... c'était peu probable. Il appréciait les jeux. Je me redressai et sortis promptement du rectangle noirci, enjoignant Pascal à faire de même. C'était plus prudent, sait-on jamais...

"Ah, tiens, Pascal !" fit une voix grinçante dans mon dos.

Je levai les yeux au ciel en la reconnaissant. Pas besoin de me retourner pour voir Hope dans toute sa splendeur. Elle portait toujours un pantalon et sa veste en cuir, mais elle avait posé une couronne dorée sur sa tête. A quoi jouait-elle ? Elle m'ignora ouvertement pour se focaliser sur le jeune homme.

"Kestufélà ? L'air de Dunbroch te manquait tellement ? Tu t'es dit que tu allais jouer au flic ici aussi ?"

Elle sembla enfin se souvenir de ma présence et me toisant d'un air supérieur, elle ajouta d'un ton important :

"Je bosse pour lui maintenant. Je suis sous ses ordres, tout en dessous."

Elle haussa les sourcils d'un air aguicheur. Pour toute réponse, je haussai les épaules. Je ne voulais pas montrer mon agacement car effectivement, il aurait pu me le dire. Cependant, je ne voulais pas lire une lueur de triomphe dans les yeux de Hope.

"Il est shérif maintenant, mais je crois qu'il était trop occupé pour te l'annoncer lui-même. Alors c'est toi que Judah a amené ?"

Elle s'était de nouveau tournée vers Pascal. Je plaçai les mains sur mes hanches, préférant orienter la conversation sur un autre versant.

"En parlant de Judah, où est-il ?" demandai-je aimablement, même si ma mâchoire était étrangement contractée.

"Oh, il s'est barré." fit Hope, indifférente. "Quand je lui ai annoncé que je restais pour diriger le royaume, il a ouvert un portail et pouf! volatilisé."

Je laissai échapper un léger soupir profondément irrité. Parti ? Sans nous laisser une possibilité de faire de même ? Je ne souhaitais pas rester indéfiniment dans cet endroit ! Et à en voir l'expression de Pascal, il trouvait également cela un peu fort.

"T'a-t-il précisé le jour de son retour ?"

"Bien sûr, il a mis une croix sur le calendrier qui se trouve dans ton c...!"

"Merci, je crois que j'en ai suffisamment entendu."
la coupai-je d'un ton sec.

Je lui jetai un regard fulminant auquel elle répondit férocement -encore un peu, elle allait mordre !- et me tournant vers Pascal, je repris :

"On va trouver un moyen de retrouver à Storybrooke. Je t'en fais la promesse."

Judah n'allait pas abandonner Hope bien longtemps. Il suffisait d'être présent le jour où il réapparaîtrait, et l'on pourrait rentrer. Je lui adressai un sourire confiant mais la future "reine" -ce mot était incompatible avec elle- détruisit mon enthousiasme en précisant d'un ton acide :

"Je ne veux pas de vous dans mon royaume. Vous pouvez aller crécher où vous voulez, à Arendelle, Corona ou ailleurs, je m'en moque ! Mais je veux pas de vous ici. Ca n'a rien à voir avec toi, Cacal. Mais comme je sais que tu ne vas pas vouloir la laisser seule..."

Je me mordis les lèvres pour m'empêcher de dire quelque chose que j'aurais pu regretter. Il était vraiment de plus en plus difficile de garder son calme en présence de cette princesse. Sur son "territoire", elle était encore plus retors.

Elle s'éloigna à grandes enjambées, presque à pas chassés, en sifflotant que son royaume était le plus beau et qu'il y faisait bon vivre. Je secouai la tête, désabusée et pleine de commisération. Elle n'était rien de plus qu'une enfant.

"Bon... tu aurais une idée d'où aller ?" demandai-je à Pascal avec un sourire crispé. "Après tout, ce monde est le tien... tu as sûrement un endroit à toi, non ?"

Il avait été un caméléon. Par conséquent, on risquait d'être un peu à l'étroit dans la maison de son enfance. Je n'avais pas très envie de braver les foudres de Merida. A vrai dire, j'étais plutôt blasée. Autant lui laisser quelques jours pour qu'elle s'apaise. Là, on reviendrait.

"Je suis curieuse de voir à quoi ressemblait ta vie, avant."
dis-je d'un ton tendre. "Je parle d'avant la guerre, quand tu étais... vert. On n'en a jamais parlé. C'est l'occasion ou jamais, tu ne trouves pas ?"

Je le regardai à la dérobée à travers quelques mèches de cheveux.

"Je peux nous téléporter où tu veux. Laissons quelques jours à Hope pour se calmer. Judah reviendra forcément et on retournera chez n..."

J'allais dire "chez nous" mais cela sonnait étrangement, comme une promesse d'un futur commun. Je m'éclaircis la gorge et achevai en vitesse :

"... à Storybrooke."

Je tentai alors un geste amical. Un peu anxieuse, je posai ma main contre son bras et le caressai avec vigueur. Un peu trop car il grimaça.

"Oh désolée... j'avais peur qu'en étant trop douce, le message soit un peu... à double sens. Alors qu'il ne l'est pas ! Pas du tout !"

Les yeux écarquillés, je le fixais en ayant l'impression de m'enfoncer dans une mare de goudron. Je gesticulai dans ma robe et hochai plusieurs fois la tête pour bien lui montrer que j'étais de bonne foi. Amis, juste amis. Cela allait être très aisé, effectivement...

De plus, nous allions passer quelques jours rien que tous les deux. Je fermai brièvement les yeux. Pourquoi accentuer la difficulté d'entrée de jeu ? Jamais je n'allais y arriver.

Je posai une main contre mon corsage brodé alors que mon autre main tenait toujours son bras. Pourquoi je ne l'avais pas lâché ? Il fallait que je cesse d'être aussi tactile. C'était un peu trop amical...

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