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٩(͡๏̯͡๏)۶ You Are my Buddi ☆ Evénement #115
Une mission de seb - 20 octobre 2019
Une mission toute mignonne, toute gentille !

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Ellie Sandman


« J'ai un corps d'Apollon ! »


Ellie Sandman


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________________________________________ Mer 18 Nov 2015 - 15:20

A little party never killed nobody... are you sure of that?

...

Je n'étais pas en avance. Lily me pressait de venir mais je n'arrivais pas à quitter ma chambre. Quelque chose me retenait sans cesse. Je n'avais pas spécialement envie d'y aller. C'était toujours assez étrange de se retrouver confrontée aux gens en général. Lily m'avait promis qu'il n'y avait que des personnes que je connaissais, mais je n'aimais pas la multitude. J'appréciais davantage de rester en tête à tête avec elle ou Neil, et de savourer une conversation autour d'une tasse de thé. Pourtant, d'après elle, une pendaison de crémaillère ne pouvait pas se faire en petit comité. Bizarre...

Lily ouvrit brusquement la porte et je sursautai, pivotant vers elle, les yeux écarquillés. Elle me dévisagea de la tête aux pieds avant de me lancer, étonnée :

"Qu'est-ce que tu faisais tout ce temps dans ta chambre ? Je croyais que tu te préparais ! Non pas que tu ne sois pas présentable, c'est pas ce que j'ai dit !"

Je baissai les yeux sur ma tenue, avant de froncer les sourcils. Je portais un jean, des Converse rouge, un pull trop large et j'avais enfoncé un bonnet sur ma tête. Non pas que j'avais froid, mais j'aimais bien avoir quelque chose pour "cacher" mon crâne. Je le trouvais trop petit.

"Il fallait que je mette quelque chose de particulier ? Tu sais que je n'aime pas les choses trop apprêtées."
maugréai-je, embarrassée.

Comme il fallait s'y attendre, Lily était ravissante. De toutes façons, même habillée avec un paillasson, elle aurait été magnifique. Elle revêtait une robe dont le buste était brodé de strass. Une pochette élégante sous le bras, et ses cheveux relevés en boucles larges. Parfaite.

Elle remarqua mon embarras car elle vint me prendre la main et me fit un sourire. Ca me faisait bizarre de devoir lever la tête pour la regarder, alors qu'habituellement nous faisions la même taille.

"Je ne resterai pas trop longtemps. J'ai... des tas de choses à faire." mentis-je en coulant un regard plein d'envie vers une pile de livres portant le nom de Douglas Adams.

J'attrapai le sachet en plastique que j'avais posé sur ma commode et nous téléportai devant la porte de l'appartement d'Anatole. Une pendaison de crémaillère... ou un nouveau supplice. Pourquoi étais-je tellement angoissée à l'idée de passer une soirée en compagnie de personnes sympathiques ? Je devais vraiment avoir un problème.

Des basses provenant de l'autre côté résonnaient dans le couloir, de façon étouffée. Je serrai les dents, mécontente à l'idée d'entrer dans une atmosphère trop bruyante. Pourquoi les gens trouvaient-ils cela agréable de s'amuser dans le vacarme ? On pouvait très bien "s'éclater" dans le silence le plus total. Cet état d'esprit me dépassait. Je me sentais toujours en décalage avec ma génération.

La porte s'ouvrit enfin sur Anatole, qui nous accueillit avec un saladier rempli de Curly. Lily se jeta dessus, manquant de lui enfoncer le grand bol dans le ventre. Il émit un drôle de gargouillis et nous laissa entrer, l'ombre d'un sourire aux lèvres. Il déclara forfait en abandonnant le saladier à Lily qui avalait les Curly par poignées. Je lui jetai un regard anxieux en la regardant partir avec. Ce n'était pas bon pour sa santé d'en manger autant. Je m'employais à cacher tous les paquets chez nous, ou de les mettre hors de sa portée. Elle ne savait pas à quel point je faisais attention à elle. Avec toute sa candeur, elle croyait que c'était les souris qui lui volaient ses Curly. Non, elle ne savait pas jusqu'où j'étais allée pour la protéger, la sauver.

Je croisai le regard d'Anatole avant de le détourner vivement. Je ne savais pas trop comment réagir face à lui. Nous n'avions pas vraiment passé de temps ensemble depuis notre aventure dans le passé. Il s'était empressé de chercher un appartement. Au moins, il avait compris qu'il ne fallait rien espérer de ma part. J'aurais eu beaucoup de mal à vivre dans la même maison que lui.

La musique, très rythmée jusqu'à maintenant, changea au profit d'une reprise beaucoup plus lente : celle d'Unchained Melody. Je tentais de ne pas prêter attention aux paroles mais elle résonnèrent malgré moi dans ma tête, beaucoup trop fortes : "I will coming home wait for me..." Les yeux toujours baissés, je passai devant Anatole pour me rendre jusqu'à l'unique pièce qui se trouvait être à la fois un salon et une chambre. Il avait maladroitement agencé de sorte à ce que le lit soit en réalité un canapé pour la soirée. Astrid y était assise en tailleur et discutait avidement avec Neil. Un peu plus loin, Jeremiel observait la nuit à travers la fenêtre. Quant à Lily, elle avait rejoint les filles et se mêlait à leur conversation. Un mince sourire décrispa un peu mon visage. Charmant tableau que voilà. D'autres personnes devaient-elles venir ? Je nous trouvais suffisamment nombreux. Un peu trop pour un si petit appartement.

Je me dirigeai vers la kitchenette et posai mon sachet plastique sur le comptoir, avant de me souvenir qu'il valait mieux le donner à Anatole. Je grattai mon bonnet sur ma tête et pivotai vers le jeune homme... avant de lever les yeux incroyablement haut car étant donné l'exiguité du coin cuisine, il avait été contraint de se rapprocher. Pourquoi m'avait-il suivie ? Qu'importe...

J'attrapai vivement le sachet plastique et manquai de le broyer dans ma main tandis que je lui tendais.

"C'est... pour toi. Cadeau de pendaison." dis-je catégoriquement.

On aurait dit que je venais à sa mise à mort tant ma voix était tranchante et mon regard assassin. Il fallait que je me détende. Une soirée, ce n'était pas si terrible... Et puis je pouvais très bien partir dans dix minutes à peine. Rien ne me forçait à rester.

Jetant un regard côté salon-chambre, je m'aperçus que Lily, Neil et Astrid nous fixaient d'un air interdit. D'accord... peut-être avais-je parlé un peu trop fort, et mon ton implacable n'arrangeait rien. Je me pinçai les lèvres et enlevai le sachet plastique. A l'intérieur, un paquet cadeau rectangulaire joliment emballé. J'avais voulu qu'il soit très joli. J'aimais que les choses soient bien faites. Le cadeau était surmonté d'une faveur couleur émeraude qui me rappelait la verdure dans la Vallée aux Merveilles. Ce n'était pas un hasard si j'avais choisi cette couleur.

"Ouvre-le."
encourageai-je Anatole en modérant les fluctuations de ma voix.

Les conversations reprirent, à mon grand soulagement, même si je sentais les regards curieux des filles braqués sur nous. J'étais certaine que mon cadeau était ridicule. Hors de son temps, comme tout ce que je faisais...

Entre les mains d'Anatole, une lampe Berger apparut. C'était une lampe ancienne que j'avais trouvée dans un magasin d'antiquités. Il parut étonné, de même que le reste des curieux. Je réprimai un soupir -et surtout l'envie de la casser sur-le-champ. Le feu aux joues, j'expliquai d'un ton professionnel :

"C'est une lampe Berger. C'est un brûle-parfum destiné à l'origine à désodoriser et désinfecter tous lieux insalubres, notamment les chambres mortuaires et les chambres d'hôpital, grâce à la combustion catalytique d'un alcool."

Je sus aussitôt que j'avais dit quelque chose qui ne fallait pas. Je venais vraiment de parler de chambre mortuaire ? Il allait penser que j'imaginais son appartement comme un lieu morbide et nauséabond.

"Enfin... maintenant c'est surtout une décoration d'intérieur !" ajoutai-je précipitamment, les yeux écarquillés. "Et c'est joli quand ça brûle."

Je me mordis les lèvres, avant de préciser, à voix basse, en espérant que seul lui entendrait :

"Je trouvais cela approprié parce que... tu es un peu la lumière qui a guidé Eleanor jusqu'à la fin. Je me suis dit que ça t'y ferait penser, même si je ne sais pas si c'est une bonne chose de garder tout ça en tête."

Je m'éclaircis la gorge et me tournai ensuite vers le comptoir pour attraper un Curly dans un autre saladier posé là. C'était une véritable invasion, ou quoi ? Que fallait-il dire, à présent ? Oh, mentionner l'appartement. Je l'enveloppai d'un regard et déclarai :

"C'est aussi beau qu'une boîte à chaussures."

C'était le mieux que je pouvais faire. Et j'en étais désolée.



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Anatole Cassini


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________________________________________ Jeu 19 Nov 2015 - 13:41






    Il y a quelques jours de cela...

    "J'ai envie d'avoir mon chez moi. Quelque part où je pourrai faire ce que je veux, quand je veux, sans déranger la moindre personne. J'ai l'impression que si je reste ici, je... enfin tu vois ?"

    "Tu vas l’étouffer ?"

    "Ouais, c'est ça. Si je reste là, dès qu'elle entrera dans une pièce, je ne regarderai qu'elle, dès qu'elle ouvrira la bouche, je serai aux aguets, et ainsi de suite."

    Je me sentais terriblement bête en disant cela à la jeune femme qui était appuyée contre la chaise tout en grignotant son maïs grillé. Quand moi, j'étais assis sur le rebord de fenêtre, les jambes ramenées vers moi et j'avais la tête tournée dans sa direction, même si par moment je regardai au dehors.

    "Tu sais, je peux te dépanner et tu aurais de quoi t'offrir un magnifique appartement."

    L'idée me plaisait bien, mais un rictus s'était dessiné aux coins de mes lèvres. Je n'aimais pas être redevable envers quelqu'un et je ne voulais pas non plus abuser de la situation. Neil me l'avait dit, l'argent n'était pas un soucis pour elle. Elle pouvait en faire apparaître autant qu'elle voulait, mais ce n'était pas une raison pour en profiter. Je comptais bien travailler, gagner ma vie et vivre comme une personne ordinaire. De toute façon, je n'étais pas réellement comme eux, ni de la même famille. Elle ne me devait rien.

    "Je te promet que je te le rendrai au centime près !"

    "Tu sais que ça me fait plaisir et que tu n'as pas besoin ?"

    "J'y tiens. Vraiment. C'est important pour moi."

    Elle m'avait sourie et elle m'avait obligée à goûter à son maïs grillé. C'était la première fois que j'en mangeais et même si je lui avais vanté les mérites de cette merveille, à dire vrai je n'avais pas aimé du tout. Cela dit, ça semblait l'amuser de me forcer à manger quelque chose que je n'aimais pas. Elle semblait bien m'apprécier et moi aussi je l'aimais bien. J'avais la sensation que je pouvais tout lui confier et qu'on serait de très bons amis. Voir peut-être qu'on l'avait déjà été, vue qu'elle venait du futur et même si elle prétendait ne m'y avoir jamais vue, j'avais toujours la sensation qu'elle me mentait. Sans doute dans le but de me protéger.

    Quoi qu'il en était, on avait fait le tour des appartements. Elle avait eu la gentilesse de ne pas me laisser y aller seul et on avait trouvé une pure merveille. D'accord, il était minuscule et quasiment toutes les pièces étaient réunis dans la même. Mais c'était le mieux que je pouvais me payer. Elle m'avait proposée de prendre plus grand, mais en fonction de ce que j'allais gagner, je me doutais bien que je ne pourrai pas lui rembourser d'avantage. En tout cas, elle avait financée les six premiers mois et j'avais passé le restant des jours avant l'aménagement à me trouver un petit job.


    Aujourd'hui...

    "Tu l'as fait toi même ?" avais-je demandé à Neil qui m'avait offert une peinture véritablement magnifique et qui allait mettre un peu de clarté dans l'appartement.

    "Je l'ai achetée à un brocanteur. C'est magnifique, n'est ce pas ?"

    "Ah mais oui ! Totalement ! Je vais le mettre dans le salon, ça compensera le manque de fenêtres."

    Je n'avais plus de rebords de fenêtre où me poser, comme je le faisais chez Lily. J'avais aussi un besoin constant de lumières dans la pièce, car elle était véritablement sombre. Fallait que je repeigne les murs et Jeremiel m'avait proposé son aide, vue qu'on passait pas mal de temps à faire des petits travaux après que Neil lui ait demandée de bien vouloir m'aider à aménager. Le tableau allait apporter une touche lumineuse à la pièce.

    "C'est un plan de tomates. Il ne faut pas croire ce que les deux jambes disent. Ce ne sont pas les tomates qui sont bonnes, mais les feuilles. Elle sont vraiment excellentes les feuilles de tomates. Je te les conseil, c'est très bon."

    Ce n'était pas pareil que le tableau, mais j'adorais l'idée d'un plan de tomates à la maison. Astrid m'en avait amené un en guise de cadeau pour la crémaillère. Quand à Jeremiel, il m'avait offert un pot. Toujours utile pour planter le plan de tomates que Astrid avait en main. J'avais tout mis dans l'évier pour apporter un peu d'eau au plan de tomates, puis j'étais revenu vers la porte d'entrée en entendant le bruit de la sonnette. Il ne restait plus que Ellie et Lily qui devaient arriver, du coup en passant devant la petite table, j'avais pris un saladier de Curly spécialement acheté pour la jeune femme adepte aux cacahuètes.

    A peine j'avais ouvert la porte, que Lily me l'avait pris des mains et que j'avais à peine pu admirer la magnifique tenue qu'elle portait. Bon sang qu'elle était ravissante. Je trouvais que Elliot avait beaucoup de chances d'avoir rencontré une jeune femme comme elle et qu'il était véritablement stupide de ne pas profiter de cette chance et de continuer à bouder dans son coin. C'était ce genre de réactions que je ne comprenais pas. Quand on avait la chance d'aimer quelqu'un et d'être aimé en retour, on devait en profiter un maximum. J'avais posé mon regard sur Ellie et je m'étais poussé pour la laisser entrer, sans ajouter le moindre commentaire.

    Quand la musique avait changée, je m'étais tourné vers Neil qui touchait aux boutons de ma petite chaîne hifi. Je me demandais si elle avait choisi cette musique au hasard ou non. Du coup je lui avais adressé un petit regard, les yeux plissés, pour lui faire comprendre qu'elle était en train de me faire passer pour je ne savais quoi. Elle s'était contentée de me sourire avant de baisser un peu le son. Elle était trop cette fille ! Encore une chance que Elliot avait, d'avoir une famille heureuse et magnifique. Pourquoi il n'en profitait pas ? Il allait véritablement falloir une fois qu'on ait une conversation lui et moi, même si on ne se connaissait que par l'intermédiaire d'autres personnes.

    Je m'étais dirigé vers la kitchenette afin de prendre des trucs dans le frigo et j'avais vue qu'Ellie y était également. Elle avait posée un sachet plastique sur le rebord. C'était amusant de voir qu'elle se comportait comme si elle était déjà chez elle. En me voyant arriver, elle s'était tournée et elle m'avait tendu quelque chose d'un ton catégorique. Je l'avais pris... ou plutôt réceptionné entre mes mains. On sentait qu'on avait dû la forcer à venir avec quelque chose. Quoi qu'il en était, je l'avais ouvert et je pense que ma réaction était approprié. J'étais simplement resté la bouche grande ouverte, me demandant ce que je tenais dans les mains. Et à voir la tête de Jeremiel, qui avait levé les yeux au ciel avant de changer d'endroit où il s'était adossé, je me disais que ma réaction était totalement appropriée.

    Le pire dans tout ça, c'était quand Ellie s'était sentie obliger de nous dire de quoi il s'agissait et qu'elle s'enfonçait plus qu'autre chose. Mais comme on disait toujours, c'était l'attention qui comptait. Une lampe Berger à ce que j'avais compris, c'était une lampe qui s'allumait, brûlait, décorait et désodorisait. J'aurai pu tomber sur bien pire. Enfin c'était aussi une lampe pour les lieux insablubres, les chambres mortuaires et les chambres d'hôpitaux, mais bon... il ne fallait pas voir en cela un message qu'elle essayait de me faire passer.

    "Je trouvais cela approprié parce que... tu es un peu la lumière qui a guidé Eleanor jusqu'à la fin. Je me suis dit que ça t'y ferait penser, même si je ne sais pas si c'est une bonne chose de garder tout ça en tête."

    Là au moins c'était une explication totalement justifiée et je n'avais pas pu m'empêcher de laisser échapper un petit sourire tout en lui disant un petit "merci". C'était le plus étrange, le plus inapproprié de tous les cadeaux, mais aussi le plus beau qu'on m'avait fait. Il fallait juste comme à chaque fois, bien comprendre ce que Ellie voulait dire, le message qu'elle voulait transmettre. Je l'avais observée s'éloigner, avant de poser ma nouvelle lampe sur la table basse. J'adorais son cadeau.

    "C'est aussi beau qu'une boîte à chaussures."

    Cette fois ci, j'avais ris. C'était typiquement Ellie une fois de plus. Elle ne mâchait pas ses mots et elle était capable de passer à un moment romantique à quelque chose de plus léger, de plus... boulet aussi. Lily s'était approchée de moi en me tendant une boite avec un grand sourire.

    "Merci ! Mais vous n'auriez pas dû tous venir avec un... AHHH !"

    Oui, j'avais sursauté ! Et ensuite ? Où était le problème ? Garçon ou pas, quand on vous tendait une boite en carton avec des trous et que d'un seul coup la boite se mettait à bouger, c'était pas très rassurant.

    "Maman ? Il y a quoi dans cette boite ?"

    Je sentais que Neil non plus n'était pas très rassurée et j'avais tendu la boite devant moi, le plus loin possible de mon torse. Mais Lily semblait penser qu'il n'y avait aucun danger.

    "Ouvre la, tu vas adorer ! C'est géant ! Je voulais d'abord te prendre quelque chose d'humoristique comme du papier toilette décoré, mais je suis tombé sur lui et c'est encore mieux !"

    "Lui ?"

    Jeremiel avait dit à voix haute ce que je pensais dans ma tête. De quoi parlait-elle en disant "lui" ? J'avais ramené la boite devant moi, avant de l'ouvrir tout doucement et d'y voir quelque chose d'aussi effrayé que nous. Mais au lieu de rester calme, il avait bondis et j'avais fait tomber la boite sans le faire exprès.

    "Mais c'est quoi ? On aurait dit..."

    "Une souris !!! Tu vas voir, elle va être très affectueuse ! On devrait tous en avoir une chez soi ! Et comme t'as pas d'amis, je me suis dit que ça te ferait plaisir !"

    J'aurai bien répondu quelque chose, mais Neil avait déjà fusillée sa mère du regard et on s'était retrouvé à faire la chasse à la souris. Allez savoir où elle aurait pu se cacher. Jeremiel avait tentée de la chopper quand elle était passée à proximité de lui, mais sans succès. En tout cas Lily s'était mise à lui rouspéter dessus, car il avait voulu la prendre par la queue, ce qui apparemment ne devait pas être agréable pour une souris. On peut dire qu'aujourd'hui j'avais eu des cadeaux véritablement personnalisés.

    "Et du fromage ? On pourrait tenter de l’appâter avec du fromage ?"

    "Non ! Enfin si, c'est une bonne idée, mais j'ai bien mieux !"

    La jeune femme avait piochée dans le saladier de Curly avant d'en mettre un peu partout sur le sol autour d'elle. Je m'étais contenté de sourire, car même si la journée tournait mal, c'était une journée vraiment géniale. J'avais tourné la tête en direction de Ellie et je lui avais adressé un petit sourire. J'espérais qu'elle s'amusait autant que moi.


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Il est difficile de dire adieu, lorsqu'on veut rester.
Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
Mais le plus terrible est de devoir oublier...
...lorsqu'on veut aimer.


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________________________________________ Jeu 19 Nov 2015 - 18:33

A little party never killed nobody... are you sure of that?

...


Lily venait de donner une boîte à Anatole. Etrange, je ne me souvenais pas qu'elle soit venue avec un cadeau. J'étais probablement trop stressée pour remarquer quoi que ce soit. Chose alarmante, la boîte s'agitait toute seule et le jeune homme en fut surpris. Il souleva le couvercle et un petit animal en sortit. Il tomba au sol dans un couinement mais loin d'être sonné, il se mit à courir à travers la pièce.

Une souris. Lily avait offert une souris à Anatole. Déconcertée, je les observai tenter de la remettre dans sa boîte, sans succès. Autant courir après une mini fusée... Le rongeur était tellement paniqué qu'il en avait presque des ailes. Impossible à atteindre.

Lily était persuadée qu'en semant des Curly à travers la pièce, l'animal s'arrêterait pour en manger quelques uns. Je me retins de plaquer une main contre mon visage. Consternant. Anatole m'adressa un sourire auquel je ne répondis pas. Je me dirigeai ensuite vers l'étagère sous laquelle j'avais vu se glisser le rongeur, et m'agenouillai devant pour regarder en dessous. J'entendais de petits couinements terrifiés.

"On n'est pas si différents, tous les deux..." murmurai-je.

Piètre tentative de calmer un animal terrorisé, mais je ne voyais pas quoi faire d'autre. Je me redressai en sentant quelqu'un m'enlever mon bonnet. Vivement, je plaquai les mains contre ma tête mais trop tard. Je levai les yeux sur Jeremiel et lui lançai un regard courroucé.

"Rends-le moi !" fis-je d'un ton sec.

Il se montrait bien effronté alors que d'ordinaire, sa présence était une source de tranquilité. Il posa son index contre sa bouche pour me faire signe de me taire. Je me relevai pour de bon et lui fis mon regard le plus noir. Si c'était une blague, elle n'était vraiment pas drôle. Bizarrement, je me sentais toute nue sans mon bonnet.

Brusquement, je vis une boule de poils supersonique passer entre mes jambes. La souris courait vers l'autre bout de la pièce. Jeremiel fit tourner le bonnet dans sa main et le lança sur l'animal qui tomba inerte sur le sol.

"Sonné." commenta-t-il.

"Qu'est-ce qui te prend ?" s'écria Astrid, scandalisée. "Tu l'as tuée !"

Ses épaules commencèrent à se soulever, comme si elle allait se mettre à pleurer. Vivement, je me précipitai sur la souris, l'attrapai précautionneusement dans mes mains et l'enroulai dans le bonnet. Puis je posai mon index contre son pelage, au niveau du coeur. Un battement rapide résonna dans ma main.

"Elle est en vie." dis-je, soulagée.

"Sonnée." répéta Jeremiel d'un ton évident.

Je me rendis jusqu'à la table basse, renversai le saladier de Curly -qui était presque déjà vide- et posai la souris étendue dans le bonnet. Puis, je plaçai le saladier transparent autour d'elle, afin qu'elle ne s'échappe pas à son réveil.

"Tu aurais dû penser à une cage, Lily."
déclarai-je d'un ton réprobateur.

Je n'aimais pas faire apparaître des objets. En règle générale, je ne sollicitai aucun de mes pouvoirs hormis la téléportation. J'avais appris à vivre sans et je m'en sortais très bien. En vérité, je ne voulais surtout pas en connaître l'étendue. Moins j'en savais à ce sujet, mieux c'était pour les autres. Je ne souhaitais pas commettre les mêmes erreurs qu'Elliot.

"On peut aussi la remettre dans la boîte, mais à mon avis l'obscurité la stressait beaucoup trop."

Je me redressai, observant d'un air attendri la souris endormie, avec le bonnet qui lui faisait comme un petit lit de laine. Machinalement, je passai une main dans mes cheveux, les ramenai sur mon épaule et commençai à les tordre.

Puis je me tournai vers les autres, jetant un coup d'oeil à la lampe Berger. Anatole avait eu l'air content de son cadeau, mais je me disais qu'il avait menti. J'avais tout faux, comme toujours. Ce n'était pas ce qu'un jeune homme de son âge aurait souhaité pour son emménagement.

Plus que jamais, je me sentais à l'étroit. Ils s'étaient tous amusés à la chasse à la souris, tous sauf moi. C'était peut-être le moment de partir, non ?

Je tirai la manche d'Anatole pour l'entraîner un peu à l'écart et dis à voix basse :

"Je vais rentrer. C'était vraiment une super soirée, vraiment !"

Je levai les pouces en l'air avec un sourire appuyé. Ca devait faire un quart d'heure que j'étais dans l'appartement et je me sentais déjà en trop. Quelle calamité... Mais ils pourraient très bien s'amuser sans moi. Ils l'avaient toujours fait jusqu'à maintenant, non ?

Il y eut du mouvement vers la table basse, juste avant que j'aperçoive Astrid qui tenait le bonnet dans ses bras très tendrement.

"La souris a besoin d'une maman !"
fit-elle avant même que les autres ne réagissent. "Il faut qu'elle voie un visage aimant quand elle se réveillera. Il ne faut pas l'enfermer... AÏE !"

Le rongeur sauta du bonnet après avoir mordu la petite blonde et courus se cacher sous un autre meuble. Astrid observa son doigt duquel s'échappait de toutes petites gouttes vermeilles.

"Ca pique... mais c'est joli !" commenta-t-elle avec une grimace à la fois douloureuse et émerveillée.

Je secouai lentement la tête et levai de nouveau les yeux vers Anatole.

"Vous n'avez pas besoin de moi. Je ne suis pas douée pour la chasse à la souris... Et j'ai encore pleins de choses à faire en plus, alors..."

Je laissai ma phrase en suspens, sans en savoir la raison. Pourquoi me regardait-il de cette façon, comme si je lui faisais de la peine ? Qu'est-ce que cela changeait que je sois là ou non ?




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________________________________________ Jeu 19 Nov 2015 - 21:33






    "Tu veux vraiment partir ?" lui avais-je demandé sur un ton limite suppliant. Je ne voulais pas lui montrer que j'étais déçu de la voir quitter la soirée si vite, mais je n'avais pas pu retenir mes mots. Je ressentais au fond de moi une telle tristesse et déception qu'il fallait que je l'exprime d'une manière ou d'une autre.

    Puis, j'avais tourné la tête vers Astrid qui avait annoncée catégoriquement que la souris avait besoin d'une maman. C'était sans doute l'idée de base de Lily en me l'offrant. Même si je n'avais rien du tout d'une mère. Puis, la catastrophe était arrivée et l'animal avait mordu la jeune femme blonde. Jeremiel avait pris sa main, observant la plaie avant de passer son mouchoir en tissus dessus et de se repositionner tout contre le mur au loin. Tandis que Lily avait pris la relève en affirmant qu'il était important de désinfecter la plaie, car même si les souris étaient nos amis, elles pouvaient parfois se montrer un tantinet agressif et elles allaient fourrer leur nez un peu n'importe ou, même dans les paquets de Curly.

    D'ailleurs elle avait enchaînée en précisant le nombre incalculable de fois où des souris étaient venus chez elle voler ses paquets de Curly. D'ordinaire, j'aurai levé les yeux en direction de Neil pour lui demander si c'était bien les souris ou plutôt si elle n'était pas responsable de la disparition soudaine de ces gourmandises. Mais là, sur le coup, je n'étais pas d'humeur à entrer dans leur jeu. Je les avais laissés à leur occupation tout en me tournant vers Ellie qui était déjà sur le pas de la porte et qui la refermait derrière elle. Mon cœur s'était accéléré. Cette soirée c'était un moyen comme un autre de passer un peu de temps avec elle. Je ne pouvais pas la laisser repartir comme si de rien était et retourner m'amuser. Ce n'était pas pareil si elle n'était pas là. Sans plus attendre, je m'étais dirigé vers la porte et je l'avais ouverte, me précipitant dans le couloir pour rejoindre la jeune femme.

    "Attends !" lui avais-je dit sans trop savoir quel prétexte j'allais utiliser pour la faire rester. Je m'étais passé une main à l'arrière du coup pour me le frotter légèrement avant de soupirer.

    "Je suis vraiment très heureux que tu ais acceptée mon invitation. Surtout que tu n'y étais pas obligée."

    C'était de la tapisserie qu'il y avait dans le couloir ? Je n'avais jamais remarqué ce détail. A dire vrai, l'endroit n'était pas des plus agréables à regarder et il y avait pas mal de graffiti. Du coup je n'avais jamais pris le temps de m'attarder dans l'immense couloir de l'immeuble. Mais cette fois ci, j'en avais l'occasion. Ca évitait de fixer la jeune femme constamment.

    "Merci pour le cadeau. Je sais que... c'est un cadeau peu ordinaire, mais il m'a véritablement touché. Je t'en remercie."

    Je ne mentais pas. Le fait qu'il y avait une anecdote, une histoire autour de ce cadeau et en plus quelque chose qui nous rapprochait tous les deux, ça m'avait touché en plein coeur. C'était agréable de se rendre compte qu'elle avait compris que j'étais bel et bien resté jusqu'au bout pour Eleanor et que j'avais bien agis. C'était encore dur quand je dormais de me détacher de la réalité pour rejoindre le monde des rêves et de songer à toutes les choses que j'aurai pu faire pour éviter que la jeune fille meurt. Mais dans tous les scénarios possibles, la manière dont ça s'était déroulé était la meilleure pour tous. Il fallait simplement réussir à l'accepter.

    "Je vais te laisser, on m'attends à l'intérieur."

    Une de mes mains était venue se poser sur son avant bras. Un geste tendre, amical, qui avait duré qu'une fraction de seconde, car si j'avais laissé ma main là, elle se serait détachée de moi une fois encore et chaque mouvement de recul qu'elle avait face à moi, me faisait de plus en plus mal à chaque fois. Je lui avais adressé un petit sourire avant de rejoindre l'appartement et de fermer la porte d'entrée. Juste devant moi se tenait Neil les bras croisés. J'avais entendu du bruit provenir de la kitchenette où Lily devait être en train de passer de l'eau sur le doigt d'Astrid pour désinfecter la plaie.

    "Ellie est rentrée, elle était fatiguée."
    avais-je dit à la jeune femme qui continuait à me fixer, ce qui avait pour effet de me mettre très mal à l'aise. J'avais observé au loin Jeremiel qui au lieu de prendre ma défense, il s'était contenté de secouer la tête comme s'il désapprouvait.

    "Elle avait d'autres choses à faire. Je n'allais pas la forcer à rester. On est tous libre de partir quand on en a envie."

    Neil m'observait toujours, secouant à son tour la tête. J'avais deux personnes face à moi qui n'approuvaient pas ma décision de ne pas retenir Ellie prisonnière de cet appartement.

    "Tu voulais que je fasse quoi ?"

    C'était facile de dire qu'on était pas d'accord, mais ça l'était moins de trouver une solution. Ellie l'avait bien fait comprendre, ce genre de soirée ce n'était pas pour elle et elle préférait rentrer à la maison pour sans doute passer la soirée en compagnie d'un bon livre.

    "Ok, j'aurai préféré qu'elle reste, mais..."

    "Anatole ?"

    "Oui ?" avais-je marmonné en levant la tête vers la jeune femme.

    "Lily a ses Curly, Astrid a ta souris, Jeremiel a Astrid..."

    Quand elle avait prononcée ça, j'avais vue le regard de Jeremiel se figer sur Neil qui s'était contentée de lever les yeux au ciel, comme si elle savait qu'il l'observait. Puis, elle avait continuée.

    "...moi j'ai largement de quoi m'occuper avec ces trois enfants. Quand à toi, on a vraiment pas besoin de toi ici. Alors fonce idiot !"

    Je l'avais regardée quelques secondes dans les yeux me demandant si c'était une bonne idée, puis j'avais laissé échapper un léger sourire avant de prendre une veste et de sortir. La route allait être longue jusqu'à la maison de Lily, car je me doutais bien que Ellie s'y était téléportée. Mais au détour d'un virage, je pouvais voir au loin une petite fille marcher seule dans la rue. C'était mon jour de chance ! J'avais accouru jusqu'à elle, arrivant un chouilla essoufflé à ses côtés et j'avais posé la veste sur ses épaules, avant de me mettre à marcher côté d'elle.

    "Tu n'as pas pris de veste pour le retour et comme t'avais pas ton bonnet, je me suis dit que tu risquais d'attraper froid en marchant sans rien sur le dos."

    Bien entendu, j'avais juste mon pull sur moi vue que je venais de lui passer ma veste qui était bien trop grande pour elle.

    "Je vais te raccompagner jusqu'à chez toi, il fait nuit."

    Comme si elle risquait quelque chose avec ses pouvoirs. Mais bon, fallait bien trouver une raison de la ramener chez elle. J'avais mis mes mains en poche et on avait continué de marcher.

    "Astrid est vraiment à part. J'adore comme elle réagit quand elle se fait mordre par une souris. Tout l'émerveille. Elle est superbe !"

    Parler d'Astrid me rapprochait d'Ellie, car on partageait un secret sur elle dont aucun de nous deux avait parlé à la jeune femme et dont on n'avait pas reparlé. Je me demandais si un jour on remettrait cette discussion sur le tapis. Quoi qu'il en était, ça me plaisait d'avoir un secret en commun avec Ellie.


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________________________________________ Ven 20 Nov 2015 - 17:21

I believe that tomorrow is stronger than yesterday.

...


La déception marquait les traits d'Anatole. Les bras ballants, je le regardai. Si je m'étais écoutée, j'aurais disparu sur-le-champ. Mais ce n'était pas très poli. J'avais déjà fait le coup à Aryana quand elle avait voulu que l'on passe un peu de temps toutes les deux. Il fallait que je me sociabilise à tous prix, même si je me sentais étrangère en tous lieux. C'était presque handicapant de se trouver face à quelqu'un sans savoir que dire.

J'avais cru être libérée d'un poids en franchissant la porte d'entrée, mais Anatole m'avait suivie dans le couloir, visiblement mal à l'aise. Oh non... pourquoi faisait-il cela ? Il n'était pas obligé. Il me remercia par deux fois pour la lampe Berger. Je me contentai de me mordre les lèvres tout en l'évitant du regard. C'était affreusement gênant, mais il était d'usage de raccompagner les invités jusqu'au pas de la porte. Une fois cette formalité accomplie, il retourna chez lui. Je laissai échapper un soupir de profond soulagement, hésitai à me téléporter directement dans ma chambre, mais réalisai que marcher un peu dans le froid me ferait le plus grand bien.

Je descendis les escaliers et me retrouvai dehors, dans la nuit frissonnante. J'enfouis les mains dans les poches de mon jean et rentrai la tête dans les épaules. Je n'avais pas de veste mais ce n'était pas un problème. Je ne pouvais pas tomber malade, de toutes façons.

J'avançais sur le trottoir, les yeux rivés sur le sol. Mon esprit plus léger vagabondait en d'autres horizons, impatient de retrouver l'univers rassurant de mes romans. A mesure que je m'éloignais de l'appartement bondé, je me sentais mieux.

A cette heure, peu de monde se baladait. Le temps était humide, sans doute allait-il pleuvoir. De rares voitures balayaient la chaussée de leurs phares. C'était merveilleux de s'imaginer seule au monde.

Brusquement, j'entendis des bruits de pas dans mon dos. Je n'eus pas le temps de me retourner que je sentis quelque chose de chaud et de lourd sur mes épaules. Une veste qui sentait comme Anatole. Ce qui était logique puisqu'il venait d'arriver à mes côtés, tout essoufflé. Je l'observai d'un air surpris et sceptique. Que faisait-il ici ?

"Je ne peux pas attraper froid."
dis-je en enlevant la veste de mes épaules pour la lui rendre. "En revanche, toi tu seras grippé demain si tu restes comme ça."

Malgré tout, il tint à ce que je la garde. Secouant la tête, j'enfilai les manches beaucoup trop longues. J'avais l'impression d'avoir une robe trop large. Je devais avoir l'air ridicule mais tant pis. C'était lui qui avait insisté.

"Me raccompagner ?"
fis-je, de plus en plus perplexe.

Pensait-il vraiment que je risquais quoi que ce soit ? Je ne comprenais pas. Il avait quitté sa propre fête pour rester avec moi. Je soupirai légèrement, saisissant brusquement la raison de tout ceci. Malgré son déménagement, il espérait toujours quelque chose de ma part.

Il orienta la conversation sur Astrid, ce qui ne me changea pas vraiment les idées car une montagne de questions l'entourait. Nous l'avions vue naître d'une certaine façon dans la Grande Vallée, et je lui avais apporté des souvenirs. Je ne parvenais pas à comprendre ce qui s'était réellement passé. Ne pas savoir me rendait folle mais il semblait que nous étions condamnés à vivre avec toutes ces interrogations. Nul ne pouvait nous apporter des réponses.

Je ramenai machinalement le col de la veste tout contre ma gorge tandis que je réfléchissais.

"Je me demande qui elle est vraiment. C'est comme si quelqu'un s'amusait à nos dépens, jouait avec nous. C'est sans nul doute un grand marionnettiste." déclarai-je pensivement. "Quelqu'un quelque part tire les ficelles et nous nous laissons faire, comme les pantins que nous sommes."

Je m'abîmai dans une intense réflexion pendant quelques instants, quand je m'aperçus que nous étions devant la maison de Lily. Là, je m'arrêtai et me tournai vers Anatole.

"Je suppose que tu veux retourner à ta pendaison..."

Cela me paraissait logique, même s'il se trouvait avec moi à l'heure actuelle. Ce qui n'était pas spécialement logique. Passons. Il fallait que je cesse de trop réfléchir sur des choses qui n'avaient pas d'importance.

Pourquoi restait-il planté comme un piquet ?

"Tu... tu veux te réchauffer un peu avant de repartir ?"

Je clignai des yeux dans le vide. Ca, c'était une phrase parfaitement stupide qui ne figurait dans aucun livre.

"J'ai des tisanes, du chocolat chaud..."

Et voilà que je lui énonçais l'étendue de mon étagère dans la cuisine. Sans attendre de réponse, je décidai de me réfugier à l'intérieur. La porte était toujours ouverte car Lily oubliait de la verrouiller à chaque fois.

J'aurais aimé refermer la porte sur Anatole pour l'empêcher d'entrer -les vieilles habitudes sont tenaces- mais en appuyant sur l'interrupteur, je m'aperçus que quelque chose clochait. La lumière ne s'alluma pas.

"Quelqu'un a coupé l'électricité."
chuchotai-je.

Pourtant, les réverbères fonctionnaient dans la rue. En faisant quelques pas dans le couloir de l'entrée, je devinai les silhouettes de quelques meubles renversés. Je me reculai aussitôt et heurtai Anatole qui en avait profité pour s'approcher.

"Tu crois qu'il est toujours là ?"
murmurai-je.

Je parlais bien entendu du cambrioleur, car il ne pouvait s'agir que d'un idiot doublé d'un voleur pour entrer par effraction dans la demeure d'une jeune femme directement liée aux dieux.

Mes poings se serrèrent à la pensée que Lily aurait pu se retrouver seule ce soir-là, confrontée à un inconnu peut-être dangereux.

"Je vais le trouver." fis-je entre mes dents.

A pas de velours, je me dirigeai jusqu'à une chaise renversée, arrachai l'un des pieds que je brandis comme une batte de base-ball. L'oreille aux aguets, j'écoutai le moindre bruit incongru. Le clou qui dépassait du pied de chaise brillait étrangement dans la pénombre. Je me rendis dans le salon dont le canapé était tout retourné, déglutis avec peine en constatant que les étagères avaient été renversé, les livres comme autant d'animaux morts sur le sol.

Un grincement sur le plancher. Vivement, je me retournai et levai le pied de chaise pour l'abattre avec toute la force dont j'étais capable. La silhouette l'évita de justesse et mon arme se retrouva fichée dans le mur. Je reconnus Anatole qui avait l'air complètement choqué. Que faisait-il encore là ?

"Pourquoi tu traînes dans mes pattes ?" fis-je, le souffle court, à la fois soulagée de l'avoir manquée et agacée qu'il soit encore là.

D'un geste pragmatique, j'attrapai le pied de chaise et le sortis du mur en même temps qu'un nuage de torchis blanc.

"Va-t-en, ça risque d'être dangereux." assurai-je en tapotant mon pied de chaise dans ma main. "Je sais que tu peux mourir et revenir, mais ce n'est pas une raison. Laisse-moi m'occuper de ça. C'est ma maison."

Je me désintéressai de lui en entendant des bruits de pas à l'étage, juste au-dessus de ma tête.



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________________________________________ Dim 22 Nov 2015 - 13:23






    Elle venait réellement de me proposer de me réchauffer chez elle au lieu de retourner dans mon appartement, à ma pendaison de crémaillère ? C'était mignon comme elle me présentait la chose. Elle avait des tisanes, du chocolat chaud... Je dois avouer que ça m'aurait beaucoup amusé de la voir me préparer un bon chocolat chaud avec de la chantilly et saupoudré de cacao. Mais je n'étais pas sûr qu'avec sa taille actuelle, elle arriverait à atteindre les armoires qui se trouvaient en hauteur.

    Puis, comme à son habitude après s'être montrée trop gentille, elle avait foncée tête baissée vers l'appartement, pensant que j'allais en rester là et oublier qu'elle venait de m'inviter à entrer. J'avais sans doute un petit côté vampire, car quand je pouvais entrer chez quelqu'un, habituellement... j'entrais. Du moins chez Ellie, il n'y avait pas besoin de me le demander une seconde fois. Une fois à l'intérieur, quelque chose clochait. Ellie avait été la première à s'en apercevoir vue qu'elle avait tentée d'allumer la lumière mais sans succès.

    Quelqu'un s'était introduit dans l'appartement et avait tout saccagé. Des meubles se trouvait par terre. Les tiroirs avaient été renversés. Et il y avait oh grand malheur, des livres maltraités. Je sentais que c'était ça qui devait le plus énerver la jeune femme. Elle m'avait demandée de rester en retrait, tandis qu'elle s'était aventurée dans le salon. Après avoir récupéré un parapluie avec des éléphants dessus qui devait sans doute appartenir à la jolie Lily, j'avais suivi Ellie.

    Je m'étais penché rapidement pour éviter le pied de chaise qui fonçait vers moi et qui aurait pu me décapiter. Il était venu s'enfoncer dans le mur juste derrière mon dos. Bon sang ! Elle était petite, mais elle avait de la force. Et pour couronner le tout, elle me tenait responsable d'avoir failli me faire tuer. C'était le comble dans cette histoire !

    "J'allais justement te le dire, je ne crains pas grand chose. En tout cas pas tant que je n'aurai pas épuisé tout mon stock de chair fraîche."

    Elle m'avait observée avec un regard septique, comme si je détenais une information qui pourrait lui révéler qui j'étais réellement.

    "De peau. Je me régénère, du coup je change de peau."

    J'aurai pu dire cela autrement. Mais chair fraîche me paraissait approprié vue qu'on était une nouvelle fois en train de vivre une histoire de fantôme. Je pourrai en écrire des romans un jour. Et qui sait... peut-être que Ellie les lirait. En tout cas, il y avait quelque chose d'un peu plus réel que des fantômes dans cette maison et il ou elle était en train de tout saccager à l'étage, car on venait d'entendre un bruit provenant d'en haut.

    "Ca a beau être chez toi, je ne te laisserai pas monter toute seule. Alors soit tu entreprends de monter les marches et au pire, je reste derrière toi. Soit on quitte tous les deux cette maison et on appelle le shérif. Bien que je me doute que tu vas vouloir foncer tête baissée."

    Je l'avais observée bien droit dans les yeux, lui montrant à quel point j'étais déterminé. Si elle voulait monter, ça serait avec moi. Et apparemment, elle avait opté pour cette option vue qu'elle s'était dirigée vers le grand escalier. Je l'avais suivi, vérifiant que personne nous prendrait à revers. J'étais toujours armé de mon parapluie et Ellie de son pied de chaise. Mais pourquoi s'était elle équipée de cela, vue qu'elle avait des pouvoirs ? Même en potentiel danger, elle tenait à rester une humaine ordinaire. Ca avait un petit côté attachant, même si on pouvait la prendre pour une folle.

    "Pauvres petites âmes égarées.
    Vous n'auriez jamais dû fouler cette Terre.
    Pauvres petites âmes égarées.
    Vote trépas remplira nos estomacs."


    Je m'étais tourné en entendant quelqu'un parler derrière moi, mais à peine j'avais vue son visage que ma tête avait eu un gros choc. J'espérais juste que ce n'était pas une nouvelle fois Ellie qui se trompait de cible.


Spoiler:
 

    J'avais ouvert les yeux et ma main avait tapotée le sol où je me trouvais. C'était de la terre, noire. J'avais gigoté dans tous les sens. Je n'étais pas attaché. Je m'étais redressé, clignant plusieurs fois des paupières. On ne m'avait pas drogué. J'avais juste été assommé et je m'étais réveillé ici.

    Tout autour de moi, il n'y avait que terre. Pas d'arbres, pas de végétation, pas âme qui vive. Je m'étais mis debout, réussissant à tenir sur mes deux jambes et j'avais passé une main dans mes cheveux pour les ramener en arrière et mettre mes idées au clair. Je ne rêvais pas, tout ceci était bien réel et la chose que j'avais vue juste avant de me faire assommer faisait une nouvelle fois irruption dans ma tête. Je la voyais, elle était hideuse et effrayante. J'avais eu peur, comme avec Eleanor. Mais cette fois ci ça allait être beaucoup plus difficile de cacher cette sensation de panique en moi. Surtout que j'étais seul, tout seul.

    J'avais fait quelques pas. Dans le ciel une brume empêchait les rayons du soleil de passer, même si il faisait clair. On devait toujours être sur Terre, mais la question était : où ? Et à quelle époque ?

    J'essayais de me souvenir de ce que la chose avait dit. Des âmes égarées... elle parlait d'Ellie et de moi. Deux personnes qui n'auraient pas dû être là. Des anomalies comme Ellie pensait l'être, même si je ne partageais pas son avis. Un trépas, notre mort, qui remplira leur estomacs. Tout portait à croire qu'on était une sorte de nourriture pour ces créatures. Mais la question était comment qu'ils comptaient nous manger ? Se nourrissaient-ils de nos peurs ? Si c'était le cas, ils étaient sans doute déjà rassasié.

    "Ellie ? ELLIE ??"

    J'avais beau hurler son nom, elle ne me répondait pas. La seule chose qui me donnait l'impression de ne pas être tout seul, c'était cette sensation au fond de mon estomac. Comme si quelque chose autour de moi m’épiait et attendait le bon moment pour me foncer dessus et me dévorer. Mais il n'y avait pas que ça. Quelque chose grondait vraiment en moi. J'avais soulevé mon pull de ma main tremblante et j'avais vue l'horreur...

    "Ah ! AH ! AHHHHH !!!!" avais-je hurlé en sentant que quelqu'un, d'invisible ou pas, était en train de m'arracher des morceaux de chair. Voilà comment qu'on pouvait se faire manger en toute intimité.

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Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
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________________________________________ Dim 22 Nov 2015 - 15:54

I believe that tomorrow is stronger than yesterday.

...

Anatole avait vraiment une manière bien à lui de s'exprimer. Je lui avais lancé un drôle de regard alors qu'il parlait de "chair fraîche". Ce n'était pas rassurant et en même temps cela m'intriguait fortement. Allait-il enfin mentionner quelque chose susceptible de m'aider à trouver qui il était, ou quel but il avait dans toute cette histoire ? Eh bien... non. Comme à l'accoutumée, il cherchait uniquement à détendre l'atmosphère. Je laissai échapper un petit soupir las et m'engageai dans l'escalier. Je ne voulais pas me téléporter directement à l'étage pour éviter de perturber le cambrioleur. J'allais m'y prendre à l'ancienne, munie de mon pied de chaise. Je m'en sortirai très bien toute seule. Le mur du rez-de-chaussée en était la preuve.

Pourtant, Anatole m'emboîta le pas, bien décidé à m'épauler dans cette tache. C'était ridicule. Je pouvais venir à bout d'un malheureux voleur. Inutile de prévenir le shérif pour si peu, bien que cela serait agréable de revoir Pascal Méléon. Notre première rencontre n'avait pas été des plus amicales. Je venais de naître et trop liée aux émotions d'Elliot, je m'étais appliquée à vouloir aplatir l'ancien caméléon. Il fallait que je le revois pour m'excuser de mon comportement. A présent que j'étais entière et maîtresse de mon tempérament, il fallait que je lui dise que je n'éprouvais plus aucun grief à son égard.

J'aurais tout le temps de le faire quand nous aurions maîtrisé le cambrioleur. Je me voyais déjà appeler le shérif et boire un bon thé comme je l'avais promis à Anatole. Pas de quoi angoisser, la nuit suivrait tranquillement son cours. Ce n'était qu'un petit contre-temps. Après tout ce que nous avions traversé, cela aurait été idiot de s'inquiéter pour un voleur de pacotille.

J'avais monté l'escalier en faisant le moins de bruit possible, Anatole sur les talons. Une fois sur le palier du premier étage, un chuchotement caressa mon oreille :

"Pauvres petites âmes égarées.
Vous n'auriez jamais dû fouler cette Terre.
Pauvres petites âmes égarées.
Vote trépas remplira nos estomacs."


Je frémis et ouvris la bouche pour prévenir Anatole, mais il venait de s'écrouler sur le sol. Derrière lui, un homme en noir doté d'un visage abominable se tenait, les mains jointes, un large sourire cadavérique aux lèvres. Un bruit sourd derrière moi. Pétrifiée, je ne voulais pas me retourner. Je voulais faire face à la créature en costume.

Puis, ce fut le néant.

Je soulevai les paupières, la tête lourde mais vide. Tout tournait autour de moi. J'étais allongée sur une surface dure et plane, comme me le signifiait mon dos endolori. Tout baignait dans la pénombre. Je levai la tête et constatai que mon sweat-shirt était relevé sur mon ventre jusqu'à mon nombril.

Que m'était-il arrivé ? Le silence était aussi lourd que du plomb autour de moi. L'air me semblait chargé, difficile à respirer. Je me redressai sur la table sur laquelle j'étais allongée et m'assis au bord, les jambes dans le vide. Je me trouvai dans une cave. Il n'y avait rien hormis cette table sur laquelle j'étais perchée.

Qui m'avait emmenée jusqu'ici ? Dans quel but ? Plus que jamais, je songeai que j'aurais dû rester à la pendaison de crémaillère. Si j'avais su...

J'eus une pensée pour Anatole, me demandant où il pouvait bien être et s'il avait eu plus de chance que moi. Encore chamboulée par ma perte de conscience, je sautai sur mes pieds et soulevai un petit nuage de poussière grise. Le sol n'était qu'une surface de terre noire. Je remis mon sweat-shirt en place et commençai à observer les lieux. Absolument rien ne retint mon attention. Les parois sombres étaient en terre elles aussi.

Alors, j'entrepris de gravir l'escalier de bois. Je pouvais me téléporter de l'autre côté mais j'ignorais où j'allais me trouver. Mieux valait être prudente... Une fois devant la double porte inclinée, je la poussai sans trop y croire. Elle n'émit aucune résistance, s'ouvrant en grand et claquant dans un bruit sourd.

Surprise, je m'aventurai au dehors. Je levai les yeux vers le ciel d'un gris anthracite, avant de les poser sur l'étendue désertique qui courait jusqu'à l'horizon. Je me trouvai au milieu d'un désert de sable noir. Aucune demeure, seulement les portes ouvertes menant à la cave dans laquelle on m'avait placée.

Je frissonnai même si je n'avais pas froid. Je ne comprenais absolument rien.

"Est-ce qu'un jour il m'arrivera quelque chose de normal ?"
grommelai-je.

Le visage de la créature en costume me hantait encore. A croire que pendant mon inconscience, je l'avais revue des millions de fois. Ce cadavre souriant... Oui, il sentait la mort. J'en étais intimement persuadée. Et le timbre doucereux de sa voix... Je frémis de nouveau, avant de secouer la tête.

Je n'allais pas me laisser impressionner. Pas cette fois. Je devais rester concentrée. Même si ce lieu me donnait l'impression d'être totalement seule et abandonnée, je pouvais me montrer plus forte et triompher.

Je fermai donc les yeux et entrepris de localiser Anatole. Je me doutais qu'il se trouvait lui aussi entre les griffes de cet endroit. Il fallait au moins que je vérifie. Je le perçus quelques instants plus tard. Sa présence était aussi floue et incertaine que celle d'un fantôme, mais je me raccrochais à cette unique certitude. Impossible de délimiter une zone précise pour me téléporter jusqu'à lui. Je commençai donc à avancer dans le désert, avec ma conviction pour toute arme.

Mes pieds s'enfonçaient mollement dans le sable noir. J'avais beaucoup de mal à marcher, comme si le désert cherchait à m'engloutir. En plus de cette sensation oppressante, une présence pesante m'entourait. Cela me faisait presque suffoquer par moments. Une impression que quelqu'un voulait me dévorer... Et guettait le bon moment pour y parvenir.

"Pauvre petite âme égarée..."
chanta le vent d'un air atone.

Je me stoppai net et me retournai, croyant voir un autre cadavre souriant. Personne. Rien d'autre que la brise qui continuait sa litanie :

"Ton trépas remplira nos estomacs..."

Je me confortai dans l'idée que je ne pouvais pas mourir. C'était vrai, n'est-ce pas ? A moins que... que ces créatures n'aient mis fin à mes jours et s'abreuvent de toutes les régénérations que j'aurais pu avoir ? Je me trouvais donc dans l'après-vie, un lieu désertique et mort.

Cette hypothèse me plongea dans l'effroi. Perdue, je repris ma marche d'un pas lent et incertain quand quelque chose me fonça dessus. Je tombai de côté alors que l'autre roulait sur lui-même et s’arrêtait quelques mètres plus loin.

Je me redressai dans le sable et clignai des yeux, soulagée de reconnaître l'homme étendu.

"Ca t'arrive souvent de tomber de n'importe où comme ça ?"
demandai-je à Anatole.

Il avait l'air en état de choc. Son torse se soulevait par intermittence et ses yeux écarquillés fixaient le ciel. On aurait dit qu'il avait cherché à échapper à quelque chose... ou quelqu'un. Dans un état second, je le vis relever un peu son pull. Il loucha sur son ventre intact avant de renverser sa tête en arrière.

"Et merde..." lâcha-t-il dans un filet de voix.

Je fronçai les sourcils et me relevai d'un bond en le voyant perdre connaissance. Je me précipitai vers lui et m'agenouillai juste à côté.

"Eh ! Eh oh ! C'est pas le moment de flancher !"
fis-je en l'attrapant par le pull.

Je l'avais retrouvé, ce qui était une bonne chose, mais s'il était inconscient, ça n'arrangeait rien. Comment allait-on sortir de cet endroit ? Je pris quelques secondes pour réfléchir. Puis levai la main et lui collai une gifle bien dosée. Je fis de même sur l'autre joue même s'il avait déjà ouvert les yeux. Mieux valait être sûre.

Je me relevai ensuite et observai les environs. Toujours rien à l'horizon. J'époussetai un peu mes vêtements couverts de sable noir et tiquai en sentant mes pieds s'enfoncer de nouveau. C'était très désagréable. Mais moins que de penser que nous étions déjà morts. Il fallait que je lui parle de ma théorie.

Aussi je baissai les yeux sur lui alors qu'il se redressait lentement.

"Tu as entendu toi aussi ce que le vent murmure ? 'Votre trépas remplira nos estomacs'. J'ai bien peur... que les créatures nous aient déjà tuées et que nous soyons condamnés à errer éternellement ici. C'est peut-être une dimension pour les âmes égarées."

A mesure que les minutes passaient, je trouvais cela de plus en plus probable. Toutes les sensations étaient différentes en ce lieu. Je passai la langue sur mes lèvres desséchées et ajoutai, anxieuse :

"Les cadavres souriants nous maintiennent prisonniers ici et nous empêchent de nous régénérer."

J'aurais voulu lui demander ce qui lui était arrivé, mais je me doutais qu'il allait me le raconter. Nous devions réunir toutes les données afin d'avoir une chance de nous échapper. Il faut croire que nous étions voués à nous retrouver toujours dans un huis-clos.

J'ouvris de nouveau la bouche mais sentis comme une aspiration au niveau de mes pieds. Baissant les yeux, je m'aperçus que j'étais ensevelie dans le sable noir jusqu'aux genoux. Cela avait été très rapide et aussi très sournois. Je ne m'étais aperçue de rien.

"Anatole..." dis-je prudemment tout en me crispant. "Eloigne-toi. C'est un sable mouvant."

Il se trouvait bien trop près de moi et risquait de se retrouver happé lui aussi. J'avisai le vide autour de moi, cherchant un moyen de me libérer. Rien n'était à ma portée. Peut-être que l'on cherchait à m'emprisonner pour toujours, à bloquer mon corps dans le sable pour que jamais plus je ne rêve de liberté ? Cela me semblait cohérent.

"Si tu t'en sors, dis à Lily que je l'aime."
déclarai-je à voix basse.

Inutile de se débattre contre un sable mouvant, il n'en devenait que plus vorace. Il atteignait ma taille, à présent. J'avais gardé les bras en l'air, dans l'espoir ridicule de pouvoir attraper quelque chose. Anatole ne s'était pas éloigné.

"Recule-toi !"
m'écriai-je d'un ton sec. "A quoi ça servirait que tu sois aussi mangé par le sable ?"

Ce n'était pas du courage, c'était de la stupidité. Je me mordis les lèvres, espérant que ça ne serait pas trop douloureux quand le sable gagnerait mes narines et mes yeux...



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Anatole Cassini


« Mieux vaut être Belle & Rebelle que Moche et Remoche ! »


Anatole Cassini


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________________________________________ Mar 24 Nov 2015 - 17:23






    J'étais emporté par ma course. J'avais réussi à fuir la cave où on m'avait installé. Ca faisait déjà deux fois qu'on me dégustait petit à petit et que je sentais quelque chose m'arracher mes entrailles. Après quelques coups tranchants sur le ventre, je ne sentais plus rien et je disparaissais, me réveillant toujours au même endroit, sur cette table métallique et glaciale.

    Cette fois ci, j'avais réussi à faire tomber une étagère contre l'une de ces choses et j'avais réussi à prendre la fuite, quittant d'abord le sous sol, avant de me rendre compte que j'étais entouré de désert. Le même décors que lors de mon premier réveil. Apeuré à l'idée qu'ils arriveraient à me retrouver, vue que je ne pouvais pas me mettre à l'abri, je n'avais pas cessé de courir, courir encore et toujours, jusqu'à ce que quelque chose m'avait heurté.

    J'avais fait une roulade tout contre le sol avant de retomber sur le dos. Mon torse se soulevait au rythme de ma respiration. Au loin elle était là. Ellie. Je la voyais se relever et venir dans ma direction. Un petit sourire s'était dessiné sur mon visage, tandis que je sentais une douleur me perçait les joues. Ca faisait mal de sourire quand on avait couru aussi vite et qu'on était totalement asséché.

    La première idée qui m'était venu était de passer ma main sur mon ventre. J'avais soulevé mon pull pour toucher ce qui se trouvait en dessous. Tout était intact et sans la moindre égratignure.

    "Et merde..." lâchais-je dans un filet de voix, tout en souriant à nouveau. Qu'importait la douleur, ça faisait du bien de se sentir intacte.

    Ellie m'avait attrapée par le pull, me forçant à me relever. Je n'en revenais pas de tenir encore sur mes jambes. Je l'avais vue bouger les lèvres même si en réalité je n'arrivais pas à entendre ce qu'elle disait. Je devais avoir de la poussière de partout et du sable dans les oreilles. J'en avais profité pour m'epoussiéré, tout comme elle l'avait fait, juste avant de voir que quelque chose clochait. Elle s'enfonçait. Le sable agissait comme quelque chose de mouvant sous ses pieds. Ne me dites pas que même le sol voulait me dévorer ?

    Sans hésiter, j'avais tendu la main vers Ellie pour lui prendre son bras. Elle continuait à parler, mais je ne comprenais toujours pas ce qu'elle disait. Aucun son sortait de sa bouche.

    "Ca va aller ! Ne t'en fais pas. Tiens moi bien, je vais te faire sortir de là."

    Je voyais ses lèvres remuer une nouvelle fois et elle faisait un geste de la main comme pour m'indiquer de me reculer. Bon sang ! Elle ne devait pas m'entendre et moi non plus je ne l'entendais pas.

    "Arrête de hurler, ça sert à rien, je ne t'entends pas."

    D'un côté, je ne pouvais pas voir si elle hurlait ou pas. Je la sentais paniquer mais en même temps j'avais la sensation qu'elle voulait simplement que je m'en aille. J'avais tenté de tirer un bon coup sur son bras, mais pour seule réponse, un bruit d'os c'était fait entendre. Je l'avais cassée ? J'étais en train de la casser ? Ca se voyait à sa grimace que j'avais dû lui faire mal.

    "Désolé ! Je ne sais pas ce qui s'est passé ! Attends, je vais tenter autre chose !"

    Tandis qu'elle s'enfonçait d'avantage, je m'étais assis par terre, écartant les jambes pour m'approcher le plus proche d'elle. J'avais pris sa seconde main. Autour d'elle le sable ne bougeait pas. C'était comme si un trou s'était formé uniquement autour de son corps afin de l'aspirer. Ca n'allait servir à rien de la tirer par le bras. Il fallait que j'utilise mes deux mains et que je me serve de mes jambes comme d'un appuis pour la hisser sur moi.

    Je m'étais mis à l’œuvre tandis qu'elle se débattait et que je sentais tout son corps me passer dessus. Heureusement qu'elle était sous sa forme enfant, car du coup j'avais réussi à la tirer de là en très peu de temps. J'y avais mis toute ma force et j'aurai pas pu tenir plus longtemps. Une fois sur moi et en dehors du trou, elle s'était dégagée rapidement après m'avoir giflée. Bon sang ! Qu'est ce qui lui avait pris ? C'était comme ça qu'elle me remerciait ?

    J'avais passé une main sur ma joue, mettant du sable dessus sans faire exprès, avant de me relever et de subir une véritable attaque verbale de la jeune femme.

    "Je ne t'entends pas."

    Mais elle ne devait pas l'avoir remarqué, car elle continuait à hurler - sans doute - et à faire de grands gestes avec les mains en me donnant de petites tapes sur le torse par moment.

    "Ellie... on ne s'entend pas..." avais-je dit cette fois ci en parlant distinctement et en indiquant ma bouche de mon index. Mais même si elle s'était stoppée quelques instants, elle avait repris de plus belle. Il fallait agir autrement, être bien plus direct, plus clair, car on n'en avait pas fini sinon.

    "On ne va pas se gueuler dessus. Ca ne sert à rien en plus vue que je ne t'entends pas. Et je suis désolé si j'ai dû te tirer sur moi pour te faire sortir du trou, mais t'avais une autre solution ?"

    Oui, celle de rouspéter, de me donner une nouvelle tape sur le torse et de faire à nouveau de très grands gestes. J'avais eu la seule et unique réaction qui m'était venu à l'esprit. Vue qu'elle était verbale, j'allais l'être aussi. J'avais avancé mon poing dans sa direction et levé mon majeur.

    Pendant quelques secondes, ça avait eu pour effet de la faire taire. Même si le son de sa voix ne me dérangeait pas, vue que je ne l'entendais pas. Elle était restée là, à me fixer, l'air choqué et j'avais descendu mon bras, juste avant de hausser les épaules. Ce que je voulais qu'elle comprenne, c'était qu'elle ne m'avait pas laissée le choix. Je devais être persuasif quand je lui avais fait comprendre de se taire, que ça ne servait à rien.

    "Toi. Moi. On ne peut pas s'entendre."

    Je l'avais pointée du doigt et elle avait eu un mouvement de recul, ce qui m'avait fait lever les yeux au ciel. Puis, je m'étais pointé du doigt et j'avais pointé du doigt ma bouche suivi de mes oreilles.

    "Tu vois ? On ne s'entend pas !"

    C'était clair. Si là elle ne comprenait rien, je ne pouvais plus rien pour elle.

    "Il faut qu'on trouve quelque chose pour s'enfuir d'ici et retrouver notre voix, parce que sinon..."

    Je m'étais stoppé, car elle s'était remise à s'agiter. A dire vrai, elle avait dû beaucoup bouger et dire pas mal de choses pour simplement me faire comprendre qu'on ne s'entendait pas.

    "Ca je le savais !"

    J'avais observé les alentours avant de croiser les bras et de lui faire un signe de la tête.

    "Qu'est ce que tu proposes ?"

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Il est difficile de dire adieu, lorsqu'on veut rester.
Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
Mais le plus terrible est de devoir oublier...
...lorsqu'on veut aimer.


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Ellie Sandman


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________________________________________ Jeu 26 Nov 2015 - 0:53

I believe that tomorrow is stronger than yesterday.

"Anatole, recule ! RECULE, JE TE DIS !"

Pourquoi ne m'écoutait-il pas ? Il remuait les lèvres mais aucun son n'en sortait. Et il se rapprochait toujours alors que je m'enfonçais dans le sable. Ce dernier m'arrivait à la poitrine, à présent. J'avais de plus en plus de mal à rester calme. J'aurais aimé me montrer digne et posée jusqu'à la toute fin, mais c'était nettement plus difficile à faire en réalité qu'en théorie. Comme tout, à bien réfléchir. Il était toujours difficile d'agir concrètement. Dans les rêves, tout semblait bien plus facile. J'aimais l'abstrait ; je me perdais dans le concret.

J'expirai profondément en fermant les yeux, écoutant mentalement Sempre Libera, le morceau de Verdi issu de la Traviata. Cela me permettrait forcément de retrouver mon centre de gravité et de me détendre afin de mieux accueillir ma fin inéluctable.

Soudain, je sentis quelqu'un m'empoigner par le bras et tirer. Un craquement se fit entendre avant qu'une douleur fulgurante ne traverse mon membre. Un cri s'échappa de ma gorge et j'ouvris les yeux pour assassiner Anatole du regard. Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi m'infliger une souffrance supplémentaire ? Ne voyait-il pas que le sable mouvant se chargeait déjà de me tuer ?

Oh, il cherchait à me sauver. Voilà le drame. Il se croyait dans l'un des ces films d'aventure où le héros arrache la demoiselle en détresse d'une mort certaine. Seulement, il n'y avait aucune musique haletante, ni chapeau d'Indiana Jones, encore moins un casting de rêve. Rien d'autre que deux pauvres âmes égarées.

Sa tentative m'avait enfoncée davantage dans le sable mouvant. J'étais presque enfouie jusqu'aux épaules, les bras levés vers le ciel dans un V loin d'être le signe d'une "victoire". Du bout des doigts, je lui fis signe de m'abandonner.

Pour toute réponse, il s'assit par terre, les jambes écartées autour de moi. Je lui lançai un regard ébahi et m'écriai :

"A quoi tu joues ? Va-t-en ! Ne... non, ne... MAIS QU'EST-CE QUE TU FAIS ?"

Ma voix montait dans des aigus inquiétants alors que je cédais à la panique : il avait attrapé mes mains et me tirait vers lui, puis il me saisit par la taille pour me hisser complètement hors du sable. Je basculai sur lui et gesticulai pour m'éloigner. Sa respiration saccadée se mêlait à la mienne, ses mains étaient toujours plaquées dans mon dos. Trop de... proximité. Je n'aimais pas que l'on me touche... Mêlée à l'adrénaline, c'était encore plus perturbant et déplaisant.

La gifle partit toute seule. Je profitai de son moment d'égarement pour me relever en chancelant. Tout en époussetant mes vêtements, je m'écriai :

"Pour qui tu te prends ? Ca fait deux fois que tu me sauves la vie ! DEUX fois ! Tu veux battre un record ? Ne recommence plus ! Je te l'interdis ! Ne m'approche plus ! Ne me sauve plus, c'est bien compris ?"

Haletante, je le fixai d'un air mécontent tout en tapant mon doigt contre son pull couvert de sable. Il parla à son tour mais je n'entendais rien. Je me doutais qu'il n'avait pas perçu ce que je venais de dire. Ce lieu s'amusait à nous rendre fous. Nous étions sourds l'un pour l'autre.

"Nous sommes prisonniers ici ! Je ne vais jamais tenir s'il faut que je supporte ton silence !" fis-je en écartant les bras d'un air excédé.

Sans raison apparente, il m'adressa un doigt d'honneur. Médusée, j'en oubliai de parler. Je clignai des yeux, la bouche entrouverte, profondément choquée. Apparemment, je ne l'avais pas giflé suffisamment fort quelques instants plus tôt.

Je l'observai d'un air pincé alors qu'il m'expliquait que nous ne nous entendions pas. C'était plus qu'évident, mais certains ont un cerveau plus lent que d'autres. Je lui mimai exactement la même chose. Puis, il me demanda ce que j'avais en tête. La fin de Sempre Libera pour être exacte, mais inutile de le lui préciser. Surtout qu'il ne connaissait sûrement pas. Il était bien trop jeune pour écouter et apprécier de l'opéra. De toutes façons, mentionner cet air de la Traviata ne serait d'aucune aide. A moins que...

N'étions-nous pas prisonniers ? La musique n'avait-elle pas un pouvoir libérateur ? Bien que l'idée soit saugrenue, je décidai d'essayer. Qu'avions-nous à perdre ? Nous étions voués à passer l'éternité en ce lieu...

Je m'éloignai un peu du sable mouvant, cherchant une surface plane. Je m'agenouillai par terre, posai ma main à plat afin d'aplatir davantage le sable noir. J'inspirai profondément et très concentrée, je traçai ces mots avec application :


SEMPRE LIBERA


"Toujours libre." murmurai-je en me relevant.

Le pouvoir des mots n'était pas à prendre à la légère. Des empires avaient été érigé par la force de la prose. Dans mon esprit, la soprano achevait l'air dans un pique vocal à couper le souffle, alors que les violons la suivaient.

Soudain, le sol se mit à trembler. Je me reculai de quelques pas, me rapprochant d'Anatole. Brusquement, les mots dans le sable s'effritèrent, comme aspirés de l'intérieur. Quelque chose les dévorait. Venu d'en dessous... Je frémis et remuai des doigts fébrilement, songeant que je n'avais peut-être pas fait ce qu'il fallait. En tous cas, j'avais au moins fait quelque chose.

Les deux mots s'effondrèrent sur eux-mêmes et brusquement, un trou se forma dans le sable. Un léger craquement profond se fit entendre, comme un écho nous encourageant à nous rapprocher.

Je déglutis avec peine et me penchai prudemment par-dessus le trou.

"Insondable et abyssal, comme je m'y attendais."
commentai-je avec une moue. "Alors, qui saute en premier ?"

Je me tournai vers Anatole, sans savoir s'il pouvait m'entendre désormais, ou pas.

"Voyons où le lapin blanc va nous emmener." fis-je en référence à Alice au Pays des Merveilles. "Si ça se trouve, je viens de créer notre porte de sortie."

J'hésitai quelques secondes avant d'ouvrir la main et de la lui tendre. A lui de voir s'il voulait me suivre, en tous cas j'étais fermement décidée à sauter.

"Ensemble, toujours libres." déclarai-je en plongeant mon regard anxieux dans le sien.



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________________________________________ Jeu 26 Nov 2015 - 13:39






    J'étais assise en tailleur dans l'herbe et j'avais les yeux levés vers le ciel, observant le Soleil qui brillait. Mon dieu que c'était chouette de pouvoir profiter pleinement d'une journée ensoleillée. Autour de moi, il n'y avait que de la verdure et très au loin, on pouvait entendre de légers sons qui se répétaient à l'infini. C'était le village qui se trouvait là bas, mais ici on ne risquait pas d'être dérangé. Personne ne s'aventurait jamais jusqu'en haut de la prairie.

    En penchant la tête, je m'étais rendu compte qu'elle bougeait.

    Ellie était allongée sur l'herbe et elle se réveillait tout doucement. Me déplaçant afin de me retrouver à quatre pattes, je l'avais observée attentivement et quand elle avait ouvert les yeux pour la première fois, je lui avais fait mon plus beau des sourires. Une fois qu'elle était réellement réveillée et là, je m'étais penchée pour déposer un doux baise sur ses lèvres avant de me reculer à nouveau et de me rasseoir juste à côté d'elle.

    "Je n'étais pas sûre que tu arriverais à temps. Tu loupes un magnifique spectacle. Regarde."

    J'avais pointée du doigt le ciel où le Soleil brillait toujours autant. On pouvait également y voir des étoiles qui dansaient. Elles étaient lumineuses, d'un jaune éclatant. Elles tournaient l'une autour de l'autre, toutes autour du Soleil, avant de se dissoudre dans le ciel. De la poussière d'étoile se créait et se répétait à l'infini juste avant de totalement disparaître. D'autres étoiles prenaient le relai et réalisaient la même prouesse. On avait le droit à un magnifique balai. Sans doute le plus beau qui pouvait exister.

    "Je n'ai jamais rien vue d'aussi merveilleux !"

    Je m'étais allongée juste à côté de la jeune femme, passant un bras derrière ma tête pour m'en servir comme d'un coussin. Puis, j'avais tourné la tête dans sa direction et de ma main libre, j'avais ramené l'une de ses mèches rebelle derrière son oreille.

    "Je suis très heureuse que tu sois venue." avais-je murmurée tout en souriant. Je le pensais réellement. Je n'aurai pas pu imaginer un seul instant la revoir mais elle était bel et bien là et je me sentais libérée, apaisée.

    "Ne t'inquiètes pas pour lui, il va bien. Il ne pouvait pas faire partit du voyage, mais il t'attends là bas. Par contre, il ne faut pas qu'on parle de lui, parce que je ne suis pas sûre de ce que tu sais déjà à son propos. Mais c'est quelqu'un de bien."

    Je m'étais mordue les lèvres et j'avais tournée la tête pour voir une nouvelle fois le ciel.

    "Je ne suis pas sûre que j'avais le droit de dire ça." avais-je murmurée une nouvelle fois, sentant mon cœur manquer un battement.

    Je ne savais pas combien de temps elle allait pouvoir rester, du coup je voulais en profiter un maximum. J'avais approché ma main de la sienne, afin de la lui prendre. Je l'avais serrée suffisamment pour sentir la douceur de sa peau et sa chaleur. Elle était bien réelle. Elle était bien là à côté de moi. Il avait tenu sa promesse...



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Qu'est ce qu'on peut y changer ?
Ton père est un Titan, ta mère un éléphant,
Tu as pris une vingtaine d'années d'un coup,
Quand on regarde, ça pourrait être pire...


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