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Une mission de seb - 20 octobre 2019
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 Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise}

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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


Louise Hollen


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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} _


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________________________________________ Sam 19 Déc 2015 - 2:04


Un grain de sable dans le coeur



La tasse avait depuis longtemps refroidie. Les volutes de fumée qu'elle dégageait auparavant avait disparue ai fil des minutes, se faisant de plus en plus discrets. Et elle n'y avait pas touché, comme les autres qui étaient a ses cotés sur la table basse. Portant c'était du thé a la rose qu'elle affectionnait particulièrement Mais quand elle se l'était fait, elle c'était rendu compte au final qu'il ne conviendrait pas. Peut être qu'un sachet de vanille aurait été plus adapté ? Est ce que ça aurait changé quelque chose ? Non, probablement pas. Cela faisait des heures qu'elle était la, plantée devant l'insert dans le canapé. Les flammes avaient disparues et il ne restait que quelques braises rougeoyantes

Ils étaient rentré de Neverland dans la nuit, blessés, exténués et après avoir été déposée, elle était rentrée. Diane était venue la retrouvée dans l'entrée et au regard qu'elle lui avait jeté Louise avait rapidement compris que quelque chose n'allait pas. Elle lui avait tendu une photographie, et lorsqu'elle l'avait prise en main, Louise avait vacillé. Karl. Son frère aîné La joie avait rapidement fait place au désarroi puis a l’inquiétude Comment Diane pouvait elle avoir cela ? Et que voulait dire cette mine inquiète qu'elle abordait ? Et puis elle lui avait expliqué. Un agent de police était passé lui annonçant la mort prématurée de son frère. ils avaient mis un long moment a l'identifié puis a retrouver sa trace a elle.

Elle avait hochée la tête, trop fatiguée pour dire quoi que ce soit avant d'aller sous la douche. Elle était restée un long moment sous le jet avant que les larmes ne commencent a couler. Karl ne l'avait jamais aimé, en fait il la détestait Parce qu'a cause d'elle il avait été chassé de son royaume, privé de ses droits, de ses parents, et avait perdu sept longues années de sa vie pour finir défiguré Il lui avait dit des horreurs quand ils c'étaient finalement retrouvés. Et pourtant elle savait qu'au fond de lui il savait qu'elle avait souffert ...et que ça le faisait souffrir lui aussi. Ils n'étaient même pas proches .... mais elle ne parvenait pas a ne pas être triste. Elle se rendait compte de tout ce que ça impliquait, et encore une fois, perdait un être cher. Quand elle était sortie, elle avait finalement essayé de se couché, sans sucés, pour finir par se planter dans le salon, avec ses paquets cadeaux et avait passé une partie de la nuit a les emballer Elle devait s'occuper les mains, essayer de ne pas réfléchir.

Et puis elle c'était retrouvée la, entourée de paquet cadeaux, a les fixés, désœuvrée Puis elle c'était traînée jusqu’à la cuisine pour se faire une tasse de thé avant de s'installer dans le canapé. Son pyjama toujours sur elle, elle avait attendu le matin pour pouvoir s'habiller et se mettre a érrer sur la plage. Les pieds dans l'eau glacée, elle avait attendu, réfléchis, avant de rentrer pour se mettre en pyjama. Puis elle c'était plaqué un sourire sur le visage et avait aidé les autres membres de la collocation a se préparer pour le bal. La princesse n'avait pas voulu y aller, que ce soit avant ou après son voyage, et puis pour tout avouer, elle n'avait envie de voir personne pour l'instant et les rassemblements mondains n'étaient vraiment pas sa tasse de thé.

Enfin les filles avaient finis de se préparer et leurs différents cavaliers étaient passés les chercher, laissant Louise seule dans la collocation avec Diane et Apollon. Au moins avec eux elle n'avait pas besoin de faire semblant, Diane devait sentir son état a des kilomètres même si la princesse essayait de tout museler au fond d'elle. Elle avait finalement pris la photographie de son frère pour s'installer dans le canapé avec sa tasse de thé. Et maintenant ... le regard vide, elle n'avait même pas tourné les yeux quand les nuages avaient commencés a s'amoncelés au dessus de la ville, ni quand la neige c'était mise a tombée a gros flocons, ni quand Athéna était venue lui réclamer des caresses.

Toute son énergie était concentrée sur un seul point : ne pas craquer. Attendre d’être seule, que Diane et Apo se décident a aller rejoindre la fête. Au final elle avait attrapé un livre de mythologie et c'était plongée dedans pour chercher un indice. Peu après, elle avait attrapé un carnet pour essayer d'un noter toutes les informations qu'elle avait sur le monde des "divins", avant de s’arrêter pour s'essuyer les yeux.

Tout a coup, on sonna a la porte et, elle leva les yeux avant de se re enfoncer dans son fauteuil. Sa bouche était figée dans une petite moue triste et ses yeux se tournèrent rapidement vers la porte en entendant une voix. Celle de Diane évidemment. Quand a son interlocuteur, elle n'arrivait pas a entendre ses réponses. Tant pis. Elle retourna le visage vers l'autre coté quand on frappa doucement a la porte. Elle retint un soupire, mit un sourire sur ses lèvres et se retourna pour finir par apercevoir Sebastian planté devant la porte du salon. Oh. Zut. Pourquoi avait il fallut qu'il vienne aujourd'hui ? Il n'aurait pas pu passer après ? Ou dans un ans ? Bon elle savait que ce n'était pas sa faute mais ... elle trouvait ça terriblement agaçant

"Oh ... bonjour..."

Elle se leva et s'approcha pour lui effleurer la main avant de la ramener très rapidement vers elle pour la ramener contre elle pour accrocher son coude. Elle évita son regard pour finir par relever les yeux et lui sourire.

"Tu .. tombes mal, les filles vont au bal ..."
Petit silence gène " Non je n'y vais pas je n'aime pas trop ce genre de fêtes. Tu veux une tasse de thé ?"

Elle y était allée une fois avec Kriss et se souvenait de l'expérience. Quand au the elle se disait qu'apres tout elle ne pouvait pas le jeter dehors. Sebastian n'allait pas s'eterniser de toute facons, et elle voulait avoir l'air le plus "normale" possible. Elle recula d'un pas, comme si ça présence était dérangeante auprès d'elle. Elle avait besoin qu'il reste en dehors de sa bulle de protection. Elle s’avança vers la cuisine a petits pas, suivit par le gardien.

"Tu vas bien ? Je suis désolée j'ai pas eut le temps de préparer ta visite, je ne me souvenais plus que tu venais. "


A vrai dire il n'était pas censé être la mais elle n'avait pas eut le temps d'y penser depuis son retour. Et les livres étalés dans le salon pouvaient prêtés a confusion. La jeune femme mit l'eau a chauffée avant de se rappeler du désordre qui régnait dans la pièce a coté.

"Oh désolée j'ai pas eut le temps de ranger ... "


Elle passa a coté de lui la têt baissée avant de s’arrêter près du canapé pour rassembler les livres en tas.

"Bon, ou on s'en est arrêté la dernière fois ? Aux armes divines ou aux déesses magiques ?"




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Sebastian Dust


« From ashes sandman rises. »


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________________________________________ Dim 20 Déc 2015 - 1:31




Un grain de sable peut enrayer l'engrenage

Même s'il doit finir broyé dans l'opération.

La vie devait reprendre son cours. Ou plutôt, elle l’avait continué malgré ce qui leur était arrivé dans cette étrange maison : des fantômes du passé, des petites filles inquiètes, des dinosaures puis des enfants dieux s’amusant dans une vallée perdue comme si rien d’autre au monde ne comptait. Malgré les centaines d’années qui parcouraient ses veines, Sebastian était toujours avide de nouvelles expériences et d’aventures de ce genre… Même si c’était la toute première fois que Storybrooke lui révélait un de ses secrets obscurs et le laissait aussi perplexe qu’émoustillé par tant de chamboulements. Depuis le départ de Sewen, depuis sa rencontre avec Ellie, depuis qu’ils s’étaient retrouvés dans une maison abandonnée et depuis qu’il avait suivi Louise pour s’échapper d’un tyrannosaure, plus rien n’avait exactement la même saveur. Non pas qu’elle ait disparue ou se soit diluée, mais il régnait comme une pointe d’épice pimentée aux coins des rues qu’il n’avait jusqu’alors jamais remarqué. Un doute, une petite tension, un imprévu qui pouvait surgir de n’importe où et vous engrainer vers quelque chose d’absolument fantastique. Le gardien des songes pensait avoir déjà vu bien des choses, mais son existence n’avait pas encore fini de le surprendre ; mieux, elle avait décidé de le plonger dans une toute nouvelle dimension faite de dieux et de déesses, d’armes divines et de prophétie, de voyages dans le temps et d’autres évènements tout aussi hauts en couleur… Tout cela pour quoi ? Il n’en savait rien. Et c’était ce qui était particulièrement excitant.

La dénommée Louise avait tenue sa promesse : quelques jours après s’être sorti de cette maison, ils s’étaient retrouvés autour de tasses de thé et de petits sablés dans le salon de la colocation et la discussion n’avait pas tardée à prendre une tournure passionnée. Enfin, lui ne parlait pas vraiment, se contentant d’écouter et de poser des questions silencieuses auxquelles elle répondait par d’autres avis, d’autres questions, d’autres théories qui pouvaient parfois partir un peu trop loin. Qu’importait, c’était ce qui était le plus passionnant dans les histoires : voir qu’elles pouvaient ne pas avoir de fin. Il y avait toujours un détail où rebondir. Un aspect à explorer. Un livre à lire ou un paragraphe qui renvoyait à autre chose… Sab était même impressionné de la capacité quasi militaire qu’avait la jeune femme pour se rappeler de passages parcourus précédemment afin de lui permettre d’avancer sur des théories et des pratiques quotidiennes. C’était comme découvrir soudain qu’une carte immense dessinait la ville alors que vous n’étiez jamais sorti plus loin que les quatre murs de votre maison. Le temps filait sans vous et, si vous ne preniez pas le train en marche, vous risquiez de manquer bien des choses pour l’avenir ; alors il écoutait. Tentait de retenir le flot d’informations que Louise lui fournissait et riait même avec elle de ses erreurs quand il mélangeait des noms ou des dates. Un prénom pour un dieu. Une lettre pour un sort. Des symboles pour des phrases et une histoire longue de plusieurs millénaires qu’un seul après-midi ne pouvait combler.

Alors ils avaient décidé de se revoir, régulièrement. De temps en temps, quand l’envie leur prenait, ils sortaient même à l’extérieur malgré la fraicheur des jours d’automne pour marcher un peu dans le par cet terminaient frigorifiés sur l’un des bancs, emportés par les paroles de la jeune femme ou par les figures ensablées du gardien pour traduire ce qu’il comprenait. Il savait être sérieux, surtout quand une petite ride courroucée apparaissait entre les sourcils de Louise, mais il se plaisait plus à la voir prendre un éclat brillant au fond des yeux alors qu’elle parlait de ce qu’elle connaissait. De ce qu’elle vivait depuis des mois. De ce qui se passait dans Storybrooke et dont peu de gens étaient au courant… Elle se comportait un peu comme un professeur s’adressant à son étudiant, dispersée dans son savoir mais pourtant rigoureusement organisée, se laissant aller à quelques divagations quand les minutes leur permettaient cet excès. La séparation arrivait toujours bien trop tôt pour sa curiosité enfantine, devant alors reporter toutes les questions ou les non-réponses pour la fois suivante. Des leçons dissimulées et ludiques, voilà tout ce qu’il lui fallait pour l’intéresser.

Et lui, en échange, que faisait-il ? Il ne savait que sourire doucement en mangeant des sucreries, s’accordant parfois à des créatures de sable et l’aidait à se perfectionner en langue de signe ; c’était la première personne en ville – après Maxine – à lui avoir proposé de s’exprimer de la sorte et il n’avait put réprimer son enthousiasme. Peu de gens se vantaient de savoir communiquer de la sorte, mais si ça lui faisait plaisir d’essayer alors il ne se dérangerait pas pour l’aider dans cette voix ; lui-même ne maîtrisait pas tous les gestes, mais il appréciait de pouvoir ainsi avoir des discussions sans que personne d’autre ne sache de quoi il retourne. C’était même plus fatigant que de juste l’écouter et de laisser les lettres de sable s’exprimer à sa place, mais au-moins ils prenaient conscience à quel point chaque mot avait son importance et sa place. Chaque lettre et chaque syllabe ne devait pas être laissée au hasard ou le signe n’avait plus aucun sens. Plus d’explication. Et il fallait alors tout recommencer du départ… Une expérience enrichissante pour comprendre un peu mieux le poids des paroles. Le poids de leurs armes. Le poids de leur sort.

Le poids de leur douleur.

Sebastian agita doucement, et poliment, la main lorsque Diane lui ouvrit la porte en signe de salutation. Apprêté de son long manteau et de gants en laine, un paquet sous le bras, il s’apprêtait à devoir justifier de sa présence avant d’attendre dehors… Mais elle l’invita à entrer. De simples mots pour lui souhaiter la bienvenue, le regard fuyant et la gorge inquiète ; s’il n’était pas aussi excité à l’idée de fêter Noël le lendemain, il se serait peut-être rendu compte à ce moment là que quelque chose n’allait pas. Affrontant le regard bleu de la déesse, elle avait marqué un temps d’hésitation avant de finalement lui désigner la porte du salon. Un signe de tête, une bouche qui s’ouvre comme pour lui dire quelque chose avant qu’elle ne se ravise et ne tourne les talons. La main sur le bois, il attendit un peu, perplexe, avant d’oser frapper à la porte et de révéler sa présence à la principale concernée. « Oh ... bonjour... » Quelques pas rapidement comblés mais une poignée de main aussi rapide que frivole, comme si Louise souhaitait écourter le plus possible cet échange. Ils ne se touchaient jamais et, à vrai dire, Sab ne touchait jamais personne ; les contacts étaient quelque chose de précieux, d’intime et de rare. Une poignée de main pouvait vouloir dire absolument tout et rien à la fois, révélant des indices discrets comme des évidences notoires, rapprochant deux personnes quelques secondes dans une bulle qui ne concernait qu’eux. Fuir ce contact pouvait signifier bien des choses, mais rarement quelque chose de bon.

Il baissa la main vers sa paume pour l’observer, cherchant un quelconque signe qui montrerait qu’un défaut s’y était glissé… Mais visiblement non. Alors pourquoi est-ce qu’elle… ? Il l’écouta, penchant la tête sur le côté quand elle évoqua le bal et craignant de ne l’avoir dérangée dans ses préparatifs. Quoiqu’avec le pyjama qu’elle portait, il était très peu probable qu’elle se joigne à la soirée organisée par la Mairie ; non pas qu’elle ne soit pas attreyante, au contraire ça la rendait mignonne, mais de là à s’afficher en public ainsi vêtue… Il y avait un grand, très grand, pas. « Tu veux une tasse de thé ? » Sab opina doucement, attendant qu’elle ne passe devant lui et ne s’éloigne pour se décider à la suivre. Les traits tirés de son visage ne laissaient pas de doutes quand à la fatigue accumulée… Mais qu’est-ce qui avait provoqué cela ? Soigneusement, il déposa le paquet sur la table de la cuisine avant de le recouvrir de son manteau, le temps ne semblait pas prompt aux festivités de Noël malgré les apparences que prenait cette maison.

« Merci. Je ne faisais que passer. »

S’excusa-il doucement en voyant dévier le regard de Louise en direction du salon un peu désorganisé, n’insistant pas d’avantage en constatant qu’elle ne prenait même pas le temps de s’attarder sur ce qu’il pouvait bien lui répondre. Son esprit semblait occupé, préoccupé même, alors qu’elle se mettait à ranger de manière frénétique les ouvrages ouverts sur la table basse ou même le sol. Sebastian jeta un coup d’œil à la bouilloire laissée pour compte, s’avançant pour diminuer un peu le feu avant que tout n’explose avant de la rejoindre. Ses yeux clairs posés sur elle, il s’agenouilla près du canapé pour rassembler les feuilles éparpillées et les séparer des chutes de papier cadeau qui recouvraient une grande partie du sol. Avait-elle passé la nuit à faire ça ? Ignorait-elle que North pouvait l’aider en un tour de main si jamais elle en avait trop ? C’est que la jeune femme avait l’air d’avoir beaucoup d’amis, vu la quantité de paquets posés vers la cheminée. Un peu trop sans doute, mais il n’était pas là pour juger de quoi que ce soit.

Sab ouvrit la bouche comme pour l’interpeller, ne sachant pas exactement quoi lui dire pour attirer à nouveau son attention à part agiter les feuilles devant son nez. Les déesses magiques et les armes divines n’étaient peut-être pas le sujet le plus important pour aujourd’hui ? Peut-être voulait-elle passer du temps avec ses proches pour Noël, plutôt que de devoir se coltiner des explications avec lui ? Il pouvait le comprendre, c’était même logique. Noël était une fête à passer avec des gens qu’on aimait, pas à subir des obligations ou quoi que ce soit. Et même s’il lui adressa un sourire encourageant quand Louise daigna enfin le regarder, il se doutait bien qu’elle était à des centaines de lieux de songer à toute cette intrigue divine. Ses yeux, d’ordinaire si rieurs, semblaient teintés d’un voile d’amertume sous ses cernes creuses. Sa peau pâle trahissait de son manque de sommeil et son sourire crispé ne donnait absolument pas envie de faire comme si de rien était. Ou presque. Il était curieux mais pas intrusif, du moins l’espérait-il ; le marchand de sable ne vous rendait visite que sur invitation, après tout.

« Ne t’en fais pas, ça peut attendre… »

Qu’il revienne une prochaine fois. Ou qu’il ne revienne plus du tout, si jamais elle ne souhaitait plus le voir… A cette pensée, il secoua la tête pour en chasser rapidement l’idée. Non, elle n’avait jamais exprimé ce genre de propos, cela ne pouvait pas commencer maintenant. Il ne se rappelait pas avoir, en tout cas, fait quelque chose dans ce sens et se refusait à le croire. Louise n’était pas dans son assiette, voilà tout. Le pourquoi du comment restait à définir, mais tirer les vers du nez de quelqu’un d’autre n’était pas sa plus grande spécialité ; surtout pour un muet.

Alors qu’il lui tendait deux livres à la couverture épaisse et brune, du bruit résonna en provenance de l’entrée. S’y dirigeant prudemment après elle, Sebastian découvrit Diane et son frère jumeau Apollon – qu’il avait pu rencontrer vers la maison d’Eleanor – en tenue de soirée ; visiblement prêts à partir malgré les quelques réticences qu’exprimaient le regard de la déesse. Elle serra Louise dans ses bras, cette dernière lui assurant qu’elle passerait une bonne soirée et qu’ils devaient en profiter pour se civiliser. Une petite plaisanterie maladroite, quelques rires timides, mais un coup d’œil par-dessus l’épaule avant de franchir la porte et de s’enfoncer dans la neige de Décembre. Leurs silhouettes disparurent après quelques mètres sur le chemin, laissant un silence froissé par le vent et l’image immaculée du jardin avant que la porte ne claque dans ses gonds.

Louise venait de la refermer avec peut-être un peu trop de force.

Lorsqu’elle se retourna vers lui, Sab ne bougea pas. Pas tout de suite. Il était peut-être l’heure de partir pour lui, mais quelque chose le poussait à croire que ce n’était que le début de quelque chose de bien plus gros. Comme la partie cachée de l’iceberg, c’était comme si l’épée de Damoclès qui se trouvait au-dessus de leurs têtes tanguait dangereusement, menaçant de s’abattre à tous instants. Quelque chose n’allait pas. L’ambiance froide qui régnait entre eux n’était pas familière, elle n’avait jamais eu sa place dans leurs échanges et ce même depuis le premier jour ; c’était comme si une barrière était tranquillement en train de s’ériger et de couper toute chance de l’atteindre. Elle ou lui. Si ce fossé s’installait, s’en était fini de bien des choses. Y compris du lien de confiance qui s’installait et semblait décidé à perdurer malgré tout.

Il sentit le sable le frôler au niveau de la nuque, mais Sebastian ne fit pas appel à lui cette fois. Se furent plutôt ses mains qui s’animèrent, laissant ainsi s’exprimer ce langage gestuel et silencieux que Louise savait très bien comprendre.

« Quelque chose ne va pas ? »


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________________________________________ Mar 22 Déc 2015 - 1:10


Un grain de sable dans le coeur


« Ne t’en fais pas, ça peut attendre… »

Oui, jusqu’à ce que Chronos ne vienne et ne les tue tous. Elle baissa les yeux en se mordant la lèvre, se morigénant intérieurement. Sebastian n'était pas responsable de sa mauvaise humeur, il n'avait pas a la subir Après tout il était juste au mauvais endroit au mauvais moment. Ce n'était pas une raison pour lui faire subir ça De toute façon il n'avait rien demandé non ? Et puis ... Elle déglutit difficilement, empilant les livres en un petit tas bien propre qu'elle organisa par taille avec un soin presque maniaque. Elle attrapa les deux livres que lui tendait Sebastian, toujours en fuyant son regard, pour les ranger avant d'attraper celui qu'elle avant abandonné juste avant sa venue. Rapidement, elle retira le marque page, cette photographie qu'elle venait de récupérer pour la glisser entre deux livres. Quand au dossier que Diane lui avait remis peut après ... il était quelque part dans ce bazare. Ça lui avait fait un sacré choc de voir que son frère non seulement savait qui elle était, et ou elle habitait, mais qu'en plus il avait enquêté sur elle Sur ses habitudes, ses fréquentations, ses horaires ...

Il ne lui avait jamais donné signe de vie. Jamais, et visiblement ne comptait pas le faire. A cette pensée, une soudaine envie de pleurer la pris, qu'elle dissimula rapidement en entendant Diane et Apollon descendre les escaliers. Tiens, finalement il avait réussi a la convaincre ? Chapeau bas au roi de l'Olympe en CDD. Elle pris la déesse dans ses bras en la rassurant, après tout ce n'était qu'une soirée non ? Elle savait que si Sebastian n'avait pas été la elle ne l'aurait jamais laissée, mais allez savoir pourquoi elle estimait que le gardien des rêves était une garantie suffisante pour elle. Enfin ils partirent les laissant seuls.

Si elle avait été seule, Louise aurait certainement fixé l'extérieur un moment avant de refermer la porte et de s'adosser a celle ci pour se laisser aller. Mais voila, elle n'était pas seule et si la tristesse qu'elle ressentait était bien réelle, elle se devait de la dissimuler. Parce que .. parce que c'était ce qu'elle avait fait toute sa vie. Parce que si elle se laissait aller devant lui ... Elle avait peur de lui faire peur ? D'attirer sa pitié ? De l’inquiéter De l'attrister, peut être. Oui, après les quelques moments qu'ils avaient passé ensemble elle se douterai qu'il serait certainement ennuyé pour elle. Et au fond, tout au fond d'elle ... elle avait peur. Peur de redevenir faible. De baisser dans son estime, de détruire l'image de la fille solide qu'elle s’efforçait d'afficher.

Elle se sentait mal et n'avait qu'une envie : se retrouver seule. Qu'on la laisse enfin se refermer comme une huître comme elle l'avait toujours fait, au mieux de lui montrer qu'elle ne faisait qu'attirer des problèmes inquiéter les gens, les mettait mal a l'aise. Elle aurait tellement voulu dire a Diane que ça allait, qu'elle ne se sentait pas si mal que ça et que ça passerait. Mais non, la nouvelle avait été trop brutale, elle n'avait rien pu faire pour se préparer et c'était contenter ... de s'occuper pour pouvoir se lâcher plus tard. Toujours plus tard, reporter ce moment jusqu’à son extrême limite, pour que ça fasse le moins de dégâts possible Quand a Sebastian ... Le silence qui s'était installé était pesant dérangeant, pas comme les longs moments qu'ils avaient passé sans rien se dire a regarder des gamins jouer dans le parc après une longue discussion Pas comme ceux qu'ils partageaient devant un chocolat chauds. Les silences étaient entre eux aussi importants que les paroles, et jamais ils n'avaient créés le moindre malaise. Jusqu’à aujourd'hui. Cet instant.

Elle sentit boule remonter dans sa gorge et les yeux lui piquer furieusement. Pourquoi ? Pourquoi était il venu ici ce soi justement ? Pourquoi avait il décider de passer a ce moment précis ? Il n'aurait pas pu attendre quelques minutes, quelques heures ? Qu'elle puisse faire semblant de dormir ? Mais non. Il se trouvait ici, maintenant face a elle et lui demandait ... Si quelque chose n'allait pas.

Intérieurement, elle avait envie de craquer, la tout de suite. De laisser cette boule qui coinçait sa gorge. De laisser les larmes rouler. Mais malgré tout, c'est un sourire triste qui passa sur son visage un de ceux qui disait "j'ai le cœur brisé". Elle fit un effort pour délier ses doigts et lui répondre, alors que a voix accompagnait les gestes.

"Non, ça va merci. Je suis désolée, je n'ai pas beaucoup dormis ces derniers temps".


Nouveau silence inconfortable. Elle ne savait pas quoi dire, tous les sujets de conversation lui semblaient sans saveurs, dérisoires. Heureusement, le sifflement de la bouilloire vint a sa rescousse, et elle se précipita vers la cuisine en lâchant un rapide :

"Installe toi dans le salon, j'arrive ..."


Elle venait de littéralement prendre la fuite. La jeune femme s'approcha de la gazinière et éteignit le feu sous l'eau avant de prendre un plateau pour le préparer. Elle posa deux tasses, un assortiment de gâteaux, sucre et cuillères avant de s’arrêter Adossée a un paillasse, elle passa les deux bras autour de son ventre et se balança légèrement en levant la tête pour expirer. Elle devait se reprendre. Se calmer et refermer le coffret qui contenait tous ses sentiments. Inspirer. Expirer. Installer un sourire, remettre des pétillements dans ses yeux et ... jouer la comédie. Après tout elle avait fait ça pendant sept ans et ça avait toujours marché non ? Évidemment, elle était handicapé, elle n'avait pas dormis depuis elle ne savait combien de temps, ça n'aidait pas a se contrôler

La jeune femme attrapa le plateau, inspira et retourna dans le salon, un air presque un peu trop guilleret sur le visage, qui vacilla un instant quand elle aperçut le marchand de sable debout au milieu du salon, un paquet de papiers dans les mains qu'il avait du continuer a ramasser. Avec un peu de chance il n'avait pas vu le dossier a son nom ou alors il avait du glisser sous un canapé.

"Voila le thé !"
fit elle en s’avançant avant dans le salon avant de poser le plateau sur la table basse. "Désolée pour tout a l'heure mais la ça va mieux. "

La jeune femme mit quelques feuilles de thé dans un sachet et lui prépara une tasse avant de la lui tendre, l'observant tout sourire par dessus les volutes de fumée. Ses doigts la lâchèrent un instant et elle manqua de la faire tomber avant que le marchand de sable ne la rattrape de justesse et ne la rassure avec un sourire. L’événement n'était pas a proprement parlé important, il était même anodin, pourtant elle se sentit vaciller alors que la certitude de louper tout ce qu'elle faisait la frappait de plein fouet crispant son sourire . Elle ramena ses mains sur ses genoux et les posa a plat, position qu'elle avait eut l'habitude de prendre aux cotés de Joshua, le regard baissé. Pourtant ... elle devait trouver quelque chose a dire, a faire. Une chose anodine qui lui occuperai l'esprit pour ne pas qu'il remarque. Pour ne pas qu'il cherche a comprendre. Pourtant elle savait que le gardien se montrait presque excessivement prudent quand il s'agissait d’investir la vie des autres, craignant de les déranger, de les mettre mal a l'aise sans réellement de raison valable.

Elle hésita un instant, ne sachant pas réellement quelle attitude adopter. Elle aimait bien Sebastian, il était gentil, doux et sa façon d'agir avec les autres avait quelque chose d'attendrissant, de touchant avec ses yeux rieurs. Et elle ne voulait pas le blesser par maladresse ou manque de contrôle

"Je .. tu as finis tes cadeaux de noël ? "

Quelle idiote, oui les avait certainement finis oui on était le 24 décembre ! Changer de sujet, vite.

"Et tu as quelque chose de prévu pour les fêtes ?"


Rester en famille sûrement ou avoir quelque chose de prévu avec les gardiens. Tiens, c'était vrai elle ne lui avait jamais demandé si il avait une famille, si ça ne dérangeait pas qu'il passe la voir comme ça pour connaître le monde des divins. Il fallait dire leurs conversations ne portaient pas réellement sur ce sujet mais quand même ... La jeune femme se pencha en avant pour prendre un gâteau sec mais sa main percuta le bord de l'assiette, renversant son contenue sur le tapis. L'air totalement horrifié, Louise se leva d'un bond, la respiration saccadé, le visage figé dans une espèce de sourire crispé.

"Je suis désolée je .. je reviens ..."
elle fit demis tour, clairement paniquée., emportant sa tasse sans le faire exprès

C'était sa seconde erreur, une de trop, a cause d'une maladresse qu'elle ne c'était jamais connue. Dans la cuisine, elle chercha un moment dans les placards, les faisant claqués, incapable de trouver ce fichu essuie tout .. avant de soudain s’arrêter Ce n'était que des gâteaux, pas besoin d'essuie tout non ? Mais pourquoi n'y avait elle pas pensé avant ? Elle leva le regard vers le plafond, sentant ses yeux s'embuer. Du calme bon sang, du calme. La princesse fit demis tour. Puis demis tour encore. L'essuie tout .. Oui ? Non ? Des pas se firent entendre et le visage de Sebastian apparu dans l'embrasure de la porte, tenant devant lui l'assiette de gâteaux Oh.

"Je .. je suis désolée j'ai .. J'ai oublié que c'était juste des gâteaux je ... "


Sa main c'était mise a trembler alors que ses doigts serraient le mug a s'en faire blanchir les jointures. Elle lâcha un petit rire nerveux devant sa propre bêtise et sentit soudain ses jambes flageoler Elle passa une main dans ses cheveux, détournant le regard pour essayer de reprendre un tant soi peu le contrôle de sa voix qui tremblait autant qu'elle. Elle était exténuée, n'avait pas fermé l’œil depuis bien trop longtemps et les blessures qu'elle avait reçu a Neverland continuaient de la faire souffrir tout en sollicitant son pouvoir de guérison ce qui la fatiguait encore plus. Elle sentait qu'elle partait lentement mais sûrement en vrille. Il avait raison elle n'avait pas a s'excuser pour ça mais ... cette simple information la renvoya directement a son incompétente Pourtant elle savait que ce n'était pas un reproche et qu'il avait raison et justement ça la culpabilisait encore plus.

La gorge serrée, elle essayait d’empêcher ses larmes de couler sur ses joues en continuant a sourire. Toujours sourire, toujours ... La tasse glissa de ses mains et s'écrasa sur le sol, aspergeant ses jambes de thé brûlant alors qu'un silence de mort s'instalait. Immédiatement elle s'agenouilla, sentant une larme rouler le long de sa joue pour finir par s'écraser au milieu des débris de porcelaine. Puis une autre qui roula le long de son cou, puis une autre et une autre ... Avec des gestes précipités, elle attrapa les bouts de la tasse pour les mettre dans sa main, sans même faire mine de faire attention.

"Oh non .. je suis désolée excuse moi je suis désolée pardon ..."


Elle s'excusait autant qu'elle pouvait, de son accueil, d'avoir cassé la tasse, de le faire malgré lui assister a un tel spectacle. De sa faiblesse. D'avoir été l'instrument de perdition de ses frère. Ses mains ne cessaient de trembler, et elle avait l'impression qu'elle allait étouffer.

Tout a coup, elle aperçut une ombre mais n'y fit pas réellement attention avant de voir les mains du gardien qui attrapèrent délicatement les bouts de tasse pour les poser a plat dans sa main, comme si au milieu de la tempête d'émotions qui se déchaînaient en elle, il tenait bon, calme. Et le sourire doux qu'il lui envoya quand elle leva les yeux l'acheva littéralement. Encore une fois elle avait eut tout faux. Ses doigts se crispèrent malgré elle, laissant les bout de la tasse lui entrer dans la chaire pour faire perler quelques gouttes carmin qui se firent de plus en plus nombreuse au fur et a mesure qu'elle essayait de s’empêcher de craquer. Elle inspira par a coup pendant une seconde avant de se mettre a pleurer pour de bon, sans retenue, sa respiration seulement entrecoupée par des sanglots ou elle laissait sa peine la submerger.

Son frère était mort, et elle le vivait mal.


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Sebastian Dust


« From ashes sandman rises. »


Sebastian Dust


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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} LmshZJx

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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} _


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________________________________________ Mer 23 Déc 2015 - 22:24




Un grain de sable peut enrayer l'engrenage

Même s'il doit finir broyé dans l'opération.

Sebastian n’avait pas pour habitude de juger les gens sur ce qu’ils affichaient ou ce qu’ils dissimulaient. Pour lui, les personnes autour de lui étaient ce qu’elles étaient et, si elles souhaitaient maintenir une certaine distance entre la réalité sociétale et leur intimité, alors il ne leur disait rien. Pourquoi se serait-il permis de juger un autre uniquement à son allure ? Il était bien le dernier à se sentir concerné par les on-dit ou les faux-semblants, mais si quelqu’un le faisait c’était bien qu’il avait ses raisons, non ? La question était un peu trop compliquée pour lui, avide de vérité mais aussi de secrets et de mystères, assoiffé d’aventures et pourtant si paisible à bien le regarder ; tout respirait le calme dans son être. Même à cet instant, alors qu’il regardait Louise face à lui et qu’il sentait franchement qu’elle lui mentait. On ne peut pas reprocher aux personnes de vouloir cacher leurs émotions, par honte, par gène, par culpabilité ou pour tout un tas de raisons… Cependant, on peut parfois leur en vouloir de nous mentir ou de se moquer de nous.

« Non, ça va merci. Je suis désolée, je n'ai pas beaucoup dormis ces derniers temps. » Sab aurait pu ouvrir la bouche, lui faire comprendre qu’il n’était pas dupe et qu’il fallait qu’elle cesse de le prendre pour un idiot. Mais il ne savait absolument pas faire. Avec les enfants c’était simple : ils reconnaissaient bien trop rapidement leur tord et savaient se faire pardonner ; mais les adultes étaient un tout autre monde, une toute autre histoire. Un tout autre challenge qu’il ne savait pas affronter aussi bien qu’avec les plus jeunes et dont il avait tendance à fuir l’approche avant qu’elle ne dégénère. Ellie était l’une des premières personnes qu’il avait osé regarder en face et à qui il avait même répondu, Louise était la seconde. Ou presque. Le gardien ne savait pas encore très bien comment aborder cette jeune femme, mystérieuse et bavarde, expansive et renfermée, honnête et secrète ; il comprenait juste, en cet instant, que l’entendre lui mentir provoquait une douleur innommable au cœur de son torse.

Il était muet mais pas sourd. Le timbre de sa voix, fuyant, ne tombait malheureusement pas dans une oreille désintéressée et plus les secondes avançaient, plus il sentait peser une tension palpable sur leurs épaules. S’affronter sans savoir dans quel duel il mettait les pieds, un bien triste sort pour lui qui n’était venu que lui fêter un bon Noël. S’il avait su qu’il la dérangerait autant, peut-être aurait-il envoyé un message avant de venir… Il aurait du. Il aurait pu. Mais il ne l’avait pas fait. Peut-être s’était-il montré trop sûr de lui en pensant que Louise serait contente de le voir ? Sebastian se mordit l’intérieur de la joue en la voyant partir vers la cuisine, se promettant de ne plus faire de choses aussi spontanées sans réfléchir. La prochaine fois, il préviendrait. La prochaine fois, il essayerait de ne pas tomber à un mauvais moment. La prochaine fois… Il agita doucement les mains en entrant dans le salon, avisant les feuilles éparpillées autour du canapé pour soulever celles-ci et les faire soigneusement glisser entre ses paumes. Puisque la jeune femme semblait réellement peinée de l’état de la pièce, il semblait logique qu’il termine ce qu’ils avaient commencés. Et ce même si Louise mettait beaucoup de temps à revenir de la cuisine.

Il lui tendit les feuilles avec un léger sourire, comme celui d’un enfant qui a voulu faire plaisir à un adulte, avant de rattraper la tasse de thé qu’elle venait de lâcher dans ses mains par inadvertance. Observant le liquide qui vacilla à la surface, le marchand de sable poussa un soupir rassuré en voyant qu’aucun liquide ne se renversait et voulu lui adresser quelques félicitations pour ce petit tour… Mais à nouveau elle ne le regardait plus. Un demi-sourire inquiet sur le visage, ses yeux glissèrent jusqu’à la tasse de porcelaine qu’il attrapa doucement sans trop savoir quoi en faire. Ce thé ne lui donnait pas envie. Pire, il avait la gorge tellement sèche qu’il savait que le liquide allait le brûler instantanément. Et puis, elle n’en avait servi que pour lui… est-ce qu’elle en avait fait par obligation ? D’ordinaire elle semblait raffoler de cette boisson, allant même jusqu’à lui faire goûter des saveurs qu’il ne connaissait pas ; il trouvait qu’elle préparait le meilleur thé qu’il était possible de goûter, mais il se gardait bien de tenir de tels propos. Se serait déplacé. « Je .. Tu as finis tes cadeaux de noël ? » Oh, les cadeaux de Noël ! Ouvrant de grands yeux en se souvenant qu’il était arrivé avec un paquet, Sab regarda autour de lui en espérant reposer le regard dessus sans parvenir à le trouver. Mince. Où l’avait-il mis déjà ? « Et tu as quelque chose de prévu pour les fêtes ? » A cette idée, un nouveau sourire naquit sur son visage alors qu’il hochait la tête.

« Jack a proposé une bataille de boules de neige. »

Les lettres dorées laissèrent rapidement place à des petits personnages en sable qui s’envoyait des boules à toute vitesse en essayant d’atteindre l’autre, comme l’image qu’il avait de ce genre d’évènements. D’ordinaire il ne fêtait pas vraiment Noël, passant la journée tranquillement chez lui à lire un bon livre après avoir épié les enfants alentours en pleine ouverture de leurs cadeaux. Il adorait observer leurs yeux émerveillés alors qu’ils déchiraient le papier, l’impatience dans leurs gestes et les rires joyeux quand ils découvraient l’objet tant convoités… Ou bien leur mine déçu devant un cadeau inattendu. Ces enfants déçus étaient presque les plus drôles, même s’il le gratifiait parfois de quelques personnages en sable pour leur redonner le sourire. Noël n’était pas une fête à passer en tristesse et malheur, c’était un événement joyeux. Le jour de North. Le jour où l’on croyait au Père Noël et où on voulait y croire encore pendant des années durant. Le jour où tous les espoirs étaient permis et où tous les rêves paraissaient réalisables.

Le bruit de la vaisselle sur le sol. Ses yeux clairs suivirent le mouvement des gâteaux avant d’entendre Louise se lever d’un bond pour déguerpir à nouveau. Pour le coup il ne comprit pas tout de suite de quel problème il retournait… Fixant les gourmandises sur le sol sans trop savoir quoi faire. Mais en l’entendant fouiller dans les placards avec dextérité, il posa sa tasse sur la table et ramassa précautionneusement chaque gâteau pour les remettre dans l’assiette. Ce n’était pas très difficile et aucun mal n’était fait, aussi se releva-t-il pour les amener à la cuisine ; peut-être voudrait-elle s’assurer qu’ils étaient tous là ? Pas la peine d’en ramener d’autres, ceux-là leur suffiraient amplement. « Je... je suis désolée j'ai... J'ai oublié que c'était juste des gâteaux je... » Est-ce qu’elle s’en faisait pour ça ? Sincèrement ? La voix de la jeune femme était chevrotante, hésitante et elle du s’y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à formuler un semblant de phrase.

Sebastian désigna les gâteaux posés de nouveau sur l’assiette d’un geste du menton.

« Ne t’excuse pas, la maladresse peut arriver à tout le monde. »

Elle souriait. Elle souriait mais ça sonnait terriblement faux. Ces yeux aux bords des larmes. Ses mains blanchis à force de serrer son mug. Ses jambes tremblant légèrement pour supporter le poids de tout son être. Sa gorge qui vacillait. La commissure de ses lèvres qui grimaçait. Et puis la tasse qui se brisa en dizaines d’éclats sur le sol carrelé, renversant le thé encore chaud qu’elle contenait sur les jambes de la jeune femme. Sebastian sursauta de surprise, la bouche entrouverte dans un « oh » qui ne sortit jamais alors qu’ils constataient tous les deux les dégâts. « Oh non... Je suis désolée excuse moi je suis désolée pardon... » Et alors qu’elle se baissait à toute allure en bafouillant des excuses, lui continua de la regarder. Depuis quand est-ce qu’elle avait l’air aussi en détresse ? Depuis quand est-ce qu’elle avait l’air aussi fatiguée ? Epuisée était un meilleur terme. Depuis quand est-ce qu’elle s’affolait d’une tasse ou bien de quelques gâteaux ? Depuis quand… Le gardien prit conscience qu’il ne la connaissait pas depuis si longtemps. Presque deux mois où il ne l’avait jamais vu pleurer ni être malheureuse. Elle avait manqué de se faire dévorer mais même là elle n’avait pas eu un tel visage. Même là elle ne lui avait pas offert un tel spectacle de désespoir.

Le poids de la tristesse est un fardeau extrêmement lourd à supporter. Sebastian y avait déjà été confronté plusieurs fois et, chaque fois, il se promettait de ne plus jamais avoir à subir ni supporter une douleur pareille. C’était comme si un étau vous enserrait le cœur et le forçait à éclater à tout petit feu. Un brasier venant vous lécher l’âme pour vous rappeler à quel point vous étiez misérablement dépendant des autres. Des coups de poignards portés dans le dos sans qu’ils ne s’arrêtent jamais de vous frapper. Pas tant que vous pleuriez. Pas tant que vous vous lamentiez. Pas tant que vous étiez cet être misérable écroulé sur le sol et qui peinait à respirer correctement. La misère et la peine variaient subjectivement d’une personne à l’autre pourtant, devant l’adversité du Mal, tout le monde adoptait le même comportement : au bout d’un moment, il fallait rendre les armes. Abdiquer. Renoncer. Et pleurer toutes les larmes de son corps pour en évacuer le poison doucement installé dans nos veines… Une lutte où personne ne pouvait sortir vainqueur.

Il s’accroupi sur le dallage et vint doucement l’aider à ramasser les morceaux de porcelaine brisée. Faire attention à ne pas se couper alors qu’il en déposait dans sa paume. Quand Louise le regarda, il ne sut quoi faire d’autre que lui sourire encore. Toujours. Ses lèvres s’affaissèrent. Ses yeux tremblèrent. Les larmes envahirent alors son visage d’ordinaire si souriant et, soudain, les sanglots éclatèrent à lui en fendre le cœur. Comment pouvait-on supporter de la voir faire ça en restant impassible ? Qu’est-ce qu’il fallait faire ? Quelle était la bonne solution ? Sab ne savait pas, pire, il était perdu. Il avait demandé ce qui n’allait pas. Il avait cherché à lui faire dire qu’elle ne se sentait pas bien. Mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle laisse exprimer sa peine avec tant de sincérité qu’elle en était littéralement désarmante… Un moment de surprise. D’inquiétude aussi : qu’est-ce qui avait mit sa nouvelle amie dans un état pareil ? Lui avait-on fait du mal ? L’avait-on malmenée ? Violentée ? Il frissonna à cette idée, secouant la tête en voyant que les mains de la jeune femme se couvraient d’une teinte carmin singulière.

Du sang.

Le marchand de sable détestait le sang. Il signifiait bien plus que la douleur. Il signifiait bien plus que la mutilation volontaire qu’elle était en train de s’infliger. Prostrée. Enfermée et pourtant cruellement expressive en ces secondes qui s’étiraient, s’étiraient, au point de se déchirer. Tendant le bras, il saisit doucement – mais fermement – le poignet meurtri de Louise. Qu’elle arrête. Qu’elle arrête d’essayer de ramasser. Qu’elle arrête de se faire du mal. Qu’elle arrête de se punir pour quelque chose qu’il ne voyait pas mais dont il comprenait la puissance destructrice. Qu’elle arrête tout cela et qu’elle pleure comme elle semblait en avoir besoin. Il aperçu son regard dans le sien alors que son visage ne souriait plus. Une ride inquiète barrait même la ligne de ses sourcils pourtant, soigneusement, il la fit lâcher la porcelaine. Ses doigts rencontrèrent les siens pour les délier. Lentement. Elle résista… Puis céda. Il ouvrit sa paume et laissa alors glisser les morceaux qui tintèrent à leur rencontre du sol, caressant l’intérieur de sa main pour en chasser l’intégralité des grains. Faisant fit du sang qui recouvrit à son tour sa peau, Sab attendit un peu. Observant avec inquiétude les coupures qui barraient sa si jolie main désormais, les frôlant du bout du doigt comme s’il essayait d’en mémoriser chaque détail. Une blessure. La réflexion physique d’une douleur psychologique.

Echangeant un regard inquiet avec elle, il chercha l’essuie-tout du regard et l’attrapa un peu plus loin. Découpant quelques feuilles, qu’il appliqua avec force entre leurs deux mains, il tenta d’endiguer le flot rougeoyant qui gouttait jusqu’au sol et se mêlait aux larmes voraces de Louise. Elle ne résista pas à son contact. Elle ne chercha pas vraiment à s’enfuir, prisonnière de cette position détestable qui était la sienne. Alors il la laissa pleurer. Il la laissa sangloter quelques instants, incapable de prendre la moindre décision quand à ce qu’il devait faire de plus : Sebastian était le gardien des rêves et des songes, les relations sociales n’étaient malheureusement pas sa spécialité. Et il lui fallut presque une minute avant d’oser poser sa seconde main sur la sienne. Retirer le tissu taché pour simplement la tenir peau contre peau. Fixant ses plaies en train de cesser de saigner, il remarqua les volutes discrets du sable autour d’eux, attentifs et réactifs à sa volonté inconsciente. Ils s’approchèrent. Une chaleur particulière se mit à irradier des grains dorés quand ils furent proches des bras et du corps de Louise, s’immisçant et la frôlant alors pour l’envelopper peu à peu de leur présence. Une vague réchauffante et rassurante, peuplée de sensations agréables, envahit alors l’atompshère qu’ils respiraient. Il ne pouvait pas la soigner. Il ne pouvait même pas lui faire un pansement ou des points de suture. Mais il pouvait au moins tenter d’apaiser ces larmes qui baignaient le visage de la jeune femme.

Du baume au cœur. Du baume à l’âme. Sans s’en rendre compte, Sab avait créé une sorte de bulle semi-transparente autour de leurs deux corps recroquevillés. Une bulle qui tournoyait sur elle-même à faible allure, parcourue de petits tourbillons aléatoires, qui semblait regrouper tout ce qui pouvait être agréable et écarter la douleur bien loin. Ce n’était pas de la magie, c’était juste une sensation impérieuse. Un besoin viscéral de se sentir mieux. Des larmes qui coulent mais des pleurs bien moins douloureux à entendre. Elle n’était pas guérie, loin de là. Ce n’était que le début d’une situation dramatique… Une gorge qui s’ouvre. Des poumons qui respirent. Un cœur qui ralentit. Sa main dans les siennes et le retour d’un sourire – faible, mais encourageant – sur le visage du marchand de Sable.

« Ca va aller… Tu n’es pas toute seule. »

Un sourire triste. Mais un sourire quand même.

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Louise Hollen


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Parlez-moi, je suis tout ouïe »


Louise Hollen


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________________________________________ Sam 2 Jan 2016 - 1:48


Un grain de sable dans le coeur


Bien plus que de l'air qui lui manquait, elle avait l'impression de se noyer. La cage thoracique qui lui donnait l'impression d'être écrasée, ses mouvements désordonnées qui lui donnaient le sentiment d'avancer dans de la mélasse. Celle qu'elle n'arriverai jamais a remonter a la surface.La panique aussi, semblable a celle qu'elle avait connue et pour des raisons si différentes alors que le sentiment insupportable qui en résultait était si semblable. L'eau qui emplissait auparavant ses poumons et bloquait sa gorge était désormais remplacé par les hoquets qui lui bloquaient la respiration. La panique, avant celle d'être maintenue la tête sous l'eau et maintenant celle de montrer a Sebastian une telle marque de faiblesse. Bon sang il n'avait rien demandé et il était la, au milieu de la cuisine a ramasser des boutes de porcelaine brisées avec elle. A cause d'elle.

Elle se sentait totalement désespérée, écrasée par un poids qu'elle ne parvenait pas a supporter. Les larmes qui baignaient ses joues ne semblaient jamais vouloir s’arrêter malgré toute la volonté qu'elle mettait dans la chose. Les mains crispées malgré elle sur les bouts de porcelaine coupants la lançaient, et pourtant les signaux qui venaient de sa main lui semblaient insignifiants comparé a la douleur qu'elle ressentait. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait. Que la douleur logée dans sa poitrine soit surpassée par celle de sa main. Que pour un instant, quelques secondes, elle puisse tout oublier grâce a ça Pour se punir aussi certainement. Parce qu'après tout ... c'était en partie sa faute non ? Elle laissa échapper un gémissement désespéré Si elle l'avait cherché au lieu de parcourir le monde avec les dieux, si elle l'avait retrouvé, si ils avaient parlé ... tout aurait pu être différent. Il aurait peut être pu vivre non ? Mais pourquoi lui ? Pourquoi ce n'était pas a elle que c'était arrivé ? Pourquoi ?

Non, les larmes n'aidaient pas, elles ne liséraient que la tentions qu'elle avait accumulée depuis des jours et des jours. Elle était tellement désolée de lui imposer ça en plus ... terriblement mal, elle aurait préféré qu'il ne soit pas la, qu'il n'assiste pas a ça Elle sentit une main, chaude et douce s’emparer de son poignet pour le relever. Elle aurait voulu lui dire, s'excuser, lui ordonner de la laisser seule. Mais ses yeux bleus la clouèrent sue place. Elle n'avait vu que de la joie sur son visage, de la concentration, des rires silencieux, des sourires doux ... mais jamais cette mine inquiète, cette lueur dans ses yeux, cette mine presque désespéré de la voir aussi mal. Il tira doucement sur ses doigts sans qu'elle veuille le laisser faire ... avant de céder, acceptant d'une certaine façon l'aide qu'il lui proposait.

Sebastian essuya doucement sa main alors qu'elle détournait le regard, se mordant les lèvres pour essayer de maîtriser les hoquets qui soulevaient son cœur. Les morceaux qui tranchaient sa main tombèrent sur le sol dans un tintement, mélangeant les morceaux immaculés a ceux tachés de sang. Sa main dans la sienne lui paressait petite, une minuscule main dans la sienne. Une main qu'il manipulait comme si elle était en cristal, fragile, un objet qu'il manipulait avec une attention extrême. Il passa ses doigts sur les plaies la faisant grimacer malgré elle. C'était douloureux. Tellement, tellement, tellement douloureux ...

Louise leva les yeux une seconde, une seconde de trop pour voir les dégâts qu'elle avait causé. Elle l'avait blessé, malgré elle, sans vouloir, et ça lui donnait l'impression d'avoir une lame chauffée a blanc dans le cœur Elle aurait tellement aimé le protéger, le tenir loin de tout ça. Elle ne voulait pas lui faire du mal, elle ne voulait pas faire souffrir ses amis. Elle avait tenue pour Diane. Apollon. Peggy. Alexis. Pour ceux qu'elle avait vu depuis son retour.. Elle avait voulue se retrouver seule, loin d'eux pour ne pas qu'ils soient pris dans la déflagration. Pour ne pas qu'ils soient affecter par ses propres problèmes. Après tout ils n'avaient rien demander non ?

Il appliqua une feuille d'essuie tout sur la blessure, laissant le,papier absorber le liquide carmin. Elle n'osait plus relever le regard, préférait le laisser faire ce qu'il voulait. Elle savait que c'était stupide, qu'elle n'aurait pas du se blesser comme ça, qu'elle n'aurait pas du essayer d’échapper a la douleur en sachant qu'elle n'y parviendrai pas, que ça ne servirait a rien. Et pourtant sa rationalité était totalement écrasée par la peine, la fatigue, la culpabilité. Et pourtant, pourtant elle avait la sensation que tout commençait a prendre un sens, qu'elle finirait par comprendre. La douleur, la peine ... elles ne disparaissaient pas mais semblaient comme apaisées au fur et a mesure qu'elle sentait comme une couverture chaude et rassurante la couvrir, comme une sorte de cocon.

Sa gorge s'ouvrit, laissant l'air circuler a nouveau dans son corps, La tête lui tourna un instant, alors qu'elle avait l'impression de remonter a la surface après des heures d’apnée. Son cœur qui ralentissait. Le soulagement d'échapper a cette torture. L'impression qu'on lui avait attrapé le poignet et qu'on la tirait hors de la mélasse dans laquelle elle s’enfonçait. L’espoir, infime mais présent qu'au final elle allait y échapper et enfin la compréhension, l'acceptation, se dire que même si elle le voulait elle ne pourrait rien y changer. Que c'était fini, qu'elle avait perdu, encore. Elle ne savais même plus si elle pleurait pour son frère ou pour elle, mais pour la première fois, elle avait l'impression que ça l'aidait, la libérait peu a peu du poids qu'elle avait.

« Ça va aller… Tu n’es pas toute seule. »


Elle lui fit un sourire - ou plus tôt tenta d'en faire un - avant d'essuyer ses yeux avec la manche de sa main libre, en laissant l'autre la ou elle était. Si elle était seule. Oui elle avait Diane, Trojan, Phoebus, Alexis et les autres mais ... mais a cet instant elle avait l'impression d'être une petite fille perdue et triste. Parce que malgré tout elle voulait les protéger. Et ca signifiait garder ce qu'elle ressentait pour elle. Elle cicatrisait avec une lenteur qu'elle n'avait connu que dans ses moments de faiblesses, de fatigue intense., de toute façon elle ne voulait pas guérir, elle ne le méritait pas. Ses hoquets devinrent plus violents a mesure qu'elle essayait de se calmer.

"Je ... Je ne voulais pas que tu ... que tu assiste a ça .. Je .. je suis désolée, c'est ... c'est juste que ..."


Comment le lui expliquer ? Comment aborder un sujet aussi personnel dont il ne voulait certainement rien savoir . et puis même pour elle, elle ne pouvait pas,, c'était trop intime. Qu'il l'ai vue comme ça était déjà assez pénible, Et puis elle ne savait pas si elle arriverai a le formuler a haute voix. Dire que son frère était mort... Ce serait comme rendre la chose un peu plus réelle.

"C'est ma faute c'est tout. J'aurai mieux fait de ne jamais naître."


Elle se mordit soudain la lèvre en se frappant mentalement. Bon sang pourquoi l'avait elle dit a haute voix ? Il y avait des choses qu'on ne disait pas ! Elle allait le mettre mal a l'aise et puis bon sang elle avait décidé de ne pas se laisser aller justement pour ne pas inquiéter ses amis ! Encore une fois elle ratait tout ! En même temps c'était une affirmation en laquelle elle croyait dure comme fer, mais qu'elle n'avait jamais prononcée a haute voix. Après tout si elle n'était pas née il y aurait eut une foule de choses qui ne se seraient pas passés ! Elle n'aurait pas privé ses frères de leurs royaumes de leurs parents, de leurs enfance, ils auraient eut une vie heureuse comme des humains normaux. Ils n'auraient pas passé sept ans de leurs vies a être des corbeaux, ils n'auraient pas vécu dans la peur de rester ainsi pour toujours, comme Nicolas, ils n'auraient pas souffert autant, ils n'auraient pas été chassés, ils n'auraient pas ...

Elle leva les yeux pour jeter un regard au marchant de sable, ça lui fit une douche froide. Elle l'avait dit devant lui, elle devait rattraper le coup. Rapidement elle inspira et retira sa main de celle du marchand de sable en serrant les poings, appuyant sur ses plaies. La douleur. Ça faisait mal mais d'une certaine manière, ça l'aidait a se contrôler, a garder les pieds sur terre.

"Je .. laisse tomber, oublie ça .. Je suis désolée de t'avoir imposer ça. Ca va aller maintenant. Tu n'avais rien demander, il ... vaut mieux que tu partes."


Ce n'était pas une question mais une affirmation. Elle ne voulait pas qu'il reste, si elle avait pu elle se serait enfermée dans sa chambre. Ou était le mal de vouloir pleurer tranquille sans avoir a jouer la comédie ou essayer de se contrôler ? Elle avait de plus en plus de mal au fil des secondes a se retenir. tout était trop frais et le barrage qu'elle avait mis était semblable a une feuille de papier qui essayait d'endiguer un cours d'eau. Et lui ne voulait pas la laisser, pas après avoir vu la goutte de sang qui commençait a s'insinuer entre ses doigts. Elle sentit a nouveau les larmes lui monter aux yeux.

"Tu ne comprends pas Sebastian ... Je ... c'est MA faute ok ? Depuis que je suis née je n'apporte que des problèmes ! "

Elle avait reculé et porté les mains a sa tête pour les passer dans ses cheveux, l'air paniquée, les yeux affolés, cherchant une échappatoire. Il devrai partir ou elle allait exploser. Et elle ne voulait pas, pas devant lui. Elle ne voulait pas le blesser, même sans savoir pourquoi, elle ne voulait pas qu'il la comprenne. Mais plus les secondes passaient alors qu'il était la, et plus elle se sentait oppressée, avait l'impression qu'elle allait exploser. Elle devait lui expliquer, lui dire que c'était une mauvaise idée, qu'ils ne pouvaient pas être amis.

"Je ... J'ai tué ma mère en naissant ok ? Des gens sont morts par ma faute ! Comme Marie, dont la seule faute a été que je m'entende bien avec elle ! Mes frères ont tout perdu a cause de moi, leur mère, leur père, leur maison ... et en suite, je leur ai fait perdre leur humanité pendant sept ans de leurs vie ! Nicolas et même coincé pour toujours dans un corps qui n'est pas le sien ! Et quand ils sont revenus, devine quoi ? La plus part ne m'en voulaient même pas et ils ... ils m'ont demandé pardon alors que c'était moi la fautive ... et après il y a eut la malédiction et en suite je me suis retrouvée ici et tout ce que j'ai pu voir c'était que les gens que j'aimais souffraient a cause de moi ! Regarde Aaron ! Il aurait été beaucoup mieux sans me connaître ! Et ... et Diane ne s’inquiéterait pas sans cesse pour moi et ne s'en voudrait pas a cause de Dolos ! Et lui il n'aurait peut être pas blessé Lily et son bébé ! Et Hippolyte serait peut être en vie a cette heure ci ! Et Melody n'aurait jamais appelé le Kraken et les autres n'aurait pas été blessé a cause de ça a Las Vegas ! Et je ne ferai pas perdre son temps a Phoebus, et ... Et même toi ! Tu as risqué ta vie contre un T-rex et tu as faillit te faire tuer bon sang ! "


Les mots étaient sortis sans qu'elle puisse s'en empêcher, comme si elle avait laissé échappé un filet d’eau qui c'était changé en torrent incontrôlable. Elle avait du mal a respiré, avait reculé encore et encore comme pour fuir alors qu'elle ne voulait que le maintenir loin d'elle comme si la distance pouvait atténué le poids de ses paroles. Mais au fond, peut être voulait elle échapper a cette situation en sachant parfaitement que ça lui était désormais impossible. Le barrage avait cédé, elle ne pouvait plus s’arrêter Son dos avait butté contre la surface de travaille et elle s'y était accrochée comme pour ne pas tomber, les mains tremblantes, les jambes prêtes a la lâcher instantanément. Elle repris son souffle un instant, avant de reprendre, plus faiblement :

"Tu vois ? Je ne suis même pas capable de ... d'aider un gars que j'aime comme un frère ! Je le fais entrer dans la famille et moins d'une semaine après on me dis que ... que Karl est .... qu'il est mort !"


Plus jamais elle ne pourrait s'excuser, plus jamais elle ne pourrait lui parler, plus jamais elle ne pourrait essayer de comprendre. Il avait disparu pour de bon, la laissant toute seule.

"Il savait ou j'étais mais il n'est jamais venue ... parce qu'il savait tu vois ? Il savait que quoi que je fasse ce serait dangereux ! Et pourtant ca n'a servit a rien ! "


Elle avait sourit, eut une sorte de rire nerveux. Oui il avait compris, c'était ce qu'il fallait faire non ? Se tenir loin d'elle, au final sa payait toujours. Elle se souvenait encore de la servante qui avait été son amie a l'époque ou elle avait été muette. Elles avaient eut le malheur d'éprouver un début de sympathie l'une pour l'autre et elle avait été torturée et tuée. Elle n'avait jamais parlé avec une telle honnêteté, et en levant les yeux, elle aperçut le visage du gardien et se mit a pleurer de plus belle comme une enfant. Elle était en train de le blesser, il était triste, perdu a cause d'elle.

Elle passa une main sur ses yeux pour essayer d'endiguer le flot, inutilement.

"Et ... et même la, je te fais mal. Ça se vois, tu n'avais rien demander, et moi ... moi je t'ai gâché ton Noel... j'ai joué les égoïstes et je t'ai imposé ça et ... et je ne voulais pas mais ... je n'ai pas réussi a tenir et ... et je suis tellement ... tellement ... tellement ... désolée ... si tu savais a quel point ..."


Elle se laissa glisser le long du placard sous la surface de travaille et ramena ses jambes contre elle pour les entourer de ses bras, laissant deux traces rouges a l'endroit de ses mains. Elle pleurait toujours mais en même temps se sentait plus légère, un peu, en se disant qu'effectivement si elle n'était pas née, il n'aurait pas eut a subir ça et aurait passé un joyeux noël.

"J'ai l'impression de me noyer ... je sais pas quoi faire"



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Sebastian Dust


« From ashes sandman rises. »


Sebastian Dust


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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} LmshZJx

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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} _


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________________________________________ Jeu 7 Jan 2016 - 22:33




Un grain de sable peut enrayer l'engrenage

Même s'il doit finir broyé dans l'opération.





Il fallait atteindre un certain point de non-retour avant de remettre en cause la raison même de son existence… Ou de sa naissance. On dit que lorsque l’esprit va mal, le corps ne peut se remettre et rouvre les blessures depuis longtemps enfouies sous les couches de chair ; c’était visiblement le cas aujourd’hui. Il n’avait connu qu’une Louise curieuse, une Louise battante, bavarde, enhardie, joueuse, courageuse ; pensant sans doute, à tord, qu’il existait encore des personnes que rien ne pouvait atteindre. Elle était une petite lumière parmi toutes les autres, dignement entourée par beaucoup de monde et protégée malgré elle de bien des choses. Pourtant, en cet instant, Sebastian avait surtout l’impression d’avoir affaire à une petite fille monstrueusement seule. Solitaire. Une part d’elle qu’il n’aurait pas deviné si elle ne l’avait pas laissé filtrer, une impression qui se gravait peu à peu dans sa mémoire à mesure qu’elle pleurait… Il n’aurait jamais voulu la voir pleurer. Les gens tristes le rendaient triste à son tour, une empathie parfois lourde à porter quand il devait consoler ces petits enfermés dans les placards ou réfugiés sous leur lit. Sauf que d’ordinaire, le mauvais rêve pouvait être chassé assez rapidement en fonction de l’événement cauchemardesque. Mais cette fois il s’agissait d’un adulte. D’une femme. D’un dépourvu qui venait de le saisir à bras le cœur et serrait sa gorge dans un étau dont il n’était pas coutumier. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas eu a affronter pareille situation – pour ainsi dire, presque jamais – et il ne savait pas exactement à quoi est-ce qu’elle mènerait. Toutes les choses évoluaient, en bien ou en mal, mais elles laissent une trace indélébile à l’âme. Une marque au fer rouge. Une brûlure interne qui ne s’éteignait jamais vraiment, comme si tous les baumes au cœur ne pouvaient pas l’atteindre. Le poids d’une faute. Le poids d’une vie. Le poids d’une naissance remise en cause sans raison apparente, qui lui fendait le cœur à l’empêcher de s’exprimer d’avantage. Ce n’était pas à lui de dire quoi que ce soit. Il était l’éternel auditeur silencieux.

« Je .. laisse tomber, oublie ça .. Je suis désolée de t'avoir imposé ça. Ça va aller maintenant. Tu n'avais rien demander, il ... vaut mieux que tu partes. » Sans doute le valait-il mieux, effectivement. Mais qui était Sab pour laisser quelqu’un avec un malêtre aussi gros se débrouiller seul ? Ce n’était pas seulement parce qu’il était un gardien, ni parce qu’il était d’une nature à s’intéresser aux autres. C’était aussi parce que c’était elle, celle qui lui avait appris bien des choses sur un univers dont il ne soupçonnait même pas l’existence, celle qui avait accepté de l’aider lui. Celle qui n’avait pas eut peur de lui et qui avait même fait des efforts pour communiquer de la meilleure façon qui soit : par la sincérité du langage non verbal. Ce dernier ne trompait jamais, les yeux étaient les reflets de l’âme comme les juges silencieux de l’esprit ; une grimace ou un pincement de lèvre ne voulait pas dire des milliers de choses. Alors, pourquoi les mots, eux, si ? Pourquoi est-ce que, alors que tout son corps semblait hurler à l’aide de désespoir, sa voix résonnait-elle comme ou couperet ? Ses mots creusaient un fossé, charriaient de la boue pour l’empêcher de venir et le tenaient à distance de toute leur force. Elle ne voulait pas, il devrait partir. Il n’aurait pas du venir. Jamais.

Il plissa la bouche, essayant de lutter contre sa volonté de le voir partir. Ce geste ne sembla pas lui plaire. « Tu ne comprend pas Sebastian ... Je ... c'est MA faute ok ? Depuis que je suis née je n'apporte que des problèmes ! » Des… Problèmes ? Comment pouvait-elle apporter des problèmes tellement gros qu’ils la mettaient dans un état semblable ? Il hocha la tête devant son air impérieux, s’attendant à tout sauf qu’elle se mette soudain à libérer le flot de paroles qui s’en suivit. Ininterrompue. Une logorrhée maladive. Le besoin fondamental de laisser sortir absolument tout. Tout ce qui n’allait pas. Tout ce qui faisait son histoire. Tout ce qui avait été dans le monde des contes et qui avait fait de Louise ce qu’elle était aujourd’hui. Une humaine. Une jeune femme entourée. Une fille qui essayait vainement de protéger ses proches de tout et qui culpabilisait visiblement de leur avoir imposés sa présence. Aaron, il ne connaissait pas cet Aaron, mais elle n’avait jamais dis auparavant qu’il regrettait leur rencontre. Diane était une personne respectable et remarquable, ils avaient même pu la rencontrer lorsqu’elle était enfant et Sebastian s’impressionnait encore aujourd’hui de la voir couver avec un tel regard maternel la personne en face de lui. Ne se rendait-elle pas compte à quel point elle possédait une figure aussi bienveillante juste à côté ? Cette même déesse qui avait hésité à la laisser seul ce soir, la connaissant sans doute assez pour se douter du désastre qui frémissait sous ses sourires encourageant. Dolos… Il lui semblait qu’elle lui en avait parlé, mais le sujet avait rapidement été écourté. Un dieu mort – surprenant – quelques temps auparavant. A l’évocation de Lily, il haussa les sourcils de surprise. Elle connaissait Lily ? Sebastian se mordit la lèvre en songeant à l’adorable jeune femme dont il visitait souvent les rêves en espérant qu’ils soient toujours plus doux à chaque fois. C’était une amie très proche d’Ellie… Peut-être même plus que cela mais il ne pouvait rien affirmer. Hippolyte. Melody. Encore des noms méconnus, ou entendu brièvement. Phoebus… Le dieu de la sagesse, Apollon. Elle parlait si vite, avec tant de personne, qu’il manqua de perdre le file.

Et puis… Lui ? Pourquoi lui ? Il pointa son index vers son menton, comme surpris. Elle avait failli mourir face au dinosaure, et lui n’avait fait que ce qu’il pensait juste : la sauver. Il n’aurait jamais pu l’abandonner, sûrement pas. Jamais. Ni elle, ni la petite Artémis. Ca c’était fait sans vraiment réfléchir et il ne le regrettait sûrement pas. Ses lèvres se serrèrent alors qu’il hochait légèrement la tête en signe de négation. Elle ne devait pas le compter dans l’équation des blessés. Elle ne devait pas culpabiliser pour lui. Qui était-il pour lui imposer pareille douleur alors que tout ce qu’il avait voulu c’était qu’elle ne soit pas supprimée. Qu’elle ne soit pas effacée. Que sa présence perdure encore et qu’elle puisse continuer à vivre cette vie étonnante et pleine de surprise. Il se releva en la voyant faire de même, une main en avant au cas où elle tomberait mais Louise avait saisi avec la force de la tristesse le plan de travail. Son dos vacillait. Ses jambes flageolaient. Et son ton se brisa dans un gargouillis macabre quand elle finit par avouer la raison d’un tel basculement désastreux : « … Et moins d'une semaine après on me dis que ... que Karl est .... qu'il est mort ! » Karl ? Mais il ne posa pas la question, ses yeux clairs papillonnant pour se raccrocher à ses révélations. « Il savait ou j'étais mais il n'est jamais venu... parce qu'il savait tu vois ? Il savait que quoi que je fasse ce serait dangereux ! Et pourtant ca n'a servit a rien ! » La mort est dangereuse. L’aventure est dangereuse. Mais sans elle, la vie n’avait aucun goût ni aucun sens. Sans la mort pour la terminer, la vie n’avait pas la même saveur. Sab en savait quelque chose, en être éternel qu’il était, mais il ne désespérait pas de mourir un jour. De rencontrer la faucheuse pour une dernière danse… Pas encore. Pas tout de suite. Il avait failli lui céder puis s’était ravisé, bien lui en avait prit. Sinon il n’aurait jamais rencontré Ellie, ou Lily, ou Louise, ou Diane… Jamais il n’aurait été là, à la regarder pleurer ; seul spectateur de cette représentation lugubre.

« Et ... et même la, je te fais mal. Ça se voit, tu n'avais rien demandé, et moi ... moi je t'ai gâché ton Noel... » Parlait-elle sincèrement ? Pensait-elle vraiment être la cause d’un tel déferlement ? Ils ne se connaissaient pas depuis longtemps. Sebastian l’observa lentement redescendre jusqu’au sol et entourer ses genoux de ses bras tremblants. « J'ai joué les égoïstes et je t'ai imposé ça et ... et je ne voulais pas mais ... je n'ai pas réussi a tenir et ... et je suis tellement ... tellement ... tellement ... désolée ... si tu savais a quel point ... » Son ton n’était plus qu’un murmure, une répétition quasiment militaire et les aveux perdus d’une jeune fille en détresse profonde. « J'ai l'impression de me noyer... Je sais pas quoi faire. » cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, un bain de larmes et de sang comme il ne devrait plus en exister. Il ne regardait plus les séries à l’eau de rose pour ça, car il se mettait souvent à sentir les larmes pointer quand une scène devenait trop dramatique. Mais ici, ce n’était pas une scène de série. Il n’y avait pas de musique pour accompagner les secondes, ni de publicités entre pour se remettre de ses émotions. Il n’y avait qu’une existence réelle, propre, définie, qui pouvait dériver d’un moment à l’autre dans quelque chose d’affreux… Comme de très beau. Elle lui avait offert le côté lumineux de son être, la beauté sauvage et dévorante, la sympathie et la mignonnerie dont elle était capable. Alors, s’il n’était pas capable d’affronter aussi cet aspect plus sombre et misérable, il n’avait effectivement plus rien à faire ici. Ce n’est qu’en arrivant plus bas que Terre que l’homme peut remonter la pente, mais avant cela il faut subir la longue et douloureuse chute jusq’au fond du gouffre. Louise venait peut-être d’enfin atteindre le parterre de boue qui disparaissait dans l’obscurité, et il n’était pas question qu’elle s’y enlise et y meurt à petit feu.

Il était le gardien des rêves et des songes, de l’espoir. Pas des cauchemars ou de la détresse. Pas de l’abandon ou de la culpabilité. Partir ? Jamais. Rester ? Et pour quoi faire… Se mordant la lèvre à nouveau, il chercha au plus profond de son esprit une bonne idée. Une bonne solution. Quelque chose qui lui permettrait de l’extraire de ce fossé pour l’aider à remonter. Comme on passerait son bras sur ses épaules pour qu’elle tienne sur ses jambes. La métaphore n’était peut-être pas si différente de la réalité, même si elle était bien trop petite pour supporter d’être ainsi traitée. Sab sentit les grains de sable contre ses paumes tâchées de sang. Son éternel ami. Son éminent allié. La raison même de son existence et de son être, une âme liée à jamais et porteuse d’espoir même quand lui même ne croyait plus à rien. Pour les autres, il n’avait pas le choix et ne pouvait faillir. Pour les enfants il se devait de rester leur preux chevalier ou leur ami d’un soir. Pour beaucoup de monde, il était le marchand de sable, celui qui ne meurt jamais. Même pour Jack, il était l’ami qu’il ne perdrait jamais. Alors pourquoi, pour Louise, ne serait-il que le tableau où elle venait de jeter toutes ses peurs et ses remords ? Cette image était désagréable et détestable. Prendre puis partir. Subir puis s’enfuir. Il n’était pas un lâche, jamais. Pas un héros non plus. Aujourd’hui il était juste un ami, peut-être, devant lequel on venait de hisser monts et pièges afin de l’empêcher de franchir la rive. Il la voyait, elle était là. Tout prêt et pourtant si loin. Enlisée dans sa peine et son chagrin. Même son bras ne parvenait pas à l’atteindre.

Le silence entrecoupé uniquement par ses sanglots. Un regard vers son manteau posé sur le plan de travail… Ce sera bien plus simple, effectivement. Planter le reste et partir, tourner le dos comme demandé et laisser Louise seule. Il n’avait qu’à tendre la main pour attraper le tissu. Juste quelques secondes et la porte claquerait pour la laisser. Mais sous le manteau, le papier cadeau attira son œil. Celui de la boîte qu’il avait amenée pour elle. Celui qu’il avait précautoinneusement préparé, choisi pendant des jours puis savamment emballé pour qu’il soit parfait. Celui qu’il avit eut envie de lui offrir pour la voir sourire, pour qu’elle soit un peu son amie ou, du moins, qu’elle passe un bon moment en sa compagnie. Qui pleure pour Noël ? Qui meurt pour Noël ? … Sebastian fixa son visage qu’il venait de relever à l’aide de ses mains. Lire son regard rougit par les pleurs, toucher ses joues chaudes et essayer de ne pas fuir ou de ne pas céder à sa propre tristesse. Il ne voulait pas pleurer avec elle, cela ne ferait qu’enfoncer le clou douloureux de leur situation. Il n’était pas celui qui pleurait en général. Son pouce caressa l’une de ses pommettes, chassant la larme qui était en train d’y mourir. Jamais il n’avait attrapé quelqu’un d’aussi près, hormis les gardiens, et c’était on ne peut plus déstabilisant pour lui. Il ne pouvait pas partir. Pas avant qu’elle n’ait son cadeau. Pas avant qu’elle n’aille mieux.

« Ce n’est pas encore Noël… »

Dessinèrent les lettres, discrètes, entre leurs deux visages.

« ... Tu n’as donc pas pu le gâcher. »

Il n’en fallait parfois pas beaucoup pour faire un monde et, même si ce n’était qu’un pont maladroit, au moins il était en train d’essayer de passer. D’affronter le courant de la rivière et de perdre l’équilibre au fond de ce fossé. Essayer d’atteindre l’autre rive malgré la violence du fléau qui l’étouffait à son tour. Elle était tellement triste… Et lui tellement démuni. Il retint sa respiration, au cas où elle le repousserait, mais elle ne sembla rien en faire. Ou bien, lorsqu’elle ouvrit la bouche pour le chasser ou répliquer quelque chose, Sab se pencha en avant et déposa simplement un baiser sur son front. Plein de douceur, comme ce qu’il était. Comme ceux qu’il avait vu faire par des personnes proches des enfants, comme Diane pouvait le faire envers Louise, comme Jack le faisait avec Maxine, comme Ellie pouvait le décrire envers Lily. Il lui avait dit qu’elle n’était pas toute seule mais elle avait refusé de sortir la tête de l’eau… Alors il venait de la prendre à bras le corps pour la forcer – doucement – à respirer à nouveau. Ses doigts caressèrent un peu plus ses joues et frôlèrent sa mâchoire. Elle, n’être jamais née ? S’aurait été bien trop triste sans elle. Bien trop terne. Bien trop… Il n’aurait certes pas vécu cette situation mais, au fond, est-ce que rester chez lui à ne rien faire aurait été mieux ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Il n’en savait rien il n’était pas devin. Il écoutait juste plus souvent son cœur que sa tête quand il s’agissait d’agir, sa spontanéité le menant bien souvent à sa perte mais aussi à de grandes découvertes.

« Moi, je suis très content que tu existes. »

Il appuya ces mots d’un hochement de tête affirmatif, la voyant détourner le regard mais préférant insister un peu. C’était important. Qu’elle le sache. Qu’elle ne se sente pas redevable à ses proches. Qu’elle continue de s’accrocher un peu plus, à eux, à elle, à ce qu’elle était et ce qu’elle serait. La vie n’était pas facile à supporter, le décès d’un proche encore moins, et pourtant il fallait faire avec. Comme quand Emily Jane avait disparue, ou que Sewen était parti. Quand il s’était retrouvé seul dans l’immensité noire après avoir sauvé la vie de Jack. Quand Pitch avait manqué de l’anéantir et d’étouffer le moindre espoir d’un retour en arrière. Les pas à reculons ne valaient que pour mieux sauter en avant, il ne fallait jamais l’oublier. A toute pluie, son soleil. A tout désastre, sa renaissance. A tout chagrin, sa joie. Sans rien ajouter d’autre, le marchand de sable se redressa un peu. Il lui fallut un moment pour parvenir à la faire délier ses mains de ses genoux pour qu’elle accepte de le suivre, de se lever au moins, chancelante. Quand Louise ouvrit la bouche pour reparler, il posa un doigt sur ses lèvres et l’en empêcha. Il avait compris : il devait partir. Il ne pouvait pas rester et l’affronter. Il en mourrait sans doute un jour. Mais qui était-elle pour décider ainsi de son sort et de ses décisions ? Entêté, malheureusement. Il était terriblement têtu quand il s’agissait du bien-être de ceux qu’il appréciait. Et la jeune femme était sur la bonne liste, malgré elle. Malgré tout ce qu’elle venait de faire pour le rejeter et le repousser.

Promis, il partirait. Mais avant, il l’attira contre lui. La sentit se tendre contre son costume mais insista un peu, avec une infinie douceur pour ne pas blesser son âme de poupée ; Ses grandes mains passant dans son dos puis autour d’elle pour la serrer. Sab vit ses épaules se lever et s’affaisser, entendit le bruit de ses sanglots étouffés, mais n’intervint pas. Qu’avait-il de plus à dire que ce qu’elle avait déjà dit ? Il n’avait jamais été très doué pour consoler les autres. Ce qui lui plaisait, c’était les jeux et l’amusement. Les rires et les sourires. Il était très imaginatif pour cela, bien moins pour le reste puisqu’il s’agissait d’une part d’ombre dangereuse… Elle pleura un moment, long moment, durant lequel il ne bougea absolument pas. Stoïque. Immobile. La respiration calme et se forçant à ne pas céder à son tour. Il caressa un peu ses cheveux châtains quand elle commença, à nouveau, à se calmer. Et après plusieurs minutes, il finit par accepter de la libérer. La lâcher et la voir renifler un peu en s’essuyant les yeux. Il désigna son nez dans un sourire amusé, lui tendant rapidement un mouchoir, avant de se décaler pour récupérer l’assiette de biscuits précédemment tombés. Sebastian l’attrapa entre ses grandes mains et fit quelques pas en direction de la porte. Voyant qu’elle ne le suivait pas, il se retourna. Croiser son regard. Sentir son hésitation.

Et tendre la main dans sa direction dans une invitation silencieuse.

Ce geste provoqua une petite perte d’équilibre des gâteaux et il manqua de les faire tomber à son tour, sursautant en sentant le premier glisser et le rattrapant de justesse… Faisant alors basculer tout le reste de l’assiette ! Ils rebondirent sur le sol carrelé, quelques uns craquèrent avant que le sable ne les rattrape et les fasse voleter dans l’air pour les ramener dans leur plat d’origine, sous la grimace gênée du gardien. Un petit bonhomme doré apparu à sa hauteur, bedonnant et une main sur les hanches, l'autre le grondant en agitant son index. Muet mais non moins expressif, ce petit ! Sebastian passa une main dans ses cheveux pour les repousser, mal à l’aise. Louise lui accorda alors, soudainement, un petit rire discret. Etouffé. Engorgé. Cela lui permit de tendre à nouveau la main vers elle, comme précédemment, mais en faisant plus attention cette fois.

« Si tu veux continuer d'en parler, on sera mieux installés au salon... Je continuerais à t'écouter. »

Là-bas, au moins, il n’y aurait pas de morceaux de porcelaine éparpillés ou de thé brûlant pour vous éclabousser. Il n’y aurait qu’un canapé, une table basse, des gâteaux, une cheminée, elle… et lui.

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Louise Hollen


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________________________________________ Mar 12 Jan 2016 - 23:22


Un grain de sable dans le coeur


Elle avait tout laissé sortir, sans pouvoir s'en empêcher. Les vannes avaient été ouvertes et elle c'était trouvée submergée par le courant, emportée, malmenée, incapable de luter. Attendre, elle devait seulement attendre que le flot s'endigue pour essayer de réparer ce qui pouvait l'être, contempler les dégâts sur elle et sur son entourage. Elle haïssait ce moment ou elle devait voir leurs visages dévastés, leurs regards pleins de pitié et de peine comme lorsqu'elle avait expliqué a sa famille ce qui c'était passé pendant ces sept années. Mais ce n'était pas encore le moment, pas encore le retour a la réalité. Le pire dans tout ça c'était qu'elle ne savait pas réellement ce qu'elle cherchait. Qu'il sache ? Qu'il comprenne ? Ou simplement l'envie de se libérer d'un poids bien trop écrasant pour ses frêles épaules. Ou un soutien. Mais qui était elle pour lui imposer ça ?

Le visage enfouis dans ses bras elle se laissait aller., priant silencieusement pour que tout disparaisse. La peur, la culpabilité, Sebastian, ces instants. Ses larmes, sa peine et son désarroi. Mais rien de tout cela ne lui était autorisé. Elle ne pouvait que rester la a attendre que tombe le couperet. Qu'il se lève, lui jette - peut être - regard désolé avant de prendre son manteau et de s'éloigner. De la laisser seule avec elle même, avec ses erreurs, son humanité. Elle aurait voulu disparaître, s'enfoncer sous terre et effacer toutes traces de son existence, ne plus rien penser. Ne plus rien faire, juste se laisser aller. Elle l'entendait a ses cotés qui hésitait, ne sachant que faire, quel décision prendre. Mais ça n'avait pas d'importance, les pensées n'avaient plus aucun sens dans son esprit, elle se fichait qu'il reste ou qu'il parte. Pour ce que ça changerai ... elle aurait tout le temps de regretter plus tard. Non, tout était balaya par une tempête d'images, de souvenirs, de sensations surtout. De la douleur qui dominait tout, l'impression de ne rien pouvoir contrôler.

Elle aurait aimé s’arrêter, le rassurer, lui sourire en disant que ça allait mieux ... mais elle ne pouvait pas. Un mensonge, encore. Un mensonge de trop qu'elle n'avait pas la force de maintenir. Pleurer sans s’arrêter, se laisser un peu aller ... N'étais ce pas ce qu'elle avait voulu ? Non, pas comme ça Pas alors qu'elle avait l'impression que le monde lui renvoyait toutes ses erreurs a la figure, que l'angoisse bloquait sa gorge, que ses épaules étaient secouées par de lourds sanglots. Et pourtant.

Il c'était accroupis et elle avait sentit des doigts se glisser entre ses bras et sa tête, passer sous son menton pour le redresser en douceur, le ramener a la lumière, au dessus de l'eau dans laquelle elle se noyait pour voir des yeux emprunts d'une tristesse qui reflétait celle qu'elle éprouvait. Mais de douceur aussi, de compassion et de courage. D’inquiétude aussi. Sa bouche si souriante d’habitude qui semblait comme figée dans une moue un peu triste, un peu perdue. Son pouce chassa une énième larme alors qu'elle essayait en vain de se retenir, et c'était comme une caresse,, un petit geste d'une douceur extrême dans un moment comme celui la, agissant comme un baume. Un contact simple et pourtant terriblement intime, quelque chose dont elle n'avait pas l'habitude. Pourtant elle se laissait faire, trop fatiguée pour essayer de luter. L’indécision du gardien sembla disparaître pour laisser place a une sorte de résolution un peu triste alors qu'il faisait apparaître des lettres d'or entre eux

« Ce n’est pas encore Noël ... Tu n’as donc pas pu le gâcher. »

Une tentative pour la remonter, a la surface, pour minimiser les événements. La rassurer, lui dire que ce n'était pas grave. Essayer de la sortir des sables mouvants dans lesquels elle s’enfonçait lentement. Elle aurait voulu s'excuser, encore. Essayer de trouver un moyen pour ne pas le blesser. Mais ... mais comment faire ? Elle avait beau essayer les mots ne voulaient pas sortir. Les lèvres qui s'entre ouvraient pour tenter a nouveau .. Il c'était avancé pour embrassé son front. Doucement. Paisiblement, comme une bénédiction, un pardon qu'on lui accordait alors qu'elle se le refusait a elle même. Et aussi étrange et inhabituelle que fut la situation, elle senti son chagrin non pas s'apaiser mais devenir moins violent, moins destructeur. Plus profond dans un sens mais plus simple a vivre. Bien plus que ces mots d'avant, il lui avait fait comprendre qu'il était la. Réellement. Physiquement. Que contrairement a ce qu'elle croyait au plus profond d'elle même, elle n'était pas seule. Oh elle avait essayer de s'en convaincre, de penser a ses amis mais finalement, au fond de son cœur elle avait toujours l'impression qu'il y avait comme un mur avec les autres. Presque invisible et pourtant la. Un jardin secret ou elle enfouissait ses souvenirs douloureux, ses peines, un endroit dont elle les tenait a l'écart. Pour les protéger. Et la bas, dans ce sanctuaire que personne n'avait approché depuis des années elle se retrouvait seule a subir en silence.

Mais aujourd’hui, a cet instant, c'était comme si le gardien avait poussé la clef dans la serrure , ouvert cette porte de bois et était entré pour venir a ses cotés et la prendre contre lui, faisant apparaître un cocon protecteur autour d'elle. Pas pour les annuler ou l'en protéger, mais pour en diminuer les peines, les rendre plus supportables. Elle n'était plus une petite fille perdue au milieu d'un maelstrom d'émotions négatives mais une femme qu'il soutenait dans la tempête, un îlot de calme et de stabilité. Il se détacha, laissa leurs yeux se rencontrer a nouveaux, ceux de la jeune femme moins désespérés mais plus tristes en un sens, et ceux du gardien, aussi calme et bleus que l'horizon et en même temps aussi terriblement touchés. Ses doigts qui frôlaient sa peau comme pour s'assurer qu'elle était entière que les larmes n’avaient pas creuser de sillons indélébiles sur ses joues, ne l'avaient pas faits disparaître.

« Moi, je suis très content que tu existes. »


Lui ? Mais .. pourquoi ? Pour quel raison ? Il n'y en avait aucune, aucune pour qu'il pense réellement ce qu'il avait dit. Après tout ils ne se connaissaient que depuis peu et même si elle appréciait les échanges qu'elle avait avec lui, cela suffisait il pour que lui lui dise ça ? Elle ne le méritait pas, elle n'avait rien fait pour. Détourner les yeux, gênée, soulage et en même temps triste.
Il se redressa et détacha ses bras qui c'étaient crispés, prêts a rester ainsi un long moment, puis d'une geste la tira vers le haut, la forçant a déplier les jambes pour se redresser, chancelante. Et pourtant elle n'était pas prête. Elle savait que rester comme elle l'avait été n'arrangerai pas les choses mais se relever ? Reprendre le combat ? Non, elle ne s'en sentait pas la force, pas l’énergie, pas la volonté. Alors quand il l'attira contre lui ... elle ne sut que faire. Les yeux grands ouverts de stupeur, elle resta un instant crispée, sur la défensive, tendue avant que ses muscles ne se délient, qu'elle comprenne et ne se laisse aller. Sentir ses bras qui la maintenaient fermement mais en même temps avec d'infinies précautions.

Pleurer comme une enfant, a gros sanglots pour libérer son âme. Les mains agrippées au veston du gardien comme si c'était une bouée qui l’empêchait de se noyer, le front contre son torse pour y trouver un appuis, une présence chaude et rassurante. Sa respiration calme. Et l'une de ses mains qui caressaient doucement ses cheveux, la calmant comme par enchantement. Enfin , lorsqu’elle eut repris un semblant de maîtrise d'elle même, elle pu se détacher de lui, prendre le mouchoir qu'il tendait et se moucher. S’essuyer les yeux avec le coin de son t-shirt. Inspirer plusieurs fois pour reprendre une respiration normale. Elle se sentait vide, exténuée et d'un calme olympien. Elle n'avait plus l'impression d'être écrasée, simplement celle que son cœur avait coupé tous sentiments, comme si son cœur avait été enrobé de coton pour ne plus rien ressentir.

Rester planter la, au milieu de la pièce, sans savoir quoi faire, a le regarder prendre les gâteaux. allait il partir comme elle le lui avait demandé ? Peut être, mais maintenant que la tempête était passée, elle n'en avait plus envie. Ne pas se retrouver seule, sans cette présence malgré tout rassurante. Et pourtant pouvait elle réellement lui demander de rester après tout ce qu'il avait fait pour elle ? Et pourtant. Pourtant il tendit la main, une invitation silencieuse a venir le rejoindre,, a rester encore un peu a ses cotés.

Jusqu’à ce que les gâteaux ne bascule. La scène qui suivit lui parut tellement décalée, tellement ... étrange après ce qui venait de se passe qu'elle ne pu retenir un petit rire discret. Étouffé, Un peu douloureux mais tellement libérateur. Un main c'était portée devant ses lèvres par réflexe avant qu'elle ne la rabaisse pour fixer le gardien. Laisser ce petit sourire flotter sur ses lèvres, faire un pas, un peu douloureux, puis un autre avant de se remettre en route pour de bon. Tout allait bien se passer, elle n’était plus seule. Elle effleura sa main en passant devant lui, comme pour le remercier, avant de la sentir qui accompagnait son dos comme pour être sure qu'elle ne tombe pas en arrière.

Traverser le salon, attraper une bûche et la jeter dans le feu en se tenant a distance avant de se mettre dans le canapé, les jambes ramenées sous elle alors qu'elle attrapait une petite couverture pour les couvrir. Retenant un bâillement - c'était exténuant de pleurer - elle observa le gardien poser les gâteaux sur la table basse avant de s'installer a ses cotés.Un silence s’installa entre eux deux, pas un silence gêné non, mais c'était comme si ils n'avaient pas besoin de se parler. Qu'ils se laissaient mutuellement le temps de se remettre de leurs émotions.

Elle lui jeta un coup d’œil rapide, avant de se mordre la lèvre. Il avait le regard perdu, lointain comme si il n'était plus vraiment la. Un peu comme quand après des heures de discutions ils s’arrêtaient de parler, refleurissait analysait ce qu'elle lui avait dit l'assemblait dans son esprit et tissait des liens entre les événements Elle aimait bien cet air lointain, un peu hors du temps. Lentement, elle tendit la main et lui toucha le bras pour le ramener. Elle avait besoin de son regard pour parler. Les gestes étaient une vielle habitude et elle avait compris que ce moyen de communication plaisait plus a Sebastian que la voix orale.

"Je te dois quelques explications je crois."
Les doigts qui s'agitaient. Le regard un peu incertain, comme cherchant dans ses yeux quelque chose a quoi se raccrocher. Un soupire avant de prendre une inspiration. Le besoin de se justifer, trop présent. Récupérer du courage, faire face a ses propres faiblesses, et c'était encore plus dure quand on les avait étalées au grand jour, devant d'autres personnes. Mais elle devait être courageuse non ?

"C'est ... "
Elle se tue, laissant le langage gestuel prendre le relais. D'une certaine façon, c'était plus facile comme ca, de ce concentrer sur la manière de le dire plus tot que sur les mots. Et puis ca lui permettait de ne pas le dire a haute voix. Et de laisser ses yeux dérivés pour éviter un regard. "Diane m'a appris ce matin que mon frère était mort. "

Son voyage a Neverland, le fait que Melody l'ai condamnée sans la moindre trace de remords, le combat contre Poseidon, la mort du jeune garçon et le fait qu'elle n'ai pas dormis n'étaient qu'un plus. Un "bonus".

"Je suis désolée de t'avoir imposer ça, je me doute que ce n'était pas ce a quoi tu t'attendais en venant ici."
Quelques instants de silence, le regard rivé sur la neige qui tombait a gros flocons a l'extérieur. Avec un peu de chance elle tiendrai jusqu'au levé du soleil. Elle aimait Noël, surtout quand il neigeait. C'était toujours un peu plus magique comme ça

"J'ai douze frères. Ils sont tous ... spéciaux, un peu extravagants des fois et sacrément casse cou, mais tellement attachants. "


Et pas un ne connaissait le langage des signes. Mais elle ne lui dirait pas, il pourrait se poser des questions, savoir pourquoi elle et pas les autres et pour le moments tout ce qu'elle voulait, c'était se rappeler les bons souvenirs. Elle ramena ses jambes contre elle et bailla discrètement avant de remettre ses cheveux en place, avant de instaurer un peu plus confortablement, perdue dans ses pensées, observant les volutes de sable qui traversaient la pièce, les petits bonhommes, les animaux, de petites créations qui parfois lui rappelaient un souvenir heureux. Elle ne voulait pas parler plus. Qu'avait elle a ajouter de toute façon ? Elle aimait ses frères, c'était tout ce qu'il y avait a savoir.

"Il va me manquer..."


Elle sera ses bras contre elle et se perdit dans ses pensées, pendant un long moment, profitant simplement de la présence de Sebastian a coté d'elle. Une respiration, une sensation, avant qu'une soudaine vague de fatigue ne l'assaille brusquement. Elle bailla, et sentit ses yeux se fermer avant de doucement tomer sur le coté jusqu’à prendre appuis sur une épaule.. Les yeux fermés, elle était en train de s'endormir.

"Je suis contente que tu soit resté ... Merci"
souffla elle sans en avoir réellement conscience.

* * *


Elle ouvrit les yeux. Pour la première fois depuis des années lui semblait il, elle avait bien dormis et se sentait reposée. Elle se frotta un œil avant de voir un petit truc jaune entrer dans son champ de vision. Un ...poisson ? Elle se pétrifia, observant la création pendant quelques instants avant de cligner des yeux plusieurs fois. Puis elle se tourna, pour finalement voir un menton de très prés,. Trop prêt. Elle recula, pour finalement rencontrer les yeux amusé de Sébastian. Comme au ralentis, les yeux de la princesse s'ouvrirent ainsi que sa bouche avant qu'elle ne mette une main devant.

"Je ... Tu es resté toute la nuit comme ça ? Je suis désolée tu aurai du me pousser ! "
Non mais on avait pas idée de passer toute la nuit comme ça ! Son regard fit le tour de la pièce, passant rapidement sur le feu qui c'était éteint. La princesse se leva d'un bond, totalement morte de honte avant d'inspirer un instant pour retrouver son calme. Bon, a première vue, elle ne lui avait pas baver dessus ... "En tout cas ... je n'avais pas aussi bien dormis depuis des lustres, merci..."

La jeune femme se passa une main dans les cheveux avant de se frotter les yeux puis de retenir un bâillement, quand soudain, elle entendit un grondement venant de son ventre qui la fit rougir jusqu'aux oreilles. Elle n'avait rien mangé depuis ... Depuis un sacré moment a vrai dire ... A Neverland elle n'avait rien eut le temps d'avaler hormis quelques Arlequins et depuis son retour ...

"Je ... tu veux quelque chose ? Un chocolat ça te tente ?"


Oui le chocolat c'était bon. Le meilleur a vrai dire, et puis c'était le matin il devait être affamé. Bon, peut être pas autant qu'elle mais tout de même. Elle auait aimé le remercier, encore mais sur le moment, ca ne lui sembla pas approprié. Autant attendre et remettre un semblant de normalité dans sa vie ... Elle lui tendit la main pour l'aider a se lever avant d'aller dans la cuisine ou elle tira une chaise, faisant attention a ne pas prendre celle d'Hyppolite. Puis elle attrapa une bouteille de lait et le mit a chauffer, pour finir par prendre des tasses et les poser devant elle. Il avait fait mine de se lever pour l'aider mais d'un regard elle lui avait intimé de se rasseoir.

"Tu en as déja bien assez fait ... repose toi un peu."


Elle se sentait triste, encore mais son sourire était sincère. Toujours douloureux mais de manière plus supportable. Le deuil ne se ferait pas si aisément, c'était certain, mais les habitudes avaient la vie dure, et malgré elle, elle voulait faire bonne figure. Louise venait de servir les chocolats et de sortir la brioche - elle aimait la brioche a la confiture au petit déjeuner - quand un bruit sourd retentit sur la porte d'entrée et qu'un cri résonna.

"SAAAAAAAAAAB !!!!! JE SAIS QUE T'ES LAAAAA !!!! RAMENE TOI !!!"


Cette voix reconnaissable entre mille ... Louise fit un petit sourire au gardien quand il lui jeta un regard mi amusé mi surpris et se leva a sa suite quand il traversa la cuisine pour aller dans l'entrée. A l'extérieur, une armée de gamins menée par Jack était en train de faire une bataille de boule de neige des plus meurtrière. Retenant un petit rire, la princesse s'assit sur le palier de la porte tendis que Sebastian ne se faisait pas prier et sautait avec une joie enfantine dans la neige. En regardant ce grand gamin traverser la couche de neige, elle laissa un petit rire lui échapper. La scène était des plus touchante.

SPLAF !

La boule de neige venait de s'écraser sur son visage, la glaçant jusqu'aux os alors que face a elle, le gardien du sommeil c'était stoppé net dans son élan et la regardait avec un air un peu inquiet alors que Jack le désignait du doigt avec un air presque effrayé. Louise les observa un instant puis reposa calmement sa tasse de chocolat - qui lui avait un peu brulée les mains sous le choc - avant de faire mine de remettre sa couverture et d'en profiter pour récupérer une poignée de Neige, alors que tous attendait une réaction adulte a ce comportement. Des cris surement, ou qu'elle tourne talon, vexée. Mais non. Elle se redressa et tira, envoyant la neige dans le front du gardien avec un grand sourire amusé. Oeil pour oeil ...

Les yeux brillants, les joues et les mains rougies par le froid, il l'observa une seconde avant d'éclater silencieusement de rire ... et de riposter !

Rapidement la bataille dégénéra et les boules volèrent en tous sens, avant que Jack ne lui fasse littéralement tombé une avalanche dessus. Avachie dans le tas de neige, frigorifiée, elle le fixa un moment avec de grands yeux, maudissant le short et le t-shirt qui faisaient son pyjama et ne la protégeaient pas du tout du froid. Se redressant difficilement, elle laissa echaper un petit éternuement avant de se diriger vers la porte de la maison en passant ses bras autour d'elle.

"Je me rends ... espèce de tricheur." ajouta elle pour le blond qui gardait une mine angélique avant de retourner se battre.

Les joues roses, le nez rouges et des brindilles ainsi que de la neige dans les cheveux. On avait connu pire comme 25 décembre non ?


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Sebastian Dust


« From ashes sandman rises. »


Sebastian Dust


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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} LmshZJx

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Un grain de sable dans le coeur {Sebastian & Louise} _


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________________________________________ Dim 14 Fév 2016 - 22:35




Un grain de sable peut enrayer l'engrenage

Même s'il doit finir broyé dans l'opération.


Elle avait parlé, beaucoup. De tout. De rien. De l’évidence comme des petites insignifiances de la vie. Elle avait parlé et lui l’avait écouté avec toute l’attention qui était la sienne ; c’était lui, c’était comme ça. Il aimait écouter. Il aimait entendre et retenir. Il aimait participer à une conversation même si son interlocuteur était le seul à mettre des mots audibles sur les choses.

Louise était une personne consciencieuse et attentionnée et, comme pour s’excuser d’une situation dont elle n’était pas à proprement parler la responsable, elle se remit à lui parler en langue des signes. Il appréciait beaucoup quand elle faisait ça. C’était un moyen privilégié, une sensation d’être écouté et d’être compris qui n’avait d’égal que la capacité de Jack à lire les images défilantes dans le sable à toute allure. Elle aurait pu faire tout ce qu’elle voulait. Elle aurait même pu garder le silence qu’il ne lui en aurait pas voulu. Après tout, il s’était passé beaucoup de choses en l’espace de quelques secondes et il aurait parfaitement compris cet irrépressible besoin de se recentrer, de se remettre d’accord avec soi-même avant de pouvoir aller de l’avant… Ou au contraire, de reculer. Un bras sur l’accoudoir du canapé, ses doigts frôlant son menton alors que le marchand de sable fixait avec concentration, il se trouva drôlement gonflé de se détendre et se redressa pour se tenir droit. Il n’était pas chez lui et Louise était une demoiselle qui méritait toute la bienséance dont il était capable. Maintenant qu’il l’avait vu pleurer, mieux valait ne pas croire à des libertés qui n’étaient pas les siennes.

Elle avait expliqué. Ce qu’il s’était passé. Ce qu’il se passait. Ce qui pouvait se passer. Son esprit de gardien s’était prit à la suivre, laissant cependant une part de lui sans cesse créer ces petits volutes discrets tout autour d’eux. Le sable doré n’était jamais inactif. Jamais endormi. Il trahissait sa présence comme il l’appuyait et ces ondulations calmes possédaient quelques vertus presque apaisantes. Parfois, des personnages naissaient au milieu des vagues, s’animaient, s’illustraient voire se pourchassaient, avant de replonger dans leur éternel refuge et d’y disparaître dans une petite gerbe discrète. Une imagination qui ne dormait jamais vraiment. Une inconscience parfois bien plus parlante que le gardien qui possédait cet étrange don ; encore fallait-il parvenir à voir entre les lignes. Ou plutôt, entre les grains. De ce sable. De ces tâches de rousseurs. De ces yeux rieurs qui ne pouvaient empêcher les petites rides se former à leurs coins quand il lui adressait un sourire encourageant, ou qu’il riait silencieusement à ses réflexions. Puis son regard s’était adoucit en la voyant somnoler, cherchant quelque chose alentour pour lui permettre de se reposer.

Il s’apprêtait à se lever pour récupérer un coussin quand elle glissa tout contre son épaule. Retenant sa respiration sous la crispation soudaine que cela provoqua, Sebastian sentit un long frisson le parcourir. Qu’est-ce que… Qu’est-ce que c’était que ça ?! Mais mais mais… Mais… Il déglutit difficilement. Autant un calin consenti pour rassurer la personne, il le faisait sans trop réfléchir – c’était comme prendre la main d’Ellie – mais là, sans préavis ni même de petits panneaux clignotants pour le prévenir, il… « Je suis contente que tu soit resté ... Merci. » Cette phrase lui fit l’effet d’une petite douche froide… Et pourtant tellement revigorante. Se rendant compte qu’il ne respirait plus, Sab prit le temps d’une grande inspiration pour tenter de calmer ce cœur affolé qui tambourinait dans sa poitrine. Le contact. Les contacts précieux. Les contacts rares. Jane Austen les décrivait comme d’une exclusivité propre à l’intimité, à utiliser avec modération et parcimonie pour ne pas que l’autre se sente harcelé ; alors tout ce qui avait attrait au toucher prenait un sens bien particulier aux yeux du marchand de sable. Le soutien. L’attention. La consolation. Et désormais… Il poussa un soupir en essayant de se caler un peu mieux dans le canapé. Il ne restait plus qu’à ne pas le réveiller, n’est-ce pas ?

* * *

Sebastian en était venu à imaginer un immense aquarium dans le salon lorsqu’elle commença à montrer des signes de réveil. Des petits poissons. Il ne savait pas pourquoi mais la jeune femme lui inspirait ces créatures mutines, les faisant flotter dans une eau transparente ou créer des bulles au milieu desquelles sauter et s’amuser. Le matin était levé depuis un petit moment. Il avait entendu Diane et Phoebus rentrer au milieu de la nuit, croisant le regard de la déesse avant que celle-ci ne referme la bouche en avisant la situation. Elle s’était alors contentée de les observer quelques secondes, avant que le visage de son frère n’apparaisse au-dessus de son épaule et qu’elle le repousse du plat de sa main. Elle avait ensuite tiré la porte et le bruit des marches avait résonné dans le bois de l’habitation. Quelques éclats de voix, des commentaires qu’il n’écouta pas, avant que les lieux ne se plonge dans un nouveau silence. Tranquillité. Paisible. Et Louise qui dormait toujours contre son épaule.

« Je ... Tu es resté toute la nuit comme ça ? Je suis désolée tu aurai du me pousser ! » Sab haussa un sourcil avant de les froncer ; faisant une moue peu convaincue. On ne réveillait pas une demoiselle endormie ! Encore moins quand ce sommeil était réparateur et qu’il n’y avait pas une once de cauchemar à l’horizon pour l’entacher – il y avait veillé. Vraiment, quelle idée ! Il du cependant reconnaître que de retrouver des sensations dans son bras et son épaule était particulièrement bienvenue, mais pour rien au monde il n’aurait osé bouger de là. Déjà qu’il avait mit de longues minutes à s’y habituer, il ne fallait pas trop lui en demander. Le visage calme quoiqu’un peu amusé de sa réaction, il se redressa dans un soupir détendu et étira même ses bras au-dessus de sa tête. Le gardien n’avait pas fermé l’œil mais il était visiblement ravi de constater qu’elle était bien plus disposée et souriante que la veille, derrière ses joues rouges de honte et son regard fuyant. « Je ... tu veux quelque chose ? Un chocolat ça te tente ? » Il hocha la tête, les papilles déjà toutes émoustillées à l’idée d’une délicieuse boisson chaude et sucrée !

Il accepta sa main pour se lever, la suivant en direction de la cuisine après avoir rassemblé les affaires sorties la veille. Les petits poissons s’étaient amusés à rassembler les assiettes et tasses, il n’eut qu’à se pencher pour les récupérer et les déposer près de l’évier. Il s’apprêtait à rechigner un peu devant ses manières, la politesse exigeant de lui qu’il lui prête main forte, mais quelqu’un l’en empêcha… Littéralement. « SAAAAAAAAAAB !!!!! JE SAIS QUE T'ES LAAAAA !!!! RAMENE TOI !!! » Jack. Jack qu’il aurait reconnu les yeux fermés et les mains dans le dos. Jack qui lui tira un sourire sur le visage alors qu’il esquissait un pas en avant avant de regarder vers Louise, mais devant son visage il sut qu’il pouvait avancer. Traverser la maison et ouvrir la porte sur la neige qui recouvrait absolument tout sous un grand soleil. Le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire : un noël entouré de ceux qui en appréciaient la juste valeur, les enfants. Il n’hésita pas longtemps avant de sauter à toutes jambes au milieu du jardin, s’enfonçant dans la froideur hivernale pour affronter les garnements et leurs boules de neige déjà bien armées.

Sebastian avait pourtant mit son pouce pour viser. Ca l’aidait à être plus précis… Mais alors pourquoi est-ce que Jack s’était-il volatilisé avant que la boule de neige ne le percute comme elle aurait du ? A la place elle partie s’écraser en pleine figure de Louise qui, installée sur les marches du perron, ne demandait rien à personne ! Tous les enfants s’immobilisèrent dans un bruit de surprise, fixant d’abord Sab qui avait gardé le bras tendu en avant, puis la jeune femme victime de ses enfantillages. Le gardien écarquilla des yeux de surprise, jetant un regard effaréé quand Jack osa outrageusement le dénoncer – faux frère ! – et s’attendant à un rude retour de bâton. Mince, mince et double mince, il n’avait pas fait exprès ! Enfin, peut-être un peu puisqu’il avait sciemment lancé cette attaque glaciale, mais de là à dire qu’il avait volontairement voulu toucher Louise… Il y avait tout un monde. Il ramena son bras vers lui, s’apprêtant à s’excuser lorsqu’une boule de neige lui arriva droit dans le visage et s’écrasa contre sa peau. Brrr, c’était glacé ! Absolument et atrocement froid et… Et est-ce que c’était elle qui venait de faire ça ?!

Il l’observa des pieds à la tête comme pour s’en assurer. Visiblement. Oh oui, visiblement, c’était elle… Ni une ni deux il ne se laissa pas démonter. Elle venait d’accepter les règles du jeu et lui adorait ce genre de jeu ; le marchand de sable ne tarda donc pas à riposter alors que la bataille reprenait à grands cris et grands rires autour d’eux. Sab ne tarda pas à se retrouver trempé des pieds à la tête, gelé aux lèvres teintées de violet, mais cela ne lui retira pas du tout son sourire enfantin. Certains garnements s’étaient construit un tremplin en glace et, s’aidant du sable doré pour se faire des luges, ils glissaient à toute allure pour aller s’écraser dans la neige du jardin sans jamais s’en lasser. Des éclats. De l’amusement. Du jeu. Profiter de l’instant présent puisqu’il n’y avait que celui-ci qui devait compter. Pas les affres du passé. Pas la crainte du futur. Seulement le présent. Ce jour de noël. Ce 25 Décembre qu’il ne manquerait pas d’entourer d’une croix rouge, comme tous les jours importants de son calendrier. Parce qu’il fallait quand même se souvenir. Se rappeler pour rêver. Rêver de l’impossible et songer à le rendre possible.

Il était midi passé lorsqu’il récupéra son manteau, chassant la neige qui décorait ses cheveux roux en l’époussetant à l’aide de son gavroche. Il s’excusa silencieusement pour les traces humides laissées sur le sol de l’entrée, préférant y rester pour ne pas salir la maison de la déesse. Ignorant le blablatage de Jack dans son dos – il devait de toute façon encore raconter quelques âneries – il joignit ses mains devant lui pour remercier précieusement Louise. Pour le thé. Pour la matinée. Pour sa patience. Pour ce noël. S’excusant au passage du bazar organisé devant chez elle. Un sourire doux et sincère. Pourvu qu’elle trouve son cadeau dans la cuisine… La boîte avait du y rester. Sebastian voulut le lui faire remarquer mais Jack débarqua à sa droite pour les interrompre. L’attrapant par l’oreille comme on gronderait un garnement, il l’attira avec lui en bas des marches du perron et manqua de le faire basculer pour qu’il mange un peu de cette neige qui faisait de lui le gardien de l’hiver. Les enfants couraient pour rejoindre le chemin principal et ils ne tardèrent pas à les suivre.

Un dernier coup d’œil en arrière. Vers cette maison. Vers cette personne dans l’encadrement de la porte.

« Joyeux noël… Louise Hollen. »

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Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. - Edgar Allan Poe
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