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 Sometimes bad things happen to good people [PASCAL]

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Ellie Sandman


« Quand on va au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore. »


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________________________________________ Ven 19 Fév 2016 - 14:13

Sometimes bad things happen to good people

...


La nuit était déjà tombée lorsque je me décidai à me rendre au commissariat. Il n'était pas très tard, à peine sept heures du soir. J'avais mon bonnet sur ma tête, mon manteau fermé jusqu'à mon menton. J'avais presque l'impression d'être en mission spéciale. En quelque sorte, c'était le cas.

Je pris une grande inspiration et me téléportai jusqu'au bureau du shérif. Je le trouvai assis à sa table, en train de lire des dossiers. En remarquant ma présence, il leva les yeux de ses papiers. Un silence s'installa. Sans doute se demandait-il ce qui pouvait m'amener dans un tel endroit. Visiblement, il se souvenait de moi, car il fixait l'épais volume que je serrais contre moi d'un oeil légèrement anxieux. Croyait-il que j'allais le lui aplatir sur la tête ?

"C'est l'intégrale de Narnia."
expliquai-je sans aucun à-propos. "C'est la seconde fois que je le lis. J'aime beaucoup le premier tome, Le Neveu du Magicien, avec la création de la Lande du Réverbère. Je trouve cela incroyablement poétique."

Pascal cligna des yeux. Effectivement, je me demandais ce qui m'avait poussé à parler littérature sans y être invitée. Je le dérangeais injustement dans son travail. J'avais une bonne raison pour être venue, même une excellente, mais je ne savais comment la lui exposer. Il fallait se montrer très méthodique et extrêmement délicate. J'avais réfléchi pendant des jours, j'aurais souhaité avoir plus de temps, mais Apolline perdait patience, ce qui était tout à fait normal. De plus, je rêvais secrètement du jour où elle quitterait la maison de Lily et d'Elliot car elle avait décidé de prendre ses aises dans ma chambre, ce qui me rendait l'existence un peu pénible, étant donné que j'appréciais le calme et la compagnie d'un bon livre. Ses vocalises et sa trop grande gaieté nuisaient à mon équilibre.

J'avais promis à la jeune fille de faire venir son père au point de rendez-vous que nous avions décidé. Cependant, une fois devant lui, je me retrouvais dépourvue d'éloquence. Comment lui annoncer ? Comment le convaincre de m'accompagner ?

Je n'étais vraiment pas un modèle de sociabilité, je le savais et n'essayais plus de changer cet aspect de ma personnalité. C'était ainsi. De ce fait, je le fixais d'un oeil perçant et presque implacable, ce dont je m'aperçus en remarquant qu'il était de plus en plus anxieux. Faisais-je tellement peur ? Pourtant, j'avais l'apparence d'une enfant ! Je battis des cils et tentai d'adopter une expression plus douce, sans être certaine d'y parvenir.

"Je... je suis venue m'excuser de vous avoir cassé le nez lors de notre rencontre." bredouillai-je. "A l'époque, je partageais les émotions d'Elliot et vous avez pâti de son mauvais caractère. J'ai beaucoup changé depuis."

Avec une moue, je me désignai, comme pour signifier que je n'avais même plus la même apparence. J'aurais pu me lancer dans une sorte d'exposé afin de lui expliquer à quel point il était libérateur d'être une enfant aux yeux des autres, car l'on voyait avec de meilleurs yeux et davantage d'imagination, mais je craignais de l'ennuyer. De plus, je n'étais pas ici pour parler de moi. Je m'étais déjà trop éloignée du but premier de ma visite. Aussi je m'éclaircis la gorge et apparus brusquement devant lui, contournant le bureau.

"Vous allez venir avec moi." dis-je d'un ton ferme.

Sans davantage d'explications, j'agrippai son épaule et nous téléportai jusque chez Granny. Etait-ce une façon de le kidnapper ? Avais-je enlevé le shérif ? Me sentant subitement coupable, je le relâchai.

"Désolée, je... j'aurais peut-être dû vous demander si cela vous convenait de m'accompagner."

Je baissai les yeux sur mes chaussures, totalement incertaine quant à la conduite à adopter. Je venais de prétendre que j'avais radicalement changé, et l'instant d'après je le considérais comme un colis à déposer à l'endroit indiqué.

A présent, il fallait une raison pour qu'il reste dans le café. Je lançai un coup d'oeil anxieux à la scène vide. Elle n'était pas encore là. Je la vis à l'autre bout de la salle, en train d'accorder sa guitare. Elle écarquilla les yeux en me remarquant, avant d'observer Pascal avec angoisse. J'esquissai un sourire grimaçant pour l'encourager. Et pivotai vers le shérif qui n'avait pas l'air très content. Forcément, il ne devait rien comprendre à mes manigances.

"Je... j'ai senti que vous aviez soif au commissariat, alors je vous ai fait venir ici !"
dis-je en désespoir de cause. "Je vais de ce pas chercher de quoi vous désaltérer !"

Par pitié, reste ici. Juste quelques minutes encore... l'implorai-je mentalement, même s'il ne pouvait entendre mes suppliques.

Je m'éloignai à petits pas pressés jusqu'au comptoir derrière lequel une charmante vieille dame s'affairait. Son regard s'illumina en me voyant.

"Oh Ellie ! Un thé à la bergamote, comme d'habitude ? Avec un cookie aux myrtilles ?"
me proposa-t-elle gaiement.

Je hochai la tête, cherchant quelle boisson aurait pu convaincre Pascal de rester le plus longtemps possible, quand j'entendis un crissement depuis la scène, comme un micro que l'on allume. Je me tournai et poussai un soupir de soulagement en constatant qu'Apolline venait de monter sur l'estrade. Elle était perchée sur un tabouret avec sa guitare en main.

Parfait. Absolument parfait.

J'avais fait tout ce qu'il fallait. Désormais, c'était à elle de jouer. Malgré tout, je décidai de rester pour observer le cours des opérations. J'étais une sorte de chaperon. Je me sentais responsable d'elle. Elle était un peu ma petite soeur.

Aussi je m'installai au comptoir et ouvris Les Chroniques de Narnia, tout en observant la salle de temps à autre d'un oeil attentif.


crackle bones

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Apolline Méléon


« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Sam 20 Fév 2016 - 18:09


I'm still breathing, I'm alive
...


Cette journée avait été un véritable enfer. Tout avait été de travers. Je n'avais pas réussi à m'habiller d'une façon satisfaisante, et encore moins à me coiffer. Du coup, j'avais laissé mes cheveux cascader sur mes épaules. J'avais mis un short en jean avec des collants noirs, un haut asymétrique et un blouson. J'avais vraiment l'impression de ne ressembler à rien. Qu'allait-il penser de moi ?

Tout va bien se passer. Respire, Apple. Respire.

J'avais tout en tête, absolument tous nos souvenirs. S'il savait à quel point je rêvais de cet instant...! Notre vraie rencontre, vu que tout ce que j'avais vécu avant n'était que des souvenirs implantés par mon frère. C'était vraiment bizarre. Je pense que j'avais compris toute l'histoire, même si c'était dur à croire.

A force d'insister, j'avais convaincu Ellie de rencontrer mon père. C'était important. Je voulais absolument qu'il me voie. Cela faisait quelques jours qu'elle cachait ma présence à tout le monde, il fallait que ça cesse. J'avais le droit d'exister, non ? De toutes façons, c'était trop tard pour essayer de me remettre dans l'ordinateur. Hors de question que j'y retourne !

En plus, j'avais un plan infaillible pour lui annoncer la bonne nouvelle. J'avais tout étudié au millimètre près, choisi les chansons avec soin. Ca allait fonctionner. C'était obligé.

Une fois chez Granny, l'angoisse m'avait gagnée. J'avais fixé la scène comme si elle allait me dévorer toute crue. Jamais je n'avais eu peur de chanter avant cet instant. Ca serait la première fois devant un vrai public, mais surtout devant mon père. J'avais serré ma guitare sèche contre moi, avant de faire mine de l'accorder. Pendant une terrible minute, j'avais failli prendre mes jambes à mon cou. Tout annuler. Mais j'avais vu Ellie arriver. J'avais posé les yeux sur mon père. Il m'avait à peine regardée. Son indifférence me terrassa, mais je rassemblai mon courage, songeant qu'il ne savait pas qui j'étais. C'était tout à fait normal qu'il ne s'attarde pas. Même si... ça faisait mal.

La grimace d'Ellie me fit sourire et prenant une grande inspiration, je montai sur scène. Quelques applaudissements polis m'accueillirent, accompagnés de regards curieux. Nul ne me connaissait. J'avais vraiment l'impression de jouer ma vie.

Je me hissai sur le tabouret au milieu de la scène, plaçai ma guitare devant moi et ajustai le micro. Un instant, j'hésitai à me présenter, mais décidai de ne rien dire. Autant commencer à chanter directement.

La musique résonna dans les haut-parleurs. Je gardai les mains figées sur ma guitare qui ne me servait à rien pour cette chanson et fermant les yeux, je commençai le premier couplet :

I was born in a thunderstorm
I grew up overnight
I played alone
I'm playing on my own
I survived

Hey
I wanted everything I never had
Like the love that comes with light
I wore envy and I hated that
But I survived


Cette chanson me semblait tout à fait appropriée comme première approche. Je voulais crier à mon père que j'étais vivante, que je respirais, que j'étais là à l'aube de ma vie, là rien que pour lui...

I'm still breathing
I'm alive...!


Je ne savais pas si je criais ou si je chantais. En tous cas, c'est fou ce que ça faisait du bien. Je levai le poing en l'air alors que la musique s'achevait. Des applaudissements débutèrent mais je ne perdis pas de temps et poursuivis par des accords de guitare, sur un air radicalement différent :

"Ma mère m'a donné comme prénom
Salade de fruits, ah! quel joli nom
Au nom de mes ancêtres plus que divins
Il faut reconnaître que je le porte bien."


Je sentis l'ambiance dans la salle retomber d'un cran. Les gens se lançaient des regards déroutés. Pourtant, j'avais fait des recherches de malade pour tomber dans le vif du sujet ! Je faisais référence aux fruits dont ma mère avait peur. C'était limite annoncer à haute voix qui j'étais ! Inébranlable, je continuai de chanter :

"Salade de fruits, jolie, jolie, jolie
Je plais à mon père, je plais à ma mère
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie
Un jour ou l'autre il faudra bien
Qu'on nous sourit !"


J'agrémentais la phrase finale d'un haussement de sourcils en direction de mon père. Pleine de hardiesse, j'osai croiser son regard avec un grand sourire. Avait-il compris ? Je le fixai intensément avant de détourner les yeux, trop angoissée. Je terminai les accords de guitare et fus accueillie par des applaudissements nettement moins nourris que pour mon cover de Sia. Tant pis. L'important, c'est de surprendre.

"Merci Storybrooke !"
m'écriai-je comme si j'étais à un concert de rock. "Je m'appelle Apolline ! Je viens juste d'arriver... On dit merci Elliot."

J'avais marmonné les derniers mots mais tout en coulant un regard vers mon père. Je m'éloignai de quelques pas avant de revenir vers le micro.

"Et... je voudrais dédicacer cette chanson à quelqu'un qui ne me connaît pas encore, mais qu'il me tarde de découvrir s'il le veut bien."

Nouveau sourire. Nouveau regard insistant. Ouais... non. Il n'avait toujours pas capté. Ou peut-être que si ? POURQUOI NE DISAIT-IL RIEN ? Il était vraiment bouché.

Je m'écartai du micro avant d'y revenir en trottinant :

"Et... euh... merci à Ellie aussi qui est là-bas."

Je la désignai à côté du comptoir et elle me renvoya un regard alerte par-dessus son livre. Tout le monde avait les yeux rivés sur elle, mais ils se reposèrent sur moi tandis que j'ajoutai, afin d'enfoncer le clou :

"C'est une Sandman."

Je hochai plusieurs fois la tête de façon appuyée. Sandman. SAND-MAN. Là, s'il ne comprenait pas, je ne pouvais rien faire pour lui. J'ouvris la bouche pour ajouter quelque chose mais ne trouvant plus rien à dire, je m'enfuis en coulisses.

Dès que je fus derrière le rideau, je passai une main sur mes yeux et sentis mes nerfs lâcher. Non, je n'allais pas pleurer comme un bébé, surtout qu'il n'y avait qu'un rideau qui me séparait du reste du café et qu'on m'entendrait forcément. J'étais juste dévastée qu'il ne m'ait pas reconnue. J'avais vraiment sorti l'artillerie lourde. Comment faire, maintenant ?

Il ne savait pas qui j'étais. Ca ne l'intéressait sûrement pas. Vraiment... merci Elliot. C'était la première fois que j'avais envie de retourner me terrer dans l'ordinateur.


[HORS RP: Chansons interprétées par Apple :
Alive, version originale
salade de fruits, version originale
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Pascal Méléon


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


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________________________________________ Sam 20 Fév 2016 - 22:32

Urk, la paperasse. Je savais que ça m'attendait en prenant le boulot de shérif, mais misère, l'après Vigrid était une véritable montagne de rapport à remplir et à compléter, surtout alors que j'avais donné mon ordre de mettre la ville en alerte maximale. Cela était nécessaire et je ne le regrettais pas, mais ce genre de mesure demandait de remplir une montagne de formulaire pour que tout soit dans les cordes. Et puis j'étais encore un peu en train de guérir de Vigrid, j'avais gagné une nouvelle cicatrice sur le côté du cou, là où Ell... Surt avait laissé sa marque, et malgré plusieurs jours déjà mon armure avait du mal à se remettre totalement en état, mais demain elle serait comme neuve, c’était l'intérêt d'avoir une armure magique après tout. Brave était dehors en train de chasser et allait surement rentrer directement ce soir, la pauvre était aussi épuisée que moi, le retour avait été rude et Aryana... J'allais laisser à Aryana le temps de reprendre ses esprits, elle en avait plus que besoin... Ce monde était injuste, Elliot ne méritait pas cela, personne ne méritait de vivre ce genre d'histoire ou de recevoir ce genre de nouvelle.
Le caméléon soupira, avant de s'étirer et de bailler, j'allais pas continuer encore longtemps, un dernier coup de tampon, une dernière signature, un petit jogging nocturne et au lit, ouais, je voyais bien ça ce soir. Une petite routine tranquille qui aidait pour s'endormir, c'était ce dont j'avais besoin maintenant, de sommeil et de calme. Et peut-être un paquet de m&m's...
...
Bon qui est-ce que j'essayais de tromper? Bien sûr que j'allais me prendre un paquet de m&m's, fallait peut-être que j'arrête un jour moi avec ça, je me souviens encore de l'époque où je les utilisais pour changer de couleur à volonté... Et d'une certaine manière, cela me manquait de faire ce genre de blague, je pouvais difficilement faire un shérif sérieux en imitant le gyrophare sur ma voiture de fonction (même si je pouvais le faire, ce qui était bien marrant). Mais passons, j'avais enfin terminé ma journée, j'allais pouvoir raccompagner la gosse paumée chez elle et aller faire mon foo...
...
C'était le second gosse magique qui se retrouvait dans mon bureau dernièrement, ils s'était passé le mot c'est ça? Ils en voulaient à mes m&m's... Hey, je la connaissais celle-là, ce n'était pas la gosse qui était au présent au mariage de Lily et Elliot? Je n'avais pas capté son prénom lors de la cérémonie, mais qu'est-ce qu'elle faisait ici? Oula, j'allais pas me manger une nouveau voyage ce soir, je préviens, et surtout pas a Narnia. J'avais beau avoir dévoré la série de livre, j'aimerais autant m'en passer. Quoique... Je suppose que croiser Asland en vrai serait cool, du genre, super cool. Mais concentrons nous un peu.

"C'est la seconde fois que je le lis. J'aime beaucoup le premier tome, Le Neveu du Magicien, avec la création de la Lande du Réverbère. Je trouve cela incroyablement poétique."

Le caméléon resta silencieux quelques instants avant de croiser ses doigts en posant les coudes sur sa table et regardant la petite avec son intégrale, il leva un sourcil dubitatif avant de répondre d'un air entièrement sérieux:

"J'ai particulièrement apprécié le Fauteuil d'argent, cependant, la fin de la saga m'a un peu... Déçu. Mais à qui ai-je l'honneur?"

Malgré sa façade bavarde, le caméléon était suffisamment tendu pour se préparer à faire apparaître son armure et d'intervenir au moindre mouvement louche, j'étais le shérif de Storybrooke, je ne pouvais pas me permettre de baisser ma garde autrement, c'était peut-être trop, mais juste au cas où. Je m'étais fais un beau paquet d'ennemi en obtenant cette position, et par mes erreurs passées, alors je ne pouvais pas me permettre de baisser ma garde simplement parce qu'elle était une enfant avec un livre. Et les yeux de chats ne marchaient pas avec moi, j'avais été une mascotte Disney, j'étais donc immunisé à ce genre de magie.

Je... je suis venue m'excuser de vous avoir cassé le nez lors de notre rencontre. A l'époque, je partageais les émotions d'Elliot et vous avez pâti de son mauvais caractère. J'ai beaucoup changé depuis."

Oh.
Oooooooooh.
Le caméléon se fit plus calme avant de laisser échapper un léger sourire, sa posture se fit plus douce et moins méfiante avant qu'il ne secoue la tête de gauche à droite. Il regarda Ellie dans les yeux avant de la regarder de haut en bas, en effet, elle avait bien changée. Et je n'allais même pas chercher à comprendre comment s'était arrivé, c'était la famille Sandman, lorsqu'un truc arrivait, il arrivait, ce n'était pas la peine de chercher à comprendre.

"T'en fais pas, si je devais en vouloir à chaque personne qui m'a cassé quelque chose j'aurais une bonne partie de la ville à dos, donc nous sommes quitte."

La suite, par contre, fut bien moins agréable, surtout lorsque l'on est téléporté de force. Aussitôt, le caméléon se mit en garde en s'attendant à une attaque quelconque, uniquement pour se rendre compte qu'il était... Au Granny. Hum... Voilà qui était original, le caméléon lança un regard suspicieux à Ellie alors qu'elle s'excusa, et il baissa sa garde avant de lever les yeux au ciel. Le caméléon soupira en se redisant que c'était une Sandman, avant de suivre Ellie et de prendre une place sur un tabouret avant de se tourner vers la scène vide, c'était généralement l'heure des concerts, alors autant en profiter. Et après tout peut-être que j'avais besoin d'une pause de ce genre après tout. Le shérif sourit légèrement, cela faisait une éternité qu'il n'avait pas mit les pieds au Granny, avec ces différentes aventures et mon nouveau boulot de shérif je ne pouvais même plus profiter du meilleur café de la ville. Le caméléon sourit tristement devant cette réalité, ce café avait été mon sanctuaire lors de mes études pour devenir vétérinaire, il y a une éternité de cela. Le caméléon salua Granny de la tête avant de commander un éternel chocolat chaud, le meilleur de tous le multivers j'en étais certain, le shérif souffla légèrement sur son mug avant de prendre une gorgée. Savourant le chocolat qui avait un gout de nostalgie douce-amère.
Le caméléon se retourna en entendant le bruit d'un micro que l'on allumait, il aperçut alors une petite jeune qu'il n'avait jamais croisé au Granny, surement une nouvelle, elle avait l'air assez stressé la pauvre. C'était surement sa première fois devant un public, la petite blonde était habillée avec la classe que seul les adolescentes peuvent avoir, j'aimais bien le blouson en tout cas. Parce que même si c'était stylée, la cape rouge n'était pas un truc que l'on pouvait porter tous les jours. Mais passons, la petite blonde s'installa et commença à chanter... Et je devais avouer qu'elle se débrouillait bien. Même si je ne comprenais pas pourquoi elle avait emprunter la guitare si ce n'était pas pour l'utiliser, cependant, elle avait une voix... Étrangement appréciable. Au moins elle avait du punch la gamine, et je pouvais lui reconnaître ça, il m'arrivait de chanter de temps en temps, plus au Granny, juste pour me vider la tête entre deux entraînements où arrestation. Et... Le choix de la chanson était particulier, comme si elle voulait prouver au monde entier qu'elle existait, je suppose que la musique était parfaite pour faire passer ce genre de message après tout. Le caméléon applaudit comme le reste de la salle, un léger sourire au lèvre, il fallait croire que l'autre génération allait pouvoir prendre ma place en tant qu'occasionnel musicien du Granny.
Puis vinrent d'autres accords de guitare, le caméléon haussa un sourcil dubitatif alors que la petite blondine commença une nouvelle chanson sur... La salade de fruit...? C'était original, qui appelait son gosse comme ça? Au moins la chanson disait qu'elle était aimé, même si j'étais certains qu'Arya trouverait cette chanson digne d'un film d'horreur, avec sa carpophobie. Et je n'allais pas lui chanter ça pour voir ce qui allait se passer, je n'étais pas Socrate après tout. La petite blonde me... Sourit directement en me faisant un mouvement de la tête...? Le caméléon, surprit, lui fit un sourire gêné avant de lever un sourcil dubitatif. Le shérif applaudit de manière hésitante cette seconde performance avant de froncer les sourcils, est-ce qu'elle voulait me dire quelque chose? Hum... Étrange. Qui sait, j'avais peut-être une fan?

"Merci Storybrooke ! Je m'appelle Apolline ! Je viens juste d'arriver... On dit merci Elliot."

Pascal se figea, serrant sa tasse de chocolat alors que sa respiration se fit absente. Le caméléon avait le regard dans le vague, perdu, non... Non. Ce n'était pas possible, Pascal, cela ne pouvait pas arriver. Elle était un rêve, un rêve douloureux et inaccessible, interdit, qui nous avait glissé entre les doigts. Qui. Qui avait osé me faire souffrir de cette manière? Est-ce que c'était une vengeance d'Elliot parce que je lui avais annoncé la mauvaise nouvelle? Le caméléon resta statufier, alors que... Qu'Apolline le sollicitait de nouveau, je pouvais le voir, je pouvais voir ses tentatives pour attirer mon attention, une personne qui n'allait pas tarder à te découvrir? Et Ellie?
Le caméléon resta froid, sans aucune expression, regardant la jeune fille disparaître derrière le rideau, puis la tasse explosa dans sa main, heureusement que le caméléon l'avait vidée, cependant des éclats de céramique volèrent autour du shérif alors que du sang commença à couler de sa paume percée. Granny poussa un petit cri de surprise alors que le café fut plongé dans le silence pour la simple et bonne raison que tout le monde avait capté une chose. Je n'étais pas content, pas content du tout, et cela pouvait se sentir dans l'air autour de moi, dans le fait que mes yeux alternaient entre le vert forêt qui était mien et ceux d'un brasier ardent du rouge le plus sanglant, le caméléon s'excusa calmement auprès de Granny avant de retirer les morceaux qui perçait sa main, demandant une morceau de tissu comme pansement. La propriétaire s'exécuta aussitôt, me donnant un torchon propre que Pascal utilisa pour bander sa main en serrant bien le pansement, il prit ensuite une bonne goulée d'air avant de se tourner vers Ellie et de lui dire d'une voix ne trahissant pas la moindre émotion.

"Ellie Sandman, je vais aller dans les coulisses et tirer cette histoire au clair, et je peux t'assurer que si c'est une blague de mauvais gout, il y aura des conséquences désastreuses pour beaucoup de monde."

Le caméléon n'était pas une mauvaise personne dans l'âme, loin de là, il avait fait des erreurs mais il tentait de faire son mieux pour ne pas les reproduire, cependant, il détestait que l'on joue de lui. Et là... Là il y avait une adolescente qui me faisait clairement passer comme message qu'elle était Apolline, la fille que je n'aurais jamais, le petit rêve qui n'était que ça, un rêve. Et ça faisait terriblement mal, d'accord? La blessure de la disparition d'Apolline ne s'était jamais refermé, et parfois encore je repensais à la sensation que j'avais eut en voyant son visage pour la première fois, sachant que c'était du faux, que cela ne s'était jamais produit. Que... Que cette sensation ne serait plus jamais la même. J'étais en colère, je ne savais pas contre qui ni pourquoi, mais j'avais l'impression d'avoir été trahit, j'étais confus, pourquoi moi? Pourquoi cette sensation? Qui pouvait me faire ça? Et surtout, au milieu de ce maelström de sentiment, au plus profond de moi... J'étais terrifié et... Et j'espérais de tout mon cœur que cela ne soit pas une farce, et que... Oh mon dieu... Est-ce que j'étais vraiment capable d'avoir une fille...? Je... Je ne savais pas.
Le caméléon déposa un billet sur le comptoir avant de traverser le café d'un pas décidé, entrant dans les coulisses sans un bruit pour se retrouver derrière le rideau, malgré le chaos qui s'emparait de ses sentiments, il garda sa façade neutre et vide de toute expression, son air de bataille accentué par la cicatrice qui bardait son visage, il trouva la blondine seule, la guitare posée à côté d'elle, serrant quelque chose contre sa poitrine en essayant de le cacher. Durant un bref instant, nos regards se croisèrent, je vis de la peur, de l'hésitation, le fait qu'elle luttait pour ne pas fondre en larme, je vis une gosse paumée devant un monde qu'elle ne connaissait pas, devant un étranger qui ne la reconnaissait pas. Le caméléon détailla les contours de son visage, sa tignasse de cheveux blonds et ses yeux bleus qui ressemblait tant à ceux d'Aryana. Je vis des millions d'instants passés entre ces regards, je vis...
Le caméléon prit une grande inspiration, fermant ses yeux un instant pour reprendre ses esprits, avant de demander.

"Apolline est pour..."

Il y eut un silence alors que la petite blonde prit une respiration à son tour, elle se redressa, et malgré ses tremblements, me regarda droit dans les yeux avant de dire, d'une voix tremblante, mais qui ne vacilla pas.

Parce que tu as fais un pari avec Maman et que... Tu as perdu.

...

"Morrigan...?"
"Une amie qui t'étais chère que tu as perdu en Ecosse... Tu... M'as raconté cette histoire le jour de mes 16 ans... Diane est parce que Maman à toujours dit que c'était pour me rassurer le soir. Et... Méléon Sandman... C'est..."

Elle ne termina pas sa phrase, le caméléon détourna la tête, écrasé par des montagnes d'émotions qui lui échappaient totalement, il passa la main sur sa cicatrice au visage, un tic qu'il faisait uniquement lorsqu'il était stressé, avant de recroiser le regard de la blondine. Et il vit ses expressions se reflétées dans ses yeux bleus.
Elle fit un pas vers toi, comme si elle avoir peur que tu partes de nouveau, ses mains tremblantes s'approchèrent des tiennes, les encadrant doucement malgré la blessure, ses mains étaient si petite, mais chaude et brillante de vie, et elle déposa quelque chose au creux de ta paume. Tu sais déjà ce que s'est, tu n'a pas besoin de regarder...
C'était un paquet de m&m's.

Le caméléon serra sa main autour du paquet de friandise avant de regarder la jeune fi... Avant de regarder Apolline dans les yeux. Le souffle me manquait, la tête me tournait, j'avais les yeux qui me piquaient, car c'était vrai. J'avais... Je... J'étais papa...?
Le shérif sourit doucement, alors que des larmes commencèrent à lui couler sur les joues, c'était réel, oh mon dieu c'était réel. Elle était vraiment là, elle était vivante et vibrante de vie, de couleurs, d'émotions. C'était... C'était ma fille, ma fille, j'étais le papa d'une magnifique petite fille, d'une musicienne. D'Apolline.

"Apolline... Ma fille."
"... Papa?"

Et aussitôt, sans dire un mot, tout fut brisé. Je la pris dans mes bras alors qu'elle continua de m’appeler Papa en pleurant et riant à moitié, c'était nos deux maintenant, riant et pleurant. Le duo père-fille tomba sur ses genoux alors que le caméléon faisait attention à sa fille inespérée, la serrant dans ses bras sans trop de force de peur de la casser, de peur de lui faire du mal. Il passa une main réconfortante dans ses cheveux d'or, un réflexe qu'il ne se connaissait pas, alors que la réalité le frappa de nouveau. On venait de l'appeler Papa... Il était Papa.
Et cela lui faisait tellement chaud au cœur...

"... Mon petit rêve... Je suis là pour toi. Je serais toujours là pour toi à partir de maintenant."

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Apolline Méléon


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________________________________________ Dim 21 Fév 2016 - 20:57


Si seulement je pouvais lui manquer
...


Quelque chose faisait pression contre ma poitrine. C'était oppressant. J'avais l'impression de ne plus réussir à respirer. Est-ce que je pouvais mourir aussi bêtement ? Juste à cause de mon chagrin ? Ca me semblait tout à fait possible. Plus je luttais contre la peine, et plus elle gonflait dans mon coeur. J'avais posé ma guitare et plongé la main dans ma poche de blouson. J'en avais sorti un petit paquet de M&M's que j'avais plaqué contre moi. C'était un talisman, un porte-bonheur, comme si j'avais un peu de mon père avec moi où que j'aille. Le paquet fermé était abîmé et plié à maints endroits. Désormais, c'était tout ce que je pouvais espérer de lui. Juste ce sachet. C'était pitoyable. Pourquoi je me raccrochais à ça ? J'étais stupide. Il fallait que je m'en débarrasse. Autant tout jeter à la poubelle, essayer de tourner la page. Devenir grande.

Une chanson trottait toujours dans ma tête. Toujours. Cela n'avait pas changé, que je sois un tas de pixels ou en chair et os. Mes neurones n'étaient oxygénés qu'à travers des notes de musique. Mon chemin de réflexion avait besoin de croches, de noires et de blanches pour obtenir un semblant de cohérence. En cet instant, histoire de m'enfoncer davantage, j'entendais mentalement les paroles de cette chanson :

Aussi vrai que de loin je lui parle
J'apprends toute seule à faire mes armes
Aussi vrai que j'arrête pas d'y penser
Si seulement, je pouvais lui manquer.
Est-ce qu'il va me faire un signe ?
Manquer d'un père n'est pas un crime.
J'ai qu'une prière à lui adresser
Si seulement, je pouvais lui manquer...


Les nerfs à fleur de peau, il n'en fallut pas davantage pour que les larmes commencent à déborder au coin de mes yeux. Ne surtout pas faire de bruit. Personne ne devait m'entendre. Je les séchai rapidement et inspirai à fond, le souffle haletant. Ca faisait vraiment trop mal de vivre.

Un froissement. Un bruit sourd.

Je pivotai sur mes pieds pour découvrir mon père juste devant le rideau. Il. Etait. Là. Un hoquet m'échappa et je me cramponnai au paquet de M&M's qui émit un craquement sinistre. Je tentai de le cacher entre mes mains. C'était bien trop pathétique de le lui montrer. Son regard était tellement froid que je ne savais comment me comporter. Mes yeux me piquaient, je voyais trouble, mais je craignais qu'en battant trop des cils les larmes ne coulent pour de bon. En plus, j'avais mis un peu de mascara et je craignais de ressembler à un panda...

Lorsqu'il mentionna mon prénom, j'achevai la phrase instantanément, tétanisée :

"... Parce que tu as fais un pari avec Maman et que... Tu as perdu."

Autant tout balancer. C'était ma dernière chance. J'avais l'impression d'être dans un interrogatoire de police et de devoir me blanchir à tous prix. En plus, le shérif était vraiment impressionnant. Je déglutis avec peine tout en lui jetant des coups d'oeil frénétiques. De près, il était encore plus réaliste. Oui, c'était stupide de penser ça mais la réalité me sautait aux yeux à chaque personne que je "revoyais". Tous les souvenirs que j'avais en tête étaient comme aseptisés par le côté virtuel. Ils me semblaient vivants mais en comparaison des couleurs de la réalité, ils étaient ternes.

L'interrogatoire se poursuivit. Je répondais à toute vitesse, comme si ma vie en dépendait.

"Morrigan...?"

"Une amie qui t'étais chère que tu as perdu en Ecosse... Tu... M'as raconté cette histoire le jour de mes 16 ans... Diane est parce que Maman à toujours dit que c'était pour me rassurer le soir. Et... Méléon Sandman... C'est..."

Le coeur au bord des lèvres, je me tus en m'apercevant qu'il avait détourné la tête. Ca ne l'intéressait pas, c'est ça ? Je guettais la moindre de ses réactions, priant pour qu'il ne s'enfuie pas en courant.

Papa, c'est moi. Je t'en supplie... j'ai besoin de toi.

Il ne m'entendait pas. Il fallait plus que des mots pour le retenir.

Je fis un pas vers lui, craignant qu'il ne s'éloigne. Mais il resta immobile. Il me fallut un courage considérable pour lever les mains et déposer le paquet de M&M's dans les siennes. Ce contact me déboussola totalement. Nous sommes réels. songeai-je en sentant sa peau un peu rugueuse. A chaque fois, j'avais besoin de quelques secondes pour m'y faire, surprise par cette explosion de sensations différentes.

Il plongea son regard dans le mien. Trop chamboulée pour parler, je me contentai de le fixer, résistant à l'envie de cligner des yeux de peur que la magie ne disparaisse. A mesure que les secondes passaient, je voyais des larmes briller dans les siens. Ses mains se serrèrent autour du paquet de billes chocolatées et un léger sourire se dessina au coin de sa bouche. La mienne se tordit en un rictus nerveux avant qu'un drôle de cri ne s'échappe de ma gorge, à mi-chemin entre le sanglot et le soulagement. Un sourire, c'était forcément une bonne chose !

Ses paroles à peine murmurées m'arrachèrent un "Papa ?" à la fois hésitant et plein d'espoir. Je peinais à y croire... L'instant d'après, il me serrait contre lui. Il me tenait à peine, comme s'il craignait de me briser. Mon coeur débordait. Mes yeux aussi. Je fus prise d'une crise de fou-rire tout en pleurant. Il était dans le même état de moi. Je sentais les petits à-coups de ses sanglots tandis qu'il m'étreignait.

"... Mon petit rêve... Je suis là pour toi. Je serais toujours là pour toi à partir de maintenant."

Je soupirai, apaisée. C'était plus que je n'espérais. Dans ma tête, une nouvelle chanson chassa la précédente, venue des profondeurs de mon imaginaire :

And your love is the best thing that I got
And it’s only just begun but it’s never gonna stop
It’s the best thing, the best thing that I got


Je n'avais que le refrain pour l'instant mais le reste viendrait très vite. Ca ferait une super musique. J'en avais déjà composé plusieurs mais celle-ci était spéciale. Elle ne serait rien que pour lui. Je n'allais pas lui dire maintenant, je lui ferai la surprise. Nous avions toute la vie pour ça ! Cette certitude provoqua encore la chute de quelques larmes de joie.

Soudain, le rideau coulissa très vite et je découvris Ellie qui nous dévisageait. Quand elle nous vit enlacés, elle sembla gênée de nous déranger.

"Oh, je... je craignais que Pascal ne soit... enfin... il avait l'air assez énervé alors j'avais peur que..."

Elle se tordit les mains, embarrassée au plus au point, d'autant plus qu'elle venait limite d'accuser mon père de ne pas arriver à maîtriser sa colère.

"Je... je m'en vais. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu as juste à m'appeler dans ta tête."
me dit-elle avec un sourire tendu.

J'essuyai mes joues d'un revers de main et lui souris. L'instant d'après, elle avait disparu. J'en profitai pour m'écarter de mon père et me relever.

"Elle est très protectrice avec moi." expliquai-je. "Faut dire que c'est la première fois que je sors de la maison. Enfin... pour de vrai."

Je n'arrêtais pas de sourire presque béatement. C'était le plus beau jour de ma vie ! Je racontais rapidement comment avait été ma vie dans l'ordinateur. La même que dans la réalité, sauf que tout était nettement plus beau maintenant ! La seule difficulté étant que je connaissais pleins de gens qui ne se souvenaient pas de moi. Cassandre aurait pu m'aider à mieux vivre tout ça puisqu'elle était aussi passée par là, mais bizarrement, elle n'avait pas été très sympa avec moi. Je m'en fichais. Elle n'était pas une priorité. Pas comme papa.

Il voulut me rendre le paquet de M&M's mais je me reculai avec une grimace.

"Tu peux le garder. Maintenant que je t'ai retrouvé, j'en ai plus besoin. C'était juste pour avoir l'impression que tu sois près de moi..."
fis-je avec une moue adorable. "Ca serait bizarre que je me promène avec un truc capable de me tuer. Je suis pas suicidaire !"

J'émis un petit rire entendu, mais devant son air indécis, j'ajoutai :

"Je suis allergique aux arachides."

Ca aurait eu le même effet si je venais de lui apprendre que j'étais enceinte. Il n'avait pas l'air de le vivre très bien. Je me mordis les lèvres. J'aurais peut-être dû le préparer un peu mieux à cette épreuve. Prudemment, je levai les mains vers lui pour les poser sur son bras, tout en plongeant un regard alerte dans le sien.

"Elliot a dû trouver ça marrant quand il a créé ma personnalité... Mais c'est pas grave ! Je ne saurai jamais quel goût ça a un M&M's, et alors ? C'est pareil pour les Curly... Quand je l'ai dit à Lily, j'ai cru qu'elle allait pleurer. Tu vas pas pleurer, dis ?"

Je le fixai de plus en plus anxieusement.

"Tu es... déçu ?" dis-je d'une toute petite voix.

Je n'étais pas la fille parfaite qu'il espérait. Dans ma tête, les premières notes d'une chanson triste commencèrent à résonner comme un glas, à mesure que mon visage se décomposait.

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________________________________________ Jeu 25 Fév 2016 - 21:56

Pascal prit une grande inspiration, l'odeur de... Comment est-ce que je pouvais le décrire? Un mélange de rose légère moins poussé que celui de sa mère peut-être? Je ne savais pas, ce que je savais, c'était que je pouvais sentir la vie briller dans toutes les directions, sa vie, la vie de ma fille. Celle que je n'aurais jamais dut tenir dans mes bras. Elle... Elle était là. Hé, j'avais encore du mal à m'en rendre compte, d'accord? J'étais Papa d'un seul coup, tant de sentiments et de possibilités tournoyaient dans ma tête alors que je la serrais fort contre moi. Elle était ma fille, j'avais une petite fille musicienne, aux yeux pétillants et au sourire pur comme les premières neiges d'hiver. Tant qu'elle serait heureuse, je le serais aussi, sans le vouloir, le caméléon venait d'accepter ce fait extraordinaire sans aucune résistance, encore hésitant et troublé, certes, mais... Heureux, aussi heureux que lorsqu'il avait put tenir Aryana pour la première fois sans qu'il n'y ait autre chose entre nous que de l'amour, heureux comme il n'avait plus l'impression de pouvoir l'être. Libéré. Oui, c'était le terme, il se sentait plus léger et... Fier. Il ne savait pas encore comment n'y pourquoi, mais maintenant que Apolline était là, il refusait de la lâcher, de peur de la perdre de nouveau, comme si elle allait disparaître comme un doux rêve au réveil.
Mais elle était là.
Réelle.
Ma fille.
...J'allais avoir besoin d'une nouvelle tasse de chocolat moi.

Le caméléon prit une grande inspiration pour calmer sa voix encore tremblante alors que Ellie passa sa petite tête dans le rideau, s'inquiétant que j'ai fais une bêtise, argh, merci de la confiance, je savais que je n'étais pas la plus patiente des personnes et que cela avait été un sujet très... Sensible. Mais au fond, Aryana le savait, j'étais un peu un gros nounours. Juste un peu. Suffisamment pour porter les robes de Punz, bref, passons.
Et pas de commentaire sur le côté nounours, nan mais oh.

Elle est très protectrice avec moi. Faut dire que c'est la première fois que je sors de la maison. Enfin... pour de vrai."

Huh, elle n'allait plus être la seule à devenir un peu protecteur. Nan, Pascal, ne pense pas comme ça, c'était une grande fille désormais. Elle était ta grande fille, certes, mais une grande fille avant tout... Oui, il fallait penser comme ça, c'était mieux. J'allais simplement... M'assurer qu'elle allait bien s'intégrer à toute cette vie qui s'ouvrait devant elle, une vie qu'elle partagerait avec moi et Aryana... D'ailleurs... Je ne savais pas comment elle allait le prendre. Mais une chose à la fois.
Pascal essuya ses yeux encore légèrement humide avant de sourire à sa fille, écoutant l'étrange histoire qui avait été sa vie numérique il n'y a pas encore longtemps de cela... Donc Elliot...? Hum... Je... Crotte, je n'allais pas pouvoir revenir vers lui après notre dernière discussion. Je lui en parlerai un jour proche, mais... Chaque chose en son temps, voilà, pour l'instant je voulais profiter de la présence de ma fille. De ma petite Apolline.
Le shérif hocha la tête, enregistrant les circonstances spéciale de sa "naissance" et toutes les conséquences qui venaient avec... Je n'étais pas en colère contre Elliot, loin de là, j'étais même incroyablement heureux qu'il ait donné vie à ma petite fille, mais j'étais aussi curieux... Qu'elle sorte de souvenir ma petite fille avait de moi? Ils étaient bons, et je lui avais parlé de mon passé... Tumultueux. Est-ce qu'elle savait pour Hippolyte? Je... Enfin j'espérais qu'elle le savait, et que cela n'allait pas... Enfin...
Le caméléon ignora ces doutes et fit un nouveau sourire à Apolline avant de lui rendre le paquet de m&m's.

"Tu peux le garder. Maintenant que je t'ai retrouvé, j'en ai plus besoin. C'était juste pour avoir l'impression que tu sois près de moi... Ca serait bizarre que je me promène avec un truc capable de me tuer. Je suis pas suicidaire !"

...
What.

"Je suis allergique aux arachides."

Le caméléon resta silencieux alors que sa bouche fit un "o" silencieux et que ses yeux s'écarquillèrent. Il resta pâle et sans expression alors qu'Apolline lui expliqua la provenance de son allergie, autrefois, Pascal aurai eut envie de mettre une tape à l'arrière du crane d'Elliot, une petite tape en armure, avec son poing chauffé à blanc, du haut de la troisième corde. Mais pour l'instant, on pouvait presque entendre le bruit de verre brisé que venais de faire l'âme de Pascal.
L'HORREUR D:!

"Tu es... déçu ?"

Le caméléon cligna des yeux plusieurs fois avant de se reconcentrer sur sa fille, il la regarda quelques instants avant de sourire et de hocher les épaules, secouant la tête de gauche à droite, sincèrement? J'étais un peu triste de l'apprendre, mais j'allais pouvoir vivre avec. Qu'importe si ma fille n'allait pas pouvoir goûter mes cookies au m&m's (... j'étais un peu triste quand même), je l'aimais de tout mon cœur. Alors le caméléon posa une main sur la tête de sa (grande) petite fille avant de lui ébouriffé gentiment les cheveux et de dire:

"T'en fais pas Apolline, je t'ai à peine déjà rencontré et je suis déjà fier de toi. Ce n'est pas un paquet de m&m's de plus ou de moins qui va changer ça."

Le caméléon lança le paquet de chocolat en l'air avant de le rattraper en vol et de le ranger dans sa poche, puis il se reconcentra sur sa (petite) grande fille avant de lui sourire de nouveau, prenant une seconde supplémentaire pour graver dans sa mémoire cette journée, ces yeux pétillants, tout... Tout ce qui venait de se passer, puis il reprit.

"Mais racontes moi plutôt tes souvenirs, je suis certains que c'est remplie de détails croustillants et... Est-ce que c'est bien moi qui t'ai appris à chanter comme ça...? Parce que... Enfin c'était très beau, tu serais partante pour un duo un jour? Je suis surement un peu rouillé, mais je suis certains que je peux encore t'en mettre plein la vue."

Le caméléon ponctua sa phrase avec une hochement de tête joyeux. Parce que pour lui... Tout semblait naturel avec elle, il semblait confiant, il ne savait pas si c'était le fait que son visage avait des traces de ses deux parents, lui rappelant des sourires familliers, ou si c'était le simple fait qu'elle était sa fille. Sa (petite-grande) fille. Pascal était en confiance, plus qu'il ne l'était avec la majorité de ses connaissances.
Et il adorait ça.

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________________________________________ Sam 27 Fév 2016 - 23:58


In your head... what's in your head?
...

Je devenais de plus en plus nerveuse à mesure que les secondes passaient. Il ne disait rien mais je le sentais bien qu'il était déçu. Je le connaissais bien, mon papa, lorsqu'il était contrarié. Je portai mes doigts à mes lèvres et me mordillai les ongles, sans oser croiser son regard. J'essayais de me consoler en me disant que s'il ne voulait pas de moi, ce n'était pas si grave, je pourrais continuer de vivre chez Elliot. Pourtant, à l'idée qu'il me rejette, je sentais des sanglots gonfler à l'intérieur de moi.

Puis, il esquissa un sourire et haussa les épaules. Aussitôt, mon coeur désenfla comme un ballon qui se vide de son air. Il ébouriffa mes cheveux et bien que je détestais que l'on les touche, avec lui ça ne me dérangeait pas plus que ça. Je passai tout de même une main dedans pour les remettre correctement avec une petite moue. Il m'assura qu'il était déjà fier de moi, ce qui me fit plaisir même si je songeais qu'il était vraiment content avec pas grand-chose. Je n'avais pas encore eu l'occasion de l'éblouir. Ce que j'avais chanté ne provenait pas du tout de mon répertoire. Non, j'avais quelques compositions personnelles qu'il me tardait de lui faire écouter. Mais chaque chose en son temps. J'aurais souhaité tout lui chanter dès maintenant, mais il préférait que je lui raconte quelques uns de mes souvenirs. A chaque fois, j'avais du mal à réaliser qu'il ne les avait pas partagés avec moi.

"Si je te raconte tout, ça risque de durer une semaine ! Je vais mourir de déshydratation à force de trop parler et toi tu finiras par saigner des oreilles." dis-je avec un sourire amusé. "Je préfère éviter cette tragédie parce que Lily serait horrifiée d'apprendre que je t'ai abîmé les oreilles. C'est un organe important pour elle."

Je lançai un regard entendu à Papa car je savais qu'elle était une amie très chère pour lui. Certaines choses demeuraient les mêmes d'une réalité à l'autre, fort heureusement pour mon cerveau sans dessus dessous. Ce n'était pas facile de se mettre à jour avec les différentes versions. Je m'emmêlais pas mal les pinceaux, même si je ne le montrais pas. Il ne fallait pas qu'on voit à quel point j'étais perdue. Tout le monde avait déjà suffisamment de soucis à gérer.

Je m'assis sur un banc, juste devant le rideau et Papa prit place à côté de moi, impatient d'entendre les révélations que j'allais lui faire. Encouragée par son enthousiasme, je déclarai sans cesser de sourire :

"Quand j'étais petite, je jouais sans arrêt avec ta guitare. J'arrivais à peine à la soulever mais je ne voulais jamais la lâcher. C'était comme un doudou, je voulais l'emporter partout avec moi. Du coup, tu étais obligé de la trimballer partout sinon je me mettais à pleurer. Le jour de mes cinq ans, tu m'en as achetée une à ma taille et tu m'as appris à en jouer. Ca a été l'un des plus beaux jours de ma vie..."

Même si ça n'a jamais existé.

Mon grand sourire rêveur fut terni par cette réflexion. Mais si cela comptait pour moi, si mon coeur battait plus fort en y pensant, cela était bien réel d'une certaine façon, non ? J'aurais voulu poser la question à mon père, mais j'avais peur de briser la magie du souvenir. Il agissait sur lui, je le voyais danser dans ses yeux. On partageait enfin un peu de mon passé. Notre passé.

"Au début, je ne m'en sortais pas avec les accords. J'avais de trop petits doigts pour pincer les cordes. Mais à force de persévérer, j'ai réussi à jouer mon premier air. C'était Zombie des Cranberries. Tu as choisi ça parce que c'était facile à reproduire. J'étais tellement contente d'avoir réussi que je l'ai jouée en boucle pendant des semaines et ensuite j'ai appris les paroles par coeur pour les chanter. Maman disait que c'était pas adapté pour une petite fille. Je la rendais dingue à m'égosiller sur cette musique pendant des heures."

Je ris franchement en repensant à tout ça. Je la voyais encore me courir après pour me prendre la guitare et la confisquer. Mais elle me l'avait rendue en voyant à quel point j'avais été triste d'être privée de musique.

"Ensuite, quand je suis devenue plus grande, j'ai eu une vraie guitare. Celle-ci." dis-je en désignant mon Alhambra en bois de cèdre sur laquelle j'avais mis des autocollants de fruits et de fleurs. "Tu me l'as offerte aussi. Tu as toujours été là pour donner de l'ampleur à mes rêves."

Je croisai son regard et souris de nouveau. Je m'étais assise en tailleur sur le banc, tournée vers lui afin de pouvoir l'observer tout à loisir. Je commençai à fredonner les paroles de Zombie, espérant ainsi raviver un souvenir absent de son esprit :

"In your head, in your head they're still fightin' with their tanks and their bombs and their guns. In your head in your head they're dyin'. What's in your head ? In your head... zombie..."

J'avais chanté d'une voix douce et basse malgré la violence des paroles. Curieusement, cela évoquait la joie car elles étaient rattachées à un souvenir heureux. J'aurais dû me douter que quelque chose clochait avec cette réminiscence : des zombies... Il n'y avait qu'Elliot pour me coller ce genre de chansons à jamais en tête.

Je laissai échapper un soupir et me tus.

"T'es drôlement jeune !" réalisai-je subitement.

Je trouvais que quelque chose clochait avec Papa depuis le début mais je n'étais pas parvenue à trouver ce que c'était jusqu'à maintenant. Dans mes souvenirs, il avait quelques rides de plus, quelques cicatrices aussi. Il en arborait une sur le cou dont je ne me souvenais pas.

"Enfin... c'est bien de faire jeune."
me repris-je maladroitement. "Ce qui est bien c'est que tu fais vieux et jeune en même temps..."

Oui bon... mieux valait que je me taise. Quand j'essayais de me rattraper, c'était pire. Heureusement, mon téléphone sonna, m'arrachant à ce mauvais pas. Je sautai sur mes pieds et me ruai sur mon sac. Je décrochai, le coeur palpitant en voyant le nom de mon interlocuteur.

"Anatole !" m'écriai-je en passant aussitôt une main dans mes cheveux. "C'est toi et... tu es en train de m'appeler. Moi !"

Je jubilai presque. Je tournai le dos à mon père mais impossible de ne pas remarquer ma voix roucoulante et presque hystérique. En plus, je respirais par saccades comme si je venais de faire un marathon. C'est fou à quel point le fait de l'imaginer composer mon numéro pour me joindre me perturbait.

"Apple, je sollicite ton aide car elle est de la plus haute importance !"
dit-il et je pressai davantage le téléphone contre mon oreille. "Je suis en désaccord avec Neil pour le dîner. Elle veut des fajitas et je préfère des crêpes. Il me faut ton avis pour nous départager. Toi seule peut mettre fin à cette joûte verbale !"

Oh, il parlait si bien ! Il utilisait toujours des mots d'un autre temps. Ca faisait tellement classe ! Il était l'un des premiers "inconnus" que j'avais rencontrée, en tous cas quelqu'un que je ne connaissais pas dans l'ordinateur. Au premier regard, j'avais su. Il était pour moi. Il serait à moi. Il était TROP canon pour être réel. En plus, il était tellement gentil, attentionné, sympathique... Bref, trop de qualités. Trop parfait. Un prince charmant de conte de fées. En plus, il répondait à tous les critères de beauté.

"Des crêpes, sans hésiter." fis-je d'un ton assuré.

"Merveilleux ! On les fera ensemble si tu veux, Choupette !"

J'eus l'impression de fondre en entendant ce surnom adorable et tandis que je raccrochais, je ne me départis pas de mon sourire niais. Je retournai m'asseoir sur le banc et me souvins brusquement que mon père était à côté de moi. Je sursautai et perdis aussitôt mon sourire.

"Euh... Anatole c'est euh... un ami..."
bredouillai-je en tournant une mèche de cheveux autour de mon doigt. "Il vit plus ou moins chez Elliot... Il cuisine très bien..."

J'aurais dû trouver une meilleure explication, car il risquait de ne pas apprécier qu'un garçon qui n'avait aucun lien de parenté passe son temps sous le même toit que moi. D'ailleurs, où allais-je vivre, maintenant ? Est-ce que c'était le moment d'en parler ? Je n'osais pas trop, surtout que je n'avais pas tellement envie de partir de chez mon frère. Comment allais-je faire si je ne voyais plus Anatole ?

"Oh, oh ! C'est un très bon ami de Lily !"
ajoutai-je brusquement en ayant une illumination. "Lily l'adore."

Je hochai plusieurs fois la tête d'un air convaincu, comme pour persuader mon père qu'il ne fallait s'inquiéter de rien. Il avait confiance en son amie, non ? Mieux valait le détendre parce que le connaissant, il risquait de se la jouer un peu trop shérif...

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________________________________________ Ven 11 Mar 2016 - 22:29

Le caméléon continua de sourire en écoutant sa fille parler de sa passion pour la musique et des oreilles de Lily (je suppose que c'était logique), pour la première fois depuis Vigrid, Pascal était apaisé, véritablement et entièrement reposé et calme. Il avait encore légèrement peur que Apolline se disperse sous ses yeux d'un seul coup et que tout ne soit qu'un autre rêve d'Elliot, mais cette fois c'était vrai. Et cela lui permettait de se rendre compte que malgré les catastrophe... La vie venait de reprendre de la plus belle manière possible. oh, il y aura des erreurs et des échecs avec elle, j'en étais sûr et certains, mais je ne l'abandonnerais pas, jamais. Et vous savez ce qui me rendait incroyablement heureux? (enfin plus qu'avant), c'était le fait que ma fille était une musicienne... Elliot aurait put la faire bien plus... Agressive, il aurait put créer une Apolline qui aurait été entraîné par un Pascal un peu trop protecteur, il aurait put faire d'elle une guerrière... Mais non. Elle était l'exacte opposé de moi, elle me rappelait tellement le Pascal d'avant la révélation de la Malédiction, innocente, pleine de vie, souriante et joyeuse. Et j'étais incroyablement heureux d'avoir une fille aussi lumineuse qu'elle. Ça me donnait espoir pour le futur. Un doudou guitare...? J'essayais de m'imaginer une mini-Apolline en train de se trimbaler avec une guitare bien trop grosse pour elle, misère elle avait dût être adorable... Si elle avait véritablement eut une enfance. C'était un peu triste pour elle, je m'en doutais, mais qu'importe si elle avait une enfance qu'elle seule connaissait... Je voulais lui offrir un présent bien réel et le plus heureux possible. J'aurais tellement, tellement, voulu me rappeler des souvenirs qu'elle me décrivait, de ses premiers accords sur Zombie, de ses premières réussites, de sa première performance... De l'expression d'Aryana alors que sa santé mentale s'était doucement détériorer à coup de Cramberries, je voulais me souvenir d'être allé en magasin pour lui acheter sa première guitare. Je... Je voulais faire un duo avec elle, juste pour voir ce qu'elle valait vraiment en espérant que je n'ai pas perdu la main.

Le shérif ferma doucement les yeux sans s'en rendre compte, écoutant les paroles de la toute première chanson de sa fille, se laissant bercer alors que la musique passait dans sa tête, c'était surement Elliot qui lui avait donné cette première chanson, et je disais... Pourquoi pas? Il y aurait put faire bien pire.

"T'es drôlement jeune! "Enfin... c'est bien de faire jeune. "Ce qui est bien c'est que tu fais vieux et jeune en même temps..."
"


... Merci? Je crois? Je suppose? Je n'avais que 22 ans après tout, bientôt 23, j'étais encore jeune si l'on y pensait. Je devais surement avoir un record pour la place de Shérif ou quelque chose dans le genre, mais j'avais remarqué que les gens me donnais facilement six ou sept ans de plus... Je suppose que mes aventures n'ont pas aidé, plusieurs guerres et situations mortelles faisaient ce genre de chose à un homme. Sans parler de mes nombreuses cicatrices, j'étais surpris qu’Apolline n'est pas louché sur celle de mon visage, mais je suppose que c'était normal, et ça me faisait chaud au cœur.
Le portable de ma fille sonna, et le caméléon en profita pour reprendre une grande inspiration alors qu'Apolline était au téléphone avec... Heu... Anatole? Le nom me disait vaguement quelques choses, mais je n'avais pas de visage à mettre dessus. Surement une connaissance des Sandman. Et...? Ooooooh. Est-ce que c'était du rouge que je voyais sur ses joues? Mais oui... A peine une semaine dans le monde réel et mademoiselle était déjà toute chose pour un simple appel? On dirait bien qu'elle avait... Des sentiments pour ce jeune Anatole, et puis il faisait des crêpes, c'était un dingue.
...
Soyons sérieux quelques secondes.
Je n'allais pas aller en full mode "shérif" simplement parce que ma... Certes, très jeune fille, semblait avoir des sentiments pour un cuisinier. Bon, le Choupette était un peu de trop, je devais l'avouer. Ma fille avait seize ans, c'était l'âge et c'était dans l'ordre des choses... Je n'allais pas aller lui interdire de s'approcher des garçons, je pouvais être un peu protecteur, mais je refusais de devenir le genre de "papa poule" qui sortait les crocs dès qu'un gars s'approchait de sa fille. Je lui faisais confiance pour gérer sa vie amoureuse. Cependant... Il fallait peut-être... S'attendre à une visite de ma part si j'apprenais que ce Anatole n'était pas aimable et respectueux envers elle. Donnant-donnant.
Le caméléon sourit légèrement alors que sa fille venait de raccrocher, visiblement gênée.

"Euh... Anatole c'est euh... un ami... Il vit plus ou moins chez Elliot... Il cuisine très bien... Oh, oh ! C'est un très bon ami de Lily ! Lily l'adore."

Pascal fit un geste de la main pour faire comprendre à Apolline que ce n'était pas grave avant de lui sourire gentiment et de lui répondre:

"T'en fais pas, je ne vais pas lui lâcher Brave dessus simplement parce qu'il te met le rouge au joue. Tu fais ce que tu veux avec ta vie amoureuse, mais tu sais que si tu as un problème je suis là pour toi? Oublie pas ton vieux père de si-tôt."

Il lui sourit plus encore avant de hocher la tête, content de lui, et de mettre la main dans sa poche pour sortir son portable à son tour, il s'arrêta en plein mouvement, incertain, alors que l'éclat de son visage ce fit légèrement plus terne. Il se pinça les lèvres avant de réfléchir quelques instants et de se tourner vers sa fille.

"Je vais appeler Aryana, d'accord? Mais je dois te prévenir... Les derniers jours ont été... Difficiles pour elle, très difficiles, alors ne la blâme pas si jamais elle... Elle se montre plus distante que dans tes souvenirs, ce n'est pas ta faute, c'est juste... C'est juste qu'elle et Elliot ont eut un léger différent. Et il va leur falloir du temps, à tous les deux, alors pas de panique d'accord?"

Pascal hocha la tête avant de composer le numéro "Arya <3" sur son portable, j'espérais qu'elle ne dormait pas, et j'espérais aussi ne pas faire une gigantesque connerie. Mais... Oui, il valait mieux qu'elle le découvre maintenant que plus tard par surprise, c'était ce qu'il fallait faire. A la troisième sonnerie, la déesse de l'Amour décrocha enfin, et Pascal prit la parole.

"Hey mon cœur... Tu peux venir me rejoindre au Granny si possible? Ne te force pas mais... Elliot à réalisé l'impossible une nouvelle fois. Et... Elle est là. Oui. Tu sais bien de qui je veux parler, ne me demande pas comment c'est elle qui connait les détails. Si tu veux simplement que je te la passe y'a pas de problèmes, surtout ne te brusque pas d'accord? "

Le caméléon regarda Apolline avec des yeux légèrement gênés avant de lui sourire de nouveau... Tout allait bien se passer, pas vrai..?

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________________________________________ Mar 15 Mar 2016 - 16:01



In the night the stormy night away she'd fly and dreams of paradise.
Allongée sur le tapis persan, je serrai les pochettes des disques vynil tout en fixant le plafond d'un air absent et rêveur. La musique résonnait autour de moi et faisait trembler le sol et les murs. Une façon comme une autre de se sentir vivante, sans être libre pour autant.

For a second, I was in control
I had it once, I lost it though
And all along the fire below would rise

And I wish you could have let me know
What's really going on below
I've lost you now, you let met go but one last time

Tell me you love me, if you don't then lie, oh lie to me...


J'avais pris une décision, la première depuis mon retour de Vigrid. D'après Cassandre, c'était une excellente chose. J'avais lu dans ses yeux qu'elle retrouvait espoir me concernant. Si je sortais de mon état quasi végétatif, cela signifiait que j'étais sur la pente de la guérison. Je n'en étais pas aussi certaine qu'elle. J'avais décidé de me procurer toutes les chansons de Coldplay qui existaient et de les écouter en boucle, car c'était le seul indice que l'on m'avait donné dans le monde envahi par les loups. Coldplay écrit grâce à quarante-deux bâtons sur une paroi. C'était tout ce qu'on avait jugé utile de me fournir comme piste. J'avais fait apparaître chaque musique en format vynil car je préférais ce son nettement plus profond et authentique.

Remember once upon a time,
when I was yours and you were blind
The fire would sparkle in your eyes and mine


Je battis des cils lentement, presque avec difficulté. C'était la cinquième fois que j'écoutais cette chanson en particulier. Elle me parlait d'une certaine façon. Elle s'adressait à l'ancienne Aphrodite, celle qui aimait plus que de raison sans jamais s'attacher vraiment. Celle qui jouait avec les sentiments des autres, ceux de son fils. Celle qui l'avait abandonné aux ténèbres...

Mon coeur se serra une fois de plus et j'eus l'impression qu'un bruit de verre brisé heurtait mes oreilles. C'était comme si à l'intérieur, mon corps était en mille morceaux. Une poupée de porcelaine désarticulée.

Just tell me you love me
If you don't then lie
Lie to me
If you don't then lie
Lie to me

And call it true
Call it true love
Call it true
Call it true love...


J'aurais souhaité que mes souvenirs ne soient qu'un affreux mensonge, mais je ne pouvais ignorer la vérité. Je ne parvenais pas non plus à y faire face. Chaque jour qui passait m'éloignait davantage d'Elliot, l'approchait de son auto-destruction. Et j'étais incapable d'aller vers lui. Paralysée. Pétrifiée. Terrifiée.

Quelle mère étais-je pour avoir peur de la chair de ma chair ?

Peut-être que Surt avait raison. Peut-être que j'étais bel et bien le pire monstre qui existait.

La chanson 42 débuta soudain. Je me doutais que c'était la plus importante du lot, car elle portait pour titre le nombre exact de bâtons qu'il avait fallu pour assembler mon énigme, sur Méter. Cependant, je n'en saisissais pas le sens.

Those who are dead, are not dead
They're just living in my head
And since I fell for that spell
I am living there as well
Oh, time is so short and I'm sure
There must be something more
You thought you might be a ghost
You didn't get to heaven but you made it close


J'avais la sensation que cette chanson parlait des Ephémères et de tous ceux que j'avais perdus sur la planète sur laquelle j'avais été mortelle, tous ces gens qu'Hyperion m'avait arrachés sans raison, mais j'avais l'impression qu'il y avait encore autre chose de plus subtil qui m'échappait. J'avais beau l'écouter et l'écouter encore, je butais sur toutes les questions sans réponse qui affluaient dans mon esprit. Alors, je me contentais de rester immobile sur le tapis, à laisser mes pensées s'entrechoquer. Je m'en rendais presque malade mais de toutes façons, rien ne me ferait mourir. J'étais condamnée à rester dans cette situation pour toujours, tant que je ne trouverai aucune solution pour m'en déloger.

Je me souvins brusquement de quelques paroles issues de Paradise, dont la chanson résonnait comme en écho à 42.

When she was just a girl she expected the world
but it flew away from her reach
so she ran away in her sleep and dreamed of paradise.
Every time she closed her eyes life goes on, it gets so heavy.
The wheel breaks the butterfly. Every tear a waterfall.
In the night the stormy night she'll close her eyes.
In the night the stormy night away she'd fly and dreams of paradise.


C'était peut-être idiot, mais j'avais la sensation que cette dernière avait été écrite spécialement pour moi. On a toujours cette impression quand on apprécie énormément une musique. J'eus une pensée pour Ellie, car dès que je l'écoutais, je songeais également à elle, cette enfant qui n'était pas tout à fait la mienne et qui pourtant était une part d'Elliot, et donc une partie de moi aussi. Elle était une petite rêveuse avec de grandes idées. Si Elliot risquait de devenir un guerrier sanguinaire, allait-elle nous surprendre elle aussi ? Il n'y avait eu aucune trace d'elle sur Méter. Cela n'augurait rien de bon. Je ne pouvais envisager l'éventualité qu'elle périrait dans le futur. Elle m'était infiniment chère, tout autant que mon fils. Même si elle demeurait embarrassée et assez distante envers moi, je l'aimais de tout mon coeur. Il faudrait bientôt que je lui montre par le biais d'un cadeau. J'y réfléchirai plus tard.

La sonnerie du téléphone me sortit brutalement de mes pensées. Je fis une petite moue et roulai sur le ventre, agacée d'être ainsi dérangée par un appel, mais quand je lus qui était l'émetteur, un vague sourire décrispa mon visage. J'ouvris la bouche pour parler mais Pascal fut plus prompt :

"Hey mon cœur... Tu peux venir me rejoindre au Granny si possible? Ne te force pas mais... Elliot à réalisé l'impossible une nouvelle fois. Et... Elle est là. Oui. Tu sais bien de qui je veux parler, ne me demande pas comment c'est elle qui connait les détails. Si tu veux simplement que je te la passe y'a pas de problèmes, surtout ne te brusque pas d'accord? "

Je fronçai les sourcils tout en jetant un coup d'oeil indécis au fauteuil qui se trouvait en face de moi, comme si ce meuble était en mesure de me fournir des précisions. Que me chantait-il ? Qui était là ? De qui parlait-il ? J'étais à des milliards d'années-lumière du reste de l'humanité. Puis, mesurant ses paroles et les analysant, une phrase se détacha des autres :

Elliot a réalisé l'impossible une nouvelle fois. Et... elle est là.

Un frisson parcourut mon échine. Je retins mon souffle, incapable de prononcer le moindre mot. Non... pas ça. Pas maintenant.

Un silence se fit à l'autre bout de la ligne. J'entendais le souffle de Pascal contre mon oreille. J'aurais aimé l'écouter à l'infini. Je secouai la tête et me téléportai chez Granny, directement à côté de lui. Une jeune fille nous faisait face, m'observant d'un air à la fois anxieux et plein d'espoir. Ses yeux soulignés par un léger trait de maquillage étaient presque écarquillés, impatients de découvrir ma réaction. Je restai de marbre une longue minute, la fixant d'un oeil intense et accru. Je tentais de reconnaître Apolline en elle, le bébé qui était né dans un rêve et dont je sentais encore le poids dans mes bras, lorsque je m'abandonnais entièrement à toute la détresse du monde. Or, il n'y avait absolument rien chez cette adolescente. Elle était une enveloppe vide.

Comment Elliot avait-il pu...? Commençait-il déjà à animer le feu de sa vengeance ? Ou avait-il agi comme à son habitude, impulsivement et sans réfléchir ?

Je vis l'adolescente entrouvrir la bouche, faire un mouvement comme pour avancer vers moi, mais ses lèvres tremblèrent quand mon visage se ferma tout à fait. Non, je ne l'autorisais pas à entrer dans ma vie.

Je pivotai vers Pascal et lui pris la main. L'instant d'après, nous étions dans la rue noyée par le brouillard de ce début de soirée, à l'arrière du café. Je l'avais emmené ailleurs afin de lui expliquer calmement ce qui était en train de se passer. Je plongeai mon regard pondéré dans le sien et déclarai :

"Elle n'est pas ce que tu crois. Elle n'est pas notre fille. Je ne ressens pas mon aura à travers elle."

Comme je savais que cela ne suffirait pas à le convaincre, j'enchaînai aussitôt :

"Hippolyte avait l'aura d'Arès. Même si ce n'est pas palpable, nous pouvons le ressentir et ainsi savoir que tel enfant est le rejeton de tel dieu. Cela est aussi vieux que le monde. Tu ne dois pas te laisser berner par tout ce qu'elle peut te raconter. Même si c'est difficile à entendre, cette jeune fille ne représente absolument rien pour toi. Elle ne partage pas notre aura. Tout au plus, elle est une créature d'Elliot."

Je me mordis les lèvres face à la détermination et la déchirure que je lisais dans ses yeux. Puis, mon regard dériva vers son cou et je frémis une fois de plus en voyant la plaie qui cicatrisait lentement, souvenir laissé par Surt.

"Je ne veux pas savoir comment elle a pu grandir et sortir du rêve." fis-je en levant la main pour parer à une éventuelle réplique. "Je sais ce que c'est d'être mère. C'est dur et incroyablement douloureux. On ne sait jamais si on agit bien ou mal et concernant mon fils, on sait tous les deux que j'échouerai un jour et qu'il me détestera pour ça. Alors, ne me demande pas de faire semblant avec elle."

Ne me demande pas l'impossible, je t'en supplie.

Je déglutis avec peine, car c'était bien trop difficile d'avouer à voix haute que je serai incapable d'aider mon propre fils.

"Elle n'a pas besoin de moi."
assurai-je d'un ton assuré, malgré le tremblement de ma voix.

Tout comme je n'ai pas besoin d'elle.

.

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________________________________________ Mar 22 Mar 2016 - 21:13

Pascal savait à quoi s'attendre, bien sûr qu'il le savait, il n'avait pas prévu de recevoir Aryana avec un grand sourire absurde en se disant que tout allait bien se passer, naaaan, Pascal avait perdu ce côté là de lui il y a bien longtemps déjà, il savait repérer une ruche de frelon lorsqu'il en voyait une. Et il savait qu'au mieux, Aryana n'allait pas être très réceptive à l'arrivé d'Apolline et qu'au pire... Non, je n'allais pas penser au pire. Cela n'allait pas être une partie de plaisir mais... Mais c'était nécessaire, ok? Il valait mieux percer l'abcès maintenant plutôt que d'attende que ça s'infecte, je voulais sortir ça du calendrier d'Elliot pour le libérer un peu. Je savais qu'Aryana traversait une terrible période elle aussi, bien sûr que je le savais, mais je préférerai qu'Apolline ne soit pas le premier sujet de discussions lors de leurs retrouvailles, histoire d'éviter une gaffe qui risquerait de faire mal à tout le monde.
Le shérif vit Aryana disparaître, se décalant alors qu'il se rendit compte qu'il s'était instinctivement mit devant sa fille, soupirant avant de s'appuyer sur une table vide et se préparant déjà au massacre, parce que soyons franc, dans l'état actuel des choses, dans le Storybrooke présent, cette scène n'allait pas être de belles retrouvailles, ooooh loin de là.
Cependant, je pense que je voyais d'où venait la représentation d’Aphrodite dans une coquille Saint-Jacques? Parce qu'elle venait de fermer sa coquille plus rapidement qu'une huître à marée descendante.
Le shérif ferma les yeux en soupirant en voyant le visage tremblant et brisé d'Apolline et l'air froid, glacial, de la femme qui réchauffait mon cœur. Je n'allais pas faire d'analogie mesquine en disant que "les dieux sont comme ça, ils ont plusieurs visages" où ce genre de connerie dans le genre, parce que les dieux n'étaient que des humains immortels, n'importe qui aurait put réagir comme elle venait de le faire. Refusant en bloc. Bordel, son fils aîné pouvait potentiellement devenir un meurtrier d’échelle planétaire, bien sûr que tout n'allait pas marcher comme sur des roulettes.

Le caméléon resta interdit, avant de décroiser les bras, préférant éviter le regard d'Apolline car il savait que ce qu'il verrait lui briserait le cœur. Il suivit Aryana dehors, lui serrant la main malgré tout, mais avant de sortir du café le caméléon jeta un dernier regard à sa fille, tentant de s'excuser silencieusement, avant de soupirer de se suivre la déesse de l'amour (...) dans la rue. Il remarqua que le brouillard venait de tomber sur la ville, il remarqua aussi qu'il y avait une éternité de cela il s'était embrouiller avec Punz et Eugène dans la même rue, comme quoi l'histoire se répétait.
Pascal plongea son regard dans les yeux fatigués et... Tristes d'Aryana, l'éclat qui avait fait leurs splendeurs d’antan s'était avait disparu dans le même brouillard qui nous entourait.

"Elle n'est pas ce que tu crois. Elle n'est pas notre fille. Je ne ressens pas mon aura à travers elle."

...
Roh putain c'était froid.
Le caméléon grimaça devant ses mots, ne sachant pas quoi dire. C'était... C'était violent là. Elle avait eut la décence de ne pas lui dire en face, mais quand même... Je... C'était aussi pire que prévu, sur ce point c'était clair, et celui qui disait que les mots n'étaient que des mots pouvait s’étouffer avec un cactus, si Apolline aurait entendu cela elle serait... En miette. Bordel, faites qu'elle ne nous ait pas suivit, pas pitié. Ellie je compte sur toi.
...
Elle écoutait derrière la porte, pas vrai?

ippolyte avait l'aura d'Arès. Même si ce n'est pas palpable, nous pouvons le ressentir et ainsi savoir que tel enfant est le rejeton de tel dieu. Cela est aussi vieux que le monde. Tu ne dois pas te laisser berner par tout ce qu'elle peut te raconter. Même si c'est difficile à entendre, cette jeune fille ne représente absolument rien pour toi. Elle ne partage pas notre aura. Tout au plus, elle est une créature d'Elliot."

Pascal soupira lourdement avant de serrer la main d'Aryana pour se rassurer, fermant les yeux avant de prendre une respiration pour se calmer. Urk, j'aurais peut-être dût rester à l'intérieur avec un chocolat chaud moi. Cependant, il y avait une chose qu'Aryana devait comprendre, et avait déjà comprit, c'était que je ne marchais pas comme ça. Jamais. Je pouvais lui donner des dizaines de raisons pour lesquelles je n'allais pas tourner le dos à Apolline, et vous savez quoi? Le fait qu'elle soit ma fille n'était que la première d'une très longue liste. Aryana savait que je n'allais pas abandonner aussitôt, cependant cela j'étais plus subtile que ça. Je n'allais pas faire un grand choix cornélien et totalement stupide. Je m'étais battu pour avoir Aryana dans ma vie, je ferai de même pour qu'elle y reste, mais si j'étais incapable de m'en sortir sur deux fronts différents alors j'étais un bien piètre petit ami et un terrible père.

"Je ne veux pas savoir comment elle a pu grandir et sortir du rêve. Je sais ce que c'est d'être mère. C'est dur et incroyablement douloureux. On ne sait jamais si on agit bien ou mal et concernant mon fils, on sait tous les deux que j'échouerai un jour et qu'il me détestera pour ça. Alors, ne me demande pas de faire semblant avec elle."

Le caméléon ferma les yeux.

"Elle n'a pas besoin de moi."

Il les rouvrit lentement, ses pupilles vertes plongeant dans les yeux troublés de la femme qu'il aimait plus que tout au monde... Ou presque. Il lui fit un petit sourire triste avant de s'approcher et d’entraîner Aryana dans une douce étreinte se voulant rassurante, son corps se balançant légèrement comme pour la bercer, il embrassa le haut de sa tête avant de prendre une longue et douloureuse respiration:

"Le destin s'acharne, pas vrai? "

Ouaip, nous n'avions pas de répit désormais, c'était... C'était terrible.
Le caméléon soupira de nouveau avant de serrer Aryana légèrement pus fort, je l'aimais, qu'est-ce que je pouvais l'aimer, mais je savais aussi que parfois, être en relation était savoir dire non. C'était s'opposer, même si au fond, nous étions toujours proche. Je voulais espérer que tout allait mieux avec elle, mais dès que quelque chose de bien nous arrivait, dès que je pensais enfin pouvoir me poser et profiter de la vie... Quelque chose nous tombait dessus. Toujours. S'en était presque drôle, presque étant le mot clef.
Mais je ne pouvais pas laisser tomber Apolline, et je pense qu'elle le savait déjà.

"J'ai fait une promesse Aryana, celle de tout faire pour que Elliot ne devienne pas Surt, tu aurais dût voir ça, grand moment entre homme bien virile et tout et tout. " Le caméléon laissa échapper un sourire sans joie, passant une main dans les cheveux de sa bien aimée "J'ai décidé de faire confiance à Elliot. Point barre. Et au fond, c'est-ce que manque à la famille divine, de la confiance en elle et de la confiance entre vous. Même si je sais que c'est impossible."

Le caméléon prit une longue et douloureuse respiration avant de relâcher Aryana et de poser sa main sur l'une de ses délicates joues, passant son pouce sur sa douce peau, avant de reprendre:

"La famille, Aryana, ne se fait pas uniquement dans le sang. Ma petite sœur est la princesse disparue d'un royaume, je considère Brave comme ma fille. Et Apolline est bien plus que ça, elle vient d'arriver dans un monde qu'elle ne comprend pas et qui ne cherche pas à la comprendre. Je reconnais son regard, Arya, j'ai eut le même en retournant à Storybrooke, elle recherche désespérément une accroche, quelque chose, pour se garder la tête hors de l'eau."

Une pause, une nouvelle fois, alors que le caméléon sourit doucement à la déesse de l'amour pour lui faire comprendre qu'il ne lui en voulait pas, que c'était normal de réagir ainsi, que c'était humain.

"Je n'ai pas à te forcer où à te juger sur ton choix, et jamais je ne blâmerai, mais elle a besoin de quelqu'un. Et ce quelqu'un sera moi. Tout simplement parce que pour la seconde fois dans ma vie, je peux créer quelque chose que je veux faire durer jusqu'à mes derniers jours. Et parce que je refuse de voir une nouvelle lumière se ternir."

Il laissa une courte pause, avant de secouer la tête de gauche en droite en souriante légèrement, car malgré tout, malgré Surt, malgré le fait que de voir Aryana dans cet état lui fendait le cœur, Pascal refusait de baisser les bras de nouveau. j'avais abandonner suffisamment de fois auparavant pour que je laisse la situation couler de nouveau et qu'elle ne m'échappe.

"Elle n'est pas forcément ma fille, mais je suis son père. Et elle a perdu trop de chose pour que je lui arrache cette vérité. Et toi, tu es et tu resteras la personne que j'aime malgré le fait que la création cherche à nous séparer... Et toi aussi tu as perdu trop de chose pour que je t'arrache cette vérité."

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________________________________________ Ven 25 Mar 2016 - 19:02



Just tell me you love me. If you don't then lie to me.
Tandis que je lui expliquais calmement ce qui m'opposait à former une famille unie avec Apolline, je sentais sa main se crisper autour de la mienne. Je lui faisais mal en tenant de tels propos, mais je ne pouvais faire semblant. Avant la fissure, avant Vigrid, peut-être aurais-je réussi à accueillir cette jeune fille dans ma vie. L'amour n'était plus la solution à tout, désormais. Il fallait faire la part des choses. Le jeune homme ferma les yeux sur la fin, comme s'il cherchait à occulter ce que je lui racontais. Je poursuivis pourtant, car il était hors de question que je me taise. Il devait entendre. Rien n'était facile en ce monde. Nous le savions depuis longtemps tous les deux, mais... c'était toujours brutal de le reconnaître une fois de plus. L'humain est doué pour oublier. Il pense que ça sera plus aisé la fois d'après. Il se rend aveugle en croyant que cela l'aidera, alors que cela l'handicape un peu plus.

Pascal souleva les paupières et plongea son regard émeraude dans le mien. Je fus parcourue d'un irrésistible frisson alors qu'il m'attirait vers lui pour m'enlacer. Il me berçait doucement dans ses bras et je laissai aller ma joue contre son épaule, le regard perdu sur la rue derrière lui. La brume nous enveloppait de son manteau voluptueux. C'était comme si nous nous étions égarés dans un rêve, mais il n'avait rien de merveilleux, cette fois. Pourquoi ne pouvions-nous pas nous suffire ? Pourquoi avait-il fallu qu'Elliot aille trop loin ? POURQUOI ?

Après quelques secondes, Pascal s'éloigna légèrement et déposa un baiser sur mon front. Je fermai brièvement les yeux, apaisée par ce geste. J'aurais tant aimé que tout se poursuive ainsi, sans heurts, sans souci... mais les gens comme nous n'ont pas le droit au repos.

Je sentis un soupir ébranler le corps de l'homme que j'aimais tandis qu'il me serrait de nouveau contre lui. Il mentionna Elliot et mon visage se figea dans une expression de douleur profonde. Malgré tout, l'ombre d'un sourire menaça de fissurer ce masque... "grand moment entre hommes bien virils" ? J'aurais aimé voir ceci. Si j'avais eu davantage de courage et de volonté, j'aurais pu assister à cet échange. J'aurais pu... pour mon fils. Pour les hommes que j'aimais plus que ma vie. Hélas, je n'avais que la capacité d'insuffler la bravoure aux autres. On s'était toujours battu pour moi, que ça soit pour un baiser, pour mon coeur ou pour que je survive. Je laissais aux autres le soin de faire le "sale boulot" à ma place, voilà la sinistre vérité. La déesse de la lâcheté.

Je baissai la tête face à cette triste réalité contre laquelle je ne pouvais rien. Dans un état second, je sentis la main de Pascal contre ma joue, son pouce rugueux caresser ma peau pâle. S'il savait qu'il était l'unique rempart contre la folie qui me guettait... Je me raccrochais à la moindre parcelle de souvenir avec lui. Il me parlait de famille et il ne savait pas... Il ne savait pas qu'aucun de mes frères et soeurs n'était venu me réconforter. Pendant des jours, j'avais été seule, livrée à mes peurs, mes angoisses les plus profondes. S'il n'avait pas été là, j'aurais définitivement sombré. Cassandre m'avait aidée à ne pas faire de grosses bêtises, mais je savais qu'elle aurait encore un long travail pour me faire remonter la pente. Pascal, avec son amour, comblait tout le vide que j'éprouvais. Il était un soutien inestimable contre les ténèbres. Hélas, ce fragile équilibre ne vaudrait rien s'il était brisé. Apolline menaçait tout cela.

Dans sa bouche, "famille" prenait une définition nouvelle. Je l'avais très bien compris. Il avait tant de chances d'avoir une soeur qu'il s'était choisi, ainsi qu'une "fille" à plumes. Je souris légèrement à cet instant. Il ne comprenait ce que c'était que de connaître des personnes depuis des millions d'années. Ils étaient mes frères et soeurs, peu importait où se trouvait la vérité. Ils étaient la famille que j'avais choisie, et m'apercevoir que je représentais moins pour eux que ce j'éprouvais à leur égard me faisait infiniment souffrir. J'avais l'impression d'être une funambule se déplaçant sur un fil de plus en plus fragile.

Et voilà, Pascal venait de m'annoncer qu'il n'abandonnerait pas Apolline. Le fil était cassé. La funambule tombait en hurlant. Comprenait-il le fossé qu'il venait de creuser entre nous ? Allait-il me tourner le dos à son tour ? Saisie par l'inquiétude, je plantai mon regard angoissé dans le sien et le saisis par le bras, enfonçant presque mes ongles dans sa peau.

"Je ne peux pas t'empêcher de l'aimer, mais tu ne peux pas me forcer à être sa mère."
déclarai-je froidement.

Le ton de ma voix contrastait fortement avec mon regard hanté, paniqué. Il allait me quitter. Jamais ce genre de choses ne s'était produit. On ne rompait pas avec moi. C'était moi qui décidais quand l'histoire s'arrêtait. Je... n'acceptais pas cette perspective.

A travers le brouillard, j'aperçus soudain Apolline. Elle était sortie du café, les mains dans les poches de sa veste, arborant un air faussement détaché. Un étui de guitare était accroché dans son dos. Une nouvelle fois, je fus frappée de ne pas avoir perçu sa présence plus tôt. Quelque chose clochait définitivement avec elle. Depuis quand était-elle cachée dans la brume ? Depuis quand nous écoutait-elle ? Cela m'était égal, même si mon coeur se fissura davantage.

"Je vais y aller, je vous laisse tous les deux."
dit-elle avec un sourire qui se changea en grimace. "Il se fait tard et j'ai promis à Lily d'être là pour le dîner... Ne t'en fais pas pour moi, je suis une grande fille." ajouta-t-elle à l'adresse de Pascal. "J'habite chez Elliot, c'est plutôt cool. Je ne manque de rien. Tu sais où le trouver si jamais..."

Son regard dériva sur moi, comme si elle attendait quelque chose de ma part. Une promesse silencieuse qu'un jour, je la laisserais entrer dans ma vie ? Je me mordis les lèvres jusqu'au sang, la toisant d'un air indifférent. Elle déglutit avec peine et ses narines se dilatèrent sous l'effet de la peine. Je remarquai qu'elle faisait un effort considérable pour rester digne. Elle était vraiment très réussie. Elliot avait fait un travail remarquable. Dans la lumière du réverbère, ses yeux avaient presque la teinte de ceux de Pascal.

Elle resta ainsi quelques secondes encore, puis, constatant que je restais de marbre, elle pivota sur elle-même et s'éloigna lentement, la tête basse. Je n'avais pas desserré les dents, fixant l'étui de guitare dans son dos. J'attendis qu'elle soit à une dizaine de mètres pour dire à Pascal, le visage fermé :

"Va la rejoindre. Tu prétends le contraire, mais tu as déjà choisi entre nous deux."

Mon fils avait oeuvré avec une précision presque chirurgicale pour me faire passer pour un monstre. J'avais conscience de plonger Pascal au coeur d'un véritable enfer, mais je ne pouvais réagir autrement. J'avais perçu cet instant, cette faille par laquelle il allait m'échapper. Il choisirait Apolline, car comme il l'avait dit lui-même quelques instants plus tôt, "elle n'était pas forcément sa fille, mais il était son père". A partir de là, pourquoi lutter ? Comment faire ? J'avais déjà perdu. Il était bon et juste, il ne laisserait pas une enfant livrée à elle-même. En comparaison, je saurais me débrouiller. On pouvait survivre avec le coeur brisé. Je l'expérimentais depuis des millénaires, bien que cette fois-ci, cela m'apparaissait comme la pire de toutes...

Je gardais en mémoire le souvenir de cette jeune fille qui m'avait fixée avec tant d'espoir. J'avais cru voir l'ombre d'innombrables souvenirs danser dans ses yeux tantôt verts et tantôt bleus. Comment Elliot avait-il fait pour la rendre si parfaite ? Quelle raison l'avait poussé à réaliser une telle folie ? D'habitude, il donnait vie à des créatures peu évoluées, comme des zombies ou Pouet. Apolline était d'un niveau tellement élevé en comparaison que j'en avais presque peur.

Oui, voilà la vérité : j'étais effrayée par cette fille qu'il m'avait donnée. Anxieuse de qui elle était et de ce qu'elle pourrait devenir. Je ne souhaitais pas m'y attacher pour la perdre ensuite. Mon fils donnait rarement vie à des choses pures et dénuées d'hostilité. Oh... pourquoi, Elliot ? Pourquoi m'offrir ce cadeau empoisonné ?

J'avais joint les mains devant moi comme pour me protéger de la suite des évènements. Je n'osais pas regarder Pascal.

"Qu'est-ce que tu attends ? Vas-y."
le pressai-je à voix basse.

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Mon petit garçon perdu
Personne d'autre ne connaîtra la force de mon amour pour toi. Après tout, il n'y a que toi qui sais comment bat mon coeur à l'intérieur.
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