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٩(͡๏̯͡๏)۶ L'Héritage Perdu ! ☆ Evénement #97
Une mission de Lily Olyphant - Ouverture : 4 juillet 2018
« La Vérité sans Compromis ! »

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 Let's get down to business ! ★ Jules

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Phoebus Light


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________________________________________ Jeu 4 Mai 2017 - 0:55


let's get down to business
« Moi aussi je peux être super classe ! »

Cher Monsieur Jules,

J'ai l'honneur de vous inviter à visiter mon humble demeure, Olympe. C'est grand, c'est beau, c'est plein de belles choses. Je suis sûr que vous y trouverez un peu d'inspiration pour un prochain bouquin. Je sais, vous connaissez déjà, mais c'est pas la même chose de visiter avec le Maître des lieux. Nous pourrons boire un thé et, peut-être même, déguster un bon petit plat.
Je vous assure que cette invitation à partager un repas avec moi n'est pas guidée par des sentiments cachés que j'aurai à votre égard (pas du tout), c'est juste que j'adore manger.

Je vous attends… Quand vous serez prêt.

Apollon

Voilà, c'était pas mal. Il avait fait ça bien, décidant d'écrire une petite lettre – il n'avait pas écrit depuis longtemps – principalement parce qu'il avait toujours du mal avec les sms. Il arrivait à téléphoner sans problème, mais taper sur un écran comme ça, définitivement ce n'était pas fait pour lui. Il se trompait toujours de destinataire en plus. Puis il n'avait pas le numéro de Jules, si seulement il en avait un. Il supposait donc que, tout comme pour lui, la technologie ne devait pas être son fort, alors il avait décidé de faire ça à l'ancienne. On oublie les pigeons voyageurs ou la Poste par contre, il avait fait dans la rapidité et l'efficacité : hop, un petit claquement de doigt et la lettre devait avoir atterrie dans une jolie enveloppe droit sur le bureau de l'écrivain. Le seul soucis avec ce procédé c'est qu'il ignorait quand est-ce qu'elle serait bien reçue et ouverte par la personne à qui elle était destinée. Heureusement, Apollon était une personne d'une patience inégalable. Ou pas du tout, mais il savait s'occuper facilement en attendant.

Le dieu avait juste oublié un léger détail. Le fait que, contrairement à la plupart de ses connaissances, le pauvre Monsieur Verne était dans l'incapacité de se téléporter comme il le souhaitait où il le voulait. C'était peut-être pour ça qu'il n'avait pas de réponse ! Le dieu décida d'envoyer une seconde missive, pour rattraper le coup.

Cher Monsieur Jules,

Désolé. J'avais oublié pour les problèmes de transport. Changement de plan. On peut se retrouver au café où ils font des muffins à la vanille. C'est chez Granny.

A tout à l'heure !
Apollon

Il avait à peine envoyé son petit mot qu'il était déjà sur les lieux, habillé simplement mais avec un grand chapeau sur la tête. Il avait cru comprendre que c'était le style de Jules et il avait eu envie de faire un peu dans le même genre. Pour lui montrer que lui aussi, il avait une bonne tête comme ça.

« Je vais prendre un thé. N'importe quel thé, mais un thé. » commanda la divinité en prenant place à une des tables, se demandant combien de temps Jules mettrait à arriver.

C'était vraiment un problème par rapport à la gestion du temps ces anciennes façons de communiquer quand même. Il avait tout le temps devant lui, certes, mais il se voyait mal se payer une dizaine de boissons chaudes sans paraître suspect à traîner ici tout seul. Quoi que, c'était pas si mal comme endroit, les fauteuils étaient confortables.
Il ne vit même pas les minutes défiler, occupé à observer les divers clients passer, avant que Jules ne passe la porte. Apollon se contenta de lever sa main pour indiquer sa présence, trop bien installé pour prendre la peine de se lever. Et il ne manqua pas de détailler l'homme sous toutes les coutures, tentant de se faire le plus discret possible malgré sa bouche pincée.

Cette invitation en tête à tête avait un but bien précis. En dehors de celle d'avoir une bonne excuse pour manger, oui. Depuis quelques semaines déjà, cette personne venue du passé l'intriguait de plus en plus et pas forcément pour de bonnes raisons. Oh, oui, il y avait aussi cette histoire de Gardien, sauf que ce n'était pas le sujet. Peut-être un peu d'accord, parce que c'était important. Mais ce n'était pas le sujet principal. Depuis qu'il avait fait cette émission chez Merida, les questions tournaient dans sa tête, le perturbait, à lui en faire faire des cauchemars… Pas jusque là, très bien, mais c'était pas très loin !

« Vous avez bien reçu mes lettres ? » Question stupide. Qu'est-ce qu'il ferait là sinon ? « Vous allez bien ? »

Ça se sentait que c'était une question pour la forme ou pas du tout ? Il invita Jules à s'asseoir face à lui, demandant un autre thé à la serveuse au passage, sans se demander si c'était ce que voulait boire Jules. Il l'avait invité pour ça après tout.

« Encore pardon pour le malentendu, j'avais oublié qu'il vous fallait un taxi. » Il prononça cette phrase avec un si grand sourire que ça en devenait presque étrange. « C'est pas très grave, on peut se poser un peu avant de commen... » Apollon se stoppa, se raclant brusquement la gorge. « Avant de faire un tour à la cité, bien entendu. »

Neil avait dit des choses, des choses qui l'avaient fait se questionner sur sa propre personne. Si il y avait bien une chose qu'il ne fallait pas oublier, quand on était avec Apollon, en pleine discussion, dans un moment tranquille, c'était qu'il était quelque peu… fier ? Susceptible ? Facilement blessé dans son ego ? C'était la même chose, tout ça, mais il les accumulait. Il n'avait aucun problème d'infériorité, aucun, simplement il aimait savoir à qui il avait à faire. C'était un peu le but de cette rencontre.

« Bon. Alors. Vous portez quoi comme marque de pantalon ? »

Mais sérieux Apollon, c'est quoi ce début de conversation ? C'était simplement que si ce n'était pas grâce à une marque particulière ou à un tour de magie, il ne voyait pas comment ce monsieur pouvait avoir des fesses plus belles que les siennes.
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________________________________________ Lun 8 Mai 2017 - 12:45

« Le tour du monde en 80 sottises. »

I wanna do bad things with you.

Au moment où la porte du pavillon s'ouvrait, l'intendant Scarlett se préparait à franchir la grille de la cour d'honneur pour se rendre à Kanturk, suivant les instructions de Lord Py-

Plusieurs gouttes d'encre s'échappèrent de ma plume et tombèrent sur la feuille de papier alors que je venais de sursauter. La raison de tout cela ? Une enveloppe venait d'apparaître sans cérémonie sur ma table de bureau. Je soupçonnais la terrible Neil de m'avoir joué un mauvais tour. Elle s'amusait fréquemment à mes dépens, cette fille sournoise qui n'avait rien d'une Dame.

J'avais levé les yeux de l'histoire que j'étais occupé à coucher sur papier pour attraper la mystérieuse enveloppe. Avec méfiance, je l'ouvris et en sortis la lettre qu'elle contenait. Stupéfait, je découvris que le destinataire n'était nul autre que le maître d'Olympe, le grand Apollon. Je me laissai tomber sur le dossier de ma chaise, relisant le pli avec une attention accrue. Un léger sourire naquit sur mes lèvres à la pensée que le dirigeant d'Olympe réclamait ma présence. Sans doute qu'il jugeait opportun de s'entretenir avec le nouveau Gardien de la bibliothèque divine. Flatté par cette invitation, je me levai d'un bond et décidai de m'y rendre sur-le-champ. Après quelques secondes à nouer un foulard en cravate autour de mon cou, je réalisai que partir en toute hâte risquait de montrer un trop grand dévouement à la divinité. Certes, je lui devais le respect mais ce n'était pas pour autant qu'il me fallait courber l'échine devant lui. Je décidai donc d'attendre un peu avant de demander à Ellie de m'emmener à Olympe.

Alors que je retournais à l'écriture de mon histoire palpitante, une seconde missive apparut sur le bureau, juste à côté de l'encrier.

"Tant d'insistance chez un dieu, c'en est presque ridicule."
dis-je, enorgueilli par l'importance qu'il me portait.

Je lus la deuxième lettre avec un franc sourire, cette fois-ci. Il me donnait rendez-vous chez Granny. Avant de m'y rendre, je demandai l'itinéraire pédestre à Apolline, qui était occupée à vernir ses ongles de mains d'un affreux vert criard, assise sur le canapé du salon.

"Chez Granny c'est... chez Granny !" fit-elle en haussant les épaules. "Tout le monde le sait."

"Tout le monde, excepté le voyageur imprudent." répliquai-je avec une révérence espiègle. "Je connais davantage l'itinéraire pour me rendre à la pâtisserie de Rob... de Mademoiselle Candy."

Montrer trop de familiarité à l'égard de la pâtissière aurait été déplacé. De toutes façons, Apolline était bien trop jeune pour remarquer cette nuance. Elle m'expliqua patiemment le chemin avant de retourner à son vernissage. Je la remerciai, enfilai mon manteau, attrapai mon chapeau de haute forme et sortis.

J'arrivai chez Granny un quart d'heure plus tard. La marche avait favorisé mon imagination et mon esprit était plus que jamais en ébullition. Je repérai rapidement le maître d'Olympe, tranquillement assis sur un fauteuil. Son chapeau contrastait fortement avec sa tenue moderne. En portait-il un dans le but de me concurrencer ? Je haussai un sourcil incrédule à cette idée. Malgré ses cinq millions d'existence, ne savait-il pas qu'il était impoli de garder son chapeau sur la tête à l'intérieur d'un lieu ? A peine passé la porte, j'avais ôté le mien pour le garder en main, et salué galamment la maîtresse des lieux, une vieille dame au gentil sourire. Cependant, je préférais ne pas me montrer trop aimable, car les vieilles dames m'appréciaient bien plus que la décence ne l'autorisait. Autant garder une certaine distance immédiatement plutôt que de le regretter ensuite.

Une fois en face d'Apollon, je le saluai d'un signe de tête alors qu'il m'observait d'un air pincé.

"Je me porte comme un charme, je vous remercie pour votre considération."
lui répondis-je, mon visage se fendant en un sourire aimable.

Il me semblait inutile de lui retourner la question car puisqu'il était un dieu, il ne devait connaître que de bons jours la majorité du temps. Cependant, son comportement me semblait étrange. Je n'avais pas la prétention de le connaître personnellement, mais je l'avais déjà vu plusieurs fois, notamment lors de notre voyage orchestré par mon ami Hypérion, et il m'avait paru différent. A présent, son regard était légèrement... sournois.

"Je serais ravi de visiter Olympe plus en détails. Pour le moment, je n'en ai vu que les couloirs de la bibliothèque en ma qualité de Gardien."
dis-je un peu pompeusement.

J'avais enlevé mon long manteau pour le poser sur le dossier du fauteuil avant de prendre place face au dieu, abandonnant mon chapeau sur la table basse entre nous. Une grimace crispa mon visage quand la serveuse -jeune et courtement vêtue- apporta une tasse de thé fumante. Je n'aimais pas le thé, qui n'était guère plus que de l'eau chaude avec des herbes -je m'étais gardé de donner une telle opinion en présence d'Ellie.

Je joignis les mains, fixant la tasse avec une expression contrariée. Quand j'entendis la dernière question d'Apollon concernant les pantalons, je levai les yeux vers lui et les clignai, consterné. Puis je réprimai un éclat de rire en me mordant les lèvres. Le pire dans tout cela, c'est qu'il semblait sérieux. Visiblement, la mode n'était plus uniquement une affaire de femme, de nos jours.

"Je ne sais pas." déclarai-je d'un ton tranquille tout en m'adossant royalement dans le fauteuil, les mains sur les accoudoirs. "Neil m'a aidé à les choisir. Elle a insisté pour m'emmener faire les boutiques. Vous savez à quel point elle peut se montrer... persuasive."

Un sourire étira mes lèvres tandis que je lançai un regard faussement candide à Apollon. J'aurais aimé lui demander pour quelle raison il s'était entiché d'une telle furie mais cela aurait paru déplacé. Après tout, le coeur a ses raisons que la raison ignore.

"Si mes souvenirs sont bons, le magasin s'appelait Jules."
ajoutai-je en tapotant pensivement l'index contre ma tempe. "Je suppose qu'elle s'occupe également de vos pantalons ? Ce serait logique."

Profitant que la serveuse se trouvait non loin, je claquai des doigts afin de la faire venir.

"J'aimerais un café noir, je vous prie."
réclamai-je courtoisement. "Le thé est une boisson diurétique qui favorise l'amincissement. N'ayant besoin ni de l'un, ni de l'autre, je vous serais gré de m'apporter une autre boisson chaude."

"Je fais ça de suite, monsieur." dit la serveuse en mettant une main sur sa taille de guêpe.

Je lui adressai un sourire charmeur auquel elle répondit avant de pivoter sur ses talons, faisant chalouper sa jupe courte. Mon regard dériva un bref instant avant de revenir au dieu Apollon, qui semblait toujours aussi pincé. Etait-ce le fait que je sous-entende qu'il avait des problèmes urinaires et de surpoids qui le rendait aussi exécrable ? Ce n'était pas moi qui buvais du thé, après tout. Non vraiment, j'étais déçu par cette rencontre.

"Je profite de votre invitation pour vous parler de mon salaire."
déclarai-je sans détour. "Etant Gardien de la bibliothèque, j'estime avoir droit à un paiement régulier."

Autant entrer directement dans le vif du sujet. Après tout, il m'avait invité afin de me féliciter pour ma nouvelle fonction. Quoique... je commençais à nourrir de sérieux doutes sur le véritable motif de notre rencontre.

Dans un claquement de talons, la serveuse posa la tasse de café sur la table, sans manquer de nous offrir un délicat aperçu de son décolleté avantageux. Puis elle se redressa en me lançant un regard éloquent, avant d'adresser un rapide coup d'oeil à Apollon et de s'éloigner. Décidément, mon charme était à toute épreuve. Je pouvais concevoir que le dieu de la "beauté" en soit un tantinet jaloux. Je n'y pouvais rien. Je possédais un je-ne-sais-quoi de désuet qui plaisait aux jeunes demoiselles, ainsi qu'aux moins jeunes -à mon grand regret.

"Par quoi souhaitez-vous que nous commencions ?" demandai-je en prenant la petite tasse par l'anse pour la porter à mes lèvres.

Olympe était très vaste, et j'étais profondément curieux de découvrir la cité des dieux plus en détails.


crackle bones

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I close my eyes and I can see the world that's waiting up for me that I call my own. Through the dark, through the door through where no one's been before but it feels like home. They can say, they can say it all sounds crazy. They can say, they can say I've lost my mind. I don't care, I don't care, so call me crazy.
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________________________________________ Lun 8 Mai 2017 - 21:09


let's get down to business
« Moi aussi je peux être super classe ! »

L'une des premières choses que fit Apollon, avant d'avoir la moindre réponse à ses interrogations, fut de mimer le geste d'écrivain et d'enlever son chapeau. Puisque si il était le seul à le porter, il avait tout d'un coup l'air beaucoup plus stupide. Il remarqua sans peine l'air que son invité avait arboré devant la tasse de thé. Quoi ? Il n'aimait pas ? Et pourquoi il se mettait à parler de Neil d'un coup ? Le dieu dû lutter pour ne pas montrer son étonnement, se contentant d'écouter avec beaucoup d'attention ce que disait Jules. Très bien. D'accord. C'était tout à fait normal et prévisible que la jeune femme accompagne cet homme pour faire les boutiques, afin de l'habiller, comme toute personne un minimum accueillante et serviable le ferait avec un étranger venu d'une autre époque et un peu perdu. C'était très gentil de sa part, il devrait plutôt être fier d'être avec une femme pareille, aussi aimable et généreuse… Mais pourquoi il souriait comme ça, en parlant d'elle ?

« Non. » Peut-être que son ton fut un peu sec, sur le coup. Il secoua la tête, reprenant un air plus avenant, bien qu'il dû se forcer quelque peu. « Non, elle ne fait pas les magasins avec moi, nous n'avons jamais eu l'occasion de faire du shopping ensemble. »

En général, ils trouvaient autre chose à faire quand ils pouvaient passer une journée ensemble, mais c'était un autre sujet. En tout cas, la perspective qu'elle ait insisté pour accompagner Monsieur Verne mais qu'elle ne lui ait jamais proposé le… perturbait. Peut-être était-ce tout simplement parce que lui n'avait pas besoin de nouveaux vêtements, s'habillant à la perfection, contrairement à Jules ? Certainement, il ne voyait pas d'autre explication. Est-ce qu'elle en avait profité pour l'observer avec un peu trop d'insistance alors qu'il défilait pendant les essayages ? Il ne fallait pas qu'il s'imagine la scène, il se faisait du mal.
Néanmoins, il gardait en tête l'idée de faire un tour dans cette boutique, bien que le nom de l'enseigne en lui-même le faisait grimacer. Avoir une marque à son nom avait de quoi gonfler l'égo de n'importe qui.

« En général, c'est plutôt Diane qui fait le tri dans ma garde robe. »

Voilà, parler d'autre chose, ne pas se dire que Neil avait passé bien du temps à s'intéresser à l'apparence d'un autre. Et il était vrai qu'Artémis cherchait en général à se débarrasser des vêtements qu'elle ne voulait pas voir son frère porter, pour ne pas se ridiculiser en sa compagnie. Tout comme il en faisait de même avec elle.

Il eut une moue déçue alors que l'homme en face de lui commandait une autre besoin, se transformant peu à peu en expression indignée. Comment osait-il parler du thé de la sorte ? Il avait besoin d'en faire des tonnes comme ça ? Lui non plus n'était pas un grand adepte, il y a peu, mais c'était cette boisson que sa mère lui avait offerte, la seule et unique fois où il l'avait rencontré. Il pourrait faire un effort et compatir un minimum en acceptant la tasse que lui offrait le dieu des dieux ! Mais non, il commandait un café, la boisson des hommes viriles, sans sucres, sans lait, comme pour lui lancer sa supériorité en pleine face. C'était un affront ? C'était une manière de montrer qu'il était prêt à se battre, c'est ça ?

Non, il fallait qu'il se calme, qu'il respire un bon coup, qu'il arrête de voir le mal partout. Peut-être qu'il n'en faisait pas exprès, il n'était pas au courant pour Mnémosyne, il ne pouvait pas savoir, ce n'était pas de sa faute. Il n'insinuait en aucun cas qu'Apollon avait des problèmes de poids, ce n'était de toute façon pas possible, son métabolisme était trop bien huilé et efficace. N'est-ce pas ? Il n'avait pas pris un gramme depuis des millions d'années ! Ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer ! Il jeta un bref coup d’œil vers son torse, comme pour s'en assurer, avant de relever ses yeux vers Jules, légèrement contrarié. Il s'attendait à un peu plus de convivialité de la part d'un homme qui était soit disant tellemeeeent classe. Qu'est-ce qu'elles pouvaient bien lui trouver ?

Apollon faillit s'étouffer avec sa gorgée de thé, toussant à plusieurs reprises alors que Jules mettait sur le tapis son poste actuel et ce qu'il en espérait. Il ne put s'empêcher d'en rire, à gorge déployée, n'arrivant même pas à s'arrêter. Il ne fut même pas perturbé par l'intervention de la serveuse tellement cela l'amusait ! Apparemment non partagé, à la tête que faisait maintenant le nouveau Gardien…

« Attendez… C'était une vraie question ? » Passé le fou rire, Apollon était maintenant choqué, ne le dissimulant pas le moins du monde. Comment expliquer ça tout en douceur… « Ce n'est pas un travail rémunéré. Voyez ça comme du bénévolat. »

Oublions la subtilité et faisons dans le direct, après tout de ce qu'il en avait vu pour l'instant, Jules ne méritait pas qu'on prenne de pincettes, il ne le faisait pas avec lui. Il eut un peu de fierté, à écraser son espo… à lui expliquer des choses qu'il ne savait pas. Parce que le dieu n'était pas sadique, non, ce n'était pas son genre et il ne tirerait jamais de satisfaction à priver Monsieur Verne de rémunération.

« Nous ne vous avons pas embauché. Vous n'êtes pas Gardien par choix, c'est juste ainsi que les choses sont faites. » Un haussement d'épaule accompagna ses paroles, alors qu'il continuait de boire son thé, reprenant un peu de contenance. « Nous ne sommes pas payés parce que nous sommes des divinités. »

C'était une évidence, non ? Cela paraîtrait absurde. Pourtant, ils n'avaient pas non plus besoin de travailler. Il suffisait de claquer des doigts pour faire apparaître de l'argent ou ce dont ils avaient besoin, de manière générale. C'était un sacré avantage.

« Si vous le souhaitez, on peut vous fournir un logement à Olympe et de quoi manger. Vous aurez accès à la piscine quand vous le souhaiterez ! »

Après tout, ça contentait Socrate, même s'il demandait toujours plus de lasagnes, il n'était pas dérangeant. Oh, ce n'était pas le même genre de personne, Jules ne pouvait décemment pas habiter dans la cité sans pouvoir aller et venir en ville comme il le voulait, à moins d'avoir un chaperon pour lui servir de téléporteur. Cette alternative ne correspondrait donc sans doute pas à l'écrivain.

A dire vrai, lui offrir une somme modeste afin qu'il ne soit pas obligé de trouver un emploi à côté de celui de Gardien – bien qu'il ignorait en quoi ce dernier consistait précisément – n'était pas un problème, pour le dieu des Arts. Cela ne lui poserait pas de soucis de budget, ne changerait en rien sa vie, ne ferait que contenter Jules… C'est peut-être pour cette raison qu'il ne comptait pas céder aussi facilement. Si il lui proposait de faire le ménage dans la Cité, en échange du strict nécessaire afin d'avoir une vie décente, est-ce qu'il accepterait ?

« Ce serait malgré tout regrettable de vous laisser dans une situation de précarité. » Bien que sans argent, il serait peut-être moins intéressant aux yeux de certaines. « On trouvera un arrangement, ne vous en faites pas ! On est pas des barbares ! Mais on en parlera plus tard. »

Faire dans le plus amical, ne pas chercher de suite les hostilités, ou du moins ne pas le montrer pour ne pas attiser les interrogations. C'était une bonne technique. Tout comme le fait de le laisser patienter. Bien que ça, c'était surtout pour contenter son sentiment de supériorité face à la situation. Il avait le pouvoir de décision. De temps en temps, ça ne faisait pas de mal d'en profiter un peu !

« Je pensais vous montrer les jardins d'Artémis, ils sont magnifiques. Ou encore le mini musée où se trouvent les œuvres de nombreux grands artistes. Les originales, bien entendu !  » Des cadeaux de plusieurs personnes qu'il avait croisé durant sa longue existence. « On a une plaine avec une vue magnifique, mais c'est pas très intéressant, puis une énorme salle de réception, mais comme il y a pas de fête en ce moment… Une réserve à curlys, aussi. »

Il énuméra ainsi les différentes salles que contenait la cité. Le spa, les chambres de chacun, la garde robe d'Aphrodite, le cinéma où les films défilaient comme si on était acteurs et non spectateur, nous mettant en plein milieu de l'action.

« En réalité, on peut avoir à peu près tout ce dont vous rêvez. »

C'était un fait, il pouvait littéralement créer n'importe quelle pièce, même le zoo d'on lui avait parlé Lily. C'était aisé, il suffisait d'y penser, de claquer des doigts, afin de faire apparaître ce qui leur plaisait. Dis comme ça, c'était assez ennuyant et un peu trop facile. Il y était habitué et ne trouvait plus trop d'intérêt à tous ce lieu dans lequel il pouvait vaguabonder.

« Il paraît qu'Hadès aurait installé une salle de torture, mais je ne l'ai jamais vu de mes yeux. » Il ne l'avait surtout pas cherché. « Il y a aussi la prison, mais je ne compte pas vous la faire visiter. »

Tant que ce n'est pas nécessaire, se retint-il tout juste d'ajouter. Mais au moins, il savait très bien où le cacher si un jour le besoin se présentait !

« Si vous souhaitez quelque chose de divertissant, d'original et de dangereux, on a le Labyrinthe. C'est un petit parcours de rien du tout, il est très difficile d'en sortir, en réalité, mais on y trouve pas mal de créatures assez énervées, je ne vous le conseille pas. »

Ce n'était qu'un humain, il n'était pas de taille, contrairement à lui. Il pouvait lui montrer comment faire cela dit, si il voulait admirer le talent, la force, l'ingéniosité du dieu qu'il avait l'honneur d'avoir en sa compagnie.
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________________________________________ Ven 12 Mai 2017 - 10:14

« Le tour du monde en 80 sottises. »

Il n'est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l'univers déjà en est un.

Ainsi, je venais de toucher une corde sensible. Neil ne s'occupait pas des pantalons d'Apollon, c'était sa soeur Diane qui s'en chargeait. Cette information manqua de m'arracher un sourire goguenard, que je retins de justesse. C'était ridicule. Jamais l'une de mes soeurs n'aurait choisi mes vêtements à ma place. Certes, je n'avais pas été aussi proche d'elles que l'était Apollon avec la déesse lunaire, mais cela me semblait tout de même incongru, à la limite du politiquement correct. N'avait-il donc aucune estime de lui-même pour se laisser ainsi conseiller par une femme, quelle qu'elle fût ?

A la réflexion, j'aurais dû rire à gorge déployée car lui ne s'en priva après que je lui eus posé la question concernant ma rémunération. Je ne voyais vraiment pas ce qu'il y avait de si amusant. Pendant qu'il se moquait ouvertement de moi, je tirai sur les pans de mon veston en prenant une expression pincée. Je ne manquai pas de boire plusieurs gorgées de café afin de tempérer mon agacement.

Un logement à Olympe et de la nourriture ! Pensait-il vraiment que j'allais me contenter du gîte et du couvert ? Un homme de ma condition méritait davantage de considération. Devais-je lui rappeler qui j'étais ? Jules Verne, auteur réputé, explorateur de l'imaginaire, précurseur de la science-fiction, navigateur, homme d'hier, d'aujourd'hui et de demain. J'aurais pu préciser tout ceci mais fort heureusement, il s'aperçut lui-même de sa maladresse et convint d'un arrangement. Cependant, il n'en mentionna pas les différents points, préférant y revenir plus tard. Je plissai des yeux tout en restant méfiant. S'il pensait que j'allais oublier, il se méprenait fortement. J'avais une mémoire à toute épreuve malgré mon grand âge.

"Plus tard, certainement." approuvai-je sans me départir de mon air suspicieux.

Une lueur d'intérêt brilla dans mes yeux lorsqu'il mentionna les jardins d'Artémis. Ils devaient être fabuleux, à la hauteur de la personnalité de ma chère sélénite. J'écoutai à peine la suite des propositions, rêvant déjà aux splendeurs des jardins lunaires. L'évocation de la salle des tortures me fit redescendre brusquement sur terre. Je me redressai dans mon fauteuil et terminai ma tasse de café avant de la poser sur la table. J'avalai avec difficulté et tapai discrètement du poing contre mon torse.

"Un labyrinthe ?" répétai-je d'un air sincèrement intrigué. "Voilà qui serait distrayant. Certes, cela semble dangereux, mais en compagnie du maître d'Olympe, le risque est dérisoire, n'est-ce pas ?"

J'agrémentai ma tirade d'un sourire plein de défi. J'avais pertinemment saisis la provocation d'Apollon. Il estimait que j'aurais trop peur de m'y rendre, mais il allait devoir se rendre à l'évidence que j'étais un homme téméraire. D'autant plus que je venais de lui adresser un compliment par voie détournée. Voilà de quoi dérouter davantage son esprit étriqué.

Il répondit à mon sourire avant de m'attraper le bras. L'instant d'après, je me retrouvai au beau milieu d'une allée de buissons taillés, culminant à cinq bons mètres de hauteur.

"Voici donc le fameux labyrinthe."
déclarai-je d'un ton affable. "Il ne me semble pas si dangereux pour le moment."

Avec un sourire toujours aussi grand, je pivotai vers la droite, croyant y trouver Apollon, mais il n'était pas là. Je regardai à gauche, fis le tour de moi-même avant d'aller en avant. ( ) Nulle trace du dieu des arts.

"Monsieur Apo...?"

Je me tus avant d'achever ma phrase. Non, je n'allais pas l'appeler à gorge déployée. C'était sans doute ce qu'il souhaitait. M'entendre l'implorer de venir me chercher. J'étais parfaitement capable de m'en sortir seul. Après tout, j'avais survécu à bien pire.

"Ce n'est rien qu'un petit parcours." dis-je pour me donner du coeur à l'ouvrage. "Rien d'autre qu'un petit parcours."

Je joignis les mains et fis craquer les jointures de mes doigts avant de grimacer légèrement : cela faisait beaucoup plus mal que dans mon souvenir. Je secouai la tête puis me mis en marche d'un pas résolu. Le sol était fait de terre sèche. A mesure que j'avançais, je m'aperçus d'un détail inquiétant : il n'y avait aucun bruit. Nul pépiement d'oiseau, nul cri d'animal sauvage. Le labyrinthe était plongé dans un silence improbable. Je gardai la tête haute, bien que ma mâchoire se contracta.

Je marchai ainsi plusieurs minutes avant de parvenir à une allée qui se scindait en deux. Fallait-il emprunter la droite ou la gauche ? Les chemins semblaient identiques. Une théorie me traversa subitement l'esprit : Apollon avait-il eu l'intention de me perdre ? L'avais-je agacé suprêmement au point qu'il me laisse éternellement déambuler dans ces couloirs de végétation ? L'angoisse me saisit mais je la repoussai comme tout bon gentleman : il ne fallait céder à la panique qu'en tout dernier recours, et encore. Après tout, n'avais-je pas passé plus d'une centaine d'années à bord d'un labyrinthique sous-marin ?

Je décidai d'emprunter l'allée de droite, puisqu'il fallait continuer d'avancer. Où étaient donc les fameuses créatures "assez énervées" dont m'avait parlé Apollon ? Sans doute avait-il tenté de m'effrayer, car je n'en avais croisé aucune jusqu'à maintenant.

Cette promenade vers l'inconnu me rendait plus guilleret que craintif et comme pour provoquer le dieu des arts si jamais il m'observait, je commençai à siffler l'air du Jardin Extraordinaire de Charles Trenet. Arrivé au tout dernier couplet, je pris le parti de chanter pour de bon, d'une voix suave et amusée :

"Dans mon jardin extraordinaire.
Un ange du Bizarre, un agent nous dit
"Étendez-vous sur la verte bruyère,
Je vous jouerai du luth pendant que vous serez réunis."
Cet agent était un grand poète
Mais nous préférions, Artémis et moi,
La douceur d'une couchette secrète
Qu'elle me fit découvrir au fond du bois.
Pour ceux qui veulent savoir où le jardin se trouve,
Il est, vous le voyez, au cœur de ma chanson.
J'y vole parfois quand un chagrin m'éprouve.
Il suffit pour ça d'un peu d'imagination !"


C'était un morceau choisi tout spécialement pour le frère de la sélénite qui ne manquerait pas de se manifester s'il cherchait à me mettre à l'épreuve.

Comme je m'y attendais, je perçus un craquement quelque part au-dessus de ma tête. La renversant en arrière, je vis une ombre massive passer au-dessus de moi, sautant si vite d'un buisson à l'autre que je n'eus pas le temps de voir de quoi -ou de qui- il s'agissait. Je me stoppai, restant sur le qui-vive, alors que d'autres craquements de branches se firent entendre. Par mesure de précaution, je décidai de trouver une arme. Avisant une branche d'allure solide qui dépassait d'un buisson, je voulus l'arracher sans y parvenir. Je la tordis dans tous les sens, me battant rageusement avant de finalement l'arracher. Elle était pourvue de nombreuses feuilles qui claquèrent dans le vent quand je la fis claquer.

Dans le même temps, une silhouette massive tomba juste devant moi. Je m'agrippai à ma branche, la tendant devant moi comme une épée, essayant de menacer sans succès l'homme qui se redressa lentement. Son torse musclé brillait dans la pénombre. Ses cheveux noirs crêpus étaient rassemblés en nattes innombrables et sa barbe broussailleuse rendaient ses sourcils arqués encore plus prononcés. Il ne portait qu'un pantalon plutôt large et des bracelets de force aux poignets. Cette vision me laissa pantois quelques secondes. Je me sentis brusquement ridicule avec ma petite branche.

"Qu'est-ce que tu fais là ?" lança l'individu d'une voix grave qui m'arracha un frisson.

Il était de ceux qui accentuaient volontairement la dernière syllabe, comme pour donner plus de poids à leurs paroles, bien que cela soit totalement inutile. Leur seule présence suffisait à les avoir en respect.

Je décidai de baisser mon arme de fortune pour déclarer de voix en somme toute sympathique :

"Le seigneur Apollon me fait visiter le labyrin..."

"Je te demande pas ce que tu fais là, mais qu'est-ce que tu fais là !"
me coupa-t-il d'un ton catégorique.

Je clignai des yeux, indécis. Il aurait été capable d'ordonner à une tempête de s'arrêter.

"Je vous prie de me pardonner, je ne comprends pas ce que vous..."

"Ta branche. Qu'est-ce tu fais avec ça ?"

Il m'avait coupé la parole pour la seconde fois. D'ordinaire, je ne perdais pas une occasion de montrer mon mécontentement, mais cette fois, il me semblait plus sage d'adopter un profil bas.

"Lâche-la."

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je remuai des doigts dans l'air alors que je me crispai de plus en plus. L'homme marcha vers moi avant de me tourner autour lentement, comme s'il m'évaluait. Finalement, il déclara avec un air dégoûté :

"C'est mou, tout ça."

J'en fus tellement irrité que j'en oubliais sa carrure, ou le fait qu'il pourrait sûrement m'enfoncer dans le sol en tapant du poing sur ma tête. J'ouvris la bouche mais il me coupa encore en disant :

"Tu me fais dix pompes. Tout de suite. J'aime pas les faiblards."

"Et pour quelle raison devrais-je vous obéir ?" répliquai-je en croisant les bras.

L'autre se contenta de me fixer, avant de faire une moue, de baisser les yeux vers mon torse et de poser un doigt contre. Il suffit d'une légère pression pour que je perde totalement l'équilibre. La force de cet homme était inouïe. Mieux valait ne pas le contrarier.

Je m'allongeai donc à plat ventre, seulement maintenu par la force de mes bras, et entrepris d'enchaîner les pompes. Au bout de la troisième, je sentis des signes de fatigue. La quatrième fut difficile. La cinquième... je préfère ne pas en parler. La sixième fut une véritable torture.

Plus que faiblissais, et plus l'homme s'agitait. Il finit par poser un genou à terre en me criant dans l'oreille :

"C'est quoi ça ? Espèce de mauviette ! Les mauviettes à Olympe, j'en veux pas ! Tu me fais dix pompes de plus ! T'es en train de chialer ou de transpirer ? Espèce de pisseur ! A ta place, j'aurais honte ! T'as rien dans le ventre ! T'as rien !"

Pourquoi se sentait-il obligé de taper contre mon abdomen à chaque fois ? Mes bras tremblaient, ils ne me soutenaient presque plus. Ma bouche était grande ouverte, happant tout l'oxygène possible.

"Ca... suffit..."
balbutiai-je dans un souffle.

J'avais atteint mes limites. Je basculai sur le dos et restai un moment allongé, à fixer l'azur du ciel à travers le feuillage des buissons. L'homme continuait de beugler mais je ne l'écoutais plus.

"Sacrebleu... Qui... êtes-vous...?" parvins-je à demander entre deux respirations.

"Tu demandes qui je suis ? Tu demandes ?! Et toi t'es qui ?"
cria-t-il en se penchant au-dessus de moi.

"Je suis... le Gardien de... la bibliothèque."

Il renversa la tête en arrière en poussant un grand faux rire.

"Le précédent, je le pendais par la queue quand il refusait de faire son sport."
dit-il d'un ton menaçant.

Je me redressai tout en restant assis, le toisant d'un oeil incertain alors que je cherchais toujours à reprendre mon souffle.

"Vous ne me pendrez par... rien du tout !"

C'est alors que j'aperçus Apollon. Depuis combien de temps était-il là ?

"Ah, vous voilà enfin !" dis-je tout en passant une main contre mon front en sueur. "Vous avez failli manquer la séance de musculation. D'ailleurs, je m'y remets de suite."

Hors de question qu'il m'imagine faible. Je retrouvai la position adéquate pour refaire une pompe mais j'entendis alors un craquement sonore dans le bas de mon dos. Je déglutis avec peine mais fis comme si de rien n'était.

"Toi, tu vas prendre un abonnement régulier chez moi."
constata l'homme d'un ton sans réplique.

Je n'avais plus la force de lutter. D'ailleurs, je n'avais plus la force de bouger. Etais-je bloqué ? Non, je n'allais pas demander d'aide. S'il le fallait, je resterai indéfiniment dans cette position. Mes bras se mirent à trembler de façon incontrôlable. Oh, saperlipopette...


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________________________________________ Dim 14 Mai 2017 - 21:16


let's get down to business
« Moi aussi je peux être super classe ! »

Il devait bien avoué être surpris. Il avait cru comprendre que l'écrivain ne reculait pas devant le défi mais il ne s'attendait pas à ce qu'il accepte aussi rapidement. C'en était presque trop facile. Les humains étaient des êtres étranges, parfois, si fragiles et pourtant capables de se mettre dans des situations dangereuses en toute connaissance de cause. Mais si c'était son invité qui le demandait de son plein gré, il ne pouvait décemment pas refuser de l'y emmener ! Apollon afficha même un sourire rayonnant, avant de se lever – en oubliant son chapeau – pour attraper le bras de Jules.

Adossé contre un mur de branchages, le dieu s'était contenté de le déposer avant de le laisser découvrir les lieux en solitaire. D'accord, ce n'était pas très classe, ce n'était pas très gentil, mais juste l'histoire de cinq minutes, histoire de voir comment il se débrouillait ! Si on pouvait même plus de distraire un petit peu… Il entendait tout ce que pouvait dire Jules, même si il ne le voyait pas. Et, il n'allait pas le nier, en effet il espérait entendre un appel au secours.

Pour passer le temps, en attendant que Jules tombe sur une créature qu'il ne pourrait pas combattre seul, Apollon commença sa petite promenade de santé. Il connaissait le labyrinthe comme sa poche. Après tant d'années passer à le parcourir de long en large, il avait finit par en apprendre par cœur les moindres recoins. Si au départ, il se mettait surtout au défi d'en sortir le plus rapidement possible, il pouvait maintenant en apprécier le décor et l'ambiance qui y régnait. Silencieux, coupé du reste du monde. C'était l'endroit idéal pour se ressourcer ou se défouler, selon ce que l'on désirait le plus.

Le dieu grinça des dents alors que les paroles de Monsieur Verne venait résonner dans les allées. Il se doutait bien que ça ne lui plairait pas, n'est-ce pas ? Même si cette musique ne la dérangeait habituellement pas, cette manière qu'il avait eu de prononcer le prénom d'Artémis lui avait fait serrer les poings. Était-ce une façon dissimulée de le faire venir, parce qu'il était perdu ? Non, ça ne marcherait pas. Tout d'abord parce qu'il ne voulait pas lui montrer que ça le faisait réagir d'une quelconque manière – ce serait lui faire un cadeau – et parce que si tel était le cas, il appréciait l'idée de le laisser tourner en rond encore un moment.

Sa tête se releva néanmoins alors que de nombreux bruits lui parvenaient. Oh ? Jules serait-il tombé sur un bébé griffon ? Pourtant, ces bêtes étaient inoffensives à moins qu'on tente de dérober leur trésor, il ne risquerait donc rien sauf s'il était stupide. Par contre, s'il était face à une huldras, il ne pouvait rien pour le pauvre homme. Quoi qu'il lui semblait que la seule qui s'était installée ici avait déménagée, pas assez d'humains comme potentiels maris à venir dans le coin pour qu'elle s'y sente bien. Ces questions s'effacèrent et un simple rire sorti de la bouche d'Apollon lorsqu'il perçut la voix de celui qui avait rejoint Jules.

Immédiatement, il se téléporta à une distance raisonnable du duo, dissimulé par quelques haies mais ayant tout le loisir de les observer. Cookie en imposait – malgré son prénom qui donnait juste faim – et le rencontrer pour la première fois était toujours assez… choquant. Marquant, aussi. Apollon s'en rappelait parfaitement. Il hésita à intervenir à la quatrième pompe, avant de se dire que ça ne pouvait pas lui faire du mal et qu'ils étaient tous passés par là. En tant que Gardien, il serait amené à le rencontrer à de nombreuses reprises, autant qu'il y soit préparé dès aujourd'hui.

« Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne fais que regarder ! »

Les bras croisés contre son torse, Apollon ne dissimulait pas sa satisfaction intérieure. Au moins, il avait la confirmation qu'il y avait bien un domaine dans lequel il surpassait Jules sans difficulté.

« Je pense qu'il en a eu assez pour aujourd'hui, Magnum. »

A voir ainsi l'écrivain contre le sol, qui ne disait plus un mot et respirait difficilement, il finirait par s'en vouloir si il laissait les choses aller plus loin.

« Je m'appelle pas Magnum ! »

« Je sais, je sais, mais ça te va si bien. »

Il avait beau savoir que ça l'énervait, le dieu ne pouvait pas s'en empêcher. Il trouvait que ça lui allait beaucoup mieux que son véritable prénom, ça en envoyait, ça faisait badass, puis il donnait toujousr des petits surnoms aux gens qu'il aimait bien. Peut-être que Cookie savait que c'était affectueux et que c'est pour ça qu'il ne l'avait pas déjà écrasé contre le sol. Parce que même en étant un dieu, on n'était pas épargné par la force de ce grand monsieur.

« Vous êtes cassé ? » Non, son ton n'était pas moqueur, pas le moins du monde ! Il tendit une main à Jules, dans un élan de compassion, ignorant pourtant s'il était capable de tendre son bras pour se relever. « Vous inquiétez pas, vous finirez par vous y habituer. »

« Il a besoin d'une remise en forme. » C'était un fait, il ne pouvait qu'approuver. « Je vais m'en occuper. » Il n'avait pas de doutes là-dessus non plus. « Tous les samedi. Tous les dimanche. Toute l'année. »

Il ne fallait pas le contredire, sinon il se mettait en rogne et c'était prendre le risque de se voir obliger de faire une série de cinquante abdominaux suivie d'une trentaine de pompes intensives.

« Il est d'accord ! »

C'était pour son bien, vraiment.

« Il a pas le choix. »

Et les muscles saillants de Cookie ne laissaient pas de place à la négociation. Apollon se sentait relativement chanceux d'être doté du physique qu'il avait, n'ayant jamais manqué une séance en sa compagnie, réussissant de ce fait à être apprécié par l'entraîneur officiel d'Olympe. Il faut dire qu'il n'était pas non plus totalement au courant du régime alimentaire plus que douteux du dieu des Arts, qui ingurgitait certainement plus de sucreries ou de glucides que n'importe quelle autre divinité. C'est que ça ne se voyait pas non plus !

« Je pense qu'il a besoin d'une petite pause pour l'instant, juste le temps de remettre tous ses os en place. »

« Tant qu'il respire, pas de pause. »

« C'est juste qu'il va pas continuer de respirer longtemps comme ça... »

C'était grisant de voir son adversaire du jour dans une position de faiblesse, qui ne s'était d'ailleurs toujours pas relevé. Il ne l'avait pas tué quand même ? Il n'était pas allé jusque là ? Il avait des limites. Accroupi près du pauvre homme, le dieu plaça sa main au bas de sa colonne. Ah oui, c'était pas en très bon état tout ça. Avec un peu de divin et une dextérité hors pair, il le tenu bien en place pour remettre le tout dans l'ordre, non sans que ça ne fasse un bruit fracassant. Cela lui arracha une grimace, avant qu'il ne laisse Jules récupérer au sol. Il était beaucoup trop gentil.

« Je m'occuperai de l'échauffer avant de te le ramener. »

« Bien. Très bien. On va beaucoup travailler ensemble. » Cookie hochait la tête d'un air satisfait, apparemment impatient de travailler davantage en compagnie de l'écrivain. Le pauvre n'en était qu'au début de ses souffrances. « Je vais aller taper Minotaure. Pour oublier. »

Il offrit un regard empli de dédain à Jules, soufflant comme un taureau énervé, avant de disparaître en grimpant aux murs de branches du labyrinthe. Ce n'était qu'une banale promenade pour lui. Ce gars était tellement effrayant.

« Je l'adore ! »

Olympe ne serait pas la même sans lui s'y baladant, c'était une certitude. Apollon se retourna vers Jules, penchant la tête sur le côté, se demandant si il était encore en état de fonctionner. Commencer par ce lieu n'avait peut-être pas été l'idée du siècle, il avait l'impression de l'avoir trop fatigué d'un coup. Ce n'était pas non plus prévu que Cookie soit dans le coin, il n'y pouvait rien !

« Faites pas cette tête, vous avez survécu. Je vous avais prévenu en plus. » Ce qui était vrai. « Non mais il va pas vraiment aller taper LE Minotaure, juste un punching-ball qu'il a fait à son effigie, ça le calme. »

Il pinça ses lèvres alors que son regard restait fixé sur son compagnon du jour. Il n'avait pas l'air d'avoir profiter de cette séance improvisée comme il se devait. Est-ce que ça l'avait traumatisé ? Peut-être.

« On continue le chemin ou vous souhaitez abandonner ? » C'était sans aucune arrière pensée qu'il avait insisté sur ce mot, un sourire dévoilant toutes ses dents et trahissant sa gaieté mal placée. « Ce serait compréhensible, vous avez souffert pendant ces dernières minutes, vous méritez un peu de repos... On peut aller faire un tour au sauna pour vous requinquez ? Je parle trop, c'est ça ? Je vais vous laisser vous remettre de vos émotions. »

Il ne pouvait s'empêcher de pouffer en même temps, ça lui donnait un air ridiculement insupportable. Même lui se disait qu'il pourrait faire preuve d'un peu plus de compréhension, mais c'était plus fort que lui. Il resta à côté de lui, les main dans les poches, jetant quelques coup d’œil autour d'eux pour s'assurer de leur sécurité.

« Je ne veux pas vous presser mais je crois que j'ai entendu une vouivre. Elle a pas dû manger depuis longtemps. » Il n'en faisait pas exprès pour le stresser davantage, non. Il arborait une expression d'un sérieux bien feinté, observant les alentours comme s'il était sur ses gardes. « Faut faire attention aux dragons aussi. Ils sont très discrets. »

Et en se retournant vers Jules, les yeux d'Apollon s'ouvrirent en grand, alors qu'il déglutissait discrètement, relevant son regard à au moins trois mètres du sol. Il plaça sa main devant lui, faisant apparaître l’Éclair, en intimant à Jules de se taire d'un signe de la main. Il resta planté de la sorte un long moment, ne bougeant pas d'un millimètre… Avant de se mettre à rire comme jamais il n'avait rien auparavant, se redressant et manquant de s'étouffer. Il dû se tenir les côtés – en faisant attention de ne pas se blesser avec l'arme divine dans ses mains – et reprit difficilement la parole.

« Vous auriez dû voir votre tête ! » Comment ça, sa blague n'était pas drôle ? On pouvait pas s'amuser un peu ? « Je suis désolé mais c'était beaucoup trop tentant ! »

En réalité, il n'était même pas si désolé que ça. Sauf que la tête de Jules était toujours la même. Quoi ? Y'en avait quand même pas vraiment un derrière lui ? C'était censé être l'heure de la sieste pour les bébés dragons !
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Tu veux dormir avec Jules pour le "surveiller" ?
Et je fais quoi moi en attendant ? Non mais on va trouver un moyen de s'occuper avec Nora ! On va bien s'amuser aussi !


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________________________________________ Dim 21 Mai 2017 - 12:59

« Le tour du monde en 80 sottises. »

Il n'est pas nécessaire de construire un labyrinthe
quand l'univers déjà en est un.

Il était absolument HORS DE QUESTION que cet énergumène de deux mètres devienne mon entraîneur sportif. Je m'y opposerai formellement dès que je serai en mesure d'articuler des mots. Pour le moment, je tentai de respirer calmement alors que mon dos était toujours bloqué. Je m'étais contenté de serrer la mâchoire quand Apollon m'avait demandé d'un ton goguenard si j'étais cassé. C'était désopilant, vraiment. Sans doute était-il un peu trop divin pour comprendre les souffrances des petites gens ?

Comment ça, j'étais d'accord pour un entraînement ? Ah mais, non, non, non ! Je n'avais rien signé, je n'avais pas approuvé verbalement ! Cet accord était caduque par défaut ! J'aurais aimé montrer mon mécontentement mais je ne parvenais toujours pas à amorcer le moindre mouvement. Ce qui devenait véritablement problématique. Soudain, je sentis les mains d'Apollon se placer en bas de mes reins. Je me contractai davantage, m'interrogeant sur le but de cet attouchement plus que douteux. Profitait-il de mon inertie pour vérifier que mon fessier était aussi ferme que le prétendait Neil ? Oh, miséricorde...

Un craquement se fit entendre tandis qu'une douleur vive m'arrachait un grognement. Je me redressai et remarquai alors que... j'étais de nouveau libre de mes mouvements. Stupéfait, je préférai me relever lentement afin de ne plus faire de geste brusque, au risque de tout bloquer de nouveau. Le dieu m'avait remis en place pour une raison qui m'échappait. Ce n'était sûrement pas par gentillesse, en tous les cas. Sans doute que la suite de la journée aurait été moins drôle pour lui si je n'avais pu marcher. Je me gardai bien de le remercier. J'avais conscience de mon impolitesse, mais j'estimais qu'il avait réparé ce qu'il avait cassé lui-même en me laissant à la merci du grand indigène.

Je détestais cette façon qu'ils avaient de parler de moi comme si je n'étais pas présent, à les observer. Je frottai mon pantalon couvert de poussière tout en les ignorant. Finalement, le sauvage disparut en grimpant aux buissons. Bon débarras ! Je tournai la tête vers Apollon avec une expression pincée.

Avais-je bien entendu le mot "abandonner" ? Le dieu me mettait au défi de me comporter en pleutre, mais c'était mal me connaître. Mes articulations me faisaient peut-être mal, mes muscles me faisaient grimacer légèrement à chaque mouvement, néanmoins je restais un gentleman. La couardise était un mot à jamais banni de mon vocabulaire. D'autant plus qu'il aurait été trop satisfait de me voir déclarer forfait. Il allait voir de quel bois étaient faits les hommes du XIXème siècle !

Si seulement Apollon pouvait cesser de rire bêtement dès qu'il alignait deux phrases... Je comprenais de mieux en mieux ce qui lui plaisait tant chez Neil. Assurément, ils étaient faits l'un pour l'autre.

Il énuméra ensuite quelques créatures que nous étions susceptibles de rencontrer dans le labyrinthe.

J'aurais aimé garder une expression désabusée mais l'apparition d'une grosse bestiole m'enleva toute pensée cohérente. Imperturbable, le dieu parlait toujours alors qu'une sorte de dragon avançait à pas de velours vers lui. Il me semblait tout droit sorti du folklore asiatique. Décidément, n'importe quelle créature se perdait dans ce labyrinthe. Le corps du serpent géant étincelait ; cela était dû à ses innombrables écailles dorées et rouges comme des rubis. Son museau était écarlate, de même que ses yeux dans lesquels semblaient couver un incendie. Il ne possédait pas d'ailes mais n'en avait nul besoin tant sa façon de se mouvoir était fluide et aérienne. Il évoluait dans le plus grand silence, ses moustaches frémissant à mesure qu'il approchait d'Apollon.

Un éclair était apparu dans sa main. Je crus qu'il avait compris le danger mais au contraire, ce nigaud éclata de rire. Il pensait me faire une farce, alors qu'au contraire, la menace était bien réelle.

Je voulus le prévenir mais le dragon chinois lui tapota l'épaule avec l'une de ses moustaches, afin d'attirer son attention. L'instant d'après, la moustache s'enroulait autour de son cou et le projetait contre un mur de buissons.

La créature s'avança ensuite vers moi, ses naseaux exhalant une chaleur putride. Je reculai d'un pas avant de m'immobiliser. J'avais enfin la chance de prouver ma valeur dans un combat singulier ! Méthodiquement, je relevai mes manches et serrai les poings. Le dragon grogna et s'élança vers moi. Sans une hésitation, je lui envoyai un crochet du droit en pleine mâchoire. Quelques écailles dorées et rouges s'envolèrent dans un ralenti sublime alors que la créature poussait un gémissement. Elle revint à la charge mais je courus et effectuai une glissade maîtrisée entre ses pattes, me retrouvant de l'autre côté de l'allée. Je sautai sur mes pieds et profitai de son hésitation pour grimper en quelques pas rapides sur sa queue, remontant le long de sa colonne vertébrale. Une fois au niveau de son cou, je me penchai en avant et enfonçai ma main dans son ventre. Le dragon hurla alors que mon poing se refermait sur son coeur encore chaud. La bête se cambra avant de s'affaisser sur le sol, inerte.

Je jetai le coeur fumant aux pieds d'Apollon qui était encore tout étourdi de sa rencontre avec le mur, et le toisai d'un oeil supérieur.

"Et tout ceci, sans capacité surnaturelle !" lançai-je tout en agitant mes mains ensanglantées vers lui.

Bien entendu, rien ne venait de se passer de cette façon. Lorsque j'étais enfant, mon père se plaignait souvent de mon imagination trop fertile. Peut-être avait-il raison sur certains points. Les idées romanesques m'égaraient, parfois.

Certes, il y avait eu un combat. Cependant, je n'y avais pas pris part puisque je n'étais pas d'un naturel belliqueux et que je n'avais aucune envie de me mesurer à une créature légendaire capable de me rôtir comme un poulet.

Je m'étais écarté pour laisser tout le loisir à Apollon de libérer sa foudre -étant en possession d'un éclair. Au début, il n'y eut pas de coup fumant, si ce n'est de la part du dragon qui s'en donna à coeur joie. Ayant pris le dieu par surprise, il s'amusa à l'attraper par les moustaches afin de le faire voler de long en large à travers l'allée du labyrinthe. Je suivais les allers et retours du maître d'Olympe comme l'on regarde un match de tennis, à la fois impliqué et sceptique. Lorsqu'il passait à ma hauteur, je le saluais d'un geste amusé. Tiens, tiens... on ne faisait plus le malin, dorénavant. La chance finit toujours par tourner...

Sans doute lassé d'être considéré comme un projectile rebondissant, Apollon se releva tout net en brandissant son éclair, le regard farouche. Ce fut sans compter la botte secrète du dragon qui usa de ses moustaches pour le chatouiller sous le bras. Le dieu éclata de rire en se tortillant et la créature en profita pour tenter de le cuire grâce à son souffle. Fort heureusement, le dieu fut plus prompt à réagir et évita la fumée brûlante. Il pivota net et donna un coup de foudre au dragon qui poussa un rugissement indigné. Il lui décocha un regard réprobateur avant de s'enfuir en silence, ondulant le long des buissons à la manière d'un serpent.

"Impressionnant."
commentai-je en modérant mon enthousiasme. "J'ai particulièrement apprécié d'apprendre que vous étiez chatouilleux."

Ses cheveux étaient dressés sur sa tête et il me semblait qu'une partie avait légèrement noircie. Le dragon avait-il vraiment commencé à le cuire ? Il dispensait une odeur de barbecue qui n'était pas déplaisante. Comment faisait-il pour avoir une parfum agréable en toutes circonstances ? Quelqu'un d'autre aurait senti le cochon grillé, mais pas lui. Cela était sans doute dû à sa condition divine.

"Vous avez... non, rien du tout."

Je faillis l'en avertir avant de me raviser. J'appréciais le fait qu'il ait aussi mauvaise mine que moi. Voilà que nous étions tous deux débraillés, sur un pied d'égalité. Comme sa chemise s'était légèrement déchirée pendant le combat, montrant une partie de son torse, je déboutonnai le haut de la mienne subrepticement après avoir enlevé le foulard que j'avais noué en cravate. Hors de question qu'il prenne cette avance ! Je fis claquer le foulard dans l'air avant de le plier et de le ranger soigneusement dans ma poche. Après quoi je toisai Apollon d'un air hautain.

"Bien. Que comptez-vous me faire visiter, à présent ? Je commence à me lasser de ce labyrinthe."

Je réprimai un mouvement de recul lorsqu'il s'approcha pour saisir mon avant-bras. Je ne lui accordais aucune confiance. Dieu seul savait (sans mauvais jeu de mot) où il allait me conduire, à présent. Je tentai de rester parfaitement serein alors qu'ils nous téléportaient ailleurs. En tous cas, je n'avais aucune envie d'abandonner, même si mes articulations étaient douloureuses et que j'aurais eu besoin de me reposer. Cela aurait été un aveu de faiblesse.


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________________________________________ Jeu 1 Juin 2017 - 16:15


let's get down to business
« Moi aussi je peux être super classe ! »

D'accord, il ne s'y attendait clairement pas. Le labyrinthe était gigantesque et les dragons ne traînaient pas dans ce coin-là d'habitude, il le savait, il avait l'habitude maintenant. Le bruit avait dû attirer celui-là et l'attaque le prit un peu de court. Ce n'est pas comme si il était tombé contre une brute assoiffée de sang en plus ! C'était facile à gérer ces machins, ils voulaient juste se battre et après quelques coups ils partaient sans demander leurs restes. Oui parce qu'il n'était jamais question de tuer quelqu'un, ici. C'était un loisir, une distraction, un moyen comme un autre pour venir s'entraîner en s'amusant. Les créatures n'allaient jamais vraiment jusqu'à tuer leurs cibles et ces dernières évitaient tout autant de mettre fin à la vie des bêtes. Ce serait du gâchis, il faudrait trouver de quoi repeupler l'endroit, clairement ça servait à rien.

Il en était où déjà ? Ah oui, à se faire chatouiller par la grosse bestiole. Parce que celle-là, elle était joueuse. Il l'avait déjà croisé, une ou deux fois, elle aimait bien l'embêter. Elle avait finit par trouver ses points faibles, le ridiculisant devant Jules qui observait la scène de loin, ne voulant sans doute pas abîmer ses jolies ongles après sa séance de musculation. Oh, il ne pouvait pas le lui reprocher, il était humain et fragile. C'était mieux qu'il reste caché et ne se mêle pas au combat des vrais hommes.

Apollon avait failli prendre feu et avait été secoué dans tous les sens. Au moins, ça l'avait réveillé et il était plus en forme que jamais ! La bestiole finit par fuir après un petit coup d’Éclair, parce qu'à un moment c'est bien beau de se marrer mais faut pas non plus abuser de sa gentillesse. Il avait des limites et il ne comptait pas se laisser balancer d'un mur de branches à un autre pendant trois heures.

« Tout le monde a ses petits défauts. » avait-il répondu sans ciller à la remarque de l'écrivain.

Cela le dérangeait un peu qu'il connaisse à présent cette 'faiblesse' le concernant, mais il finirait par oublier ce détail, c'était évident. Ce n'était pas la chose à retenir de ce séjour. Puis même Cookie était chatouilleux… Certainement… C'était à vérifier. En tout cas, ça n'enlevait en rien à son charisme et à sa victoire écrasante sur le dragon. Voilà.

Il lança un regard perplexe à Jules alors qu'il s'était arrêté dans sa remarque. Quoi ? Il avait de la suie sur le visage ? Ce ne serait pas étonnant après cet affrontement. Oh, ça ne faisait que lui donner un petit air bagarreur et rebelle, ça lui allait bien. Comme tout. Il n'allait pas s'arrêter à ce détail. Ou alors, peut-être l'homme avait-il voulu le complimenter sur sa force et sa carrure, mais c'était retenu par ego ? C'était également une hypothèse. Jules préférait continuer de prétendre qu'il ne le trouvait pas extraordinaire alors que ça devait être le cas.

L'écrivain étant apparemment 'blasé' par le lieu, Apollon ne se fit pas prier pour les emmener vers une autre destination. Il avait hésité un moment, avant de finir par se décider sur l'endroit parfait pour détendre Monsieur Verne. Ils ne devaient pas encore connaître toutes les nouvelles choses qui existaient dans ce monde depuis son époque, c'était le moment rêvé pour lui montrer !

En moins de quelques secondes, un décor bien différent s'affichait devant leurs yeux. C'était… Disons chaleureux ? Le dieu avait un énorme sourire sur son visage. Au départ, il avait eu envie de lui montrer le Rabbit Hole de Judah. Sauf qu'à cette heure là, l'ambiance ne serait pas du tout celle espérée, ça gâcherait l'effet. Alors il avait opté pour un endroit dans le même genre, simplement pas du tout dans le même pays. Ils étaient maintenant dans un coin froid de Russie, loin des grandes villes, où la nuit était déjà bien entamée. Ils ne furent cependant pas les victimes du brusque changement de climat (Apo ne le ressentant pas, de toute manière), puisque la température intérieure était plus que respectable. Et pas à cause du chauffage.

Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas mit les pieds ici. Il n'y était venu que quelques fois, principalement pour observer les interactions des humains dans ce genre de lieux, par curiosité. Malgré ses airs, il n'était pas du genre à ''s'amuser'' avec les humains. Les lieux avaient changé depuis la dernière fois, il ne pouvait que le constater, autant dans la décoration que dans les musiques qui passaient. C'était moderne, beaucoup plus connu aussi, à la vue du nombre de clients assis sur les fauteuils et de ceux qui dansaient sur l'espace restant ou sur les scènes. Mais ils avaient toujours autant de bouteilles exposées derrière le bar, si ce n'est plus. C'était parfait !

« Faites pas votre timide. Ça vous fera oublier la douleur tout ça ! » Rien ne valait une petite sortie après une séance d'entraînement par Cookie. Il allait être requinqué comme jamais ! Ils pourraient refaire des dizaines des pompes d'affilée sans problème ! « Vous en faites pas, je vous invite. »

Il n'avait pas oublié les petits soucis financiers de Jules. D'ailleurs, il devrait peut-être penser à lui retirer tout ça sur son salaire, si jamais il finissait par en mettre un en place. Il se garda de lui demander son avis, devinant déjà la réponse à laquelle il aurait le droit. Apollon alla simplement s'adresser à un des serveurs, demandant plusieurs verres de vodka à leur amener sur un plateau et tout ce dont pouvait avoir envie Monsieur Verne également. Il n'avait pas de limite de budget.

« Vous en pensez quoi ? C'est votre style ? Je trouve que c'est quand même un peu… rose. »

Pour leur défense, on ne pouvait pas dire que les russes avaient énormément de goût en décoration non plus, de manière générale… Leur principale intérêt était surtout de se divertir, d'oublier leurs problèmes, de boire beaucoup et de recommencer le lendemain. Du moins, pour ceux qui fréquentaient cet endroit. Car malgré l'apparence de la salle qui pouvait laisser croire à des clients d'une assez bonne situation, voir très bonne, il ne fallait pas s'y fier. Les tenues que portaient les diverses personnes les entourant, ou encore tout simplement leur manière de se comporter et de parler, ne laissait pas vraiment de doute. Il le guida vers une table vide, même s'ils étaient en plein milieu et que tout le monde passait autour, ça ne le dérangeait pas lui.

« J'espère que vous n'êtes pas mal à l'aise. C'est peut-être trop dépaysant ? »

Il ne s'en rendait pas compte, comprenant la langue des étrangers grâce à sa divinité et n'ayant pas la moindre idée de si c'était aussi le cas des Gardiens. Il n'avait jamais tenté de parler italien à Socrate en lui apportant ses lasagnes, pour voir si ça le perturbait ou non.

« Mais les gens sont sympas ici, ça va bien se passer ! » disait-il alors que non loin, une bouteille finissait sur le crâne d'un homme alors qu'il tentait d'étrangler son adversaire. Mais c'était tout à fait normal. « Hum… buvons à ma victoire contre le dragon ! » Mieux valait détourner l'attention de l'écrivain en commençant à vider les shooters qu'on venait de leur apporter. « Et à votre… votre présence ? »

Oh ce n'était pas de sa faute s'il n'arrivait pas à faire semblant de lui trouver un exploit digne d'être fêté ! Peut-être d'avoir survécu au coach d'Olympe et encore, ils y étaient tous passés.

« Aleeeeeeeex ! » fit soudainement une voix criarde qui fit siffler ses oreilles, juste à côté de lui.

Il ne se retourna pas, grimaçant simplement à cause de cette agression auditive, jusqu'à ce qu'une main exagérément manucurée ne se pose sur son épaule. C'était trop pailleté, trop long, trop… trop. Apollon leva alors les yeux vers une femme perchée sur des talons de quinze centimètre. Elle avait des cheveux longs et blonds coiffés en tresses et il était difficile de déceler la couleur de ses yeux avec tout le maquille qu'elle portait. Le pur stéréotype. On ne parle même pas de sa robe qui remontait trop haut sur ses jambes et qui descendait trop bas sur sa poitrine.

« Toi être venu me voir ? »

Elle avait un accent très marqué, qui lui donnait un air plus grave. Pour faire l'effort de parler anglais, c'est qu'elle ne devait pas le prendre pour quelqu'un qui vivait dans le coin.

« Je jure que je ne la connais pas. Il paraît que j'ai un sosie célèbre, ça doit être ça. » se défendit-il immédiatement en détournant les yeux pour regarder Jules.

C'était vrai ! Il n'avait jamais vu cette inconnue, c'était loin d'être son genre et il ne se faisait jamais appeler 'Alex'. C'était trop banal.

« Tu présentes ami ? » dit-elle en se baissant toujours plus bas vers son oreille, comme si elle voulait coller sa joue à la sienne, en jetant un coup d’œil à l'autre homme.

Elle avait bu combien de verres exactement ? Elle avait l'air dérangée un petit peu, elle sentait fort la vodka – et il n'hésita pas à vider un autre verre, même si ça ne lui faisait aucun effet, rien que pour s'écarter un peu d'elle.

« Ce n'est pas vraim… Oh. » Il allait répliquer, pour expliquer à cette étrangère qu'elle n'avait pas à s'occuper de Jules, qu'il n'en valait pas la peine, il avait déjà tout un discours préparé dans sa tête. Sauf que que finalement, la lui refiler, c'était pas une si mauvaise idée que ça, non ? « Bien sûr ! » Il était soudainement plus joyeux, allant jusqu'à passer son bras autour de l'épaule de la jeune femme en se redressant de son siège – comme avec une pote, rien de dérangeant dans ce geste, évidemment. « Jules, je vous présente… euh… Je n'ai aucune idée de comment elle s'appelle. »

Bon, dis comme ça, ça faisait beaucoup moins crédible et pertinent. Il ne faisait que se montrer poli et courtois en présentant les gens entre eux

« Tu es drôle ! » Ah, elle avait comprit ? Mais si elle avait prit ça pour une blague, tant mieux ! Elle riait très fort, comme une actrice dans une série humoristique mal tournée. C'était peut-être son métier d'ailleurs. « Svetlana. » avait-elle ajouté d'une voix langoureuse, tendant sa main à Jules. Même son prénom était cliché.

« Lidiya va t'adorer. C'est dommage, j'aurai aimé passer temps avec toi aussi, mais je suis à Alex. »

… Quoi ? Oh non, non, non, ça sentait le coup fourré tout ça. Il aurait dû les emmener dans une boîte japonaise plutôt finalement. Comment ça à Alex ? Elle était pas à lui alors, elle n'avait pas à le mêler à tout ça en lui caressant le bras comme ça ! Il faisait ce qu'il voulait ce monsieur, s'il avait envie de se payer la compagnie de cette demoiselle, c'était son problème, pas le sien. Ou alors elle cherchait une excuse pour ne pas avoir à être avec Jules, malgré ce qu'elle disait, ce qui pouvait se comprendre. Apollon était telleeeeemnt plus séduisant.
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Tu veux dormir avec Jules pour le "surveiller" ?
Et je fais quoi moi en attendant ? Non mais on va trouver un moyen de s'occuper avec Nora ! On va bien s'amuser aussi !


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________________________________________ Jeu 8 Juin 2017 - 21:34

« Le tour du monde en 80 sottises. »

A little party never killed nobody... seriously?

Tout était trop lumineux, trop rose, trop voyant, trop... Juste, trop. La décoration et l'ambiance représentaient entièrement la décadence de ce siècle dans son allure la plus débauchée et grotesque. Devais-je mentionner le bruit assourdissant qui écorchait mes délicates oreilles habituées aux balades de Charles Trenet, ou les valses de messieurs Frédéric Chopin et Camille Saint-Saëns ? Ce n'était assurément pas ce qu'on pouvait appeler de la musique, bien qu'hélas, la génération actuelle se complaise à écouter ces mélanges de sons discordants par-dessus lesquels des chanteurs s'époumonaient.

"On n'écoute plus la musique, on l'avale !" avais-je écrit dans l'un de mes romans, et je n'avais jamais été aussi visionnaire que ce jour-là.

Evidemment, Apollon semblait tout à fait à l'aise au coeur de cette vaste plaisanterie. Il était dans son élément. Je lançai un regard indifférent et exaspéré aux danseurs sur la piste, qui arrivaient par une ahurissante agilité à accorder leurs mouvements sur le bruit ambiant. D'autres discutaient assis à un comptoir en sirotant des boissons de couleur fluorescente. Ne craignaient-ils pas de mourir d'empoisonnement ?

Je lançai un regard incongru à Apollon lorsqu'il précisa qu'il m'invitait. Assurément, je n'allais pas dépenser un sou dans ce troquet ridicule ! Je restai de marbre alors qu'il commandait plusieurs vodkas. Au moins, il connaissait les alcools de qualité. Tout n'était pas perdu chez cette divinité.

"Avec des cacahuètes, je vous prie. J'aime les cacahuètes
." précisai-je d'un ton pincé.

Hélas, le plateau rempli de verres de vodkas disposait d'un unique bol de biscuits apéritifs douteux, qui n'avaient aucune forme connue. Il s'agissait d'aliments transformés dont raffolaient les jeunes d'aujourd'hui, mais que je ne pouvais ingurgiter car les nombreux conservateurs me rendaient malade. Mon corps n'était pas plus fragile que celui des autres hommes. J'étais simplement d'un siècle où l'on appréciait les bonnes choses à manger. Je n'aimais pas la nourriture pour oiseaux, et ces biscuits dans le bol y ressemblaient fortement.

"Que savez-vous de mon style ?" répliquai-je effrontément. "En revanche, j'en apprends beaucoup du vôtre."

Je haussai un sourcil lourd de sens tout en l'observant, avant d'ajouter :

"Je préfère l'ambiance des cabarets comme celle du Moulin Rouge, à Paris. Y êtes-vous déjà allé ? C'est clairement autre chose que cette... boite à bruit."

Je suivis Apollon jusqu'à une table. Malgré mon mécontentement, j'avais décidé de rester, de ne pas me plaindre davantage, car c'était peut-être ce qu'il cherchait : me pousser à bout afin que je l'implore de quitter cet endroit. Il n'obtiendrait pas satisfaction. J'étais tenace quand la situation l'exigeait.

Avant de m'asseoir, je jetai un coup d'oeil à plusieurs jeunes femmes qui se déhanchaient à divers endroits de la salle, sur des piédestaux. Oh... c'était à la fois obscène et hypnotisant, d'une certaine façon. Je clignai des yeux et m'installai, me saisissant d'un verre glacé.

"Ne vous inquiétez donc pas pour moi." fis-je d'un ton sec, lassé de ses fausses considérations. "J'ai fréquenté des endroits bien pires que celui-ci."

Bien que ce fut il y a fort longtemps... précisai-je mentalement.

Je ne me sentais pas particulièrement à l'aise, même si je faisais mon possible pour ne pas le montrer. La "musique" me donnait l'impression de faire battre mon coeur plus fort et de donner des coups contre ma cage thoracique. Je ne m'entendais plus penser. Il fallait assurément avoir le cerveau de la taille d'une noix pour apprécier ce lieu de divertissement.

Je me crispai alors qu'un homme venait de casser une bouteille sur le crâne de son acolyte. Absolument... charmant.

Imperturbable, je levai mon petit verre vers celui d'Apollon et le vidai d'une traite. L'alcool me brûla la gorge. Je clignai des yeux en voyant une jeune femme courtement vêtue et exagérément fardée se pendre pratiquement au cou d'Apollon. Lorsqu'elle parlait, elle avait un accent très prononcé et roulait les "r". Nous devions nous trouver dans un pays scandinave ou russe. Lorsque la femme me tendit la main, je me contentai de la prendre et de la serrer en lui adressant un bref signe de tête. Hors de question de faire un baise-main à une fille de joie.

"Lidiya va t'adorer. C'est dommage, j'aurai aimé passer temps avec toi aussi, mais je suis à Alex. "

J'affichai une moue faussement navrée avant de plisser les yeux en remarquant le regard légèrement supérieur d'Apollon. S'il se sentait flatté par les avances d'une femme de mauvaise vie, libre à lui. Après tout, ces personnes-là étaient habituées au mauvais goût.

Bientôt, une autre jeune femme perchée sur des chaussures incroyablement hautes et disgracieuses qui lui donnaient la démarche d'une poule, fit son apparition dans notre cercle privé. Contrairement à sa "collègue", elle était brune et dispensait une forte odeur étrange et entêtante que je n'arrivais pas à analyser. Cela ressemblait à un mélange d'herbes et de tabac. Ses yeux étaient vitreux mais pas en raison de l'alcool, il s'agissait d'autre chose.

"Vous devez être Lidiya." suggérai-je en voyant la créature.

Elle poussa un rire aigrelet qui souleva fortement son décolleté avantageux. Je laissai échapper un soupir de lassitude. Apollon n'avait vraiment trouvé rien de plus... divertissant ? Il lui en fallait peu, le pauvre. Lidiya semblait être bâtie sur le même modèle que Svetlana : vulgaire et inélégante. Ses potentiels atouts physiques étaient annulés par son manque total de charme.

Lorsque ses doigts se promenèrent sur mon bras, je frémis en apercevant des faux ongles longs de plusieurs centimètres, de couleur vert fluorescent. Il m'apparaissait que rien n'était "naturel" chez cette femme. C'en était dérangeant.

"Connaissez-vous La Philosophie dans le Boudoir du marquis de Sade ?" demandai-je subitement aux deux jeunes femmes peu farouches.

Cet ouvrage leur serait sans doute utile afin d'améliorer leurs... prestations. J'ignorais pour quelle raison je souhaitais aider mon prochain dans ce domaine. Après tout, ces filles n'avaient pas l'air de savoir lire.

"C'est un livre." précisai-je en voyant leurs bouches s'ouvrir d'un même élan dans un "o" perplexe.

"Je pas savoir ce que toi dire, mais toi monter moi."

Je la dévisageai avec une expression à la fois outrée et désarçonnée. De toute évidence, Lidiya était celle qui parlait le moins bien notre langue. Merveilleux...

"Montrer moi." corrigea Svetlana dont la bouche se fendit en un sourire pulpeux.

"Quoi différence ?" s'enquit sa collègue en battant des cils.

"Aucune, je suppose..." soupirai-je en me grattant l'arête du nez.

Je lançai un regard insistant à Apollon. Pouvions-nous partir, à présent ? Nous nous étions suffisamment longtemps affichés avec ces deux filles de joie ? Dans mon cas, la coupe était pleine. Je me saisis d'un autre petit verre que je vidai cul-sec, avant de le poser brusquement sur le plateau, une lueur de défi dans les yeux adressée au dieu des arts.

Sans aucune invitation, Lidiya décida de venir s'asseoir sur mes genoux. J'étouffai une exclamation incrédule.

"Pourquoi toi être habillé comme personne âgée ?" demanda-t-elle.

Je la repoussai sans doute trop brutalement, mais il n'est pas utile de se montrer gentleman avec ce genre de femme, encore moins lorsqu'elle se fait preuve d'impolitesse. Après quoi je tirai sur les pans de mon veston sans manche, avant de porter la main à mon col de chemise ouvert.

"Je me suis gardé de faire une réflexion sur votre accoutrement, par conséquent je vous serais gré de ne porter aucun jugement sur la façon de me vêtir." répliquai-je, agacé.

Lidiya m'observa en clignant des yeux. Imperturbable, elle m'attrapa par le bras pour m'inciter à me lever.

"Toi venir moi." dit-elle d'un ton langoureux.

J'aurais sincèrement aimé comprendre le sens de ces paroles. Exaspéré, je décidai de lui accorder un minimum de considération, même si elle perdait son temps car je n'irai pas plus avant.

La jeune femme m'entraîna vers la piste de danse. Au dernier moment, elle bifurqua pour m'emmener jusqu'à un piédestal sur lequel elle commença à se dandiner d'une façon vulgaire. Je restai de marbre, planté comme un piquet, hésitant à m'en aller. J'aurais dû le faire. Profitant de mon incertitude, Lidiya se déhancha vers moi et sans prévenir, arracha les boutons de ma chemise.

"Oh, ceci est un peu fort !" m'écriai-je en attrapant ses poignets pour l'empêcher de continuer son oeuvre.

Elle gloussa et se pencha dans l'intention de... lécher mon torse. J'aperçus l'éclat d'un morceau de métal au bout de sa langue et je poussai un cri de dégoût et d'effroi. Cette femme n'était pas humaine !

"Sécurité ! Sécurité !" appelai-je en vain alors que je me reculai de plus en plus, retenant la furie.

Je n'osais pas regarder du côté d'Apollon, par crainte de le voir hilare devant mon incapacité à me débarrasser de cette femme. Si elle avait été de l'autre sexe, je n'aurais pas hésité à la calmer par la force du poing. Je n'appréciais pas la violence mais en certains cas, elle était nécessaire.

"Joules !"
roucoula Lidiya tout en essayant de libérer ses poignets. "Joules !"

Je lui décochai un regard médusé. Comment connaissait-elle mon prénom ? Seule Svetlana l'avait entendu ! Brusquement, je baissai les yeux vers l'étiquette de ma chemise qui laissait entrevoir la marque de la boutique dans laquelle je l'avais achetée. Ainsi, tout s'expliquait. Jules, ou plutôt "Joules".

J'étais définitivement maudit.

En jetant tout de même un coup d'oeil vers Apollon, je le vis aux prises avec la fameuse Svetlana. Elle était assise à califourchon sur lui et était occupée à lui faire un massage capillaire... pour le peu que j'entrevoyais. Absolument consternant.


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________________________________________ Ven 16 Juin 2017 - 15:07


let's get down to business
« Moi aussi je peux être super classe ! »

L'expression d'Apollon avait virée de la grimace, en voyant arriver « l'amie » de Svetlana, avant d'être plus amusée en observant l'échange qui commença entre elles et l'écrivain. Qu'il évoque Sade lui fit hausser un sourcil, il ne pensait pas que c'était le genre de lecture de Jules, comme quoi on pouvait en apprendre tous les jours. Le dieu ne put retenir un rire franc en voyant la réaction suscitée. Pourtant, il était aisé de deviner qu'elles n'étaient pas des plus instruites. Non, ce n'était pas un jugement de par leur métier, plutôt à leur façon de s'exprimer. Il ne doutait pas que d'autres femmes, ou même hommes, exerçant cette profession pouvaient se montrer des plus érudites. Il en avait déjà rencontrer. Pour discuter, évidemment ! Dans de simples échanges entre personnes cultivées ! Il n'avait jamais eu besoin de payer pour obtenir… d'autres types de faveurs. Surtout qu'il s'était passé de la compagnie charnelle des humaines depuis des siècles maintenant.

« Je sens qu'on va bien rigoler. » murmura-t-il simplement en vidant un autre verre, observant Lidiya s'asseoir sur Jules.

Même s'il n'était pas contre écourter leur visite en ce lieu, au départ, la perspective de se distraire grâce au spectacle qu'offrait l'homme et la jeune femme en cet instant était bien trop tentante. Il les observa s'éloigner, Svetlana toujours à ses côtés, qui jaugeait sa collègue du regard, un éclair de jalousie y passant sans qu'il ne puisse le rater. Les nouveaux clients devaient être rares ici.

« Fais pas cette tête là, tu rates rien, je te l'assure. »

Dans un mouvement de tête des plus théâtrals qu'il ait jamais vu – les siens exceptés – elle se retourna vers lui, ses tresses blondes venant frapper ses épaules.

« Je sais. Tu être à la hauteur. Mon préféréééé ! » rajouta-t-elle en souriant de nouveau de toutes ses dents, venant passer sa main sur sa joue d'une caresse maîtrisée.

Il accueillit ce compliment d'une moue plutôt satisfaite, flatté de cette remarque qu'il n'avait rien fait pour mériter. Enfin, c'est vrai, elle le prenait pour un autre. Il était très heureux de savoir qu'Alex la satisfaisait amplement. Ou alors ne disait-elle cela que parce qu'il la payait suffisamment, c'était probable. Il espérait qu'elle ne serait pas trop déçue d'apprendre qu'il ne lâcherai pas un centime pour elle ce soir, contrairement à son double célèbre.

Ne lui prêtant pas plus d'attention, tandis qu'elle s'asseyait juste à côté de lui, le collant autant que possible, il avait tourné la tête pour voir Jules se faire arracher sa chemise. C'était… c'était tellement plus drôle que Cookie ! Gênant aussi, un petit peu, pour lui. Le pauvre, il en aurait presque eu pitié, alors qu'il appelait la sécurité. Il patienterait quelques minutes avant de le sortir de là, ça valait le coup de faire durer un petit peu l'attente.

« Tu vouloir monter dans le chambre ? »

Il sursauta, le murmure susurré à son oreille étant des plus inattendus. Elle ne voyait pas qu'il était occupé à autre chose ? Il avait l'air d'avoir envie de dormir ? … Non, pas de dormir, il avait bien comprit mais quand même. Elle ne se rendait pas compte qu'elle le dérangeait ? Il la dévisagea un instant, ayant retourné son regard vers elle, ce qu'elle ne prit pourtant pas pour un refus. Au contraire, elle sembla penser qu'il se faisait désirer et elle vint même se placer à califourchon sur lui, comme pour lui montrer son impatience. Bon, il était gentil mais il avait des limites.

« Ce n'est pas pour être méchant, mais je préférerai qu'on évite une telle proximité. » lâcha-t-il à son égard en s'enfonçant autant qu'il le pouvait dans son siège.

« Tu être différent. » fut sa réponse, alors qu'elle ignorait sans doute volontairement le fait qu'il tentait de s'extirper. « Toi adore quand moi être sur toi d'habitude. Tu être malade ? » Elle avait l'air embêtée par son manque de désir de proximité, sans doute aussi inquiète. Même si cette facette devait faire partie de son jeu d'actrice.

« Moi pas vouloir faire… quoi que ce soit avec toi. »

Il soupira, presque fatigué de cette insistance dont faisait preuve Svetlana. Elle ne devait pas être habituée à ce qu'on lui refuse quoi que ce soit, tout comme Lidiya qu'il remarqua d'un coup d’œil, ne lâchant pas Jules d'une semelle.

« Je vais occuper toi. »

Quoi ? Comment ça ? Vivement, le dieu reporta son attention sur la russe, un peu effrayé à l'idée de ce qu'elle allait faire. Ce soucis d'accent et de mauvaise expression de la langue faisait qu'il était difficile de comprendre exactement ce qu'elle avait en tête. Lorsqu'elle commença à déboutonner sa chemise, il chercha à l'en empêcher, mais elle s'arrêta d'elle-même rapidement. Elle ne manqua pas pourtant de passer une main sur son torse en se mordant les lèvres comme dans l'espoir que cela le ferait réagir. Nada.

« Sinon tu peux aussi… »

« Shhhhh… »

Ses mains remontèrent jusqu'à son visage qu'elle resta plusieurs secondes à torturer, avant de finir par remonter dans ses cheveux pour débuter un massage de crâne assez spécial. Elle en profitait pour bien s'approcher, cherchant à mettre en évidence son décolleté plongeant, qu'il préféra ignorer totalement.

« Euh… Merci ? Je suppose ? »

Il était plus que perplexe, on ne pouvait pas dire que Svetlana était très douée, en tout cas pas dans ce domaine il en était maintenant persuadé. Affichant une moue embarrassée, il s'appliqua à l'écarter de lui, avec le plus de gentillesse et de douceur possible. La pauvre n'était pas méchante.

« Ce sera suffisant pour ce soir, Svetlana. »

Il s'était adressée à elle de façon courtoise, avant de délicatement la porter pour la faire descendre de ses genoux. Voilà, c'était mieux comme ça. Elle ne cacha pas sa déception, croisant les bras contre sa poitrine, son regard exprimant toute sa contrariété. Mais c'était mal le connaître que de croire que cela le ferait craquer.

« Ne m'en veux pas. »

Il lui offrit un léger clin d'oeil, se détournant en poussant un soupir de soulagement. Après tout ça devait bien lui arriver de temps en temps que quelqu'un ne soit pas d'humeur, non ? Elle s'en remettrait, ça n'allait pas la ruiner non plus. Et, si tel était le cas… et bien ce n'était pas de sa faute !

« Jouuules ? »

L'intonation était moqueuse, alors qu'il riait en le prononçant, arrivant à la hauteur de Monsieur Verne et de Lidiya. Il avait eu moins de chance que lui en tombant sur celle-là.

« Je suis navré mademoiselle mais je vais vous l'emprunter. Il a besoin de se rafraîchir pour être en forme. »

Il prit le bras de l'écrivain pour le sortir de son pétrin, le lâchant rapidement avec l'avoir écartée de la jeune femme. Cette dernière affichait une mine interloquée, mais qui finit par hausser les épaules, rejoignant son amie en attendant patiemment que son Joules revienne. Il ne reviendrait pas. La comédie avait assez duré et il voulait ramener son compagnon de route en un seul morceau à Storybrooke. Il avait sans doute été assez traumatisé comme ça.

« J'espère que vous avez passé un bon moment. En tout cas, l'alchimie avait l'air de passer entre vous, ça semblait plutôt… intense. »

Non, il ne se moquait pas du tout ! Si peu ! C'était un peu le but de ce voyage aussi, de mettre à l'épreuve le nouveau Gardien. Les vies des gens entourés de divins avaient tendance à être mouvementées. Il fallait le préparer. Il faisait simplement preuve d'une extrême bienveillance en l'emmenant dans de tels endroits. Ce n'était rien comparé à ce qu'avaient déjà pu vivre Louise, Robyn ou il ne savait qui d'autre encore.

« On peut vraiment faire un arrêt aux toilettes, si vous en avez besoin. »

Si ses souvenirs étaient bons, la vessie de Jules était sensible et, en de telles circonstances, il devait être passé par tant d'émotions qu'un détour par les toilettes étaient certainement nécessaire. Il n'attendit pas sa réponse, le guidant au fond de la salle. Si il se souvenait bien, c'était par là, à droite… ou à gauche… Peut-être de l'autre côté ?

Il ouvrit une porte au hasard, finalement, qu'il claqua bien vite avant même que Jules puisse avoir passé un seul œil pour voir ce qui se passait derrière. Ce n'était pas nécessaire. Il fallait juste se dire que les russes avaient des fantasmes étranges et qu'ici était leur lieu de débauche favoris. Il secoua la tête, préférant effacé cette image de son esprit, avant de reprendre le bras de Jules.

« Vous savez quoi ? On va aller ailleurs maintenant, ce sera plus judicieux. »

Hochant la tête pour appuyer ses dires, il les téléporta sans plus attendre. Au moins, ils ne risqueraient plus de tomber sur des scènes déconseillées aux âmes sensibles. Le nouveau décor qui s'offrait à eux était plus silencieux, très silencieux, plus froid aussi. Il avait pensé à un simple mot. Les toilettes. Et voilà où ils étaient arrivés ! Il ne pensait pas que ça pouvait se produire, en réalité. Il avait vu le film il y a très peu de temps, soit disant, il était nécessaire pour sa culture qu'il les visionne afin de ne pas passer pour un imbécile en société. Même si il était préférable d'en lire les bouquins, d'après Diane. Il la croyait, les œuvres cinématographiques étaient rarement à la hauteur de l'écrit.

« C'est… C'est trop génial ! » s'exclama Apollon, plus enthousiaste que jamais, avant de s'avancer vers les lavabos. « On pourra peut-être parler à Mimi ! … Enfin, non, c'est que des décors… Mais ça reste trop génial ! »

Il avait évité de montrer ce côté un peu moins… sérieux de sa personne, depuis qu'ils s'étaient retrouvés, mais chasser le naturel et il revient au galop.

« Vous avez vu La Chambre des Secrets ? Il y a un énorme basilic là-dessous normalement, il est gigantesque ! J'adore les basilic. »

Le dieu était en train d'examiner les robinets, captivé par les détails. Même si aucune entrée n'était réelle, c'était malgré tout assez impressionnant de se trouver à l'endroit où les acteurs avaient tourné quelques scènes. Il s'attendait à ce que Jules montre un minimum d'engouement, mais il restait silencieux derrière lui.

« C'est pas la peine de flipper, on pourra pas tomber sur pire que l'entraînement de Cookie, de toute façon. »

Il tentait de le détendre, pour décompresser de la boîte russe qu'ils venaient de quitter, se montrant plus sympathique que précédemment. C'était sans doute la magie du lieu qui avait un petit effet sur lui.

« On devrait chercher la Grande Salle ! J'ai toujours eu envie d'y manger ! »

Même si le plan ne devait pas être le même que le Poudlard qu'il connaissait, vu qu'il ne s'agissait que de pièces séparées… Il pouvait peut-être même mettre la main sur le Choixpeau pour savoir dans quelle maison il serait allé ? Non ? Gryffondor. A tous les coups.
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Tu veux dormir avec Jules pour le "surveiller" ?
Et je fais quoi moi en attendant ? Non mais on va trouver un moyen de s'occuper avec Nora ! On va bien s'amuser aussi !


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________________________________________ Jeu 6 Juil 2017 - 14:16

« Le tour du monde en 80 sottises. »

Can you dance like a Hyppogriff ?

Passer un bon moment ? J'avais dévisagé Apollon. Je n'étais pas le genre d'homme à me satisfaire des caresses d'une fille de joie. Cette compagnie était réservée à ceux qui étaient incapables de séduire autrement. Dieu merci, les années m'avaient épargné et à présent que j'avais retrouvé toute la vigueur de ma jeunesse, je comptais bien en profiter mais pas dans cet endroit dépravé.

Alors que le dieu des arts -attribution discutable étant donné ses goûts en matière de distraction- m'entraînait vers le lieu d'aisance, je fermai les boutons de ma chemise d'un geste rageur.

"Je n'ai nul besoin de me rendre aux commodités ! Ne me considérez pas comme un chien auquel il faut faire faire ses besoins, vous seriez bien aimable !"

La pique était un peu sèche, mais Apollon avait dépassé beaucoup plus qu'une borne. Subitement, cette idée me traversa l'esprit et y demeura : me voyait-il comme son animal de compagnie ? Neil était tellement familière avec moi que son amant avait peut-être pris le parti de me manquer davantage de respect ? J'en étais là de mes théories, indigné au plus haut point, quand Apollon ouvrit puis ferma vivement la porte du lieu d'aisances. Il semblait avoir changé d'avis, d'ailleurs il nous téléporta dans un tout autre endroit. Cela était beaucoup plus sombre et si silencieux que mes oreilles bourdonnèrent, encore sonnées du bruit tonitruant du "club". Il s'agissait des commodités, mais celles-ci étaient beaucoup plus anciennes. On aurait dit qu'elles avaient été aménagé à l'intérieur d'un château médiéval. Curieux.

Je sursautai légèrement en entendant Apollon s'extasier sur les lavabos et le reste du périmètre. Puis je haussai un sourcil tout en l'observant. Pouvais-je connaître l'origine de toute cette frénésie subite ? N'avait-il jamais visité de lieu d'aisance avant aujourd'hui ? Après tout, les dieux n'éprouvaient sans doute pas le besoin de soulager leur vessie. Cet endroit était donc inédit pour la plupart d'entre eux.

Mimi ? Chambre des Secrets ?

Mon sourcil se haussa davantage alors qu'Apollon divaguait. Lorsqu'il mentionna le basilic gigantesque, je crispai les mâchoires et jetai un coup d'oeil au sol de pierre sombre. Après ma rencontre avec un dragon et un homme des cavernes dans un labyrinthe olympique, je n'avais pas spécialement envie de faire connaissance avec un serpent mythologique capable de figer d'un seul regard. Apollon sembla remarquer mon expression tendue car il lança une réplique qui me fit plisser des yeux.

"La Grande Salle ?"
répétai-je, indécis.

Apollon s'engageait déjà dans le couloir qui n'était éclairé que par quelques torches aux murs. L'évocation de se restaurer eut raison de mes réticences et je lui emboitai le pas. J'espérais que cette Salle très Grande ne serait pas aussi bruyante que l'habitat de Lidiya et Svetlana.

"La Chambre des Secrets, c'est certes un nom très énigmatique." déclarai-je après quelques secondes à écouter le bruit de nos pas. "Cela m'évoque quelque chose... Il s'agit d'un livre, n'est-ce pas ? Il me semble qu'Ellie m'en ait parlé..."

Lors de mon arrivée définitive au XXIème siècle, la jeune femme avait dressé la liste des livres contemporains que je devais absolument connaître. Elliot, comme pour se mesurer à soeur, avait établi celle des films à regarder de toute urgence, qui étaient fréquemment des adaptations cinématographiques des oeuvres littéraires proposées par Ellie. Au final, j'avais beaucoup apprécié la lecture ainsi que le visionnage du Seigneur des Anneaux -j'en avais préféré la prose de Tolkien, mais je ne l'avais pas dit à mon ami- mais je n'avais pas encore découvert les mystères de cette fameuse Chambre des Secrets. Etant donné dans quel état cela mettait Apollon, je ne regrettais pas vraiment mes lacunes. Il marchait d'un pas hardi dans les différents couloirs et se comportait comme un enfant en bas âge, en poussant de grands cris extatiques de temps à autres en découvrant une statue ou une nouvelle pièce. Certes, ce château était magnifique, mais je ne comprenais pas cet engouement exagéré !

"Comportez-vous correctement, voyons !"
le réprimandai-je. "On nous observe."

Nous avions rejoint plusieurs groupes de gens qui visitaient également le château en prenant des photographies et en parlant avec animation. Certaines personnes étaient dans le même état d'exaltation que le dieu des arts. C'était réellement curieux. Finalement, nous arrivâmes jusqu'à la fameuse Grande Salle pourvue de quatre longues tables ainsi que d'une cinquième devant laquelle étaient alignés des mannequins vêtus de costumes curieux. Je remarquai surtout l'absence de nourriture, alors qu'Apollon m'avait fait miroiter le contraire.

"Partons. J'ai besoin de me sustenter il va de soi que nous ne trouverons rien dans ce musée." dis-je d'un ton pincé.

Je clignai des yeux, aveuglé par les flashs d'appareils photo que tenait une dizaine d'asiatiques.

Après un bon quart d'heure passé à se perdre dans ce château -je notai que nous ne trouvâmes pas la Chambre des Secrets, encore une déception- nous débouchâmes à l'extérieur, dans une rue dont les devantures des commerces étaient toutes en rondeurs. Je fus agréablement surpris par l'aspect ancien de cet endroit, mais en levant les yeux vers le ciel, je remarquai des lampes projecteurs accrochées à un plafond de tôle sombre.

"Nous ne sommes donc pas en plein air ?"
fis-je, dérouté. "Quel est donc l'intérêt de bâtir une rue dans un hangar ?"

Décidément, cet endroit me laissait perplexe. Pourquoi Apollon et la majorité des passants étaient-ils dans un tel état d'euphorie ? Les hommes d'aujourd'hui demeureraient à jamais une énigme. Alors que nous déambulions dans ce Chemin de Traverse -j'avais lu son nom sur un panneau- une vitrine attira plus particulièrement mon attention. Il s'agissait d'une librairie. Cependant, les titres des livres qu'ils se vantaient de vendre me laissèrent indécis : "Le Quidditch à travers les âges", "Manuel de métamorphose à l'usage des débutants", "Vie et habitat des animaux fantastiques", "Moi le magicien"...

"C'est de la sorcellerie !"
lançai-je à l'adresse d'Apollon.

Après tout ce que j'avais vu et découvert en habitant Storybrooke, la magie ne m'était plus inconnue mais disons que je préférais en rester éloigné, car cela échappait à ma compréhension. Je me dépêchai donc de traverser cette rue et me retrouvai dans une autre, sous une neige synthétique, dans un hangar différent. Diantre, comment sortait-on de cet endroit ? L'architecture était légèrement différente, les boutiques dans des espèces de maisonnettes, cette fois.

Toujours en quête de nourriture, je commençai à déambuler quand je sentis une odeur envoûtante de chocolat. Je fis un geste du menton à Apollon et me laissai guider uniquement par mon odorat, qui nous emmena jusqu'à une boutique appelée "Honeydukes". A l'intérieur, les rayonnages étaient emplis de chocolats et de friandises du sol au plafond. J'écarquillai les yeux et sentis un violent creux au niveau de mon estomac. Ma faim était désormais abyssale. J'avais envie de tout goûter, mais je devais me montrer raisonnable.

Après quelques minutes à arpenter la boutique, je me rendis à la caisse avec dans les bras une boîte de Dragées Surprises de Bertie Crochue et plusieurs Chocogrenouilles, ainsi que des Plumes en Sucre et des Fizwizbiz. J'ajoutai une baguette magique à la réglisse qui était posée sur un socle sur le comptoir, avant d'adresser un grand sourire à la vendeuse.

"Acceptez-vous les cartes bancaires ?" demandai-je. "Je sais utiliser le 'sans contact'."

J'avais ajouté la dernière phrase fièrement, avec un sourire narquois en direction d'Apollon. J'étais peut-être d'un autre siècle, mais je savais me moderniser quand la situation l'exigeait -et cela m'évitait surtout de mémoriser un code à quatre chiffres.

"Souhaitez-vous l'offre promotionnelle du jour, monsieur ?" s'enquit la vendeuse avec un sourire tout aussi aimable.

J'ouvris de grands yeux intrigués. Qu'allait-elle donc me proposer ? Un chocolat extraordinairement fondant à moitié prix ?

"Nous avons ce magnifique tableau représentant le patronus de Severus Rogue. Il s'agit d'un concept art du film Harry Potter et les Reliques de la Mort partie une." expliqua la vendeuse tout en désignant plusieurs peintures derrière elle, toutes identiques. "Aujourd'hui seulement, c'est à moitié prix."

Je n'avais strictement rien compris à ce qu'elle avait dit. En revanche, je me laissai transporter par la beauté des peintures. Elles représentaient une biche argentée au coeur d'une forêt obscure. Les traits de l'animal étaient fins et vaporeux, comme sortis tout droit d'un rêve. Au centre du tableau, juste en dessous de la biche étaient inscrits en lettres brillantes et entrelacées :

"After all this time ?"
"Always."

Les citations me parlèrent. Elles m'évoquèrent aussitôt une personne infiniment chère à mon coeur que j'avais aimée à travers le temps.

"Je vais vous prendre un tableau." décidai-je tout en sortant mon portefeuille.

Indifférent à la somme astronomique qui s'affichait sur le boitier, je posai ma carte sur le lecteur qui émit un bip joyeux. Je la rangeai ensuite dans ma poche avant de pivoter vers Apollon.

"J'offrirai la peinture à Ellie. Elle aime beaucoup cet Harry Potter. Il me semble important de lui apporter un souvenir de cet endroit. Qui plus est, les mots écrits dessus nous représentent à la perfection."

Ce tableau serait du plus bel effet dans notre salon, au-dessus de la maquette de la goélette. La vendeuse emballa précautionneusement la toile avant de me la tendre. Tout naturellement, je la tendis au dieu.

"C'est votre attribution, non ? Prendre soin de l'art." dis-je avec un sourire polisson. "Quant à moi, je veille sur les friandises."

Je me saisis du sac en papier dans lequel la vendeuse avait placé les chocolats et sucreries, fouillai à l'intérieur et attrapai la boîte de Dragées Surprises de Bertie Crochue. Il me tardait d'en découvrir les saveurs.

"Je me demande quelle est la surprise." dis-je, intrigué avant de mettre une dragée en bouche.

Un parfum de noix de coco emplit ma bouche et je suçotai le bonbon d'un air contemplatif. Tout compte fait, cet endroit se révélait beaucoup plus agréable que l'habitat de Lidiya et Svetlana.

Je tendis la boite de dragées à Apollon tout en l'agitant quelque peu dans ma main. Je me sentais presque serein dans cette atmosphère, rassuré par les friandises et le beau tableau dont j'avais fait l'acquisition. Cela pouvait donc être agréable de passer du temps avec le dieu des arts ? Je n'irais pas jusqu'à prononcer ces mots à haute voix, il aurait été beaucoup trop content de lui.


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