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« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)
 


Au Violent de nos Songes - le 80ème événement de Disney Rpg ! ╰
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 Evénement Divin #27 {80} : Au Violent de nos Songes

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Jules Verne


Je sens des booms et des bangs
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________________________________________ Ven 12 Mai 2017 - 18:21

Au Violent de nos Songes

J'ai mal... dit le Coeur
Tu vas oublier... dit le Temps
Mais je vais toujours revenir... dit la Mémoire.


Robyn Candy
La petite fille qui rêvait d'être pilote de course.
(c) AMIANTE


Emily Lame-Duck
Le vilain petit canard qui rêvait d'être aimé.
(c) AMIANTE


Vaiana de Motunui
La petite fille qui rêvait de l'océan.
(c) AMIANTE

Neil Sandman
La petite fille qui rêvait d'un autre avenir.
(c) AMIANTE


Il y a des serpents
dans le jardin, et des cordes dans le couloir.
(c) AMIANTE


A chaque fois que
je glisse, c'est un crime...
(c) AMIANTE


Phoebus Light
Le petit garçon qui rêvait d'arts et de lumière.
(c) SWAN
AMIANTE

Elliot Sandman
Le petit garçon qui rêvait des Tortues Ninja.
(c) AMIANTE


Jules Verne
Le petit garçon qui rêvait d'aventures extraordinaires.
(c) AMIANTE


Tout commence
par un rêve.
(c) AMIANTE


La vie est
un cauchemar entrecoupé de parcelles de rêves.
(c) AMIANTE

Bonne nuit les petits
Rien de tout ceci n'est un rêve.
(c) AMIANTE



Partez pour un voyage que vous n'êtes pas prêts d'oublier...

* Passez votre souris sur les images pour découvrir le texte *

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A nos actes manqués... je suis désolé.
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils. A tous ceux que je n'ai pas été. A tous les masques qu'il aura fallu porter. A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs. Aux peurs impossibles à échanger... A nos actes manqués.

Elliot Sandman


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________________________________________ Sam 13 Mai 2017 - 11:56


« La vérité n’est pas dans un seul rêve, mais dans beaucoup de rêves. »

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

...

Non, cette histoire ne peut décidément pas commencer de cette manière. Ca craint, c'est cucul, on dirait que ça sort d'un livre que pourrait lire Ellie. En plus, pour vous situer un peu le gros délire dans lequel je patauge, je n'ai pas rêvé d'une femme, mais d'un homme.

J'aurais dû vous prévenir que cette histoire, ça allait être du lourd. Attention, je n'ai pas changé de bord, loin de là. En plus, dans ma semi-inconscience, je ne contrôle pas les choses qui traversent mon cerveau. C'est un peu une sorte de somnolence : je suis conscient de ne pas dormir, mais de ne pas être réveillé non plus. Ca m'arrive, de temps en temps. Ca repose les piles de mon corps électrique, un peu comme quand on met une télévision en veille. En tous cas, c'est l'impression que ça me fait.

Bref, où j'en étais ? Je vais peut-être passer directement au moment où je suis allé voir Apollon, à Olympe. Que l'on soit bien clair : mes sentiments pour lui sont démeurés inchangés : je le déteste. Je n'en ai jamais été très fan car il n'a pas la classe ni la belle gueule de mon tonton Arès, et il ne me file pas des coupons de réductions pour les Haägen Datsz (François, tu n'as toujours pas compris que je peux faire apparaître tout ce que je veux ? Quoi qu'il en soit, c'est quand même cool de penser à moi). En gros, je n'aime pas Apollon, mais il a passé le point de non retour le jour où j'ai appris qu'il sortait avec ma fille. On dirait qu'il fait exprès de me chercher des noises.

Hélas, comme il est le maître d'Olympe (de nos jours, on élit vraiment n'importe qui) et que mon "rêve" mettait en cause quelque chose d'important, je pris sur moi pour dialoguer entre adultes.

Je le trouvai dans la salle du trône, en compagnie de Cassie, bien évidemment. Pour une obscure raison, elle mangeait un bol de céréales. Ceux de la maison n'étaient pas suffisamment bons ? On dit toujours qu'on préfère la nourriture quand on la mange ailleurs, mais... ce genre de détail m'irrita légèrement. Malgré tout, je me composai une expression neutre en m'approchant d'Apollon. Qu'il ne s'attende pas à ce que je m'incline. Niveau respect, je lui accordais le strict minimum.

"J'ai fait un rêve."
annonçai-je sans préambule.

Cassie continua de mâcher ses céréales, ses bruits de mastication résonnant dans toute la salle. Je lui jetai un coup d'oeil réprobateur avant de poursuivre en m'approchant davantage du dieu :

"Un vieux monsieur aveugle et pas très habillé est venu dans ma tête pour me demander de sauver un petit garçon, en Australie. Il avait l'air d'avoir fumé un truc, ou alors ça vient du fait qu'il était aveugle. Il avait le look chaman un peu allumé et calme en même temps. Enfin... il m'a semblé important d'en parler au maître d'Olympe."

Les derniers mots avaient eu du mal à sortir de ma bouche. Au moins comme ça, Apollon comprendrait que je venais voir le "chef" et non le type qui se tapait ma fille. Et pourquoi cette dernière venait de s'étouffer avec ses céréales en riant ?

"ça n'a rien de drôle !"
fis-je, piqué à vif. "Je ne dors jamais. Je sais que c'est important ! Et que c'est vrai, surtout ! Y a un petit garçon perdu en Australie ! On doit faire quelque chose !"

J'aurais pu partir seul, mais j'avais décidé de partager les informations pour une fois. Preuve que je n'étais plus un gamin irresponsable. Je plantai un regard féroce, presque provocateur, dans celui d'Apollon et demandai :

"Alors, que décides-tu ?"

C'était vraiment difficile d'avoir l'air déterminé quand Cassie continuait de pouffer de rire juste à côté, alors que le lait de ses céréales lui sortait par le nez.

Apollon semblait surpris que j'attende sa réponse concernant le problème. En même temps, il était le chef, non ? Je savais que j'aurais dû aller voir tante Diane plutôt. Elle au moins, elle n'avait pas de la semoule en guise de cerveau.

"Hum... C'est gentil de venir demander mon avis."
déclara-t-il en prenant un air sérieux.

Il fit "chut" à Neil qui esquissa une moue boudeuse.

"Si tu juges nécessaire de t'y rendre, je n'y vois aucun inconvénient, bien au contraire. Je te fais confiance."

Tiens donc ? Il essayait de jouer les lèche-bottes ou quoi ? Qu'avait-il à y gagner ? Je l'observai d'un air suspicieux, loin de me laisser charmer par son visage de blond naïf. Je préférais suivre les conseils d'un de mes humouristes préférés qui disait de se méfier des blonds.

"J'aimerais t'accompagner si tu l'acceptes."

J'avais eu raison de rester sur mes gardes. Je clignai des yeux et plaçai les mains sur mes hanches, tout en lançant d'un ton sûrement un peu trop sec :

"Tu penses que je ne suis pas capable de faire une mission sauvetage tout seul ? Tu ne m'en crois pas capable ?"

Je le fixai d'un oeil perçant alors que le dieu en restait sans voix. Neil en avait oublié de mâcher ses céréales. Il s'écoula quelques secondes dans le silence le plus total avant que je prenne sur moi et que j'ajoute à contrecoeur :

"Bon, c'est vrai que ça serait mieux si on montait une petite équipe. On ne sait jamais. Le chaman est resté très vague sur ce qu'il y avait là-bas, exactement. L'Australie, c'est dangereux. On est badass mais mieux vaut être prudent..."

Je pouvais faire des concessions et accepter d'être accompagné, mais j'envisageais le voyage sérieusement long et éprouvant si j'étais en tête à tête avec Apollon. Sans en avoir l'air, je me mis à jeter de furtifs coups d'oeil vers Neil qui avait posé son bol par terre. Malgré tout, j'avais trop de fierté pour lui demander de nous accompagner. Pas en présence du blond, en tous cas. Cela aurait été un aveu de faiblesse, non ?

Apollon sembla remarquer le petit manège car il se tourna vers Neil, puis vers moi, avant de re-pivoter vers ma fille. Visiblement, les rouages de son cerveau s'étaient mis en place. Peut-être allait-on en avoir la preuve dans quelques minutes ? Patience...

"Neil va venir avec nous ! N'est-ce pas ?"
proposa-t-il plus rapidement que je l'aurais cru.

Il lança un regard insistant à ma fille avant d'ajouter :

"Et d'autres gens !"

Il avait l'air de pédaler dans la semoule, non ? Quoi qu'il en soit, ça m'arrangeait qu'il lui demande. Ca donnait l'impression que c'était lui qui flippait à l'idée de partir en expédition seul avec moi.

"C'est mieux d'avoir... une équipe. Une vraie équipe. Je nous préparerai les sandwichs."
acheva-t-il, enthousiaste.

Je hochai la tête avec une légère réticence, histoire qu'il ne se la pète pas trop non plus. Il fallait que je réfléchisse à un sandwich super pénible à confectionner, rien que pour l'énerver. Un sandwich au thon en précisant que je voulais qu'il cuise lui-même l'oeuf dur ? Il n'allait jamais s'en sortir. Moi-même, j'en étais incapable. Je me souvenais encore du massacre quand j'avais essayé du haut de mes seize ans, dans la cuisine de chez mes parents.

Je fus sorti de mes pensées par Neil qui s'étira lentement avant de garder le bras en l'air. Je fronçai les sourcils. Elle se croyait à l'école ou quoi ?

"Tu veux dire quelque chose ?"
fis-je d'un ton incertain.

"Je peux l'amener lui parce que j'ai personne à emmener sinon ?"
demanda-t-elle d'un ton ingénu tout en désignant Apollon.

"Il est déjà du voyage."
répliquai-je sombrement.

"Oui mais comme ça, ça fait style il m'amène, je l'amène."

Elle avait l'air toute contente. J'avais l'impression d'être dans un Woody Allen. Je pouvais me pendre à l'une des colonnes de la salle du trône ?

"Okay, je prends deux personne dans ce cas."
fis-je sur un ton de défi.

"Non mais si ça te dérange je peux aussi ramener... Robyn ?"
reprit-elle avec un petit sourire narquois. "Ouais tiens, c'est une bonne idée, ça ! Je vais prendre Robyn."

Ca faisait pas un peu supermarché, comme si on prenait les gens pour des objets ? Ca aurait dû me déranger mais comme j'étais lancé, je déclarai en plissant des yeux :

"Ah ouais, tu veux la jouer comme ça. Bah moi je vais ramener..."

"Maman."
coupa-t-elle, le regard perçant.

"Bah non. C'est trop dangereux. Tu te souviens qu'on va en Australie ? Y a des serpents tellement gros là-bas qu'ils vont la gober sans qu'on s'en rende compte ! Non je vais inviter... quelqu'un qu'on connaît pas."

Faire de nouvelles connaissances, c'était sympa, non ?

"Quelqu'un que tu n'as pas encore embrassé. C'est une bonne idée." approuva-t-elle avec une moue. "On y va, nous ?"

Qu'est-ce que c'était que cette accusation ? Indigné, je répliquai :

"Pff n'importe quoi ! Même pas je réponds parce que c'est... okay je parle tout seul."

Apollon et Neil venaient de disparaître. Comme ça, sans prévenir. Sans même attendre que j'ai fini de dire ce que j'avais à dire. Quel culot ! On n'avait pas établi de point de rendez-vous, ni d'horaire. Tant pis pour eux, s'ils n'étaient pas là où je l'avais décidé dans moins d'une heure, je partirais seul. Ou avec ma nouvelle connaissance qu'il me tardait d'aborder !

Je me téléportai à mon tour chez moi, histoire de rassembler quelques affaires. On ne serait pas parti longtemps -une journée grand maximum- mais mieux valait préparer un petit sac à dos quand même.

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________________________________________ Sam 13 Mai 2017 - 21:48


au violent de nos songes
« Je suis pas venu pour souffrir ! »

Il avait laissé Neil le temps pour eux de se préparer, après avoir quitté un peu brusquement Elliot dans la salle du trône. Il ne savait pas pourquoi la jeune femme avait voulu s'éclipser aussi soudainement – quoi que – mais il dû l'abandonner pour aller préparer leur pique nique du midi. Elle devait au moins aller prévenir Robyn qu'elle l'embarquait dans cette histoire, alors ils se séparèrent avant le départ. D'ailleurs, ils n'avaient pas oublié quelque chose ?

« On se retrouve sur la grande place, dans moins d'une heure. »

Elliot n'avait pas l'air en très bonne forme, mais c'était compréhensible vu la manière dont ils l'avaient lâché, lui non plus ne serait pas très heureux. Apollon hocha la tête alors qu'il se téléportait à la colocation, avant de se rappeler d'un détail des plus importants.

« Et tu veux manger quoi ? »

Il y eu un long silence dans la tête du dieu, tel qu'il douta même que son message est bien été reçu à un moment, hésitant à la réitérer. Jusqu'à ce que la voix de son neveu résonne de nouveau dans son esprit.

« Euh… un sandwich thon-mayo. Avec cinq rondelles de tomate d'un centimètre d'épaisseur, pas plus. J'aime pas quand c'est trop épais. Pour l'oeuf dur, deux centimètres d'épaisseur. Je le saurai si c'est mal fait. Et tant qu'à faire, je veux une mayonnaise faite maison. J'aime pas celle du supermarché, elle a un goût bizarre. »

Apollon mémorisa immédiatement chaque ingrédient de cette commande, ne voulant pas en oublier le moindre détail.

« C'est noté. »

Il allait rapidement regretter d'avoir demandé ça, il le sentait déjà venir. Il pensa même qu'Elliot était aussi pointilleux sur les ingrédients de son casse croûte simplement pour lui rendre la tâche difficile. Son talent en cuisine était connu de tous.

Habillé d'un magnifique tablier qui ne lui servait habituellement jamais, il s'était attelé à la tâche, n'arrivant pas à couper les tomates comme il le fallait et en ayant déjà détruit une dizaine qui traînait sur le plan de travail. Comme si elle avait senti sa détresse – ou entendu son appel à l'aide – Artémis arriva à ce moment précis. Pile dans le timing.

« Didi, j'ai besoin de toi ! Je dois réussir le sandwich d'Elliot ! » Il était en pleine panique. Le temps jouait contre lui et il n'avait toujours pas préparé de sac à dos de voyage. « On va en Australie avec Neil et Robyn, je dois les rejoindre dans moins d'une heure pour partir et j'ai promis de faire à manger ! Je sais pas ce qui m'a prit ! »

Voilà, il regrettait.

« En Australie ? Qu'est que vous allez faire en Australie ? » Diane l'accueillit d'un haussement de sourcil, avant de s'avancer pour prendre sa place. « Je préfère ne pas poser la question quand au comment du pourquoi tu en es venu à proposer de faire à manger. Fais moi de la place, je vais déjà te montrer comment on coupe des tomates. Vu ta manière de t'y prendre j'ai peur que tu te blesse et que la cuisine se transforme en champ de bataille. »

Il ne put que la prendre dans ses bras en la remerciant dans un chuchotement, avant de s'écarter pour l'observer faire le travail cent fois mieux que lui. Il resta à côté, copiant ses gestes. Bizarrement, ça allait beaucoup plus vite maintenant.

« En gros, Elliot a fait un rêve dans lequel un gars lui a parlé d'un enfant paumé. Il veut aller sauver le gamin alors j'ai proposé de venir, ça me paraissait normal. »

Il haussa les épaules, n'ayant pas grande idée de ce qu'ils allaient faire une fois là-bas, par où ils commenceraient, comment ils le trouveraient. Ils partaient vraiment sans trop savoir ce qui les attendait.

« J'ignorais qu'Elliot pouvait rêver. » C'était bien là le soucis, aussi. « Tâchez quand même d'être prudent. Tout est n'importe quoi à tendance à se transformer en embrouille. Regarde, il suffit que tu proposes à des gens de venir passer la journée dans ton temple pour faire des recherches et ça se finit en voyage à la Rome Antique. »

Elle était complètement sarcastique, son excursion à Pompéi lui restant certainement en travers de la gorge, ce qu'il ne pouvait que comprendre. Il lui offrit un sourire plein de compassion, voulait calmer ses inquiétudes.

« Oh, on risque de tomber sur des crocodiles ou des kangourous, mais j'ai l'espoir que ça se passe bien pour une fois ! » Il se mit à rire, ne pensant pas non plus qu'ils ne croiseraient aucun obstacle. Ce serait trop parfait. « On ne devrait pas y passer plus d'une journée, mais je te préviendrai si ça dure plus longtemps. Je ferai attention, promis. »

Il ne se voyait pas faire autrement. En priant que pour une fois, ils ne se voient pas incapables de communiquer, ni de sentir leur lien. Mais ils n'allaient qu'en Australie, c'était pas si loin que ça après tout !
Sa jumelle hocha juste la tête, à moitié rassurée seulement.

« Essaye aussi de ne pas t'embrouiller avec Elliot. Je sais que c'est… compliqué mais c'est toi l'adulte alors pour une fois essaye d'agir en tant que tel. »

Il lui offrit simplement une petite moue, alors qu'il tentait justement de faire tout son possible pour alléger la tension entre lui et le dieu.

« Pourquoi tu penses que je veux lui faire son sandwich ? »

Il eut presque un rire nerveux, se doutant que ça ne suffirait pas et qu'il n'avait pas beaucoup d'espoir à nourrir à ce sujet. Il ne pouvait pas forcer les choses, il le savait, il voulait juste faire de son mieux. D'ailleurs, la casserole sur le feu était en train de faire des bruits vraiment étrange et ça sentait presque le brûlé.
Diane se précipita pour retirer la casserole, éteignant la gazinière. Elle respira un grand coup, se pinçant l'arrête du nez, alors qu'il affichait un air coupable. Elle le savait mieux que personne que cette pièce de la maison n'était pas faite pour lui !

« Un œuf dur c'est dix minutes et même si c'est ennuyeux de rester devant à ne rien faire, lorsque l'on cuisine, on surveille. » Il hocha la tête comme un enfant face à sa mère, prit en train de faire une bêtise. « Sans ça non seulement on rate ce que l'on était en train de faire mais en plus ça abîme le matériel. »

Il essayerait de ne pas oublier pour la prochaine fois, même si il doutait de retenter l'expérience de si tôt, ça avait l'air beaucoup trop compliqué pour un simple sandwich. Artémis s'occupa de tout refaire comme il le fallait, lui posté à côté d'elle l'observant avec de grands yeux curieux.

« C'est tout à ton honneur de vouloir te faire apprécier de notre neveu mais essaye de ne pas en faire trop, d'accord ? »

Apollon lâcha un simple sourire, conscient que son caractère pouvait être fatiguant et souhaitant faire son possible pour ne pas énerver davantage Elliot aujourd'hui.

« Je vais faire de mon mieux. »

Sur ces belles paroles, ils finirent par réussir à préparer les derniers sandwichs – respectant presque au millimètres près les directives du dieu de la Renaissance. Il eut même le temps de mettre une lampe torche, des curlys, un tee-shirt de rechange (ça pouvait toujours servir) et son portable dans son sac. Il voulait faire à peu près comme les autres en amenant le minimum avec lui. Sans oublier le repas dans un autre petit sac ! Il avait fait du simple jambon/fromage pour les autres, parce qu'à un moment il pouvait pas passer une demie-heure sur les encas de chacun.

« Fais attention à toi. »

Il sentait d'ici l'inquiétude d'Artémis, la prenant dans ses bras et déposant un baiser sur son front, caressant ses cheveux. Il savait que leur séparations, aussi courtes puissent-elles être, n'étaient jamais des plus agréables. Pour lui non plus, mais il le cachait autant qu'elle.

« A ce soir. »

~ ~ ~

Il était arrivé sur la grande place, impatient de retrouver le reste de leur groupe. Alors que son visage se décomposait au fil des secondes, lorsqu'il remarqua qu'il était simplement… tout seul. La seule chose qui lui faisait bien croire qu'il ne s'était pas trompé d'endroit, c'était la grande pancarte lumineuse en forme de flèche, qui clignotait comme si c'était le jour du feu d'artifice. Il y était écrit L'Australie, c'est par là !… Elliot ne pouvait pas avoir installé ça simplement pour l'induire en erreur, non ? Neil ne l'aurait pas abandonné non plus. Ils ne lui feraient pas un coup pareil, ce n'était pas le premier avril, aucun intérêt.

Alors Apollon resta debout, en plein milieu, tout seul. Sans savoir quoi faire, à regarder tout autour de lui. Son petit sac rempli de sandwichs serré dans ses mains jointes.
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I convinced myself that I would never find you, when suddenly I saw you. At first I thought you were a constellation. I made a map of your stars, then I had a revelation. You’re as beautiful as endless, You’re the universe I’m helpless in.
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________________________________________ Dim 14 Mai 2017 - 16:41







Au violent de nos Songes

« Fais bien attention à ce que tu fais, petite fille... »


Ce jour était un jour spécial. Il était rare que je me retrouve avec du courrier, d’autant plus à Storybrook où je ne connaissais pas grand monde. Pourtant, aujourd’hui, une petite enveloppe à mon nom avait été glissée sous ma porte. Mon nom, c’était d’ailleurs bien la seule chose que j’arrivais à décrypter sans peine aujourd’hui. C’était déjà une bonne avancée. Intriguée, j’avais attrapé l’enveloppe et je m’étais écrasée sur le canapé pour l’ouvrir. A mon grand regret, à l’intérieur, avait était glissé une lettre. J’aurais préféré un dessin, quelque chose de plus explicite qu’une suite de lettre ou de mot que je ne réussissais pas toujours à comprendre.

Ne perdant pas espoir, j’avais tout de même pris la peine de tenter de la décrypter. Malheureusement pour moi, en plus d’être un texte, ce dernier avait été écrit à la main. Et bien que les formes des lettres soient agréables à regarder, elles changeaient bien trop des manuscrits sur lesquels je m’étais entraînée pour réussir à comprendre le message. Heureusement pour moi, la coloc semblait ne pas être vide, quelqu’un pourrait très certainement m’aider. Je n’avais qu’à attendre qu’Anatole ou Alexis descendent pour leur demander un coup de main. Ils auraient surement vite fait de décrypter la lettre.

Quelques minutes plus tard, et avec un petit coup de pouce, j’étais déjà en train de me préparer pour me rendre sur la plage. D’après la lettre, quelqu’un me proposait de passer un petit moment en sa compagnie. Et, pas n’importe où. Sur la plage, c’était certainement ce qui faisait la différence. La plage n’était pas un lieu de rendez-vous commun. Habituellement, il se faisait en centre ville. Si cette mystérieuse personne m’avait proposé de le rejoindre sur la plage, c’est qu’il ne m’était pas inconnu. Ou que je ne lui étais pas inconnue, tout du moins. Mystérieuse personne qui avait d’ailleurs signé sous le nom « ami dévoué ». Ce qui n’avait pas manqué de m’amuser et de m’intriguer.

Sans plus attendre, j’avais enfilé une veste et je m’étais dirigée vers la plage, non loin de la colocation. Rapidement, je réussis à discerner une silhouette au loin, au bord de l’eau. Un homme, assez grand. Ses chaussures l’attendaient d’ailleurs au bord du sable. En m’approchant de quelques pas, je reconnu l’homme que j’avais croisé à Rome. J’aurais difficilement pu oublier son visage. Amusée, je le rejoignis, me remémorant ma dernière discussion avec Diane.

- Vous savez, il y a de bien meilleurs moyens pour draguer une femme que de la faire passer pour votre épouse...

Lui fis-je remarqué, en allusion à notre dernière rencontre. Diane n’avait pas semblé ravie à l’idée de penser que je les prenais pour un jolie petit couple. Après quelque pas, je l’avais rejoins, face à la mer (j’aurais dû grandir)Pardon. Ma phrase le fit sourire, et sans attendre, il rétorqua :

- Faites-vous allusion à Diane, la déesse de la lune ? Elle était parfaitement consentante de jouer ma femme lorsque nous sommes allés vous chercher à Rome. C'était une sorte de représentation théâtrale, en aucun cas un moyen de séduction. Je connais de nombreuses façons de faire la cour et cette méthode n'en fait pas partie.

Sa remarque m’arracha un nouveau sourire amusé. Il semblait bien assez confiant dans ses techniques de séduction. Il me renvoya un regard malicieux et énigmatique. Le mystère sur cela resterait donc surement entier.

- Je vois...

Je laissais filer une seconde, jetant un coup d’œil vers les vagues qui continuaient leurs va et vient régulier. Cela apportait un calme et une sérénité particulière à l’endroit.

- Ravie de vous revoir.

La remarque était purement sincère. Il était l’une des personnes qui m’avait le plus marqué à Rome. Neil étant bien sur hors catégorie. Je savais que je finirais par croiser sa route de nouveau, mais j’ignorais quand. Le moment était certainement arrivé plus rapidement et de manière plus imprévisible que prévu. Ce qui était loin d’être désagréable, puisqu’il m’avait fait très bonne impression.

- Le plaisir est partagé.

Il marqua une petite pause en glissant ses mains dans ses poches, son regard se perdant à son tour dans l’océan.

- J'estimais opportun de nous retrouver au bord de l'océan, auprès de notre passion commune.

Cette remarque avait tout de même éveillée ma curiosité et n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Il avait évoqué l’océan comme notre passion commune. Si je me doutais bien qu’il savait bien plus de chose à mon sujet que je n’en savais sur le sien, cette révélation m’intriguait beaucoup.

- C'était une excellente idée. J'y passe beaucoup de temps... Notre passion commune ?

Remarquais-je en souriant. Une passion pour l’océan... Ce ne pouvait qu’être un homme bien, avec de très bon passe-temps. Un léger sourire se forma sur son visage alors qu’il reportait son attention sur l’océan.

- Je suis navigateur. Dans ma précédente vie, j'ai possédé plusieurs bateaux. Peu de choses sont aussi douces à mon oreille que le chant de l'océan.

Précédente vie. Il semblait venir lui aussi d’autre part. Comme toutes les personnes de cette ville, après tout. Sauf quelques rares exceptions, comme Alexis. Et... Un navigateur. Ce n’était pas si loin de l’image de mon peuple. Ce souvenir me laissa un sourire nostalgique sur les lèvres. Il pouvait alors surement comprendre le manque de l’océan. De cette sensation grisante de l’air marin s’engouffrant dans la voile. Des vagues s’écrasant contre le bois du bateau, le poussant toujours plus loin vers de nouvelles contrées.

- Je vous comprends tellement... Le chant de l'Océan, il me manque parfois. Il n'est pas le même au bord de la plage qu'en pleine mer. Je n'ai pas navigué depuis mon départ de l'île... Le manque commence à se faire sentir.

Avouais-je d’un air distrait. Mes yeux s’étaient perdus quelques secondes dans les vagues. J’en avais profité pour ôter mes chaussures et m’avancer de quelques pas dans l’eau. Lorsque les vagues atteignirent mes chevilles, je me retournais pour me retrouver de nouveau face à l’homme. Cette sensation était revivifiante. L’homme me regarda d’un air amusé avant de reprendre.

- Je sais qu'être parachuté dans un nouvel endroit -dans cette ville, qui plus est- peut s'avérer extrêmement difficile, et que vous auriez peut-être besoin de parler à quelqu'un. Je me propose d'être cette personne, si vous l'acceptez.

Il baissa un instant les yeux vers moi, une lueur de tendresse dans le regard. Sa démarche et sa proposition me surpris énormément. A vrai dire, je ne m’y attendais pas du tout. Je n’aurais jamais pensé entendre quelque chose de la sorte, ni de sa bouche, ni de la bouche de qui que ce soit. Dans tous les cas, sa démarche me toucha, m’arrachant un sourire reconnaissant. Ce n’était pas le genre de chose que l’on refusait, c’était inespéré, et très altruiste.

- Merci beaucoup, c’est très aimable à vous.

Relevant les extrémités de mon jean pour ne pas qu’elles soient mouillées par le mouvement des vagues, j’étais légèrement déstabilisée par ses paroles. Ce n’était pas le genre de choses que l’on entendait tous les jours, mais je comptais bien le garder dans un coin de ma tête. Après tout, cela me serait très certainement utile tôt ou tard. Les repères dans cette ville me manquaient encore. J’avais toujours cette sensation d’être de passage, et d’attendre le jour où je pourrais enfin repartir chez moi. Ce jour qui semblait d’ailleurs se faire attendre. Comme s’il avait senti mes pensées, l’homme reprit la parole.

- Votre intégration se déroule-t-elle bien ?

- Je suppose oui. La colocation dans laquelle je me suis installée y est pour beaucoup, mais je rencontre de plus en plus de personne. Je creuse ma place.

J’avais hoché la tête. Depuis ma rencontre avec Kida, j’avais d’autant plus compris que mon arrivée avait été bien plus agréable que la sienne. Mon entrée dans la colocation avait surement beaucoup aidé. Malgré tout, quelque chose chez moi, bloquait. Je n’avais pas beaucoup de mal à comprendre pourquoi puisque mon histoire sur l’île restait inachevée. Tant qu’elle ne le serait pas, je ne pourrais très certainement pas m’ouvrir décemment à une nouvelle ville, et une nouvelle vie. Mais je n’étais pas encore assez ouverte pour en faire part à Jules.

Pour le moment, j’avais tout autre chose en tête. En plus de sa proposition, l’homme avait laissé nettement sous entendre qu’il s’était retrouvé dans la même position que moi. Une personne de plus. J’avais l’impression que ce genre d’incident était assez commun dans cette ville.

- Alors... D'où venez vous ? Je suppose, selon vos dires, que vous êtes arrivé en cours de route également.

Sa réaction ne fut pas celle escomptée. Bien que je puisse comprendre un refus, il me renvoya un sourire un peu terne avant de reprendre, en balayant ma question. Je pouvais aisément me douter que cela ne l’enchantait pas encore beaucoup de parler de cela.

- Cette question est bien trop vaste. Une jeune fille comme vous serait bien ennuyée d'entendre l'histoire d'un vieux bonhomme comme moi.

- Jeune fille ? On ne m'a pas appelé comme cela depuis... Des lustres !

J’avais éclaté de rire, détournant volontairement un moment la conversation. Ma remarque n’était d’ailleurs pas complètement fausse. Ma grand mère... Ou tout du moins la nature m’avait peut être appelé comme cela, mais cela restait très rare. Dans tout les cas, je devinais assez facilement que son histoire s’étendait sur de nombreuses années, et se retrouvaient sans doute marqué par de nombreux évènements.

- Souhaitez-vous... manger une glace ? Il y a un stand à quelques pas. Je vous invite, bien évidemment.

- Avec plaisir, merci beaucoup.

Répondis-je en souriant. L’occasion était plutôt belle, il s’agissait d’une belle journée, et cela nous permettrait de continuer de discuter. Je sortis de l’eau, séchant mes pieds en amorçant quelques pas dans le sable. Je remis ensuite mes chaussures, en même temps que lui, pour le suivre jusqu’au stand de glace. Je n’avais pas encore eu l’occasion d’en manger beaucoup puisque les beaux jours commençaient seulement à pointer le bout de leur nez.

Comme à mon habitude, du temps où je vivais encore à Rome, je pris une glace avec deux boules, l’une saveur noix de coco, et l’autre saveur banane. Si je ne comprenais pas auparavant pourquoi ces deux parfums me plaisaient tant, je savais aujourd’hui qu’ils me rappelaient les fruits de l’île. Bien que leur goût n’est rien à voir avec ceux d’ici.

Les deux glaces achetées, nous avions continué notre chemin sans réels buts précis, en discutant. Rapidement, la conversation avait tournée autour de ses expériences de navigations, puis avait naturellement évoluée vers son histoire. Cette fois l’homme s’était ouvert peu à peu, contant quelques passages de sa vie, qui semblait bien remplie.

Il fit allusion à son rapport avec le passé, ses romans qui... Selon ses dires, avaient révolutionné le monde, ce qui m’avait beaucoup fait sourire. Je ne m’étais d’ailleurs pas retenue de le taquiner dessus, même si, en réalité, je n’avais pas encore eu la chance de connaître ses œuvres.

Puis, sa vie avec l’océan. Ses nombreuses navigations. Ses croisières à bords de ses différents bateaux, sa goélette, le Saint Michel, en l’honneur de son fils. Sa passion pour l’Océan, commune à la mienne. Beaucoup de nos propos se rejoignaient. Pouvoir aborder sa passion avec quelqu’un la partageant était très agréable. Je comprenais chaque nuance de ses propos, comme il comprenait les miennes. Nous avions quelques techniques en commun, comme la navigation grâce aux étoiles. Elle était essentielle, dans mon peuple, puisque nous de disposions que de très peu d’outils.

Sa connaissance des astres m’avait aussi étonnée. Dans mon peuple, nous avions toujours associés chaque étoile à l’un de nos ancêtres. Ma grand mère m’avait toujours dit qu’une étoile se préparait à l’accueillir lorsque ses jours se termineraient. Alors, à chaque fois que j’aurais eu besoin de la voir, de l’entendre, ou de lui parler, je n’aurais eu qu’à lever les yeux et découvrirent cette nouvelle étoile qui avait pris place dans le ciel. Ici, le ciel semblait offrir d’autres possibilités qui m’étaient encore inconnue.

Et puis, la conversation s’était allégée sur ce nouveau siècle. Il m’avait fait part de ses difficultés à s’y habituer et à comprendre son fonctionnement. Si je n’avais pas vécu deux ans à Rome avant, j’aurais certainement été dans le même cas que lui. Mais je me retrouvais dans ses paroles avec les quelques lacunes qu’il me restait. L’alphabétisation par exemple. J’avais beaucoup appris à Rome, surtout grâce à mon job de serveuse, mais certaines choses n’étaient pas encore totalement acquises.

Parfois, j’avais pu entrevoir ses yeux se voilé d’un chagrin certains. Lorsqu’il avait son fils, notamment, et ses anciens compagnon. Je ne pouvais d’ailleurs que comprendre ce sentiment. Mon arrivée à Storybrook avait été plutôt positive, mais cela m’avait obligé, comme cela avait du l’obliger, à laisser toute une vie derrière lui. Une vie bien remplie. Des connaissances, des amis, de la famille. Des gens importants. Il était difficile, voir impossible, de tirer définitivement un trait sur eux. Leurs souvenirs nous hanteraient toujours.

Je n’avais pas fait attention au temps qui avait défilé. Cette conversation aurait très bien pu encore durer des heures si notre attention n’avait pas été attirée par quelque chose de plutôt insolite. Nos pieds nous avaient mené jusqu’au centre ville de Storybrook. Et, plus précisément, sur la grande place. Sur laquelle... Un homme, au visage qui m’était légèrement familier, attendait, planté à côté d’un panneau lumineux en forme de flèche « L’Australie, c’est par là ! ». Amusée par la mise en scène, j’avais commenté avec un sourire amusé :

- C’est une invitation ?

Jules, quant à lui, était resté en retrait. Il avait jeté un coup d’œil à l’homme, engageant un signe de tête assez sec pour le saluer. Il avait ensuite ouvert la bouche pour le saluer.

- Monsieur.

Bien moins convivial que précédemment, apparemment. Pourtant, le visage de l’homme ne m’était pas inconnu. Et... Si je ne l’avais jamais croisé à la colocation, c’est que je n’avais pu le voir qu’à un autre endroit : Rome. Presque sûre de moi, je lui avais demandé :

- Nous nous sommes déjà vu, n’est-ce pas ?

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________________________________________ Dim 14 Mai 2017 - 20:59



Au Violent de nos Songes
Emily & Plein de Monde



La porte claqua et Mona releva la tête, apercevant une touffe de cheveux blonds qui se dirigeait vers elle. D'un geste, elle attrapa son mug de café et le leva au dessus de la table au moment ou une jeune femme posait la pile de dossiers qu'elle tenait sur le bureau, faisant trembler les petits bibelots qui se trouvaient dessus.

« Voila, ils sont tous la. Et les reçus de la police sont ici »
fit la jeune blonde en tirant de sa poche une dizaines de papiers froissés.

« Eh bien on peut dire que tu n'a pas chaumé ! »


Mona reposa son mug sur la table avant d'attraper les papiers. Elle les examina un instant avant de lever les yeux.

« Tu n'as que les petits DDC ? D'habitude tu prends de plus gros poissons... »


« Ouais... »
lacha Emily en tirant un paquet de cigarettes de sa poches sous le regard réprobateur de la femme. « Mais j'ai besoin de vacances en ce moments, d'un autre coté Figue a pété la télévision ce matin alors j'ai besoin de … me calmer. »

Ca après le week-end surprise de Blake ou ses nefs avaient été mis a rude épreuve, elle ne se sentait pas l'énergie de poursuivre des psychopathes en puissance. Oh il y avait bien encore un ou deux avis de recherches assez intéressants qui traînaient au fond de son sac, mais pour le moment elle préférait les contraventions non payées, les petits dealer et même les exhibitionnistes. Du moment que ca payait...

« T'as autre chose ? »
demanda elle finalement en jetant un regard rapide – et un peu ennuyé – vers les photographies qui ornaient le mur.

« Oui ! »
Elle fouilla un instant dans ses papiers, faisant tomber des piles de dossier sagement ordonnés pour finit par lui tirer un petit fichier qu'elle lui tendit. « Tiens, Eliott Sandman. Un gars, plusieurs plaintes et il n'est jamais venue au tribunal. Je ne sais pas pourquoi mais ca n'a pas eut l'air de déranger plus que ca les hautes instances... mais je sais que tu aime ce genre de « cas ». »

Emily hocha silencieusement la tête. Ouais, encore un gosse de riche qui devait compter sur l'influence de papa-maman pour se sortir du pétrin. Tapage nocturne, plaintes de voisins, animaux dangereux... C'était plus tot vague tout ca. Pourtant un sourire carnassier s'installa sur son visage. Il pensait pouvoir échapper a la justice combien de temps exactement ? Elle allait se faire un plaisir de le ramener par la peau des fesses au poste, bien que sa prime soit... assez importante pour un type avec des délires aussi mineurs. Bah, il devait être difficile a attraper, c'était tout !

« Le plaignant a exigé qu'on fasse... enfin bref tu n'a qu'a lire la déposition. »


« Ok c'est bon je le prends. Je reviens dans une demis heure, ca ne devrait pas être trop difficile comme opération. »


Des gamins prés-pubers, elle en avait tout le temps.


* * *

La petite coccinelle s'arreta devant ce qui semblait l'adresse du fameux Eliott. Emily coupa le contact, laissant la musique s'éteindre du même coup pour pouvoir relire tranquillement le dossier. On avait quasiment rien sur lui si ce n'était des plaintes. Bah, elle verrai bien en arrivant. La jeune femme vérifia que son chargeur était bien remplis et que ses menottes marchaient correctement avant de les installer a sa hanche. Puis elle sortit de la voiture, claquant la portière au passage pour se diriger vers la porte d'entrée. Elle frappa tout en jetant un regard autour d'elle. Misère, le quartier était tellement propre et … brillant ! Ils s'amusaient a couper leur gazon au millimètre ou quoi ? Exactement le genre d'endroits ou elle n'était pas a sa place et ou elle le ressentait bien.

Enfin la porte s'ouvrit, dévoilant un jeune homme aux cheveux tellement en bataille qu'il aurait pu gagner un concours. Il était grand et plus tot maigre. Un regard assez... ouvert de ce qu'elle voyait. Dés qu'il la vit, un sourire illumina son visage et il déclara avec enthousiasme :

"Ah ben la voilà l'inconnue que je ne connais pas !"

Euh... hein ? Il l'attendait ou quoi ? D'habitude les gens n'étaient pas si heureux de la voir...

« Eliott Sandman ? »
fit elle finalement, le visage fermé pour éviter d'avoir a lui crever les yeux directement pendant qu'il la reluquait. Il sembla enfin se souvenir de ce qu'on avait du lui apprendre comme étant de la politesse.

« Bonjour ? »
son sourire colgate vacilla un instant quand il aperçut les menottes et le flingue. « Vous êtes nouvelle dans le quartier ? »

Elle fronça les sourcil. Ok il ne l'attendait pas en fait. Ou peut être que si ? Bah, elle s'en foutait. Tout ce qui comptait c'était de le ramener. Elle jeta un nouveau coup d'oeil autour, zieutant rapidement les maisons voisines tout en tirant un papier de sa poche.

« Pas vraiment, c'est un peu trop.. clinquant pour moi ici. Je suis envoyée par la police. Vous avez recu un papier vous demandant de vous rendre au tribunal mais vous n'y êtes pas allé. Je dois vous accompagner au poste pour... définir une nouvelle date. »


Ouais enfin... elle allait plus tot le laisser croupir en cellule jusqu'à a nouvelle audience, mais ca il n'était pas obligé de le savoir. Elle se pencha sur le coté, jetant un regard dans le couloir pour voir si il y avait quelqu'un. Après tout le gamin n'avait pas l'air méchant, il ne lui avait – pour le moment – pas tiré dessus donc ca devrait aller. Elle pouvait bien le laisser prévenir les gens qui vivaient avec lui si il y en avait.

"Vous avez quelqu'un a prévenir ? Un poisson rouge a faire garder ? Si non on y vas maintenant."


« Un papier ? Comment ça le tribunal ? »
demanda il, l'air reelement surpris. « Eh, je suis pas un délinquant ! J'ai rien fait ! Et j'ai déjà payé les dégâts pour les trucs non identifiés qui sont sortis de mon Lasergame le mois dernier. »

Il leva le nez en l'ai, les bras croisés sur le torse et les jambes fermement plantées sur le pas de la porte comme si il la déifiais de dire le contraire ou de le faire bouger d'un pouce. Emily soupira. Et merde... punaise elle aurait du se douter que ce serait un emmerd**r.

« Je ne veux même pas savoir de quoi vous parler, et de toute façon, je ne viens pas pour ça. »
Elle lui planta le papier sous le nez. « Regardez : Madame Scaridou, Mr Falonne, et je viens a cause d'un certain... Jules Verne – Non mais ce nom sérieux... - qui a insisté pour que, je cite : « Les forces de l'ordre mettent enfin un terme a ces agissements puerils » .. ou un truc du genre. Alors suivez moi. »

Eliott attrapa les papiers et les parcourut des yeux d'un air perplexe.

«QUOI ? L'espece de... il a porté plainte contre moi ? Il a osé ! Alors qu'il vit chez moi et que je lu demande même pas de loyer ! »


Ouh, dure... Mais bon leurs histoire de couple, elle s'en foutait totalement. Le jeune homme fixa les feuilles d'un air énerv é avant de les rendre a Emily.

« Les autres, je connais pas. Il doit y avoir une erreur. »
lacha il en lui jetant un regard hautain. Elle allait le frapper. Si il continuait... Il allait devoir prendre rendez vous avec un dentiste.

« Vous voulez m'emmener où au fait ? Vous avez inventé toute cette histoire pour me kidnapper ou quoi ? Ma tête est mise a prix c'est ca ? »
reprit il en jetant un coup d'oeil dans le dos d'Emily comme pour s'assurer qu'elle soit bien seule. Cette dernière sentit sa mâchoire se contracter et fit craquer son cou sur le coté, se préparant mentalement a lui mettre la raclée de sa vie.

« Au poste. Soit vous venez gentiment et je vous laisse dire au revoir a votre chat, soit.. je vous embarque de force, a vous de choisir. »
Elle aurait presque voulue qu'il choisisse la seconde tiens... Emily se permit même un sourire moqueur. « Et oui, vous avez une mise a prix. »

Le jeune homme la fixa d'un air impassible avant de répondre a son tour avec un grand faux sourire.

« Je coute combien, juste comme ca ? »

Ah, l'égo des hommes...

« Deux dollars et demis »
fit elle avec un grand sourire, ravie de voir son air satisfait se décomposer dans la seconde.

« C'est tout ! »
son ton indigné la fit presque rire, avant qu'il ne reprenne, l'air presque ennuyé : « J'aurai adoré adoré vous suivre, mais je suis attendu quelque part ailleurs. Alors ca va pas être possible. Re-essayez la semaine prochaine ! » ajouta il en tentant de lui fermer la porte au nez.

La basket d'Emily se coinça entre la porte et le battant, alors que de son autre main, elle avait tiré son colt pour lui pointer sous le nez. Elle était un peu.. expéditive et a la limite de l'illégal, mais là son taux de patience avait été épuisé jusqu'à la dernière goutte.

« Allez maintenant fini les conneries, tu recule et tu met les mains bien en évidences ! »


Ca ne loupa pas, le jeun homme lâcha immédiatement la porte, lui libérant le passage, pour mettre les mains en l'air.

« Oh... tu te crois dans New York unité spéciale ? Baisse ton flingue. Tu pourrais te blesser. »
dit il d'un ton prudent, plein de sollicitude... qui lui donna envie de le frapper. Non mais pour qui il se prenait ! Elle maniait les armes depuis assez longtemps pour savoir s'en servir il n'avait pas de leçons a lui donner ! D'un geste, elle le poussa contre le mur, passant une main dans son dos pour lui attacher le premier poignet de la menotte avant de ranger l'arme et d'un meme geste de lui passer l'autre poignet.

« Mais bien sur... Tu as le devoir de garder le silence sous peine de te faire péter le nez. Tout ce que tu dira pourra potentiellement me mettre les nerfs donc fais gaffe. »


Sans la moindre douceur, elle lui attrapa le bras et l’entraîna vers l'extérieur, le faisant a moitié trébucher quand elle passa la porte en la refermant derrière elle. Elle ouvrit la portière de la petite voiture et le poussa dedans, retenant un sourire amusé quand elle remarqua qu'il avait presque le menton au niveau des genoux.

D'un geste, elle referma la portière et s'installa a la place du conducteur avant de poser la main sur la clef de contact quand il revint a la charge, lui faisant lever les yeux au ciel.

« Je suis désolé, je voulais te laisser vivre ton moment de gloire mais... J'ai un truc important à faire. Sauver un petit garçon Et j'ai une autre mauvaise nouvelle : tu as l'air trop coriace pour que je ne te prenne pas avec moi. Tu vas être utile. »

Il tendit la main et la lui attrapa, la faisant se crisper instantanément avant même qu'elle ne se demande comment il avait fait pour se détacher. Un instant après, elle vacillait sur ses jambes, l'estomac pres a se retourne et la tête qui dansait la samba. Une main devant la bouche, elle aperçut a coté d'elle une affiche clignotante agressive qui lachait : »L'Australie c'est par la ! ». Putain. Putain de putain de putain. Non, hors de question. Hors de question, elle avait pas signer pour ca.

« Alors là, même pas en rêve. »
Elle recula d'un pas, de deux.. avant de sentir une résistance a son poignet, lui faisant baisser les yeux.

« TU M'AS MENOTTE??? »
Avec ses propres menottes en plus ! « Non, c'est mort ! Je me casse ! »

Elle fouilla dans sa poche et attrapa les clefs des menottes... qu'il lui confisqua ! Littéralement ! Il c'était penché juste en avant, avait tendue la main et d'un coup ses clefs se trouvaient dans la sienne.

« Rends moi ca illico ! Tout de suite ou je te jure que tu pourras jamais avoir d'enfants ! »
dit elle d'un air menaçant. Elle lui jeta un regard furieux avant de se rendre compte de la présence du type au cheveux blonds. Putain il avait ramené le type du strip poker ! C'était quoi ce bordel encore ?

« Laisse moi partir ! »
s'écria elle en commençant a lui taper dessus, sauf que lui ne semblait pas être enclin a la libérer.

« Faites le me lacher tout de suite ou alors... »
Emily s'arreta jetant un regard noir a Apollon en se rappelant qu'il s'agissait d'un Dieu. Comme si c'était sa faute. Devait elle lui demander de l'aide ? … « Non, c'est bon laissez tomber, je préfère rester attacher finalement. » lacha elle avec une mine boudeuse en jetant un regard méfiant a la jeune fille qui les accompagnaient, devant un homme en retrait derriere elle.

Emily croisa les bras (ou du moins essaya) , tirant volontairement le bras d'Eliott pour lui signaler son mécontentement.


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________________________________________ Lun 15 Mai 2017 - 13:01


Cheesecake Tentation
la petite folie qui nous perdra...



    Il n'y avait absolument rien de compliqué dans la recette du cheesecake aux Oreos. C'était même bien plus simple que je l'avais imaginé. Il suffisait de prendre des oreos et de séparer le blanc intérieur, du noir extérieur. Quand on avait le tour de main, c'était un jeu d'enfant et vue que je le faisais déjà quand je mangeais un Oreo, c'était vraiment pas compliqué. Ensuite, il n'y avait plus qu'à les mixer avec du beurre afin d'obtenir une pâte qui sera la base du cheesecake.

    A côté de ça, j'avais préparé du chocolat blanc coupé en morceaux que j'avais fait fondre au bain-marie avec un tout petit peu d'eau et un tout petit peu de beurre. Le fromage frais était déjà mélangé dans un bol avec le mascarpone et je n'avais plus qu'à y ajouter le chocolat blanc que je venais de finir. Une fois fait, les Oreos restant en morceaux avaient été intégrés à la préparation et il ne restait plus qu'à mettre le tout au réfrigérateur pendant... quelques heures. C'était pour cette partie là qu'il y avait un problème. Parce que techniquement, je n'avais pas plusieurs heures devant moi, mais uniquement quelque minutes.

    « Il n'y a pas un moyen plus efficace de faire durcir le tout ? Et si j'allais voir quelqu'un comme Elsa, afin de le refroidir rapidement ? »

    J'étais véritablement sceptique quant à cette idée d'aller voir la déesse magique juste pour qu'elle refroidisse un plat, mais le but était que le cheesecake soit prêt rapidement. Oh et puis tant pis ! J'avais laissé le plat ici, sur le plan de travail, avant de faire apparaître un carton d'invitation sur le gâteau.

    « Tadaaaaam ! » m'exclamai-je face à Robyn, pendant que le carton était en train de se faire dévorer par le gâteau.

    C'était pas l'idéal de mettre du carton sur quelque chose qui n'était pas dur et qui allait simplement l'absorber.

    « On peut dire que l'attention y est, n'est ce pas ? » dis-je à la jeune femme en faisant une petite moue, tout en voyant mon carton s'enfoncer davantage.

    Robyn quant à elle, ne bougeait pas. Son regard faisait des aller et retour entre le gâteau et moi-même. Le cheesecake n'était vraiment pas très résistant et encore moins avec ce carton qui s'engouffrait en lui comme si le cheesecake n'était qu'un sable mouvant. La jeune femme s'approcha du gâteau et du bout des doigts attrapa l'invitation, tentant du mieux qu'elle pouvait de la sauver de la noyade.

    « Pour l'effort, je vais mettre dix. Pour le résultat par contre... »

    Elle attrapa les bords du carton dans chaque main et l'approcha de son visage pour essayer de déchiffrer ce qu'il y avait d'écrit. Je voulais bien l'admettre, j'aurai pu trouver mieux, même si niveau originalité je méritai également un dix sur dix !

    « En quelle honneur tu m'as préparé un cheesecake aux oréos ? Tu viens m'annoncer que je vais mourir, c'est ça ? Ou qu'une météorite va tomber pile sur ma pâtisserie ou ma coloc ? Si c'est ça, dis rien hein. Je vais aller chercher des cuillères direct et je vais essayer de faire une overdose de sucre pour avoir une mort douce qui résumera bien toute ma vie. Tu veux en être ? »

    « Tu trouves que ta vie était douce ? » demandai-je surprise.

    J'aurai plutôt dit pétillante, comme ces bonbons qu'on mettait en bouche et qui grésillaient. Comment qu'ils s'appelaient encore ?

    « T'inquiète ! Je voulais faire une invitation originale, mais j'ai merdé je crois. C'est pas ma faute d'un côté. Tu savais toi que le cheesecake devait reposer dans le frigo pendant deux heures ? Qui a inventé ça ? »

    C'était une idée totalement débile ! Peut être que si j'avais mis des glaçons dans la préparation, ça aurait refroidis bien plus vite.

    « Pitié, dit oui !! » l'implorai-je limite. « Pa' s'est mis dans la tête qu'un gars shaman l'a appelé pour aller sauver un petit garçon et j'ai qu'une heure pour trouver quelqu'un avec qui y aller. En plus t'aurais dû voir sa tête quand je lui ai parlé que ça allait être toi. Et pour être sûr que tu ne refuses pas, je me suis dit que préparer un cheesecake et qui plus est dans ta boutique, ça serait chouette, n'est ce pas ? »

    On pouvait dire que l'arrière boutique était un véritable champs de bataille. Mais d'un côté, je pouvais tout ranger en seulement quelque secondes... du coup c'était pas si dramatique que cela.

    « Tu en penses quoi ? Cheesecake, oreos, Australie, Chaman, et... KANGOUROU ! Des kangourou ! T'aimes ça, n'est ce pas ? Tout le monde aime les kangourous ! »

    La main de Robyn se leva dans les airs, sans doute pour me faire comprendre que c'était bon, inutile d'en rajouter, elle marchait. C'était si simple que ça ?

    « En dis pas plus. J'en suis. En fait dès que tu m'as parlé de ton géniteur au cerveau ramolli, ça m'a tenté direct. Non pas que j'ai pas envie de sauver un gosse, mais l'idée de faire chier Elliot... c'était juste trop bon quoi. »

    Là on se comprenait ! Je lui avais fait un grand sourire, tandis qu'elle posait l'invitation à côté du cheesecake. Elle se lécha le bout des doigts pour les nettoyer.

    « Désolée. Je critique ton père, c'est pas hyper sympa de ma part. T'es sûre que t'as toujours envie de m'embarquer ? Je pense que c'est un connard, mais toi hein. Je te rassure. Même si du coup va falloir que j'oublie que t'es allée dans ma pâtisserie sacrée alors qu'elle est pas censée être ouverte aux visiteurs. »

    Elle plissa des yeux, ce qui eu pour effet de me faire frémir. C'était donc ça que ressentais maman en face d'elle ? Je comprenais mieux certaines choses. Puis, elle eu un petit sourire en coin.

    « On part quand ? Faut que j'embarque quelque chose en particulier ? Ou c'est un petit voyage vite fait et on rentre au milieu de la nuit ? »

    « Ca sera du rapide ! T'auras même pas le temps de dire Plouf qu'on sera déjà rentré ! D'ailleurs, ça va faire une heure, ça doit être bon ! »

    Je lui avais agrippé le bras et on avait atteris sur la grande place. Plouf !

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Ma maman et mon BeauGosse
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________________________________________ Lun 15 Mai 2017 - 14:27


« Le bal des casse-pieds. »

Elle était vigoureuse, la petite blonde. Et bien équipée, en plus. Je ne lui avais pas laissée le temps de réagir pour l'attacher avec ses propres menottes, et de lui confisquer les clés, par-dessus le marché. De cette façon, elle ne pourrait pas s'enfuir. J'avais passé une menotte autour de mon poignet et l'autre autour du sien. Au début, elle s'excita et me frappa, si bien que j'hésitais à lui donner un petit coup de foudre afin de la calmer. Elle s'apaisa d'elle-même en voyant Apollon juste à côté de la pancarte que j'avais placée là, histoire qu'on ne loupe pas le point de ralliement. C'était une blague ou quoi ? Comment ce dieu pouvait-il imposer le respect avec sa dégaine de demeuré et son sachet rempli de sandwichs ?

La flic -ça devait en être une vu qu'elle avait un flingue et des plaintes dans les poches- tenta de croiser les bras, ce qui m'entraîna brusquement vers elle.

"Tu vas calmer ta joie, oui ?" fis-je en la dardant d'un regard agacé. "Savoure un peu la perspective de faire un voyage avec Air Elliot ! Tous frais payés ! On va sauver un petit garçon, c'est plutôt cool, non ? De toutes façons, si tu n'arrêtes pas, je te donne un petit coup de taser."

Tout en haussant les sourcils d'un air éloquent, je levai ma main menottée vers elle. Du bout de mes doigts s'échappa un léger filament électrique.

"Je ne pense pas que tu veuilles faire ça, mon ami."
intervint Jules.

"Oh détrompe-toi, j'en ai très envie." fis-je sans lâcher la blonde du regard. "Ca fait longtemps que je n'ai plus tasé personne. Ca me démange. Je suis la foudre, je suis... Taser Fesse !"

Je ricanai légèrement, en espérant que quelqu'un allait capter la référence sinon j'allais passer pour un gros débile. Apparemment, j'étais le seul à aller au cinéma vu le manque de réaction autour de moi.

"Ton compte est bon." rétorqua Jules d'un ton désinvolte.

Je roulai des yeux et les posai sur lui.

"Quoi ? Pourquoi je ne peux pas la taser ?"

"Le métal est un conducteur électrique : si tu électrocutes cette jeune femme, les chaînes qui vous relient te feront passer un très mauvais moment. Mais je ne souhaite pas interrompre plus longtemps cet instant épique. Poursuis, je t'en prie."

Ok, il m'énervait prodigieusement aujourd'hui, celui-là. D'habitude, son côté Jamy de C'est pas Sorcier m'éclatait bien. En plus, j'apprenais des tas de trucs mais là, il ne fallait pas qu'il étale sa science.

"Tiens, c'est ta nouvelle copine ? Elle est pas trop colorée pour toi ?"
lançai-je en remarquant la jeune femme qui se tenait à côté de lui.

Je la saluai malgré tout d'un geste de la main sympathique en faisant s'entrechoquer les menottes et tanguer la blonde à laquelle j'étais accroché. Je m'aperçus que ma fille venait d'arriver, accompagnée par Robyn. Merveilleux. Elle avait la délicate expression d'un bouledogue qu'on aurait stérilisé.

"J'ai invité Mademoiselle de Motunui à manger une glace, et nous avons aperçu ce panneau."
précisa Jules d'un ton guindé. "Cette expédition en Australie me semble des plus attrayantes."

"Sauf que t'es pas invité, espèce de faux frère !"
m'écriai-je rageusement. "Elle m'a tout dit !"

Je désignai la blonde menottée avant de poursuivre :

"Depuis quand tu t'amuses à porter plainte contre ton copain ? Tu sais que ça se fait pas ? C'est même considéré comme un acte de trahison dans le Pote Code de Barney Stinson !"

"Le pot de colle de qui ?"
fit-il en clignant des yeux, médusé.

Je secouai la tête, hésitant entre rire ou pleurer. Non vraiment, certains jours, ça ne valait pas le coup de se lever. En plus, tout le monde nous observait comme si l'on avait une dispute de couple. Ne pouvait-il pas essayer de comprendre ma douleur ?

"C'est gênant, les enfants."
déclara Cassie en croisant les bras.

"Aucune importance. On y va." grommelai-je. "Attrapez quelqu'un et ayez une pensée agréable. On s'envole...!"

Je ramenai la blonde vers moi, attrapai la main de ma fille, et n'attendis pas de voir si les autres avaient obtempéré. Au pire, ils resteraient sur place et ça leur ferait les pieds. Eh non, je n'étais pas de mauvaise humeur !

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________________________________________ Lun 15 Mai 2017 - 23:43



I hate you so muuuuuch !

Neil pensait vraiment que ça allait être juste un petit aller-retour rapidos ? C'était son géniteur qui organisait ce voyage. Je sentais déjà gros comme une maison que ça allait être un merdier pas possible. Ce genre de boulet, ça accumule les conneries et ça met toujours tout le monde dans la merde. Y avait pas de raison pour que ça soit différent, cette fois. Je savais que j'aurai dû au moins emmener un truc à bouffer au cas où, putain ! J'étais un peu trop naïve en ce moment. Fallait que je gaffe, sinon j'allais finir aussi conne que l'autre débile qui venait de nous téléporter... Au beau milieu d'une plage surpeuplée où il devait faire au moins cinquante degré.. OK. Que ce que je disais déjà ? Ah ouais. Il était toujours aussi con. C'était pour quand la greffe du cerveau ?

- C'est un peu chaud de trouver l'endroit que j'ai vu en rêve.

Nan, c'est pas vrai ? Il était pas aussi con. Il était encore plus con, en fait ! J'avais la preuve que c'était possible ! Voilà que maintenant il se prenait pour Charles Xavier, en plus. Avec une coupe de cheveux degueu en option. Les yeux fermés, une main sur la tempe, il essayait de se concentrer. Parce qu'il y avait quelque chose sous cette masse capillaire informe qu'il lui permettait de faire preuve de concentration ?

- Le chaman m'a pas très bien indiqué le truc... En plus l'Australie, c'est grand ! Je me concentre... Je suis... concentré.

J'avais levé les yeux au ciel pendant une micro seconde, en poussant un gros soupire de désespoir agacé. Et quand mon regard s'était de nouveau posé sur cette erreur de la nature... j'eus tout le loisir de le voir reluquer sans gêne les fessiers rebondis de deux pauvres filles en bikini. C'était limite si il avait pas la bave au coin des lèvres et les yeux qui allaient lui sortir de la tête ! En plus d'être con, c'était un gros dégueulasse ! Il osait vraiment faire ça ? Alors qu'il était marié ? Putain de détraqué !

Sans aucune hésitation, ma main alla lui frapper violemment l'arrière de la tête. Beurk. Je venais d'entrer en contact avec la toison qui poussait n'importe comment sur son crâne de girafon. J'espérais que quelqu'un aurait un flacon de désinfectant. Ou même de la javel, ça ferait l'affaire.

- Ça, on te gêne pas ? Je suis sûre que Lily va être ravie quand quelqu'un lui dira que son crétin de mari matte les fesses de deux pétasses refaites !

Ce quelqu'un, ça serait sûrement moi. Idéalement. Ou alors je pourrai toujours demander à Neil d'enfoncer son père pour moi. J'avais pas gueulé quand elle avait dit avoir été dans ma pâtisserie pour préparer un cheesecake... qui en était pas vraiment un. Alors me devait bien ça. Je me voyais mal aller dire ça à Lily alors qu'on se parlait déjà à peine.

- Fais pas le con et concentre toi. Je sais que t'es né avec une bonne partie des neurones en moins, mais je pense que même toi t'es capable de te rendre compte que c'est pas ici qu'on va trouver un chaman et un gosse en danger.

Malgré le dégoût que j’éprouvais, je lui avais attrapé le menton pour le forcer à détourner le regard des greluches. Je plissais tout à coup les yeux, avec un air suspicieux, sans pour autant le lâcher.

- À moins que tu te sois foutu de notre gueule et qu'il y a personne à sauver en réalité ?

Ça serait même pas étonnant de sa part, tiens. Sa vie devait être incroyablement déprimante, sûrement qu'il devait s'inventer des aventures dingues pour pas prendre conscience de la réalité. Si il vivait dans le monde réel et qu'il branchait son cerveau, il comprendrait peut être que quelque chose va pas avec lui. Genre sa tête. Son cerveau. Son menton tout bizarre, aussi.

Comme toute réponse de sa part, j'eus le droit à un plissement des yeux. Ouah, quelle originalité ! Il en était arrivé au point où il devait me copier ? Il avait donné sa langue à une chaudasse australienne ?

J'allais lui sortir une charmante petite réplique qui l'aurait sûrement fait taper du pied comme le gosse qu'il était, mais avant que je puisse dire quoi que ce soit, le décor changea. Que ce que... Hein ? J'étais à califourchon sur une longue planche de surfe, les pieds dans l'eau et à un bon paquet de mètres de la mer. Y avait pas besoin de sortir d'Harvard pour savoir ce que ce salopard avait fait. Non mais quel gros con ! Il m'avait téléporté au beau milieu de la mer, sur une planche de surf à la con, pendant que lui il devait prendre son pied depuis la plage sur laquelle il était tranquillement retourné, sans penser au fait que je pourrai me faire bouffer par un requin. À moins que...

En fait, c'était pas des requins dont je devrais vraiment me méfier. J'avais plus envie de penser à eux, de toute façon. Tout ce qui m'intéressait, maintenant, c'était l'énorme vague qui s'élevait derrière moi. Et qui... s'écrasa sur moi. Avant même que je puisse essayer de me barrer en utilisant mes bras comme rames et la planche comme bateau de secours.

Je me retrouvais la tête sous l'eau, secouée dans tout les sens par les remous de la vague qui m'avait envoyée au fond de la mer. Avant de réussir à remonter à la surface, j'eus le temps de me retrouver nez à nez avec une petite tortue à l'air stoïque et un poisson avec une grosse tête qui ressemblait vachement à Elliot, d'ailleurs. Lui aussi, il avait rien pour remplir tout cet espace ?

Après m'être battue avec ces foutus vaguelettes qui avaient l'air de vouloir m'empêcher de sortir de l'eau, histoire que je crève noyée, je réussi enfin à m'extraire de là. Je dû nager un peu pour rejoindre la plage, barbotant avec difficulté à cause de mes vêtements qui étaient devenus lourds. Mais dès que mes mains s'enfoncèrent dans le sable et que mon corps entier s'extirpa de l'eau, je me sentie tout à coup très légère. J'avais une folle envie de péter la gueule de ce connard qui me faisait de joyeux signes de la main, en affichant un faux sourire qui me fila un frisson. Même si Neil venait de le frapper à la tête et de l'engueuler, suivie juste après par monsieur Jules Verne qui nous avait fait l'honneur de sa présence, c'était pas assez. Je voulais qu'il crache ses dents. Qu'il se mette à saigner. Et qu'après je le balance à la flotte pour qu'un grand requin blanc le bouffe. Je filmerai tout ça, bien entendu.

Le poing levé, je me précipitais vers Elliot, en me retenant pour pas pousser au passage un hurlement de rage. J'étais déjà assez ridicule comme ça, avec mes vêtements qui me collaient au corps et mes cheveux qui me trempaient le dos. C'était peut être à cause de ça, justement, que je m'arrêtais au dernier moment, mon poing serré à quelques millimètres de son visage. Se rendre compte que j'étais dégoulinante, c'était un peu comme une douche froide.

- Tu mérites même pas que je t'en foutes une. Je t'aurai bien aussi foutu mon genou dans l'entre-jambes, mais ça m'étonnerait que sentes quoi que ce soit, vu qu'il doit rien avoir dans cette zone là.

Prends ça dans les dents, pauvre type. Je lui adressais un regard assassin, puis me désintéressais de lui pour aller ramasser une serviette de plage abandonnée en boule sur le sable. J'entrepris de frictionner mes cheveux avec, en essayant de les sécher. Il faisait méga chaud, cette étape là devrait aller vite.

- Ouais ben... toi aussi !

Sacrée répartie, dit donc. Si j'avais eu les mains libres, je l'aurai applaudis. Il se gratta la tête, avec l'air du type qui comprend pas trop ce qu'il a voulu dire. Il devait souvent afficher cette tronche là.

- Laissez moi réfléchir à l'endroit où on doit aller. Occupez vous deux minutes. Je vous sonne quand on part.

Il alla s'asseoir dans le sable, en mettant la main dans sa tête comme si il allait se mettre à réfléchir de manière extrême. Ce qui m'étonnerait. Il savait sûrement pas la définition de « réfléchir ». ça devait être un concept qui lui échappait.

Et puis que ce que j'en avais à foutre ? Il allait très probablement nous envoyer encore au mauvais endroit, pour pas changer. Mais cette fois, il avait pas intérêt à me renvoyer en pleine mer. Il avait conscience du danger de temps en temps ? Et si j'avais su nager, hein ?

Alors que je continuais à me sécher les cheveux de manière un peu trop agressive, énervée par le comportement de sale gosse d'Elliot, je vis une serviette apparaître. J'arrêtais de m'agiter, pour fixer la personne qui me la tendait. Ah bah tiens. Jules.

- C'est pour votre corps car il est euh... mouillé. Ce qui vous va très bien.

À peine j'avais la serviette dans la main qu'il s'en alla, en mode crispé. Bon. D'accord. C'était... euh... comment dire ? J'avais tout à coup encore plus envie d'être séchée.

J'entrepris de retirer la veste que je portais, pour me retrouver en débardeur à bretelles. Trempé, lui aussi. Bien entendu. Putain, je détestais cette sensation ! J'avais envie de tout retirer et de frotter jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Je préférai encore crever de chaud et mourir de déshydratation plutôt que de devoir porter des fringues dégoulinantes et qui collent.

À peine j'avais retiré mes chaussures que Elliot avait enfin compris qu'il était incapable d'utiliser sa matière grise et qu'il voulait qu'on reparte. Super. Il pouvait pas choisir un meilleur moment ? Genre que je profite de la température extrême pour que mes chaussettes soient enfin sèches ? Bon bah tant pis hein. Avant de rejoindre tout le monde, je retirais mes chaussettes et les fourrais dans mes chaussures, repartant pieds nus. Ça sentait les remarques à la con de la part de l'autre débile. Mais je m'en foutais. Il avait de la chance, parce que pour le coup ça m'aurait même pas gêné de me trimballer en sous-vêtements. J'aurai été dans le thème de la plage, comme ça.

- Aïe ! Putain !

Je sautillais sur place, en me mordant l'intérieur des joues pour pas beugler comme un âne. Je venais de marcher sur un jouet, un moitié enfoui dans le sable. Le sortant de là, je le posais dans le creux de ma main, en boitant un peu jusqu'au reste du groupe. C'était un espèce de petit dinosaure tout coloré, avec trois cornes qui lui sortaient de la tête. Normal que ça fasse mal, en fait. Je le gardais en main, tandis que je rejoignis les autres. Elliot s'extasiait parce qu'il pensait savoir où on devait aller. C'était étonnant si j'avais absolument aucune confiance en lui ? Je levais les yeux à l'attention de Neil, adressais un petit sourire en coin à Vaiana qui avait la chance d'assister à des gamineries de haut niveau, et pris la main qui traînait à côté de moi juste avant que Maître Boulet nous téléporte tous de nouveau.


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Mathis Cleverland


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________________________________________ Mar 16 Mai 2017 - 12:41

Je suis, tu es, nous sommes... l'Australie.
Code by EXORDIUM.
Je suis un conteur d'histoires. Je suis un chanteur de chansons. Je suis Ian Thorpe dans son bassin. Je suis Steve Irwin face aux crocodiles. Je suis la main griffée gauche de Hugh Jackman et aussi sa main droite. Je suis, tu es, nous sommes... je suis le vent chaud du désert. Je suis la terre noire des plaines. Je suis les montagnes et les vallées. Je suis la pluie sécheresse et les inondations. Je suis le rocher, je suis le ciel, les rivières. Je suis l'esprit de ce grand pays. Je suis, tu es, nous sommes l'Australie. Et avec tous ceux que nous rencontrons...

« ...nous partageons un rêve. Et on chante d'une seule voix : Je suis, tu es, nous sommes en Australie. »

« Ca fera toujours dix dollars. »

Cet homme ne comprenait pas l'esprit australien qui nous unissait, du coup je dus me résigner à sortir quelques billets et à les poser sur le comptoir tout en récupérant mon paquet de bonbons. Des petites sucreries en forme de dinosaure et à divers parfums fruités tel que citron acidulé, orange, cassis sauvage, framboise ou encore banane. Ils ne contenaient ni colorants, ni arômes artificiels. Des produits artisanaux 100% australiens.

« Vous en voulez ? » demandai-je à l'agent qui se trouvait devant la porte d'entrée, une fois que j'eus quitté la boutique qui jouxtait la station d'essence. « Saveur citron acidulé. Vous avez de la chance. »

Je lui avais tendu le petit diplodocus jaune, avant d'en prendre un violet, sans doute aux cassis sauvage. Il nous restait cinquante kilomètres et j'avais une envie pressante de bonbons. Les trois voitures stationnées à proximité, avec chacune quatre agents à leur bord, étaient prêtes à reprendre la route. J'avais levé la main d'un geste las dans leur direction tout en mâchant mon bonbon.

« On peut y aller ! Ce n'est plus très loin ! »

Effectivement, ça n'était plus très loin, car une bonne demi heure après, à cent dix kilomètres heures, on était arrivé à destination. Plusieurs heures s'étaient écoulées, pendant que mon équipe faisait des relevés du sol et diverses autres choses. Quant à moi, je me tenais debout devant l'immense champ qui s'étendait à perte de vue, tandis qu'une jeune femme blonde venait d'arriver à bord d'une petite voiture rouge. J'avais déjà déboutonné deux boutons de ma chemise noire et le soleil frappait toujours aussi fortement. Quoi qu'il en soit, on ne manquerait pas de bonbons. D'ailleurs, je tendais déjà le paquet à notre invitée, tout en faisant un geste à mes hommes, pour leur indiquer de baisser leurs armes, car bien évidemment, ils la tenaient tous en joue depuis la seconde où elle était entrée dans le périmètre de sécurité.

« Saveur framboise. » précisai-je en lui tendant le bonbon rose.

Elle eut un léger mouvement de recul ainsi qu'une moue de dégoût.

« Pardonnez-moi, j'avais oublié. J'ai aussi des... » ajoutai-je en faisant mine de chercher dans mes poches sans rien y trouver. « ...pastilles à la menthe ? J'en prends toujours avec. Faut juste que je les retrouve. »

« Je veux parler au responsable des opérations. »
dit-elle d'un ton intransigeant, tandis que je trouvais enfin la boite que je lui tendis bien évidemment.

Elle me fixa sans dire la moindre parole. Le refrain de la musique passa une nouvelle fois dans mon esprit. Je suis, nous sommes... l'Australie. Elle était australienne au fond de son âme. Ca se sentait.

« Je vais en prendre une du coup. » ajoutai-je en mettant une pastille dans ma bouche, puis une seconde.

Ca faisait passer le goût du fruit.

« Agent Mathis Cleverland. » répondis-je tout en précisant : « Responsable des opérations. »

Je lui tendis quatre doigts, gardant le petit pour moi, en retrait. Elle fronça les sourcils. Elle ne se présenta pas, car elle savait que je savais qui elle était et que je savais qu'elle savait que je savais qui elle était. Nous savions.

« Je sais. » affirmai-je d'un ton entendu, tout en hochant plusieurs fois la tête et en remettant mes lunettes en place. « Je sais, vous savez, nous savons, mais eux non. »

J'avais levé l'index de ma main droite afin de le poser tout contre mes lèvres. On gardait le secret tous les deux. C'était le deal avec l'agence. Les dieux ne devaient pas dévoiler leur existence, en dehors des personnes qui possédaient le plus haut niveau de sécurité. J'en faisais partie.

« Que s'est-il passé ici ? »

"Faites trois pas en avant." lui conseillai-je.

Elle me jeta un regard indécis, avant d'hésiter. Finalement, elle avança comme je le lui avais demandé. L'instant d'après, elle avait disparu du champ de vision de tous les gens présents. Quelques militaires la cherchaient des yeux alors que d'autres, déjà habitués à ce phénomène, ne bronchèrent pas. Quant à moi, je posai deux doigts sur ma joue en souriant légèrement vers l'endroit où se trouvait Aphrodite. A la place du désert, elle voyait une terre brûlée à perte de vue. Quelques secondes plus tard, elle revint et fut de nouveau visible. Elle était à la fois soucieuse et stupéfaite.

"C'est la première fois qu'il y a un bouclier autour de cet endroit, un peu comme ce qu'il y avait dans la ville à laquelle vous êtes tellement attachée. Une sorte de... filtre de perception."
expliquai-je tout en mâchant un nouveau bonbon.

Quelques jours auparavant, des agents étaient arrivés en combinaison de protection, car l'un de nos satellites avait repéré une activité sismique de l'ampleur d'une explosion nucléaire localisée à cet endroit précis. Pourtant, le sol avait été trouvé totalement inchangé, sauf quand on passait le mystérieux bouclier. Mais étrangement, une fois sur place, il n'y avait aucune trace de radiation dans l'air, comme si cela s'était passé il y avait plusieurs années, voire siècles de là. Chose totalement impossible bien entendu.

Une voiture venait d'arriver au loin. C'était l'une des nôtres. Deux agents en sortirent, avec un homme d'un certain âge.

« Orange. Je n'en avais pas encore eu. » dis-je en lui tendant un petit dinosaure de couleur orangée, qu'il ne prit pas, se contentant d'observer à son tour le désert.

Du coup, je l'avais mis en bouche. Il semblait troublé, un peu comme la déesse Aphrodite qui était déjà là depuis quelque minutes. Comme le temps passait vite.

« Vous pensez que cet endroit à un rapport avec leur disparition ? »

Je plissais les yeux. De quelle disparition parlait-elle ?

« Ca a recommencé... »
balbutia le vieil homme dans sa barbe.

« Qu'est-ce qui a recommencé ? » demanda la déesse en se tournant brusquement vers lui. « Si vous êtes en possession de la moindre information, je vous conseille de me la donner. » ajouta t'elle d'un ton menaçant.

C'est fou ce que ça lui donnait un certain petit charme. Quelque chose de sexy aussi bien dans la prononciation des mots, que dans sa façon de se tenir avec son petit air sauvage. Elle collait parfaitement au décor agressif de l'Australie. Je mis immédiatement un autre bonbon en bouche. Saveur citron acidulé... Hum...

« Il y a... »

« ...beaucoup de belles choses à voir par ici ! » le coupai-je. « Mais concernant la raison de votre présence ici, disons qu'on a repéré les mêmes vibrations qu'émet votre... ville. Rien de bien grave, juste la même chose, mais pas là bas, ici. »

« Quelle ville ? »

« Une petite bourgade quelque part aux Etats Unis, sans trop d'importance. »

« Mais suffisament pour faire déplacer le FBI sur un territoire qui ne lui appartient pas. Qu'est ce que je fais là, moi ? » demanda t'il d'un ton sec.

« Cela doit vous changer de la prison. Vous devriez vous en réjouir. »

Aphrodite fit un signe agacé de la main.

« Ecoutez, je n'ai pas le temps pour tout ça. Mon fils, ma petite fille et d'autres gens qui me sont chers ont disparu. Ca fait cinq jours maintenant. »

« Vous n'avez pas eu le temps de leur faire vos adieux ? On ne m'a pas laissé le temps non plus... » la coupa t'il.

Elle le toisa d'un air à la fois surpris et dérouté. Elle se tourna une nouvelle fois dans ma direction tandis que j'avalais une autre pastille à la menthe. Ca conservait l'haleine fraîche.

« Ils ont parlé de l'Australie. »

« Oui. » dis-je en hochant la tête. « C'est là où nous sommes. C'est beau, n'est ce pas ? »

« Il doit exister un passage, quelque chose... ils sont forcément quelque part. »
murmura t-elle en fixant la terre brûlée.

« Vous n'en savez pas plus que moi. » dis-je d'un ton las. « Pas grave, on fera avec, ou plutôt sans. »

Je m'abîmai quelques secondes dans un silence pensif alors que la déesse s'approchait de nouveau du bouclier -ou champ de force- et passait sa main au travers. Elle disparut et reparut, sous le regard stupéfait du vieil homme qui recula de plusieurs pas.

"Nouveau, n'est-ce pas ?" fis-je d'un ton tranquille.

Puis j'ajoutai à l'adresse d'Aphrodite :

"Dites-moi, sans la puce que j'ai inclue à la lettre que je vous ai envoyée, vous auriez tenu compte de mon message ? Non, je ne pense pas. Vous ne faites pas attention au courrier, sauf quand il contient une puce grillée. Très important, le fait qu'elle soit grillée."

J'avais envoyé une puce qu'ils s'amusaient à coller sur la tempe de certains de leurs congénères pour les faire se tenir tranquille, à la poste de Storybrooke. J'étais persuadé que cela n'allait pas les laisser de marbre. Le meilleur moyen de faire venir l'un d'eux jusqu'ici et d'établir un premier contact.

J'avais mimé la-dite puce entre mes doigts avant de la ranger machinalement dans ma poche. Aphrodite plissa des yeux et baissa la main, qui redevint visible.

"Vous ne vous êtes jamais demandée s'il y avait pu y avoir une seconde ville comme Storybrooke ? Mais une pour laquelle les choses auraient mal tournées. Une ville qui aurait peut-être... grillée ?"
fis-je alors qu'une lueur espiègle brillait dans mes yeux.

Le regard de la déesse resta impassible alors que le vent brûlant faisait voleter ses cheveux devant son visage.

"Nous serons amenés à nous revoir." assura-t-elle. "Très vite."

"Mais j'y compte bien."
répliquai-je en me détournant d'elle.

Elle était sur le point de partir quand le vieil homme la retint par le bras, brutalement.

"Qui êtes-vous ?" s'enquit-il.

Sa main tremblait tandis qu'il cramponnait son bras, mais il émanait de lui une force étonnante, doublée d'une rage de vivre.

"Je pourrais vous demander la même chose."
dit-elle, peu impressionnée mais intriguée.

Ils se lancèrent un regard avant qu'il ne la relâche. Aucun des deux n'avait répondu. Finalement, elle remonta en voiture et s'éloigna à vive allure.

Tranquillement, je mis un bonbon à la pomme dans ma bouche. C'était de rigueur.

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Jules Verne


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________________________________________ Mar 16 Mai 2017 - 16:35

« Telle est la vie des hommes. Quelques joies,
très vite effacées par d'inoubliables chagrins. »

Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.


Juin 1840, Nantes

Une seule fois par semaine, notre père nous emmenait faire une promenade au parc, Paul, Anne et moi, pendant que notre mère restait à la maison avec le bébé. C'était le seul moment où il semblait se souvenir de notre existence, mais il ne nous accordait pas l'importance que nous aurions souhaitée. Tout au plus, cette marche était du rang de l'obligation que de l'amusement.

"Jules, occupe-toi des petits. Je reviens."

Cette phrase était ancrée dans ma mémoire comme une ritournelle agaçante. On me demandait toujours de garder mon frère et ma soeur. Le premier ne me dérangeait pas car il copiait tous mes faits et gestes et m'était fort utile pour mes expériences. Cependant, ma petite soeur âgée d'à peine trois ans me lassait prodigieusement. Ses seules prouesses résidaient dans le fait d'articuler de vaines paroles et de pleurnicher.

Père me laissait le soin de les occuper pendant qu'il conversait avec la fleuriste, une dame qui avait une petite cabane à l'autre bout du parc. Chaque jeudi, c'était la même routine. Il me disait de nous éloigner, de ne pas les importuner. De toutes façons, les discussions d'adultes n'ont absolument rien d'intéressant.

J'emmenais Paul et Anne au bord de l'étang et nous passions l'après-midi à jouer dans l'herbe.

"Ton voilier va couler." observai-je alors que Paul lui faisait prendre de l'élan pour le faire traverser l'onde calme.

"Tu n'en sais rien !" répliqua-t-il farouchement.

Je soulevai Anne pour la sortir du landau et la poser au sol. Aussitôt, elle entreprit de trottiner vers les canards.

"Na... nards." baragouina-t-elle en riant aux éclats.

Je levai les yeux au ciel devant cette démonstration d'intelligence. Etions-nous tous aussi bêtes étant petits ? Quant à Paul, son bateau commençait déjà à prendre l'eau. Je m'approchai de mon frère qui fixait tristement le navire en bois en train de se faire engloutir.

"Il donnait de la gîte à bâbord, c'était couru d'avance." dis-je, fataliste.

Paul renifla tout en retenant courageusement ses larmes. Afin de le consoler, j'allai récupérer une construction de papier aplatie que j'avais cachée dans le landau, à l'insu de tous. D'un air énigmatique, je la dépliai, révélant un petit ballon dirigeable. Je l'avais fabriqué moi-même, d'après des illustrations que j'avais vues dans le journal. Les yeux de Paul s'écarquillèrent de surprise et d'effroi.

"Père a dit plus d'invention..."
dit-il prudemment, comme s'il craignait de se faire entendre.

Et il avait été plus que catégorique à ce sujet, depuis que j'avais enflammé involontairement un fauteuil du salon. J'avais eu une correction si vive que mes doigts s'en souvenaient encore.

J'esquissai un sourire plein de défi, tout en tenant le ballon à bout de bras, triomphalement.

"Tu ne veux pas le voir s'envoler ?"
demandai-je, espiègle.

Mon frère hésita un instant avant de murmurer :

"Si..."

Je faillis le lâcher mais à cet instant, je remarquai qu'une des cordes retenant le panier s'était cassée pendant le transport. Il allait me falloir quelque chose pour le réparer. Anne me tendit un brin d'herbe avec un grand sourire et je secouai la tête. Vraiment, les filles ne servent à rien.

"Je reviens. Je pense savoir où trouver ce qu'il me faut."

Je confiai le ballon à Paul en lui ordonnant de ne pas le lâcher, puis les laissai pour me rendre jusqu'à la cabane de la fleuriste. Je savais qu'elle utilisait de la ficelle, elle pourrait m'en donner un petit bout. Je traversai la pelouse verdoyante en courant et ne me stoppai que pour ouvrir la porte de la cabane. Cette dernière claqua contre le mur alors que je restai figé sur place, le souffle court.

Mon père et la fleuriste étaient bizarrement serrés l'un contre l'autre. En entendant du bruit, ils s'éloignèrent brusquement et mon père laissa échapper d'un ton mi-furieux, mi-stupéfait :

"Jules !"

Pendant que la fleuriste se recoiffait et réajustait sa robe, je me contentai de cligner des yeux, ne sachant pas très bien comment me comporter. Mon père s'approcha et se pencha vers moi.

"Ne répète à personne ce que tu as vu, et surtout pas à ta mère, c'est compris ? Sinon, je te promets que toutes tes affaires finiront en cendres."

Mon matériel pour les inventions, mes croquis de machines extraordinaires, mes livres, tous mes livres... au feu ! La terreur que m'inspirait cette menace fut balayée quand je remarquai la propre peur dans les yeux de mon père, très mal voilée par la sévérité de son regard. Je le soutins sans ciller, réprobateur, la mâchoire serrée. Ce qu'il venait de faire était très mal.

"Quand tu seras un homme, tu comprendras." acheva-t-il en se redressant.

Il voulut poser une main sur mon épaule et bien que je rêvais d'un tel geste depuis toujours, je me dérobai. Je ne voulais pas être son complice.

"Je ne serai jamais comme vous ! JAMAIS !"
m'écriai-je avant de m'enfuir.

Je courus très longtemps, ensuite. Je voulais partir, m'éloigner de tout ce qui me rattachait à lui.

"Jules, qu'est-ce que tu as ?" me demanda Paul d'un ton doux alors que je revenais, les bras ballants, la démarche incertaine.

Mon frère voyait toujours quand je n'allais pas bien. Il était le seul avec qui je ne pouvais pas faire semblant. Je me mordis les lèvres et gardai la tête basse, en silence.

Au bout de quelques secondes, un morceau de ficelle passa devant mon champ de vision. C'était Paul qui le tenait.

"Je l'ai trouvé dans ma poche. On peut laisser s'envoler ton ballon, maintenant."

Je lui adressai un demi-sourire alors que nous prenions le dirigeable chacun par un bord du panier et après l'avoir consolidé, nous le laissions se gonfler d'air et s'élever de plus en plus haut. A cet instant, j'eus la sensation que mon coeur avait pris place dans la nacelle et se faisait plus léger. Je savais que ça ne durerait pas.

Quand on commence à grandir, on ressent ces choses-là. On sait que le bonheur est passager.

***


Juin 2017, Australie

Je me réveillai en sursauts, comme chaque matin depuis cinq jours. Je faisais constamment le même rêve et à mon réveil, je n'en gardais qu'un vague souvenir, des impressions troubles, désagréables et diffuses, comme si le marchand de sable gommait ma mémoire pendant que je dormais.

Je savais seulement que je m'appelais Jules Verne et que j'étais perdu. J'avais la sensation d'avoir un frère. J'en étais persuadé car il me manquait terriblement, sans pour autant parvenir à entrevoir son visage ou son caractère. C'était un vide dans ma tête et dans mon coeur, quelque chose qui y avait sa place et que l'on m'avait pris.

Monsieur Eagle nous avait expliqués que nos parents ou tuteurs, pour ceux qui en avaient, n'étaient plus en mesure de s'occuper de nous et que par conséquent, ils nous avaient confiés à lui. Nous étions sept enfants dans un ranch au beau milieu du bush australien, un ranch qui appartenait à monsieur Eagle.

"N'essayez pas de braver la brousse."
avait-il dit le jour de notre arrivée. "On ne joue pas les héros contre un soleil de plomb et des animaux féroces. Le désert qui nous entoure aurait vite fait de vous cuire comme des oeufs au plat." (il avait regardé avec insistance Emily à ce moment-là, car il avait remarqué que ça l'impressionnait). "Vous êtes en sécurité ici, au ranch. Tout se passera bien tant que vous travaillerez et que vous ne poserez pas de questions."

Le problème, c'est que des questions, j'en avais un paquet.

"Pourquoi ne se souvient-on de rien, monsieur ?"
avais-je demandé au nom de tous mes camarades d'infortune.

Ses yeux bleu glacier, qui tranchaient fortement avec son teint hâlé avaient semblé me percer de part en part avant qu'il ne daigne répondre en maugréant :

"Ca reviendra."

Il nous avait expliqué ce qui nous attendait : les tâches à accomplir, les travaux à effectuer. Puis, il avait énuméré les différents animaux qui composaient la ferme et dont nous aurions à nous occuper, comme les trois vaches, les quelques moutons, deux cochons, un âne et trois chevaux, sans oublier de rares poules. Il avait re-précisé qu'il faudrait travailler dur, que ce n'était pas un camp de vacances. Il avait également mentionné les endroits du ranch qui nous étaient interdits, ce qui souleva une nouvelle avalanche de questions. Cependant, nous apprimes très vite qu'il ne fallait pas les poser à voix haute. Monsieur Eagle avait un tempérament inquiétant et très peu de patience. Il parlait peu et mieux ne valait pas le provoquer.

Cela faisait donc cinq jours que nous étions levés aux aurores pour travailler jusqu'à l'épuisement. Quand nous pensions en avoir fini, monsieur Eagle nous donnait une autre tâche, plus fastidieuse que la précédente. Nous n'avions qu'une heure le soir pour nous amuser, avant de dormir mais bien souvent, le sommeil nous emportait. Je ne voulais plus endurer cela mais je ne voyais pas d'autre alternative : il n'y avait personne dans le ranch à part monsieur Eagle. Quand la nuit, je rêvais d'évasion, les hurlements des dingos et autres bêtes sauvages me ramenaient brutalement à la réalité. Nous ne pouvions nous enfuir : nous étions prisonniers.

"Où est Phoebus ?"

Ce matin-là, je venais de quitter le lit et j'avais remarqué son absence dans le grenier qui nous servait de dortoir. Il n'avait pu s'en aller car la porte était verrouillée chaque soir. D'ailleurs, la clé coulissa lentement puis le panneau de bois s'ouvrit sur monsieur Eagle. Il posa sur chacun de nous son regard perçant avant de pivoter sans un mot et de redescendre l'escalier aussi étroit qu'un boyau. Il ne nous disait jamais "bonjour" car aucun jour n'était bon.

J'attendis que tout le monde soit prêt et je lui emboîtai le pas. J'avais envie de lui demander où était Phoebus mais je craignais qu'il ne réponde un peu trop violemment...
Elliot marchait si près de moi que plusieurs fois, il manqua de me tomber dessus dans les marches.

"Fais un peu attention !"
dis-je d'un ton feutré.

Il se mordit les lèvres en baissant les yeux. La nuit, je l'entendais souvent pleurer.

Une fois dans la cuisine, je pris place à table. Pour le petit-déjeuner, nous avions droit à du pain sec avec un verre de lait. La confiture était un privilège spécial auquel seul monsieur Eagle avait droit. Je n'aimais plus le lait depuis qu'il fallait traire les vaches car cela causait des ampoules aux doigts, mais j'avais tellement faim en me levant que je ne rechignais pas à le boire. La nourriture était le seul luxe dont nous disposions : nous l'avions en quantité abondante même si c'était loin d'être délicieux. Monsieur Eagle disait toujours qu'un estomac rempli donnait du coeur à l'ouvrage.

A présent, il me tardait de voir -sans grande impatience- le travail qui nous attendait...


crackle bones

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A nos actes manqués... je suis désolé.
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils. A tous ceux que je n'ai pas été. A tous les masques qu'il aura fallu porter. A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs. Aux peurs impossibles à échanger... A nos actes manqués.

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