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 La petite voix du Dégoût [Glaçon et Brocoli]

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Deborah Gust


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________________________________________ Dim 18 Juin 2017 - 0:32

- LAISSE LE MOI JE VAIS ME LE FAIRE ET ON VERRA BIEN CE QU ON VERRA !
Tous poings serrés, Colère fulminait. Son sang n'avait fait qu'un tour pour se concentrer dans son visage qui avait pris une teinte écarlate que beaucoup auraient trouvée alarmante. Colère était fâché. Comme... souvent, pour ne pas dire toujours. Il y avait de quoi, c'est vrai.
Voyez vous, Colère était particulièrement à cheval sur les règles, les procédures et ce qui doit être fait. il n'osera jamais l'avouer parce que "ces conneries c'est pour les filles" mais il est maniaque. Il ne supporte pas que les choses ne soient pas faites strictement comme il entend qu'elles le soient et il est fréquent que les journaux qu'il lit à toute heure de la journée en fasse les frais - ce qui ne me pose pas réellement problème, à vrai dire.
En l'occurrence, le livreur qui m'avait malencontreusement bousculée alors que nous déambulions au centre-ville en faisant ce que nous savions faire de mieux allait sans doute en faire les frais. J'aurais pu l'en empêcher, certes. Il faut dire que j'étais l'une des rares personnes que Colère écoutait, preuve indéniable de son bon goût, en dépit de son physique difficile et peu avenant. Mais je n'en avais guère envie.
Il m'observait, attendant une réprimande, un commentaire sarcastique, un quelque chose. Une leçon sur les mille façons de bien se tenir.
- Vas-y. Fonce.
Furent mes seules paroles, énoncées d'un ton tranquille.
Colère écarquilla les yeux, incrédule. Il en perdit son latin, bien que j'étais à peu près sûre qu'il n'ait jamais maîtrisé cette langue.
- Cours laver mon honneur et ne rentre pas trop tard. Aujourd'hui j'ai décidé d'être gentille et moins sur votre dos. Tu as besoin de te défouler et la tête de ce type ne me revient pas.
- YAHA ! s'écria Colère en frappant des mains victorieux. Tu vas pas le regretter ! Il va passer un sale quart d'heure ce p***** de c****** de m**** ! JE VAIS LUI FAIRE BOUFFER SES DENTS !!!!
Et, sans attendre, il partit en courant de sa démarche bourrue.
Il en faut peu pour être heureux, notai-je avant de reprendre ma route en direction du manoir.
Je tournai au coin de la rue et me trouvai bientôt nez à nez avec une personne dont l'air terrorisé et la peau diaphane m'étaient familiers.
- Tiens, commentai-je, neutre. La Reine des Neiges a croisé un Yéti ou c'est qu'elle a peur de son ombre ? C'est quand même pas moi le souci, si ?

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________________________________________ Dim 18 Juin 2017 - 19:34

SOS d'un Glaçon en détresse !
...


Les démons prennent de bien nombreuses formes selon les cultures et les religions. Ils peuvent être aussi bien personnifiés par une gargouille au sourire grimaçant qu'une serpent tentateur. On m'avait appris, dans ma jeunesse, que le mal pourrait un jour se montrer sous la forme d'un loup géant capable d'avaler les astres et de plonger le Monde dans le désespoir et le Chaos. Fenrir était son nom et, enfant, j'avais pendant un temps surveillé le ciel d'un œil apeuré, certaine de voir le soleil disparaître, englouti par une gueule aux crocs luisants. La mythologie nordique parlait aussi de ses fils, ainsi que d'un serpent à l'aspect proche du dragon, qui pressait l'univers entre ses anneaux puissants au point de pouvoir l'éclater lors de la fin du Monde.

En grandissant, j'avais cessé d'être bercée de ses légendes. Et je m'étais surtout montrée bien moins naïve. Je croyais en des divinités qui avaient un jour crée notre Monde, mais je ne pensais pas pour autant qu'un loup géant apparaîtrait un jour dans le ciel pour faire régner le Mal et l'Obscurité. Cela était des contes, des légendes. Elles faisaient frissonner les plus jeunes mais cessaient bien vite d'impressionner lorsque l'on grandissait et que l'on devait faire face au vrai Mal.

Pourtant... je n'avais point oublié les histoires de sorcières ou de sirènes. Elles étaient toujours tapies dans mon esprit, me faisant douter de tout ce qui m'entourait. Car les démons existaient. De sexe féminin, principalement. Dans le Monde Réel, à Storybrooke, ces Succubes pullulaient en ville, séduisaient le cœur des hommes et utilisaient leur... sexualité pour mieux les corrompre. Voilà ce qu'était Calliope. Une catin diabolique. Une gargouille aux hanches dansantes. Une sorcière au sourire diabolique. Et elle avait décidé de faire de moi sa nouvelle proie.

Voilà pourquoi je fuyais, apeurée. J'avais osé franchir les frontières de la ville en pleine journée, car cette démone me poursuivait sans cesse, perchée sur des sabots claquant sur le sol, annonçant sa venue. Elle m'appelait, riait d'un éclat hystérique. J'étais telle un animal poursuivi par une hyène. Son rire était le même.

Mais voilà que le destin venait à mon secours. Ou alors voulait-il me jouer un mauvais tour. Je préférais voir en cette apparition que du positif. Car rien ne pouvait être pire que la fille de joie qui me chassait. Deborah, à côté, était la plus charmante des visions. La voir ainsi était comme se retrouver face à une créature mythique, une licorne au pelage d'argent que l'on ne voit que dans les rêves mais qui, tout à coup, se révèle être réelle.

- Que les Dieux soient loués ! Deborah... J'ai besoin de votre aide ! Une démone me poursuit !

Je tournais la tête d'un air apeuré pour regarder derrière mon épaule, sur mes gardes. La femme pouvait se montrer à tout moment. Je ne voulais aucunement utiliser mes pouvoirs contre elle... mais je n'étais pas sûre de pouvoir garder mes mains baissées et désarmées si elle se rapprochait de nouveau.

- Vous n'êtes point le problème, croyez-moi. Je fuis une fille de joie dévergondée au possible, qui aime se frotter langoureusement contre des barres et... mettre sa langue dans la bouche d'inconnus.

Je frissonnais à cette idée, ne comprenant aucunement cette pratique répugnante. Quel plaisait y avait-il à laisser la langue d'une autre personne venait lécher l'intérieur de sa propre bouche ? Cela ne devait pas être hygiénique !

- Récemment, je me suis retrouvée embarquée dans une sombre histoire douteuse en compagnie de sa camarade, Jezabel. C'est une sorcière qui contrôle les flammes. Elle veut donc tout savoir de ce qui s'est passé lors de cette camaraderie forcée ! Alors que cela ne la regarde aucunement ! N'y a-t-il pas de brigade spéciale à contacter lorsque l'on se fait harceler de la sorte ?

À une époque, les sorcières ne pouvaient sévir car l'Inquisition prenait garde à ne pas laisser des démones corrompre les villages et les gens. Certes, le bûcher était une sentence extrêmement violente, mais un équivalent n'impliquant pas la mort permettrait de mieux contrôler la population de cette ville qui pullulait de mauvais esprits et de créatures peu fréquentables.


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________________________________________ Dim 18 Juin 2017 - 21:50

- Pas la peine de m'appeler Dieu, Deborah ça suffit amplement, répondis-je d'un ton tranquille, chassant ces propos d'une main gracieuse.
J'avais relevé le menton dans une attitude fière et altière. Une attitude de reine, en fait. Ce qui était paradoxal quand on savait que j'avais face à moi la Reine des Neiges - et d'Arendelle - et que je n'étais qu'une émotion.
Je prêtai vaguement attention à ses histoires de démones car je connaissais suffisamment la demoiselle pour savoir qu'elle avait une vision des choses pour le moins médiévale, pour ne pas dire moyenâgeuse. Je gageai ainsi qu'elle avait, une fois de plus, rencontrer une femme vêtue d'une jupe trop courte qui avait eu le malheur de marcher dans la même direction qu'elle. Ou quelque chose d'aussi grotesque. Peu importait. Je savourai son désespoir et sa manière presque touchante de se tourner vers moi, son dernier espoir, sa sauveuse, sa déesse.
Oui, ça me correspondait plutôt bien.
Elsa regarda par dessus son épaule et ne tarda pas à confirmer mes soupçons. De "démone", elle était revenue à "fille de joie". Bientôt, j'avais beau espoir qu'elle se contente de "femme inconnue", bref, qu'elle retrouve le sens des réalités.
En attendant, elle avait décidé de me raconter sa vie et, n'ayant rien de plus urgent à faire que de l'écouter, je la laissais faire, croisant les bras sur ma poitrine, un sourcil arqué et mon regard perçant fixé sur elle.
Blablabla... Jézabel... flammes... forcée... harceler... blablabla.
Le XIIIe maximum, décrétai-je après avoir entendu son aventure. C'était la période à laquelle correspondait sa mentalité.
- J'ai bien peur que non, répondis-je, peu soucieuse de l'effet anxiogène que cette révélation aurait - ou pas - sur elle. Par contre, je peux vous aider avec votre problème de sociabilité dans le monde moderne, repris-je, mielleuse. Mais pas ici, tranchai-je presque aussi immédiatement. Il nous faut mon équipement et je ne l'ai pas sur moi. Ca vous dirait de venir faire un tour à la maison ? J'habite le manoir d'Aphrodite, en périphérie de la ville, près de la mare de cygnes, pris-je la peine de préciser, faussement humble et détachée. A votre convenance...
Et sans attendre, je me mis en route, sans regarder, à aucun moment, par dessus mon épaule.
J'avais prévu de rentrer, de toute façon. Je n'étais pas spécialement occupée mais je ne souhaitais pas perdre mon temps. L'invitation était lancée. Libre à Mademoiselle Frigo de me suivre ou pas.
Pour faire bonne mesure, j'avais nonchalamment sorti mon smartphone sur lequel je pianotais d'un air occupé. En réalité, je ne faisais que scroller mon fil d'actualités sur Twitter, la bouche pincée de désapprobation jusqu'à apercevoir enfin une publication digne de mon intérêt.

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________________________________________ Mer 21 Juin 2017 - 14:09

SOS d'un Glaçon en détresse !
...


Sa réponse me laissa pantoise. N'était-elle point intéressée par mes mésaventures ? Était-ce pour cela qu'elle changeait de sujet ? Étais-je si peu intéressante ? Pourtant, mon traumatisme était réel. Mon besoin d'aide aussi. Que se passerait-il si Calliope apparaissait au coin de la rue et s'en prenait à moi ? Deborah m'aiderait-elle, au moins ?

Je ne vois pas comment résoudre mon problème de sociabilisation pourrait m'aider. Il s'agit ici d'une attaque physique, cela n'est aucunement la même chose !

Certes, je n'étais point sociable. Du moins, pas comme ce monde l'entendait. Mais je faisais des efforts. Je cessais de me plaindre et je tentais de comprendre les mœurs étranges et pour la plupart ridicules. Pourquoi fallait-il donc que je sois la seule à devoir m'adapter ? Les habitants de cette ville au cœur putride pouvaient eux aussi faire des efforts ! Il n'y avait aucune raison pour que cela ne fonctionne que dans un sens.

- Allons Deborah. Pensez vous réellement que cela soit une bonne idée que je me rende chez vous ? Nous ne sommes point... aussi proches.

Quelle idée, de m'inviter à me rendre à son domicile ! Jamais encore je n'étais entrée dans la demeure moderne de quelqu'un. Enfin si. Par deux fois. Mais je préférais oublier ces histoires qui s'étaient terminées de manière bien trop... extrême. Je n'avais nullement envie de me faire à nouveau embrouiller l'esprit par une ceinture maléfique ou être mariée de force à un dieu un peu trop porté sur la bouteille et bien plus vieux qu'il n'en avait l'air au premier abord..

Malgré tout, je suivi la femme rousse, accélérant le pas pour tenter de la rattraper, ma traîne dans une main et le bas de ma robe dans l'autre. Mon équilibre s'en retrouva quelque peu précaire et je ne devais guère paraître élégante, à me pencher ainsi. Mais qui donc allait s'en insurger ? Je n'étais plus une reine. Je n'étais qu'une femme inadaptée à cette société. Une folle que l'on pointait du doigt sans aucune gêne. Où était donc passé le respect envers les membres de la royauté ?

Arrivée à sa hauteur, je posais une main à la peau pâle sur son poignet, pour détourner son regard de son... miroir animé. Geste que je regrettais aussi. Un simple contact physique raviva de biens douloureux souvenirs. Qu'ils soient réels ou de simples rêves. Deborah avait la fâcheuse tendance à s'insinuer dans mon esprit et à apparaître sans cesse dans ma vie. Cela était particulièrement troublant.

Je retirais ma main nerveusement, comme si j'avais été brûlée, et la frottais contre le tissu de ma robe en faisant mine de la lisser. Je ne souhaitais pas qu'elle puisse penser qu'elle me mettait mal à l'aise. Cela aurait été bien malpoli.

- Qu'avez vous donc prévu ? Je ne savais pas qu'il existait un équipement pouvant me permettre de m'adapter plus facilement. Sera-t-il plus efficace que des gants ?

Mon pouvoir se contrôlait de mieux en mieux, mais ce n'était aucunement grâce à un subterfuge supposé m'aider à garder la glace à l'intérieur. La solitude était bien plus efficace. Je n'avais aucune crainte de geler par inadvertance qui que ce soit.

- Vous dîtes vivre au Manoir d'Aphrodite. Ce nom me rappelle quelque chose... Ne serait-ce pas une déesse ?

Mes sourcils se froncèrent, tandis que je la suivais en gardant une légère distance entre elle et moi. Aphrodite. Sa consonance m'était familière. Les dieux étaient-ils célèbres au point d'avoir des domaines à leur nom ?


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________________________________________ Mer 21 Juin 2017 - 21:06

Nous n'étions pas proches, c'était vrai. Et je n'avais aucune obligation envers elle. En fait, j'aurais pu tourner les talons sans lui accorder le moindre regard qu'elle n'aurait rien eu à dire. Je ne lui devais rien sinon un titre pompeux - mais qui m'allait particulièrement bien au teint - dont elle m'avait adoubée lors de notre première rencontre pour services rendus tant bien que mal. Cette rencontre, il est vrai, avait été particulièrement douloureuse et pour ses principes arriérés et pour ma patience délicate.
Peut-être m'étais-je légèrement attachée à cette beauté glacée et peut-être y avais-je vu de la glaise modelable à souhait jusqu'à en révéler le potentiel le plus secret. Peut-être avais-je envie d'être son Pygmalion, à défaut d'être son émotion. Ou peut-être essayai-je de chasser mon ennui de toutes les façons possibles.
Quoiqu'il en soit, une chose était certaine : mon temps était bien trop précieux pour que je ne le perdre à lui expliquer mon idée de génie avant d'être en mesure de la réaliser. Elle viendrait ou ne viendrait pas. Dans les deux cas j'irai chez moi, au manoir.

Et elle vint, naturellement.
Je n'eus guère besoin de me retourner pour savoir à qui ses talons qui claquaient précipitamment sur le pavé appartenaient. Un sourire satisfait naquit sur mes lèvres pincées. Je ne me retournai pas pour autant, question de style. Accessoirement, je n'avais pas particulièrement envie de la voir se dandiner comme une dinde essayant vainement de courir. L'imaginer me suffisait amplement. Je n'aurais eu qu'à fermer les yeux pour me figurer son allure grotesque, indigne de son rang, sa robe bleue coincée entre ses longs doigts diaphanes pour relever tout juste assez de tissu afin d'accélérer le pas. Et pourtant, cette allure de canard ne suffisait pas à la convaincre de porter des pantalons. Allez donc comprendre ce que fait la dégoût de son cerveau...
Elle revint finalement à ma hauteur pour poser sa main blanche et froide sur mon poignet. Alors seulement je daignais la regarder, relevant lentement un regard perçant sur elle avant de ranger mon téléphone. Je voyais bien que l'appareil la laissait perplexe mais je n'étais pas le SAV d'Apple ; en conséquence, mon temps était trop précieux pour que je lui explique le fonctionnement de l'iPhone.
Du coin de l'œil, je la fis frotter sa main, apeurée ou troublée. Je n'étais pas mécontente de lui faire cet effet, bien au contraire. Mon sourire s'étira en quelque chose de plus fin et satisfait. J'avais consenti à ralentir l'allure afin de lui épargner cette démarche grotesque de canard.
Quand elle reprit la parole, j'en conclus que nous allions suffisamment lentement pour sa majesté.
- Vos gants ? Je ne suis pas au courant de ça et... ça m'intéresse, dus-je avouer après quelques secondes de réflexion. Quoi que ce soit, ce sera évidemment plus efficace que vos gants ou toute autre chose puisque c'est une idée de moi. Si vous vous laissez un peu faire vous allez apprendre en un temps record, affirmai-je, désireuse de ne pas garder le suspense pour le moment.
C'était mieux ici.
J'aimais l'idée de la laisser gamberger jusqu'à ce que ses méninges ne déraillent. J'aimais sentir l'inquiétude mêlée de fascination et de curiosité qui tapissaient son visage pâle. Par dessus tout, j'aimais avoir le contrôle.
En revanche, je pouvais largement la renseigner sur le dernier point abordé : Aphrodite. Ou plutôt Aryana, même si elles ne faisaient qu'un, comme Dégoût et Deborah.
- Dans le mille, Miss Freeze ! Aphrodite est bien une déesse, celle de l'amour, et c'est chez elle que je loge. Mais ne prenez pas cet air effrayé, je ne vous emmène pas la déranger, elle a bien mieux à faire que vous apprendre à être quelqu'un ici. Moi, en revanche, c'est mon travail. Nous allons dans mon quartier cérébral.
Je la jaugeai, afin d'observer l'effet de cette nouvelle révélation avant de reporter mon regard sur le chemin à suivre.

Nous arrivâmes au manoir quelques temps plus tard, le temps de nous éloigner du centre-ville pour rejoindre la belle demeure de style Belle Epoque près de la mare aux cygnes. J'espérais qu'elle était impressionnée, même si ce n'était pas ma maison. Elle était tout de même impressionnante et seyait parfaitement à mon teint.
J'emmenai la reine des neiges au deuxième étage, celui des émotions et la dirigeai vers une porte que je gardai fermer à clé. Personne n'avait le droit d'y entrer. Personne ne savait exactement ce qu'elle renfermait à part moi... et bientôt elle.
- Vous êtes prête ? demandai-je alors que je venais d'enfoncer la clé dans la serrure et d'effectuer un quart de tour. Parce que personne n'ait jamais entré dans cette pièce en dehors de moi. Autant vous dire que c'est un honneur pour vous. Sans vouloir me vanter. J'espère seulement que vous mesurez votre chance et que vous saurez la saisir, ajoutai-je d'un ton tranquille.
Maintenant que les enjeux étaient clairement énoncés, je déverrouillai totalement la porte et l'ouvrai en grand, révélant ce qui ressemblait à une tour de contrôle. Sans la tour, mais avec tout l'équipement nécessaire à la poursuite de mes activités d'émotion du dégoût.
Je m'effaçai pour la laisser pénétrer dans cet antre high-tech du dégoût. Nous faisions face à plusieurs moniteurs pour le moment éteints ainsi qu'à un fauteuil confortable. Posés sur le bureau se trouvaient des oreillettes et des micros.

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________________________________________ Ven 21 Juil 2017 - 23:49

SOS d'un Glaçon en détresse !
...


Aphrodite. Déesse de l'Amour. Et surtout la propriétaire d'une ceinture aux effets maléfiques, capable de faire perdre tout bon sens à qui se trouve prêt d'elle. Une arme dangereuse, ignoble, à laquelle même quelqu'un de censé tel que moi était incapable de résister. J'avais été piégée, telle une mouche engluée dans une toile d'araignée, prête à me faire... dévorer. Ce qui m'était arrivé était bien pire, finalement. J'avais perdu toute notion de consentement, je m'étais laissée aller au pêché de la chair. Mais je le regrettais. Je le regrettais tant. Car je n'étais qu'une victime. Ce qui avait bien pu se passer dans cette chambre à coucher... je n'en étais aucunement la responsable.

Deborah se rendait-elle compte de là où elle souhaitait m'emmener ? Du danger qu'un tel endroit était dangereux pour moi ? Et si la ceinture s'y trouvait ? Saurais-je résister, cette fois ? Ou me jetterai-je sur la première personne se trouvant à mes côtés pour lui faire subir bons nombres de vicieux et répugnants délices charnels ?

Bien que la peur me prenne au ventre et que le froid chatouille le bout de mes doigts, prêt à jaillir pour me protéger, je pris sur moi et réussi à continuer à marcher, à suivre la femme qui me montrait le chemin. Elle tentait tant bien que mal de me rassurer, et je voulais la croire. Je voulais croire que rien ne m'arriverais. Que je n'avais pas à être effrayée. Je n'étais pas censée me retrouver face à la déesse. Et la rousse semblait ne pas être inquiétée par l'existence de la ceinture. Sinon, probablement aurait-elle compris pourquoi j'étais si inquiète à l'idée de m'engouffrer dans cette maison. Pourquoi j'hésitais, avant de franchir le seuil de la gigantesque demeure.

Mais une fois à l'intérieur, rien ne m'arriva. Pas de désir ardent, ni de plaisir m'emportant dans une vague d'excitation incontrôlable. Seul mon cœur battait à toute vitesse, mais simplement car j’éprouvais une intense sensation de soulagement. J'allais pouvoir rester digne. Et ne pas avoir à dévoiler une facette de ma personnalité me répugnant au plus haut point.

- Que... Qu'est-ce ?

Je restais ébahie en entrant dans la mystérieuse pièce, tournant lentement sur moi même pour observer ce qui ressemblait à d'énormes miroirs recouvrant une partie des murs. Je gardais mes mains plaquées contre mes cuisses, n'osant toucher à rien, de peur de faire une bêtise. Ou d'actionner un mécanisme par accident. Bien que je ressentais une certaine curiosité à l'égard de tout ceci.

- Ne serait-ce pas l'un de ces miroirs magiques que les habitants de cette ville aiment tant regarder ? Lorsque l'on actionne une baguette, des images apparaissent et s'animent. Elles peuvent même parler !

Il y en avait parfois, dans les vitrines d’échoppes. Elles montraient des dizaines d'images, le plus souvent toutes différentes. Mais jamais elles n'émettaient un son, par contre. Pas celles-là. Elles se contentaient de s'activer, de raconter des histoires muettes. J'en étais fascinée, capable de rester des heures devant elles, à tenter de comprendre les péripéties de ces petits hommes qui se reflétaient dans la glace de ces miroirs immenses et plats.

- En quoi ces miroirs sont-ils supposés m'aider ? J'en ai vu de biens nombreuses fois, mais jamais ils ne m'ont apporté quoi que ce soit. À part, peut être, un peu de réconfort et de curiosité. Suis-je censée m'asseoir dans ce fauteuil et les observer ? Leur magie est-elle de changer les esprits, voir même de lancer des sorts ? Je ne vous savais pas un peu sorcière, Deborah.

J'en étais surprise. Certes, ses cheveux étaient roux. Mais j'avais toujours pensé qu'il ne fallait nullement croire à ce diction stipulant que toutes les rousses sont des sorcières. Après tout, ma sœur avait une chevelure enflammée mais n'avait rien d'une concocteuse de potions. Se pourrait-il, finalement, que toutes les rousses, à part ma sœur, soit réellement de sombres enchanteresses ?

Du bout des doigts, j'effleurais un étrange objet posé sur un meuble. Il ressemblait à une sorte de diadème, mais en plus sombre. Et la matière n'avait rien à voir avec un métal. L'objet était bien trop léger, bien plus que tout ce que je connaissais de la sorte. Je fronçais les sourcils, en tournant la tête vers Deborah.

- Cela ressemble beaucoup à un instrument de torture. Il se place sur la tête, n'est-ce pas ? Et après, il faut le resserrer avec des vis, jusqu'à ce que le crâne se brise sous la pression. Je connais le principe. La torture n'était pas abolie à Arendelle. Et il semble qu'ici non plus.

Mon visage se fit plus sévère, tendis que je serrai les poings. Une lumière bleutée s'échappa de ma peau, prête à jaillir et à tout geler. Car je me sentais tout à coup prise au piège. Pourquoi donc la rouquine aurait-elle un instrument de torture dans sa pièce secrète si ce n'était pas pour l'utiliser sur quelqu'un ? Jamais je n'aurai dû suivre une quasi-inconnue ! N'avais-je donc rien retenu de l'histoire du Petit Chaperon Rouge ?



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________________________________________ Sam 22 Juil 2017 - 0:36

Comme je m'y attendais, Elsa était surprise. Sa jolie bouche rose et charnue s'ouvrait sur un ravissant O typique de cette émotion - et, croyez moi, les émotions ça me connaît. J'étais ravie de lui faire cet effet car c'était l'effet que j'étais censée faire : surprendre, voire désarçonner. Dans les faits, c'était certes plutôt mon antre à qui revenait tous ces mérites mais j'avais décidé qu'il s'agissait là d'un détail sans importance. Le nouveau quartier cérébral était un produit de mon imagination sans limite. Il était ma nouvelle fierté et ne m'avait pour ainsi dire rien coûté. Classe jusqu'au bout du portefeuilles, je me reconnaissais bien là.
Je l'observai qui tournait sur elle-même, à la fois impressionnée et curieuse mais aussi prudente. La personnalité de cette femme était au moins aussi complexe que la mienne, sauf que moi au moins je ne me prenais pas la tête sur des questions de confiance en moi. Car s'il y avait bien une chose en laquelle je croyais aveuglément, c'était en moi. Elle, en revanche...
D'un autre côté, si Elsa avait été aussi parfaite que moi - ce qui est évidemment impossible - jamais je ne l'aurais amenée ici. J'aurais alors été privée d'une occasion idéale pour montrer que j'étais absolument fantastique et inventive et cela aurait été dommage. Comme quoi, je pouvais toujours trouver de l'utilité aux désastres. C'était encourageant quant à l'avenir de Tristesse que, dieu merci, nous n'avions pas entendu chouiner en rentrant. Et si je pris rapidement note d'aller vérifier qu'elle ne s'était pas étouffée dans sa morve ou tout autre fluide corporel dégoutant dont elle avait le secret, j'oubliai bien vite Tristesse pour penser à Elsa.
- Appelez ça un miroir magique si ça vous chante, moi j'appelle ça un écran et une télécommande. Il va vraiment falloir que vous passiez sur la fréquence XXIe siècle, ajoutai-je en levant légèrement les yeux au ciel, résignée mais stoïque alors qu'elle poursuivit, démontrant l'étendue - vaste - de son ignorance.
D'aucun auraient ri, mais pas moi.
On ne rit pas de ces choses graves, pas plus qu'on ne rit du potentiel gâcher. De toute façon, je n'aimais pas rire à gorge déployée comme le font parfois certaines femmes sans tenue.
Elsa avait beaucoup à apprendre. Sur des tas de choses. Des TAS de choses. Colère, eut-il été présent, lui aurait déjà cassé le nez pour oser être aussi... néophyte. Par chance, c'était moi sa marraine la bonne fée. Elsa ne perdrait pas l'alignement parfait de son nez de si tôt car j'étais contre le gâchis de ressources exploitables.
Je la surveillai néanmoins de près, craignant qu'elle ne casse mes investissements technologiques.
Restant calme et pédagogue, je poursuivis mon explication :
- Vous n'allez rire faire avec ces écrans et ce fauteuil et je ne vais pas vous briser le crâne. Je n'aime pas le sang, de toute façon. Les taches sont impossibles à retirer et le goût est abomidable. Le fauteuil, il est pour moi et les écrans aussi. C'est vous qui serez dedans mais ne vous en faites pas, nous allons y aller pas à pas. Je ne suis pas sorcière, je m'y connais simplement en technologie moderne.
En quelques pas, je me retrouvai à hauteur d'Elsa et attrapai le micro pour le placer autour de ma tête.
- Ca se porte comme ça, déclarai-je en ouvrant un tiroir d'où je sortis une oreillette discrète mais stylisée. Vous, vous allez mettre ceci dans votre oreille. Ca ne va pas vous faire du mal, ça va simplement me permettre d'entrer métaphoriquement dans votre tête et de vous guider puisque, manifestement, vous en avez besoin. Permettez ?
Sans attendre de réponse - car je n'avais pas non plus toute la décennie devant moi - je déplaçai une mèche douce et lisse de ses cheveux blonds et insérer délicatement l'oreillette à la place qui lui était due, me fichant bien qu'Elsa ne soit pas à l'aise avec les contacts physiques. Elle avait la chance que je m'occupe d'elle, à elle d'accepter mes règles.
- Vous voyez ? Ca ne fait absolument pas mal. Et grâce à ça, vous allez pouvoir m'entendre quand vous ne serez pas au même endroit que moi. Ca s'appelle la télécommunication et c'est tout aussi efficace que la magie. Pour ce qui nous intéresse, du moins. En l'occurrence, je veux pouvoir vous socialiser à distance parce que... eh bien disons que vous en avez cruellement besoin, conclus-je, fataliste.
Je sortis alors un micro, prête pour l'étape suivante mais décidée à ne pas la brusquer plus que nécessaire. J'avais quand même un cœur capable de compassion, croyez-le ou pas.

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________________________________________ Dim 20 Aoû 2017 - 22:45

SOS d'un Glaçon en détresse !
...


Ses explications n'étaient pas clairs. Les écrans ? Technologie moderne ? Quelles étaient donc ces inventions ? Je ne pouvais m'empêcher de rester sur mes gardes, peu rassurée par ces objets qui m'étaient inconnus. Personne ne prenait jamais le temps de m'expliquer quel était ce monde qui m'entourait. J'aurai eu bien besoin d'un guide, de quelqu'un m'apprenant tout ce qu'il y a savoir sur la modernité et cette ville, ainsi que ses habitants. Peut être aurai-je été plus rassurée. Et je n'aurai plus eu à douter de la vraie nature de Deborah. Elle pouvait se défendre autant qu'elle voulait, elle resterait pour moi une espèce de sorcière fort évoluée et différente de celles que je connaissais.

- Entrer dans ma tête ?

Je ne comprenais pas comment elle pouvait entrer à l'intérieur de mon crâne et dirigé mes pensées alors qu'elle même m'avait dit que ce n'était qu'une métaphore. Et la nature de cette étrange petite boule qu'elle tenait entre ses doigts ne me rassurait aucunement. Je ne souhaitais pas que quoi que ce soit s'introduise dans ma tête !

Elle s'était tout à coup jetée sur moi pour l'enfoncer dans mon oreille, ce qui me fit reculer d'un pas, apeurée. Je secouais la tête et portais une main à mon oreille, gênée par la sensation que laissais l'objet, placé ainsi dans mon corps. Deborah n'aurait-elle pas pu me laisser le temps de poser plus de questions ? Elle m'avait presque... agressé ! Nul ne m'avait jamais touché ainsi. Et je savais désormais que je n'aimais pas ce type de contact.

- Cela ne fait pas mal mais c'est terriblement agaçant ! J'ai l'impression que mon oreille est bouchée et que j'entends moins bien. Est-ce normal ? N'avez-vous fait aucune fausse manœuvre ?

J'étais inquiète. Le corps étranger ne risquait-il pas d'apporter des secondaires ? Ne risquais-je pas d'attraper une maladie ? Avait-il été bien désinfecté avant d'entrer à l'intérieur de mon oreille ? J'avais tant de questions, mais je n'osais les poser de peur d'agacer la femme rousse. Mes jérémiades semblaient mettre ses nerfs à rudes épreuves, parfois.

- Que voulez-vous dire par se sociabiliser à distance ? Nous avons donc fait tout cela afin que... je me sociabilise ? Je ne cherche aucunement à me faire des amis. Je tiens simplement à mieux contrôler mon pouvoir afin de pouvoir enfin me rapprocher de ma sœur, en attendant que je retourne à Arendelle. N'avez-vous aucune solution contre la peur des autres et de soit-même ?

Si elle était une sorcière, c'était le moment de m'offrir une potion ou de me jeter un sort afin de me débarrasser de cette peur dévorante présente depuis bien trop longtemps. La... sociabilisation était un principe qui m'échappait. Jamais je n'avais eu d'amis dans mon royaume, ce n'était pas cela qui me manquait le plus. Par contre, ma relation houleuse et compliquée avec Anna me faisait souffrir. Je devais la garder éloignée de moi, et elle me manquait énormément.

- J'espère que la suite sera plus agréable, en tout cas. Si vous vous en prenez de nouveau à mon corps, vous ne pourrez pas nier que cette salle s'apparente à un donjon de torture !

Le bout de mes doigts caressa distraitement mon oreille, tandis que je jetais un regard glacial à Deborah. Qu'elle ne me prenne pas pour une idiote. Peut être les instruments avaient évolué au fil des siècles, mais je savais reconnaître un moyen de torture. Si cela se trouvait, je m'étais faîte avoir et l'objet logé dans mon oreille était en réalité destiné à me rendre sourde. La technologie était très probablement capable de ce genre de choses, si elle se rapprochait de l'efficacité de la magie !



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________________________________________ Lun 21 Aoû 2017 - 0:09

Je me demandais parfois si je n'étais pas une sainte ou quelque chose de cet acabit. Car il n'y a bien que les saintes - ou les anges - pour avoir autant de patience que moi. Et dieu sait si ce n'est pas mon rôle, pourtant. J'inspirai longuement. Je m'étais doutée que le processus serait long et douloureux et Elsa ne faisait, en fin de compte, que la démonstration d'un fait inébranlable sur cette Terre : j'ai toujours raison. Ou, si vous préférez, je ne me trompe jamais. Elsa avait bien de la chance que sa peur panique de la nouveauté la rende un tant soit peu mignonne...
- C'est totalement sans risque, repris-je d'un ton sans appel. J'ai tout exécuté parfaitement et vous n'avez presque pas tremblé, ce qui tient, pour ainsi dire, du miracle. Je suis très douée, ne cherchez pas à comprendre.
Après tout, comment une femme avec plusieurs siècles technologiques de retard aurait-elle pu comprendre la complexité de ma personne parfaite ?
- Ne vous inquiétiez pas, dans quelques temps vous aurez oublié que vous portez une oreillette et vous ne pourrez plus vous passer de votre petite voix du dégoût. Mieux : vous allez regretter de ne pas m'avoir eue avant ce que je peux totalement comprendre, assurai-je, mielleuse et confiante.
L'assurance était sans nul doute l'une de mes plus belles qualités et, plus généralement, l'une de celles que j'estimais le plus chez les autres. Avec l'élégance. Et le bon gout. Ainsi que l'habileté. Et aussi la discrétion. Sans parler du raffinement ou encore de l'exigence et d'une pointe de sarcasme savamment distillé.
En attendant, j'en venais presque à regretter d'avoir interdit à Colère de lui casser son joli nez. Je ne doutais pas que cela m'aurait grandement soulagée. Mais il aurait fallu réparé les dégâts ou accepter que son beau visage soit amoché pour le restant de ses jours, un sacrifice auquel je n'étais pas prête.
Alors je l'écoutais patiemment, les bras croisés et la bouche pincée.
- Vous comprenez vite, ma chère, mais il faut vous expliquer longtemps, commentai-je, ironique avant de reprendre d'un ton professoral, cette fois : Je ne cherche pas non plus à vous faire des amis. Vous m'avez moi, c'est largement suffisant. Ceci étant dit, vous avez besoin de vous adapter à ce monde et je ne peux pas vous tenir la main à chaque étape. Si vous souhaitez réellement vous rapprocher de votre sœur, il va falloir arrêter d'avoir peur de votre ombre. Et apprendre à assumer qui vous êtes, pouvoirs inclus. Tant que vous aurez peur, vous ne les contrôlerez jamais. Tant que vous n'assumerez pas la femme que vous êtes, vous aurez toujours peur. Ce système, c'est ma solution. A prendre, ou à laisser. Je suis là pour vous apprendre tout cela mais vous ne l'apprendrez pas en restant cloitrée dans au couvent. Vous devez sortir, marchez la tête haute avec l'assurance d'une reine et assumez qui vous êtes. Je vous rappelle quand même que c'est vous qui chantiez Libérée, délivrée, pas moi. Maintenant il faut arrêter de chanter et passer à l'action et l'être pour du vrai.
Je la jaugeai, tâchant de savoir si elle avait compris ou pas les enjeux de cette entreprise. Mon temps valait plus cher que le cours de l'or et du safran réunis. Elsa était certes jolie et fascinante mais si elle ne saisissait pas ma main tendue maintenant, je ne la lui proposerai plus.
Pour l'heure, elle se contentait de tripoter nerveusement son oreillette. Elle ne me faisait pas confiance, ou ne voulait pas me faire confiance. Non que ce soit blessant. C'était juste dommage pour elle.
- Si vous n'avez pas confiance dans ce plan, rien ne vous empêche d'enlever l'oreillette et de partir. Mais si vous partez, je ne crois pas que nos chemins se recroiseront un jour.
Je passai alors devant elle, ouvrant la porte de mon bureau en grand pour lui signifier qu'elle était en effet libre de s'en aller.

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________________________________________ Mer 20 Sep 2017 - 22:47

SOS d'un Glaçon en détresse !
...


Et pourquoi Deborah ne pouvait-elle pas me tenir la main pour affronter chaque danger, chaque épreuve, auxquels je devrai me mesurer? Un appuie ne serait aucunement de refus. Une reine avait des conseillers. Des gardes. Une armée. Une reine n'était jamais seule. Et après tout, je restai une tête couronnée à qui l'ont avait toujours appris à écouter les conseils et les avis de tous et chacun. Pourquoi donc me passerai-je de conseils avisés et d'un soutien non négligeable? Deborah m'était parfois effrayante et trop moderne, mais je ne comptais pas me détacher un jour d'elle. Excepté si elle s'essayait à la torture sur ma personne. Un tel acte ne pourrait être pardonnable. La mort serait son seul pardon, et je n'aurai aucun remord à la geler. La trahison était tout bonnement inconcevable.

Et ses accusations était encore pire. Je me redressais, horrifiée par ses propos. Comment osait-elle!

- Je... Je n'ai jamais chanté! C'est une pure invention proposée par des personnes trompées ou bien terriblement moqueuses qui me font passer pour une enfant de chœur s'amusant à... à chanter ses sentiments tout en construisant un palais de glace. Je ne chante pas! Et surtout pas une mélodie aussi ridicule que celle ci! Libérée délivrée... Allons! M'exiler dans les montagnes était certes une excellente idée sur le moment, mais je ne me suis pas pour autant sentie libérée au point de pousser la chansonnette en pleine étendue glaciale!

C'était d'un ridicule, de m'imaginer ainsi! Cela était un rôle qui aurait peut être pu être celui d'Anna. Et encore. Qui chanterait ses émotions? Pourquoi ne pas plutôt les exprimer calmement? Ou mieux, les garder bien au fond de soit?

- Très sincèrement, je n'ai pas entièrement confiance en votre plan. Après tout, vous êtes une femme moderne aux avis et manières bien différentes des miennes. Et vous me semblez quelque peu imprévisible. Ce qui n'est pas une mauvaise chose, certes, mais je ne suis toujours pas habituée à votre caractère tempétueux. Alors excusez-moi d'être méfiante. Mais je vous apprécie sincèrement, Deborah. Même si cela ne doit pas se voir beaucoup. Vous m'effrayez autant que vous me fascinez. Ce n'est pas si facile de se laisser aller avec vous.

Avec elle ou avec n'importe qui. Tout était toujours dans la retenue. Dans la méfiance. Qui pouvait donc m'en blâmer, après l'enfance que j'avais vécue et l'éducation que j'avais eu?

- Vous pouvez refermer cette porte. Je ne vous accuserai plus de vouloir me torturer. Je suis enfin prête à vous écouter sérieusement et dans le calme. Si vous le désirez, je peux me faire muette. Vous serez probablement surprise, mais j'ai toujours été une excellente élève, à l'écoute et assidue. Je suis certaine de pouvoir faire appel de nouveau à cette partie méconnue de ma personnalité qui n'a pas eu l'occasion de se manifester depuis si longtemps. Je vous en fait la promesse.

Sagement, je joignis les mains devant moi, mes grands yeux bleus observant bien sérieusement la rouquine. La chose dans mon oreille me démangeait toujours, mais je voulais bien faire un effort. Et surtout, je ne voulais pas perdre la seule amie que j'avais réussi à me faire depuis que j'étais coincé dans cette terrible ville. Si il fallait pour cela souffrir à petite dose, j'étais prête à faire taire mes sentiments comme j'avais toujours muselé mes pouvoirs. Tant que cela était supportable, du moins.


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