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 Should I Stay Or Should I Go ? ♛ Jules

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Jules Verne


« Le Brocolis
c'est exquis ! »


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________________________________________ Jeu 24 Aoû 2017 - 22:46

« A half-finished book »
is, after all, a half-finished love affair.

J'eus l'ombre d'un sourire amusé en voyant mademoiselle Robyn si perturbée à l'idée d'avoir abusé de la situation lorsqu'elle était éméchée. Son embarras avait un je-ne-sais-quoi d'attendrissant. Je décidai de ne pas répondre à la question, préférant laisser planer le mystère sur ses véritables intentions. Si l'alcool lui avait tout chassé de la mémoire, les souvenirs étaient parfaitement vivaces dans la mienne. Cela était agréable de se rappeler pour deux. Bien qu'à l'avenir, il faudrait que je prenne garde à ne plus la laisser boire outre mesure. Après une soirée trop arrosée, ne s'était-elle pas mariée avec un indigène sur une autre planète ? J'avais souvenance qu'elle m'ait raconté cette péripétie de façon succincte. D'ailleurs, où en était la procédure de divorce ? Je lui avais promis d'étudier les lois actuelles afin de l'aider mais sans la signature de son "mari", les papiers seraient difficiles à valider.

Je me redressai du mur contre lequel j'étais appuyé lorsque Robyn m'assura qu'elle pardonnait mes erreurs passées. Aussitôt, j'eus l'impression qu'un poids disparaissait de mes épaules. Je lui lançai un regard reconnaissant alors qu'elle passait une main sur son front avec un timide sourire. Elle semblait si différente, subitement.

"J'avais cru comprendre que les femmes d'aujourd'hui ont pour la plupart un tempérament affirmé."
dis-je en réprimant une moue. "Ce qui n'est en aucun cas un défaut pour certaines d'entre elles. J'irais même jusqu'à dire que cela vous va à ravir."

Même si vous pourriez modérer l'utilisation des jurons, vous n'en seriez que plus élégante. achevai-je mentalement.

J'écarquillai les yeux en l'entendant me remercier de l'avoir protégée d'Adonis. C'était une réaction pour le moins surprenante venant de sa part ! Cela m'avait semblé absolument naturel, même si ma main m'élançait atrocement et que je soupçonnais de m'être foulé quelques phalanges. Je ne regrettais pas mon geste. Une fois de plus, je l'avais sauvée d'une autre sorte de serpent.

"Je vous laisserai casser les nez à l'avenir, si cela vous agrée." dis-je à mi-voix alors qu'en mon for intérieur, je pensais tout le contraire.

Je hochai la tête évasivement à sa proposition de nous séparer, à présent que nous étions libres d'aller où bon nous semblait. Je n'avais aucune envie de la quitter. Sa présence m'était agréable, mais puisqu'elle avait des occupations plus importantes, je ne pouvais la retenir.

Curieusement, malgré ses paroles, elle ne paraissait pas pressée de s'en aller. Ses doigts pianotaient nerveusement contre le bas de son peignoir, et plus d'une fois je me fis violence pour ne pas fixer trop longtemps ses jambes graciles. Je la dévisageai d'un air interrogateur en l'entendant jurer sans raison. Ses yeux bleu-vert cherchaient les miens. Le souffle me manqua alors que je me perdais dans l'eau de son regard. Je fus frappé une nouvelle fois par la beauté délicate qui transfigurait son visage, comme si elle venait d'être effleurée par l'aile d'un ange. Elle était devenue différente, hésitante, curieuse, intimidée.

Bientôt, elle posa ses mains sur mes joues et m'attira lentement vers elle pour m'embrasser. Le souffle me manqua pour de bon face à ce baiser inattendu. Tout d'abord, je restai immobile puis fermai les yeux, me laissant emporter par cette irrésistible vague de délice. Sa bouche était sucrée, douce et chaude à la fois. Ses mains figées contre mes joues me firent frissonner. Surpris par cet échange étonnamment doux, je me laissai entièrement envahir par la volupté.

Au bout d'une poignées de secondes qui comptait comme une éternité, elle finit par s'éloigner. Je gardai les paupières closes quelques instants encore puis rouvrit les yeux, les clignant plusieurs fois comme pour m'éveiller d'un rêve trop doux. Je devais avoir l'air légèrement hébété. J'esquissai à peine un sourire en entendant sa réplique et passai une main dans ma nuque. Plus que jamais, mon cerveau me semblait engourdi. La chaleur était toujours aussi suffocante mais qu'importait de toutes façons, puisque je ne respirais plus. J'avais l'impression que mon corps ne me répondait plus.

Jusqu'à présent, j'avais eu la prétention de tout connaître en amour, chaque chapitre et ce sans besoin d'un livre quelconque traitant du sujet. Robyn venait de bousculer toutes les conventions. Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Ce baiser, cette douceur... Par le passé, j'avais déjà connu des instants de grâce mais jamais en ayant véritablement l'impression de le partager avec quelqu'un à un degré identique. Cela était si étrange et intriguant que j'en étais tout étourdi.

Je passai une main contre mon front enfiévré. Ce baiser avait été différent. Trop différent. Qu'attendait-elle de ma part, précisément ? Je ne savais pas, et je redoutais la réponse à cette question. Je n'étais pas certain de pouvoir lui offrir ce qu'elle me réclamerait...

Je laissai échapper un soupir et posai ma main contre la porte. Une hésitation. Un regard vers la jeune femme. Je pouvais refermer le panneau de bois sur nous et laisser les choses se déroule, ou...

Pendant cet instant de flottement -sinistre ironie du sort- je reçus un message télépathique d'Apollon. Je détestais ce genre d'intrusion mentale.

"Jules. On a un problème. Ton chat il a fait partout dans la salle du Trône. Je crois qu'il faut que tu changes sa litière."

"La paix !"
grommelai-je sans savoir s'il pouvait m'entendre.

Le regard surpris de Robyn m'indiqua que je venais de parler à haute voix. Merveilleux. Je clignai des yeux de plus belle et m'éclaircis la gorge. Elle allait me prendre pour un fou. C'était peut-être mieux ainsi, après tout.

Mon cerveau n'est pas une boîte aux lettres ! songeai-je sèchement à l'adresse du dieu des arts, doutant qu'il m'entende.

D'un geste raide, j'ouvris la porte et indiquai à la demoiselle de sortir. Je passai ensuite et fus surpris par le changement radical de température. Le couloir immaculé dans lequel nous étions était nettement plus froid. Je remuai les orteils contre le sol glacé puis déclarai d'un ton faussement détaché :

"Mettons-nous en quête de vêtements. Il y a forcément un dressing quelque part !"

A contrecoeur, j'avançai à travers le couloir silencieux. J'aurais fortement apprécié que Robyn conserve le peignoir, mais je ne pouvais le lui imposer. De plus, n'avoir qu'une serviette autour de la taille n'était pas du plus pratique.

Au bout de quelques secondes à marcher, je me retrouvai nez à nez avec une jeune femme au détour du couloir.

"Bonjour mademoiselle. Nous venons d'utiliser le sauna et nous aimerions des vêtements."
déclarai-je aimablement, malgré mon embarras d'être si peu présentable.

"Oh, bien sûr !" gloussa-t-elle. "Suivez-moi, je vous emmène pour la suite !"

La suite, mais... quelle suite ? Je tournai la tête d'un air incrédule en direction de Robyn puis emboîtai le pas à l'employée, car elle nous distançait déjà.

"Si 'la suite' est une séance de massage, nous savons déjà à quoi nous en tenir."
soufflai-je à l'oreille de la pâtissière tout en lui montrant mon poing.

Je lui adressai un sourire complice qui s'éternisa un peu trop car en me penchant vers elle, j'avais senti une odeur agréable de gâteau. Je me redressai alors que l'employée ouvrait une porte. De l'autre côté, se trouvait une piscine d'une taille respectable, entourée par quelques chaises longues et les sempiternelles candélabres posés au sol. Je fronçai les sourcils et pivotai vers l'employée.

"Tout ceci est fort beau, mais nous aimerions quelque chose de moins mouillé et de plus... habillé."
dis-je, incertain.

"C'est dans votre formule relaxation pour deux. Cette piscine a été réservé à votre usage personnel pour tout l'après-midi."
précisa l'employée avec un sourire coquin. "Evitez de casser le matériel, par contre."

Sur ses fabuleuses paroles, elle fit un clin d'oeil et referma la porte. J'avais l'impression que les gens avaient des tendances à séquestrer les autres dans cet endroit. Quant à savoir qui avait réglé le paiement de cette journée, la réponse n'était pas difficile à trouver... J'hésitais entre remercier Aryana la prochaine fois que je la verrai, ou l'enguirlander.

Je mis les mains sur mes hanches et détaillai davantage la vaste pièce. Un morceau de tissu rouge vif attira subitement mon attention, posé sur la chaise longue la plus proche. Je me précipitai dessus et le dépliai, révélant une sorte de sous-vêtement masculin fabriqué dans une matière étrange et élastique. Mon soulagement fut de courte durée : jamais je ne pourrais enfiler ce vêtement sous le prétexte évident que...

"C'est bien trop étroit."
commentai-je en tirant dessus à bout de bras.

M'apercevant que j'avais fait cette remarque à voix haute, je jetai un bref coup d'oeil à Robyn avant de replier lentement le sous-vêtement et de le reposer à sa place. J'avais très chaud au niveau des oreilles, tout à coup. Je me raclai la gorge et repris sans la regarder :

"Je suppose qu'il s'agit d'une nouvelle taquinerie d'Aryana. En inspectant la pièce dans son intégralité, nous peut-être trouver des habits décents."

J'entrepris de mettre ce plan à exécution, soulevant quelques serviettes sur les chaises longues sans grande motivation. Mon esprit était accaparé par beaucoup trop de pensées enivrantes. Une question me brûlait les lèvres mais je ne savais comment la lui poser. Brusquement, elle se fraya un chemin bien malgré moi et je pivotai vers la jeune femme.

"Qu'attendez-vous de moi, exactement ? Je suis veuf et sans le sou. Quant à vous..."

Peut-être n'avait-elle aucune attente ? Pourquoi m'encombrais-je d'autant de questions ? Est-ce que tout ceci avait une quelconque importance, au fond ?

"J'aimerais faire de vous une honnête femme, mais vous êtes l'épouse d'un extra-terrestre habitant sur une lointaine planète..."

Je me grattai l'arête du nez. Avais-je fini d'établir la liste de nos obstacles ? C'était barbant au possible.

"Qui plus est, j'ai l'âge d'être votre ancêtre. Deux siècles nous séparent. Tout semble être calculé pour que nos chemins ne puissent que s'entrecroiser sans jamais suivre la même route. Je sais tout ceci, je l'accepte. Vous dites avoir souffert à cause d'un homme par le passé et je ne peux rien vous garantir..."

Je laissai ma phrase en suspens alors que je m'avançai vers elle, la tête penchée dans sa direction. Puisque son précédent baiser avait été une invitation à l'approcher, je n'avais aucune hésitation désormais.

"Tout ce que je sais, c'est que je veux vous protéger, vous garder jalousement auprès de moi, vous chérir."
murmurai-je tout en posant une main sur son épaule. "Tout ce que je sais, c'est que... j'aimerais vous faire l'amour."

J'avais prononcé cette dernière phrase dans un filet de voix tandis que ma main avait glissé de son épaule à sa nuque. Je me penchai davantage vers elle pour l'embrasser avec autant de douceur qu'elle m'en avait montré, mon autre main se posant contre son dos afin de l'attirer davantage vers moi. Peut-être avais-je été trop franc avec elle ? Ce n'était sans doute pas des choses que l'on disait, mais je m'en moquais. Il me semblait être de retour dans le sauna. Une chaleur ardente s'était de nouveau emparée moi et je ne répondais absolument plus de rien.

Brûlante, trop brûlante,
Blessure de l'amour...


crackle bones

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I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.
I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty is not just a mask
I want to exorcise the demons from your past.

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Robyn W. Candy


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pas d'arlequin ! »


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________________________________________ Dim 27 Aoû 2017 - 2:08


Pour Some Sugar On Me

C'était dingue à quel point Aryana pouvait avoir un côté machiavélique. À croire qu'elle avait absolument tout prévu depuis le début. Quand elle avait eu le temps de planifier tout ça? Sur la table de massage? Plus jamais je me laissais embarquer dans une de ses idées tordues pour soit disant me détendre. Peut être que sur elle, ce genre de choses fonctionnaient, mais ça avait pas le même effet pour moi. J'étais tout sauf détendu là. J'avais plutôt l'impression de m'être enfilé quelques canettes de Red Bull. Mon cœur battait incroyablement vite. Tellement qu'il aurait pu sortir de ma poitrine de la même façon que dans les vieux cartoons, quand le personnage est amoureux ou a un coup de cœur. Et pourtant, j'arrivai à rester très calme extérieurement. C'était un peu trop bizarre à mon goût pour que je me sente bien détendue. La présence de Jules aidait pas non plus. Mais alors pas du tout. C'était presque un soulagement qu'on soit sorti de la fameuse pièce bouillante, finalement. En espérant que toute la chaleur et le reste resteraient bien sagement là bas aussi.

Je répondis au sourire de Jules, qui avait l'air d'être prêt à péter le nez d'un nouveau masseur, tout en suivant l'employée qui nous embarquait... ailleurs. Alors que j'avais très très envie de partir. C'était pas que je voulais fuir tout à coup Jules, mais plutôt... que je commençais à pas trop assumer ce qui s'était passé un peu avant. Je l'avais embrassé. De mon plein gré. Parce que j'en avais envie. Et je voulais pas que ça recommence. On était supposé être amis. Rien de plus. J'étais conne, j'avais eu un petit moment d'égarement. Qui, je l'espérai, pourrait s'oublier tout aussi facilement que j'avais cédé à la tentation. Apparemment un certain Oscar Wilde trouvait ça cool, mais moi pas.

- Oh une piscine, comme c'est génial...

Les dents serrés, je grommelais à voix basse, pas rassurée par ce nouvel endroit. C'était toujours mieux que le four à taille humaine, mais j'avais toujours pas confiance. Et j'avais tout les droits d'être méfiante. Surtout quand la femme se permit de faire des commentaires absolument pas appropriés. Yerk. Elle croyait quoi? Qu'on allait faire autre chose que se baigner? Quoi que j'avais même pas prévu de tremper un doigt de pied dans l'eau. Je voulais pas me retrouver à moitié noyée et devoir ma survie uniquement à la technique de bouche-à-bouche que Jules exécuterait un peu trop parfaitement...

Je secouais la tête pour essayer de plus penser. Je voulais plus rien imaginer. Rien du tout. Mon esprit devait être totalement vide. Sinon, y avait des risques pour que je me remettre à avoir trop chaud et que je sache pas contrôler certaines pulsions trop extrêmes qui avaient l'air de vouloir prendre le dessus ces derniers temps.

Et merde. Pourquoi j'avais jeté un coup d’œil à Jules quand il avait fait sa remarque concernant son... petit maillot de bain? Bordel. Si il faisait pas trop chaud dans la grande pièce, mes joues allaient pas tarder à cuire façon pancakes dans une poêle. Je préférai l'autre endroit, en fait. Je pouvais rougir plus discrètement là bas.

- Bonne idée! Partons à la recherche des vêtements perdus!

Faussement enthousiaste, j'entrepris d'inspecter les chaises longues, comme il le disait si bien. Ça me permettait au moins de lui tourner le dos et de pouvoir me concentrer sur autre chose. Tout sauf lui. Et le goût de ses lèvres. De sa peau contre la mienne. De... Non. La ferme. Pense à autre chose, Robyn. Avoir d'avoir envie de nouveau de mauvaises choses.

Je me figeais à sa question. D'abord, j'osais pas me tourner vers lui. Je préférais fermer les yeux et me mordre la lèvre, en priant le dieu des Sucreries pour qu'il arrête. J'avais envie de me boucher les oreilles, de faire comme si j'entendais rien. Tout plutôt que de savoir ce qu'il pensait ou ressentait.

Mais j'étais incapable de faire la sourde. Alors je fini par oser croiser son regard, pas rassurée et surtout essayant de jouer à celle qui n'en avait rien à faire. Rôle pour lequel j'avais un don naturel, à la base. À la base, hein. Là, j'aurai jamais pu espérer gagner un Oscar.

Plus il se rapprochait, plus mon cœur battait vide. Je commençais à avoir du mal à comprendre ce qu'il me disait tellement les battements résonnaient fort dans mes tympans. Il était comme bloqué dans ma gorge, à me couper le souffle et à m'empêcher de répondre quoi que ce soit. J'aurai voulu dire à Jules de la fermer, lui hurler que j'étais pas intéressée, l'envoyer balader. Mais surtout j'aurai aimé me défendre, dire que je me foutais de mon mari l'extra-terrestre et que j'étais sans âge. Que là, maintenant, je m'en foutais de nos différences. Pourtant je restais muette, incapable de prononcer le moindre mot. Même pas dans la capacité de lui dire que j'attendais que ça, qu'il "me fasse l'amour", comme si il disait si joliment. J'avais un peu du mal à croire qu'il avait utilisé cette expression. Je savais même pas que ça existait encore.

Quand il se pencha pour m'embrasser, je fermais les yeux. Pour savourer à fond. C'était encore meilleur que l'autre baiser. Il avait pas la même saveur. Y avait quelque chose en plus. Quelque chose qui donnait encore plus envie d'y goûter.

Sans aucune hésitation, encore une fois, je lui rendis son baiser. Mes mains glissèrent dans son dos, s'accrochèrent à ses épaules, tandis que je me rapprochais encore un peu plus de lui, jusqu'à ce que mon corps se serre contre le sien. J'étais incapable de m'en empêcher. Incapable de résister. C'était trop bon. Et bien trop addictif pour espérer s'arrêter.

Je fini par réussir à me détacher de lui et à lâcher ses lèvres, pour m'écarter légèrement et croiser son regard. La petite voix aiguë de ma conscience s'était décidé à venir foutre la merde. Parce qu'elle savait que j'étais sur le point de faire des bêtises. Du genre que je finirai par regretter. Et qui pourraient me faire très mal. Arrêter là, c'était la meilleure chose à faire. Non? Fallait pas tout gâcher. Fallait pas que je me bousille encore plus le cœur. Je risquais de toucher pour de bon le fond, sinon. Mais en même temps... et si pour une fois, je faisais une bêtise que je regretterai pas après? C'était possible. Et y avait qu'une seule façon de le savoir.

Sans un mot, je retirais mon peignoir et le balançais dans le bassin, derrière moi. J'avais trop chaud pour continuer à le porter. Et puis surtout, j'avais plus du tout envie de le garder sur moi. Il était trop étouffant. Presque trop lourd. Maintenant, je pouvais passer les bras autour du cou de Jules sans gêne, pour l'attirer à moi et l'embrasser de nouveau. Mais cette fois, avec un tout petit peu moins de douceur. Ce baiser là devait être brûlant. Exactement comme ce que je ressentais. Sa peau contre la mienne aidait pas à calmer ce tourbillon d'émotions qui me prenait, me faisait tourner la tête et...

- Vous faîtes quoi?

Je me figeais, les yeux grands ouverts d'un coup. C'était lui qui venait de parler? J'avais pas sentie ses lèvres bouger, pourtant. Y avait quand même pas...

- Putain!

Sans réfléchir, je me collais contre Jules. Ou plutôt me pressait contre son torse, les bras repliés sur les côtés pour tenter de cacher ma poitrine et ce qui se trouvait plus bas au gamin qui nous fixait à quelques mètres, une bouée en plastique en forme de flamant rose autour des hanches.

- La piscine est fermée, alors dégage de là!

J'essayais d'avoir l'air autoritaire, mais ma voix était un peu trop molle et tremblotante pour l'impressionner. Il pouvait pas au moins détourner le regard, au lieu de se contenter de cligner des yeux avec un air débile? J'étais totalement nue et dans l'incapacité de récupérer mon peignoir qui flottait tranquillement dans l'eau. Parce que je l'y avais balancé sans réfléchir. Et merde. J'avais fait bêtise, j'avais été punie. Foutue conscience qui pour une fois avait raison!

- Vous faîtes des bébés?

Que... Quoi? J'écarquillais les yeux d'horreur à sa question. Il avait quel âge, ce gosse? Dix ans à peine? Et il savait comment les enfants étaient conçus? C'était normal? Eh mais d'ailleurs... j'avais été à deux doigts d'aller plus loin que l'étape du baiser avec Jules. Sans protection. Du moins moi j'y avais pas pensé. Et lui? Ça lui avait traversé l'esprit? Il y aurait pensé? Putain. J'étais conne ou quoi? Voir même un peu trop naïve?

- Qui fait des bébés?

Merde. Merde merde merde! Je fermais les yeux, en priant quelques grands noms de la pâtisserie pour que Aryana apparaisse et nous rende invisible ou un super plan du genre. Tout plutôt qu'être nue devant une bande de gamins qui risquaient de finir chez le psy à cause de ma capacité à pas savoir résister à la tentation. J'aurai bien récupéré une serviette sur un transat, mais j'osais pas bouger du tout. De peur de pas avoir le temps de cacher ce qu'y avait à cacher assez vite.

- Mais... t'es pas la pâtissière?

Bordel. J'aimais pas les gosses, mais pourtant j'étais connue vu que c'était moi qui vendait les goûters après l'école. J'osais soulever une paupière pour observer le groupe composé de sept membres armés de bouées et de frites en mousse.

- La piscine est fermée.

J'étais pas obligée de répondre. Suffisait de faire entendre mon autorité d'adulte. Même si j'étais absolument pas en position pour me faire obéir.

- On s'en fout. Si on veut nager, on va nager. C'est pas une porte fermée qui nous fait peur. Rien ne résiste aux Goonies 2.0! Et surtout pas une piscine de richoux !

Celui qui devait être le chef, avec un bonnet de bain à motif tête de mort et des lunettes de natation verte fluo autour du cou, leva sa frite géante comme si c'était une épée. Les autres répondirent en chœur, avec des grognements et des exclamations pas du tout discrètes. Si ils pouvaient un peu la fermer, histoire de pas rameuter tout le personnel qui serait sûrement ravi de rapporter toute la situation à Arya...

- Et on veut pas de témoins. Ou pire, de vieux pour nous faire chier. Alors vous vous cassez fissa les stupidas ou vous connaîtrez le supplice de la planche.

Un sourire sadique étira ses lèvres, dévoilant des dents bagués qui brillaient à la lumière. Il était ridicule, mais il réussissait à me faire flipper. Comment il faisait? Sûrement que c'était juste parce que je me sentais vulnérable, avec rien sur le dos. J'avais trop peur qu'il s'amuse à raconter à plein de monde qu'il avait croisé la pâtissière à poil et collée serrée à un monsieur pas très habillé non plus.

- Tu... crois que tu pourrais essayer de récupérer une serviette sur un transat, mais sans me lâcher? S'il te plaît?

D'une petite voix, je suppliais Jules, toujours serrée contre lui et la joue contre son torse. J'étais bien contente de pas pouvoir croiser son regard. Parce que j'avais déjà assez honte comme ça. Surtout de pas avoir su lui résister. C'était en partie à cause de lui si on se retrouvait dans cette situation. Lui, ses belles paroles, son corps de rêve et ses lèvres délicieuses...


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Jules Verne


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________________________________________ Mer 30 Aoû 2017 - 21:37

« La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve. »
Et vous aurez vécu si vous avez aimé.

Garder le contrôle.

Trois mots à la consonance simple et à la définition encore plus basique. Sur le papier, c'est extrêmement facile. Cependant, vous remarquerez à quel point la difficulté s'accroit lorsqu'une jeune femme désirable se rapproche de vous en étant entièrement nue.

Le souffle me manquait. Les mains de Robyn s'agrippaient à ma nuque pour m'attirer à elle tandis qu'elle m'embrassait avec une fougue mêlée de passion. Mes propres mains se promenèrent délicatement le long de son dos. Sa peau était si douce... Désormais, je ne pouvais plus espérer cacher mon émoi. Pour quelle raison l'aurais-je fait ? Tout incitait à entreprendre un chemin des plus agréables... Je lui rendis son baiser alors que mes mains venaient de glisser lentement jusqu'à sa taille.

"Vous faîtes quoi?"

Cette voix enfantine me pétrifia et je m'aperçus que Robyn avait eu la même réaction, vite accompagnée d'un juron. L'instant d'après, elle se plaqua contre moi pour se cacher des enfants qui venaient d'entrer. Je les voyais seulement du coin de l'oeil, car je n'osais me tourner de peur d'en dévoiler beaucoup trop à leurs innocentes prunelles. J'essayais surtout de ne pas penser au corps de Robyn pressé contre le mien, qui n'aidait en rien à se calmer. Il me semblait que mon coeur allait exploser au creux de ma poitrine. La jeune femme devait forcément l'entendre battre à un rythme indécent. Je déglutis avec peine, passant mes bras autour d'elle afin de la "couvrir" d'une façon discutable. Tandis que je lui laissais le soin de parlementer avec les chenapans, je citais mentalement le nom des personnages que j'avais inventés, afin de me ressaisir et de ne plus songer à sa peau si chaude et douce contre la mienne...

Michel Ardan, Le capitaine Nemo, Ned Land, Philéas Fogg...

Peu à peu, je perdis le fil. Un trou noir avait remplacé ma matière grise. Il me semblait percevoir les battements d'un autre coeur contre le mien. Celui de Robyn, bien sûr... Je me mordis l'intérieur des joues.

D'ailleurs, la demoiselle réclama subitement mon attention. Je lui répondis par un regard égaré, tout en clignant des yeux. Transat...? Je mis quelques secondes à comprendre qu'elle parlait de la chaise longue la plus proche. Je penchai la tête vers la droite. La chaise était à plus d'un mètre de distance.

"Préparez-vous." lui dis-je d'un ton vaillant.

Sans la lâcher, je me mis à marcher en crabe en direction de la chaise, mais au bout de seulement deux pas, je fus contraint de me stopper. La jeune femme me lança un regard interrogateur alors que je me mordais les lèvres de nouveau, de plus en plus crispé.

"En vous plaquant contre moi de la sorte, vous... avez compromis le maintien de ma serviette." expliquai-je à voix basse. "Si je fais encore un pas, elle risque de..."

Des rires goguenards se firent entendre dans mon dos. Visiblement, les garnements trouvaient cela fort drôle.

"On voit déjà le haut de ses fesses !"
pouffa l'un d'eux.

Je levai les yeux au ciel, de plus en plus agacé par leur présence. Je n'appréciais pas particulièrement les enfants turbulents. Je préférais ceux comme Iota qui aimaient la compagnie d'un bon livre au lieu de passer leur temps à tourmenter les honnêtes gens.

"Déguerpissez !" ordonnai-je d'un ton sévère.

Il y eut une seconde de silence, et je crus que mon autorité naturelle avait porté ses fruits, jusqu'à ce qu'un grand éclat de rire résonne dans la pièce.

"Il a dit 'pissé' !" s'esclaffa l'un des garnements.

Navrant... Ma consternation allait de paire avec mon indignation.

"Dis monsieur, tu veux bien nous montrer ta copine ?"

Je me dévissai le cou pour dévisager le gamin qui venait de poser cette question, médusé. Décidément, il n'y avait plus de jeunesse ! A son âge, j'étais fasciné par les véhicules volants et les voyages à travers l'impossible. Le corps féminin avait commencé à m'intéresser beaucoup plus tard...

"Allez, juste vite fait !" insista-t-il. "Et on vous promet de vous laisser tranquille ensuite."

Je plantai un regard plus que réprobateur dans le sien. Pour qui me prenait-il pour accepter le chantage d'un enfant de dix ans ? Le gamin, impressionné, recula d'un pas mais les autres restèrent fermement campés sur leur position. Il était temps de trouver une brillante idée ou nous serions condamnés à demeurer la cible des moqueries d'une bande de garnements. Nous ne pouvions quitter la pièce en étant si peu vêtus et il était clair que les enfants ne nous laisseraient pas en paix.

A contrecoeur, j'envoyai un message mental à la seule déesse susceptible de nous venir en aide. J'avais hésité à appeler mon ami Elliot mais je n'avais aucune envie qu'il voit Robyn dans son plus simple appareil. Quant à Ellie, cette situation l'aurait bien trop embarrassée. Aryana apparut quelques secondes plus tard, un sourire flottant sur les lèvres.

"Eh bien, eh bien, eh bien..." commenta-t-elle en nous voyant étroitement enlacés. "Je me demande pour quelle raison tu m'as appelé puisque de toutes évidences, tu t'en sors très bien."

Elle pencha ensuite la tête vers les enfants qui l'observèrent à leur tour, en murmurant :

"C'est une déesse ! Celle de l'amour ! Je parie qu'elle me fait un bisou en premier !"

"Non, moi d'abord !"

"Non, moi, parce que je mets la même eau de toilette de papa !"

"Les garçons." les interrompit-elle d'une voix douce tout en se penchant vers eux. "Si vous sortez immédiatement de cette salle, je promets de faire un bisou à chacun d'entre vous."

Les garnements se renvoyèrent un regard ravi avant de détaler en tapant des pieds contre le carrelage. Aryana se redressa tranquillement et ajouta d'un ton malicieux :

"Voilà, je vous laisse à votre... occupation."

"Non, attends !" m'écriai-je sans lâcher Robyn. "Pourrais-tu... nous emmener ailleurs ? J'estime que la plaisanterie a suffisamment duré."

J'observai la déesse d'un oeil intransigeant. J'en avais assez qu'elle nous bringueballe d'un endroit à un autre comme de vulgaires pantins.

"Venant de toi, je trouve cette situation plus que déplacée."
repris-je d'un ton rigide.

Aryana écarquilla les yeux, stupéfaite.

"Au contraire, je confie Robyn à tes bons soins."
rétorqua-t-elle posément. "Estime-toi heureux que je ne te l'ai pas piquée. Ce n'est pas l'envie qui me manque, en plus..."

Elle coula vers la jeune femme un regard si rêveur que je fronçai les sourcils et la serrai plus étroitement contre moi, méfiant. Pourquoi ne lui faisait-elle pas apparaître quelques vêtements ? Calamité, ton nom est Aphrodite.

"Emmène-nous dans un endroit tranquille, à l'abri des regards."
dis-je d'un ton cinglant.

Elle leva les yeux au ciel pour montrer son mécontentement, puis elle déclara d'une voix suave :

"Tes désirs sont des ordres Jules. Tu le sais bien."

Elle baissa brièvement les yeux vers ma serviette avant de se mordre les lèvres et de poser un index sur chacun de nos bras. L'instant d'après, nous étions enfin dans un endroit familier, du moins me concernant. Il s'agissait de ma chambre, située en haut de la tour qui surplombait ma demeure. Elle était comme je l'avais laissée, correctement rangée, hormis mon bureau sur lequel traînait quelques feuilles éparses et recouvertes de mon écriture. La pièce était circulaire mais vaste malgré tout, agrémentée de quelques meubles anciens. Je laissai échapper un soupir agacé en voyant apparaître des candélabres sur les différentes étagères, le bureau et la table de nuit.

"Aryana, cela suffit !" fis-je, furibond.

"Tu as raison, il y en a assez." estima-t-elle sans comprendre le sens de ma phrase. "Amusez-vous bien ! Je dois y aller, j'ai des bisous à distribuer."

Elle prit un air important et sur un dernier sourire, fit une petite tape sur les fesses de Robyn. J'entrouvris la bouche, choqué par son comportement, mais je n'eus le temps de ne rien dire car à cet instant, alors que j'entendais un "Oups !" résonner autour de nous et que la déesse venait de partir, je sentis très nettement ma serviette glisser pour de bon. Oh... la démone ! Je me reculai en vitesse et attrapai le premier objet venu afin de cacher cet endroit précis de mon anatomie. Baissant les yeux, je m'aperçus qu'il s'agissait du livre "Le vieil homme et la mer". Monsieur Hemingway venait de m'apporter une aide précieuse. Merci à lui.

Je soupirai, passai une main dans ma nuque et déclarai :

"Bien. Soulignons le point positif de cette situation : dorénavant, j'ai de quoi vous vêtir. Ca ne sera sûrement pas adapté à votre morphologie, mais..."

Je bégayais beaucoup trop, mieux valait que je me taise. Je faisais un effort considérable pour ne pas regarder la jeune femme qui était toujours dans son plus simple appareil, au beau milieu de ma chambre.

"J'ai... hum... ce qu'il faut... dans mon... armoire."
achevai-je d'un ton hésitant.

La bienséance devait l'emporter sur le désir, aussi je ramassai la serviette au sol, entre nous, du bout du pied pour la remettre encore une fois autour de ma taille, laissant choir "Le vieil homme et la mer", puis je me rendis jusqu'à ma chaise de bureau sur laquelle était posée mon haut de pyjama à carreaux. Je m'en saisis et pivotant vers Robyn, fixai résolument son visage tout en plaçant le vêtement sur ses épaules. Même ainsi, elle était magnifique. Je restai quelques instants à la contempler avec un sourire avant de me ressaisir.

"Je vais vous donner un pantalon. Ensuite, je vous reconduirai chez vous." dis-je, la mort dans l'âme.

Brusquement, je m'aperçus que ma main était posée sous le haut de pyjama, directement sur sa peau, au niveau des côtes.

"Vous avez vécu suffisamment de tourments aujourd'hui. Il serait malvenu de... de vous proposer de..."

Que voulais-je dire ? Je ne savais plus. Ma phrase resta en suspens tandis que je plongeais mon regard dans le sien. Je cherchais à faire durer ce moment, à la garder auprès de moi, à savourer ces quelques secondes qui s'égrenaient si vite. Je cherchais une raison ridicule de la faire rester.

"La nuit tombe. Si vous avez l'envie de... d'observer les étoiles, nous avons un magnifique panorama depuis cet observatoire... qui se trouve être également ma chambre, mais ce n'est qu'un détail."
dis-je à voix basse, la gorge sèche.

Le plus saugrenu était sans doute le fait que je ne me sente pas ridicule de trouver une excuse futile pour la convaincre de rester encore un peu. Comme pour appuyer mes paroles, je levai brièvement la tête afin d'observer la large coupole de verre qui laissait entrevoir le ciel étoilé. Puis, je regardai de nouveau Robyn, sans oser enlever ma main de sa taille.


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________________________________________ Lun 4 Sep 2017 - 1:21


I wish for this night-time to last for a lifetime

J'aimais pas les enfants. Mais alors je les aimais vraiment pas. Et là, j'arrivais à encore plus les détester. C'était quand qu'ils se rappellaient qu'ils étaient supposés obéir et respecter les adultes? Je me souvenais pas avoir été aussi insolente quand j'avais leur âge. Quoi que. J'avais peut être été pire, à partir d'un certain moment. Moi et l'autorité, c'était pas une grande histoire d'amour. Mais c'était quand même pas une raison pour que ces sales gosses foutent pas le camp quand on leur disait de disparaître! On était peut être à poil, mais ça empêchait pas que le respect, ça existait toujours. Même si il aurait probablement eu plus de valeur si moi et Jules étions pas collés l'un à l'autre de façon... ridicule. Parce que oui, on devait avoir l'air bien cons. Moi pressée contre lui, lui qui avait ses bras passés autour de moi... Hum hum. Parfaitement ridicule. C'était tout ce que j'avais en tête, à ce moment là.

Heureusement, Aryana finie par apparaître dans toute sa splendeur divine. Je soupirais de soulagement, un peu trop ravie de la voir alors que de base j'avais envie de la bouder pour ce qu'elle avait fait. Les super-héros du type Spider-Man pouvaient rendre leur costume. La déesse de l'Amour se débrouillait mieux qu'eux pour sauver des vies.

- Pitié, fais nous partir de là.

Ma voix s'était élevée timidement, en jetant un regard suppliant de chien battu à la déesse qui avait l'air de trouver la situation plus amusante qu'autre chose. Je voyais pas ce qu'il y avait de drôle, perso. Émotionnellement, j'étais au bout du rouleau. C'était comme si j'avais passé la journée dans des montagnes russes beaucoup trop rapides et violentes. Fallait que je me pose et que je prenne le temps de m'en remettre. Ce qui arriverait pas tant que Jules serait dans les parages et surtout tout contre moi. C'était pas que ça me rendait encore toute chose... mais si, en fait.

Mes joues me brûlèrent à la remarque d'Arya et quand mon regard croisa le sien. Ça voulait dire quoi, ça? Elle avait quelles genre d'envies? Non pas que ça m'intéressait. Mais elle me faisait toujours un certain effet. Pas de la même façon qu'un certain Monsieur dont la peau brûlait contre la mienne, mais elle était et serait probablement toujours pour moi la femme la plus canon de la terre. Désolée Lily.

Je laissais donc Jules parlementer avec elle pour qu'elle nous envoie ailleurs. Ce qui fonctionna très bien, vu qu'en un battement de cils je me retrouvais... dans la chambre du fameux écrivain. Et merde. J'aurai peut être dû l'ouvrir et exiger à ce qu'elle nous dépose chacun chez soit. Parce que me retrouver de nouveau seule avec lui, dans une pièce illuminée par beaucoup trop de bougies, ça avait pas du tout de quoi me rassurer.

- Putain! Merci Aryana!

Avant même que je puisse gueuler un coup pour la forcer à me ramener à ma pâtisserie, elle avait déjà disparu. En faisant subir le même sort bien tordu à la serviette de Jules. Bien entendu. Merci Arya, hein! Je fermais presque aussitôt les yeux en me rendant compte de ce qu'elle avait fait, le nez en l'air, en me dépêchant de lui tourner le dos pour être sûre de ne plus rien voir du tout. Ça allait pas m'aider à baisser la température de mon corps ça. Mon corps qui était toujours nu, d'ailleurs. Putain. Elle aurait au moins pu me refiler une fringue ou une serviette! Comment est-ce que j'étais supposée arrêter de rougir et de me sentir incroyablement gênée, maintenant?

- Je m'en fous que ça soit beaucoup trop grand. Une fringue, n'importe laquelle, ça serait super. Tant que je sois plus... que je sois habillée.

Il pouvait me passer tout et n'importe quoi, ça m'irait. J'avais envie de sentir du tissus contre ma peau, de cacher mon corps qui s'était retrouvé bien trop exposé. Si quelques minutes plus tôt, me retrouver nue devant Jules n'avait eu plus rien de gênant, maintenant j'éprouvais l'irrésistible envie de porter cinq couches de fringues pour que tout disparaisse.

Mais pour l'instant, j'allais me contenter d'un haut de pyjama beaucoup trop grand. J'avais fini par ré-ouvrir les yeux, en frissonnant quand il avait posé le vêtement sur mes épaules. Et le frisson s'accentua et dura plus longtemps quand je me rendis compte que sa main n'avait pas l'air de vouloir se détacher de ma peau. Bordel. Encore une fois, mon cœur se remit à danser comme un fou dans ma poitrine. Rien qu'à cause d'un foutu contact. Un contact dont j'arrivais pas à échapper. Ça me semblait trop dur de faire un simple pas en arrière pour rompre ce moment et m'en aller. Parce que oui, j'avais très très envie de me casser de là. De claquer la porte derrière moi pour ensuite éviter Jules à vie en me rappelant à quel point j'ai horreur de rougir. Mais en même temps... j'avais bien trop envie de rester.

- Ça pourrait être sympa. De regarder les étoiles. J'ai rarement l'occasion de le faire et puis... ça permettrait aussi de se détendre un peu après la journée de dingue qu'on vient de passer.

Se détendre. Oula non. C'était pas le mot que je voulais employer, de base. Ça sonnait un peu trop "sexy", dans ma tête. Et si je pensais "sexy", bah ça me faisait penser à Jules. Du coup penser à Jules... ça faisait penser à beaucoup trop pleins de choses auxquelles je voulais absolument plus penser. C'était un cercle bien trop vicieux. J'aurai vraiment du la fermer et foutre le camp, en fait.

- T'as une chambre super belle.

Voilà. Changer de sujet. Excellent. J'en profitais pour faire quelques pas sur le côté, forçant sa main à quitter ma taille, pour faire lentement le tour de la pièce. Il fallait que je m'occupe, en attendant de trouver la force de m'en aller. Ce qui se révélait être presque une mission impossible. J'avais pas envie de le quitter. Pas encore.

- C'est hyper impressionnant le nombre de bouquins que t'as! Tu lis toujours autant?

Je m'étais approchée des étagères où étaient parfaitement rangés des tas et des tas de livres. On se serait cru dans une bibliothèque. J'étais toujours pas la plus grande lectrice de l'univers, mais même moi j'étais réellement impressionnée devant tant de bouquins. Mais peut être qu'en fait tout le monde avait ça chez soit, sauf moi et ma culture générale moisie?

- Je rêve ou t'as un petit côté bordélique? Ce bureau est super mal rangé, je suis choquée!

Avec un sourire amusé, je désignais les tas de feuilles qui traînaient sur le meuble. Ça contrastait avec le reste de la pièce, qui faisait hyper propre. Ça me rappelait le Nautilus, tiens. Putain. Ça remontait notre première rencontre, en fait. Et maintenant... on en était là. À échanger des banalités pour éviter de lâcher prise et de céder une nouvelle fois à la gourmandise. Ce que j'étais incapable de faire en général. Ce qui expliquait pourquoi c'était tellement compliqué.

- Attends...

Un murmure m'échappa, alors que je me penchais vers le bureau, les sourcils froncés. J'étais pas certaine de ce que je voyais. Mon cerveau ressemblait sûrement à un tas de gélatine pour le moment, ça serait pas étonnant que je commence à avoir des hallucinations. Pourtant, j'étais sûre que le dessin aux traîts gris posé sur un tas de feuilles me représentait, appuyée contre le comptoir de ma pâtisserie. Mais... pourquoi? Quand il avait fait ça? J'avais jamais posé et...

- Euh...

Les yeux écarquillés, je fixais Jules qui venait de se préciter comme un dingue pour cacher le dessin. OK. J'avais peut être vu quelque chose que j'étais pas supposée voir. Mais je devais le prendre comment? Il était beau, son dessin. Du moins il avait un beau coup de crayon. Moi à sa place, j'aurai dessiné quelque chose qui valait le coup qu'on l'immortalise sur une feuille de papier. J'aurai pas pris le temps de dessiner la pâtissière au caractère de merde et un poil fouineuse sur les bords.

- Désolée?

Je savais pas si c'était la réponse qu'il attendait. Ou si il valait mieux que je la ferme et que je me désintéresse totalement de ses travaux. La deuxième idée faisait un meilleur plan. Même si, du coup, j'étais toute curieuse d'en savoir plus.

- Ce plafond est dingue. C'est vraiment complètement dingue. Je pense que si j'en avais un pareil, je dormirai à peine tellement j'aurai tout le temps envie de regarder le ciel.

J'étais retournée au centre de la pièce, pour m'éloigner de son bureau et ses drôles de secrets. Les yeux levés vers le ciel étoilé qui apparaissait derrière la vitre en forme de dôme, je tournais lentement sur moi-même, pour observer la nuit qui paraissait si lumineuse. C'était magnifique. Dans le genre à couper le souffle, avec un soupçon de magie. Pourtant, c'était juste les même étoiles que d'habitude. Mais elles me paraissaient encore plus belles que pendant les rares moments où j'osais aller observer le ciel pendant la nuit. Peut être parce que pour une fois tout ne me paraissait pas triste et sombre.

- Est-ce que.. je peux m'allonger sur ton lit? Pour mieux les observer.

L'index tendu vers la coupole, j'osais adresser un regard timide à Jules, tout en essayant de m'empêcher de me mordiller la lèvre de gêne. C'était con. C'était vraiment très con, comme question. Pourquoi je demandais ça? J'aurai pas dû. J'avais parlé sans réfléchir. J'avais juste... cédé à une autre envie de mon pauvre cerveau si idiot. Parce que j'étais incapable de lui résister.

Encore une fois, sans utiliser mes quelques neurones qui fonctionnaient encore, les mains serrant les pans du pyjama qui sentait bien trop bon, je m'allongeais sur ce fameux lit. La tête posée sur un oreiller moelleux juste comme il fallait, raide au possible, je restais là, les mains sur le ventre, à fixer le ciel. Que je commençais à plus voir, en fait. Dès que mes jambes nues étaient entrée en contact avec la couverture et que je m'étais retrouvée sur le lit de Jules, mon coeur s'était accéléré. Il allait finir par lâcher, si ça continuait. Les étoiles, hein. C'était qu'une excuse? Une idée à la con que ce tout aussi con de cerveau avait balancé pour qu'encore une fois, je perde mes moyens. C'était pas ma faute. Pas du tout. Moi, de base, je voulais pas me souvenir du goût de ses baisers. Ou de la chaleur brûlante mais si attirante de son corps. Non. Je voulais rien de tout ça. Absolument pas.

J'allais me lever, quand lui vint s'allonger à son tour. Je me figeais, en arrêtant de respirer au passage. Ta gueule, le cerveau. Calme tes ardeurs, le cœur. C'était juste pour regarder les étoiles. Comme je l'avais demandé. Rappelez vous, les gars.

Trop curieuse, je finis quand même pas tourner la tête vers lui. Il se tenait à une bonne distance, laissant un espace entre nous. D'accord. Bien. Très bien. Ça voulait dire que c'était bon, tout revenait à la normal. Parfait. On pouvait se re-concentrer tranquillement sur les étoiles. Y aurait plus de contact extrême, tout ça tout ça. Maintenant, fallait juste que je réussisse à détourner le regard et à arrêter de le regarder. Même si c'était plus facile à dire qu'à faire. Mais pourquoi même ça j'avais du mal?



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________________________________________ Mer 6 Sep 2017 - 22:46

« You are my shooting star. »
You make my heart ascend.

Je tentai de maîtriser les battements désordonnés de mon pauvre coeur alors que la demoiselle acceptait de rester. Elle s'éloigna de moi afin d'observer les livres exposés sur les bibliothèques, et je laissai dériver un regard sur ses jambes que dévoilait un peu trop le haut du pyjama. Puis, je clignai brusquement des yeux en me focalisant sur la contemplation d'un chandelier. Je ne voulais pas avoir l'air trop insistant. Après tout, Robyn acceptait de rester mais elle s'était écartée sensiblement de plusieurs mètres en prétextant la visite de ma chambre. Il semblait que la magie du moment se soit volatilisée.

"Il ne s'agit que d'une infime partie des ouvrages que j'ai lus."
répondis-je à sa question. "Je possédais une bibliothèque bien plus conséquente à Amiens, la ville dans laquelle j'habitais lors de... ma première vie."

Je trouvais important de dissocier mes existences en deux parties bien distinctes, voire trois si je considérais l'enfer passé à bord du Nautilus. Cela me permettait de garder une emprise rationnelle sur moi-même, bien qu'une trop grande introspection fasse fréquemment dériver mon esprit vers des contrées très dangereuses, à l'abîme de la folie. Je n'en parlais à personne, je couchais mes doutes et mes angoisses sur papier et je les enfermais à double tour dans le dernier tiroir de mon bureau, sans plus jamais les relire. Quelque chose était-il définitivement mort en moi ? Y avait-il une quatrième part qui revenait me hanter de temps à autre, au plus noir de la nuit ?

J'eus un léger frisson en voyant Robyn s'approcher de mon espace de travail. Sa réplique concernant ma façon discutable de ranger mon bureau ne m'arracha aucun sourire. Je craignais qu'en s'avançant trop près, elle remarque des choses que je ne voulais surtout pas qu'elle voit. Je tentai de me remémorer ce que j'avais écrit sur les différentes feuilles quand la jeune femme remarqua quelque chose. Sapristi, le dessin ! Je me précipitai vers le bureau afin de le cacher. Hélas, c'était trop tard. Robyn l'avait vu et semblait indécise. Elle s'excusa d'un ton incertain et je m'empressai de marmonner :

"Ce n'est pas de votre faute, c'est la mienne. A l'avenir, je rangerai mon bureau." dis-je d'un ton crispé.

Elle paraissait encore plus perturbée par cette esquisse que par tout le reste. Bravo Jules. Je pouvais m'auto-congratuler de dérouter la jeune femme. Un dessin est quelque chose d'extrêmement intime.

"Il m'arrive de dessiner à mes heures perdues."

Cette affirmation était-elle censée expliquer que je souhaite l'immortaliser sur une feuille de papier ? Ce n'était pas suffisant, cela ne pouvait faire office d'explication. Au moins, elle ne pouvait pas douter de mon attachement à son égard. Cela avait-il de l'importance de nos jours ? Les gens de ce siècle dessinaient-ils encore ou cela faisait-il partie de toutes les choses si charmantes qui avaient sombré dans l'oubli ?

Heureusement, Robyn coupa court à ce sujet en observant le ciel à travers la coupole. J'eus un petit sourire en la voyant si émerveillée. Elle était adorable de candeur. Cependant, je le perdis très vite, stupéfait, alors qu'elle me demandait la permission de s'allonger sur mon lit. Pris au dépourvu, je me contentai de hocher brièvement la tête. Je ne m'attendais pas à une telle question. Il est vrai que c'était l'endroit le mieux indiqué pour faciliter l'observation des astres. Je n'aurais pas dû y voir une quelconque raison qui n'avait rien de conventionnel. Cependant, la vision de Robyn à demi vêtue et étendue sur ma couverture avait de quoi embrouiller l'esprit de n'importe quel Monsieur, aussi gentleman soit-il. La bienséance avait des limites qu'il me semblait extrêmement difficiles à ne pas franchir. La lumière des quelques chandelles lui donnait l'allure d'une apparition que la pénombre menaçait d'engloutir. Je restai comme hypnotisé quelques instants avant de secouer la tête et de m'éclaircir la gorge, afin de retrouver une contenance. Des yeux, je cherchai un endroit où m'installer. J'avisai le fauteuil face à mon bureau mais à trop garder la tête renversée en arrière, je risquais de me luxer les cervicales. Je pouvais très bien m'allonger à même le sol, sur le tapis au pied du lit, mais cela me parut légèrement ridicule. Non, le plus simple était de m'étendre sur le matelas, à une distance résolument convenable de la jeune femme.

Alors que je venais de m'exécuter, je remarquai qu'elle tournait la tête dans ma direction. Je plongeai mon regard dans le sien, attendant qu'elle parle, mais elle ne prononça pas un mot. Elle se contentait de m'observer. Dans ses pupilles se lisait une interrogation profonde, comme si elle se demandait ce qui la poussait à ne pas détourner les yeux. Je n'avais aucune réponse à cette question. Je ne voulais plus réfléchir. Je souhaitais simplement...

A tâtons, ma main parcourut la distance qui me séparait d'elle. Je la fixais toujours. Je ne voulais pas rompre le contact visuel. Je ne me lassais pas de l'observer, de découvrir avec ravissement chaque détail de son visage comme autant de petits trésors cachés. Ma main cherchait la sienne. C'était tout. Mes doigts sentirent bientôt la chaleur de sa peau mais en percevant la jeune femme se figer, je tressaillis et baissai les yeux : je venais d'effleurer sa jambe et non sa main.

"Oh, je... Je suis confus. Je voulais toucher autre chose."

Je me mordis les lèvres et fermai brièvement les yeux devant l'ambiguité de cette phrase. D'ordinaire, j'étais plus éloquent. J'éloignai rapidement ma main et me redressai d'un bond, profitant de la gêne occasionnée pour me relever et me diriger droit sur mon armoire. J'en sortis une couverture que je dépliai tout en me plaçant debout à côté de Robyn.

"Ainsi, vous n'aurez pas froid."
expliquai-je simplement.

Avec des gestes mécaniques, j'entrepris de couvrir la jeune femme, puis je la bordai méthodiquement. Très inspiré dans ma besogne, je réalisai bientôt que mon obstination à la border transmettait un message à l'opposé de celui qui me traversait l'esprit. Après tout, elle n'était qu'une enfant comparé à moi. Qu'avais-je été imaginer ? Les gestes m'avaient-il trahi ou au contraire, me montraient-ils le droit chemin à emprunter ?

Je décidai de m'asseoir au bord du lit, à son chevet.

"Je vais vous conter une histoire pour trouver le sommeil. Vous devez être épuisée par les péripéties de cette journée. Sachez que vous pouvez vous reposer sans aucune crainte. Je veillerai sur vous."

Un sourire bienveillant fendit mon visage alors que je la contemplais, sa chevelure d'or éparse sur l'oreiller. Les étoiles au-dessus de nos têtes semblaient se refléter dans ses yeux.

"Permettez-moi au préalable de retrouver une tenue décente. Je n'ai pas pour habitude de raconter des histoires en serviette de bain."
dis-je en riant légèrement. "Je reviens. Ne bougez pas."

De toutes les façons, elle ne pouvait s'enfuir puisque je l'avais bordée de la plus étroite façon possible. Elle était presque attachée au matelas par le biais de la couverture, mais j'espérais qu'elle ne le vivait pas de cette manière. Après tout, en usant de force -et elle était loin d'en être dépourvue- elle pouvait très bien se libérer.

Je retournai rapidement vers mon armoire et me servis de la large porte comme d'un paravent afin de me changer. Abandonnant enfin la serviette pour de bon, j'enfilai un pantalon, une chemise boutonnée à la va-vite et des bretelles afin de tenir ce dernier. Je n'avais pas le temps de paraître plus présentable car je ne voulais pas faire attendre Robyn plus longtemps, cela aurait été impoli.

"Vous êtes toujours là." déclarai-je, ravi, en prenant de nouveau place au bord du lit. "Hum... quelle histoire serait susceptible de vous fasciner ?"

Je levai brièvement les yeux vers la nuit étoilée. Les astres semblaient danser au ralenti et nous narguer en se moquant de nos vies si ridicules.

"Je vais vous conter l'histoire d'une étoile. La plus différente de toutes, mais aussi la plus merveilleuse. Voyez, il s'agit de celle-ci."

Je tendis le doigt afin de désigner un astre un peu à l'écart des autres, qui brillait d'un éclat à la fois vif et timide. Je baissai la tête vers la jeune femme et comme j'ignorais si elle avait bien distingué celle que je lui montrais, je fis le tour du lit pour venir m'allonger de nouveau à ses côtés. Là, je lui pris la main et entremêlai nos doigts. Puis, je levai le bras, entraînant doucement le sien afin de lui désigner la fameuse étoile. J'étais si absorbé dans mon histoire et dans les sciences qu'elle impliquait que j'en oubliais les convenances. Un éclair d'imagination illuminait sans doute mes yeux, ainsi qu'une lueur espiègle. Sans lâcher la main de Robyn, je poursuivis d'une voix à la fois exaltée et rêveuse :

"Elle brûle à des millions d'années-lumière de nous et n'existe déjà plus. Tout ce que vous voyez la nuit n'est qu'une déformation de la réalité. Nous ne verrons jamais le ciel nocturne tel qu'il l'est vraiment. La lumière met du temps pour avancer dans l’espace. Certes, elle se déplace très vite, à 300 000 kilomètres par seconde, mais les distances entre les étoiles sont tellement gigantesques qu’il faut des années, des milliers d’années, parfois des millions d’années pour que leur lumière vienne toucher la Terre. Comment savoir si au moment où cette lumière arrive jusqu'à notre oeil, l'étoile existe encore ?"

Je marquai une pause, exhalant un soupir songeur. Puis, je me redressai quelque peu sur l'oreiller et repris sur le même ton :

"Je vous donne un exemple : l’étoile la plus proche est à quatre années-lumière de nous. C’est-à-dire que sa lumière a mis quatre ans pour venir jusqu’à la Terre. Qui peut dire ce qu’est devenue cette étoile depuis quatre ans ?"

Ma question était rhétorique, elle n'attendait aucune réponse. Plongé dans mes réflexions, j'ajoutai à voix basse :

"Lorsque j'observe les étoiles, j'ai l'impression de voyager dans le temps. Le ciel était différent à mon époque, ce qui confirme cette théorie. La seule chose immuable en ce monde, c'est le changement."

Je risquai un regard vers Robyn. Elle semblait perdue dans toutes mes explications. Oh, comme bien souvent, je me laissais emporter par mes rêveries basées sur mes lectures scientifiques. J'aurais été sans doute mieux avisé de me taire. Cependant, il me fallait terminer mon histoire maintenant que je l'avais débutée. Rien n'était pire qu'un conte inachevé.

Je baissai les yeux sur nos doigts entrelacés.

"Pourquoi cette étoile m'intéresse et pas une autre ? Elle attire mon attention tout particulièrement car je ne me souviens pas l'avoir déjà vue à mon époque. Peut-être n'existe-t-elle que dans le ciel de mon esprit ? Quoi qu'il en soit, lorsque je la regarde, je pense inexplicablement à vous. Elle est celle qui me guide dans l'obscurité."

Robyn pouvait-elle la voir ou n'était-elle qu'une élaboration de mon esprit, une façon de... me rassurer dans la noirceur brumeuse de cette nouvelle vie ? Je passai la langue sur mes lèvres, soupirant de nouveau, le coeur lourd. C'était sûrement la première fois de ma vie que je ne voulais aucune certitude à ce sujet. Je ne voulais pas découvrir que j'avais perdu la raison. Je ne souhaitais surtout pas le lire dans son regard à elle.

"Je vous ai suffisamment ennuyée."
dis-je en fronçant les sourcils.

Je me tournai vers elle et lâchai sa main pour me redresser. Là, je me penchai vers la jeune femme et déposai un tendre baiser sur son front. M'écartant légèrement, je lui adressai un sourire tout en effleurant sa joue de ma main.

"Que la nuit vous soit douce."
murmurai-je.

J'eus l'élan de me pencher de nouveau, mais me retins de justesse. Les faux pas étaient interdits. J'avais sans doute dérouté la jeune femme plus qu'il ne le fallait.

"Je serai sur le fauteuil si..."

Mon sourire se crispa légèrement. A présent, il me fallait quitter le matelas et rejoindre l'emplacement que j'avais indiqué. Je m'écartai donc et m'assis au bord du lit, inspirant profondément. Cette nuit serait sans doute la plus longue de toute mon existence, mais agréable malgré tout.

Je ne pourrai pas fermer l'oeil ; en revanche, j'aurais tout le loisir d'écrire et de dessiner la belle endormie étendue dans mon lit. Un joyau dans un écrin. Une étoile descendue du ciel.


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Robyn W. Candy


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pas d'arlequin ! »


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________________________________________ Mer 13 Sep 2017 - 0:42


Food is my true love.

De base, j'avais prévu de filer vite fait bien fait dès que l'occasion se serait présentée. Il me paraissait plus qu'inconcevable de rester dormir chez Jules et surtout dans son lit, en mode sans gêne. C'était même pas que ça me mettait hyper mal-aise (Quoi qu'un petit peu, quand même...), mais un lit, c'était vachement privé. Personnel, quoi. J'aurai pas aimé que n'importe qui vienne squatter mon pieu. Surtout pas une gonzesse à moitié à poil et qui portait déjà mes fringues histoire de pas se balader les attributs à l'air...

Mais putain. Dès que mes paupières qui semblaient peser autant que Candy s'étaient fermés, j'avais sombré dans un sommeil absolument délicieux et paisible au possible. Je me souvenais pas à quand remontait la dernière nuit que j'avais passé sans être harcelée de cauchemars en tout genre et d'insomnies à la con qui m'empêchaient de faire disparaître les grosses cernes grisâtres sous mes yeux explosés par la fatigue. Là... à peine Jules s'était éloigné que je m'étais endormie comme une bien heureuse, aussi emmaillotée qu'un burritos à la banane et au chocolat. Ce que j'avais trouvé très agréable, d'ailleurs. Ça avait un petit côté sécurisant, un peu comme quand je m'enroulais dans un papier de bonbon à Sugar Rush, à l'époque où je vivais toute seule dans le Mont Coca. Y avait jamais personne pour me tenir compagnie une fois la nuit tombée. À part ma fidèle couverture rassurante et chaleureuse. Ce qui expliquait peut être aussi pourquoi j'avais hiberné façon marmotte de la pub Milka jusqu'au petit matin, reposée au possible et l'esprit même pas tourmenté par des pensées aussi obscures que ma garde-robe habituelle. Ça et aussi le fait que j'avais été malmenée émotionnellement toute la journée de la veille. Ah et puis sans oublier la voix de Jules qui m'avait doucement bercé tandis qu'il me parlait des étoiles. Mais c'était qu'un détail.

J'étais restée une dizaine de minutes au lit, à profiter de la chaleur des draps et du confort de matelas qui m'avait donné l'impression de dormir sur un nuage de barbe à papa. Ça changeait de mon sac de couchage posé à même le sol de ma pâtisserie qui s'était transformée en terrain de camping. Juste le temps de rebondir. Un jour. Valait mieux pas penser à ça pour l'instant. L'objectif là, tout de suite, maintenant, c'était de trouver la force de quitter le lit. Je voulais bien y rester encore un peu, mais il était temps de partir. J'avais assez abusé de la patience de Jules comme ça.

Après avoir réussi à battre mon envie de rester au lit pour essayer de me rendormir encore un peu, je m'asseyais pour m'étirer, les bras au dessus de la tête et le dos cambré. Comment ça se faisait que j'avais mal au dos alors que j'avais méga bien dormi? Mon corps devait plus être assez habitué à une literie de qualité.

Je dû me battre un peu contre les draps et les couvertures qui me retenaient au lit avant de pouvoir poser mes pieds nus sur le sol de la chambre, en essayant au passage de pas faire trop de bruit parce que mon hôte dormait encore. J'étais pas du tout délicate et je pouvais pas m'empêcher de jurer entre mes dents, mais je faisais quand même gaffe à pas être trop bruyante. Déjà que j'avais squatté son lit, ce qui l'avait obligé à dormir dans son fauteuil... Et merde. Il aurait dû venir à côté de moi. Je dormais tellement bien que j'aurai même pas remarqué qu'il m'avait rejoint. Le pauvre, il allait sûrement se retrouver avec des douleurs dans le dos, voir même le cou, vu la position dans laquelle il se trouvait. La tête posée sur ses bras croisés, sur son bureau, avec juste un mini tapis de feuilles pour pas être en contact direct avec le bois... Waouh. Ça devait être d'un confortable.

Je me mordis l'intérieur de la joue en me rendant compte qu'un sourire débile flottait sur mes lèvres, alors que je le regardai dormir. Euh... c'était quoi ça, Robyn? Il était super tôt. J'avais l'esprit frais et reposé, maintenant. Il était hors de question à ce que je commence à le trouver... "mignon" quand il dormait. Y avait des limites à pas franchir. Dans le genre pas finir totalement nue devant un soit disant ami ou l'embrasser un peu trop de fois. Hum hum. J'avais pas été sage du tout, la veille. On avait qu'à dire que c'était à cause de l'autre Adonis qui m'avait détraqué le cerveau à cause de ses mains chelous. J'étais qu'une victime dans l'histoire.

Une victime qui se dépêcha de fuir, d'ailleurs. En refermant tout doucement la porte derrière elle et en prenant garde à pas faire trop de bruit en descendant les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée. Le but était pas non plus d'être un gros bourrin et de le réveiller en sursaut. Moi j'avais beaucoup trop bien dormi, mais j'étais pas sûre que c'était la même chose pour lui. Le mieux, c'était de le laisser se reposer. Peut être même qu'en se réveillant, il aurait la bonne surprise de voir que j'étais partie. J'espérai pour lui.

Pour l'instant, avant de retrouver ma voiture-bonbon qui me ramènerait... chez moi, j'entrepris d'explorer les pièces du bas. Après tout, c'était la première fois que je venais chez lui. Et chez Ellie, du coup. J'étais bien réveillée maintenant, de même pour ma curiosité qui éprouvait un malin plaisir à fouiner chez la... euh... soeur? D'Elliot. Bon le but c'était pas réellement de fouiner, non plus. Mais quand même. C'était vachement intriguant. Est-ce que j'allais tombée sur une pièce avec pleins de photos d'Anatole accrochées au mur?

Raté. La première pièce que je visitais était un salon. Très joli, le salon, d'ailleurs. Avec un piano, ce qui m'étonnait pas, et une maquette de bateau prêt d'un mur qui avait l'air beaucoup trop fragile pour que j'ose trop m'en approcher. Manquerait plus que je me casse la gueule et que je me rattrape au présentoir sur lequel il était exposé. C'était classe, en tout cas. Trop, même. Pour moi, du moins. Tout faisait très propre, très délicat presque. Je me sentais dans l'âme d'un Candy dans un magasin de porcelaine.

Je m'empressais de fuir de là, mal à l'aise, en me rendant compte que j'étais pas du tout à ma place dans ce genre de maison. J'étais pas une jolie mademoiselle comme Ellie, qui se case dans un coin et bouquine tranquille son bouquin en sirotant une tasse de thé. Je détonais un peu trop avec le reste du décor.

- Nom d'un p'tit Oréo...

Mes yeux se mirent à briller devant la découverte que dévoilait la nouvelle pièce dans laquelle je venais de m'engouffrer. C'était une cuisine. Une cuisine avec des plafonds hauts, des plans de travail et pleins de bouquets séchés accrochés à des poutres. Il régnait dans l'air une délicieuse odeur de lavande et d'autres herbes qui me relaxèrent aussitôt. Jules avait une super cuisine. Bon point pour lui. Très très très bon point même.

Je fis le tour de l'îlot central, tout en caressant du bout des doigts le bois de la surface. Les poignées des placards brillaient sous la lumière du soleil qui passait par les fenêtres au dessus de l'évier, terriblement intrigantes. J'avais irrésistiblement envie de fouiller les placards. Déformation professionnelle. Je pouvais jamais résister à l'envie de préparer quelque chose quand je me retrouvais dans une cuisine. Surtout quand elle était grande et bien aménagée. C'était pas chez moi, mais là je me sentais dans mon élément. Voir même un peu trop.

Ce qui me donna une idée. J'étais réveillée la première. Jules m'avait gentiment laissé dormir dans son lit. Je pouvais bien le remercier, non? J'étais nulle pour les cadeaux ou pour écrire des petits mots de remerciements. Par contre, j'étais douée niveau bouffe. Et Jules avait l'air d'aimer ce que je faisais. Alors... pourquoi pas?

Un peu hésitante, mes doigts tapotant la porte d'un placard au rythme de mes pensées qui galopaient un peu trop vite, je finis par réussir à les faire taire et à me lancer. D'abord, j'explorais le frigo et les placards, à la recherche d'ingrédients et d'idées de recettes qui pourraient être pas mal. Une fois ça fait, j'entrepris de lister mentalement tout ce que j'avais à faire et ce dont j'avais besoin côté ustensiles. J'espérais que Jules aimait vraiment à ce point le sucré, parce que j'étais sur le point de lui préparer un petit déjeuner typique à la Robyn. Ce qui sous-entendait que du sucre, y allait en avoir un sacré paquet.

Après m'être lavée les mains à fond, j'entortillais mes cheveux en une espèce de tresse que je balançais sur mon épaule, en regrettant de pas avoir d'élastique pour m'attacher la tignasse de manière convenable. C'était chiant au possible de devoir pâtisser avec des mèches plein les yeux et la gueule.

Ensuite, je cassais des œufs. Mélangeais les ingrédients. Allumais le feu. Laissais fondre un bout de beurre dans une poêle. Rapais du chocolat. Fouettais de la crème. Pesais de la farine. Essayais de me calmer sur le sucre. Rajoutais encore du chocolat, parce qu'il y en a jamais assez. Tout en rangeant au fur et à mesure. Et en préparant des assiettes, posées sur le plan de travail, qui attendaient plus qu'à être dégustées.

Ça sentait drôlement bon, en tout cas. Mon estomac arrêtait pas de réclamer quelques bouchées de pancakes. J'avais complètement zappé que ça faisait plusieurs jours maintenant que je mangeais que dalle. À cause du stress, du mal-être, bref que des trucs super chouettes. Maintenant mon corps semblait prêt à reprendre des forces à profiter de la saveur du beurre fondu coulant sur la surface lisse d'un pancake tout juste sorti de la poêle et très légèrement grillé sur les bords...

Pendant que d'autres continuaient à cuire tranquillement, j'arrêtais de résister, comme je savais si bien le faire, pour déchirer en deux l'espèce de crêpe épaisse parfaitement ronde et encore chaude que j'engloutis en quelques bouchées. Je fermais les yeux de bonheur, en ronronnant presque tellement c'était merveilleusement bon. Mes chevilles allaient finir par explosées mais en même temps c'était la vérité. Mes pancakes étaient les meilleurs de la terre.

- Bordech!

Je manquais de m'étouffer, les joues pleines, au moment où je rouvris les yeux et que je me rendis compte que Jules se trouvait dans l'encadrement de la porte. Putain! C'était un ninja le type ou quoi? Je l'avais même pas entendu descendre les escaliers alors qu'avec moi les marches avaient pas arrêtés de craquer certes timidement, mais de craquer quand même! Je m'empressais de terminer ma bouche pour m'essuyer du dos de la main et d'éteindre la gazinière pour faire face à l'écrivain. Tout à coup, j'étais plus très sûre de mon idée. Un petit déjeuner, c'était un bon mode de remerciement? Ou alors Jules était comme moi et supportait pas l'idée que n'importe qui s'approche un peu trop prêt de sa cuisine? Et merde! Pourquoi j'avais pas pensé à ça?

- Alors oui, j'ai préparé le petit déjeuner. C'est pour te remercier de m'avoir laissé dormir chez toi. Et... dans ton lit. Tout ça tout ça. Je sais même pas si tu manges copieusement le matin ou pas, en fait. Mais... si jamais t'as la dalle, y a des pancakes. Avec de la chantilly maison et des copeaux de chocolat à rajouter par dessus. Dans le four y a un gâteau à la lavande, aussi. Ah et si t'aimes ça, y a du chocolat chaud dans cette casserole, juste là. J'ai fais une bonne quantité au cas où. Genre si Ellie rentrait prendre le petit dej. Ou même Aryana, vu qu'elle a l'air d'aimer squatter ici. Bref. Merci. Pour la super nuit de sommeil que j'ai passé grâce à toi. Et aussi pour ton haut, qu'il faut que je te rende avant de partir, d'ailleurs. Parce que ouais, je pense qu'il est temps que je parte, maintenant. J'ai assez abusé pour genre les dix prochaines années. Et puis j'ai du boulot qui m'attend.

Hum hum. Mais ouais, bien sûr. Ma pâtisserie était pas supposée être fermée, pour le moment? C'était pas genre absolument pas crédible, ce que je venais de dire? Je me cherchais des excuses comme je pouvais, aussi. Maintenant que Jules était bien réveillé, bien présent, bien en face de moi... j'avais des souvenirs de la veille qui remontaient à la surface et qui me cramaient les joues aussi férocement que si j'avais été éclaboussée par des gouttes de chocolat chaud. C'était un peu surréaliste, en fait.

- Juste... t'aurais pas des fringues à me prêter? Pour éviter que je reparte avec les jambes à l'air et ton haut sur le dos, du coup? C'est pas que j'ai pas envie de le garder en souvenir hein! Mais... si, en fait. Faut que je te le rende.

Je l'aurai bien retiré pour lui donner direct et m'en aller, mais j'étais toujours nue en dessous. Aryana avait pas eu l'air de vouloir me rendre mes vraies fringues. Ni même sa fameuse robe rouge. Dommage, parce que là j'aurai pas dis non pour la porter. C'était couvrant, au moins. Et puis ça avait pas été porté par Jules lui-même. Ce qui voulait dire que ça avait pas son odeur non plus. Et que donc ça me ferait pas penser direct à lui. Putain, je pouvais vraiment pas avoir la robe plutôt? Avant que mon esprit se mette à dériver ailleurs et un peu trop loin, ça serait parfait, merci bien.



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________________________________________ Dim 17 Sep 2017 - 6:30

« De toutes les passions, la plus compliquée, la plus difficile à pratiquer supérieurement,
la plus inaccessible au commun, la plus sensuelle au vrai sens du mot,
la plus digne des artistes en raffinements, est assurément la gourmandise. »
(Guy de Maupassant)

L'engourdissement fit lentement place à une douleur sourde et implacable. Je tournai laborieusement la tête et grimaçai en sentant les os de ma nuque protester fortement. Je me redressai avec un alanguissement étudié et prudent ; je craignais de m'être démis une vertèbre. Je me figurais mentalement mon dos comme un effroyable puzzle après la nuit que je venais de passer. Quelle folie avais-je eu de m'endormir sur ma table de bureau ? Bien que j'avais un corps jeune et vigoureux, je n'avais plus la fraîcheur de mes vingt ans et ces quelques heures venaient de me le rappeler cruellement. D'un geste atone, je passai une main sur ma joue dont quelques rugosités accrochèrent mes doigts. Puis, je baissai les yeux sur les feuilles recouvertes de mon écriture. La veille, avant de céder à l'épuisement, j'avais pris soin de cacher le dessin de la belle endormie dans le carnet à ma droite. J'entrouvris ce dernier et observai l'esquisse quelques secondes avant de le refermer. Un sourire passa sur mon visage... qui disparut très vite alors que je tournai la tête en direction du lit. Le rêve se volatilisa tout à fait, remplacé par l'implacable réalité qui se manifestait sous la forme d'un torticolis carabiné. Je grimaçai de plus belle en laissant échapper un léger grognement tout en palpant ma nuque endolorie.

Robyn n'était plus là. Les couvertures étaient défaites. La belle s'en était allée aussi silencieusement qu'un songe à peine esquissé. J'avais très peu dormi et pourtant, comme j'avais aimé veiller sur sa personne ! Rien n'est plus doux qu'un rêve égaré dans la réalité. Hélas, la demoiselle n'avait pas jugé opportun de me saluer au réveil. Cette impolitesse m'affligeait plus qu'elle m'indignait. J'espérais au moins qu'elle ait quitté ma demeure avec davantage sur le dos qu'une chemise de pyjama.

Je me levai du fauteuil en maugréant, sentant mes os craquer de plus belle. Je remis ensuite mes bretelles que j'avais enlevées afin d'être un tantinet plus à l'aise pour dormir, puis je quittai la chambre. Un café noir m'aiderait à rétablir ma normalité.

La maison était parfaitement silencieuse en cette heure matinale. Le soleil se levait à peine, dardant de ses timides rayons les fenêtres du rez-de-chaussée. A mesure que je descendais l'escalier, des bruits métalliques me parvinrent depuis la cuisine de façon diffuse. Bientôt, des odeurs diverses, sucrées et agréables s'y ajoutèrent. Tout m'enjoignait à m'y diriger au plus vite, ce que je fis sans invitation. Après tout, j'étais chez moi, n'est-ce pas ?

La vision de Robyn, toujours courtement vêtue, occupée à dévorer une crêpe épaisse d'une manière qui me sembla incroyablement sensuelle m'enleva toute pensée cohérente pendant quelques secondes. Je restai immobile dans l'embrasure de la porte, me contentant de regarder tout en inspirant à pleins poumons les différentes odeurs qui embaumaient l'air.

"Bonjour." me contentai-je de répondre à son long monologue.

Autant débuter par les salutations, bien qu'elle en ait fait l'impasse. J'aimais la façon qu'elle avait de se justifier alors qu'elle me rendait heureux. Comment aurais-je pu la réprimander alors qu'elle avait fait comme chez elle dans ma cuisine et préparé tant de desserts plus succulents les uns que les autres ? Il me semblait que le rêve venait de se poursuivre sans aucun préambule. L'agréable chaleur qui se répandait dans la pièce grâce au four et aux plaques de cuisson faisait monter le rouge au joues de la demoiselle... à moins que ça ne soit ma présence, mais je me trouvais légèrement orgueilleux d'en venir à une telle conclusion. Malgré tout, afin d'en avoir le coeur net, je m'approchai d'elle tranquillement. Elle me parut sur le qui-vive.

"Je dirais même plus : bonjour, charmant réveil !" ajoutai-je en lui adressant un sourire.

Je plongeai dans le doigt dans le saladier de crème fouettée et lui en mis sur le bout du nez avant de le porter à ma bouche. Le goût était exquis. Mais je n'en espérais pas autrement de la formidable pâtissière qui me faisait face. Elle avait prouvé à maintes reprises qu'elle était tout à fait capable de ravir les papilles de n'importe qui, même du plus réfractaire aux gourmandises.

Comme elle avait pris davantage de couleurs aux joues dès l'instant où j'avais déposé de la crème sur son nez, je sortis mon mouchoir pour essuyer ce dernier, sans me départir de mon sourire malicieux. Son expression était amusée, ce que je pris comme une invitation à poursuivre la taquinerie. Je me penchai davantage vers elle puis, au dernier moment, étendis le bras pour me saisir d'un petit morceau de pancake.

"Je n'en ai encore jamais goûté."
expliquai-je. "En France, les crêpes sont plus larges et moins épaisses. Voyons voir..."

Arborant une expression suspicieuse, je pliai le petit morceau en deux et le mis en bouche. Je mâchai plusieurs secondes avant de déglutir et de ne pouvoir empêcher un sourire rêveur tandis que je fermai brièvement les yeux.

"Un pur délice. Tout comme cette apparition dans ma cuisine de si bon matin."

Je l'enveloppai d'un regard tendre qui s'éternisa un peu trop. Brusquement, je me ressaisis et ajoutai :

"Je vais chercher de quoi vous vêtir."

A regret, je quittai la cuisine et retournai à l'étage. Où diable allais-je trouver des habits susceptibles de lui convenir ? Je n'allais pas lui prêter les miens, cela ne serait pas convenable. Tout à mes pensées, je songeai tout d'abord à aller explorer la penderie de Vaiana, mais la jeune femme devait encore dormir. La déranger dans sa chambre à cette heure matinale ne serait pas très civilisé. En revanche, Ellie ne dormant jamais, je ne commettrais aucun impair. De plus, ma relation avec elle s'apparentait à un lien fraternel ; il n'y aurait donc aucun malentendu. Elle comprendrait parfaitement mes intentions.

Après avoir frappé contre la porte de sa chambre sans obtenir de réponse, je pénétrai à l'intérieur. Un peu gauchement, je me dirigeai vers l'armoire. Je sélectionnai plusieurs tenues, les soupesant et les analysant, sceptique. Ellie et Robyn avaient des morphologies diamétralement opposées. Je posai les quelques vêtements sur le lit et entrepris d'explorer les tiroirs de la commode. Soudain, j'entendis quelqu'un s'éclaircir la gorge alors que je venais d'ouvrir celui des... sous-vêtements. Je tournai la tête et restai pétrifié en reconnaissant...

"Ellie ! Que... que fais-tu ici ?" bafouillai-je, au comble de l'embarras.

"C'est ma chambre." fit-elle remarquer en croisant les bras. "Ce serait plutôt à moi de te poser la question."

Son regard perçant me conforta dans l'idée que je venais de me comporter comme un rustre. Quelle tocade avais-je eu d'ouvrir ce maudit tiroir ?

"Je... cherche à habiller Robyn." expliquai-je maladroitement. "Elle a perdu ses vêtements hier et... c'est une histoire beaucoup trop compliquée. Je te la conterai plus tard si le coeur t'en dit."

"Je n'y tiens pas." dit-elle abruptement.

Elle décroisa les bras, les recroisa et finalement ramena une mèche de cheveux derrière son oreille, au comble de la gêne. Elle m'évitait du regard. Brusquement, je remarquai une similitude au fond de ses yeux, un souvenir qui venait de très loin... Elle avait la même expression fuyante et tragique que la fois où elle m'avait surpris avec Estelle, à une autre époque. Je fermai le tiroir et laissai échapper un soupir. Un petit silence s'installa entre nous. C'était comme si le passé venait de s'engouffrer par une brèche temporelle et qu'il s'y déversait à flots. Il n'y avait plus suffisamment de place dans cette trop petite chambre pour toutes ces réminiscences douloureuses. Je me mordis les lèvres et pivotai tout à fait vers elle, profondément navré de l'avoir blessée une nouvelle fois sans le vouloir.

"Je ne savais pas que... que tu avais toujours des sentiments pour..."

"Je suis contente pour vous deux." coupa-t-elle avec un sourire forcé. "Moi aussi, j'ai quelqu'un."

"Oui, bien sûr." appuyai-je en songeant tout naturellement à Anatole.

Je sentis qu'elle ne souhaitait pas s'appesantir sur le sujet. Après tout, le jeune homme demeurait introuvable depuis plusieurs jours et elle en souffrait beaucoup, sans pour autant le montrer. Et de toutes les manières, Ellie n'était pas de celles qui se confiaient aisément sur le chapitre de l'amour.

"Tu ne trouveras rien ici pour elle."
reprit-elle en désignant la commode du bout du menton.

Son sourire vacilla légèrement mais elle resta vaillante. Elle s'avança vers moi et une petite pile d'habits se matérialisa sur ses mains levées. Les reliefs d'un pantalon ainsi que d'un débardeur noir, et sans doute d'autres menus vêtements qu'elle avait élégamment cachés entre les plus épais.

"Va la rejoindre." murmura-t-elle en hochant plusieurs fois la tête. "C'est quelqu'un de bien."

Comme je tardais, elle ne me laissa pas le choix et se volatilisa sous mes yeux. J'eus l'esprit de rattraper la pile de vêtements avant qu'ils ne chutent au sol. Puis je quittai la pièce, la balayant d'un regard soucieux. Je tenais énormément à Ellie, j'aurais souhaité alléger sa peine, mais quand elle souffrait, elle devenait encore plus insaisissable.

Je descendis les marches et retournai à la cuisine, constatant que le gâteau à la lavande venait d'être sorti du four. Il dispensait une odeur envoûtante. Je désignai la pile de vêtements à Robyn avant de la poser sur un coin du plan de travail qui n'était pas recouvert de sucre ou de farine.

"Je suppose qu'ils sont à votre taille. Ellie me les a donnés."
expliquai-je. "Peut-être préférez-vous vous habiller avant que nous ne mangions ? Quoi qu'il en soit, je viens de m'apercevoir que j'ai omis une chose importante : vous remercier pour ce petit-déjeuner qui, j'en suis certain, sera délicieux."

Je m'avançai vers elle puis glissai une main dans son dos, avant de me rapprocher encore. Mon autre main caressa sa nuque, soulevant délicatement ses boucles blondes, et tout doucement, je la fis basculer en arrière tout en la retenant. Nos souffles se mélangèrent bien avant que nos lèvres ne se rencontrent. Je l'embrassai avec tendresse. Au début, elle me sembla crispée. Sans doute craignait-elle que je la lâche et qu'elle tombe en arrière ? Peu à peu, je la sentis se détendre. J'accentuai le baiser, savourant avec délice à sa bouche sucrée qui embaumait le chocolat et la lavande. Oh, la petite coquine ! Elle avait goûté au gâteau sans m'attendre ! Cette infime insolence ne la rendait que plus irrésistible à mes yeux.

Au bout d'un moment indéfini -car le temps n'avait plus aucune emprise sur nous- j'interrompis notre étreinte et redressai la demoiselle lentement. Tout en la gardant étroitement serrée contre moi, je déclarai, le souffle court :

"C'est ainsi que l'on adresse nos remerciements en France. Tout du moins, en certaines occasions..."

Un sourire à la fois espiègle et contrit passa sur mon visage. J'étais étourdi par les différentes informations que mes sens me transmettaient : toutes ces odeurs plus formidables les unes que les autres, la vision de cette femme si désirable, le silence de la maison qui me confortait dans l'idée que nous étions seuls...

Un instant, je m'imaginais soulever la jeune femme et la hisser sur le plan de travail, à l'identique de ce que j'avais fait lors de ma seconde venue à sa pâtisserie. Cependant, comme cela me semblait bien trop cavalier, je me contentai de la pousser très légèrement contre en la gardant dans mes bras.

"Vous êtes libre de venir chez moi quand bon vous semble. Cette cuisine est à vous."
murmurai-je à son oreille avant de déposer plusieurs baisers le long de sa nuque.

C'était assurément un cadeau des plus saugrenus, et je comptais bien lui en offrir d'autres bien plus personnels et conséquents. Ce n'était qu'un début. Tout en me redressant, j'attrapai un tout petit morceau de gâteau à la lavande, sur le plan de travail derrière elle, et le dirigeai vers sa bouche.

"Une façon de sceller notre amitié." expliquai-je à mi-voix.

Il s'agissait sans nul doute de "l'amitié" la plus étrange de toutes mes existences, et j'avais hâte d'en explorer tous les mystères. Après tout, l’ambiguïté avait quelque chose d'exquis et de grisant. Avec un sourire, je me penchai de nouveau vers sa nuque, embrassant sa peau veloutée et me hasardant jusqu'à son épaule, alors que ma main en écartait légèrement le vêtement...


crackle bones

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