Halloween Party
de Sasha Hale

Le Péché Divin
de Hadès

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« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)
 


٩(͡๏̯͡๏)۶ Le Péché Divin ☆ Evénement Divin #29
Une mission de Neil Sandman - Ouverture : 18 octobre 2017
« Après avoir péché, il faut expier... quel que soit le prix à payer ! »

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Ellie Sandman


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________________________________________ Ven 11 Aoû 2017 - 22:35

« Here I stand staring at the sun. »
A little less conversation, a little more action... seriously?

J'étais debout dans ma chambre, face à la fenêtre donnant sur le jardin et l'océan. J'avais repoussé légèrement le rideau afin d'observer Jules et quelques autres personnes s'affairer en contrebas afin de préparer le barbecue. La majorité des invités était déjà arrivée tandis que le soleil se couchait sur l'horizon, ensanglantant le ciel.

J'étais pensive, déroutée. Je ne savais pas si je devais me joindre à la fête ou rester "cachée" à l'étage. Après tout, rien ne m'obligeait à descendre. Jules avait pris l'initiative d'organiser un barbecue et d'inviter le voisinage ainsi que quelques amis. Il s'agissait d'une sorte de pendaison de crémaillère tardive.

Je savais qu'il serait présent. Jules n'avait pas cherché à me mentir à ce sujet et sa franchise me désarmait. Si je me rendais au barbecue, je le verrais forcément. Depuis notre retour à Storybrooke, je ne l'avais pas croisé. Je n'avais pas voulu l'éviter. J'avais simplement pris soin de ne pas me trouver dans les endroits où il aimait se rendre. Il me fallait le temps de réfléchir. De mettre en ordre la farandole de questions qui tournait sans répit dans ma tête. Et d'accepter, tout simplement.

Des bruits de pas lourds et précipités me sortirent brusquement de ma rêverie. J'entendis la porte s'ouvrir puis claquer contre le mur. Je me retournai et restai perplexe face à la créature qui venait d'entrer. Elle était corpulente et avait une peau qui semblait avoir la texture et la couleur de la boue. Son allure générale était disgracieuse mais je n'allais certainement pas le dire, cela aurait pu la vexer et je ne le souhaitais en aucune façon. Elle portait un pagne et un haut qui laissait présager qu'il s'agissait d'une femelle. Je baissai les yeux sur les morceaux de tissu qu'elle avait dans les bras. Elle prit le temps de poser la pile de vêtement sur le lit avant d'attraper une petite robe très décolletée et de me la montrer. Ses yeux jaunes globuleux me fixèrent tandis qu'elle esquissait un large sourire agrémenté de halètements guillerets. Je haussai un sourcil. Elle souhaitait m'aider à m'habiller pour la soirée ?

"Qui... vous envoie ?" demandai-je, sur la défensive.

Croyant que je n'appréciais pas la robe, la créature la posa sur le lit pour en attraper une autre, beaucoup plus habillée. Elle la tendit à bout de bras en souriant de nouveau, surexcitée.

"Non, je... c'est très gentil à vous de vouloir m'aider à me vêtir mais... je ne suis pas sûre de descendre me joindre à la fête en réalité, et..."

Elle ne parlait sûrement pas ma langue, car elle commença à me fixer d'un air indécis, sa bouche formant un "o". Puis, elle fit défiler plusieurs tenues en retrouvant son enthousiasme exagéré. Comme ses propositions vestimentaires ne semblaient pas avoir de fin -la pile de linge augmentait sur le lit à mesure qu'elle en prenait- je décidai de lever les mains en l'air afin de couper court.

"C'est bon ! Je vais prendre cette robe !"

La créature poussa un gloussement ravi et se précipita vers moi d'un pas lourd afin de me la donner. Je lui souris d'un air crispé puis baissai les yeux sur le tissu. Il s'agissait d'une robe noire d'apparence sobre et distinguée, dont le dos échancré était en dentelle. Oh, je n'avais pas remarqué ce détail plus tôt. Peut-être était-ce trop inconvenant ? Je relevai la tête vers la créature, l'interrogeant du regard. Cette dernière hocha la tête avec un grand sourire tout en bavant légèrement. Elle avait l'air de penser que non, ou au contraire oui. Comment savoir ? Elle possédait peu d'expressions faciales.

Elliot aurait pu mettre davantage de soin pour vous peaufiner, songeai-je, navrée pour elle.

Elle resta plantée devant moi, joignant les mains tout en m'observant. Je haussai un sourcil anxieux.

"Je... euh... je n'ai pas besoin d'aide pour me changer. Je vous remercie."

Elle continua de me fixer en souriant, sans bouger d'un millimètre. Ah oui... elle ne parlait pas anglais. J'avais oublié ce détail. Je réfléchis quelques secondes avant de lui sourire à mon tour comme pour la remercier de son dévouement, puis je disparus. Cela aurait été trop compliqué de la faire partir. Et puis... elle était très serviable. Je ne souhaitais pas la froisser.

Je me téléportai au rez-de-chaussée, vêtue de la robe noire dont la jupe s'arrêtait au-dessus de mes genoux. Je tournai une seule fois devant la psychée du salon, afin de vérifier que le résultat n'était pas trop provoquant. La dentelle serpentait le long de mon dos, sans trop en dévoiler. En réalité, cela me plaisait assez. J'avais attaché mes cheveux en chignon et quelques mèches s'en étaient déjà échappées, voletant autour de ma frange.

Après un dernier regard anxieux adressé à mon reflet, je pris une grande inspiration et sortis dans le jardin. Une odeur de bois brûlé flottait dans l'air. De loin, j'aperçus Neil qui était occupée à manger des Curly. En me voyant, elle sortit la main du paquet et leva le pouce en l'air en faisant un clin d'oeil. Je me mordis les lèvres, de plus en plus mal à l'aise et tirai sur le bas de ma jupe.

J'avisai Elliot qui était prêt de la chaîne HIFI. Il était occupé à en régler le volume quand je l'interpelai.

"La prochaine fois, viens directement me voir si tu veux me forcer à sortir, mais n'envoie pas l'une de tes créatures ! C'était ridicule."

Elliot releva la tête et m'observa de bas en haut, ce qui me fit soupirer d'exaspération.

"Eh ben ! On se refuse rien dis donc !"
fit-il d'un ton réprobateur. "Tu te crois dans une boîte de striptease ?"

"Qu'est-ce que tu racontes ? Cette robe est très bien." me défendis-je en vérifiant tout de même une nouvelle fois, les joues roses. "Et de toutes façons, c'est ta créature qui me l'a conseillée !"

Je relevai fièrement la tête et rejetai mes cheveux en arrière. Dans mon esprit, cette attitude était du plus bel effet, alliant grâce et dédain, mais en réalité, je devais avoir l'air parfaitement ridicule.

"Ma créature ? De quoi tu parles ?"
s'esclaffa-t-il. "Tu crois vraiment que je créerais quelqu'un pour te relooker ? En plus, le résultat est craignos : tu ressembles à rien."

Sa remarque me toucha beaucoup plus que je ne laissai paraître. Je me mordis les lèvres de plus belle et m'éloignai de lui à grands pas, la tête basse. Je savais que je n'étais pas particulièrement jolie et que je ne possédais aucune élégance, mais l'entendre n'était jamais agréable...

Je continuai de marcher sur la plage, les bras croisés sur ma poitrine, mes yeux fixant mes pieds qui s'enfonçaient dans le sable. C'était forcément lui qui avait fait venir la créature dans ma chambre -qui d'autre ?- et il l'avait sans doute fait dans le but de se moquer de moi ensuite. Parfois, il pouvait se montrer cruel. Il ne se rendait pas compte que toutes les plaisanteries n'étaient pas drôles...

Je relevai la tête vers l'horizon à l'instant où le dernier rayon du soleil toucha l'océan. Juste avant de disparaître, il projeta un subtil rayon vert qui se volatilisa en moins d'une seconde. Cependant, je l'avais aperçu, le fameux rayon vert. Pensive, je me demandai si Jules y avait prêté attention, de là où il était.

Je frémis en apercevant une silhouette à quelques mètres, qui avait observé le même phénomène, le regard perdu sur l'océan. Il paraissait perdu dans ses pensées, lui aussi. A l'écart du monde.

J'aurais pu m'éloigner, l'éviter une fois de plus, mais je savais qu'il avait perçu ma présence. Rien ne lui échappait. Le moment était venu d'avoir la discussion que je redoutais depuis que je savais qui il était. D'un pas timide, je m'approchai, mes pieds s'enfonçant dans le sable et rendant ma démarche encore plus hésitante.

Une fois juste à côté de lui, je m'arrêtai et me tournai vers l'horizon, les mains toujours croisées sur ma poitrine. Je n'osais pas le regarder. Il était devenu... intimidant. Parmi la farandole de questions, une seule parvint à franchir mes lèvres. La plus courte et la plus inappropriée, sans doute. Cependant, je méritais de savoir, de comprendre. Il me devait au moins cette explication.

"Pourquoi moi ?"

Je l'avais posée dans un filet de voix, si bien que les vagues la couvrirent en se brisant sur la plage.

Je me mordis les lèvres et fixai mes pieds. Devais-je le vouvoyer ou continuer de le tutoyer ? Je me sentais si minuscule comparée à lui.

"Je... je ne t'en veux pas de ne m'avoir rien dit." repris-je finalement, la gorge sèche. "Je suppose que tu avais tes raisons. Mais... j'aimerais comprendre... pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ?"

Je n'avais rien de particulier ni d'extraordinaire, hormis quelques dons qui devaient lui paraître futiles comparés aux siens. Alors, pourquoi ?

Tandis que je fixais obstinément la mer, une musique nous parvint du jardin, particulièrement déplacée en un instant pareil.

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Satisfy me baby
Baby close your eyes and listen to the music
Drifting through a summer breeze
It's a groovy night and I can show you how to use it
Come along with me and put your mind at ease
A little less conversation, a little more action please

J'allais tuer Elliot. Je m'en fis la promesse solennelle, même s'il n'avait sans doute pas fait exprès de lancer cette chanson à ce moment-là.




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« Pour atteindre le paradis,
il faut connaître l'enfer. »
Ça me fait penser à un vieux dicton. Il paraît qu’il est de Dante.
« Souviens-toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini ».
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Anatole Cassini


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________________________________________ Dim 13 Aoû 2017 - 14:51





« S'il y a de l'Espérance dans le Paradis... »
« ça ne peut être que cette espérance-là, qui est, sans doute, le vrai Espoir de l'Humanité »




    Il y a fort longtemps, dans un magnifique... Paradis !

    J'observais les petites lumières pâles et légèrement bleutées qui flottaient dans l'air et qui murmuraient des choses qu'on ne pouvait comprendre. On aurait dit des petites flammèches flottantes. Le petit garçon que j'avais rejoins, les regardait à son tour. Il n'était pas aussi émerveillé que moi, car il avait l'habitude de les observer chaque nuit, quand elles lui apparaissaient.

    « Pourquoi suis-je le seul à les comprendre ? » demanda-t'il, intrigué.

    Je n'avais pas la réponse à sa question. Dans nos légendes, on évoquait fréquemment les feux follets, mais je connaissais personne qui avait été témoin de leur existence. Ils représentaient les esprits de la rivière. La toute première fois qu'en j'en avais vue un, c'était dans les plaines de Vigrid, à une lune de Meter où j'étais allé chercher le petit garçon.

    « Ils aiment ta présence. »

    On avait convenu avec Gaïa qu'elle amènerait les Enfants sur l'une des plaines, et que de là bas, on partirait vers un lieu tenu secret où ils pourraient grandir sans craindre la foudre d'Ouranos, notre Titan Roi. Je n'étais pas encore sûr de vouloir m'opposer à lui et de suivre les traces de ma soeur. Elle était convaincue qu'ils étaient l'avenir dont nous avions besoin et qu'il fallait les préserver. Mais j'avais appris certaines choses qui me donnaient plus l'impression qu'ils causeraient notre perte.

    Ils étaient quinze Enfants. Quinze à devoir être déplacé rapidement, sans que cela se sache. C'était tout bonnement impossible, mais l'Espoir qui s'était emparé de ma soeur était fort et sans faille. Même si je risquais de la décevoir... il s'était passé beaucoup de choses ce jour là et à diverses reprises j'avais failli ne pas venir et aller trouver notre frère. Je crois que c'était l'arrivée de Thémis, ce qu'elle m'avait confié et sa demande qui m'avait convaincu de suivre le chemin que j'avais si peur d'emprunter.

    « Est-ce que j'ai réellement ma place, ici ? »

    Une nouvelle fois, je n'avais pas la réponse à sa question. Il était l'un des leur, un enfant de l'une de mes soeurs. Mais en même temps, il semblait si différent. Elle ne m'avait pas tout dit à son sujet et dès que j'observais Hadès, je voyais en lui une lueur qui n'était pas présente chez les autres Enfants. Quelque chose d’intrigant, de... dangereux. Il avait détourné son regard de moi, observant quelque chose au loin, tandis qu'une lueur verte avait pendant une fraction de seconde, coupée en deux l'horizon.

    « Le Soleil me souhaite la bonne nuit. Je suis satisfaite. » affirma une voix.

    C'était celle de la petite demoiselle qui au loin observait l'horizon, et qui avait tourné la tête dans notre direction afin de nous rejoindre. Le regard du petit garçon avait changé en la voyant arriver. Il n'éprouvait plus de craintes, ni de doutes, il se contentait de la regarder, de la contempler. J'avais émis un petit sourire quand Aphrodite était arrivée jusqu'à nous.

    « Avant de partir se coucher, il me fait un signe de la main. La paume de sa main est toute verte. Vous ne savez peut-être pas, mais le Soleil est un géant de feu qui s’éteint à la tombée de la nuit et devient minuscule et tout vert. D'où le fait que c'est un rayon vert qui surgit quand il me fait un dernier signe avant de s'en aller. Il ne brille que pour moi. »

    Elle semblait totalement convaincue par la chose. Je trouvais cela amusant qu'elle me comparait... ou plutôt qu'elle comparait le Soleil à un géant, qui devenait tout petit à la tombée de la nuit. S'il y a réellement un rayon vert dans le Paradis qui est là uniquement pour la charmante demoiselle, ça ne peut être que ce rayon vert-là. Qui est, sans doute, le vrai rayon de l'Espérance. Je ne savais pas jusqu’où on irait tous ensemble, mais j'avais la certitude que l'Espérance, nous mènerait à la fin de notre vie, par un chemin plutôt agréable.

    « Tiens, j'ai trouvé ça sur le chemin. » précisa la jeune fille en tendant une petite coquille d'oeuf de dinosaure au jeune garçon.

    « Oh... euh... merci Aphrodite. » répondit-il en hésitant à lui sourire.

    De son côté, elle n'avait pas hésité une seule seconde à répondre à son sourire. Elle en avait même ri, mais ça ne pouvait pas en être autrement vue ce qui s'était produit.

    « Tu as la flammèche qui s'allume. » ajouta t'elle en observant les cheveux d'Hadès qui s'était empressé de tapoter dessus afin de les éteindre.

    Aphrodite s'était tournée vers moi et m'avait tendue sa main.

    « J'ai besoin de mon histoire du soir avant de m'endormir. »

    « Ca me parait évident. Tu te joins à nous, Hadès ? »

    Il hésita un petit instant, observant les feux follets qui nous entouraient.

    « Qu'est ce que tu fais ? »

    En voyant le regard de la charmante petite demoiselle, j'avais désormais la certitude qu'Hadès était le seul à les voir. Car elle ne semblait pas les discerner. C'était un fait encore plus étrange que seul un petit garçon et un Titan pouvait contempler ces merveilles.

    « Je crois qu'ils n'ont plus rien à me confier pour ce soir. Je peux venir. »

    Il s'était joins à nous et quand on avait fait quelque pas, Aphrodite m'avait murmurée qu'elle le trouvait bizarre à se parler tout seul de temps en temps. Mais ça ne l'empêchait pas de le contempler et de passer beaucoup de temps avec lui. Il était différent des autres. Il était intrigant. Il avait réussi à capter son attention et elle n'arrivait pas à s'en défaire.

    On rencontrait un peu tous ce genre de problèmes. Il arrivait parfois qu'une jeune femme entrait dans notre vie et qu'on se demandait simplement pourquoi elle et pourquoi pas quelqu'un d'autre. Et même si on n'obtenait jamais la réponse à notre question, on savait que ça nous convenait parfaitement que ce soit elle. Car quand elle nous regardait dans les yeux, on pouvait y lire toute l'Espérance et l'Espoir qu'elle pouvait nous apporter. Hadès l'avait lu dans le regard d'Aphrodite, tout comme elle l'avait lu en lui. Je l'avais lu dans le regard d'une Voyageuse qui était venue dans notre monde à la recherche de réponses, et aujourd'hui elle pouvait à son tour le lire dans mes yeux.


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    Après une bonne partie de fou rire, car je n'avais pas pu m'en empêcher, j'avais tourné la tête en direction de la fête où les invités étaient de plus en plus nombreux. Ils avaient l'air de s'amuser et Elliot devait vraiment s'éclater à mettre toutes les chansons d'Elvis Presley en boucle. Il n'avait sans doute pas fait exprès d'avoir choisi celle là, mais je trouvais le choix fort intéressant.

    « Si tu veux, nous pouvons marcher un peu le long de la plage. Le bruit sera moins présent. »

    J'avais réellement dit cela dans une bonne intention. Je ne connaissais pas cette musique. Je ne savais pas quelles seraient les paroles suivantes...


Come on baby I'm tired of talking
Grab your coat and let's start walking


    « Attends. » lui dis-je en arrêtant la musique autour de nous, tout en ayant un magnifique sourire au coins des lèvres.

    Cette situation était réellement amusante. Et afin de ne pas nous faire remarquer, je n'avais pas éteins la musique, je m'étais contenté de créer une sorte de champs autour de nous, d'où on ne l'entendrait plus. Il n'y avait plus que le murmure des vagues qui venait à nos oreilles. C'était bien plus calme et amusant dans ce silence de voir au loin Elliot danser.

    « Je crois qu'on est mieux ainsi. » affirmai-je tout en me tournant une nouvelle fois vers l'océan.

    J'avais pris une grande inspiration, même si je n'en avais pas besoin. Je ne respirais pas, je ne dormais pas, je ne rêvais pas, je ne mourrais pas... il y avait tellement de choses sur moi qu'on ignorait.

    « Pourquoi toi... » murmurai-je en faisant écho à ce qu'elle avait dit.

    Je m'étais attendu à toutes les question possibles et je m'étais dit que je lui répondrais sans la moindre hésitation. Je me devais d'être honnête, au moins avec elle. Mais je n'avais pas songé à cette question. A dire vrai, je ne me l'étais jamais posée. La réponse m'avait toujours paru évidente, mais je ne pouvais pas simplement lui dire que c'était ainsi et que je n'avais pas cherché à ce que ce soit elle. Ca s'était imposé à moi.

    « J'ai été le témoin de nombreux événements durant mon existence. Mais il y en a certains que je n'ai pas pu expliquer. L'univers s'est construit sur une merveilleuse histoire d'amour entre la Nature et ses créations. »

    J'étais là quand c'est arrivé. J'ai ouvert les yeux et j'ai sentis une très forte chaleur s'emparer de mon être. Une aura apaisante et bienfaitrice.

    « J'ai vue la Nature leur donner vie. Je l'ai vue croire en eux. Je l'ai vue se confier à eux. Je l'ai vue se battre pour eux. Je la vois toujours avec nous, même après tout ce qu'on lui a fait endurer. C'est un amour sans faille et inexplicable. »


    Un amour qui pouvait prendre différentes formes. J'avais ressentis la même sensation qu'à ma naissance, et la même douceur dans le regard de deux jeunes enfants dans un Paradis Perdu. Je l'avais vue dans le regard de ma soeur quand elle m'avait confiée la vie de son enfant. Je l'avais vue un million de fois, sans vraiment savoir d'où cela provenait.

    « Je pense qu'à un moment, notre mère a juste croisée notre regard et s'est dit que ce qu'elle avait devant les yeux était sans doute la chose la plus merveilleuse qu'elle ait été amenée à contempler. La Nature a sû voir en nous au delà de ce que nous étions capable de voir. Elle s'est laissée charmer par des forces qui la surpassent et qu'elle ne peut expliquer. » affirmai-je avec conviction.

    Elle n'avait rien d'extraordinaire, hormis des dons de voyage dans le Temps que je ne possédais pas. Elle était ordinaire. Rien aurait pu laisser présager une aussi belle et grande histoire qui voyagerait à travers le Temps.

    « J'ai croisé ton regard, et j'ai simplement vue. » avouai-je. « J'ai été le témoin de quelque chose d'unique, que je ne regrette pas, même si je ne me l'explique pas. »

    La musique avait légèrement changée et on pouvait à nouveau l'entendre. C'était quelque chose de plus doux.

    « Jules m'a proposé de venir vivre ici. » affirmai-je. « Je n'ai pas accepté. »

    J'avais pris le temps avant de me décider à refuser cette proposition qui me faisait envie. C'était bien mieux ainsi.

    « Je pense que tu as besoin de ton espace. Cela dit, je ne souhaite plus avoir de secrets envers toi. Tu as le droit aux réponses à tes questions. A tout ce que tu souhaiteras savoir, sans restrictions. » dis-je avant de me mordre les lèvres.

    Je n'étais pas pour cette idée, mais j'avais pesé le pour et le contre et elle avait le droit de savoir. Je l'avais déjà suffisamment fait souffrir en lui laissant découvrir les choses par elle-même. Je n'avais plus envie de ressentir cette tristesse en elle, ou de voir des larmes couler le long de ses joues.

    « C'est... ma façon de te demander pardon. C'est sans doute mal formulé et peut-être un peu tard maintenant, mais... je te demande pardon Ellie. »

    Elle était ordinaire, une simple création de la Nature. Mais on l'était tous les deux. Je n'avais jamais eu la sensation de lui être supérieur, ou d'avoir le moindre pouvoir sur elle. Elle était ordinaire, et je l'étais tout autant. Et entre gens ordinaires, on se devait de demander pardon quand on commettait une erreur. Pardon...




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« Si je dois vivre pour l'éternité... »
« ...j'aimerai vivre l'éternité moins un jour. Pour ne jamais avoir à vivre sans toi. »

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________________________________________ Lun 14 Aoû 2017 - 17:17

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La réponse d'Anatole n'en était pas une. Pas vraiment. De toutes façons, je n'attendais pas une explication en plusieurs parties ou un commentaire composé. Je m'interrogeais simplement sur une question fondamentale. Lui non plus ne savait pas pourquoi il avait jeté son dévolu sur moi. Cette révélation me laissa pantoise. J'étais à la fois déstabilisée par sa franchise pleine de candeur et le champ de force qu'il avait fait apparaître autour de nous. Cela ne lui avait réclamé aucun effort. Je le sentais bien. J'avais encore quelques difficultés à accepter qu'il soit un titan, plus particulièrement lorsqu'il avait l'apparence de ce jeune homme dont le nez était légèrement en trompette. Pour moi, il restait Anatole avant tout. J'aurais aimé qu'il se contente d'être cette personne... Mais il en était une autre, beaucoup plus imposante et déconcertante, auréolée de mystères et d'énigmes aussi vieilles que le monde.

Je pris conscience que je ne lui en voulais pas de ne m'avoir rien dit sur son identité ; je lui en voulais de ne pas être simplement le jeune homme que j'avais appris à connaître. J'avais l'impression que tout ce que je savais de lui n'était qu'un mirage. Il était devenu quelqu'un d'autre en l'espace de quelques jours. Lorsque je le revoyais protéger Neil et affronter Phobos lors du combat à Olympe, cela m'apparaissait comme une supercherie. Quelqu'un avait pris son apparence pour devenir Hypérion, ce n'était pas lui. Ca ne se pouvait pas...

Pourtant, il était impossible de douter en l'entendant parler comme il venait de le faire, avec calme et sagesse. Je déglutis avec peine et baissai les yeux. Il demandait pardon pour ses erreurs passées. Devais-je le lui accorder ? Je n'étais pas certaine d'être prête à le faire.

"Je ne veux rien savoir."
déclarai-je pour détourner la conversation. "Te poser des questions sur le futur reviendrait à le mettre en péril, n'est-ce pas ? Il n'est jamais bon d'en savoir trop sur son avenir."

J'esquissai une moue qui ressemblait vaguement à un sourire. Elliot aurait été tellement fier de moi de m'entendre prononcer une citation de Retour vers le Futur. Je tournai la tête pour l'observer se déhancher stupidement dans le silence le plus total et levai les yeux au ciel.

"Ce que je dois savoir, je l'apprendrai en temps voulu. La prochaine fois, essaie de mieux amener la chose. Ce n'est pas une critique, juste un conseil."
repris-je avec un regard entendu. "De toutes façons, je suppose que tu ne comptes pas dévoiler une troisième identité dans les prochains mois. En réalité, tu es aussi Ouranos, c'est ça ?"

Cette fois-ci, mon sourire fut plus franc, avant que je fasse quelques pas dans le sable, le long de la plage. Je n'avais pas envie de rejoindre la fête pour le moment. Je me sentais étrangement sereine, en harmonie avec la nature. C'était un sentiment si...

"Arrête de faire ça."
dis-je en fronçant les sourcils en direction d'Anatole.

Comme je m'y attendais, il ouvrit des yeux innocents.

"Tu m'enveloppes de ton aura. C'est... impoli."

Etait-ce le mot adapté ? J'aurais peut-être dû dire "inapproprié", tout compte fait. Je me mordis les lèvres et accélérai légèrement l'allure. Sentir l'aura d'Hypérion était incroyablement apaisant, mais cela me mettait mal à l'aise dorénavant, comme s'il cherchait à envahir mon espace personnel, ou mon esprit.

Je restai silencieuse quelques instants, les bras croisés et les yeux rivés sur mes pieds, quand j'entendis des pas lourds approcher et remuer le sable. Je tournai la tête et découvris la créature qui avait trouvé comment sortir de ma chambre. Elle courait vers nous en haletant fortement. Je m'immobilisai et l'attendis, incertaine. Que voulait-elle, cette fois ?

"Il n'y a rien à craindre. C'est... une amie, je crois."

Elle nous rejoignit en grandes enjambées et se planta devant nous, la langue pendante et la respiration sifflante. Elle resta ainsi quelques secondes avant de brandir une tenue incroyablement vulgaire à bout de bras. J'écarquillai les yeux... Nom d'un Nautilus ! S'agissait-il d'une guêpière ? Je n'étais pas certaine du terme mais en tous cas, c'était noir, en dentelle, ça ressemblait de très loin à un corset agrémenté d'un... porte-jarretelles.

Mon regard alla du vêtement à Anatole, puis inversement. J'avais envie de mourir.

La créature hocha la tête avec un grand sourire haletant, croyant que mon embarras était en réalité une trop grande émotion.

"Je n'en veux pas. Faites disparaître cette... chose." fis-je d'un ton tremblant, les yeux écarquillés d'horreur.

Mes joues s'empourprèrent comme jamais. La créature regarda Anatole, ensuite revint sur moi et agita de plus belle la guêpière en poussant un grognement guttural et étrange. Elle ne me laisserait pas en paix.

"Très bien, je la prends." articulai-je froidement en me saisissant de la tenue du bout du doigt.

La créature tapa dans ses mains, ravie et alors qu'elle se retournait pour partir, je fis disparaître la guêpière. Comme si elle avait perçu cet infime changement dans l'air, la créature fit volte-face et me fixa, interloquée. Puis, inexplicablement, ses yeux s'emplirent de grosses larmes qui ruisselèrent bientôt sur ses joues.

"Mmuuuuuuuuuh ? Muhuhuuuuu..."

Un son bas, étrange et mouillé s'échappa de sa gorge alors qu'elle me fixait toujours en pleurant. Je me sentais extrêmement coupable, même si je n'aurais eu aucune envie de porter la guêpière pour lui faire plaisir.

"Euh... on fait quoi ?" demandai-je à Anatole en remuant à peine les lèvres.

Il était Hypérion après tout. Il savait sûrement comment consoler une créature en peine ! Les sanglots de cette dernière redoublèrent d'intensité et elle finit même par s'affaler lourdement sur le sol, sans cesser de me fixer en pleurant. Je déglutis avec peine, me sentant profondément affligée. Je n'aurais peut-être pas dû me montrer aussi ingrate ? Aurais-je dû faire semblant d'être flattée ? A mesure que les secondes passaient, le sable autour de la créature devenait mouillé en raison de son chagrin insondable.

"Muhuhu... muhu ! Muuuuuuh...!

"Je suis désolée, je suis vraiment désolée. Je ne recommencerai plus, je..."

"MUHUHUHU !"

Je jetai un nouveau coup d'oeil à Anatole, désemparée. La pauvre !




.
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il faut connaître l'enfer. »
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Anatole Cassini


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________________________________________ Jeu 17 Aoû 2017 - 12:30





« Alors comme ça aimes la mayo ? »
« ... et t'es pote avec une sirène ? »



    « Dit moi Ellie, est-ce qu'il y a une bonne raison au fait qu'une créature d'Hadès souhaite t'habiller ? »

    « Une... quoi ??? »

    C'était très facile de reconnaître l'aura du jeune Hadès. Elle enveloppait la créature, tout comme j'avais peut-être un peu trop enveloppé Ellie précédemment. Elle avait raison, c'était déplacé. J'avais réussi à m'empêcher de le faire pendant un peu plus d'un an, je pouvais bien continuer. Et puis il fallait respecter le choix de la jeune femme.

    « Je croyais que... je croyais que c'était Elliot ! » précisa-t'elle, légèrement excédée.

    J'avais simplement hoché la tête en observant la créature qui s'était mise à pleurer. Il n'y avait pas de doute possible, son aura était bien celle d'Hadès.

    « Il n'y a pas de mal. Tu as fait ce qu'il fallait. » dis-je à la créature en m'approchant d'elle et en m'accroupissant face à elle.

    Elle s'était laissée tomber par terre quelques instants plus tôt, ne cessant pas de pleurer toutes les larmes de son corps. Ses yeux faisaient des vas et viens entre Ellie et moi. La jeune femme avait raison, c'était une amie. Une simple créature qui ne nous voulait pas de mal.

    « Regarde, la guêpière est toujours là. »

    Je l'avais faite apparaître dans les bras de... mais comment s'appelait-elle ? En tout cas, elle semblait bien plus heureuse, car d'une main elle tenait la guêpière tout contre ses jambes croisées et de l'autre, elle la caressait en jetant des petits regards en direction d'Ellie.

    « Bernadette ! » m'exclamai-je avec un petit sourire. « C'est magnifique comme prénom. »

    Elle se mit à hocher la tête à plusieurs reprises, tout en se relevant d'un bond, ce qui eu pour effet de me faire perdre l'équilibre. Mais fort heureusement, plus besoin de passer pour le boulet de service. Car au lieu de tomber, j'étais apparu juste à côté d'Ellie, en regardant la créature d'un air très satisfait.

    « Ce n'est pas moi qui ai choisi le nom. Ca doit-être Hadès lui-même. En tout cas, il semble lui convenir. »

    Elle avait fait apparaître un autre vêtement. Autant Ellie pouvait sembler gênée, autant je n'avais pas pu m'empêcher de rire. Et d'ailleurs, je l'avais pris en remerciant chaleureusement la créature qui s'était empressée de tendre une nouvelle fois la guepière à Ellie.

    « Faisons comme si on appréciait le cadeau. Rien nous force à porter cela. Et heureusement d'ailleurs... »

    Une fois Bernadette comblée, elle avait repris la route de la demeure de Jules. Quand à moi, j'avais attendu qu'elle soit hors de portée pour faire disparaître mon vêtement. J'aurai pu faire disparaître celui de Ellie, mais elle pouvait aussi le faire elle même.

    « J'ai une troisième personnalité. » avouai-je à la jeune femme tout en lui adressant un regard des plus sérieux. « Je suis le plus grand gourmand qui existe. Et il y a une odeur qui arrive du jardin dont j'ai un mal fou à m'en détacher. »

    Après lui avoir confié cela, et lui avoir souris, j'avais tendu la main dans sa direction. Allait-elle accepter de m'accompagner jusqu'au barbecue le plus proche ? D'ordinaire je jetais mon dévolu sur toutes les pâtisseries qui passaient devant moi. Mais j'aimais bien aussi toute sorte de plats, dont ceux à base de viande. Une merguez, une brochette... j'allais me régaler. Et puis il y avait du beau monde d'invité et ça serait mal polis de ne pas aller saluer Jules qui était notre hôte.

    « Je suppose que tu as choisi toi-même ta robe ? Elle est vraiment ravissante. »

    Un petit compliment par ci ou par là, ça ne faisait jamais de mal. Mais il y avait une question que je me posais et dont je ne trouvais pas la réponse.

    « Tu as une idée de pourquoi Hadès t'as créé une créature spécialisée dans le domaine de l'habillage ? »

    Je n'avais rien contre, même si ses goûts vestimentaires laissées à désirer. Mais bon, d'un côté quand on savait que c'était Hadès qui était derrière tout ça, ceci expliquait cela. Mais est-ce que c'était réellement utile vue que la jeune femme savait non seulement s'habiller toute seule, mais également s'habiller avec classe ? En parlant de créature, une autre nous avait rejoins et s'était arrêtée pile devant nous. Je ne sentais aucune aura particulière. C'était bizarre, car d'ordinaire toutes les créatures en avaient une.

    « Bonjour. » dis-je à la petite boule de poils, qui avait levé une patte pour nous saluer.

    Ca m'avait fait sourire bien entendu. Elle était vraiment adorable.

    « Il ne parle pas. Mais il est sociable. »
    avait précisé quelqu'un qui nous avais rejoins avec une merguez dans un bout de pain.

    Il avait pris un petit morceau de son pain où se trouvait quelque chose de jaune ressemblant à de la mayonnaise et il l'avait tendu à ce qui ressemblait à un raton laveur. Ce dernier s'en était emparé, s'empressant de lécher la mayonnaise dessus.

    « Faut juste savoir lui parler. » ajouta t'il en souriant. « Vous êtes invité vous aussi ? »

    Apparemment il ne se doutait pas qu'Ellie habitait cette demeure. Je me demandais bien qui il pouvait être, car son aura ressemblait à une d'un humain lambda.

    « Vous venez de la plage, c'est ça ? Vous n'avez pas vue quelque chose plonger ou nager ? Ca peut prendre plusieurs formes. Une nageoire ou des jambes. »

    « Melody. »
    dis-je avec un grand sourire avant d'adresser un regard à Ellie. « C'est une sirène. Enfin, tu le sais déjà. »

    J'avais cet air rêveur. Dès que je pensais à Melody ça me faisait cet effet. Je n'avais jamais rencontré de sirène auparavant. J'étais toujours en admiration devant les créatures de la Nature que je ne connaissais pas. Et qui plus est, elle avait des jambes qui se transformaient en nageoires. Ca m'était arrivé de l'observer nager dans la piscine de chez Lily et Elliot quand j'y vivais encore et qu'elle y était, elle aussi. C'était un magnifique spectacle.

    « Euh oué... la sirène... »

    Il me regardait avec un air pas très content. Mais si il pensait que j'avais des vues sur elle, il se trompait totalement. J'avais adressé un regard à Ellie, avant de reporter mon attention sur la petite boule de poils, puis sur l'homme qui se tenait toujours face à nous et regardait vers la plage pour voir si Melody s'y trouvait.

    « Bon, je vais continuer mes recherches. Rock'. » ajouta-t'il tandis que la raton laveur nous adressa un nouveau signe de la main avant de laisser le morceau de pain là et de suivre son maître.

    C'était amusant. Très amusant.


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« Si je dois vivre pour l'éternité... »
« ...j'aimerai vivre l'éternité moins un jour. Pour ne jamais avoir à vivre sans toi. »

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________________________________________ Dim 20 Aoû 2017 - 23:32

« I'm alive ! »
Ce barbecue devient vraiment un grand n'importe quoi...!

Je tombais complètement des nues. Hadès avait chargé l'une de ses créatures de me relooker pour la soirée, et ce dans un style vestimentaire des plus odieux. Bernadette n'y était pour rien. La pauvre, ce n'était pas de sa faute si elle avait un créateur aussi stupide. Une fois qu'elle fut éloignée, je m'empressai d'imiter Anatole et de faire disparaître de nouveau l'affreuse guêpière. Lui avait écopé d'une tenue imitation léopard parfaitement ignoble. J'éprouvais beaucoup de compassion pour Bernadette. Je l'observai d'un oeil soucieux. J'espérais que le dieu des enfers ne lui infligeait aucun mauvais traitement, étant donné ses réactions exagérées dès que sa "mission" était contrariée. Pour l'heure, elle vivait plutôt bien sa "réussite" puisqu'elle se précipita vers la maison en prenant soin de s'essuyer les pieds gauchement avant de disparaître à l'intérieur. Heureusement, Jules était trop occupé par le barbecue pour l'avoir remarquée. Il aurait fait une syncope autrement. Si elle comptait s'établir chez nous, il faudrait que je le prépare au préalable.

Je posai de nouveau le regard sur Anatole alors qu'il m'apprenait qu'il avait une troisième personnalité cachée. Je haussai un sourcil, peu convaincue, puis je roulai des yeux avant d'accepter la main qu'il me tendait. Un compliment sur ma robe, allez donc ! Je décidai de rester silencieuse. Non, je n'allais faire aucun commentaire sur sa propre tenue. En revanche, sa question sur Bernadette mérita toute mon attention.

"Tu as une idée de pourquoi Hadès t'as créé une créature spécialisée dans le domaine de l'habillage ?"

"Absolument aucune. Sans doute cherche-t-il à me taquiner. J'espère... que ce n'est rien de plus sérieux."

Ma voix était hésitante et légèrement anxieuse. Je craignais que le dieu des enfers ait une idée derrière la tête. Il ne faisait jamais rien par hasard. Jusqu'à maintenant, j'avais été chanceuse de ne pas avoir éveillé son intérêt. Il semblait que les choses soient sur le point de changer, bien contre mon gré. Je laissai échapper un soupir tout en croisant de nouveau les bras, soucieuse.

Je suivis avec un sourire poli l'échange qui suivit entre Anatole et un jeune homme à la carrure de rugbyman qui se promenait avec un raton-laveur. Décidément, le barbecue ressemblait à un zoo le jour des portes ouvertes. Lily allait être ravie. L'inconnu à la recherche de Melody finit par s'éloigner, accompagné de son animal.

Je me dandinai d'un pied sur l'autre, me sentant une fois de plus en décalage par rapport à la multitude. Les invités semblaient s'amuser mais je ne parvenais pas à m'intégrer à la fête. Subitement, des projecteurs éblouirent le balcon arrière de la demeure, me faisant oublier mes soucis pour un temps. Un homme vêtu d'une robe dorée à paillettes et coiffé d'une perruque blonde était à demi allongé sur la rambarde, le bras levé en un geste grandiloquent. Bientôt, une voix mélodieuse et envoûtante s'éleva depuis les haut-parleurs, alors que l'homme débutait une chorégraphie langoureuse et enfiévrée. J'écarquillai les yeux, stupéfaite, avant de me diriger à grands pas vers Elliot qui se trouvait près de la sono.

"Elliot, on a dit qu'on ne faisait plus venir personne de Las Vegas !" fis-je alors que la musique couvrait pratiquement mes paroles.

"Je sais, mais c'est pas ma faute !" protesta-t-il en haussant les épaules. "C'est lui qui s'est pointé tout seul !"

Je plaçai les mains sur les hanches tout en lui offrant mon plus beau regard dubitatif.

"Comment a-t-il pu savoir pour le barbecue ?"

"Il... a reçu un sms dans lequel j'en parlais. Mais je pensais pas qu'il viendrait, je te jure !"
fit-il en passant une main dans ses cheveux ébouriffés. "Depuis le temps qu'il me promettait de me rendre visite, je pensais pas qu'il le ferait vraiment !"

"Cet homme... porte une robe."
fit remarquer Jules, profondément dérouté.

Il ne semblait pas dans son assiette, et porta à ses lèvres un verre de whisky qu'il but cul-sec d'une main tremblante.

"Bienvenue au XXIème siècle !" lançai-je avec un grand sourire en lui tapotant brièvement l'épaule.

Pendant ce temps, l'homme en robe continua sa danse enflammée, aidé par quelques invités qui se prêtèrent au jeu, avant d'achever la chanson par un portée exceptionnel. Je l'applaudis poliment. Il fallait reconnaître qu'il était très doué dans son domaine, et qu'il avait une témérité à toute épreuve. Peut-être n'aurais-je pas dû sourire autant, car il s'élança vers moi à la fin de la chanson. En tous cas, je le crus, avant qu'il ne bifurque pour se planter devant Anatole.

"Eh bien eh bien... en voilà un beau jeune homme." dit-il d'un ton suave, la moustache frémissante.

Je ne fus pas spécialement surprise. J'avais des souvenirs impérissables de monsieur Taylor, surtout lorsqu'il donnait cours en costume et escarpins. A Las Vegas, nous étions habitués d'avoir des enseignants originaux, mais celui-ci les surpassait tous de loin.

"Anatole, je te présente l'ancien professeur de mathématiques d'Elliot, monsieur Taylor. Il est aussi diva dans un cabaret de Las Vegas."

Ce dernier approuva avec un sourire avant de s'approcher d'un pas vers le jeune homme.

"Toi mon grand, tu as l'étoffe d'une star. Je le sens dans ton corps !"

Il plaqua une main contre le torse d'Anatole et je me retins de rire.

"Il pulse de vibrations artistiques. Dou-doum ! Dou-doum ! Dou-doum !"

Bien entendu, il fallait qu'il imite un battement cardiaque tout en bougeant la main sur son torse.

"On pourrait enflammer Vegas ensemble. Tu as déjà répondu à l'appel des planches par le passé ?"

Il le toisait, plongeant son regard dans le sien, avant de fredonner le début de la chanson qu'il venait "d'interpréter". Je me reculai de quelques pas en me mordant les lèvres. Ca devenait beaucoup trop drôle et je me demandais comment Anatole allait se sortir de ce mauvais pas. Elliot suivait la scène avec beaucoup d'intérêt aussi, les yeux plissés, sans s'apercevoir que sa brochette était en train de prendre feu.




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________________________________________ Mer 23 Aoû 2017 - 10:44





« S'il y a de l'Espérance dans le Paradis... »
« ça ne peut être que cette espérance-là, qui est, sans doute, le vrai Espoir de l'Humanité »



    Combien de gens ont envie de quitter leur vie terne et de partir à la découverte du monde ? Beaucoup disent qu'un jour ils le feront, qu'ils partiront, qu'ils iront de l'avant. Mais combien le font réellement ? Lorsque l'on voyage, on fait une expérience unique de la vie. On fait de nouvelles rencontres, car les gens vont plus facilement vers les voyageurs que vers leurs voisins de toujours. On découvre de nouvelles contrées, parfois effrayantes, parfois non. Le Temps nous parait plus lent et chaque faveur que l'on obtient, semble venir de la Nature elle même et nous rend encore plus heureux de l'avoir obtenu.

    Je n'ai jamais aimé rester chez moi. J'ai voyagé, j'ai découvert de nouvelles contrées, j'en ai créé d'autres. J'ai vécu des expériences uniques sur tous les mondes où j'ai marché. J'ai fait des rencontres que même après plusieurs milliards d'années d'existence, je ne pourrai pas oublier. Il y a toujours un endroit à découvrir, toujours une expérience à vivre. Certains voyages peuvent se montrer effrayant, mais il faut les tenter également.

    Aujourd'hui, je fais sans doute le voyage le plus périlleux que j'ai jamais réalisé. Un voyage en solitaire, où je me retrouve loin de mon monde, loin des gens que j'ai connu et aimé. Un voyage où j'ai beau être séparé d'eux, je n'en suis pas distant pour autant. Ce genre de voyage demande du courage. Jour et nuit, je tente de lutter contre l'envie de tout arrêter, de revenir en arrière. Je me donne la force de poursuivre, m'empêchant de perdre la raison, en me remémorant tout ce que j'aimais auparavant et tout ce que j'ai encore la chance d'avoir aujourd'hui.

    Il y a encore quelque jours, j'avais peur qu'elle sache, qu'elle découvre qui je suis réellement et qu'elle en ait peur. J'avais la certitude que ça pourrait se passer simplement, sans qu'elle soit réellement au courant. Mais je me trompais. Car ce n'était pas de sa présence uniquement, dont j'avais besoin. C'était qu'elle me voit elle aussi. Qu'elle me regarde avec ce sourire, qu'elle répéte ses gestes d'antan que me songes me remémorent chaque nuit. On a un passé si riche, un passé qui nous lie. Je le vois à travers ses yeux et j'en suis plus fort. Le Temps s'est souvent joué de nous, que ce soit à mon époque ou à la sienne, mais on est toujours à se regarder avec le même sourire.

    « D'accord. »
    approuvais-je en souriant à la jeune femme et en posant ma main sur celle du professeur d'Elliot.

    Il nous avait offert une chorégraphie énorme et une expérience unique. Je ne sentais que je pouvais me laisser porter par l'envie d'aller encore plus loin. Elle me souriait, j'avais la force nécessaire pour maintenir son sourire en place.

    « Je ne me suis jamais produit sur scène, mais il y a un début à tout, n'est ce pas ? » dis-je confiant.

    Reculant la main de monsieur Taylor de sur mon torse et ne la lâchant pas pour autant, j'avais ouvert un bouton au col de ma chemise en adressant un sourire amusé à Ellie. Il allait faire chaud si je me mettais à danser, du coup mieux valait prévoir le coup. Le professeur semblait vraiment impressionné et totalement amusé. Il se dandinait déjà sur une musique inexistante, avant d'entendre un nouveau son provenir des enceintes. Je pensais qu'il se serait stoppé, mais non. Il avait mon délire et la voix de Charles Trenet avait retentis autour de nous, tandis que je faisais quelques pas de danse avec monsieur Taylor.

    « La mer
    Qu'on voit danser le long des golfes clairs
    A des reflets d'argent
    La mer
    Des reflets changeants
    Sous la pluie. »


    Il s'était même prêté au jeu de chantonner les paroles, même si il ne semblait pas les connaître parfaitement bien. Cela avait duré quelque secondes, le temps d'une seule strophe, avant qu'une nouvelle musique raisonne tout autour de nous. Elle avait beau avoir son charme, elle n'était pas vraiment dans l'optique de celle que j'avais mise. Jugez en par vous-même. J'avais adressé un sourire à Elliot, qui tentait de remettre de l'ambiance à la soirée. Son professeur m'avait fait un clin d'oeil avant de me lâcher la main pour se remettre à danser, mais d'une manière bien plus... rythmée. J'avais adoré ce moment.

    « Wouah ! C'était... Wouah ! » s'exclama Lily qui venait juste de s'arrêter devant moi avec un morceau de pain et un bout de saucisse à l'intérieur. « Tu as éblouis la scène. »

    « C'est gentil. » lui répondis-je en posant ma main sur son avant bras avec un geste tendre.

    J'avais juste voulu m'amuser et j'espérais que ma joie s'était propagée. Revenant tout doucement vers Ellie, je l'observais. Je ne pouvais pas m'empêcher de repenser à tout ce qu'on avait vécu, à cette sensation de bonheur intense que j'avais ressentis et que je ressentais encore aujourd'hui. Elle ne me regardait pas moi, Anatole Cassini, ce rôle que je m'étais créé sur mesure. Non. Elle me regardait moi, le véritable moi, Hyperion. J'avais la sensation que tout était pareil, mais pourtant c'était bel et bien différent. On avait tenu un secret à deux avec Cassandre et tandis que je jalousais un peu le fait qu'elle avait retrouvé le sourire dans les bras de son Apollon et que tout s'était bien passé pour elle, je me disais que l'attente en valait la peine. Car aujourd'hui, Ellie me regardait moi et j'étais fier de ce qu'elle voyait à travers moi. Je ne m'étais jamais sentis aussi fier de qui j'étais.

    « J'ai... » débutai-je quand on était plus qu'à quelque pas l'un de l'autre. « Enfin c'est... un peu stupide peut-être, mais quand j'étais chez mon amie, notre amie... George Sand, il m'est arrivé de prendre quelque instants pour coucher sur papier des mots... former des phrases et... en fait, je me suis inspiré un peu d'elle et j'ai conservé ce que j'ai écris jusqu'à aujourd'hui. Je n'ai jamais eu l'occasion de te le donner, car tu ignorais... certaines choses. Donc si l'envie te vient, aujourd'hui, demain, ou n'importe quand, de lire ces quelques mots... »

    J'avais fait apparaître une lettre que je lui avais tendu. C'était le bon moment. Elle était au courant de tout de toute façon.

    « Je l'ai écrit pour toi. En pensant à toi. Ce n'est pas du Jules Verne, je n'ai pas sa qualité d'écriture, mais... tu m'as demandé pourquoi toi et j'ai tenté de te répondre au mieux, mais à dire vrai, j'aurai plutôt dû te donner la lettre. Elle représente ce que je vois quand je te regarde. »

    J'avais retiré ma main quand elle avait pris la lettre et je l'avais regardé une énième fois dans les yeux, avant de me tourner vers la scène où monsieur Taylor danser dans sa magnifique tenue.

    « Il est incroyable. Ce sont des gens comme lui qui rendent le monde bien plus beau. Des rêveurs optimistes. » avouai-je, avant de regarder une nouvelle fois Ellie. « Je ne dors pas, mais je rêve. Et j'ai beau rêver de tout, tu dépasses tous mes rêves. »

    « Certes. » me coupa t'on. « Mais je dois m'entretenir avec la maîtresse de maison. Et également me plaindre de votre Gardien qui n'a pas répondu favorablement à ma requête. Non assistance à fantôme en danger, ça peut aller très loin mon chers monsieur ! En tout cas, vue que vous êtes tous les deux réunis, je saisi l'occasion de m'adresser à vous deux en même temps. »

    Est-ce qu'on venait réellement de se faire couper par un fantôme ? Je n'en revenais pas...

    « Depuis l'explosion de notre colocation où je vous ai gentiment accueillis chez moi, je n'ai plus de chez moi. Et comme c'est l'une de vos femmes qui est responsable de cette situation, j'ai jugé opportun de vous demander un nouveau logis. Cette maison m'ira très bien. Il vous suffit juste de m'autoriser à y venir. Je n'ai pas le choix, il faut procéder de cette manière. »

    Est-ce qu'un fantôme pouvait griller sur un barbecue ? Il restait de la place vue que Jules faisait cramer toutes les merguez qu'il mettait dessus.


~ La lettre ~

    Nous sommes séparés pour l'instant,
    abandonnés sur une plage déserte,
    mais pas distants pour autant...

    En attendant de te retrouver,
    à mon époque et à la tienne,
    je me remémore tes gestes d'antan,
    je supplie mes songes de me donner le courage,
    m'empêchant de perdre la raison,
    me laissant guider vers la voie de la rédemption,
    je puise sans cesse dans la richesse,

    ...de ce passé qui nous lie...
    autant au Temps...

    Je m'encourage jour et nuit,
    patienter le Temps qu'il faudra,
    en anticipant le moment,
    afin d'atteindre le Paradis Perdu,
    où nous serons enfin réunis,
    comblés, apaisés, heureux,
    et plus forts qu'avant.

    Le Temps se jouant de nous,
    nous serons plus qu'un pour l'éternité,
    à mon époque ou à la tienne

    *on peut lire soit une couleur après l'autre, soit les deux en même temps. Ce sont trois poèmes en un.

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________________________________________ Dim 27 Aoû 2017 - 23:08

« They say love is pain »
So let's hurt tonight.

J'avais souri en voyant Anatole effectuer une danse avec monsieur Taylor. Du coin de l'oeil, je remarquai Elliot qui avait sorti son téléphone afin de les filmer.

"Ca, ça va direct sur Youtube." annonça-t-il en coinçant sa langue entre ses lèvres.

"Et tu vas mettre quoi en titre de vidéo ? 'Hypérion valse avec mon ancien professeur de mathématiques' ?" fis-je, ironique.

Mon frère me renvoya un regard oblique. Enfin, il soupira :

"T'as le don pour casser mes délires. Je vais garder ça pour mes archives, tout compte fait. Ca peut toujours servir."

Je roulai des yeux puis me servis un thé glacé à la framboise. Lorsque je revins vers le coeur de la fête, Elliot avait rangé son téléphone et s'occupait de mettre un peu d'ambiance grâce à une musique aux paroles discutables. Je ne fis aucun commentaire, me contentant de boire plusieurs gorgées de mon verre. De loin, je vis Anatole échanger quelques mots avec Lily, puis il s'approcha de moi. Instinctivement, j'eus un mouvement de recul que je réprimai. Il m'impressionnait un peu lorsqu'il avançait de cette façon. Je secouai la tête. C'était si difficile de ne pas visualiser le titan à travers lui, à présent. J'avais l'impression de me mentir à moi-même en me focalisant uniquement sur Anatole, cet humain sans histoire qui me semblait être mort.

Je clignai des yeux en entendant ce qu'il me racontait. Il me ramenait plus d'un an en arrière, lorsque je nous avais piégés dans le passé, en 1848.

"Une... lettre ?" bafouillai-je, prise au dépourvu.

Pourquoi me la donner ? Pourquoi maintenant ? J'avais peur de ce qu'elle pouvait contenir. Avait-il d'autres lourds secrets qu'il souhaitait me confier ? Je ne voulais pas savoir, je le lui avais dit, pourtant...

Ma main qui tenait la lettre tremblait. J'hésitais. Ce fut le moment que choisit un fantôme pour intervenir. Quelque part, je lui en étais profondément reconnaissante, même si je doutais que son arrivée ne fasse oublier la lettre à Anatole. Nullement impressionnée, j'observai l'être transparent qui flottait dans l'air. Je l'avais déjà vu auparavant et je me souvenais très bien de son obsession pour les douches et les demoiselles à y épier. Je bus le reste de mon verre, le posai au sol puis croisai les bras tout en le fixant, les sourcils froncés.

"Je trouve que Jules a été très bien avisé de refuser votre présence sous notre toit."

Sir Simon écarquilla les yeux, suffoqué par mon impolitesse. Aussi j'en profitai pour ajouter avec un aimable sourire un peu crispé :

"Oui, voyez-vous, nous allons accueillir un nouveau colocataire et la maison n'est pas suffisamment grande pour un habitant de plus, même si ce dernier était fantomatique. D'ailleurs Anatole, tu peux déposer tes valises quand tu veux. Enfin... si tu en as."

Pourquoi fallait-il que je rougisse à cet instant ? Pourquoi ? Je tournai la tête vers lui pour lui adresser un sourire fuyant, avant de fixer mes chaussures. Sir Simon émit une exclamation qui me fit relever la tête. Il avait l'air contrarié.

"Bien, j'ai parfaitement saisi. Vous me chassez comme un malpropre, après tout ce que j'ai fait pour vous ! N'ai-je pas correctement hanté les lieux dans votre précédente demeure ? C'est ainsi que je suis remercié !"

Il regardait Anatole avec insistance, comme s'il espérait que ce dernier me fasse changer d'avis.

"Passez une petite annonce dans le journal local pour maison à hanter."
suggérai-je en haussant les épaules. "Nous sommes à Storybrooke, après tout. Peut-être que quelqu'un sera intéressé."

Ce fut à son tour de plisser des yeux en m'observant, avant de relever fièrement la tête et de traverser le barbecue pour disparaître à l'autre bout du jardin.

"Je crois que je l'ai mis en colère. Tant pis."
soupirai-je.

J'avais plus important à m'occuper que d'un fantôme errant, surtout qu'il avait des tendances désagréables. Je ne me sentais absolument pas coupable. En revanche, lorsque mon regard tomba sur la lettre que j'avais toujours en main, mon estomac se noua. Je décroisai les bras et me mordis les lèvres, hésitant de nouveau sur la chose à dire. Finalement, je risquai un regard vers Anatole qui m'observait, bienveillant.

"Je la lirai plus tard. Un jour."
promis-je, incertaine. "L'ambiance ne se prête pas vraiment à la lecture d'une lettre."

Ironie du sort, la chanson qui suivit avait un rythme et des paroles beaucoup plus propices à une discussion... romantique. Alors que je relevai la tête dans l'espoir de m'arracher à ce moment embarrassant, une étoile filante passa dans le ciel, capturant mon attention.

"Fais un voeu."
murmurai-je à voix haute à l'adresse d'Anatole.

Baissant la tête, je croisai son regard et ajoutai :

"Oh, suis-je bête ! Il est déjà réalisé puisque tu vas habiter ici."

J'esquissai un rapide sourire avant d'éviter son regard, mal à l'aise par ma propre audace.

"La maison est suffisamment grande pour nous tous. Je pense que nous trouverons chacun notre espace."

"Ah ! Je le savais !"
fit Sir Simon dans mon dos.

Je sursautai et me retournai, mais il avait déjà disparu.

"Satané revenant !"
grommelai-je.

Je fis une moue tout en cherchant une poche où ranger la lettre, mais je me souvins que je portais une robe. Alors, je la gardai en main, écoutant d'une oreille distraite les paroles de One Republic qui résonnaient étrangement à mon oreille :

Don't walk away, don't roll your eyes
They say love is pain. Well, darling, let's hurt tonight...




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crackle bones

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« Pour atteindre le paradis,
il faut connaître l'enfer. »
Ça me fait penser à un vieux dicton. Il paraît qu’il est de Dante.
« Souviens-toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini ».
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