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 Evénement Divin #30 {89} : Ombres & Poussières [Fe]

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Vaiana De Motunui


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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________________________________________ Jeu 11 Jan 2018 - 22:32








Ombres & poussières

« Laisse le temps au temps, si tu veux entrevoir l'opportunité de grandir »


A la fois perdue et inquiète, j’avais suivi le mouvement sans broncher. Si au début l’inconnu, finalement titanide m’avait paru courtoise, j’avais rapidement changé mon fusil d’épaule en découvrant son côté plus sec et froid. Avec la mise en garde de Pan, et les menaces de mort, j’en avais oublié sa première révélation concernant les explorateurs. La priorité avait été sur notre survie, même si j’allais amèrement regretter de ne pas avoir posé la question.

Si Jules semblait avoir facilement céder pour la direction mortelle, je ne pouvais m’empêcher d’émettre des réserves. Bien que l’idée de retrouver Diane et d’autres personnes certainement plus compétente, les révélations de Pan m’intriguaient. Est-ce qu’il avait mieux à proposer ? Et de quoi parlait-il, bon sang ! Je lançais un regard entendu à Jules, prête à le suivre dans sa démarche, mais je ne pus m’empêcher de me tourner vers Pan.

- Ne pas arriver à quoi ?

Un silence s’installa, répondant parfaitement à ma question. Des secrets. Les divins avaient un sérieux problème avec le secret, et le partage d’information. Après une question infructueuse, je ne m’avouais pas vaincue, relançant un dernier espoir.

- Vous avez une meilleure solution ? Un plan ou je ne sais quoi à proposer ? Pour réussir ? Ou vous n'émettez que de mauvais présages ?

J’étais légèrement agacée, mais loin d’être irrespectueuse, j’avais encore un instinct de survie assez développé pour ne pas me laisser aller à ce genre d’absurdité.

- Rentrez chez vous. Tant que vous le pouvez encore.

Heureusement que j’avais posé la question, sinon, on aurait manqué d’information. Roulant des yeux, Thémis, qui nous observait, pris la parole, agacée.

- Fuir ? C'est vraiment la seule solution que vous nous proposez ?

Avais-je finalement répondu, déçue du peu d’aide qu’il nous prodiguait. Venez sauver le monde, nous on connaît tous les enjeux et les risques, mais pour plus de fun, on vous laisse galérer. Un peu une version des Hunger Games divin, en plus pervers.

- Prendre la fuite ? C'est toujours ta solution face à l'adversité...

Ah ? Petit passif de conflit d’intérêt apparemment. Silencieuse, j’observais la réaction de Pan qui échangeait un regard avec la titanide. Décidément, aucune information ne fuiterait. Heureusement qu’il ne nous demandait pas de les aider, tout en nous mettant des bâtons dans les roues pour éviter de réussir la tâche.

Thémis finit par déposer ses yeux sur moi, avant de prendre la parole.

- Ce qu'on vous demande n'est pas de tout repos. Il se pourrait même que vous y laissiez la vie.

Vingt sur vingt sur les encouragements, franchement, chapeau. Impassible, je continuais de la fixer, sans comprendre l’intention de ses paroles. Quel était le but de cet échange, si l’objectif de notre venue était d’aider ? Pourquoi ne pas partager simplement les informations, alliées à des mises en garde utile. Elle fit passer son regard de Jules à moi.

- Si on avait une autre solution, on l'aurait prise.

Je fronçais les sourcils, alors que son regard s’arrêtait sur moi, dans le but de me transmettre des paroles surement bienveillantes, vu les débuts de notre conversation.

- Je ne sais pas qui est responsable de votre présence ici, mais elle n'est pas nécessaire. Inutile de prendre d'avantages de risques.

Mes yeux s’écarquillèrent lentement, alors que je prenais la mesure de ses paroles. Elle venait de me refouler, ou je venais simplement d’halluciner ? Mon visage se ferma, alors que je restais encore légèrement ébranlée des propos de la titanide. Il faudrait qu’ils se mettent d’accord avec leurs autres confrères. Piquée au vif, je répondis froidement.

- Ca tombe bien, j'ai toujours aimé me sentir utile depuis qu'on m'a propulsé dans votre monde de divin.

La titanide fit volte face, sous le regard triste de Pan, qui nous regarda nous éloigner.

- Qu'il en soit ainsi...

La voix de Pan avait raisonné derrière nous, sans conviction. Je ne m’étais pas retournée. Je n’en voyais pas l’intérêt. J’avais déjà suffisamment envie de rester au côté de l’homme précédent, malgré que je ne le connaisse pas, qu’aux côtés de la titanide. Les dents serrées, je n’avais aucune, mais vraiment aucune envie de la suivre. Mais si cela impliquait de retrouver Diane, et de suivre Jules, qu’à cela ne tienne.

La titanide tourna brusquement la tête vers nous, mais avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, Hei hei, qui avançait en piaillant devant nous, fût envoyer en arrière par une force invisible, s’écrasant dans mes bras lourdement. L’instant d’après, Jules et moi fument propulsé dans le même élan, happé en arrière.

Le décor se métamorphosa, l’atmosphère également. Un souffle glacial balaya quelques mèches de mes cheveux mouillés. La force nous avait fait tomber à la renverse, atterrissant les fesses dans une neige beaucoup trop glacial. La température avait très violemment chuté. Hei hei, dans mes bras, et encore trempé, s’était crispé, ne bougeant plus d’un pouce. Trempée également, le froid fut démultiplié par mon état, crispant également mes muscles et me faisant trembler de manière incontrôlable. Repliée sur moi même, je tentais de calmer ces soubresauts.

Jules s’approcha, ôtant son manteau pour me le déposer sur les épaules. Malgré sa carrure, il restait assez large pour recouvrir largement. Levant les yeux vers lui et, tentant d’échapper à son geste, je lui lançais vivement.

- Quoi ? Non !

Malheureusement, mon semblant de mouvement n’avait pas été très utile. Mes muscles étaient tellement contractés et secoués que je n’avais pu faire qu’un petit pas sur le côté, une piètre démonstration d’esquive.

- C'est moins efficace qu'un manteau, mais fort heureusement, le tweed tient chaud.

J’aurais bien fait une remarque sur le nom quelque peu ridicule du manteau, mais je n’en eu pas la force, et j’étais bien trop reconnaissante, pour le moment, pour lui envoyer une petite pique.

- Et toi ? Je te préviens que c'est toi l'élu, si tu tombes malade, on est tous fichu.

Je n’étais qu’une humble invité indésirable. Et les propos de Thémis me restaient toujours en travers de la gorge. Ma vie entière bouleversée et malmenée par cet univers divin, une pression sans nom de sauver le monde, pour vous inviter ensuite peu courtoisement à dégager de la vue des vrais sauveurs du monde. Ingrats. Je n’en voulais aucunement à Jules, ceci dit, seulement à cette femme qui m’inspirait encore beaucoup de colère.

Jules esquissa un léger sourire, en entendant le mot « élu » surement fier de ses attributions. Bon, je ne lui en voulais pas, mais qu’il ne s’en vante pas trop, cet échange m’avait mis de mauvais poil. Mais... C’était Jules. Rien de bien étonnant.

- Moi, je ne suis pas trempé jusqu'aux os. Je vais survivre.

Peu convaincu, je lui lançais un regard septique en répondant un petit « mouais ».

- U.. Une idée d'où on est arrivés ?

Il se frictionna les mains, sans doute bien refroidi sans sa veste, ce qui me fit grimacer. Malheureusement, hors de question, bien indépendamment de ma volonté, de bouger mes bras, refermer fermement autour de mon corps et de Hei Hei.

- Je n'ai pas la moindre idée d'où nous sommes.

Jules jeta un coup d’œil à mes pieds, enfouis dans la neige. Ce regard me fit soulever un sourcil. Qu’est-ce qu’il regardait comme ça ? Néanmoins, je gardais toute réplique pour moi, préférant un discours utile pour ne pas rester trop longtemps dans un froid pareil, qui aurait certainement raison de mes muscles.

- On tente d'avancer ? Il y a peut être quelqu'un quelque part...

J’hésitais un instant avant de lui demander, peu sûre de moi.

- Tu crois que si on appelle à voix haute, on a plus de chance de tomber sur quelque chose d'hostile, ou de pacifique ? Parce que vu l'étendu des bois, on finira congelé avant d'avoir trouvé quelqu'un...

Le froid commençait réellement a me causer du soucis, autant pour moi que pour Jules. S’il fallait se balader pendant plus d’une heure dans la forêt, nous finirions certainement congelé. Jules écarquilla les yeux, visiblement surpris par ma demande.

- Non malheureuse ! Veux-tu être dévorée par un prédateur quelconque ? Nous ignorons où nous sommes. Signaler notre position peut nous porter préjudice au lieu de nous aider.

Il me fit ensuite signe de me taire. Je roulais des yeux.

- Tu...

- Chut !

Je le fusillais du regard alors qu’il me coupait dans mon élan. Sérieusement, il n’y avait personne à l’horizon, personne ne nous entendrait parler !

- Tu préfères mourir congeler que possiblement dévorer ? Sachant que le possiblement nous laisse une chance de trouver quelque chose de positif.

- Chuut !

Encore échaudée par le passage de la titanide, je coulais un nouveau regard noir vers l’homme avant de répondre, plus vivement.

- Arrête, regarde autour de toi, il n'y a personne pour l'instant, tu veux parler en langage des signes ?

Visiblement à cours de « chut » Jules pointa son doigt pour me le coller sur la bouche. Je restais une demi seconde à loucher dessus, les yeux écarquillé. Non mais.. Je rêve ?

- C'est pour écouter les alentours ! Pas par crainte d'être entendu !

Avait-il soupiré, comme si cela coulait de source. Forcément, s’il n’exposait pas son idée... Et puis il pouvait bien me laisser finir de parler, avant de jouer à l’aventurier. Je relevais les yeux vers lui en fronçant les sourcils en lui envoyant un regard assassin.

- Enlève tout de suite ton doigt, ou je te jure que je te le...

Je laissais échapper un long souffle pour tenter de faire redescendre la tension qui me donnait envie de lui mordre ou de lui tordre. Voir d’autres choses moins catholiques, ce qui me firent relativiser sur mon degré d’énervement. Une fois mon souffle écoulé, je relevais les yeux vers lui, alors qu’il enlevait son doigt de ma bouche.

- J'entends un cours d'eau. Il suffit de le suivre pour trouver des habitations ou au moins, un campement. Là où il y a de l'eau, il y a forcément de la vie.

Un léger sourire passa sur mes lèvres concernant sa dernière remarque. Même si pour le moment, l’eau me desservais plutôt, elle restait un gros atout et une chose rassurante dans ma vie.

- Tu vois qu'on peut être d'accord parfois.

Cet accord fut de courte durée. De très courte durée. Jules fit un pas vers moi et sans prévenir, il passa un bras dans mon dos, et un deuxième sous mes genou et me souleva. Crispée à cause du froid, je me tendis de plus belle, écarquillant les yeux en regardant Jules.

- Mais... Qu'est ce que tu fais ?!

Du ton le plus naturel du monde, il me répondit avec un léger ton sermonnent en prime.

- Tu as les pieds trempés. Si tu restes plus longtemps dans la neige, tu risques d'attraper la tuberculose ! J'en ai vu mourir pour moins que ça.

Malgré mes muscles crispés, je tentais de faire un pas sur le côté pour esquiver, tout en gesticulant pour qu’il me lâche. Même en essayant de le pousser, rien n’y faisait. Malheureusement, en resserrant son étreinte, il avait largement le dessus. Attend que mes muscles décongèlent, et je te jure que les entrainements de Cookie vont servir.

- Être l'élu t'es un peu monté au cerveau, je peux très bien marcher seule ! Et puis tu n'arriveras jamais à me porter jusqu'à la rivière, repose moi par terre.

Ce n’était pas une proposition, mais une injonction, au cas où l’homme ne l’aurait pas saisi. Mais apparemment, ce dernier n’en avait rien à faire. Content d’avoir le dessus, pour une fois, il ne me laissa pas descendre de son perchoir.

- Je suis tout à fait capable de te porter ! Cesse de gesticuler, cela m'aiderait sensiblement.

Il semblait déterminé, malgré le petit soupir, lorsque mon coude rencontra une nouvelle fois son torse. Il rehaussa ses bras, me ballotant légèrement et entrepris de faire un premier pas, puis un deuxième. Avec le froid contre moi, je baissais les armes pour fixer l’horizon devant nous et bougonner, vexée de devoir abdiquer.

- Garde ça pour Thémis, je suis sûre qu'elle appréciera.

Quoi ? Moi ? Rancunière. Pas le moins du monde. Mais elle m’avait énervée. Et elle l’avait cherché. Et Jules encore plus.

- Au diable Thémis ! Elle aurait tout de même pu nous prévoir des vêtements chauds. Et de toutes les manières, ce n'est pas elle qui peuple mes pensées.

Prise dans ma mauvaise humeur, je ne fis pas attention à sa dernière remarque. A la place, je resserrais mes bras contre ma poitrine, continuant de râler.

- Tu m'énerves comme c'est pas permis parfois, tu le sais j'espère ?

Il baissa les yeux vers moi, un grand sourire sur les lèvres.

- Evidemment.

J’étais partagée entre l’envie encore plus irrésistible de lui enfoncer mon coude dans les côtes, ou l’envie de rire à sa réaction. Mais étant donné que les deux me couterait, je me ravisais, continuant juste de fixer la neige devant nous, jusqu’à apercevoir une petite rivière.

- Tu n'arriveras jamais à me porter jusqu'à la rivière. Gna gna gna...

Je relevais vivement les yeux vers lui, en lui assénant un regard noir. Il me regardait avec un sourire particulièrement provocateur. Je lui offris un magnifique sourire hypocrite, ponctuant mes paroles :

- C'est bien mon fidèle destrier, je te donnerais une belle carotte dès qu'on aura retrouvé notre bercail.

Et là, vous allez entrer dans la troisième dimension. Jules fit semblant de hennir, me laissant admirer une imitation plutôt réussite, avant de me lancer un sourire amusé. La surprise de ce comportement passé, j’éclatais de rire. Sérieusement, le froid devait lui congeler les neurones. Et les miens aussi, en passant.

Levant les yeux un instant vers le ciel, je découvris, malgré la journée ensoleillée, une sorte lune, au loin. Intriguée, je plissais les yeux. Une ombre se forma à ses côtés, avant de se rapprocher d’elle et de passer au dessus. L’instant d’après, elle l’avait engloutit. Sursautant, je déviais mon regard vers Jules, sidérée.

- Ca c'est curieux.

- Curieux ? Flippant tu veux dire !

Avais-je répondue, ahurie. Cela n’augurait rien de bon. Rien du tout, et ce n’était aucunement bon présage. L’instant d’après, le sol commença à trembler légèrement.

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sonne le glas. »


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________________________________________ Ven 12 Jan 2018 - 2:46


a little journey to the unknown
« Pas luiiiiii ! »

Meter. Il ne l'avait pas reconnu tout de suite. Mais cette lune en train de mourir dans le ciel, avalée par ce nuage, ne laissait que peu de doutes possibles. Diane devait l'avoir remarqué également, c'était un spectacle lointain qu'on ne pouvait pas rater. L'atmosphère lui rappelait quelque chose, maintenant qu'il y réfléchissait, bien qu'ils n'avaient pas visité cet endroit la dernière fois qu'ils étaient venus. Il s'était tourné vers Artémis, encore quelque peu ébranlé par ce qui venait de se passer. L'euphorie de la rencontre, l'invité surprise et la brutale séparation.

« On a encore été embarqués contre notre gré dans une drôle d'histoire, hein ? »

Il avait légèrement sourit, secouant la tête. C'était le fardeau des divins que de ne pas toujours pouvoir décider de ce qu'ils voulaient faire ou où est-ce qu'ils souhaitaient se rendre. Mais leur mère les avait certainement sauvé d'une situation bien délicate. Alors qu'elle y était encore.

Le dieu soupira légèrement, cherchant une présence aux alentours. Une certaine aura qu'il capta soudainement le fit froncer les sourcils. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Et qu'est-ce qu'elle faisait là, elle aussi ? Posant un regard entendu sur sa sœur, elle hocha la tête, le comprenant sans qu'il n'ait besoin de dire le moindre mot.

« Allons-y. »

Ils commencèrent à marcher, se dirigeant dans leur direction. Il n'était pas difficile de les tracer. C'était une bonne chose, cela signifiait qu'ils avaient toujours leurs capacités. Il était toujours mieux d'être en pleine capacité de ses pouvoirs.

« Au moins... tu as pu la voir. »

Il l'avait juste murmuré. C'était une chose à laquelle il ne s'attendait pas mais cette rencontre imprévue le soulageait, d'une certaine façon. Il lui semblait nécessaire qu'au moins une fois, Artémis ait pu la voir. Même si ce fut bref, même si ce fut étrange. Il ne savait pas si ça se reproduirait. Et il était heureux qu'elle ait pu le vivre.

« Est-ce que c'est normal que je me sente aussi bêtement heureuse ? »

Il laissa échapper un léger rire, comprenant totalement son ressenti. Il avait le même. Leur première entrevue n'avait pas été la même, il ne s'était rendu compte que trop tard de qui elle était... et il aurait aimé pouvoir rester plus longtemps à déguster ce thé. Qui, peu importe ce que les autres pouvaient en penser, serait toujours le meilleur d'après lui.

« J'imagine que ça l'est, je suis un peu dans le même état. » confia-t-il amusé. « Mais... je me demande pourquoi elle t'a faite venir. »

Son expression révéla davantage d'inquiétudes. Il n'aimait pas vraiment tout cela. Il n'aimait pas ne pas savoir ce qui les attendait et les raisons pouvant pousser une Titanide à faire appel à une déesse. C'était quand même surprenant.

« Je l'ignore. Je ne sais pas ce qui aurait pu la motiver à me faire venir moi et pas toi. L'empathie ? »

Elle secoua la tête, lui rappelant sa présence indésirable qu'il n'arrivait pas à comprendre. Deux jumeaux pour le prix d'un, ça aurait dû être une bonne nouvelle, non ?

« Notre... mère a l'air d'en avoir un degré bien plus élevé que le mien. De plus, on ne peut pas se dire que j'ai réellement brillé par mon utilité la dernière fois que nous sommes venus ici. Hormis avoir fait reculer un loup, recueillit le dernier souffle d'un éphémère et avoir droit à une discussion mentale en direct avec.... tu sais qui, je n'ai pas réellement eu l'impression d'être d'une quelconque utilité. »

Apollon n'eut comme réponse que de lever les yeux au ciel. Elle avait cette habitude de se sous-estimer qui était totalement contraire à sa façon à lui de se mettre en valeur. Encore une chose qui les opposait et les rendait si complémentaires. Elle énumérait toutes ces choses comme si elles étaient anodines et que n'importe qui aurait pu les faire à sa place. C'était faux.

« Si elle t'a voulu toi, elle devait avoir ses raisons. De bonnes raisons, j'en suis persuadé. »

Il avait prit sa main, tendrement, comme pour la rassurer. Elle était toujours utile. Ne serait-ce que pour lui.

« Malheureusement, on n'en saura pas plus, les explications ont été interrompues par l'arrivée de cet homme. »

« Tu as une idée de qui c'était? Il avait pas l'air... super sympa. Et maintenant on se retrouve ici sans aucune idée de ce qu'on est supposés faire. Je sens que ça va être une bonne journée. »

« Pas la moindre. Fait moi penser la prochaine fois, de demander à Anatole une encyclopédie complète de Méter, ses habitants et ses alentours. »

Diane tentait tant bien que mal de se détendre. Il s'agissait davantage de son domaine, il la ressentait toujours nerveuse. Ce n'était pas sa spécialité que de se détacher des événements pour les vivre plus sereinement. C'était à lui de faire en sorte de lui changer les idées.

« Jules et Vaia doivent être les deux autres dont elle a parlé.... Pourquoi Jules serait prévu et pas moi ? »

Son ton était quelque peu outré. Il avait toujours ce problème de... supériorité, envers l'auteur. Il était dans le besoin constant de chercher à le surpasser, ce qui était bien raté dans le cas présent. Puisque si Jules était là – il le sentait – il devait y avoir été emmené. Il supposait qu'il était le seul imprévu de cette aventure.

« Fais attention, la jalousie gâte le teint à ce que l'on dit, tu va devenir beaucoup moins beau à force d'être aussi jaloux. Un comble pour le dieu de la beauté. »

Elle avait secoué la tête, se moquant de lui avec cette aisance habituelle.

« J'essaye mais quand même... c'est un petit peu injuste ! Moi aussi je suis un Gardien super stylé ! Je mérite autant d'attention que lui. »

Il avait affiché une moue boudeuse. Il pouvait se montrer autant si ce n'était plus utile que ce monsieur Verne. Il ne voyait pas en quoi sa présence était plus importante que la sienne.

« Jules est ton nouveau Pitch ? » Elle avait haussé un sourcil, le taquinant avec légèreté. « La bagarre est prévue pour quand ? Cette fois-ci, n'étant pas directement concernée, ne comptez pas sur moi pour intervenir. En revanche, j'inviterai Aphrodite, on vous regardera en prenant les paris. »

« N'importe quoi ! Je gagnerai. C'est évident. »

Il n'y avait pas de challenge. Pitch était un être des cauchemars, dotés de sacrés capacités même si elles n'égalaient pas les siennes. Jules.... Jules ne tenait pas un entraînement à Olympe. Il n'avait pas le niveau.

« Et arrête de dire que je vais devenir moins beau... ça n'arrivera jamais. »

Son grand sourire montrait qu'il se sentait mieux – que son ego se sentait mieux, plutôt. Il n'aurait jamais de doute sur le fait d'être agréable à regarder, c'était une certitude.

« Quel dommage que tu n'aies pas eu le temps de poser la question à Mnémosyne. »

Son sourire s'effaça pour un air moins enjoué. Bien sûr que sa sœur lu disait cela pour se moquer. Elle était très douée pour ça. Il se rappelait de la partie de visage de leur Mère abîmé... et cela lui donna des frissons. Il ignorait ce que ça avait signifié, pourquoi cet étranger avait tant tenu à leur montrer. Il préférait ne plus y penser pour l'instant.

Le bruit d'un cours d'eau leur parvenait depuis plusieurs mètres déjà. Ils s'y étaient dirigés, l'aura des deux autres aventuriers de la journée étant de plus en plus proches. Apollon aperçut bien vite la statue de Jules se découper dans le décor et crut remarquer qu'il tenait la jeune femme dans ses bras. Bien sûr ! On se la joue toujours chevalier servant ! On fait le gentil et le monsieur qui sera complimenté pour ses services rendus et sa galanterie sans failles. Il en lâcha une grimace. Et s'avança d'un pas un peu plus rapide.

« Vava ! »

Il ignorait volontairement le vieil homme. Parce que oui, il était vieux. Il ne lui jeta pas un coup d'oeil en se présentant devant eux, se concentrant uniquement sur son ami. Il aimait bien l'appeler comme ça, depuis l'Australie. C'était devenu une habitude. Elle n'aimait peut-être pas, mais lui, ça lui plaisait bien.

« Hei Hei ! »

Le coq était dans ses bras et les yeux du dieu s'étaient illuminés en le remarquant. Oh le pauvre devait avoir froid ! Il était toujours aussi mignon. Avec l'air toujours aussi stupide. Il avait eu du mal à arrêter de le nommer affectueusement Juju, c'était le petit surnom qu'il lui gardait quand il devait s'occuper de lui de temps en temps. Devant Vaiana, il faisait attention.

Il fit apparaître une peau de bête pour couvrir la jeune femme et le coq. Il avait aussi eu envie d'offrir une doudoune très moche à Jules, pour faire le gentil tout en ne l'étant pas trop. Une rose fluo, de préférence, avec des fleurs dessinées dessus. Mais il avait beau y penser très fort, rien ne se fit. Sans doute parce qu'à l'époque où il se trouvait, un tel accoutrement n'existait pas. C'était dommage. Ils auraient déjà dû l'inventer.

« Tu vas bien ? »

Quelle question. Elle avait l'air congelé. Ce ne serait pas étonnant qu'elle réponde par la négative. Mais il ne lui laissa pas le temps de le faire.

« Maintenant que je suis là, tu ne vas plus avoir froid ! »

Un air victorieux sur le visage, il lui adressa un léger clin d'oeil.

« Désolée. » entendit-il clairement murmurer sa sœur à l'adresse de celui qu'il s'appliquait à rendre invisible dans son esprit.

Elle ne pouvait pas s'empêcher de lui faire remarquer qu'il était là malgré tout.

« Toi aussi t'as été amenée sans le vouloir mais parce qu'on t'avait choisit ? »

Il était toujours aussi frustré de ne pas être de la partie. Il eut l'espoir fugace que Jules aussi n'était qu'un imprévu et qu'il n'avait rien à faire là. En relevant ses yeux vers lui, finalement, il cru y déceler que non. Il avait l'air trop fier pour ça. Il était sur le point de pleurer de désespoir. Il n'était pas obligé de leur dire que lui n'était pas de la partie.

« Bon... » Il avait tourné la tête, cherchant à se montrer le plus calme possible. « C'est pas le tout mais faudrait qu'on trouve... où on doit aller. Ce qu'on doit faire. Ce serait cool. En espérant pas croiser vous-savez-qui si jamais il est dans le coin... »

Une autre référence à Voldemort bien placée. Didi l'avait fait rire en l'utilisant tout à l'heure.

« Surt, si vous comprenez pas le truc. Peut-être qu'il est là. Peut-être qu'il est pas là. On va espérer que la deuxième option soit la bonne ! »

Rester enthousiaste, peu importe les circonstances. C'était un de ses supers-pouvoirs.
black pumpkin

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Nora


« Dans la poussière des mots
naissent les rêves. »


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________________________________________ Ven 12 Jan 2018 - 14:23



« Ca sent la grande aventure !
Même si ça fait un peu flipper... »




    « Pourquoi nous ? »

    C'était la première question qui m'avait traversé l'esprit tandis qu'on suivait la titanide Epiméthée. J'avais déjà entendu son nom par le passé, mais je ne l'avais jamais vue. Je n'étais pas sûre que c'était réellement elle. De même que je ne reconnaissais pas l'endroit. Ça semblait ancien et c'était bien entretenu. Le tout était grand, comme quasiment tout ce que les Titans construisaient. On aurait pu être à Titania, c'était plausible. Mais je préférais ne pas trop m'avancer. La question que j'avais posé était destiné à Robyn. Je me doutais qu'elle n'avait pas la réponse, mais peut-être qu'elle avait une théorie. La Titanide avait parlé de moi en prononçant le mot Guerrière. J'en étais une à ses yeux ? Et si c'était pas elle qui avait fait venir Robyn jusqu'ici, qui l'avait fait ? Ca faisait bien trop de questions et on n'aurait sans doute aucune réponse dans l'immédiat. Je n'aimais pas me contenter de suivre sans savoir.

    « Où nous conduisez vous ? »
    demandais-je à Epiméthée.

    Elle ne m'adressa pas le moindre regard, se contentant de marcher.

    « On ne vous suivra pas sans savoir ! »
    m'exclamais-je.

    Cette fois ci, elle s'était stoppé. Elle n'avait pas vraiment le choix, vue qu'on s'était stoppé également. J'avais retenu Robyn par le poignet pour qu'elle m'imite. On n'allait pas continuer à avancer sans des réponses ! La Titanide nous avait adressé un regard sans laisser transparaître la moindre émotion.

    « Vos amis sont ici. Je vous conduis à eux. »

    « On n'est pas seul ? » fus-je surprise. « Qui d'autre est là ? »

    Elle nous adressa un nouveau regard avec la même expression.

    « Une chasseresse et un Gardien. »

    Un Gardien ? Est-ce qu'il était question de Jules ? Robyn en savait quelque chose ? J'avais tourné la tête dans sa direction, attendant de voir sa réaction. Cette dernière me regarda d'un air surpris avant de pencher la tête pour me parler à voix basse.

    « La chasseresse, c'est forcément Diane. A moins qu'on en est une autre en ville, mais j'en doute. Et pour le Gardien... Tu penses que ça pourrait être Jules ? » me demanda t'elle tandis que je hochais la tête. « C'est bizarre. Très bizarre. J'aime pas ça du tout. »

    Robyn se redressa avant de s'approcher un peu de la Titanide, en rejetant la tête en arrière pour essayer de croiser son regard vue qu'elle était bien plus grande qu'elle. Apparemment la joueuse sait ce que c'est...

    « Vous avez vraiment aucune idée de pourquoi moi et lui on est là ? » dit-elle en soulevant Machin en direction de la Titanide. « Non pas que je sois mécontente d’accompagner Nora dans ce potentiel nouveau merdier, mais ça arrête pas de me travailler cette histoire. »

    Epiméthée ouvrit la bouche pour parler, avant de se stopper et de porter sa main à son fourreau, sortant et brandissant son épée en fer forgé face à nous. J'avais immédiatement pointé mon bâton dans sa direction afin de protéger Robyn au cas où. Mais la Titanide ne nous observait pas. Elle regardait autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Je ne sentais rien. Je ne pouvais pas sentir quoi que ce soit.

    « Mettez vous derrière moi ! » ordonna la Titanide en continuant à chercher sa cible tandis qu'une voix se fit entendre autour de nous tel un murmure.

    « Leur vie n'est pas menacée. »

    C'était une voix masculine légèrement cassée et sans doute un peu âgée.

    « Trouvez les autres. Achevez votre tâche ! »
    nous ordonna t'elle tout en restant sur ses gardes.

    « Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi on ne le voit pas ? »

    « Sinmora. » prononça t'il, tandis que je sentis que quelque chose m'empêchait de bouger.

    Une force invisible s'était emparée de moi. Elle me bloquait totalement. J'entendis des voix dans ma tête. Une multitude de murmures. La dernière fois que ça m'était arrivé, j'avais été déplacé d'un endroit à un autre en compagnie de Diane, Héphaistos et Anatole. Je n'avais pas envie que ça recommence !

    « Lâchez moi ! » ordonnais-je même si je doutais que la voix m'écoute.

    Robyn s'était approchée de moi en regardant autour d'elle et en tenant fermement Machin dans ses bras afin de le protéger.

    « Qu'est ce que t'as ? Y'a un truc qui te tient ? Putain mais c'est quoi ce bordel ? »

    « Enfuis... toi... »
    lui murmurais-je du mieux que je pouvais, sentant une force oppressante sur moi.

    Elle ne devait pas rester ici. Ce n'était pas parce qu'elle n'était pas la Guerrière, mais simplement parce qu'elle ne devait pas mettre sa vie inutilement en danger. Et puis elle devait protéger Michoko. Avant qu'elle ne puisse répondre quoi que ce soit, la Titanide donna un coup d'épée dans le vide. Je pensais qu'elle avait loupé sa cible, mais une main retenait la pointe de l'arme. Je sentais qu'elle y mettait toute sa force, mais que rien pourrait transpercer la main de cet homme qui venait d'apparaître. Il était vêtu de noir de la tête aux pieds. Une tenue ancienne qui lui donnait un air dark vue son regard sans émotions.

    « Une idée. Ce n'était qu'une idée qui a traversé le Temps. Une idée qui vous est parvenu et que vous avez cru bon de suivre. Mais cette idée venait de moi. Sans vous... »
    dit-il en secouant la tête.

    De qui parlait-il ? Qui étaient ces "vous" ? Qu'avait fait la Titanide et avec qui ? Ca se compliquait de plus en plus. L'homme lui faisait toujours face et petit à petit, je sentais ma tête devenir de plus en plus lourde.

    « Mnémosyne a élaboré un plan parfait. » dit-elle avec conviction tout en tentant de forcer sur l'épée.

    Cette force que je ressentais et que désormais Robyn devait sans doute sentir aussi, était peut-être celle de la Titanide. Elle dégageait une telle puissance face à cet inconnu que ça se répercutait sur nous.

    « Qui lui a soufflé ce plan ? » prononça l'homme d'une vois calme et posé.

    Il ne montrait pas le moindre signe de faiblesse. A croire que sa force était nettement supérieur à la sienne. Je n'avais vue quelqu'un avec une force supérieure à celle de notre Titan Roi Ouranos.

    « Peut-être que la sage Thémis avait raison. Peut-être que vous n'auriez jamais du... »

    Pour la première fois, je vis une lueur de sentiments passer sur le visage de la Titanide. Elle n'arrivait plus à cacher ses émotions. Mais ce que j'y voyais, ce dont on était les témoins, n'avait rien de rassurant. C'était de la peur qu'on pouvait lire sur son visage tandis que je sentis quelque chose me happer en arrière.

    Je ne compris pas de suite ce qui m'arrivait, ni ce qui arrivait à Robyn et à Machin. Quand j'avais ouvert les yeux, on était dans une clairière en plein jour. J'avais le soufflé couper et le dos en compote. En chutant j'avais du percuter quelque chose. Cherchant du regard mon bâton, je le vis à plusieurs pas de nous. Quant à Robyn et Machin, ils étaient un peu plus loin, à terre eux aussi.

    Je m'étais redressé, tentant de reprendre mon souffle. Puis, j'avais rampé jusqu'à Robyn et Michoko. Posant une main sur sa poitrine, j'avais observé les battements de son coeur quand elle avait ouvert les yeux.

    « Robyn ! Tu vas bien ?? »

    Autour de nous s'étendait une forêt. Il commençait à faire frais. On était perdu quelque part en plein milieu d'un décors qui ne m'inspirait pas confiance. Et pourtant, j'avais la sensation de connaître cet endroit. Tandis que Robyn reprenait son souffle et que je lui pris des mains Machin afin de le réchauffer tout contre moi, je levais les yeux vers le ciel. Quelque chose au loin avançait. Une sorte de brume épaisse en direction... d'une lune.

    « Meter... » murmurais-je. « On est chez moi... »

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C'est mieux dans les thriller avec un pistolet...
...que dans les Western avec une carabine !


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________________________________________ Ven 12 Jan 2018 - 23:26


Journey to the past

Quand mes paupières s'étaient soulevées, le décor avait changé. Bien. C'était déjà ça de prit. On était pas de retour sur Olympe, mais au moins on était plus face à un psychopathe et une Titanide géante pas très bavarde. J'étais entière, Nora aussi et Machin avait à peine le poil décoiffé. On pouvait dire qu'on s'en sortait pas trop trop mal. À moins qu'en fait le type surpuissant nous ait tous tué et qu'on ait été expédiés au Paradis. Mais vu que je voyais pas d'oréos géants tout partout, je préférai rayer cette possibilité de ma liste.

Prenant mon temps, je me redressais en grommelant entre mes dents. J'avais le souffle coupé et un léger mal de coeur probablement dû à la chute dans l'espace, le temps ou je savais-pas-quoi. Moi et les transports non conventionnels, ça le faisait pas. Manquerait plus que je vomisse aux pieds d'un grand méchant Titan ou d'un troll.

- Vous allez bien ? Rien de cassé ou de mal de tête plus extrême qu'une migraine habituelle ?

Je m'étais tournée vers Nora et Machin, avec une note d'angoisse dans la voix. En devenant flic, j'avais appris pleins de trucs super intéressants sur les os fragiles du corps humain et les traumatismes crâniens. J'en faisais encore des cauchemars où Nora se prennait un coup de poing de son entraîneur qui lui bousillait la moitié du cerveau et la laissait par terre en train de subir un truc genre AVC.

Une fois debout, j'entrepris d'observer où on se trouvait. Tout autour, des arbres. Sous nos pieds, l'herbe d'une clairière. Au dessus de nos têtes, un ciel bleu limite printanier. Et encore plus haut, une lune prêt d'un extrêmement gros nuage. Le cadre aurait presque pu être idyllique si il faisait pas un froid de canard en sucre.

- On se les pêle ici, bordel ! Si jamais t'as trop froid, dis le. Je te passerai mon blouson.

J'avais refermé la fermeture éclair jusqu'à sous mon menton pour essayer de pas choper une pneumonie ou une autre maladie du même genre, mais j'étais prête à le retirer pour le refiler à Nora. Elle était toujours habillée avec ses fringues prêt du corps qui devait pas des masses lui tenir chaud.

- Ça va. Michoko a rien.

Elle grattouilla la tête de Machin, qui se dandinait doucement en observant tout avec de grands yeux intrigués. Super, mais je voulais aussi savoir si elle avait pas un œdème chelou à la tête.

- Je n'ai pas froid. Ça peut aller.

C'était moi ou elle était en train de se contredire ? J'étais à deux doigts de lui foutre mon blouson sur les épaules de force. Je me retins de justesse, de peur de me prendre un coup de bâton sur la tête.

- Tu crois que c'est la faute du type si on est... chez toi ?

La tête rejetée en arrière, j'observais la lune qui apparaissait nettement dans le ciel. C'était étrange d'être de retour à Meter. Pour moi, mais surtout pour elle. Rentrer à la maison, ça fait toujours un petit quelque chose au coeur.

Nora secoua la tête. Probablement qu'elle en avait aucune idée. Logique, en fait. Personne nous avait prévenu avant de nous envoyer dans le coin. Je récupérais Machin, qui vint se lover affectueusement contre moi comme si de rien n'était, tandis qu'elle récupérait son bâton.

- Si on est vraiment chez moi, il va falloir s'abriter quelque part. C'est dangereux !

Et sans attendre, elle se mit en marche. Je la vis rouler des épaules, comme si elle avait mal. C'était dû à la chute ? Pourquoi elle m'avait pas dit que ses épaules la faisait souffrir ? Je savais qu'elle était pas faible ni rien, mais valait peut être qu'elle porte pas son bâton si elle morflait.

- Eh mais c'est pas sur Meter qu'il y a des très vilains loups géants bouffeurs d'étrangers ?

Je venais d'avoir un flash tout à coup. Dans mon esprit était apparu un espèce de chien immense me poursuivant comme si j'étais un putain de Lapin Lindt. Et merde. Je resserrais mon étreinte sur Michoko et me précipitais pour rattraper Nora. Me plaçant stratégiquement juste à côté d'elle, je jetais des coups d'oeil alertes aux alentours. J'avais la garde d'un Machin incapable de se défendre tout seul. Hors de question de faire preuve d'inattention.

- Putain, et dire que je suis pas armée... C'est la merde. J'aurai dû prendre mon flingue.

Trop conne. Voilà ce que j'étais. Je détestais cette foutue arme à feu, du coup je laissais souvent sur le bureau au poste de police, mais là qu'est-ce qu'elle aurait pu servir. Je me retrouvais vulnérable et désespérément dépendante d'une Nora à bâton. Ça faisait bien chier.

- Reste à côté de moi. Tout se passera bien.

Elle avait l'air vachement convaincante en disant ça, avec ses mains fermement serrées autour de son bâton. Mouais. J'avais une confiance totale, mais j'aimais pas être sans Lucille ou même un flingue. Ça donnait l'impression d'être à poil.

- Attends. Nora, arrête toi ! Je connais cet endroit.

Je m'étais arrêtée d'un coup, tournée à l'exact opposé de là où on allait. Parce que loin derrière nous, il y avait quelque chose de terriblement familier. Entre les arbres se trouvait ce qui ressemblait à une sorte de champs. Un champs entièrement bleu, qui ravivait des souvenirs qui avaient au fil du temps disparus. Je pointais l'index vers l'endroit, pour l'indiquer à ma pote.

- C'est là bas que j'ai eu un délire chelou avec ma mini-moi. Y avait des papillons et... des ewoks ! Oh putain ! Y a une armée d'ewoks dans le coin ! Si on les retrouve, peut être qu'ils pourraient nous aider et même nous protéger ! Faut qu'on aille là bas !

Trépignant d'impatience et de surexcitation comme une gosse le matin de Noël, je fis à peine attention à la petite moue contrariée de Nora. Parce que j'allais peut être revoir les ewoks ! Ils étaient tellement géniaux, tellement badass, tellement... trop pleins de trucs !

- Des Ewoks ? Attends, c'est pas une bonne idée d'aller vers là bas !

Elle essaya de retenir mais je réussi à l'esquiver de justesse, pour me diriger vers le fameux champs. Je le sentais trop bien. Et puis j'avais trop envie de voir comment mes potes poilus allaient.

- Mais je te dis qu'il s'est passé des trucs cool et pas flippant là bas !

OK, j'avais rencontré une version mini de moi qui avait joué les Rafikis. Mais ça avait été plus spé que flippant. Pas de quoi en faire tout un gâteau au fromage.

Marchant d'un pas décidé jusqu'au champs, comptant sur les super réflexes de Nora pour nous défendre au cas où, je m'arrêtais qu'une fois arrivée à la lisière de l'étendue bleutée. À ce moment là, un léger murmure s'éleva dans les airs, comme une douce brise. Ça devait être les papillons recouvrant chaque brin d'herbe dispo. Si mes souvenirs étaient exacts, ils étaient du genre bavards.

- Ce n'est pas le bon chemin. On doit rejoindre un abri !

Peu rassurée, Nora m'aggripa la manche. À ses paroles, je gonflais les joues avant de souffler, agacée. Mais gentiment agacée, hein. J'avais pas envie de faire tout un discours pour défendre mon point de vue, mais apparemment j'allais devoir quand même m'y mettre.

- Tu comptais nous emmener où ? En prenant ce chemin là, on passe par les papillons parleurs et on rejoint la tribu des ewoks. Ils étaient armés et ils m'obéissaient. En plus, je crois que ça avait un rapport avec Hypérion. Ou Anatole. Appelle le comme tu veux.

J'avais peut être un peu levé les yeux au ciel quand j'avais prononcé son nom. Ça avait tendance à se montrer que parler de lui, ça me faisait chier. Je m'en rendais juste même plus compte.

Je passais vite à autre chose pour planter très sérieusement mon regard très sérieux dans celui de Nora. J'étais pas très fière, mais j'allais devoir sortir la carte "Micho le faiblo".

- On a Machin à protéger. Et t'as que ton bâton. Imagine si un de ces loups géants apparaît. Que ce qu'on fera ? On a rien pour se défendre. Même si j'ai toute confiance en tes capacités de guerrière. Mais faut qu'on pense avant tout à Machin la petite chose fragile qui fait même pas la taille d'un gamin. C'est un apéro facile à choper pour un grand prédateur.

Et c'était juste ignoble à imaginer. J'en avais mal au ventre tellement ça m'horrifiait comme image. L'avantage avec Machin, c'est qu'il était né avec un grand regard larmoyant naturel. Restait plus qu'à laisser son charme tristounet opérer.

Nora eut l'air hésitante, résistant à la tête de Machin pendant une dizaine de secondes, avant de soupirer et de s'avouer vaincue. Je savais qu'elle pourrait pas tenir bon.

- D'accord... Mais si on ne trouve rien, on fait demi tour.

Je hochais la tête pour valider ses paroles. Ça m'allait. Une joie intense me parcouru quand soudain un chemin se dessina à travers le champs. Comme si les papillons avaient compris et qu'ils s'étaient envolés pour nous indiquer par où passer. J'avais raison, eux aussi ils étaient cools !

- Tu es sûre qu'Anatole a un rapport quelconque avec tout ça ?

Une grîmace tordit ma bouche à l'évocation du nom de cet imbécile. Encore une fois, c'était pas ma faute. Je pouvais pas m'en empêcher. Mais pourquoi Nora doutait ? Et pourquoi fallait qu'elle fixe d'un petit regard fuyant l'arrière de ma tête comme... si je m'étais prit un coup ? Non ? Elle était quand même pas sérieuse ?

- Je passe devant.

Encore une fois, sans attendre, elle se remit en marche à travers le champs brillant de papillons chuchoteurs. Et encore une fois, je me collais presque à elle en faisant quand même attention de pas traîner dans ses pattes. J'avais peut être confiance en les papillons, mais ça empêchait pas que j'étais toujours pas armée.

- Je suis... presque sûre. Genre à 60%. Et m'engueule pas, ça fait super longtemps que je suis pas venue, j'ai vécu pleins de choses !

Bon, ça allait encore. J'étais quasi certaine que Anatole (Yeurk) avait quelque chose à voir avec les ewoks et tout ça. Ça aurait pu être pire. Heureusement que Nora avait l'air plutôt focalisée sur un tout autre détail.

- Les Ewoks, ce sont ces créatures qui étaient avec toi quand vous êtes venu me trouver ?

Elle fit une pause, puis reprit la parole avant que j'ai pu répondre à sa question.

- Comment tu peux être sûre qu'ils t'obéiront ? Qui sait à quelle époque on est...

Et merde. Merdeuh ! Je me stoppais net, en me rendant compte qu'elle avait totalement raison. Mes ewoks n'étaient peut être plus les miens.

- Merde ! T'as raison ! Si ça se trouve, ils savent même pas qui je suis. Et là, ça craindrait un max je pense. Si c'est le cas, on pourra toujours essayer de les amadouer avec des oréos.

Tout en prononçant la dernière phrase, je calais Machin dans un de mes bras, et avec mon autre main de libre, j'entrepris d'extirper de l'une des poches de mon blouson un sachet argenté. Sachet encore fermé et qui contenait encore quatre oréos pour les moments de coups durs et les missions dangereuses. Comme là.

- Je crois qu'ils adoraient ça. T'en veux un ?

Je lui tendis le paquet pour qu'elle puisse se servir si ça la tentait. Perso j'en avais grave envie, mais je me faisais violence pour pas craquer. Si je flinguais ma réserve maintenant, j'allais finir en dépression avant d'avoir eu le temps de trouver la solution pour rentrer chez nous.

Ma pote pencha la tête vers le paquet, avant de se servir. Elle leva le biscuit parfaitement rond... mais eu tout à coup l'air d'hésiter à croquer dedans. Quoi ? Elle allait quand même pas me dire qu'elle faisait un régime sans oréos ?

- Il ne faudrait pas les garder au cas où ?

Au cas où quoi ? C'était comme elle voulait hein. Si elle avait la dalle ou envie de se remonter le moral, qu'elle se fasse plaisir. Sinon, j'allais pas lui en vouloir.

Mais avant d'avoir pu ouvrir la bouche, Nora m'indiqua quelque chose de la main derrière moi. Je me retournais juste à temps pour voir une nuée de papillons se poser là où le chemin avait été tracé et que nous avions déjà parcouru. Ils nous bloquaient l'accès. Ils nous empêchaient de repartir. Hum. Ok. Fallait bien l'avouer, c'était pas méga rassurant.

- Alors je ti...

Les mots s'étaient éteins tout à coup, me laissant muette et la bouche grande ouverte. Parce que je venais de me retourner vers Nora. Pour bien faire comprendre que je me souvenais pas d'un truc du genre la dernière. Mais y avait un truc derrière elle. Ou plutôt quelqu'un. Une gamine aux longs cheveux bruns et la bouille ronde, que je connaissais plutôt bien.

- C'est moi qui ait des hallucinations à cause du manque de sucre, ou y a bien une mini-Robyn derrière toi ?

Ma voix était tremblante, comme le reste de mon corps. Sûrement à cause du choc de cette vision à la fois perturbante et familière. Jamais j'aurai imaginé me retrouver un jour de nouveau devant la petite Robyn aux paroles sages.

- Pitié. Dis moi que t'es pas maléfique et que t'es là pour nous aider. Ou alors si tu prévois de te venger parce que j'ai délaissé la pâtisserie pour le poste de shérif, vas-y, éclate moi la tronche. Mais laisse les autres partir avant.

Normalement, j'étais une gamine plutôt sympa. Mais si ça se trouvait, j'étais passé du côté obscur de la force. Si c'était le cas, alors c'était sûrement à cause d'un gros méchant m'ayant proposé une tonne de cookies.

- Une mini-Robyn ?

Nora avait pas l'air de capter. Sa tête arrêtait pas de faire des vas-et-viens entre moi et la encore moins grande moi. Tandis que cette version là me regardait longuement, droite comme un "i". Avant de faire quelques pas qui me donnèrent envie de reculer. Je priais silencieusement les dieux que je connaissais pour qu'elle se mette pas à essayer de nous massacrer.

Apparemment, mes prières avaient été entendu. Parce qu'elle n'attaqua pas. Non. Elle se contenta... de prendre dans ses bras Nora et de la serrer contre elle. Longtemps. Longuement. Les yeux fermés, la joue pressée contre elle. Genre on avait que ça à foutre.

J'en restais bouche bée, scotchée par la scène. Je faisais des câlins. Eh bah putain.

- Tu... veux que j'essaie de la décoller ? Désolée, j'avais zappé que j'aimais les câlins à l'époque.

Je répondis au regard perdu de Nora par une mine confuse. Je lui proposais ça, mais j'étais même pas sûre de savoir comment m'y prendre pour l'aider.

Nora eut l'air d'hésiter. Mais elle se contenta de secouer négativement la tête, avant de poser une main dans le dos de mini-Robyn.

- Ça va aller... Tu es toute seule ici ?

À ces mots, mini-Robyn se détacha enfin d'elle et nous observa tour à tour. Elle resta longuement silencieuse, histoire de bien stresser encore plus.

- Il m'envoie vous chercher.

Et elle tendit la main vers moi, comme pour que je la prenne. Pour quoi ? Nous emmener jusqu'à ce "il"? C'était qui ? Les papillons se mirent à s'agiter tout autour de nous, murmurant en choeur. Un frisson parcouru ma peau. Et si "il"... c'était Hypérion ? Donc Anatole ? J'avais le droit de refuser de lui parler même si il était ici un soit disant Maître Titan ? Je lui faisais toujours la gueule, Maître ou pas.

Mais pour le moment, valait mieux se contenter de suivre la mini-Robyn. J'échangeais un regard avec Nora, avant de prendre la petite main froide de la gamine que j'avais été. Encore une fois, est-ce que j'avais vraiment le choix ?



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________________________________________ Sam 13 Jan 2018 - 19:45



"Ombres & Poussières"

Prom'nons nous dans les bois...


J’avais laissé Apollon, engager la discussion avec Vaiana, après m’être excusée pour son manque de politesse auprès de Jules. Quelque chose me disait que ce « voyage » serait encore moins de tout repos, avec ces deux-là réunit au même endroit. J’avais une multitude de question à poser aux deux autres membres de ce groupe nouvellement formé. Mais, j’ignorais totalement l’époque à laquelle nous, nous trouvions et au vu des récents évènements, je n’étais pas réellement rassurée. J’estimais que nous étions trop à découvert, trop vulnérables pour nous permettre de discuter. Nous n’avions pas visité ce coin de Meter la dernière fois, mais il devait y avoir un moyen de rejoindre la partie que nous connaissions avec Apollon. De là, je pourrais mieux nous orienter et nous trouver un endroit sûr pour partager nos informations.

- Mieux vaut trouver un lieu sûr pour discuter
dis-je en me tournant vers les trois autres personnes présentes, nous allons longer le cour d’eau afin d’essayer de rejoindre une autre partie de l’endroit où nous sommes. De là, il sera plus facile de s’orienter.

Sans dire un mot de plus, j’ouvris la marche me concentrant uniquement sur les alentours. En me fiant à mon instinct de pisteuse, et en faisant bien attention aux changements de végétations, il ne devrait a priori ne pas y avoir de problème. En revanche, je risquais de ne pas être d’une excellente compagnie. Je n’étais déjà pas très bavarde d’ordinaire mais lorsqu’il s’agissait de m’orienter ou bien d’orienter un groupe, je ne prononçais pas une parole, ayant besoin de toute ma concentration pour nous guider.

Au fur et à mesure que nous avancions, je constatais un bruit étrange au loin. Au départ, l’on aurait dit un simple bruit sourd par accoups. Rien d’inquiétant en somme. Néanmoins, plus les minutes passaient et plus il semblait être rapprochés en terme de duré. Cela ressemblait au son d’un orage, trop lointain pour que l’on puisse se faire une idée de sa puissance. Et cela aurait pu être une excellente explication, si le ciel ne changeait pas. Il n’y avait pas le moindre nuage, pas le moindre signe annonciateur d’un changement de temps imminent et pourtant, ce bruit qui retentissait encore et toujours ne semblait pas s’arrêter. Le mieux était peut-être de s’avancer en direction de sa source. Me retournant légèrement, j’esquissais un léger signe de tête en direction de mes compagnons de routes. Nous allions nous approcher légèrement, tout en restant à distance. Inutile de risquer inutilement la vie de qui que ce soit.

A nouveau sans un mot, j’avançais tout en prenant bien soin, de mémoriser le chemin que nous empruntions. L’intérêt d’avoir une mémoire photographique, c’était de pouvoir à nouveau emprunter un même chemin si besoin était. Je, ne m’étais pas attendu à me retrouver encore une fois sur Meter, mais j’avais pris soin de mémoriser par où nous étions passé la dernière fois. Restait à éviter, les loups et autres bestioles pour le moins sympathique qui peuplaient l’endroit. J’avais mon arc, et mes capacités divines manifestement. En pleine forêt, cela nous serait fort utile. Mais, seule, je ne pourrais jamais en venir à bout. Surtout sachant, que Jules ainsi que Vaiana n’avaient pas d’armes pour leur part, et ne possédaient pas non plus de force surhumaine contrairement à Apollon, qui pourrait se défendre honorablement. Pour la sécurité de tous, mieux valait donc rester sur mes gardes.

Méditant là-dessus, c’est un bruit cristallin qui me sortit de mes pensées. Devant nous, se trouvait ce qui ressemblait à un renard. Décidément, la faune Titanesque était impressionnante. Rien à voir, avec la nôtre. Pour autant, je préférais rester sur mes gardes et pilait net. Faisant signe au restant du groupe de s’arrêter également. J’avais besoin de me faire une idée du genre d’animal dont il s’agissait. Et surtout, de son potentiel degré d’hostilité. Encore une fois, la faune locale n’avait pas été des plus accueillantes lors de notre dernier passage. Pour autant, cet animal ci ne semblait pas animé de mauvaises intentions. C’est prudemment qu’il arriva vers nous en sautillant, gracieusement. Je comprenais un peu mieux, d’où provenait le bruit cristallin entendu plus haut. C’était celui qu’il faisait lorsqu’il se mettait en mouvement.

A nouveau, le bruit nous ayant plus ou moins guidé jusqu’ici retenti, faisant se lever la tête du renard qui se mit à regarder au loin avant de s’éloigner rapidement dans la direction d’où il était venu. Fait étrange, il s’arrêta pour nous regarder avant de repartir. Nul doute possible, il souhaitait que nous le suivions. Pour autant, j’admettais être quelque peu hésitante même si quelque me disait que s’il avait souhaité être hostile envers nous, il nous aurait déjà attaqué :

- Suivons-le, s'il avait voulu faire preuve d'hostilité, je pense que cela ferait longtemps qu'il l'aurait manifesté. Une nouvelle pensée, pour les créatures croisées la dernière fois.

Emboitant le pas de l’animal, je constatais qu’il suivait également le court d’eau avant de s’arrêter devant un petit passage constitué de pierre plate séparant les deux rivages. Il ne devait pas y avoir plus de cinq mètres de distance entre les deux, et en restant sur les pierres, nous ne devrions pas avoir trop de problèmes pour passer. D’ailleurs, le renard s’y engagea le premier comme pour nous montrer l’exemple

« J’espère que tout le monde s’est bien entraîné pour pas se rater... »


Apollon, venait d’esquisser un grand sourire en direction de Jules. Sa petite remarque lancé à la cantonade n’avait strictement rien d’innocent puisqu’elle destiné au gardien de la bibliothèque. Ceci ne m’arracha qu’un soupire suivit d’un roulement d’yeux profondément exaspéré. Les hommes… Heureusement, Jules su se montrer plus mature, adoptant une attitude similaire à la mienne :

« On a trois coqs pour le prix d'un apparemment » se moqua Vaiana

Il semblerait effectivement, secouant la tête sans faire de remarque, je pris le même chemin emprunté par le renard juste avant, et sautant agilement de pierre en pierre, atteint l’autre côté sans trop de problème

- C’est stable, l’on ne risque rien
annonçais-je à l’adresse de mon frère et mes deux amis

Je les laissais franchir le court d’eau un par un, et nous rejoignîmes rapidement le renard. Ce dernier venait de grimper une petite colline pas très haute et semblait regarder en direction de la plaine en contrebas. Dans cette dernière se trouvait un homme, habillé d’une tunique d’époque, une capuche sur le visage m’arrachant un froncement de sourcils. Il ne me disait absolument rien. En revanche, il semblait dire quelque chose à Apollon. Je ne saurais dire exactement l’expression que reflétait son visage, mais je pouvais le sentir troublé. A la fois, choqué et en même temps extrêmement heureux :

- Oh. Dis-je simplement alors que l’évidence me sautait aux yeux en même temps qu'Apo me transmettait l'information. Je ne le connaissais pas. Je ne l’avais jamais rencontré en vrai contrairement à mon frère la dernière fois. Et j’avais refusé qu’il partage son entrevue avec lui, estimant que cela n’appartenait qu’à lui mais je comprenais parfaitement son touble. Vas-y soufflais-je en le poussant doucement dans la direction de l’homme.

Il semblait attendre quelque chose, et seul Apollon pourrait réussir à comprendre de quoi il en retournait exactement.


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I don't believe in no devil cause i've done raised this hell. I've been the last one standing when all the giants fell Turn me up open my eyes turn me loose and you'll se why. I was born, bon ready. I was born, bon ready.

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Jules Verne


« Le Brocoli
c'est exquis ! »


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________________________________________ Sam 13 Jan 2018 - 22:01

« Nous sommes Ombres et Poussières. »
...

J'avais été fort content que Diane vienne nous trouver, mais beaucoup moins qu'elle soit flanquée de son jumeau au cerveau aussi développé que celui du maudit coq. Même si je ne l'avais pas formulé à haute voix -pour éviter qu'il se sente trop satisfait- je lui étais reconnaissant qu'il ait couvert mon amie avec une peau de bête. Au moins, la question de sa survie était réglée. J'étais bien trop fier pour réclamer un manteau, aussi je préférais me déplacer en claquant des dents et en me frictionnant les bras de temps à autre. Comme j'avais porté Vaiana, elle avait mouillé ma chemise et mon veston, ce qui me frigorifiait.

Je ne comprenais pas la présence d'Apollon parmi nous. Il était sûrement un indésirable, car il ne correspondait pas à la description de la "Guerrière" décrite par Thémis. C'était sûrement la raison pour laquelle il semblait si boudeur. Je redressai la tête d'un air hautain malgré le froid, appréciant la supériorité que j'avais sur lui en cette rare occasion. Oui, on avait sollicité ma présence et pas la sienne. Le but de tout ceci avait tout l'air de nous conduire vers une mort certaine ; subitement, je ne me sentis plus aussi triomphant.

Alors que nous longions la rivière gelée, un renard composé de glace se manifesta soudain et Diane, grâce à son don particulier avec les animaux, précisa qu'il nous enjoignait à le suivre. L'idée était saugrenue mais depuis que je côtoyais les olympiens, j'avais appris à ne plus être étonné de rien. Nous arrivâmes jusqu'à un petit passage de pierres plates qui menait de l'autre côté de la rive. Je l'empruntai de façon beaucoup plus gauche que la sélénite, qui s'était montrée si gracieuse en sautant de pierre en pierre, mais parvins tout de même de l'autre côté, tant bien que mal. Puis, le renard nous conduisit jusqu'à une petite colline enneigée. De l'autre côté, en contrebas, un homme se tenait, qu'Apollon avait l'air de connaître étant donné l'expression troublée sur son visage. Alors qu'il descendait rejoindre l'homme encapuchonné, je remarquai que l'étrange tonnerre diffus que nous entendions depuis un moment semblait plus proche. Une fois de plus, je levai machinalement les yeux vers le ciel mais constatai que le temps était toujours au beau. L'orage qui approchait devait être d'une autre nature. Cela ne me disait rien qui vaille.

"Qui est-ce ?"
demandai-je à Diane en désignant les deux comparses en contrebas du bout du menton.

Elle avait semblé comprendre de qui il s'agissait, et j'aurais volontiers apprécié d'être également mis dans la confidence. Ce n'était pas évident d'être Gardien sans comprendre tout ce qu'il se passait sous mes yeux. Apollon avait mentionné Surt quelques minutes plus tôt. Je n'en savais que ce que mon ami Hypérion m'en avait dit, et je tentais de replacer tous les éléments du puzzle ensemble. J'en avais déduis que nous étions à l'époque des titans puisqu'il était question du Guerrier Légendaire.

"L'oracle." répondit Diane. "Apollon et lui ont un lien privilégié. Autrefois, il y avait dans son temple une statue, si on lui posait correctement une question elle y répondait. Il s'agissait en réalité de cet homme."

Je hochai la tête en fronçant les sourcils, en pleine réflexion. Etant donné que les présages faisaient partie des attributions du dieu des arts, je comprenais mieux ce qui l'avait poussé à aller parler à l'homme encapuchonné.

Une fois encore, le tonnerre gronda, de plus en plus proche. Ce bruit continu me rendait anxieux, car nous ne savions pas de quoi il provenait.

"Nous devrions nous mettre à l'abri, nous sommes trop à découverts, ici."
estimai-je tout en jetant des coups d'oeil plein d'appréhension dans les bois alentours.

Sans attendre, je dévalai la colline mais ne rejoignis pas Apollon et l'oracle, puisqu'ils paraissaient avoir besoin de se retrouver. En tous les cas, mieux vaut ne pas se tenir tout en haut d'un promontoire quand un potentiel danger se manifeste. C'était une réflexion personnelle.

Soudain, je m'aperçus que ce qui s'apparentait à du tonnerre provenait de trois endroits différents : vers la direction où Apollon et l'Oracle se trouvaient, le lieu d'où nous venions ainsi qu'un troisième point. Au comble de l'angoisse, je vis bientôt la cime des arbres, à ces trois points respectifs, remuer légèrement et faire tomber quelque peu la neige des branches, alors que le bruit vibrant se faisait de nouveau entendre.

"Cela se rapproche... Cela a l'air colossal."
dis-je à Diane et Vaiana qui m'avaient rejoint. "Nous devrions éviter ce qui vient en nous cachant."

Je ne doutais pas de la force de frappe des deux dieux présents, mais nous ignorions ce qui pouvait surgir de la forêt. S'agissait-il de monstres sanguinaires ? Seraient-ils à la hauteur pour les affronter ?

Je tournai la tête pour interpeler les deux hommes qui semblaient se moquer complètement de notre problème. Surpris, je constatai qu'ils n'étaient plus là. J'allais le signaler à Diane quand je perçus une chose étrange tout autour de moi : une sensation de sentir quelque chose d'ancien que je ne parvenais pas à identifier. Cette constatation me plongea dans une réflexion plus intense, toujours ponctuée par les bruits profonds et inquiétants qui nous encerclaient.

Intrigué, je m'approchai de l'endroit où Apollon et l'oracle se tenaient quelques instants plus tôt. Peut-être cela avait-il un quelconque rapport avec l'impression qui me submergeait de part en part ? Un murmure inaudible cherchait à se faire entendre. Je prêtai une oreille des plus attentives et m'aperçus avec bonheur que les voix se précisèrent.

"Je ne crois pas que ça soit le meilleur moment pour entrer à l'école."
dit une voix féminine qui semblait plutôt jeune.

"Il n'y a jamais de bon ou de mauvais moment. Il n'y a que des choix. Ce que l'on fait, ce que l'on décide."
répliqua un homme.

"Ce n'est pas prudent. On n'a jamais connu ça jusqu'à aujourd'hui." insista l'autre.

"C'est là où tu te trompes : on a déjà connu pire. C'est juste que ça n'a jamais été aussi proche. Du coup, ça nous affecte davantage."

Je tendais l'oreille le plus possible, très absorbé dans la conversation même si je n'y comprenais goutte, quand soudain, je sentis un objet tomber dans ma main droite, que j'avais levée sans m'en apercevoir.

"Je vais vous prendre ça."
dit un jeune homme vêtu d'une armure peu couvrante.

Stupéfait, je le dévisageai. Le décor venait de changer radicalement : je me trouvais de nouveau dans la bibliothèque de Titania, mais un jour de grande affluence car les lieux étaient bondés. Partout des gens vêtus de toges se déplaçaient ou discutaient tranquillement. L'atmosphère était agréable et rassurante, totalement à l'opposé de l'endroit que je venais de quitter. Pourtant, je me sentais toujours aussi anxieux, car j'ignorais où se trouvaient Vaiana et Diane. J'avais beau observer de tous côtés, je ne les voyais pas.

Mon regard se baissa sur le parchemin roulé qui se trouvait dans ma main tendue, puis sur mon propre corps. J'écarquillai les yeux en découvrant que je portais désormais une longue toge, des sandales ainsi qu'un autre morceau d'étoffe rouge drapé sur mon épaule gauche. Comme si je faisais partie intégrante de ce lieu, de cette époque. Je ne savais qu'en penser.

Indécis, je relevai les yeux vers le jeune homme toujours face à moi, qui fronçait les sourcils. Mon temps de réaction était bien trop lent comparé à son action. Je me redressai et déclarai d'un ton faussement assuré :

"Bien."

Je voulus lui rendre le parchemin mais l'homme en armure sembla davantage dubitatif.

"Préparez-le !" fit-il d'un ton évident.

La jeune fille élégante qui l'accompagnait commençait à m'observer de la même manière hésitante que lui. Mon attitude était trop singulière. Je devais me rectifier au plus vite ! Inutile d'attirer des soupçons sur ma personne. Mieux valait se fondre dans le décor pour mieux comprendre ce qui m'était arrivé.

"Bien entendu. Où avais-je la tête ?"

Je me tournai vers les casiers, désemparé, quand mon regard accrocha un morceau de ficelle qui entourait un autre parchemin. Je la défis en vitesse et ornai le nouveau papier, l'agrémentant d'un joli noeud. D'un geste téméraire, je le tendis de nouveau au jeune soldat.

"L'ornement est gratuit." précisai-je. "C'est fort à la mode, ces temps-ci."

Le jeune homme fixa le parchemin dans sa main, avant de lancer un regard sceptique à son amie qui eut un petit rire.

"Il te fait une farce !"
dit-elle, amusée.

J'esquissai un sourire incertain, de moins en moins convaincu par ma prestation de bibliothécaire titanien.

"Et c'était fort drôle !" fis-je en m'efforçant de rire à mon tour. "En réalité, je suis dans l'incapacité de vous préparer ce parchemin comme il convient, car je n'ai pas terminé ma formation. Cependant, je suis persuadé que vous trouverez quelqu'un de plus compétent si vous vous renseignez."

Le ton de ma voix était assuré. Ils allaient forcément prendre congé et me laisser en paix, n'est-ce pas ? Je me mordis les lèvres tout en les fixant, plein d'espoir.

"Votre formation ?"
s'étonna le jeune soldat, les sourcils froncés. "Alors, vous aussi, vous vous moquez de moi."

A mon grand désarroi, je le vis serrer les poings. Je déglutis avec peine et réprimai un pas en arrière, car cela aurait été ridicule de reculer devant si peu. Le visage de son amie devint livide et elle s'approcha de lui pour lui prendre le bras.

"Laisse tomber, ce n'est pas grave."

"Non, j'en ai marre que tous les comme lui me prennent de haut ! Si je veux être une Sentinelle, j'y arriverais. Même si je ne viens pas d'ici !" lança-t-il, furibond.

"A aucun moment je n'ai voulu vous paraître hautain. Je vous prie de m'excuser si mes propos vous ont déplu." dis-je, sincèrement touché par sa remarque.

J'avais très envie de savoir à quelle classe j'appartenais. Apparemment, les bibliothécaires étaient considérés en grande estime à cette époque ! Cependant, je doutais d'obtenir des informations par le biais de ce couple. Ils me regardèrent, de nouveaux surpris par ma répartie.

"Ce n'est pas de votre faute, c'est de la nôtre, pardonnez-nous."
dit la jeune fille en inclinant la tête vers moi.

A mon grand étonnement, le jeune soldat fit de même, bien que réticent. Etais-je donc une personnalité influente ? J'étais moins flatté qu'angoissé à cette idée, car je craignais que l'on me demande bon nombre d'autres choses dont je ne savais rien.

J'en étais là de mes réflexions quand du bruit se fit entendre depuis le fond de la vaste salle. Deux soldats aguerris entrèrent par une porte secondaire. Il devait s'agir de deux Sentinelles. Ces apparitions provoquèrent une certaine agitation parmi les occupants de la bibliothèque. Certains se dirigèrent par la porte principale pour sortir, d'autres demeurèrent, hésitants et curieux, avant de se masser autour des Sentinelles. Je remarquai que le jeune soldat qui m'avait parlé les observait avec envie.

Quant à moi, je tentais de discerner quelque chose par-dessus les nombreuses têtes qui étaient rassemblées. Heureusement, je dominais presque tout le monde de par ma grande taille.

Alors qu'une personne se dirigeait vers la sortie, je lui demandai ce qui se passait.

"Une créature s'est introduite dans la bibliothèque ! Il y a une femme avec eux ! Elle est répugnante !"
lança-t-il d'un ton écoeuré avant de prendre les jambes à son cou et de s'enfuir.

Qui donc était ignoble entre les deux, la femme ou la créature ? Je n'eus pas le loisir de lui poser la question car il était déjà parti. Intrigué et plein d'appréhension, je regardai de nouveau par-dessus les têtes. Je cherchai une grosse bête informe pourvue de griffes et de crocs, mais à la place, j'aperçus une petite bestiole au poil blanc et marron, qui s'agitait désespèrément au bout de la main d'une Sentinelle. Lorsque nos regards se croisèrent, la petite créature articula d'un ton aigu, à la fois soulagé et implorant :

"Ules ! Ules !"

Machin ! manquai-je de m'écrier, mais je me retins, car je ne souhaitais pas attirer inutilement l'attention sur moi. A la place, je me contentai de lui adresser un clin d'oeil discret. J'allais lui porter assistance. Après tout, n'étais-je pas influent au sein de cette bibliothèque ? En revanche, que faisait-il dans un tel endroit ?

Très curieux, je cherchai la femme potentiellement répugnante des yeux, mais je ne la trouvai pas. Il y avait de l'agitation plus loin, comme si la seconde Sentinelle peinait à se faire respecter. Je fronçai les sourcils et tiquai alors que les curieux me cachaient davantage la vue.

Diable !


crackle bones

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Vaiana De Motunui


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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________________________________________ Dim 14 Jan 2018 - 20:03








Ombres & poussières

« Laisse le temps au temps, si tu veux entrevoir l'opportunité de grandir »


Nous formions la pire équipe qui soit. Même si Diane relevait le niveau, il fallait le dire. Je trainais un animal peut dégourdi avec moi, Jules se pavanait d’avoir été choisi, Apopo engageait le combat de coq et... Diane tentait de faire la médiatrice, tant bien que mal. Oui, clairement, voilà une parfaite équipe pour aller affronter une terrible menace. Je suis sûre qu’on irait loin. Dans quel sens, il fallait encore le découvrir.

Mais rappelez moi de ne jamais me plaindre de ce que j’ai. Puisque quelques minutes plus tard, Apopo avait disparu, ainsi que l’Oracle qu’il avait rencontré et que j’aurais bien aimé voir également. L’instant d’après, nous étions entre fille. Juste avec Diane. Ce qui n’était pas le plus mal. Pour le coup, j’étais même très bien tombé. Jules ne risquait de faire les gros bras en s’interposant devant un danger deux fois plus puissant que lui, et d’y laisser passer la vie, Apollon... Apollon aurait été un bon choix aussi, mais avec les talents de pisteuses de Diane, j’allais très certainement pouvoir me sortir de cet endroit.

- On a pas le droit à la téléportation nous ? Je suis sûre qu’ils rejettent les nons choisis.

Répliquais-je en constatant que tout le monde se faisait la malle, sauf nous. Un petit peu d’humour, bien que rancunier, ne ferait pas de mal pour détendre l’atmosphère, pas vrai ? Je relevais les yeux vers Diane, alors que le tonnerre grondait encore aux trois coins nous encerclant.

- Heureusement que tu es là. Ne t’avise pas de disparaître, toi aussi, s’il te plait !

Elle était une déesse, elle pouvait peut être lutter contre ce genre de chose. Mais rester ici seule, et sans pouvoir, c’était presque l’arrêt de mort signé. Je réajustais la peau de bête offerte par Apopo qui me réussissait grandement et parvenait enfin à me réchauffer.

Dans tous les cas, l’atmosphère devenait de plus en plus pesante, et je craignais énormément ce qui arrivait. Les mises en garde, bien que peu utile contrairement à des infirmations concrètes ou des plans d’actions, commençaient à avoir raison de ma confiance. Je levais les yeux vers la déesse.

- Faut qu’on sorte de ce triangle ! Je compte sur toi pour nous guider, c’est toi la pisteuse !

J’avais tout de même emboité le pas, entraînant Diane à mes côtés. Je voyais approximativement une brèche, avec un risque plus faible que la moyenne. Chacun des points du triangle étaient assez éloignés les uns des autres, en passant exactement au milieu de deux d’entre eux, nous pourrions certainement nous en sortir vivant. Ou moins grillé.

J’attrapais Hei Hei qui avait coincé sa tête dans la neige à force de picorer trop fort. Avec un coup de pouce, l’amas de neige se déplaça, laissant échapper la tête du coq. Désespérant, mais Hei hei. Filant à toute allure vers une brèche, nous fûmes arrêté juste au moment de la passer. Un éclair fendit le ciel, déclenchant un tonnerre assourdissant. Un arbre, juste à côté de nous, s’effondra. Il fut trop loin pour nous assommer ou pire sur le coup, mais les feuillages branches nous égratignèrent.

L’instant d’après, nous avions levé les yeux vers un géant de glace humanoïde, à peu près aussi grand que les arbres. Il s’avançait vers nous. Incertaine, je lançais un regard à Diane, à la recherche de bonne nouvelle, ou d’espoir.

- C’est quoi ça ?!

Chuchotais-je vivement en m’accroupissant avec la déesse, derrière l’arbre. Ca avait l’air plutôt hostile, mais les géants pouvaient être bon. J’imagine. L’espoir aussi est bon. La déesse se décomposa, son teint devenant livide alors qu’elle écarquillait les yeux pour me répondre d’une voix blanche :

- Ça, c'est un autre aperçu de la faune locale, il ne faut surtout pas, qu'il nous trouve.

Faudra pas me le dire deux fois. Si le renard était plutôt attendrissant, je n’avais aucune envie de me frotter à une chose de cette taille là. Surtout vu la réaction de la déesse. Comment une déesse pouvait devenir livide à ce point face à une créature ? C’est pas censé être plus puissant que tout à part les titans. Et quelques créatures horribles, mais uniques. Là c’était carrément toute une race de créatures vivant ici. Très rassurant.

- Tu me rassures pas du tout, là.

Lui fis-je remarqué en lançant un regard vers le géant qui poursuivait sa route. Lui échapper en se cachant semblait très facile. Trop facile. Quelque chose allait clocher, quand la chose est trop simple, quelque chose vient faire capoter la machine.

- Qu'est-ce qu'on fait..?

Lui demandais-je, hésitant à rester terré dans notre cachette d’infortune, ou de prendre mes jambes à mon cou pour partir le plus loin d’ici.

- Essayer de partir sans qu'il ne nous voit et ne surtout pas chercher à l'attaquer. C'est bien trop dangereux.

Très bien, la fuite, allons-y, cela faisait parti de mes deux choix principaux. Les autres étant plus suicidaire. Alors que je me retournais pour avancer à l’opposer du géant, silencieusement, je tombais nez à nez avec un homme.

- Wow... Vous êtes qui vous ?

Lui demandais-je en sursautant, surprise par sa présence. Il eut un faible sourire avant de poser son doigt sur sa bouche pour nous signifier de nous taire. Donc, pas hostile. Sinon, il nous aurait attaqué, ou aurait attirer le géant vers nous avant de disparaître aussi vite qu’il n’était venu.

Je l’observais d’un regard à la fois intrigué et méfiant. Il attendit quelques secondes, le temps que le géant de glace soit assez loin pour se relever et me déclarer.

- Je ne suis pas votre ami si tel est la question. »

Il ponctua sa phrase d’un petit sourire, puis se stoppa une seconde, avant de reprendre.

- Ni votre ennemi.

Bien, un point négatif annulé avec un point positif, on en est donc toujours à zéro. Comme depuis le début des téléportations. Mais s’il était ici, c’est qu’il avait quelque chose à voir avec nous, non ? Pourquoi s’aventurer au milieu de nulle part, venir à la rencontre de deux personnes, pour rien ?

- Et qu’est-ce que vous avez à proposer ?

S’il te plait, joins toi au club de ceux qui répondent aux questions, pas ceux qui laissent planer le mystère pour... Du vent.

- Vous proposer ? Il est trop tard pour rentrer maintenant.

Merci Sherlock, j’avais pas posé la question, et je ne m’en doutais pas. Franchement, de mieux en mieux les interventions de nos nouvelles rencontres. Et puis, il touchait un point sensible involontairement. Me renfrognant légèrement, je repris.

- Vous venez simplement pour nous saluer, ou il y a quelque chose derrière ?

Quant à sa deuxième déclaration, je lui renvoyais un regard légèrement piqué à vif avant de reprendre, un peu plus sèchement.

- Je sais, j’ai déjà eu la proposition pour faire demi-tour.

- Et vous n’en avez pas tenu compte.

Non je suis du genre plutôt tenace, dans mon genre. Je tentais de calmer ma colère. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à vouloir nous faire rentrer après m’avoir déclarer que j’étais une pièce pour un événement très important de sauver le monde ou je ne sais quelles autres bêtises. Alors arrêtez d’essayer de m’ajournée, ce serait sympa.

- Non, effectivement, vous êtes perspicace.

En attendant, cela ne répondait pas du tout à mes questions. Pourquoi étais-je étonnée ? C’était habituel, apparemment. Mais je commençais à m’impatienter, surtout avec un géant à quelques mètres.

- Ils vous ont surestimé sans se rendre compte qu’ils étaient manipulés. Je suis vraiment époustouflé ! C’est un magnifique spectacle qui se profil à l’horizon !

Lança-t-il en nous regardant. Mais qu’est-ce qu’il racontait ? Il délirait, là, ou c’était simplement une impression ? Non parce que c’est très légèrement inquiétant. Je croisais mes bras sur ma poitrine en déclarant.

- Est-ce que quelqu’un pourrait enfin nous dire ce qu’il se passe ? Et ce qu’on attend de nous... Ou plutôt des choisis, à part sauver le monde ou je ne sais quoi d’autres, peu concret.

Attention, préparez-vous, ça va vous faire tout drôle, il va se passer quelque chose de nouveau : on va nous donner une information. Je sais, personne n’était prêt.

- Mais vous l’avez tous été ! Seulement pas tous par la même personne.

C’était pas la question, ni le sujet principal, mais c’était déjà pas mal. On apprécie l’effort. Ce qui signifie que je ne suis pas là par hasard. Et pas grâce à Thémis. Un très, très bon point. Je préférais ne pas me mêler à elle. Elle m’énervait toujours.

- Vous n’êtes pas là pour le sauver. Vous êtes là pour assister à sa fin.

Il leva les yeux vers le ciel, où se trouvent le nuage et la lune. Il sembla méditer quelques secondes, puis il se mit à rire. Ok, celui là, je sais pas où ils sont allés le chercher, mais il est carrément... Morbide, sinistre et complètement taré.

- Elles pensaient vraiment que vous seriez la solution. Mais elles ignorent tout. Elles ne savent pas et elles veulent prendre part à quelque chose qui les surpassent.

Son rire s’éteint pour laisser place à un regard plus sérieux, qu’il ponctua d’une nouvelle phrase.

- Elles sont dépassées... Leur temps est révolu.

Je coulais un regard lourd de sous entendu vers Diane. Du genre « est-ce qu’il est aussi taré que ce que je viens d’entendre et de voir ? ». Puis je reportais mon attention sur l’homme. Echauffée par les affronts précédents, je serrais les poings, bien trop énervé par son rire. Il commençait à me courir sur le haricot, celui là.

- La situation vous fait rire ? C’est un élan suicidaire ou simplement de l’inconscience ?

Je laissais filer une seconde, pour tenter de reprendre le contrôle sur ma colère.

- Qui d’autres nous a choisis ? Et qui sont ces elles ?

Il planta son regard dans le mien. Ce dernier n’était pas rieur, comme précédemment. Il n’avait rien de rassurant non plus. Si cela avait permis de le mettre en rogne, mais de le sortir de son délire, l’espoir n’était pas perdu.

- L’inconscience est de croire que votre existence a la moindre importance.

Je n’ai jamais prétendu le contraire. Malheureusement, cet enfo... Cet homme tout à fait détestable, ponctua ses mots d’un long sifflement, bien assez fort pour se faire entendre du géant. Le géant se retourna en entendant ce bruit, puis pointa son regard de glace sur nous. J’allais le...

L’homme nous offrit un sourire avant de disparaître au moment où le géant entama sa course pour foncer vers nous. Sans prévenir j’attrapais la main de Diane pour l’entrainer dans une course effrénée pour tenter d’échapper au géant de glace.

- Je propose de courir vite, très vite et de chercher un endroit où pour lui faire perdre notre trace.

Lançais-je vivement en pleine course. J’eu simplement besoin d’un regard en arrière pour constater que le géant avançait bien plus vite que nous et que la distance qui nous séparait se réduisait à vue d’œil.

- Sauf si t'as un autre plan, ce qui m'arrangerait fortement.

Je piquais un nouveau sprint pour tenter de laisser un minimum de distance entre le géant et nous. Malheureusement, je n’étais ni sprinteuse olympienne, ni douée en course sur une longue durée, notre destin semblait déjà scellé, ou tout du moins pour moi.

- J'aurais volontiers proposé la téléportation, l'ennuie c'est que j'ai des doutes sur son efficacité, alors je pense que courir est une excellente idée.

Eh merde... Ca craignait. Vraiment. Et ça avait commencé depuis beaucoup trop peu de temps pour risquer déjà de tout perdre. Quelques secondes plus tard, le géant nous talonnait. Je lançais un nouveau regard derrière nous, sa main approchait de Diane, il allait la saisir à tout moment. Hei hei toujours dans les bras, je ralentis précipitamment et bifurquais sur la gauche pour me mettre juste derrière Diane. Les doigts glacés du géant m’agrippèrent. Une fois quelques mètres au dessus du sol, je jetais Hei hei aux bras de Diane.

- Sauve toi !! Et ne laisse pas Jules faire rôtir Hei hei en rentrant !

Après tout, elle était bien plus forte que moi. Bien plus puissante, et bien plus utile.

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sonne le glas. »


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________________________________________ Lun 15 Jan 2018 - 4:30


a little journey to the unknown
« Je veux bien de l'Oracle mais pas de l'autre s'il vous plaît. »


Emin. Il ne s'attendait pas à le voir. Pas comme ça, pas maintenant. Il y avait pensé, évidemment mais le vivre était tout autre chose. Il l'avait reconnu au moment même où il l'avait aperçu. Il était différent. Plus... vivant. Plus en forme. Sans le moindre doute. Il avait ressenti, lorsqu'il l'avait vu pour la première fois, que c'était un moment unique. Quelque chose de gravé dans sa mémoire d'une manière particulière. Il avait le même pressentiment à cet instant. Et Artémis ne manqua pas de l'inciter à le rejoindre lorsqu'il lui fit comprendre mentalement qui il était, incapable de prononcer un mot. Il restait là à l'observer sans bouger, fasciné et hésitant, se trouvant bien stupide de ne pas directement cavaler dans sa direction.

Il prit son temps pour le rejoindre, le détaillant à mesure qu'il s'en approchait. Les voyages dans le Temps pouvaient donner de drôles d'impression. La dernière fois qu'il l'avait vu, il était mort. Ce n'était plus le cas. Il y avait certaines choses qu'il savait et que l'Oracle ignorait. Tout comme il y avait encore tant de mystères dont le dieu n'avait pas conscience et que cet homme connaissait.

Une fois arrivé face à lui, il ouvrit la bouche sans sortir le moindre son. Plusieurs émotions diverses le traversaient. L'inquiétude, l'impatience, l'excitation, la curiosité, la peur... Il ne savait par quoi commencer. Il avait eu l'impression d'avoir envie de lui raconter tellement de choses. C'était une chance de le revoir. Une chance de le croiser de nouveau.

« Tu vois désormais plus loin que moi, Apollon. »

Un sourire peiné et gêné passa sur les lèvres du grand blond. Il n'avait pas eu besoin de parler. Il avait comprit la raison de son trouble mais n'avait rien laisser transparaître. Apollon hocha la tête, confirmant ses dires sans trouver nécessaire d'en rajouter davantage. Il laissa un instant de silence s'écouler. Il ne prêtait plus attention aux autres, restés derrière.

« Qu'est-ce qui se passe ici ? »

Sa curiosité était plus forte. Il n'était pas présent sans raison et l'Oracle non plus. Ce ne pouvait être une coïncidence qu'ils se croisent de la sorte. Rien n'était jamais vraiment dû au hasard.

Le dieu cru remarquer une lueur de tristesse dans le regard de celui qui lui faisait face, ce qui l'étonna. Ce n'était pas une bonne chose. Il le savait déjà mais se demandait si il se rendait vraiment compte d'à quel point... ils étaient foutus.

« C'est le commencement, mon ami. »

Son ton était calme, opposé aux sentiments qu'il lui semblait avoir vu dans ses yeux. C'était intriguant. L'Oracle était toujours intriguant.

« L'instant où nous ouvrons les yeux. Où le passé, le présent et le futur ne font plus qu'un. »

Il n'aimait pas quand le Temps était concerné et il n'avait pas besoin d'expliquer pourquoi. Il essayait de se dire que l'échéance pouvait être repoussée, encore et encore, jusqu'au jour où il devrait y faire face. Il aurait aimé l'éviter aujourd'hui encore, si ce n'était pas trop demander.
L'homme s'était mis à le fixer, d'une façon si intense que son cœur se serra.

« Arctos s'est levé. La dernière lueur du jour a débuté. »

Peu importe ce que ça signifiait, ce n'était pas quelque chose de rassurant. La dernière lueur... Qui pouvait penser que c'était un bon présage, vraiment ? Rien de tout ça n'avait l'air d'annoncer une excellente nouvelle.

Il se sentit plus serein, alors que la panique le gagnait de manière inexplicable, en sentant l'Oracle venir se placer à côté de lui et le prendre par les épaules. Il se rappelait encore de sa main tenu dans la sienne, avant son dernier souffle. Il allait encore lui montrer des choses qui le dépassait. Mais qu'il devait voir, pour comprendre. Pour tenter au moins.

Le paysage devant eux devint flou alors qu'il avait fait un bref de sa main. C'était une sorte de... porte ? Il n'arrivait pas à le définir, mais ce fut bientôt tout le décor autour d'eux qui se transforma alors qu'Emin le lâchait. Il n'était plus en plein milieu d'un décor enneigé, il n'était plus sur Meter. Ils se trouvaient au beau milieu d'un bateau. Pas sur la mer, loin de là même. Tout autour d'eux était sombre, alors que le navire flottait dans le vide de l'espace.

« Quand Arctos est apparu, ils ont réunis leurs forces. C'est ce jour que l'Amour a péris. »

Les lèvres du dieu se pincèrent. Il se souvenait parfaitement de la prophétie. De celle concernant l'Amour. « Quand la flamme de Surt s'allumera. L'amour périra. » Ils se trouvaient donc après cet instant tragique ? Il prit une grande inspiration, observant les soldats présents. Ils s'activaient, vêtus à la manière des corsaires.

« Qui sont-ils ? » murmura-t-il comme simple interrogation, enregistrant chaque détail et chaque information.

« Des guerriers venus des quatre coin de l'Empire. »

Tous prêts à se battre. Il passa une main dans ses cheveux, indécis, réalisant que tout s'accélérait. Diane avait été emmenée pour ça ? Diane était là pour les aider à combattre ? Pourquoi pas lui ? Ce n'était pas important. Il s'en fichait. Pourquoi avait-elle fait venir Artémis ? Pourquoi n'avait-elle pas pu la laisser tranquille ?

« Face à une telle menace, les Titans n'ont pas lésiné sur les moyens. Mais cette attaque a été vaine. A dire vrai, elle n'a jamais débuté. »

L'Oracle s'était retourné vers lui et sans qu'il ne s'en rende compte, ils changeaient à nouveau d'eau. Face à eux, des cascades à faire pâlir les plus beaux décors de la Terre, de la verdure à la couleur claire, se propageant à perte de vue. La différence de luminosité lui fit cligner des yeux à plusieurs reprises, alors qu'il s'imprégnait de ce nouvel endroit. Il avait cette sensation qu'il... le connaissait.

Instinctivement, il se retourna. Des habitations étaient visibles au loin sur les montagnes. Magnifiques, imposantes. Il voyait des îles volant dans le ciel, lui prenant les tripes comme si il s'agissait d'un écho passer. Il ressentit comme un picotement léger, à l'intérieur de sa tête. Ce n'était presque rien. Mais il se sentait heureux. Apaisé. D'un calme... olympien, si il était d'humeur à rire, c'est ce qu'il aurait dit.

Il connaissait ce lieu. Il le connaissait très bien. Des brides lui revenaient, des souvenirs oubliés depuis longtemps. C'était là qu'ils avaient grandit. Eux, divinités à la vie mouvementée, avaient commencé leur existence ici... sauf Hadès. Il aimait bien ne pas faire comme les autres, celui-là.

Mais pourquoi l'amener ici ? Pourquoi lui montrer tout ça ?Il était subjugué. Par le décor, par ses émotions le traversant.

« En vous faisant venir ici, les Titanides ont commis une erreur. Le Temps ne peut être arrêté. Il doit suivre son cours. »

J'étais d'accord. Ce qui était fait n'était plus à faire. Ce qui s'était produit ne pouvait être changé. Il n'y avait que la suite que l'on pouvait chercher à modifier. Et étant donné le lieu où nous nous trouvions... il était déjà trop tard pour agir maintenant. Apollon eut un léger rire, extériorisant ainsi sa nervosité.

« Elles ne m'ont pas fait venir. Mnémosyne voulait Diane. Pas moi. »

Il ne s'en sentait toujours pas vexé. Maintenant, il en voulait même peut-être un peu à sa mère. Parce qu'elle avait mise Diane en danger et que cette idée avait toujours tendance à ne pas lui plaire.

« C'est bien pour cela qu'elles ont commis une erreur, mon garçon ! »

Le dieu subit une mini crise cardiaque à l'intérieur de son organisme. Un énorme sursaut. Se prenant toute la puissance de Gaïa d'un coup, ne réalisant sa présence à côté d'eux que maintenant, alors qu'elle fixait le décor face à eux. Bon sang, elle cherchait à le tuer ? Elle pouvait pas faire des entrées en matière un peu moins surprenantes ? Apollon haletait, plus pour la forme que par besoin. Elle pourrait au moins prendre la peine de s'excuser pour lui avoir ficher une peur pareille ! Il ne s'en remettrait jamais !

Elle tourna sa tête dans leur direction, l'Oracle optant pour un geste de la tête afin de faire preuve de respect. Oui, même si elle lui avait foutu les jetons, c'était pas pour autant qu'il n'allait pas en faire de même. D'une manière plus maladroite, cela dit, ça ne devait pas ressembler à grand chose comme salut.

« L'Exploratrice, la Friandise et toi, n'êtes pas venus de leur fait. Ce sont des personnes avec de biens moins bonnes intentions qui sont responsables de cela. Comme de votre présence à tous. »

Elle semblait énervé. Il notait malgré tout que contrairement aux deux autres personnes à qui elle faisait allusion, il n'avait pas le droit à un petit surnom affectif. L'Exploratrice ne pouvait être que Vaiana. Quant à la Friandise... une seule pouvait porter ce nom à la perfection à sa connaissance. Tant de personnes qu'ils appréciaient et qui se retrouvaient embarquées dans cette aventure... Il n'aimait pas ça.

« Il est trop tard maintenant pour rebrousser chemin ! »

Même pas moyen de les ramener chez eux comme si rien ne s'était passé ? Apollon se mit à réfléchir, se posant quelques questions quant à sa présence parmi eux, puisqu'il avait bien été amené...

« Mais... Attendez, qui ça, les ''personnes avec de biens moins bonnes intentions'' ? »

C'était une gène familiale que de ne donner que la moitié des informations comme si tout était compréhensible pour tout le monde ? C'était pas toujours facile à suivre tout ça. Il n'avait pas demandé à être là. Il n'y était pour rien, lui. Ni Artémis, ni Vava, ni Robyn, ni Jules... même si lui, peut-être qu'il l'avait cherché. Alors un peu d'éclaircissement ne semblait pas trop demandé.

« Vous ne devriez pas être ici, Prophétesse. »

Oh. Comment.... C'était une impression où Emin venait de clouer le bec de Gaïa en moins de deux secondes ? Bon, il faisait ça bien, il restait respectueux dans le ton de sa voix, lui faisant simplement remarquer qu'elle n'aurait pas dû se trouver où elle se trouvait. C'était fait de manière classe.

« J'étais là au commencement ! Pourquoi ne pourrais-je pas me trouver à la fin ? »

« J'aime pas trop ce terme de 'fin' personnellement ... » soupira le dieu d'une voix basse.

C'était bien beau d'en discuter comme si c'était normal mais il ne voyait toujours pas ce que ça impliquait. Ou plutôt, il ne préférait pas le savoir. La Titanide prit néanmoins le temps de répondre à sa question, se mettant à le regarder en le faisant se sentir tout petit à côté d'elle.

« Toutes celles qui l'ont suivi et qui le servent ! »

Euh... Qui servent qui exactement ? Son doute devait se lire sur ses traits puisqu'elle sembla utile d'ajouter :

« Le Gardien du Bois des Oubliés ! Le Commandant ! Sûrement lui-même ! Que sais-je ? »

Ah ! C'était plus clair maintenant, merci maman de substitution ! Parce qu'il la considérait toujours en tant que tel. En vérité, Apollon ne se sentait pas plus informé sur le sujet, mais le Bois des Oubliés, il connaissait. Le Gardien... ça lui inspirait pas confiance. Surtout si c'était une mauvaise personne. Non, il aimait définitivement pas ça. Elle avait retourné ses yeux vers le paysage lointain et s'était mordue les lèvres.

« Quelle importance ? Ce qui compte, c'est ce que vous allez faire ! »

De la surprise passa dans son regard. Elle avait senti quelque chose. L'Oracle aussi. C'était fou, autant de coordination dans la réalisation qu'un événement était en train de se produire à côté d'eux. Juste derrière, pour être exact. L'Oracle était plus rapide, malgré tout, étant le premier à avoir retourné la tête vers l'étendue d'eau. Gaïa avait suivi, étonnée mais ne bougeant pas, tandis qu'Apollon fermait la marche. C'en était presque théâtrale.

Toujours aussi impoli ce gars.... C'était le même que chez leur Mère. Il le suivait ? Il l'aimait à ce point là ? Et comme il avait fait pour arriver par là ? Non parce qu'il était torse nu nue dans l'eau – et beaucoup moins sexy que lui. On pouvait dire qu'en terme d'entrées en matière il savait y faire le bonhomme. C'était lui le... Commandant ? Les sourcils du dieu se froncèrent en le dévisageant. Mnémosyne avait voulu aider les jumeaux à fuir et voilà qu'il était quand même juste à côté. Peut-être que le gars savait se dupliquer. Gros talent, si c'était le cas.

Il leur offrait un énorme sourire, un peu trop satisfait d'être là, et l'Oracle se plaça en avant, comme pour s'interposer. Pourquoi, pour qui, c'était une excellente question. Apollon n'aimait pas rester derrière. Il n'aimait pas non plus que ce mec le fixe. C'était dérangeant. Même si ça ne dura pas longtemps, puisque l'étranger tourna la tête vers Gaïa pour s'adresser à elle.

« Maman a été très vilaine. » prononça-t-il d'une voix claire.

Et Apollon s'étouffa en respirant, se mettant à tousser en entendant cette réplique que même lui n'aurait pas oser sortir dans n'importe quelle situation. Il avait zappé un épisode ? C'était encore un frère divin ça ? Si c'était le cas, il rejetait tout lien de parenté avec ce gars qui avait l'air pire qu'Hadès, un énergumène c'était déjà assez à gérer (bon d'accord, deux si on le comptait lui aussi). Il ne savait pas si il devait en rire ou en pleurer. Dans le doute, il décida de continuer de tousser comme pour combler la gêne qui s'installait.
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« Dans la poussière des mots
naissent les rêves. »


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________________________________________ Lun 15 Jan 2018 - 15:54



« Quand le monde s'effondre...
...il n'y a plus d'espoir. »




    On marchait avec Mini-Robyn dans le champs de papillons bleu. Je n'y comprenais rien. On m'avait toujours dit qu'on ne devait pas s'aventurer dans cette partie là de Meter ! Les prairies de papillons bleus étaient des lieux purs, qui devaient le rester. Et pourtant, Robyn prétendait y avoir déjà été. Vue la présence de Mini-Robyn qui ne semblait pas la surprendre, je pouvais aisément la croire.

    Tout en marchant, j'admirais la vue. Au loin, Robyn tenait toujours la main de sa moitié. Cette dernière s'arrêta au bout de quelques instants. Je la sentis hésitante. Elle tourna la tête dans ma direction et je vis que Robyn fit de même. A leur visages, ça n'annonçait rien de bon. Qu'est ce que j'avais fait ? Ou alors ce n'était pas moi qu'elles regardaient.

    « Nous ne sommes qu'Ombres et Poussières. » murmura une voix qui m'était familière.

    Tournant la tête à mon tour, je faisais désormais face à Elliot. Il était là, dans le champs juste en face de moi. Il n'avait pas évité les papillons. Il avait du apparaître sur une poignée d'entre eux, si bien que le champs se consumait autour de lui.

    « Regarde où tu mets les pieds ! » lui hurlais-je dessus en colère.

    Je m'en doutais. Je le sentais. Ce n'était pas Elliot qui était face à moi. Ce n'était pas lui dans ces habits noirs. Ce n'était pas lui avec cette cicatrice sur la joue. Je saisis fermement mon bâton en main et il pencha la tête vers mon poignet. Je sentis une force incroyable faire pression dessus, si bien que je me retrouvais très vite à genoux, incapable de lâcher mon bâton. La douleur était abominable et je serrais les dents pour ne pas hurler.

    « La Guerrière qu'ils t’appellent... »
    dit-il dans une moquerie.

    « Je... ne suis... pas... une guerrière... » articulais-je du mieux que je pouvais, tandis qu'il relâchait enfin la pression sur ma main.

    Je tombais en avant, me rattrapant sur mes mains et sentant mon poignet se briser du côté droit. Je n'avais pas pu m'empêcher de laisser échapper un râle tout en m’asseyant dans le champs et en serrant mon poignet cassé avec mon autre main. Mon bâton était tombé à quelque pas de moi.

    « Pourquoi ? »
    murmurais-je avec une voix implorante.

    Pourquoi me faisait-il ça ? A quoi tout cela rimait ? Faire souffrir au lieu de tuer ? C'était la seconde fois qu'on se retrouvait face à face quand il était sous ces traits. Ce n'était pas le même Elliot ! Ce n'était pas le même homme. Je ne lui avais pas prêté allégeance à lui ! Il n'était qu'un monstre que j'aurais tué si je l'avais pu. Je le voyais s'approcher de moi et s'accroupir juste en face. Son regard transperça le miens.

    « Parce que je le peux. »
    répondit-il.

    Je l'observais, tentant de calmer mon coeur qui battait la chamade. Je souffrais d'une douleur sans précédent. J'aurai voulu hurler en continue, mais ça n'aurait rien changé. Il avait avancé sa main afin de prendre mon poignet et j'avais eu un mouvement de recul, tout comme un nouveau râle. Cette fois ci, il m'avait agrippé la main de force et il avait tourné mon poignet. J'avais hurlé une nouvelle fois, avant de sentir la douleur disparaître.

    « Ce n'est pas toi que j'ai fait venir. » dit-il en jetant un oeil en direction de Robyn qui était au loin, main dans la main avec sa moitié, Michoko dans les bras, et qui semblait ne plus pouvoir bouger ni même parler.

    Est-ce qu'il la retenait prisonnière ? Ca expliquait pourquoi elle n'avait pas agis. J'avais observé discrètement mon bâton au loin. Je pourrais tenter de rapidement le prendre, mais ça ne changerait pas grand chose. Surt était bien trop fort pour moi. Il l'était pour n'importe lequel d'entre nous.

    « Pourquoi on est ici ? Pourquoi ?? » lui hurlais-je dessus une nouvelle fois tout en me relevant.

    La douleur était passée - grâce à lui. Je me sentais revigorée, même si le moral n'était pas au rendez-vous. Mais j'avais suffisamment de force pour l'affronter et tenir quelques secondes avant qu'il me réduise à néant ! Ce qui comptait, c'était que Robyn puisse s'échapper avec Machin et sa demi portion.

    « Tu n'es qu'un monstre ! Un être infect ! Un assassin ! » continuais-je à lui hurler, car ça faisait du bien.

    Cela dit, il se contentait d'encaisser. Il fallait que je me montre plus violente. Non pas avec des gestes, mais avec des paroles. Je savais où frapper ! Cookie m'avait formé pour le combat au corps, mais la vie m'en avait fait assez bavé, pour que je sois capable de combattre avec les mots.

    « Tu as tué des innocents ! Des femmes, des hommes, des enfants ! Tu as tué Aeon ! Tu l'as peut-être tué elle aussi ! »

    Peut-être que cette fois ci j'avais été trop loin, car j'avais senti une vive douleur sur ma joue. Avec la force de sa gifle, il m'avait fait tomber par terre. C'était exactement ce que je voulais ! J'avais pris d'un geste rapide de la main, mon bâton. J'avais fait exactement ce que Cookie m'avait appris pour mettre à terre quelqu'un quand on se trouvait soi même à terre. Un coup dans les chevilles, un autre au niveau des jambes et une fois au sol, se relever rapidement pour placer le bâton sous son cou. Ca l'immobilisait et lui faisait perdre ses moyens. Ca aurait pu se passer ainsi si tout s'était déroulé comme je l'avais imaginé. Mais à peine j'avais agrippé mon bâton, que je venais de taper dans le vide. Ses chevilles n'étaient pas là. Ses jambes non plus.

    Je m'étais relevé rapidement et il se trouvait derrière moi, entre Robyn et ma position. J'avais fait volte face, tendant le bâton face à lui, prête au combat, mais il l'avait fait apparaître dans sa main et en une fraction de seconde, il s'était brisé en deux, tombant à ses pieds. J'en avais eu le souffle coupé. Mon bâton... le dernier cadeau qu'Aeon m'avait fait. J'étais totalement paralysée. Je... non ! Non, non, non ! J'en aurais pleuré dans d'autres circonstances.

    « Laisse moi deviner... c'est Aeon qui te l'a offert ? Tu n'es plus une gamine pour jouer avec un bâton, Sinmora ! » laissa t'il échapper tandis que je poussais un cri tout en fonçant vers lui et en le frappant avec mes poings.

    Un coup sur son torse et un autre. Je les avais enchainés en sentant très bien que ça ne lui faisait rien. Il avait fini par m'agripper les deux poignets et me maintenir fermement face à lui. Je sentais sa puissance se déverser en moi. Il allait me tuer. Je le savais. Je le sentais.

    « Tu vois à quel point ils en sont réduits ? » dit-il.

    Ca ne semblait pas être à moi qu'il s'adressait. D'ici, je pouvais voir que Robyn était à nouveau libre de ses mouvements.

    « Ils envoient des enfant, en leur faisant miroiter que ce sont des guerriers. »

    Je ne savais pas quoi lui répondre. Je ne souhaitais pas être ici, ni être prise pour cible dans leurs jeux. Si ils voulaient tant se combattre, pourquoi ne pas s'affronter entre eux ? Pourquoi nous mêler à tout ça ? Je n'avais pas d'explications logiques qui me venaient, en dehors du fait que ça devait les amuser de nous prendre pour cibler. Ou qu'ils avaient trop peur de se salir les mains eux même.

    « Lache là. Arrête ça. S'il te plaît. »
    intervint Robyn d'une voix étrangement calme.

    Je ne pouvais pas voir d'ici que Mini Robyn lui tenait la main un peu plus serré, comme pour lui indiquer de ne pas la lâcher. Surt eu un léger petit sourire qui disparu très vite, avant de tourner la tête vers Robyn, de me relâcher et de faire quelque pas dans sa direction. Je sentais mes poignet me faire véritablement très mal. La pression avait été aussi forte que quand il m'avait cassé le poignet. Je n'aurais pas dit non à aller mieux une fois encore, mais cette fois ci, il comptait me laisser avec ma douleur. Penchant la tête, j'observais mon bâton briser, avec une folle envie d'éclater en sanglots. Mais il fallait se concentrer sur le Mal et sur Robyn dont il s'approchait dangereusement.

    « Ils pensent pouvoir stopper le Temps. Arrêter ce qui est en marche. Ils ne comprennent pas que c'est impossible. » dit-il en articulant distinctement chacune de ses syllabes.

    Il l'observa quelques instants sans ciller. Je ne comprenais pas ce qu'il cherchait en Robyn. Pourquoi l'avait-il fait venir elle ? Est-ce qu'elle possédait un pouvoir qu'on ignorait ? Avait-elle un rôle à jouer dans tout ça ? Elle n'était pas de son côté, ça c'était certains. Je le vis lever sa main ganté vers le visage de la jeune femme. J'allais m'approcher pour tenter de la protéger, mais ce qu'il fit, me stoppa net. Il ne l'avait pas frappé ni rien. Il s'était contenté de passer sa main sur la joue de Robyn, d'un geste calme, détendu, de bas en haut. Il la caressait ? Une fois fait, il se stoppa et fit redescendre sa main le long de sa gorge, puis jusqu'à sa poitrine.

    « Quelque chose sommeil en toi. Quelque chose qui n'était pas présent la première fois. »
    dit-il en posant sa main tout contre le coeur de la jeune femme. « Je le sens. Il est là. »

    « C'est absolument pas le moment de me peloter les seins. »
    répondit-elle toujours aussi détendue. « Et pour ta gouverne, c'est un coeur qu'il y a là dedans. Apprends les bases de l'anatomie avant de te décréter grand méchant de l'univers. »

    « Elle est morte ? C'est pour ça ? » dis-je pour détourner son attention.

    Je ne voulais pas qu'il continue à se comporter ainsi avec Robyn. Je ne savais pas ce qu'il cherchait à faire, mais derrière ce monstre il y avait Elliot. Un homme bon, généreux et qui ne pouvais pas devenir quelqu'un comme ce guerrier... Je ne voulais pas croire qu'il avait pu tourner aussi mal. Il ne m'avait pas tué et je n'aurais pas le courage de le faire. Il faudrait qu'il me retire bien plus que mon si précieux bâton pour j'en arrive à ce point. Qu'est ce qu'on lui avait pris à lui ?

    « Elle n'aurait jamais voulu que tu fasses du mal à Robyn. Ou à qui que ce soit. »

    Je ne connaissais pas bien Lily. Mais je savais pour avoir embrassé son homme, qu'elle pardonnait. Qu'elle était capable de bien plus de prouesses que je l'aurais pu. Elle n'était pas forte, elle n'était pas une guerrière, mais elle avait un grand coeur. Elle n'aurait jamais voulu que son Elliot devienne cet être horrible qui se tenait face à nous.

    « Tu as du oublier qui elle était. Parce que sinon, jamais tu aurais trahis sa mémoire. » dis-je en tentant de lui faire changer de comportement.

    Peut-être qu'il n'était pas trop tard. Je ne savais pas si je pourrais lui pardonner, mais je serais prête à tout pour qu'il laisse Robyn tranquille. Pour que tout ça prenne fin.

    « On n'oublie pas une personne qu'on a vraiment aimé. » avoua t'il. « Les plus faibles s'habituent à vivre sans. Les plus forts tentent de trouver le moyen de les faire revenir et de les garder éternellement avec. »

    « C'est impossible. » répondis-je clairement.

    Il leva les yeux et croisa les miens. Son regard était tellement sombre. Je ne le reconnaissais plus.

    « Rien est impossible. » murmura t'il. « Je suis venu ici pour trouver une solution et j'y ai trouvé une force bien au delà de ce que je pouvais imaginer. Ils n'avaient même pas idée de ce qu'ils avaient sous les yeux. Trop occupé à ce pavaner, à diriger les autres, à contrôler leur existence ! »

    Son temps était beaucoup moins calme. Il semblait toujours aussi sûr de lui, mais je sentais une très grand colère qui émanait de ses lèvres.

    « Ils ne sont que poussière. Tout comme nous. Mais, nous, nous sommes l'Ombre qui les menace et qui un jour mettra fin à leur règne. Ce jour là, nous y verrons tous plus clair et le monde changera. »


    Je ne pouvais pas croire qu'il tenait un tel langage. Tout était réellement perdu avec des paroles pareil...

    « Je crois qu'il est Temps de leur donner une leçon. Une leçon qui restera gravé dans le Temps. Qu'ils n'oublieront jamais. »

    « Ils t'arrêteront. » dis-je sûre de moi.

    Je connaissais les Titans. J'avais vécu à leur époque. Elliot ne faisait que passer. Ils lui laisseront croire qu'il peut les mettre à mal, et le moment venu, ils le tueront. Ils restent toujours les plus puissants. Je ne pouvais pas croire qu'il pourrait venir à bout de tous les Titans.

    « Le moment venu, ils viendront te trouver. »

    « Ils ont déjà commencés. Les frères se sont mis en marche. Contre le Loup, contre Surt. » dit-il avec une moue amer. « Mais par les eaux, une douleur nouvelle arrivera. »

    « Et l'Amour périra. » achevais-je.

    J'avais déjà entendu cette prophétie. L'Oracle me l'avait énoncé quelques années auparavant.

    « Non. » me coupa t'il tandis que nos regards se croisèrent une nouvelle fois. « L'Amour renaîtra ! »



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Robyn W. Candy


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________________________________________ Lun 15 Jan 2018 - 20:11


Tic, Tac... Tic, Tac...

Il m'avait touché. Le Grand Méchant Surt, aka Le Grand Méchant Elliot, aka le Grand Méchant Girafon m'avait touché sans aucune gêne, avec ses mains dégueulasses et probablement couvertes du sang des innocents qu'il avait tout aussi probablement massacré. Ça avait été dur de ne pas reculer, de ne pas réagir. Alors que chaque particule de mon être hurlait pour échaper à son emprise, que la main de la petite Robyn serrait la mienne un peu plus fort, que Machin se recroquevillait dans mes bras, appeuré. Et surtout, que Nora souffrait non loin, et que je pouvais rien y faire. C'était ça, le pire. Je pouvais pas l'aider. Je pouvais pas la protéger. Alors j'essayais de rester focalisée sur la sensation désagréable qu'avait laissé la main de Surt sur ma joue. Je préférais être dégoûtée que terrifiée de mon impuissance à agir.

- Que ce que ça veut dire ? Ça serait trop demander une explication compréhensible ?

J'avais du me racler la gorge avant de pouvoir casser son délire. Ses paroles étaient horribles. Même si je comprenais pas tout, j'avais eu la chair de poule pendant son discours. L'Amour renaîtra. Que ce que ça voulait dire ? J'espérais que Surt, dans sa grande sympathie, me répondrait. Ouais, j'étais naïve. J'aurais du me douter qu'il en ferait rien et qu'il préférerait planter son regard flippant dans le mien.

- Veux-tu voir tes amis mourir sous tes yeux ou souhaites-tu les garder auprès de toi ?

C'était une vrai question ? J'étais obligée d'y répondre ?

- Elles vous ont fait venir pour que les voix cessent. Mais elles ne cesseront que quand tout sera achevé.

Il fit quelques pas pour se rapprocher de moi et surtout que j'entende sa voix qui s'était faîte plus basse.

- Tu peux les sauver. Tes parents... Tes amis... Tu peux la sauver elle. Tu sais que je ne ferai jamais rien contre les miens. Que je protégerais toujours ma famille. Ne te détourne pas de moi.

Un frisson me parcouru. Glacé, le long du dos, suivant le tracé de ma colonne vertébrale. La dernière fois que j'étais venue, j'étais seule. Je n'avais quasiment pas d'amis proches. Pas de famille. Rien. Être confrontée de nouveau au danger alors que ma vie était désormais pleine de personne qui comptaient énormément pour moi... C'était terrifiant. Bien plus que tout ce que j'avais vécu jusqu'ici. Ses paroles résonnaient aussi bien dans ma tête que dans mon coeur.

- Pour ça, faudrait que je sois de ton côté. Et aux dernières nouvelles, j'ai jamais signé de contrat pour devenir ton alliée ou ta super pote.

Avant de reprendre la parole, je du déglutir. Ma gorge était trop serrée, j'en avais du mal à respirer.

- Et je trouve ça super ironique de me tenir des propos du genre quand on voit ce qu'est devenue ta "famille".

J'insistais bien sur ce dernier mot, pour qu'il percoive les guillemets soupoudrés d'ironie dans ma voix. Elle était où Lily, hein ? Et Neil ? Et sa famille divine ? Sa mère ? Son débile de père ? Ils étaient où ?

Derrière Surt, je vis Nora essayer de bouger. Mais il la bloqua quasi immédiatement, à distance. Il était comme un putain de marionnettiste qui jouait avec les fils à sa guise. Je voulais même pas penser au fait que ça lui serait terriblement facile de la tuer sans même la toucher.

De ma main libre, j'essayais de rassurer Machin avec des caresses. Son petit corps tremblait violemment et il avait pressé sa tête contre mon ventre, comme pour éviter le regard de Surt. Il avait bien trop conscience du danger. Et lui au moins, il avait l'intelligence de se taire et ne pas provoquer le Grand Méchant.

- Tu ne sais pas ce qui est arrivé. Tu n'as pas le droit de me juger. Tu veux savoir ce qu'ils ont fait ? Combien d'entre vous ils ont sacrifié à cause de leurs erreurs ? Tu les considères comme tes amis... Mais ce sont eux les monstres. Ils ne sont pas là pour toi. Ils le seront jamais. À moins que tu ais le moindre intérêt à leurs yeux.

Quand il disaient "ils", de qui il voulait parler ? Des dieux ? Il était au courant que j'étais justement pas au courant de grand chose ? Si je posais des questions, c'était pour de bonnes raisons.

- Non. Je sais pas ce qui est arrivé, c'est vrai. Mais c'est pas obligé de se passer comme ça. Pour nous le futur est encore à écrire, on peut empêcher le... Ragnarok ?

J'avais un doute sur le nom. Ça j'en avais déjà entendu parlé, ça me disait quelque chose, mais j'étais plus sûre de la prononciation.

- T'as encore une chance de rester l'idiot à la coupe de cheveux moche qui m'a piqué Lily. Mais ça, faudrait que t'évites de faire du mal à des personnes comme Nora.

Bon. Je me débrouillais pas trop mal. Du moins, j'en avais l'impression. J'avais essayé de raviver discrètement quelques souvenirs, de lui parler calmement, de faire un peu d'humour et même que je lui avais fait un mini discours à la con sur le futur. Je pouvais pas faire mieux, j'étais au max de mes capacités pacifiques.

- Elle est insignifiante.

"Elliot" jeta un coup d'oeil en arrière, vers Nora.

- Ils finiront par l'utiliser contre moi. Alors pourquoi ne pas prendre l'avantage et l'utiliser contre nous ? Elle est l'une des leurs. Elle est de leur sang. La fille d'une paria.

Mon poing se serra, toute en discrétion. Mon énervement devenait difficile à contenir. Je voulais bien faire des efforts. Jouer à son petit jeu. Mais y avait des limites à ne pas dépasser. Vouloir utiliser Nora était l'une d'elles.

- J'aurai adoré t'aider, mais alors là, tu te fous le doigt dans l'oeil jusqu'au coude si tu penses pouvoir utiliser Nora. C'est une personne. Tu dis qu'ils sont des monstres parce qu'ils n'ont pas hésité à sacrifier des innocents. Tu vaux pas mieux qu'eux si tu fais pareil.

Je me penchais légèrement sur le côté, pour pouvoir observer Nora, toujours bloquée par ses pouvoirs.

- Relâche la. Ça sert à rien de lui faire du mal.

Il m'était impossible de comprendre pourquoi il lui en voulait autant. Ok, c'était la fille d'une Titan. Mais on est pas forcément ses parents. Il le mieux placé pour le savoir, pourtant.

- Pas mieux qu'eux...

Il marmonna de manière quasi inaudible, me faisait me demander si j'avais bien entendu. Vu que les oreilles trop grandes de Machin s'étaient agités, je partais du principe que j'avais rien inventé.

- C'est amusant... car tous ces dieux ont été justement créer dans un seul but. Celui de servir de sacrifice. Innocente ou pas, elle est née pour cette raison. Et son sacrifice ne sera pas vain.

Et avant que je puisse répondre quoi que ce soit, il tendit la main grande ouverte vers Nora. À ce geste, elle s'écroula par terre, comme une poupée désarticulée qui ne peut pas tenir debout. Je restais d'abord comme bloquée, les yeux écarquillés et la respiration difficile. Pendant que les paroles de Surt se répétaient en boucle dans ma tête. Chaque mot se répercutait contre les parois de mon crâne, de plus en plus fort à chaque fois. Jusqu'à ce que je comprenne ce qu'il avait voulu dire.

- Non !

Je hurlais, en comprenant qu'elle était... peut être... si il ne mentait pas... si je pouvais pas vérifier... morte. Sacrifiée pour la noble cause d'un taré. D'un putain de psychopathe. D'un monstre qui avait mal tourné.

Je hurlais toujours quand je confiais Machin à la mini-Robyn. J'avais besoin d'avoir les mains libres. Mon poing se serra, avant de percuter violemment le menton du connard qui venait de s'en prendre à Nora. Mon bras vibra de douleur sur le coup, mais je m'en foutais. J'étais trop occupée à savourer la vue du filet de sang qui s'écoulait de la lèvre ouverte de Surt le con. Il passa une main sur la plaie, avant de plonger son regard obscur dans le mien. Je le défiais, sans détourner les yeux. J'avais plus peur, maintenant.

- Tic Tac. Tic Tac. Il ne te reste pas beaucoup de temps pour prendre la bonne décision.

À peine il eut terminé de déverser une nouvelle fois son flot de paroles ignobles que je me sentie propulser en arrière. Comme quand je m'étais réveillée sur Meter. Putain. J'avais même pas encore eu le temps de lui foutre mon pied dans l'entre-jambe. Si il avait quoi que ce soit entre les cuisses, ce dont je doutais.

Mon dos frappa de plein fouet quelque chose de très dur. Encore une fois, je me retrouvais avec le souffle coupé. Des projectiles me tombèrent dessus, et je du lever les bras au dessus de la tête pour tenter de me protéger.

- Machin! Viens là!

Étalée par terre, écrasée par quelques livres, je tendis la main vers Michoko, qui avait roulé un peu plus loin. Lui aussi avait eu le droit à une petite téléportation en même temps que moi. Manquait que mini-moi.

Avec difficulté, il avança à quatre pattes jusqu'à moi. Je sentie mon coeur se serrer en me rendant compte qu'une de ses pattes laissait une traînée de sang sur le sol. Il avait du être blessé en se prenant aussi une étagère. Merde. Fallait que je trouve de quoi le soigner. Et après, on irait chercher... Nora.

- Ça va aller, Micho. Regarde. On est dans une bibliothèque. Y a pleins de livres partout ! Y a rien à craindre. D'accord ? Je te promets que ça va bien se passer.

J'aurai pas du lui mentir. Mais ses petits piaillements de douleur me brisaient le coeur. Je devais déjà me faire violence pour pas me mettre à sangloter comme une gamine.

L'arrivée de deux espèces de gardes me coupèrent l'envie. À peine entrés dans la pièce qu'ils se jetaient déjà sur nous. Surt buttait des gens dans la nature, et c'était nous qu'on arrêtait ? Foutus gardes divins !

- Lâchez nous, putain de bordel de merde ! Lâchez nous tout de suite ou je vous pète la mâchoire à tout les deux !

L'un tenait Machin par le cou, pendant que l'autre me serrait et me tordait le bras pour essayer de m'empêcher de lui foutre des coups de pieds dans les tibias. Ça faisait foutrement mal, mais je continuais à me débattre comme une dingue. Il fallait que je parte. Il fallait que j'y retourne. Je pouvais pas rester là.

- Calme toi, Machin. Arrête de t'exciter, sinon ils vont te faire du mal.

Je jettais des regards assassins à la nuée de curieux qui s'étaient rameutés pour nous observer nous faire malmener. Machin était en train de partir en vrille, à appeler de sa petite voix aïgue. J'avais peur que le garde qui le tenait lui serre le cou un peu plus fort pour le faire taire. Il était trop fragile pour ça. Ses os fins résisteraient pas.


- Tais-toi ! Personne ne va...

Mes pieds cessèrent d'agresser les jambes du garde qui me maintenait. Mon cerveau était occupé ailleurs. Il venait de se rendre compte de quelque chose de complètement dingue. Une toute petite lueur d'espoir dans cette masse d'obscurité qui nous avait enveloppé depuis qu'on était arrivé sur Meter.

- Jules ?

Est-ce que c'était vraiment lui ou j'étais en train de délirer ? J'espérais désespérément que c'était pas le choc qui me faisait voir n'importe quoi. Pour une fois, j'étais pas contre pour qu'on vienne me secourir.




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