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 Est-ce que j'ai une tête à raconter des salades russes ? [Terminée]

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Barthélémy H. Tok


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


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╰☆╮ Avatar : Iwan Rheon

Ѽ Conte(s) : Anastasia
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Bartok

✓ Métier : Mannequin
☞ Surnom : Bart ~ Barthy
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 120
✯ Les étoiles : 1104




Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 18:35


    Barthélémy Honoré Andreï Tok
« Nan ! Sans blague, quand j’vous ai vu j’me suis dis que vous étiez presque plus horrible qu’avant ! »

Fiche Technique.


    ♠️ Surnom(s) → Barth, Barty, Bartok.
    ♠️ Age → 32 ans

    ♠️ Occupation / Emploi → Mannequin professionnel et écrivain à ses heures perdues.

    ♠️ Votre personnage est-il tiré d'un conte ? : Oui
    ♠️ Si oui, lequel et qui est-il dedans ? : Bartok dans Anastasia.

Vous.


    Caractère → Perdu. C'est ce qui me caractérise le plus en ce moment. Mais je crois que c'est compréhensible. Comment jongler entre deux personnalités bien distinctes ? Comme si une seule était simple à gérer. Alors deux histoires ? Deux passés ? Deux caractères. Similaires sur certains points mais totalement différents sur d'autres. On dit souvent que les histoires du passé forgent le caractère. Je ne peux malheureusement pas prétendre le contraire. C'est lui qui fait ce que je suis aujourd'hui, je ne peux pas oublier et faire comme si rien n'existait. Peut-être que certains de mes souvenirs ne sont que les inventions d'un soir noir mais pour moi, ils sont réels. Ils sont ce que j'ai de plus réel d'ailleurs. Bien plus que ceux qui me viennent du monde des contes. Plus concrets, plus plausibles. Plus marquants également.

    Par où commencer ? Peut-être par mon ancien moi. Optimiste, joyeux, naïf, fidèle voilà tout ce qui me caractérisait. Aujourd'hui, je ne suis plus que l'ombre de cet autre moi. Les coups durs, le soir noir. Tout ça m'a totalement désillusionné. L'optimisme ne me caractérise plus vraiment. Je ne crois pas qu'après la pluie vienne le beau temps. J'ai trop souffert, trop vécu. Je ne dirais pas que je suis pessimiste non plus. Juste... résigné. Ma vie est ce qu'elle est. Je n'ai pas envie de m'auréoler d'espoir en me répétant chaque jour que demain sera meilleur. Je n'y crois plus. C'est peut-être un tort, peut-être que cette naïveté qui me caractérisait qui me faisait voir le meilleur chez les autres me protégeait.

    Pourtant, j'ai juste la sensation qu'elle me desservait me rendant facilement manipulable. Je ne suis plus cet homme non plus. Néanmoins, je ne dirais pas que j'en suis l'opposé. Je ne suis pas devenu associable ou aigri. Quoique cette dernière affirmation ne soit pas totalement certaine. Je suis juste plus méfiant. Ma confiance est beaucoup plus difficile à obtenir. Je reste relativement distant face à toute relation impliquant autre chose qu'une courtoisie réglementaire. Me dissimulant derrière un cynisme aiguë et une arrogance presque pédante. Après tout, je ne suis pas n'importe qui, je ne me mélange pas avec la plèbe. Pourtant, je ne suis pas du genre élitiste. Ce n'est qu'une protection que je m'impose. Une froideur de façade qui s'efface si on prend la peine de gratter un peu. J'aime la compagnie. La solitude me pèse plus que quiconque. Mais parfois, cette solitude est le seul moyen de se protéger de la trahison et de l'opportunisme du monde.

    Ce qui ne m'empêche pas de rester fidèle à mes amis. C'est sans doute l'un des rares traits similaire à mon ancienne vie. Celle du monde des contes. Ma loyauté à toute épreuve. Elle m'aura sans doute joué des tours mais je reste fidèle malgré tout. Même si mes actes peuvent parfois faire penser le contraire, en esprit, je reste toujours inébranlable. Ce n'est pas toujours évident de le prouver. Je suis quelqu'un d'opportuniste, je l'ai toujours été et je reste convaincu que rien ne doit être un obstacle à sa réussite. Mes paroles ou mes actes se répercutent en conséquences, blessant parfois sans le vouloir mes proches. Mais je suis quelqu'un de buté et je refuse de renoncer à mes rêves pour quelques obstacles insignifiants. Je suis prêt à beaucoup de sacrifice. Je n'ai pas une haute estime de moi-même, j'ai eu l'habitude d'être traîné dans la boue. Alors sacrifier un peu plus ma dignité n'est pas un soucis. Même si en apparence, je ne laisse rien paraître. Je suis un bon comédien. Ma vie privée ne regarde que moi après tout et je ne laisserais pas mes émotions transparaître si facilement. Utiliser mon corps, utiliser ma notoriété, c'est une chose. Briser mes rêves et mon âme c'en est une autre.

    Malgré cela, je reste de façon générale assez franc. Je n'aime pas le mensonge. Je n'aime pas les menteurs. Je ne l'emploie pas sciemment. J'oublie de dire certaines choses mais je ne mens jamais. Je contourne parfois la vérité de la façon qu'il me plaît mais encore une fois, ce n'est pas mentir. Ainsi, le sarcasme est devenu une seconde nature comme une seconde peau. Il m'aide d'ailleurs à être franc en toute circonstance. Cette vérité se cachant derrière le cynisme et l'humour grinçant qui me caractérise. Je l'ai développé, l'ai acéré au fil des années. Jusqu'à en faire une arme redoutable contre mes ennemis. Je peux me montrer sans pitié envers ceux qui me blessent. Je suis malgré tout ouvert d'esprit et relativement tolérant. Mais il y a des limites à ne pas atteindre. Je passerais toujours en priorité. Ma personne est ce qu'il y a de plus précieux à mes yeux. Mes objectifs et leur réalisation sont ma priorité et je ne laisserais personne m'empêcher de les mener à terme. Ce qui me rend peut-être un peu étrange voire un peu fou. Une folie douce m'isolant des autres et de leur monde étrange. Je ne suis pas comme eux. Je ne le serais sans doute jamais. Toujours dans mon monde particulier. Ne voyant que ce qui m'arrange, me déconnectant de la réalité des autres pour me concentrer sur la mienne. Ce qui n'empêche pas une interaction avec le monde extérieur de temps en temps... Je reste malgré tout une adorable créature.

    Une Particularité ? → Des oreilles légèrement pointues rappelant à s'y méprendre mon passé de chauve-souris.


Votre Vie dans le monde des contes.


    Une chauve-souris. C'est ce qui résume peu ou prou mon passé. Une pauvre petite chauve-souris stupide et naïve.

    Au début, ma vie semblait toute tracée. Mais qu'est-ce que j'en savais en réalité ? Tout a commencé le jour où j'ai rencontré Raspoutine. Le conseiller impérial du Tsar Nicolas II. Moi, Bartok, je suis rapidement devenu le conseiller du conseiller. Si c'est pas la classe ça ? J'étais fier de me pavaner sur l'épaule du second homme le plus important de Russie. Ce qui faisait de moi, la chauve-souris la plus importante de toutes les Russies. Mon orgueil était gonflé à bloc et j'avais la sensation que rien ne pourrait jamais m'arriver de mal. C'était sans compter Raspoutine et sa soif de pouvoir.

    Tout a dérapé le jour où mon maître a passé un pacte avec le diable. Que lui est-il passé par la tête ? C'est une bonne question. Aveuglé, trop confiant, je l'ai laissé faire. Aurais-je réellement pu m'opposer à lui ? Je ne sais pas. Avais-je réellement une place importante dans son estime ? Même réponse. Tout est encore flou. J'étais pourtant persuadé d'être parfois écouté. J'ai eu un rôle dans cette histoire malgré tout. Je n'ai pas tenté de l'arrêter. J'ai participé également à l'extermination de toute une famille. Ou presque. Une fillette a survécu et ce fut le début de la fin.

    La révolution bolchevique était lancée, un coup d'état mené d'une main de maître qui aurait pu aboutir à notre gloire à tous deux. Notre suprématie sur toutes les Russies. Mais dans sa quête de vengeance et de sang, il fallait que tous les Romanov meurent. Alors, il est parti dans une vendetta personnelle m'entraînant à sa suite. Vendetta qui le conduisit à sa perte et me laissant seul pendant dix longues années. Juste parce qu'il avait voulu tuer une fillette qu'il aurait très bien pu laisser fuir. Quelle menace aurait elle réellement représentée une fois exilée en France ? Aucune. Le pouvoir en place aurait été trop implantée, elle n'aurait plus eu aucun pouvoir et n'aurait pu de toute manière prétendre à aucun trône. Mais non. Il s'est obstiné et il a sombré. Disparaissant, me laissant croire qu'il était mort. Ne laissant derrière lui qu'un reliquaire des forces obscures.

    Je restais seul et isolé. Me cachant au palais impérial dans l'espoir de voir un jour peut-être mon maître réapparaître. Que me restait-il ? Rien si ce n'est un arrière goût de gros gâchis. Je n'étais qu'une chauve-souris après tout. Petit à petit l'espoir de revoir Raspoutine en vie un jour s'amenuisait. J'étais pourtant d'un naturel optimiste et baisser les bras n'était pas mon genre. Alors je m'obstinais à rester au palais qui finalement même abandonné restait une maison plutôt agréable. J'avais l'impression d'être un prince entre ses grands murs remplis de tableaux impériaux.

    Mais un jour... Une fille entra dans le palais. Et le machin vert. Relique du diable se réveilla. Après dix ans de... rien, il reprenait vie comme ça. Juste parce qu'une fille prétendait être Anastasia. Alors que tous les Romanov étaient morts. Morts et enterrés. Comme mon pauvre maître. D'ailleurs... en parlant de lui... J'allais le retrouver plus vite que je ne le pensais. Alors que la fille sortait du palais, le machin se mit en mouvement, m'entraînant vers le centre de la terre. Pour aller où ? Aucune idée. Pour être honnête, tout allait trop vite pour que je puisse réellement réagir.

    Avant que j'ai le temps de dire ouf, je me retrouvais dans une pièce angoissante et... verdâtre. Et au centre de la pièce... Raspoutine. Le joie de le revoir me fit oublier tout le reste. Son absence, son obstination à décimer toute une famille et... sa folie. Cette dernière se manifesta pourtant peu de temps après nos retrouvailles. Il semblait lui aussi heureux de me revoir. Mais une pointe de jalousie commença à m'étreindre le cœur. Il semblait encore plus heureux de retrouver son reliquaire démoniaque. D'ailleurs, selon lui, le réveil de l'objet ne signifiait qu'une chose... Anastasia était vivante.

    Sa survit n'était donc pas un mythe finalement. Je l'avais eu sous les yeux et elle ne m'avait pas semblé dangereuse pour un sous. Mais la folie meurtrière de Raspoutine ne semblait pas tarie. Après dix ans d'exil, il semblait avoir ruminé sa vengeance. Quelle vengeance ? C'était lui qui était à l'origine de tout ceci. Mais je ne cherchais pas à le contredire. Pas encore du moins. Pour moi, tout ceci n'était qu'une obsession passagère. Mais je me trompais...

    Cette histoire prit des ampleurs que je n'avais pas envisagées. Au début, je n'avais pas vraiment d'implication. Les petits monstres verts faisaient tout le boulot. Enfin... ont essayé. Mais elle a survécu. A chaque fois. Je n'avais aucune affinité avec cette fille... Sa vie, sa mort... Tout ça m'importait assez peu finalement. Tout ce que je voulais moi, c'était retrouver ma petite vie avec Raspoutine, retrouver le lien qui nous unissait auparavant, retrouver notre place. Il suffisait qu'il oublie cette fille et passe à autre chose. Mais non. Après deux échecs de ses précieux monstres, il décida de se déplacer lui-même m'embarquant à Paris dans la foulée.

    Je ne voulais clairement pas me mêler de tout ça. C'était devenu n'importe quoi et il mettait clairement sa vie en danger. J'étais inquiet. Et il se montrait de plus en plus distant avec moi... Je ne savais plus où se trouvait ma place. Avait-il réellement encore besoin de moi ? Les questions s'accumulaient. Sa folie me faisait peur. Je restais par loyauté mais vers la fin, c'était clairement de la peur. Quand il s'attaqua frontalement à Anastasia, je sus que rien ne l'arrêterait. Sa haine, sa soif de sang était au dessus de tout. L'homme que j'avais sous les yeux me dégoûtait profondément et je me détournais de lui. Le laissant affronter seul ses démons. Il n'avait de toute évidence pas besoin de moi.

    J'assistais à sa fin avec un lot de sentiments contraire. De la peine mais aussi du soulagement. De la colère et en même temps une forme de joie intérieure. Tout ceci était enfin terminé. Mais il m'avait trahi, il m'avait abandonné, il m'avait marché dessus en me faisant passer au second plan. J'était devenu un pantin. Et j'en venais de plus en plus à me demander s’il ne m’avait jamais considéré comme son égal. Avais-je réellement était son ami comme il se plaisait à m'appeler ? N'étais-je donc rien d'autre qu'un sous-fifre pour qu'il ne prenne pas en considération mes avertissements ? Toute cette rancœur eut le temps de mûrir alors que je refaisais ma vie comme je pouvais. J'avais d'ailleurs plus ou moins réussi quand un nuage violet sortit de nulle part m'enveloppa sans que je comprenne ce qui se passait.


Votre Vie à Storybrooke.




    13 octobre 1992

    "Barthélémy ! Regarde l'objectif s'il te plaît."

    Mes yeux se tournèrent instinctivement vers l'appareil photo et un grand sourire se dessina sur mes lèvres. Maman sourit fièrement alors que la séance photo se prolonge. Je vois que Balthazar commence un peu à s'impatienter. Il aimerait mieux aller jouer ou aller regarder les photos. Je sais qu'il aimerait bien aussi inverser les rôles, demander à maman de poser et que lui la prenne en photo. Mais elle ne travaille plus comme mannequin depuis notre naissance. Je crois que ça lui manque des fois alors le fait de nous faire poser comme modèle pour vêtements enfants ça lui fait un peu retrouver les podium. Moi j'aime bien défiler et faire des photos. C'est rigolo. Balty aime un peu moins. Il préfère prendre les photos. Mais on s'amuse toujours beaucoup tous les deux.

    "Voilà ! Comme ça ! C'est bien les garçons. Encore une petite et c'est tout bon pour moi."

    Je lançais un regard complice à mon jumeau avant de faire un dernier sourire à l'objectif. C'était bientôt fini et je sentais que mon frère allait être heureux de retrouver sa liberté. Surtout que papa venait d'arriver. Il était pile à l'heure comme toujours.

    "Allez les boys filez !"

    Bob ne répéta pas deux fois. En à peine cinq secondes, on était déjà en train de séparer papa et maman qui se faisaient des bisous. Balthazar se réfugia dans les jambes de maman comme toujours. C'était le petit chéri à sa maman. Je le regardais faire narquois alors que je m'approchais de papa en prenant mon temps. Je voulais faire mon homme. Montrer que j'avais passé l'âge des câlins et des bisous. J'avais sept ans depuis un mois, j'étais un grand maintenant. Malheureusement... mon plan ne se déroula pas exactement comme prévu... Papa m'attrapa sous les bras et me fit tournoyer dans les airs. Au début, j'essayais de ne pas rire mais je craquais bien vite. J'adorais faire l'avion. C'était trop bien.

    Il me reposa au sol les yeux brillants et me décoiffa malicieusement. Je ronchonnais pour la forme avant de courir vers les vestiaires pour me changer. Mon frère me rejoignit bientôt et commença alors notre petit rituel... Échanger nos vêtements pour voir si on nous reconnaîtrait. A l'école, ça marchait toujours. Mais avec maman, ça ne marchait jamais. Des fois, papa se faisait avoir, juste quelques minutes mais il finissait toujours par nous reconnaître. Nous sortîmes des vestiaires en riant et comme d'habitude, Balthy pouffa en arrivant devant maman. Il nous faisait toujours repérer à faire ça, c'était chiant.

    "Bande de petits monstres. Vous avez encore échangés vos identités hein ?"

    Je secouais innocemment la tête et allait attraper la main de maman comme aurait pu le faire mon frère. Je le laissais d'ailleurs répondre à ma place. C'était souvent moi qui parlais pour nous deux.

    "Non, on a rien fait papa ! Promis."

    Il lui adressa une petite bouille d'ange. Celle dont j'avais le secret. Et je vis le doute un moment dans son regard alors que maman souriait amusée pas le moins dupée.

    "D'accord... on verra ça... Si tu arrives à faire croire à Solal toute la soirée que tu es vraiment Barthélémy, je vous offre un cheval... chacun."

    Mes yeux se mirent à briller de convoitise. Depuis le temps qu'on voulait notre propre cheval... alors deux. C'était trop beau. Mais tromper Solal Dorado, ça allait être dur. C'était mon meilleur ami depuis toujours et avec Balthazar des fois... c'était plus compliqué. Il était l'un des rare qui arrivait à nous reconnaître du premier coup. J'étais plus social et moins timide que mon frère et c'était souvent moi qui prenais les initiatives. Solal aussi avait un peu ce caractère de meneur. Nous étions de toute manière destiné à prendre la suite de nos pères. Leurs entreprises respectives. Même si devenir mannequin me plaisait aussi beaucoup. Comme maman avant.

    Notre objectif était simple... avoir ces chevaux et nous réussirions. Je savais mon jumeau aussi motivé que moi sur ce coup là. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il hocha la tête plutôt confiant vers papa. Une fois chez les Dorado, je laissais mon frère passer devant et courir vers Solal tandis que je restais en retrait à côté de maman. Poussant même le vice jusqu'à tenir sa main. Balthy avait peur d'Ariel Dorado et je savais que maman ne l'aimait pas beaucoup non plus. Moi, il ne m'avait jamais vraiment rien fait. Et puis, c'était un ami de papa. Même s'ils s'enfermaient longtemps dans le bureau d'Ariel pour parler affaires il disait. Maman restait avec la maman de Solal et nous, nous allions jouer dans la grande chambre de notre ami.

    Il était gentil Soso. Et il avait un chien trop cool. J'aimais bien aller chez lui. Mais cette fois-ci, il allait falloir que je maîtrise mes élans amicaux. Je regardais donc mon frère aller à la rencontre de mon ami. Je levais la tête vers maman qui me sourit et me caressa tendrement les cheveux. Elle savait bien sûr. Et elle savait aussi que je prenais sur moi pour garder mon rôle. Je crois qu'elle était un peu fâchée contre papa de nous avoir demandé ça. Mais elle n'avait rien dit. Elle ne parlait pas beaucoup maman mais elle avait une voix douce et j'aimais bien son accent. Elle habitait en Russie avant. Elle était venue en Amérique pour être mannequin. Et puis, elle avait rencontré papa. Ils étaient tombés amoureux et ils nous avaient eu Balthazar et moi.

    On avait tout ce qu'on voulait ou presque. Papa travaillait et voyageait beaucoup pour son entreprise. Alors on le voyait pas très souvent mais quand on le voyait c'était trop bien. Il nous emmenait faire pleins de trucs et il nous ramenait toujours un cadeau. J'aimais bien les retours de papa. C'était toujours la fête à la maison et maman souriait enfin la plupart du temps. Papa et maman ne se disputaient jamais. Ou alors pas devant nous. Pour tout le monde, c'était le couple idéal. Et ils étaient trop beaux ensemble. Alors nous, on était trop fier de les avoir comme parents. Et quand on allait chez Solal, on aimait bien raconter nos dernières sorties en famille et nos derniers cadeaux, enfin surtout moi.

    Ce soir ne ferait pas exception, sauf que ce serait à Balthy de le faire. Je comptais sur lui. Nos chevaux étaient en jeu. Et il dépassa toutes mes espérances. En partant, Solal salua mon frère comme si c'était moi sous le regard médusé de mon père. En montant en voiture, j'avais le sourire jusqu'aux oreilles. Mon jumeau avait assuré. Et je vis le regard de papa. Il semblait fier de nous. A croire que c'était un test. Le retour se passa normalement, on monta comme d'habitude dans notre chambre. On joua un peu en attendant que papa et maman nous rejoignent pour dire bonne nuit. Sauf qu'ils montèrent pas tout de suite, alors Balthy a été voir... Enfin, je le suivais tout de suite après. On a entendu des voix qui parlaient forts et un grand cri de maman et plus rien.

    On a descendu très vite les escaliers pour voir ce qui s'était passé... Maman était allongée par terre, du sang sous la tête qui faisait une flaque et papa à côté qui la regardait. Il tomba au sol à côté d'elle comme s'il réalisait quelque chose. Sans que je réalise vraiment Balthazar était à côté de maman et... et rien. Il la fixait sans bouger, les yeux dans le vide. Maman ne bougeait plus. Papa tremblait par terre et... je ne savais pas quoi faire... Peut-être que la voisine saurait... J'ai laissé Balthy, maman, papa, tout le monde et j'ai couru chercher la voisine. La suite... je me souviens pas trop. C'est flou. La police nous a emmené tous et mamie est venue nous chercher. Elle nous a dit que papa reviendrait jamais et maman non plus. Elle a dit que maman était au ciel. Que papa l'avait frappé très fort et qu'elle s'était cognée la tête. Qu'il avait été méchant. Et qu'il était dans un endroit pour les méchants. Nous étions peut-être trop jeunes pour vraiment comprendre mais nous savions ce qu'était la mort. Ce qu'était la prison. Et nous savions que nous ne reverrions sans doute jamais notre père. Et c'était sans doute mieux comme ça...



    1er Septembre 1997

    Inspiration ! Expiration. C'était parti. Un nouveau départ nous attendait. Je sortis de ma chambre en finissant de boutonner ma chemise et commençais à descendre les escaliers pour rejoindre la cuisine. Balthazar était déjà attablé devant son petit-déjeuner et je m'empressais de le rejoindre afin de limiter. Je me servais copieusement en céréales alors que ma grand-mère déposait dans nos assiettes respectives de grosses tranches de bacon, des œufs brouillés et des pancakes. Je regardais mon assiette avec une pointe de doute.

    "Merci Babouletchka ! Mais tu sais... je suis pas sûr de tout manger."

    "Ce n'est pas grave kationak mais mange quand même ! C'est important que tu prennes des forces. Surtout aujourd'hui. La rentrée au collège est quelque chose d'important."

    Elle nous adressa un sourire tendre avant de reposer sa poêle dans l'évier et de s'asseoir en face de nous. Les choses avaient beaucoup changées depuis la mort de maman. Balthazar qui n'était déjà pas très bavard ne parlait plus qu'à moi et à grand-mère. Il s'était encore plus renfermé sur lui-même si c'était possible et la fin de l'école primaire avait été compliquée. J'appréhendais un peu le collège pour lui. J'avais peur qu'il n'arrive pas à s'intégrer qu'il ne trouve personne d'autre que moi... C'était mon devoir de le protéger. Surtout depuis que maman n'était plus là. Il avait été tellement ébranlé par sa mort. Il ne s'en était d'ailleurs pas remis. Je crois qu'il ne s'en remettrait jamais vraiment... Je devais donc être fort pour deux.

    Je ne pouvais pas dire que ça ne m'avait rien fait. Son absence me pesait en permanence mais je savais aussi que grand-mère faisait de son mieux pour nous élever. Avec notre père en prison, il ne restait plus qu'elle. Une chance qu'elle ait suivi sa fille aux USA lorsqu'elle avait décidé de faire sa carrière en Amérique. J'avais toujours connu ma grand-mère douce et attentionnée. Je ne lui avais jamais vu de colère dans le regard. Sauf lorsqu'elle parlait de notre père. Elle le détestait depuis qu'il lui avait volé sa fille. Et je le détestais aussi pour ça. Je n'avais pas compris pourquoi... Je n'arrivais pas à l'expliquer. Lui qui était si gentil avec nous... Il n'avait jamais levé la main sur nous... On avait eu beaucoup de questions par les policiers. Ils avaient eux aussi cherché à comprendre. Et visiblement, ce n'était pas la première fois qu'il s'en prenait à maman. Pour nous, c'était un choc. Enfin surtout pour moi parce que je crois que Balthy n'a jamais vraiment cherché à comprendre. Il a haï notre père dès l'instant où maman s'est retrouvée par terre.

    Comment lui en vouloir ? Il avait toujours plus proche d'elle que moi. Même si j'étais aussi très proche d'elle, je n'avais pas la relation fusionnelle qu'elle avait eue avec Balthy. Et pourtant, je possédais son goût pour la mode. Je l'avais toujours eu et après son enterrement, je m'étais promis de devenir mannequin comme elle. Je voulais que là où elle était, elle soit fière de moi. Je voulais lui rendre hommage et monter sur les podiums à mon tour. Devenir mannequin professionnel c'était tout ce qui importait. Peu importait le prix. Alors j'allais tout faire pour y arriver. J'avais continué les séances photos et les petits défilés pour les vêtements enfants. Ce n'était pas pour l'argent. Nous n'étions pas dans le besoin loin de là. Notre père avait beaucoup d'argent et même si une partie lui avait été retirée lors du procès, il en restait encore beaucoup. Et notamment, une entreprise qui nous reviendrait lorsqu'il ne serait plus là. Il n'était que PDG et possédait la majorité des parts, il n'avait plus un seul pouvoir de décision mais l'argent continuait de rentrer. Notre argent à Balthazar et moi.

    La première chose que fit grand-mère après avoir demandé notre garde fut de nous acheter les chevaux que notre père nous avait promis. Pourquoi ? Je ne savais pas trop mais j'avais été heureux de cette décision. Balthy avait pu trouver un refuge autre que moi ou sa chambre. Je l'avais vu s'éloigner un peu pour passer plus de temps avec son cheval et son appareil photo. Mais au final, nous restions des jumeaux et notre lien était plus fort que tout. Et cette rentrée n'était qu'une étape de plus dans notre vie et ensemble nous l'affronterions tous les deux. Je me dépêchais de finir mon déjeuner et attrapais le sachet que grand-mère me tendit. Je l'embrassais sur la joue avant d'embarquer mon frère par la manche pour qu'il se dépêche. Nestor notre chauffeur était déjà dans la voiture à nous attendre. C'était aussi une nouveauté que notre père avait "envoyé" pour nous. Il essayait sans doute de se faire pardonner et envoyait régulièrement des cadeaux de ce genre.

    Là, c'était un chauffeur pour nos déplacements. Je suspectais fortement Ariel Dorado d'avoir aidé à mettre ça en place. Et si au début, nous étions réticents, Nestor se révéla très utile. Il nous emmenait à l'école, au studio de mannequins, aux cours de musiques et à tout endroit qu'il nous plaisait d'aller. Pour les activités prévues, il avait un planning bien organisé mais pour tout le reste, il suffisait de l'appeler et il arrivait. C'était pratique et c'était cool. Surtout que grand-mère n'avait pas le permis. On avait donc une belle voiture avec notre propre chauffeur. L'arrivée au collège promettait d'être grandiose. J'avais hâte de voir la tête des autres. Et peut-être qu'une fois là-bas mes relations avec Solal redeviendraient celles qu'elles avaient été. Nous nous étions éloignés l'un de l'autre à cause des événements. Grand-mère refusant que je remette les pieds chez les Dorado qu'elle qualifiait de "non fréquentables".

    Je ne savais pas trop ce qu'elle voulait dire mais l'éloignement avec mon ami me fit de la peine. Je me sentais seul. Et j'espérais que cette rentrée me permettrait de me faire de nouveaux amis. Et pour Balthy aussi, je voulais qu'il s'épanouisse dans une autre relation que la notre. C'était important qu'il ait quelqu'un d'autre que moi à qui se raccrocher. Même si j'étais là pour lui en toute circonstance, il restait mon jumeau et à ce titre, il était ma priorité. Toujours et à jamais.

    En arrivant au collège, la répartition dans les classes se fit rapidement. Balthy et moi étions ensemble et c'était le plus important. La première journée n'était rien d'autre qu'une présentation de nos professeurs, de nos cours, de notre nouvel établissement et des élèves que nous allions fréquenter toute l'année. C'est ce jour là que nous avons rencontré Arthur pour la première fois. Il semblait réservé et seul dans son coin. C'était exactement ce qu'il fallait à Balthazar. Quelqu'un d'aussi timide que lui pour le mettre en confiance. Alors je n'ai pas lâché Arthur de la journée, sachant que Balthy me suivait comme mon ombre. J'ai tenté et tenté encore d'engager le dialogue. Jusqu'à la pause déjeuné où il a enfin accepté de lâcher son prénom. C'était le début d'une amitié qui allait durer. Il n'y avait rien de mieux que les débuts difficiles pour créer des liens solides. Et je pouvais voir que Balthazar s'était considérablement détendu au contact de notre nouvel ami. Parce qu'il ne l'obligeait à rien. Il n'attendait rien de lui et c'était ça un ami. Un vrai.




    26 mai 1999

    Les années semblaient se ressembler, la vie suivait son cours et nous grandissions avec les repères qui nous restaient. Heureusement que notre grand-mère était là et qu'elle faisait front. Depuis son arrestation, nous n'avions pas revu notre père. Ni Balthazar ni moi ne ressentions le besoin de le voir et même entre nous, nous ne parlions jamais de lui. C'était devenu un sujet tabou. La seule chose qui nous rappelait son existence était les cadeaux qu'il arrivait encore à nous envoyer de prison à Noël et à notre anniversaire. Une lettre accompagnait toujours les présents. Je n'en avais jamais ouvert une seule. En ce qui concernait Balthy, je ne savais pas. C'était son droit de lire les mots qu'il nous envoyait. Peut-être s'excusait-il, peut-être s'expliquait-il. Je ne voulais pas savoir. Comment expliquer un geste aussi ignoble ? Encore plus quand ce geste était répété. La seule explication restait que cet homme était un malade en recherche d'une chose connue de lui seul.

    Pourtant ma rage contre lui était souvent teintée d'une forme de tristesse et du goût amer d'avoir l'impression que tout ceci n'était qu'un grand gâchis. Il avait représenté toute ma petite enfance la perfection. Plus grand, je voulais lui ressembler, avoir son assurance, son bagout et se talent pour les affaires. Aujourd'hui, tout ça avait disparu. A quatorze, je ne savais pas quel genre d'homme je voulais être mais une chose était sûre, je ne voulais pas être comme mon père. C'était ma hantise absolue. Je n'étais pas colérique de nature, j'avais donc l'espoir de ne jamais devenir comme lui. La violence me répugnait et je n'élevais presque jamais la voix. De façon générale, mon jumeau et moi étions d'une nature égale, joyeuse et optimiste. Moi je l'étais en tout cas. Je me disais que la vie ne pouvais pas nous réserver un sort pire que celui qui nous avions déjà.

    J'aurais aimé ne pas me tromper. Il semblait que la vie ne nous épargnerait jamais. Même si cette nouvelle là ne m'attrista pas autant qu'elle l'aurait dû. Était-ce la preuve que la vie de mon père m'indifférait au point de ne plus rien ressentir du tout pour lui ? Avait-il réussi à ne créer qu'indifférence en moi ? Sans doute... La lettre qui arriva un matin ne me tira pas une larme. A peine un choc. Peut-être qu'au fond, je me doutais que ça arriverait un jour. Une belle lettre, dans un beau papier avec le sceau de la prison fédérale du comté. Une lettre pour nous annoncer un nouveau deuil. Un deuil que je ne porterais pas. Ce fut grand-mère qui ouvrit la lettre. Ni Balthazar ni moi ne voulions savoir de quoi il retournait. Si ça concernait notre père, nous ne voulions pas être concernés. Alors elle commença la lecture à voix haute avant de se taire et de nous dévisager avec un air grave.

    "Zaїtchik, Kationak... votre père... il est mort."

    Elle nous regardait avec tant de tristesse dans le regard. J'étais triste pour elle. Triste de ne pas pouvoir ressentir la moindre sensation mélancolique en apprenant cette nouvelle. Je compris que mon frère n'en ressentait pas non plus lorsqu'il se leva pour aller serrer la main de grand-mère dans la sienne. Je me levais à mon tour pour aller saisir la seconde, croisant le regard de Balthazar, je décidais de prendre la parole pour nous deux.

    "Ne sois pas triste pour nous Babouletchka. Il y a des années déjà qu'il est mort pour nous..."

    Je lui adressais un petit sourire triste. Ma grand-mère était la personne la plus merveilleuse du monde. Je me demandais souvent comment j'aurais pu survivre à tout ça sans elle. Elle était là pour nous peu importait les épreuves. Je sentis sa main se resserrer autour de la mienne alors que des larmes coulaient le long de ses joues. Je savais que c'était un soulagement pour elle que le bourreau de sa fille trouve enfin le châtiment qu'il méritait. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Moi aussi d'une certaine façon j'étais soulagé. Soulagé de plus avoir à recevoir ses cadeaux empoisonnés. Ne plus avoir à prétendre quoique ce soit. Il n'était plus.

    Lorsque plus tard, je lus la lettre envoyé par la prison, j'appris qu'il avait été retrouvé pendu dans les douches. Rien ne prouvait qu'il l’ait fait seul ou que quelqu'un l'avait fait pour lui. Une enquête fut menée mais elle n'aboutit à rien. Et nous ne cherchâmes pas à en savoir plus. Pas de réouverture d'enquête pas de cris scandalisés. Rien. Juste une indifférence face à cette mort plus que bienvenue. Son ombre malsaine ne planait plus sur nos vies et pour ça, j'étais reconnaissant de le savoir mort. J'avais l'impression que ma vie pouvait enfin commencer. Que je pourrais enfin vivre comme je l'entendais sans rien devoir à personne et sans craindre qu'un jour, il sorte de prison et se retrouve face à moi, un sourire aux lèvres. Cette alternative ne se réaliserait jamais et je n'aurais aucun choix à faire. Pas d'efforts à faire pour lui pardonner. Juste oublier qu'un jour il avait existé.




    14 février 2003

    L'adolescence était certainement la période la plus difficile à surmonter. La dernière année de lycée s'annonçait prometteuse. Nos dix-huit ans également. L'héritage de notre père nous reviendrait enfin dans sa totalité. A partager à deux. Nous n'avions de toute manière pas de gros projets. Nous nous retrouverions également PDG d'une entreprise dont nous n'avions que faire. Quelqu'un d'autre la gérait pour nous et c'était très bien. Ça pourrait rester comme ça en ce qui me concernait. Je n'avais pas d'ambition particulière en ce qui me concernait. Tout ce que je souhaitais, c'était devenir mannequin. Comme ma mère. Je savais déjà qu'une place m’était réservée. Bob mon manager et celui de Balthazar aussi accessoirement nous avait assuré une réussite toute tracée.

    Mais je sentais que ce n'était pas ce que voulait mon frère. Je le sentais mélancolique. J'avais l'impression que quelque chose m'échappait mais je ne savais pas quoi. Il n'avait jamais été très populaire. Ce n'était généralement pas sa compagnie que l'on recherchait. Les regards étaient plus souvent tournés vers moi. Il fallait dire que j'avais de l'humour et j'étais relativement boute-en-train. Je savais vivre en société et amadouer mon monde. Ce que ne savait pas vraiment faire mon jumeau. Mais ce n'était pas très grave. Je le faisais pour lui de façon habituelle. Peut-être que c'était ça après tout. Peut-être que je l'étouffais. Que je ne lui laissais pas assez de place pour se développer et devenir l'homme qu'il rêvait d'être.

    Alors je l'encourageais dans tous ses projets. Je m'effaçais de plus en plus pour le laisser s'exprimer. Je le laissais vivre ses amitiés et ses amours. Nous étions des adolescents. Malgré nos épreuves, nous nous cherchions comme tout être normaux. Et nous commencions à explorer notre sexualité. Contre toute attente, Balthy nous avait fait une révélation surprenante. Je n'aurais pas pensé qu'il aurait eu un jour le courage d'assumer avec autant de fierté sa sexualité. Il aimait les garçons... C'était tout à son honneur. Moi... je ne savais pas vraiment... je trouvais des attraits chez les deux sexes. Je ne voulais pas me restreindre dans un seul choix quand tout trouvait grâce à mes yeux. Mais j'étais fier de mon jumeau. Fier qu'il ose s'afficher sans se soucier du regard des autres. J'aurais aimé avoir cette force de caractère parfois.

    J'étais très à l'écoute souvent malgré moi du regard des autres. Le paraître était finalement assez important. Tout avait son importance. Je savais que mon frère était considéré comme étrange. On m'en avait déjà fait la remarque. Mais je le défendais toujours, le dédouanais. Il était dans son monde, il se réfugiait derrière son appareil photo et derrière ses photos. C'était sa réalité et sa façon de s'évader. Pour moi, c'était les podiums. Je ne pouvais pas exiger de lui qu'il vive son deuil de la même façon que moi. Mais j'avais souvent l'impression qu'il n'avait jamais fait le sien. J'avais l'espoir de le voir rire à gorge déployée un jour. L'espoir qu'un jour j'aurais droit à autre chose qu'un semblant de sourire amusé. Plus qu'un petit sourire triste. Plus qu'un rire qui ne touchait pas ses yeux. Autre chose que la douleur dans le fond de ses yeux.

    Moi aussi, j'étais triste. Moi aussi, elle me manquait. Mais je ne m'étais pas arrêté de vivre pour autant. Au contraire, c'était pour elle, pour que sa mémoire survive que je continuais à avancer. Et par moment, j'avais envie de le secouer. De lui ordonner de vivre mieux que ça. De paraître au moins un peu heureux. Au moins pour grand-mère. Pour qu'elle n'ait pas en permanence ce pli soucieux sur son front. J'aurai aimé pouvoir changer les choses. J'aurai aimé voir les choses. Me rendre compte plus vite que quelque chose clochait réellement. Mais je n'avais que dix-sept ans et mon frère n'avait jamais été quelqu'un d'une nature très joyeuse. Comment aurais-je pu me douter ?

    Peut-être que tous les signes étaient déjà là finalement. Ils étaient tous là sous mon nez. Mais je n'ai rien vu. Trop bête ! Trop stupide pour me rendre compte. Pour voir les messages envoyés, les appels muets. Mais non. Ce n'était pas assez visible pour moi. Parce que les adolescents, c'est stupide. Et parce que le jour de la Saint Valentin, il ne peut rien arriver de terrible. Parce qu'une rupture, ce n'est jamais très grave. Une humiliation publique ? Le lot quotidien de tout lycéen normalement constitué. L'indifférence générale n'avait jamais tué personne. On apprenait à vivre avec. On faisait bonne figure et on continuait d'avancer avec nos doutes, nos erreurs et nos interrogations.

    Ma Saint Valentin à moi se passait plutôt bien. Je sortais avec l'une des cheerleaders du lycée. Kristen était une gentille fille plutôt populaire et pas trop envahissante. Nous formions un joli couple. Moi le mannequin en devenir et elle, la starlette du lycée. Je devais bien avouer qu'il n'y avait pas franchement de sentiments forts entre nous. Mais je l'aimais bien et visiblement, c'était réciproque. Il était clair que nous ne ferions pas nos vies ensembles mais elle m'apportait un certain équilibre et un apaisement que j'étais toujours aussi surpris de trouver en sa compagnie. Elle me permettait de m'évader, d'oublier mes problèmes et de me laisser aller pendant quelques heures à des soucis beaucoup plus futiles. Comme le fait d'accorder nos tenues pour le bal d'hiver.

    Et clairement, j'aurais adoré que tous mes problèmes soient de cet ampleur. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Et même quand je croyais pouvoir échapper un temps soit peu à ces derniers, ils venaient se rappeler à mon bon souvenir. C'était épuisant. Je pensais pouvoir tout gérer. Je pensais être suffisant fort pour paraître suffisamment, être là et à l'écoute en toute situation. Mais il y avait des moments où j'avais besoin moi aussi de vivre pour moi-même. De ne me soucier que de moi. Était-ce un crime ? Je n'avais donc pas moi aussi le droit à un peu de répit ? Alors oui quand il est venu me voir, je n'ai pas été très réceptif à la détresse de mon frère.

    "Barthy ! J'aurai besoin de te parler... S'il te plaît..."

    J'étais avec Kristen en train de parler de l'organisation de notre soirée en amoureux quand Balthy s'est positionné devant nous. Je l'ai fixé un moment en silence avant de soupirer légèrement. C'était toujours dans ces moments là qu'il fallait qu'il vienne me parler. Pourtant, il était avec Arthur deux minutes auparavant. Il ne pouvait donc pas s'adresser à lui directement ? Il pouvait très bien résoudre son problème aussi lui, non ?

    "C'est urgent ? Ça peut vraiment pas attendre qu'on soit à la maison tous les deux ?"

    Je vis une forme de gêne sur le visage de mon jumeau avant qu'un sourire triste ne s'y glisse subtilement. Je fronçais les sourcils alors qu'il reprenait la parole.

    "Si... Si c'était stupide. Excuse-moi de t'avoir dérangé. A ce soir... On en reparle."

    Puis il repartit comme il était venu avec ce drôle d'air sur le visage. Je le regardais s'éloigner avec une drôle d'impression avant que Kristen ne se rappelle à mon bon souvenir. Nous avons passé le reste de la journée ensemble. Elle m'a accompagné à ma séance photo et j'ai remarqué que Balthazar n'était pas là. C'était étrange, d'habitude, il venait. Même s'il ne posait plus depuis quelques années, il continuait de venir pour prendre des photos et apprendre auprès du photographe du club. Mais aujourd'hui, il n'était pas venu. Peut-être qu'il avait lui aussi un rendez-vous galant. Après tout, il y avait quelques jours, il m'avait parlé d'un garçon qui lui plaisait beaucoup. Peut-être que c'était ça. Peut-être que c'était de ça dont il voulait parler.

    Je me sortis donc mon jumeau de la tête toute la soirée. Passant un bon moment en compagnie de ma petite-amie. Elle manquait parfois d'un peu de vivacité d'esprit mais elle était parfaitement adorable. J'avais réussi à me changer les idées suffisamment pour rentrer serein à la maison. Ayant complètement oublié que Balthy voulait me parler un peu plus tôt dans la journée. J'étais apaisé et je ne rêvais que d'une bonne nuit de sommeil. Je n'avais pas allumé la lumière du couloir pour ne pas déranger Babouletchka si elle dormait déjà. Et je ne voulais pas non plus déranger mon frère. Je ne savais pas s'il était déjà rentré ou pas. Il ne m'avait parlé de ses plans pour la soirée. Et s'il l'avait fait, je n'avais pas pris le temps de l'écouter m'en parler. Par réflexe, j'allumais la lumière de ma chambre et me laissait tomber sur mon lit, un sourire satisfait aux lèvres. Ce n'est qu'en me tournant sur le côté que je sentis une enveloppe en papier kraft se coller contre ma joue. Je me redressais sur un coude avant de l'ouvrir.

    C'est alors que je me figeais d'horreur. Sous mes yeux un livret remplis de clichés et en première page, une photo de Balthazar en noir et blanc avec écrit en grosses lettres au marqueur blanc : "13 Reasons Why". Mon cerveau ne voulait pas bien comprendre. Plus je feuilletais et plus images s'imprimaient dans ma rétine. Qu'est-ce que c'était que ça ? Pourquoi y avait-il mon nom sur l'enveloppe ? Lorsque j'eus plus ou moins vraiment compris ce que c'était... je jetais le livret au loin et me précipitais hors de ma chambre. Mon cœur tambourinant dans ma poitrine. Je devais faire vite. Je dévalais les escaliers quatre à quatre. Jusqu'à la cave. Jusqu'à la pièce où Balthazar développait ses photos. Sa chambre rouge comme il aimait l'appeler. La porte était entrouverte et une lueur rouge se dégageait de la pièce. Je fonçais droit devant, ouvrant la porte à la volée qui alla s'écraser contre le mur derrière. Mais à ce moment précis, je m'en contrefoutais. Devant mes yeux, le corps sans vie de mon frère tournoyait dans le vide.

    Un flou m'envahit. Mon cerveau refusa d'admettre ou je ne sais pas... Je refusais de regarder son visage. Je refusais tout simplement. Je n'ai pas poussé un cri ou je ne m'en suis pas aperçu. Je crois que les larmes coulaient d'elles-mêmes sans que je m'en rende compte. Je refusais d'admettre ce que j'avais sous les yeux. Il suffisait juste que j'enlève cette corde autour de son cou. C'était idiot quand même. Pourquoi parmi toutes ses options avait-il choisi une corde ? Pourquoi comme notre géniteur ? Il faisait parti des photos d'ailleurs. Il faisait parti de son mal-être. Il s'était fait un book personnel. Une explication à tout ça. Mais il n'y en avait pas une seule rationnelle à mes yeux. Rien ne l'était à cet instant. Alors je l'ai décroché. Je l'ai serré fort tout contre moi et je l'ai rassuré comme j'ai pu. Énumérant ses treize raisons. Démontant tous ceux qui lui avaient fait du mal. Il était harcelé. Je venais de l'apprendre. Pourquoi ? Parce qu'il était différent tout simplement. Moi. J'étais une des causes aussi. Je crois qu'il attendait plus d'écoute de ma part. Mais j'étais là maintenant. Je l'écoutais. Qu'il me parle.

    Je caressais son visage, ses cheveux. Passant outre la froideur de sa peau et sa couleur un peu bleutée. Je continuais à tenter de le rassurer. Il aimait Arthur ? Ce n'était pas grave. Il avait le droit. Et si ce n'était pas réciproque, ce n'était pas grave. Il se sentait seul, abandonné, mal aimé. Responsable de trop de choses. La tristesse de grand-mère, il se l'était approprié. La mort de maman... l'avait anéanti plus que je ne l'avais cru. J'avais cru qu'il allait bien. Qu'il s'en était remis. Il n'avait rien dit. Il ne parlait pas. Il se contentait de sourire de son air triste. Et moi... j'étais là ! Juste là à côté de lui. Impuissant. Alors peut-être que c'était ça qu'il avait voulu dire. Il avait essayé de me parler et moi, je l'avais ignoré. C'était ma faute. C'était moi. Je l'avais tué. J'avais causé la mort de l'être que j'aimais le plus au monde. Et mes larmes coulaient sans s'arrêter. Je suffoquais. J'avais envie de hurler mais ma voix restait bloquée dans ma gorge. C'était injuste tellement injuste ! C'était le garçon le plus gentil du monde. Incapable de faire le moindre mal à personne. J'avais promis de le protéger. Mais j'avais échoué.

    J'étais un incapable. Un nul absolu. Je ne méritais rien de bon. Tout ce qui m'arrivait. Les fléaux, les malheurs, je les méritais. Je ne méritais pas d'être heureux. Plus jamais. Je resserrais mon étreinte autour de mon jumeau. Enfouissant mon visage contre son torse. Les larmes intarissables me noyaient et j'étouffais littéralement mais je m'en moquais. Je n'avais plus aucune notion de rien. Peut-être bien que je hurlais finalement. Peut-être bien que ma voix avait réussi à sortir parce que ma grand-mère se retrouva à côté de moi. Contre moi. Me forçant à lâcher mon frère. Mais je ne voulais pas l'abandonner. Pas encore. Pas une nouvelle fois. J'étais là maintenant. Je n'avais pas fini de lui dire que c'était normal. Que c'était normal de voir sa vie changer. Que c'était la vie de lycéen et que c'était dur. Que les autres étaient tous des cons et que lui, c'était la personne le plus extraordinaire du monde. Je n'avais pas fini. Je devais lui dire ça. Parce que quand il se réveillerait, il devait savoir. Il devait sentir combien il était aimé. Il devrait être heureux. Parce que lui, il le méritait. Parce qu'il allait se réveiller. J'en étais sûr.

    Je ne sais pas trop comment mais je me suis retrouvé dans mon lit avec une grande sensation de vide. Je serrais encore mon frère dans mes bras et l'instant d'après, je me réveillais dans ma chambre dans un grand silence pesant. Un poids lourd pensant sur ma poitrine et cette enveloppe de papier kraft avec toutes ses vérités à l'intérieur me narguant de ne pas avoir agi assez vite. Maintenant, j'étais seul. Réellement seul. Et personne à qui le dire.



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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 19:03

Re bienvenue ^^

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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 19:31

Yeah, re-bienvenue l'asticot !

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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 19:36

Elo : Merci

Adam : asticot toi même

Et merci

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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 21:02

cet acteur !!!!



Bartook, le magniiiifiiique !

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Barthélémy H. Tok


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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 21:23

Bonjour

Alors par choix, personnel, je vais juste prendre en compte Anastasia dans mon histoire Pour moi Bartok le magnifique niveau chronologie ne colle pas avec le Bartok d'Anastasia Sauf si il est immortel

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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 21:25

Re-bienvenu petit Barthy !
Je tiens à préciser que ce titre en jette J'adore cette citation

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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 21:30

ok, je t'avoue je connais pas l'histoire de bartok le magnifique, je kiffe juste la chanson

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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 21:50

Mon ami
Oui je sais ce que tu pense de moi, mais je me battrai pour ton pardon

Non vraiment, re-bienvenue toi

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a new age
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________________________________________ Mar 9 Jan 2018 - 21:59

Park : Merciii moi aussi j'adore cette citation Avec "Je la démolirai en deux s’condes chef, d’abord je lui ferai « yaha » et ensuite « yahaha » et puis après je lui ferai « youhou » et « yahaha » et puis j’lui donnerai un coup de pied." Elle me fait toujours marrer

Gaston : La chanson est rigolote oui Mais le film est... moyen ^^

Greg: ... J'espère que tu as une bonne condition physique Parce que je suis pas prêt de te pardonner de sitôt

Mais merci quand même

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Est-ce que j'ai une tête à raconter des salades russes ? [Terminée]





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