Magic
League 3

de Dyson

MAGRATHEA :
28.10.18
de Natoune


14.11.18
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٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
Une mission de Dyson Walters - Ouverture : septembre 2018
« La Chute des Héros ! »

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 Until we go down ☠ Black Storm

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Rebekah Stormborn


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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╰☆╮ Avatar : Cintia Dicker.

Ѽ Conte(s) : folklore germanique & légendes phéniciennes.
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________________________________________ Ven 12 Jan 2018 - 23:44

until we go down
I don't like your little games, don't like your tilted stage. The role you made me play, of the fool, no, I don't like you. I don't like your perfect crime, how you laugh when you lie. You said the gun was mine, isn't cool, no, I don't like you. But I got smarter, I got harder in the nick of time. Honey, I rose up from the dead, I do it all the time. Look what you made me do.
Le soleil se noyait lentement dans la mer, dardant ses rayons rougeâtres sur les reliefs de l’Île du Roi. La fin d’une journée étrangement paisible sur les terres de la reine disparue. Après nous être miraculeusement tirés en un seul morceau de nos tumultueuses péripéties, j’avais laissé mon demi-frère reprendre le large. Il avait besoin de se dégourdir les pattes. Et je ne l’avais plus dans les miennes par la même occasion. D’une pierre deux coups. Mais je n’étais pas en vacances pour autant, bien au contraire. J’avais des obligations à respecter. Le soir-même allait se tenir le Bal des Seigneurs. L’évènement avait lieu une fois tous les sept ans dans un lieu inconnu dont l’emplacement était indiqué aux invités le matin qui précédait les festivités. Pendant une nuit de trêve où aucune arme ni aucun équipage n’étaient admis, les pirates les plus influents des océans se retrouvaient. Officiellement le but de la manoeuvre était d’apaiser les tensions et d’oublier les querelles. Officieusement, chacun se servait de ce bal pour jauger la force propre de ses adversaires. S’il y avait une soirée où le moindre faux-pas coûtait cher, c’était celle-là. Il fallait faire bonne impression. Et tout commençait par trouver la tenue idéale. Voilà pourquoi j’étais plantée devant une enfilade de robes depuis déjà deux bonnes heures. Rumpy m’avait aidée à faire une première sélection. Le reptile avait bon goût, je lui faisais confiance. Il ne me restait donc plus qu’à choisir parmi une bonne douzaine de vêtements. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’y serais allée telle que j’étais. Les froufrous et les rubans, ce n’était pas ma came. Mais le problème était que justement, ça ne tenait pas qu’à moi. J’étais la première à déroger aux règles, néanmoins il y en avait certaines qu’il ne valait mieux pas enfreindre.
Je me laissai tomber sur une chaise, lasse. Mes prunelles couleur d’ouragan lorgnèrent à travers la grande fenêtre de la chambre. Le soleil allait bientôt disparaître derrière la ligne d’horizon. Je devais accélérer l’allure. Ce serait ballot d’arriver en retard. Pas que la ponctualité fasse partie de mes rares qualités, mais quand même. Quelques dernières réticences me faisaient traîner du pied. Je ne connaissais pas la liste des invités, cependant j’étais sûre d’y voir plusieurs têtes connues. Une en particulier. Une qui décidément ne voulait plus me lâcher. Depuis nos “joyeuses” retrouvailles, j’avais réussi par une quelconque action divine à éviter Teach. Jusqu’ici, j’avais eu une chance incroyable. Or j’avais appris à mes dépens que la bonne fortune ne restait jamais bien longtemps de mon côté… Je m’étais donc préparée mentalement à la confrontation. Hors de question que je me fasse avoir comme un bleu encore une fois. Il ne me prendrait plus au dépourvu. J’avais un projet très précis que je comptais mener à terme. Ce projet tenait en un mot. Un seul, sinueux et terriblement séduisant comme un serpent, qui rampait dans mon esprit avec un charme diabolique. Vengeance. Maintenant que j’avais trouvé la faille dans la montagne, j’allais pouvoir me faufiler jusqu’au coeur du volcan afin de réveiller sa colère. Appuyer là où ça faisait mal. Le faire souffrir autant que ce qu’il m’avait fait subir. Le voir au fond du gouffre. Plus la chute serait longue, plus je m’en délecterais. Des regrets, je n’en attendais aucun de sa part. Je me contenterais de sa rage, ô combien satisfaisante. Je m’occuperais personnellement de son cas, sans attendre que le destin ou tout autre karma ne s’en charge à ma place. Je voulais être la cause de son tourment. La cause de sa perte. Et si pour ça je devais enfiler et garder pendant des heures une robe des plus inconfortables, alors soit. Je me ferais violence.

Deux frappes timides à la porte en chêne massif me tirèrent de mes mauvaises pensées. Je relevai la tête, interloquée. C’est moi, Anne, je peux entrer ? demanda une voix étouffée par l’épaisseur du battant. Je m’extirpai à grands renforts de soupirs de mon siège pour aller ouvrir à la nouvelle venue. Anne tenait une taverne sur l’île. Une des rares tavernes où l’on pouvait siroter son verre sans avoir besoin d’esquiver trois bouteilles volantes lors d’une des innombrables bagarres d’ivrognes. La jeune femme blonde tenait d’une main de fer son établissement. Personne n’osait y faire du grabuge. Pourtant, à la voir ainsi, toute en sourire et rondelette à souhait, on ne croirait pas qu’elle tenait à distance les pires canailles des environs. En vérité, tout le monde aimait Anne. Elle avait cet éclat pétillant de joie dans le regard qui attirait aussitôt la sympathie. Une brave fille, ça oui. Je l’avais réquisitionnée pour qu’elle me donne son avis féminin sur la question cruciale de la journée : que devais-je me mettre ? Anne passa rapidement en revue les différentes robes avant d’en piocher une. Ses yeux firent des allers-retours entre le vêtement et moi. Puis, dans une moue approbative, elle m’annonça : Celle-là t’ira à ravir. J’haussai un sourcil. Elle me refourga la robe (qui pesait un âne mort) et je me tournai vers le grand miroir en pied posé sur le mur d’en face. Je caressai le tissu soyeux en me regardant dans la glace. J’avais du mal à me projeter dans cet habit luxueux. Ca m’était si… inhabituel. Tu devrais te dépêcher de l’enfiler, je dois te coiffer avant de partir. Le temps filait à une vitesse ! Avec ma non-pudeur habituelle, je me changeai sans prendre la peine de passer derrière le paravent. Je relevai ma tignasse de feu pour qu’Anne puisse attacher les boutons dans le dos. Le reflet que me renvoyait le miroir me laissait perplexe. Cette étoffe bleue qui épousait mes courbes avait quelque chose de trop… trop. J’avais l’impression que je n’avais aucune légitimité à porter une telle robe. Ce n’était pas crédible. Pour moi en tout cas, car la tavernière poussa un petit “wah” quand je fis tournoyer le bas du vêtement. Mouais. J’entrepris ensuite de vérifier la souplesse du tissu. Une trêve diplomatique n’empêchait pas une possible escarmouche. Je pliai plusieurs fois les genoux, dubitative. On avait déjà vu plus pratique. Tant pis. Puis vint le moment que je redoutais le plus : les chaussures. Je scrutai avec appréhension la paire d’escarpins qu’Anne me présenta. Instrument de torture. Les enfiler était une chose, les garder en était une autre. Ils n’allaient pas faire long feu, je pouvais l’assurer. Marchant comme Bambi sur la glace, je mis quelques minutes à m’habituer à ces nouveaux appuis. Qui avait eu la sombre idée d’inventer un truc pareil ? Certainement pas une femme. Ou alors, elle n’avait aucune compassion pour ses semblables. Anne s’occupa des finitions en attachant ma chevelure de façon à ce que ma nuque soit dégagée. A ma gorge dénudée elle attacha, par dessus la chaîne de ma pièce de huit, un collier que j’aurais été ravie de voler s’il n’avait pas déjà été en ma possession. Enfin… je l’avais récupéré dans les caisses du trésor, mais c’était tout comme. Je l’admirai briller dans le miroir. Je n’avais jamais porté quelque chose d’aussi précieux. Le premier qui laisse trop traîner ses prunelles dessus, je lui crève les yeux. Et la touche finale… La tavernière m’aspergea de parfum à m’en faire tousser. Ce qu’il ne fallait pas faire pour aller s’empiffrer de petits fours.
Enfin, j’étais parée à virer. Une frégate m’attendait au port. Les invités du bal étaient autorisés à se faire accompagner jusqu’à destination, mais l’équipage avait l’interdiction de mettre un pied à terre. Prenant attention à ne pas tacher les bords de la robe (ni de me les prendre dans les pieds et m’étaler de tout mon long), je montai sur le pont, sous les regards ébahis des quelques pirates présents. Si je n’étais pas accoutumée à ce genre d’accoutrements, eux l’étaient encore moins. Après qu’ils aient tous ramassés leurs mâchoires tombantes et que je me sois carapatée à la proue du navire, nous mîmes les voiles. Les crépuscule étendait son voile ténébreux sur l’immensité des astres. Au loin, la mer se confondait avec le ciel, dans un obscur velours. La nuit ne faisait que commencer, et je sentais qu’elle n’était pas prête de se terminer.

Bienvenue Miss Stormborn, nous vous attendions. Bien joué mon grand, c’est pas comme si j’étais sur la liste des invités. Je venais d’arriver à destination. Les coordonnées de navigation m’avaient menée à un îlot rocailleux, perdu au milieu de nulle part, et sans aucun doute absent des cartes. Le cadre parfait. Une crique à l’abri du vent offrait un quai naturel pour amarrer les embarcations. Visiblement je n’étais pas en avance, car une floppée de bateaux encombrait déjà l’endroit. Je fus accueillie par un gamin d’une petite dizaine d’années. Je n’avais jamais su qui organisait le Bal des Seigneurs, et je ne m’étais à dire vrai jamais posé la question. Cependant, le fait d’employer des mômes était pour le moins intriguant. Je suivis le mioche qui me fit grimper un escalier taillé dans la roche pour parvenir jusqu’à un palais. Et quel palais. agrippé à la falaise, surplombant les vagues, il s’élançait vers les cieux, majestueux et sinistre. Des grandes portes d’entrée me parvenaient de la musique et un brouhaha paisible. Paisible oui. Je pris une grande inspiration avant de m’engouffrer à l’intérieur du château. Sous mes yeux, en bas d’une volée de marches en marbre blanc, une gigantesque salle de réception s’étendait. Au plafond, des lustres lourds d’or et de bougies éclairaient les convives. Ok, je n’étais clairement pas en avance. La pièce était déjà bien remplie. Je balayai l’assemblée du regard, qui s’était retournée vers moi. Certains visages m’étaient familiers. Des illustres noms de la piraterie. Un beau gratin. A leurs bras, des gourgandines toutes plus poudrées les unes que les autres. Avec ma peau dorée par la soleil et mes taches de rousseur, je détonnais. Tant mieux, je ne voulais pas leur ressembler. C’est alors que je le vis. Avec sa crinière attachée, son ensemble élégant (je ne me rappelais pas l'avoir déjà vu aussi bien habillé), j’avais failli ne pas le reconnaître. Je serrai les dents sous le flot d’émotions qui m’inondait. Mon désir de revanche se heurtait à d’autres pulsions bien moins belliqueuses. Je les chassai aussitôt. Vengeance vengeance vengeance. J’attendis que nos regards se croisent pour détourner effrontément le mien et descendre les escaliers. Le menton fier, je me dirigeai vers le buffet en ignorant royalement les myriades d’yeux qui me fixaient. Je me saisis d’une coupe en cristal et la fis remplir par un autre garçon préposé aux boissons. Je la vidai d’une traite, le liquide brûlant me donnant un brin de réconfort. Je n’étais pas à mon aise. Et ça n’alla pas en s’arrangeant lorsque je sentis la présence de Black Beard dans mon dos. Je me tournai et lui offris mon plus beau sourire provocateur. Comme on se retrouve. Ce que je lisais dans ses yeux me plaisait. Ça me plaisait car grâce à ça je savais exactement comment procéder pour entamer sa descente aux enfers. Et même si je devais encore lutter contre les reliques des chaînes qu’il avait arrimées à mon âme, il y avait de cela des années et des années, je me sentais prête à lui faire face. Sous ses iris de glace, son rictus conquérant et sa carrure imposante, je ne me défilais pas. J’ai hâte de voir comment tu te défends sur une piste de danse. Oh pour valser nous allions valser. Une valse à trois temps. Approché, touché, coulé.
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Edward Teach


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________________________________________ Mer 14 Fév 2018 - 20:27

Until we go down



Une bouteille de rhum dans une main, un verre dans la seconde, je fixais le soleil se coucher à l'horizon. Dans un soupir, je me tournais ensuite vers la tenue sagement posée sur mon lit. Je lui jetais un regard dégoûté quelle mascarade que tout ceci. J'étais un pirate, pas un vulgaire bourgeois de pacotille comme si l'habit pouvait réellement trahir ma véritable nature. Mais c'était la coutume pour le bal des Seigneurs. Il fallait donc s'y plier. Et trop de choses se jouaient à ce bal pour que je ne prenne pas la peine d'y participer. Il y avait beaucoup trop d'enjeux et une forme de prestige à participer à ce bal. Vous étiez reconnus parmi les meilleurs pirates des océans lorsque vous y étiez invités. Et seul les capitaines y participaient. C'était une sorte de sauterie diplomatique au sommet qui se tenait tous les sept ans. J'avais raté les deux derniers et je ne pouvais décemment pas me porter pâle une fois de plus. L'invitation avec le lieu de rendez-vous traînaît sur mon bureau depuis le matin même.

J'enfilais donc couche après couche, ayant de plus en plus l'impression de ressembler à un imbécile. Je fixais un moment la perruque poudrée avant de secouer la tête. Hors de question que je porte cette horreur. Je faisais déjà un effort considérable avec le costume bleu électrique et tout ce qui allait autour. Mon hygiène corporelle était impeccable et je sentais un parfum étrange. Mélange de musc et d'eau de bois de senteur. Il paraissait que c'était à la dernière mode. Max avait pris un soin tout particulier à choisir pour moi la tenue et le parfum. Mais je doutais vraiment que ce liquide odorant soit réellement raffiné et du goût des plus nobles. J'avais l'impression de sentir le femme facile des bas quartiers.

Je poussais un soupir résigné avant d'en laisser tomber une goutte au creux de mon poignet. S'il fallait vraiment faire cet effort alors soit. Je m'examinais un instant en silence dans le miroir de ma cabine. Un étranger me faisait face. Ce n'était qu'une pâle copie de moi habillé de façon chic. A la dernière mode des nobliaux d'après Max. Je n'en avais que faire finalement, ça ne changeait pas l'homme que j'étais. Un rictus se dessina sur mes lèvres alors que je sortais de ma cabine. Je lançais un dernier regard désolé en direction de mon sabre. Les armes étaient interdites, j'étais donc obligé de le laisser à bord. Je me sentais légèrement nu sans arme mais il fallait se plier aux règles. J'entendis quelques sifflements admiratif lorsque je sortis de ma cabine et je lançais un regard noir à mes hommes avant de lever les yeux en soupirant.

"Z'êtes élégants cap'tain ! Et vous sentez bon ! Z'allez faire tourner les têtes des donzelles ce soir."

Un soupir exaspéré m'échappa alors que quelques rires montaient parmi l'équipage. J'esquissais un sourire amusé.

"Continuez à vous moquer et je vous oblige à porter ce machin étriqué à tour de rôle."

Les rires cessèrent mais les sourires restèrent néanmoins bien présent. Comment leur en vouloir en même temps. Ce truc me donnait l'impression d'avoir un balai mal placé. J'étais étouffé par le jabot de dentelle et ma veste me serrait aux entournures. Niveau confort et liberté de mouvement j'avais connu mieux. Cette soirée allait être longue... Je le sentais. Mais des alliances pouvaient naître ce soir et des accords inespérés également. Une forme d'impatience montait donc en moi. Après plus de quatorze ans d'absence, je faisais mon grand retour dans le monde de la piraterie.

Une chaloupe accosta le long du Queen Anne's Revenge. Je jetais un dernier regard à mes hommes avant de me laisser glisser à bord de la petite embarcation qui me conduirait à la soirée. Mes hommes n'avaient pas le droit de m'accompagner. C'était une soirée de capitaines. Sans armes et sans équipages. C'est donc seul que je m'y rendais. Je ne mis pas longtemps à accoster et un gamin accouru pour me montrer le chemin. L'organisateur avait sans aucun doute beaucoup d'argents surtout vu la taille de sa demeure. Je ne laissais rien paraître mais toute cette grandeur imposante ne me laissait pas indifférent. Cela dit, je ne me voyais quitter la mer, abandonner ma liberté pour m'installer dans une demeure comme celle-ci. J'en avais clairement les moyens mais n'en voyait pas l'utilité. C'était trop voyant en plus. Beaucoup trop ostentatoire et pompeux. Tout comme cette soirée d'ailleurs.

Je pénétrais dans la salle de réception, le visage fermé tâchant de cacher tant bien que mal ma répugnance devant toute cette foule poudrée. Ridicule. Je poussais un soupir avant d'entrer dans la fosse au lion. L'avantage à tout ça, c'était qu'il y avait de la nourriture. Et plus important que tout ! De l'alcool. Mais pas de rhum... Comment ça pas de rhum ? Je reniflais suspicieusement la coupe de champagne qu'on me servit et trempais timidement les lèvres dans le breuvage. Mouai... C'était pas trop mauvais... ça allait... Mais ça valait quand même pas le rhum. C'était le soucis dans ce genre de réception, ils se sentaient obligés de sortir les grandes bouteilles.

Les invités arrivaient les uns après les autres, certains me saluant avec cordialité, sans même me reconnaître. Pourtant dans les yeux des plus anciens, je vis le doute. Ils m'avaient connus pendant ma jeunesse. Ils savaient à quoi je ressemblais à l'époque. Aujourd'hui, j'étais plus jeune que je ne l'avais jamais été. Mes vieilles années étaient derrière moi. Et je voyais bien que pour beaucoup Edward Teach était mort. Mais ce n'était pas le cas, j'étais bien là et prêt à reprendre du service. Tout était dans l'art de faire ses entrées et ses présentations. Je jouais beaucoup de mon statut de pseudo inconnu pour laisser traîner une oreille ou deux vers certaines conversations. J'étais occupé à tendre l'oreille vers Hornigold lorsqu'elle fit son apparition.

Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres alors que son regard se détournait du mien. Elle jouait encore. Comme la dernière fois à la maison close. Je sentais encore ses lèvres sur les miennes. Ce baiser qu'elle avait approfondi tout en me laissant frustré lorsqu'elle avait fui comme une voleuse. Elle avait joué finement, entrant dans ce jeu que j'avais lancé. Mais la partie était loin d'être terminée qu'elle ne croit pas sa victoire assurée. Je m'approchais d'elle avec un sourire narquois, glissant ma main sur sa hanche pour qu'elle remarque ma présence. Sa tenue était plaisante à regarder. Je n'avais pas l'habitude de la voir ainsi vêtue. Personne ne semblait l'avoir d'ailleurs. Mon sourire s'étira légèrement alors qu'elle prenait la parole.

"Effectivement, c'est une surprise... Très jolie robe Trésor."

Je tirais délicatement sur l'étoffe de son décolleté avec un sourire amusé. Mais elle reprit bien vite la parole pour m'inviter à... danser. Je fronçais les sourcils avant de secouer la tête avec un rire incrédule.

"Je ne crois pas non. Je ne danse pas moi."

Elle croyait quoi ? Pas que je ne sache pas valser. Mais il était hors de question que je m'abaisse à ça. Visiblement mon refus ne tomba dans l'oreille d'un sourd. Un type habillé comme un prince et un peu trop parfumé à mon goût s'avança vers Rebekah pour l'inviter à danser. A ma plus grande surprise, elle accepta. Je la regardais s'éloigner avec une désagréable sensation au creux de l'estomac. Je vidais une deuxième coupe de champagne alors qu'elle se laissait entraîner dans la danse. Sa robe tournoyant autour d'elle en une volute bleutée. Mes doigts se resserrent un peu trop fort contre mon verre qui explosa dans ma main. Je fixais les débris avant de les laisser tomber au sol. Une légère coupure était apparu dans ma paume. Rien de bien grave. Il était hors de question que je laisse ce qui m'appartenait danser avec un autre homme que moi. Je m'avançais d'un pas décidé sur la piste de danse, laissant un gamin nettoyer les éclats de verres derrière moi. J'arrivais à la hauteur du couple qui dansait et posait une main sur l'épaule du voleur.

"Puis-je ?"

Un sourire courtois aux lèvres, je tendais la main vers Rebekah. Mon yeux néanmoins transperçaient l'homme sans aucune forme de chaleur. Il lâcha la main de la jeune femme pour me la donner. Je lui adressais un remerciement silencieux d'un vif mouvement de tête avant de lui tourner le dos. Je plaçais une main sur la taille de ma partenaire alors que la seconde tenait fermement sa main. Je lui adressais un sourire narquois.

"Bien... Tu voulais danser n'est-ce pas ? Alors dansons Trésor."

Et je l'embarquais au rythme de la musique dans une exécution parfaite de la valse. Mes yeux dans les siens. Pour la première fois de la soirée, j'avais la sensation d'être à ma place.


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Rebekah Stormborn


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________________________________________ Mer 28 Fév 2018 - 14:18

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I don't like your little games, don't like your tilted stage. The role you made me play, of the fool, no, I don't like you. I don't like your perfect crime, how you laugh when you lie. You said the gun was mine, isn't cool, no, I don't like you. But I got smarter, I got harder in the nick of time. Honey, I rose up from the dead, I do it all the time. Look what you made me do.
Alors comme ça le grand Barbe Noire ne dansait pas ? C’était ce que nous allions voir. Dans un haussement d’épaules, je levai innocemment les yeux au ciel. Bon tant pis... Je me défis de son emprise, lui faussant compagnie pour aller papillonner plus loin. Ce n’était pas les cavaliers qui manquaient. Pas que j’éprouvais l’irrépressible envie d’un pas de deux, mais je savais que me voir virevolter au bras d’un autre ne serait pas du goût de Teach. Et justement, un autre ne tarda pas à se présenter à moi. L’inconnu se pencha en une courte révérence, m’invitant à le suivre sur la piste. Son parfum était si prononcé que je le soupçonnais d’avoir renversé l’intégralité du flacon sur lui. Il était trop richement vêtu pour ne pas être un as du pillage de qualité. J’esquissai un petit rictus sournois avant de rejoindre mon nouveau partenaire au milieu des autres danseurs.
A mesure que les pas s’enchaînaient, mon sourire s’agrandissait. Non pas grâce aux talents de danseur limités de mon partenaire, mais car je pouvais percevoir le regard furibond de mon ancien capitaine planté sur moi. Oh comme j’aimais le mettre hors de lui. Puis-je ? Tout de même. Ce n’était pas trop tôt. Je commençais à m’impatienter. J’observai Teach jarter l’autre pauvre hère d’un air amusé. Il n’avait pas tenu plus de trois minutes. C’était trop facile de la faire craquer. Il ne supportait pas la moindre concurrence. Pourtant il savait très bien que si je ne me laissais pas apprivoiser par lui, ce n’était pas pour être amadouée par quelqu’un d’autre. Mais que voulez-vous, le pirate était un chouïa possessif. Trop peut-être. La main de Teach vint se glisser dans mon dos, à une hauteur à la limite de ce que la décence autorisait. Aussitôt une chaleur s’en échappa, s’étalant sur tout l’épiderme de mon dos. J’attrapai un pan de ma robe pour me mettre en position. Bien... Tu voulais danser n'est-ce pas ? Alors dansons Trésor. Oui, j’obtenais toujours ce que je voulais. Et tandis que les premières notes s’élevaient de l’orchestre, je me laissai entraîner dans une valse tournoyante.
Enivrée par l’air enchanteur de la musique, je ne quittais pas les prunelles d’acier de Barbe-Noire. J’appréciais de plus en plus la façon qu’il avait de me fixer. Avec intensité et convoitise. Comme si j’étais la seule chose qu’il voulait et qui lui échappait. C’était plutôt flatteur. Lui qui se fichait de tout et de tous, qui n’accordait pas une once d’importance à qui ce soit, il me surveillait tel un chasseur devant le cygne qu’il regardait s’envoler. Ça me donnait… de l’importance. J’en jouais impunément. L’intérêt certain qu’il me portait causerait sa perte. Voilà ce qui me procurait le plus de satisfaction : savoir que je serais sa perte.

J’avais oublié tout ce qui nous entourait depuis bien longtemps, mes pas suivant d’eux-mêmes ceux de mon cavalier (qui étonnamment maîtrisait la situation) dans des mouvements exaltés. Jusqu’à ce qu’un détail rompe le charme de l’instant. Par dessus l’épaule robuste de Teach, mon regard croisa celui d’un homme dans la foule massée près de l’imposant banquet. Le type à l’air austère semblait nous suivre des yeux. Il ne broncha pas lorsque je le remarquai. Était-ce une lueur menaçante que je voyais étinceler au fond de ses sombres iris ? Impossible à dire, la danse continuait, l’enlevant de mon champ de vision. Fronçant les sourcils, je tournai la tête afin de le retrouver. Il s’était volatilisé. Je n’aurais su expliquer pourquoi, mais cette scène me filait un mauvais pressentiment. Et foi de nixe, mon instinct ne me trompait jamais. Pour peu que je l’écoute.
La valse terminée, je m’esquivai pour aller chercher un rafraîchissement. J’avais toujours l’esprit préoccupé par l’inconnu actuellement porté disparu. Je ne l’avais jamais vu. Sa trogne ne me disait absolument rien. J’étais consciente de ne pas être la meilleure physionomiste du coin, mais quand même. Puis… il n’avait pas une tête de pirate. J’étais sûrement en pleine crise de paranoïa, cependant il me semblait flairer une entourloupe. Y a baleine sous gravier. J’aime pas ça. J’avais beau chercher parmi les invités, impossible de remettre la main sur ce gars. Mais où avait-il bien pu passer ? Je poussai mon exploration jusqu’à m’aventurer au niveau des immenses baies vitrées donnant sur le balcon au-dessus de la falaise. J’allais appuyer sur la poignée lorsqu’un raclement de gorge me fit faire volteface. J’avais été tellement obnubilée par mon investigation que je n’avais même pas remarqué la présence d’un homme dans mon dos. Et comme par hasard, cet homme était celui que je cherchais. Mon cœur s’accéléra sous la décharge d’adrénaline. Il me mettait mal à l’aise, il dégageait un aura dangereux. Je me sentais soudain si vulnérable, engoncée dans ma robe. Je pressai mes doigts autour de mon bras, méfiante. Bonsoir milady, commença-t-il sur un ton des plus courtois. Permettez-moi de me présenter… Il m’offrit la paume de sa main pour que je puisse y déposer la mienne. De quoi avais-je peur ? Il n’était pas armé, il ne pouvait rien me faire. Je jetai néanmoins un bref coup d’œil aux alentours dans l’espoir d’apercevoir Black Beard. Sans succès. Je tendis ma main, et dès que celle-ci frôla celle de l’inconnu, il l’attrapa avec une violence qui me prit au dépourvu. ... Woodes Rogers, vice-amiral de Sa Majesté. Ces dernières paroles, sifflées avec autant de malveillance qu’un crotale me glacèrent les veines. Mon souffle se coupa sous le choc. Comment un officier de la marine avait-il pu infiltrer le bal ? C’était impossible. Personne ne pouvait connaître l’emplacement de la réception en-dehors des invités… Une taupe. Il y avait un traître parmi les pirates. Je ne voyais que cette explication.
Avant que je n’aie eu le temps de réagir, mes poignets furent menottés. Je reconnaissais ce poids lourd et froid qui les entravait. Du granit marin. Mon sang ne fit qu’un tour. Non pas encore ! Tel un animal sauvage tombé dans un piège, je tentai de m’enfuir. Peine perdue. Ma capture avait marqué le signal : de toutes parts, des soldats de la marine royale anglaise affluaient, baïonnette au canon. Quatre ennemis m'attrapèrent. J’eus beau me débattre comme une furie, dès que j’en mettais un à terre d’un bon coup de coude, un autre prenait sa place. Au moment où j’entrevoyais une ouverture, je sentis quelque chose se refermer autour de mon cou. Prise de panique, je tirai vers l’avant. L’étau se resserra immédiatement sur ma gorge, et des piques vinrent percer ma chair. Je me figeai, tremblante de nervosité. Je n’arrivais plus à réfléchir, tout était brouillé entre les hurlements des invités acculés aux quatre coins de la salle. Nous étions assiégés. Des coups de feu claquèrent et des corps tombèrent. Nous étions faits comme des rats. Puis la douleur arriva. D’abord ténue, ensuite de plus en plus stridente. La peau de mon cou était lacérée par ce collier étrangleur bourré d’épines tranchantes. Je portai une main à l’objet de torture, ma mâchoire se décrochant dans un cri muet. Ça serrait, serrait, serrait… De l’eau coulait des plaies ouvertes alors que je m’asphyxiais à petit feu. J’avais l’impression que l’on me décapitait dans une lenteur atroce. Mon palpitant s’emballait. Il comprenait aussi bien que moi que nous étions tous les deux en train de nous rapprocher de la limite à ne pas franchir. Enfin, au moment où ma vision se troublait, les griffes de granit se rétractèrent, m’arrachant une derrière souffrance en quittant ma chair. L’étau se relâcha également et l’apport soudain d’air me donna une quinte de toux. J’aurais pu y rester. Ce n’était pas passé loin. Je m’étais faite avoir comme un bleu. Je me serais volontiers giflée si les circonstances l’avaient permis. Mais pour l’instant, j’étais en trop mauvaise posture pour m’accorder pareille fantaisie. Ça pour une mauvaise posture, c’en était une sacrée. Et je n’étais pas au bout de mes peines. Tous les invités (du moins ceux encore en vie) avaient été alignés contre les murs. Au centre de la pièce, surplombés par le lustre étincelant, des soldats de la marine tenaient Teach en joue. Je grognai à cette vision, mais un coup sec sur mon collier me rappela que je n’avais pas droit au chapitre. Je lançai un regard assassin au sale crevard qui tenait ma “laisse” de fer. J’observai Rogers s’approcher d’un pas conquérant vers Barbe Noire et lui chuchoter quelques mots. J’étais beaucoup trop loin pour entendre quoi que ce soit, mais les mots du vice-amiral ne semblaient pas du goût du pirate.
En l’espace d’un instant, tout avait basculé. Le piège s’était refermé sur nous à une vitesse déconcertante. Mais alors que je pensais que nous allions tous subir le même sort – à savoir le trio infernal fers, geôle, potence –, le vice-amiral tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Son escadron lui emboîta le pas, et je fus poussée en avant. Une rangée de sous-fifres m’empêchait de voir Teach. Cependant, je pouvais constater que nous étions les deux seuls prisonniers. Quelque chose m’échappait. Je ne comprenais pas pourquoi la marine ne profitait pas de cette pêche miraculeuse pour rafler le gros lot et embarquer la totalité du fleuron des forbans. Pourquoi se contenter de nous deux ? C’était débile. A moins que… à moins que le but de la manœuvre ne soit précisément là. Une idée se frayait un chemin dans mes méninges. Black Beard avait encore offensé le mauvais ennemi. Et comme par hasard je me retrouvais au milieu de ses déboires. Chienne de vie.

Assise sur la couchette miteuse, dans la moite pénombre de la cellule, je toisais ma robe qui détonnait amèrement dans le décor. Est-ce que quelqu’un pouvait m’expliquer comment je m’étais retrouvée dans les geôles d’un galion de la marine britannique ? Ça faisait la deuxième fois en moins d'un mois que je me retrouvais pieds et poings liés. Deux fois de trop. Je commençais à en avoir ras la cafetière. Les gouttes qui tombaient en un ploc régulier sur le plancher m’empêchaient de réfléchir. Et me tapaient sur le système. Beaucoup. Hormis ce casse-tête chinois et le grincement du navire, aucun son ne me parvenait. Lorsque nous avions embarqué, nos ennemis avaient pris grand soin de me séparer de Teach. Je ne savais donc absolument pas où il était. Je me mordis l’intérieur de la joue. Qu’avait-il encore fait pour nous traîner dans une mouise pareille ? Soudain, des bruits de pas résonnèrent. Je me raidis, les sens en alerte. C’était soit une très bonne, soit une très mauvaise nouvelle. Compte tenu de ma poisse légendaire, je penchais plutôt pour la seconde proposition. Un garde descendit l’escalier avec une bougie. Je ne bougeai pas d’un pouce lorsqu’il fit tourner la clé dans la serrure et ouvrit la grille. Amène-toi, Rogers veut te voir. Voyant que je ne me décidais pas à lever mon séant, il vint me chercher me tira sur mes chaînes pour que je le suive. A cet instant précis, je maudissais de toute mon âme Teach. Il allait me le payer.
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Edward Teach


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________________________________________ Dim 25 Mar 2018 - 1:29

Until we go down



Contre toute attente, je trouvais un certain plaisir à danser. Il y avait longtemps que je n'avais pas pratiqué cet art raffiné et complexe qui demandait dextérité et rigueur. Cela me ramenait plusieurs années en arrière. Je n'avais pas toujours été un pirate redouté et redoutable. J'avais eu une enfance compliquée avec son lot de règles et de contrariétés. Je me revoyais encore tout jeune homme à apprendre l'étiquette et toutes ses danses ridicules pour briller en société. Je n'avais jamais été très appliqué, préférant m'échapper de toutes ces leçons protocolaires pour aller flâner sur le port bondé. Il y avait toujours de l'activité, toujours quelque chose d'exotique et de nouveau à voir. Je ne rêvais que de liberté et de grandes aventures à cette époque. Je m'étais très vite enfui d'un mariage arrangé pour rejoindre le premier navire marchand à la conquête du monde. J'avais été très rapidement désabusé et j'avais rejoint la piraterie presque par hasard avant d'y creuser mon trou et de me faire un nom.

Aujourd'hui encore mes rêves restaient identiques, il fallait peut-être y ajouter une avarice certaine et une convoitise à toute épreuve pour les belles choses. Je posais mon regard sur la jeune femme que je tenais dans mes bras et esquissais un semblant de sourire satisfait. Elle était mienne pour une danse, je n'étais plus très loin de l'objectif que je m'étais fixé. La récupérer toute entière et la faire mienne complètement. Elle ne pourrait pas continuer à me glisser entre les doigts encore bien longtemps. Même si ce petit jeu du chat et de la souris m'amusait toujours autant. Notre dernière entrevue m'avait laissé un léger arrière goût amer et depuis, je rêvais d'y remédier une bonne fois pour toute. Je la fis tournoyer une dernière fois sur la musique avant de la laisser rejoindre le buffet lorsque la danse se termina.

Je la suivis du regard presque inconsciemment avant qu'un homme ne s'impose à mon champ de vision et entame la conversation. Je fronçais les sourcils un moment pour tenter de le reconnaître avant de réussir à remettre un nom sur ce visage bedonnant. Un léger rictus se dessina sur mes lèvres alors que je constatais que le temps n'était pas clément avec tout le monde. Certaines personnes vieillissaient bien mieux que d'autre et mon interlocuteur ne faisait pas parti des chanceux. Je hochais la tête de temps à autre pour donner le change à cette conversation qui n'avait aucun intérêt à mes yeux. Mais je devais rester courtois pour ne pas froisser la fierté de certains pirates. Je laissais néanmoins mon regard parcourir la pièce à la recherche de Rebekah qui restait introuvable. Lorsque enfin j'arrivais à poser les yeux sur sa silhouette, je la vis en grande conversation avec un homme qui n'aurait jamais dû se trouver là. Mon cœur se serra dans ma poitrine. Pour la première fois depuis longtemps, la peur s'empara de moi.

J'abandonnais l'homme qui me parlait pour commencer à m'avancer vers la jeune femme lorsque des soldats anglais sortirent de partout baïonnettes aux poings. Le chaos s'empara bien vite de la pièce, les convives furent pousser vers les murs de la pièce. Certains d'entre nous tentèrent de se défendre en attaquant les soldats de sa majesté mais les premiers coups de feu furent bientôt tirés. Cela ne m'empêcha pas de continuer à me battre pour ma survie. Je devais rejoindre Bekah coûte que coûte. J'étais comme fou, usant de mes poings avec férocité et acharnement sur mes ennemis qui étrangement ne me tirèrent pas une seule fois dessus. Je reçus des coups de crosses et je fus bientôt encerclé par plusieurs dizaines de soldats qui me tenaient en joue sous le lustre de cristal. C'était assez ironique finalement de se dire que j'allais finir ma vie sur terre et non en mer. J'esquissais un petit sourire narquois, il était hors de question que je me laisse abattre en loque humaine. Je ne leur ferais pas ce plaisir. Je laissais mon regard traverser la pièce à la recherche de Bekah. Je devais la voir une dernière fois.

Mais la silhouette de l'homme à l'origine de tout ceci m'en empêcha. Je pouvais voir son air supérieur et conquérant lorsqu'il s'approcha de moi, il jubilait littéralement. Je lui lançais un regard noir alors qu'il pénétrait le cercle formé par ses soldats. Woodes Rogers. Je l'avais reconnu dès l'instant où mon regard s'était posé sur lui. Un vieil ennemi resurgissant d'un passé que je pensais enterré et mort en même temps que ma pseudo disparition. Il aurait dû me croire mort et pourtant... Il se tenait là devant moi avec son sourire arrogant et son air supérieur. Il se pencha à mon oreille comme pour me narguer.

"Ne t'avais-je pas promis qu'on se reverrait ? Prépare toi à perdre ce que tu as de plus cher Teach ! Regarde la bien encore une dernière fois parce que je vais te la prendre comme tu m'as pris mon frère. Bouge, respire, parle ou tente quoique ce soit sans ma permission et elle morte ! Compris ?"

Il se recula avec un sourire satisfait sur les lèvres alors que je le fixais d'un regard noir impuissant. Elle était sa prisonnière bien plus que je ne l'étais moi-même. Je jetais un léger regard dans sa direction avant qu'un soldat ne me tourne violemment vers la sortie et me pousse pour me faire avancer. Je pris sur moi pour ne pas riposter, elle était actuellement plus en danger que moi. Je me laissais donc emmener sans broncher sous les yeux apeurés des autres convives. Nous étions les seuls prisonniers, il devait donc y avoir un traître parmi les invités. Ma mâchoire se serra. Si je sortais de ça vivant, je jurais de retrouver ce fils de pute et de lui faire payer très cher sa trahison abjecte.

Une fois sur le bateau, Rebekah fut conduite vers les cales du bateau alors qu'on m'obligeait à rester sur le pont. Mes yeux fixés sur son dos alors qu'elle disparaissait de mon champ de vision petit à petit. Ne laissant plus qu'apercevoir une traînée de cheveux roux puis un morceau d'étoffe bleue avant de disparaître complètement de ma vue. Je baissais alors les yeux sur les planches du pont lorsqu'un violent coup de crosse dans l'estomac me coupa la respiration et me plia en deux. Le vrai jeu commençait pour Rogers. Il allait s'y donner à cœur joie. La crosse de la baïonnette s'écrasa contre mon menton puis ma joue avant de venir me casser le nez. Frappant sans interruption. Je ne desserrais pas la mâchoire souffrant en silence. Jusqu'à ce que la douleur ne devienne insupportable et que je m'évanouisse sur le pont.

Le réveil fut violent et trempé... Je pris une profonde inspiration en même temps que j'ouvrais les yeux. Ma tête me lançait violemment, j'avais à peine la force de la redresser pour regarder autour de moi. Je m'aperçus bien vite que je n'étais plus sur le pont mais attaché pieds et poings liés dans une cellule à fond de cale. Mon regard s'attarda sur Rebekah qui venait d'entrer dans la cellule. Je détournais bien vite les yeux, je ne devais surtout pas montrer que je lui accordais la moindre importance. Rogers allait bien finir par la relâcher si son sort ne m'importait pas. Il s'approcha de la jeune femme et caressa doucement sa joue de la paume de sa main.

"Quel dommage... Un si beau visage ! Je suis sincèrement désolé Milady, ce n'est pas contre vous... Vraiment !"

Je sentis une main m'empoigner les cheveux pour m'obliger à redresser la tête. On voulait me forcer à regarder... Rogers prit son élan et abattit violemment son poing dans le ventre de la jeune femme la faisant plier sous le coup. Je restais immobile, ne lui faisant pas le plaisir de réagir. Il s'approcha de moi et se mit à ma hauteur pour me fixer droit dans les yeux.

"Ce n'est que le début mon cher ami. Je vais prendre un plaisir infini à la tuer juste sous tes yeux. Je veux voir la douleur dans ton regard. Je vais te détruire Teach. T'arracher tout ce à quoi tu tiens. Je vais commencer par elle et ensuite, je m'attaquerais à ton précieux bateau..."

Un sourire vicieux s'étala sur ses lèvres. Comme si sa petite provocation allait agir sur moi. Je le fixais d'un regard neutre tout en haussant les épaules.

"Fais toi plaisir ! Tue la donc ! Tu croyais vraiment que t'allais m'avoir comme ça ?"

Un rire s'échappa de mes lèvres meurtris alors que je le défiais du regard.

"T'es vraiment plus abruti que ce que je pensais Rogers !"


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