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 La Dégoûtée, la Française et l'Armoire pas achetée à Ikéa [Fe]

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Sidonie V. Delaney


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________________________________________ Mer 21 Fév 2018 - 18:10

tu sais parler le castor ?
C'était la toute première fois que mes pieds foulaient le sol Américain. J'en avais rêvé à de nombreuses reprises, m'imaginant parcourir l'Hollywood Boulevard et déchiffrer les noms de stars inscrits sur les étoiles rosées de la Walk of Fame. C'était le paradis du cinéma. Là où tous les grands réalisateurs et acteurs se rendaient pour faire carrière. J'aurai eu ma place dans une ville comme Los Angeles. Mais mon coeur était toujours resté trop attaché à la France. Le plus beau pays du monde. Avec son fromage, ses châteaux, ses fromages, ses montagnes, ses stations de ski, ses fromages, ses pièces de théâtre, son charme, ses baguettes, ses bûches de fromage de chèvre et bien entendu Georges Méliès. Et son camembert.

Mais tout avait été bousculé, balancé sans dessus dessous comme quand je vidais mon carton de vêtements pour retrouver un serre-tête perdu tout au fond. Caroline m'avait envoyé un texto. Un unique message venu tout droit d'une petite bourgade appelée Storybrooke et qui me demandait de la rejoindre. Je n'avais pas eu besoin de réfléchir très longtemps. Je ne m'étais même pas posée de question. Dix minutes après avoir réceptionné son texto, j'avais déjà reservé un vol pour le Maine. Ensuite, j'avais appelé une agence immobilière américaine pour acheter un appartement à Storybrooke. Comme je n'avais rien compris, j'avais raccroché pour appeler cette fois un traducteur et lui demander de s'occuper des démarches à ma place. Quelques minutes plus tard, il m'avait lui rappelé pour me confirmer que j'étais pratiquement propriétaire d'un studio en plein centre ville de Storybrooke, non loin de plusieurs pâtisseries et de boutiques en tout genre. Le traducteur avait fait un bon travail. Avant de partir aux états-unis, je lui signais un chèque sur lequel était inscrit un beau montant qui le fit pâlir et balbutier comme un jeune enfant pas encore très doué pour s'exprimer correctement.

Je débarquais donc à Storybrooke, la bouche en coeur, mes cartons posés en pile à mes pieds et l'esprit encore embrumé par le décalage horaire. À cette heure-ci, j'aurai déjà dû être couchée. Mais mon matelas n'était pas encore arrivé. J'en avais commandé un tout beau, tout neuf, tout américain sur un site de literie avant de prendre mon vol. Ça ne me gênait pas de vivre dans un minuscule appartement sans cachet ni véritable passé. Par contre, je ne pouvais pas me contenter d'un sac de couchage posé à même le sol en "attendant de voir". Il y avait des limites à ne pas dépasser. Il ne manquerait plus que les baguettes et le fromage soient difficiles à trouver et ça serait la goutte d'eau de trop qui ferait sombrer le Titanic.

- Excusez moi.

Avec un sourire et un accent français bien reconnaissable, je me déplaçais d'un pas sur le côté pour faire obstacle à la femme rousse qui marchait droit devant elle sans même m'accueillir avec des muffins comme Bree Van de Kamp. La déception était grande, mais je n'en laissais rien paraître. Les autres femmes au foyer désespérées de cette ville était probablement bien plus sympathiques. J'avais hâte qu'on m'apporte un plat de Mac&Cheese.

- Est-ce que vous savez si tous ces meubles sont posés là pour former un tout artistique ou si ils sont destinés à finir à la déchetterie ? J'aimerai bien me servir mais j'ai peur d'abîmer une représentation de la surconsommation au sein des foyers.

Je me mordis la lèvre, en penchant la tête sur le côté pour observer les chaises, la table, la gazinière et la grande armoire en bois qui étaient déposées au bas de l'immeuble dans lequel j'allais bientôt m'installer. Mes imposantes boucles d'oreilles dorées gigotèrent en suivant le mouvement et je tirais sur un pan de mon écharpe Serdaigle pour protéger mon cou de la fraîcheur du Maine et surtout du courant d'air qui glacé qui s'échappait des portes entrouvertes de l'armoire.

- Oh on dirait qu'il commence à neiger !

Comme si l'hiver blanc d'Amiens m'avait suivi jusqu'ici. Un sourire ravi étira mes lèvres roses, tandis que quelques flocons venaient se poser sur le sol et sur ma chevelure blonde bouclée. Un détail m'amusa. La neige semblait elle aussi venir de l'intérieur du meuble. Si je levais la tête vers le ciel bleu clair, aucun flocons ne volait dans les airs. C'était magique, surréaliste, avec un petit côté Disney. Les états-unis étaient vraiment très doué pour faire le show même dans la rue, ce n'était donc pas un mythe !





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Pour moi chaque heure s'appelle bientôt.
Le mal se change en bien aussitôt qu'Aslan revient, au bruit de son rugissement disparaissent tous les tourments, quand il montre ses dents, l'hiver meurt sur-le-champ, et dès qu'il secoue sa crinière, le printemps renaît sur la terre. Le jour où la chair d'Adam, où les os d'Adam siégeront sur le trône de Cair Paravel, le temps des malheurs cessera complètement.+ ms.palmer

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________________________________________ Mer 21 Fév 2018 - 20:41

Je marchai dans les rues de Storybrooke laissant derrière moi une trainée de classe et un parfum de subtilité. Si j'allais quelque part ? Pf, si vous demandez c'est que vous n'avez pas le plaisir de m'attendre à cet instant. La tête haute, le regard perçant et le pas assuré j'allais vite et je n'avais de temps pour personne en dehors de moi. Et surtout, surtout je n'avais pas le temps pour les touristes et/ou les fans.
Pourtant, une jeune femme (jolie, au demeurant, ainsi que mon œil vif me l'apprit presque instantanément quand elle me barra la route) à l'accent français bien reconnaissable (je ne voudrais pas être cliché mais elle était en plein dans le stéréotype qui veut que les Français ne savent parler anglais qu'avec un accent à couper au couteau [à fromage pour rester dans le thème]) et m'interrompit dans ma sublimité. Parce que les gens se croient vraiment tout permis de nos jours.
Je notai cela dit qu'elle était de Serdaigle. Ce n'était certes pas la maison de Riley mais c'était une maison de Poudlard et c'était presque suffisamment pour me rendre disposée à lui répondre.
Un autre coup d'œil en direction, cette fois, de l'immeuble dont la jeune femme me parlait m'apprit que quelqu'un s'était vraisemblablement trompé de date pour se débarrasser de ses encombrants - qu'il ou elle avait décidément en très grand nombre.
- Si c'est de l'art, alors la personne qui expose n'a pas les mêmes goûts que moi, répondis-je la moue pincée. J'irai même jusqu'à dire que cette personne n'a pas de goût mais ce serait peut-être prétentieux de ma part. Mais si vous voulez mon avis je pense que c'est pour un déménagement ou quelque chose comme ça. Un étourdit qui aura oublié de réceptionner ses biens. Ca ne manque pas de crétins sans cervelle ici, commentai-je en me demandant dans quelle catégorie j'allais pouvoir ranger Miss Accent par la suite.
Pour l'heure, elle était dans cette des touristes ingénues mais mignonne, ce qui aurait pu être un plus mauvais départ. Même si j'appréciais toujours aussi peu qu'on m'importune dans la rue quand je suis occupée à être parfaite. Qui plus est quand les meubles font tomber la neige.
Je plissai le front, perplexe. Mais attention : je le plissais suffisamment pour incarner ma perplexité sans me creuser de rides. N'allez pas croire, je suis une professionnelle !
Le ton émerveillé de la jeune femme m'agaçait. Trop de joie d'un coup, ça ne me réussissait pas encore bien. Mais au moins avait-elle la décence de ne pas trépigner. Car je connaissais une pâtissière (douée, certes, mais là n'est pas la question et vous apprendrez que trop de compliment ça nuit à l'efficacité des gens) qui trépignait à la moindre petite joie, au moindre gramme de bonheur et avait même affiché une pancarte "free hugs" sur sa boutique. Tourist Girl, elle, savait à peu près se tenir.
- Vous n'êtes pas d'ici, affirmai-je. Je veux dire : ça s'entend bien sûr. Vous êtes de France et vous avez même pensé à emporter votre accent dans vos bagages. Ca va plaire à ces messieurs, je pense. Mais si vous étiez d'ici vous sauriez que 1) les meubles qui produisent de la neige ce n'est vraiment pas le plus extraordinairement étrange qu'on sait faire et que 2) c'est probablement une mauvaise idée d'aller voir de plus près.
Je marquai une pause et souris :
- Mais si vous voulez pimenter votre visite dans le Maine c'est probablement l'occasion.
Evidemment que j'étais curieuse. Je comptais simplement sur elle pour faire tout le boulot et, éventuellement, recevoir le coup de griffe de l'ours polaire vers lequel menait ce meuble. Bien que je pensais un peu plus à Narnia, ce film que nous avions vu tellement de fois avec papa et maman. Il y avait si longtemps.

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________________________________________ Dim 11 Mar 2018 - 20:57

tu sais parler le castor ?
Fascinée, j'écoutais avec la plus grande attention cette rousse élégante au port de reine et aux mimiques dignes de l'émotion verte qui personnifiait le Dégoût dans l'inoubliable film d'animation "Vice-Versa" venu tout droit de ce pays à la créativité sans limite. C'était ma première véritable interaction avec une américaine. Un moment inoubliable, que je m'empresserais de noter dès que possible dans mon carnet pour ne jamais l'oublier. Cette femme n'en avait certainement pas conscience, mais elle était ma "première fois". J'en avais les yeux brillants d'une joie émotive qui menaçait de déborder, accompagner d'un sourire éternel sur le point d'exploser par la faute de ce trop plein de bonheur.

- Vous pensez ?

Du bout des doigts, je fis glisser une mèche bouclée derrière mon oreille, les joues devenant rose à sa remarque sur mon accent et l'effet qu'il pouvait avoir sur la gente masculine.

- Je pensais que mon horrible accent ferait rire et fuir n'importe qui. Je ne cherche pas à séduire qui que ce soit pour le moment, il me faudra quand même un peu de temps pour ça, mais c'est bon à savoir. Il fonctionnera aussi sur les femmes, vous pensez ?

Elle n'avait mentionné que les hommes. Ce qui était très bien, mais si je devais prendre un amant pour combler le manque affectif qu'avait laissé ma dernière rupture, je ne serai pas réfractaire aux avances du sexe opposé. Loin de là. Au contraire.

- Comment est-ce que de la neige pourrait être liée à une mauvaise idée ? C'est de la neige ! Le temps le plus parfait qui soit pour célébrer son arrivée sur le sol américain !

Ma nouvelle connaissance n'était pas très excitée par les flocons qui continuaient de s'envoler d'entre les portes entrouvertes de l'armoire. Alors que moi, j'étais plus que ravie. Et curieuse.

-Je suis certaine que c'est un tour de magie très élaboré. J'ai vu sur Youtube qu'il y avait beaucoup d'animations de ce genre et de caméras cachées aux états-unis.

Me penchant très légèrement vers la passante, sur le ton de la confidence et avec un petit sourire mi-amusé, mi-sérieux, je lui chuchotais toute en discrétion:

- Vous ne seriez pas complice d'une émission télé qui s'amuse à piéger les passants ?

Ce qui ne me gênait pas. Je ne me sentais pas comme le dindon de la farce. Ça m'amusait, même. Alors sans hésitation aucune et prise d'une envie d'aventure, malgré ce qui pouvait bien se cacher derrière les épaisses portes en bois épais et vernis, j'entrouvris un peu plus les portes et enfonçais ma tête dans l'armoire, sans me départir de mon sourire. Un courant d'air froid souffla sur mon visage et une douce odeur de pin embaumait à l'intérieur du meuble. Personne ne se jeta sur moi pour tenter de me faire peur. Tout était silencieux.

Alors je fis ce que n'importe qui d'autre aurait fait. J'entrais entièrement dans l'armoire. Elle était assez grande pour ça, et j'étais un petit gabarit. Entourée de manteaux à l'aspect miteux et vintage, je tendis les mains devant moi pour les repousser et chercher le mécanisme projetant de la neige qui devait se trouver vers le fond. Chose plus facile à dire qu'à faire. Plus je m'enfonçais, plus il y avait de flocons qui tournoyaient autour de moi. Et aucun panneau en bois ne venait se poser contre la paume de ma main. Alors je continuais. Une lumière blanche commença à apparaître entre les manteaux, et mes chaussures s'enfonçaient dans une épaisse couche de neige qui grinçait à chacun de mes pas.

Ébahie, je fini par quitter l'armoire étroite pour me retrouver dans un terrain enneigé, entouré d'arbres hauts et donnant sur ce qui ressemblait à un ancien lampadaire, éclairé par la flamme d'une bougie. J'en restais sans voix. La personne qui avait imaginé ce raccourci exceptionnel était le plus merveilleux des artistes ou des architectes !

- Vous saviez que cette armoire donnait sur une clairière ? On a rejoint un parc municipal de Storybrooke ?

Des étoiles pleins les yeux, je me retournais vers l'américaine qui venait d’apparaître à son tour, passant à travers le rideau de manteaux accrochés négligemment aux branches d'arbres dans ce qui devait être une oeuvre particulièrement recherchée. Que ce qu'elle dénonçait ? Que ce qu'elle représentait ? Je n'en avais aucune idée. Mais je n'avais qu'une envie, à ce moment là.

Plongeant une main dans la poche de mon manteau, j'en sorti mon portable que je déverrouillais du bout du pouce, cliquais sur l'application "appareil photo" et commençais à mitrailler les alentours. J'avais tellement hâte de montrer cet endroit à Cara et de voir avec elle si elle était déjà passée par ce passage !




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________________________________________ Dim 11 Mar 2018 - 22:57

Non seulement je pensais mais en plus je pensais que j'avais raison - ce qui m'arrive très souvent, d'ailleurs. Les Françaises faisaient toujours des ravages - si elles étaient jeunes et jolies, cela va sans dire. En un seul sourire assuré, j'avais fait comprendre à cette jeune femme plein de potentiel que, oui, ça ne serait pas trop difficile pour elle de s'amuser un peu dans ce pays. Même si à sa place j'aurais choisi une autre ville pour m'éclater.
Sa question sur le pouvoir de l'accent français sur les femmes m'étonna autant qu'elle m'intrigua. Je l'aimais déjà bien, celle-là. Elle était prometteuse. Bien plus que la plupart des personnes que je croisais tous les jours dans ces rues insipides.
- Il faudrait que les femmes américaines soient profondément dénuées de goût ou sourdes pour ne pas l'apprécier, déclarai-je simplement. Les femmes, c'est une très bonne cible. Plus subtile. Plus élégante. Plus de courbes et moins de poils aussi, ajoutai-je en retenant une grimace à la pensée de ces hommes des cavernes dont la pilosité descendait parfois jusqu'à sur les doigts et tout le long du dos.
Alors que les femmes... Elles étaient douces, laiteuses, toutes en courbes et volupté. Elles auraient pu être ma petite chose à façonner et j'aurais été leur Pygmalionne. Mais ça ne s'était pas fait. Ca ne m'attristait pas spécialement. De toute façon, cette jeune femme aimait trop la neige à mon goût. Il n'y avait que pour le hockey et le patinage artistique que je l'appréciais, pas quand elle sortait des armoires.
Et pourtant, sa joie faisait plaisir à voir. Ca illuminait son joli visage, c'était vraiment du plus bel effet. Dommage que sa naïveté en face autant... Je retins un sourire mesquin. Elle n'était pas au bout de ses peines si elle pensait que c'était "un tour de magie très élaboré". On n'était au cirque mais à Storybrooke. C'était du vrai, du concret, et ça pouvait tout aussi bien se changer en avalanche d'ennuis. YouTube n'avait rien à voir là dedans.
Ni ABC et la Fox, songeai-je quand elle se fut penchée à mon oreille sur le ton de la confidence.
- Croyez bien que j'ai mieux à faire que de piéger les passants, même s'ils sont Français et séduisants, répliquai-je.
Ca ne sembla pas la décevoir. Manifestement, elle était aussi jolie que délirante. Et toute dans sa fable, elle entra dans l'armoire... pour en sortir une bêtise monumentale qui m'aurait presque fait hurler de rire si je ne connaissais pas la définition du mot "contenance". Mais je le connaissais (heureusement) et je l'avais suivie en silence.
Selon ses dires, l'armoire menait vers le parc municipal de Storybrooke. Bah voyons. Pour une rêveuse, elle était bien trop terre à terre. A tous les coups, elle avait vraiment trouvé l'entrée de Narnia. Il allait bien falloir que je m'en occupe aussi puisque maintenant j'étais concernée. Et un peu curieuse, certes.
- Ma chère Mademoiselle, ça, c'est tout sauf le parc municipal de Storybrooke, expliquai-je d'un ton calme, prêtant à peine attention à la multitude de photos qu'elle prenait. Pour l'avoir vu dans ses bons comme ses mauvais jours, je peux vous assurer que notre parc craint vachement plus que ça. Non... Ca, c'est la porte d'entrée de Narnia. Venez, puisque déjà on est là, autant explorer, ajoutai-je d'un ton las (pour l'image que je me dois d'avoir, vous comprenez ?).
J'attrapai sa main libre pour l'entrainer à ma suite. Elle avait suffisamment la tête dans les étoiles pour que je me sente obligée d'être attentive pour nous deux. Et puis ça me faisait toujours ça à penser au lieu de songer à quel point Riley aurait adoré voir ça, comment elle aurait couru droit en avant tandis que Peur se faisait un sang d'encre et que Joie s'émerveillait.
- Je ne voudrais pas vous spoiler, repris-je alors que nous marchions, mais je pense que d'ici quelques temps nous allons croiser, au choix, un faune ou un lion qui parle. Ou alors ce sera un autre animal bavard, mais je mise réellement sur le faune, confiai-je.
Comme pour me donner raison (car j'ai toujours raison, si vous vous rappelez ce dont nous parlions plus tôt) un faune apparut en effet sur notre chemin.
- Et sans surprise, j'ai une fois de plus raison, commentai-je alors que l'humanoïde dévêtu s'approcher de nous. Il a l'air d'humeur pour un selfie, ajoutai-je à l'attention de mon acolyte.

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________________________________________ Jeu 3 Mai 2018 - 12:44

Rejoignez la Société d'Aide à la Libération des Faunes !
Il devenait difficile de voir à cause du kilo de paillettes qui s'était logé dans chacun de mes yeux, émerveillée que j'étais à chaque mot prononcé par l'élégante dame toujours à mes côtés et par la vision de ce monde magique qui semblait si réel. J'avais l'impression d'être à Disneyland Paris, devant le château de la Belle au Bois Dormant, sur le point de rencontrer une Aurore des plus charmantes au sourire éclatant et aux longs cheveux blonds comme les blés. Un savant mélange entre la réalité, la magie, l'imaginaire et le fantasme. La princesse endormie avait toujours été ma favorite. Je m'étais découvert un amour sincère et candide pour ses beaux yeux trop souvent fermés quand j'avais à peine cinq ans. Elle et moi, c'était une histoire qui durait depuis longtemps maintenant.

- Vous avez le monde de Narnia à Storybrooke ? Mais c'est merveilleux ! Et dire que personne n'en parle sur Internet !

Quel dommage pour la ville, ça ramènerait des hordes de touristes ravis jusqu'ici. Pourquoi Disney World et Universal devraient être les seuls à faire du chiffre grâce aux parcs d'attraction ? Ce petit bout de terre inconnu du Maine avait toutes ses chances pour devenir un incontournable des visites touristiques. Les employés jouaient merveilleusement leur rôle et la neige ne m'avait jamais paru aussi réelle, pour des flocons pourtant faux. Je m'étais même laissée tentée par l'envie de tirer le bout de la langue pour en recueillir quelques uns, et ils avaient très bon goût pour des produits très probablement chimiques.

- Monsieur Tumnus ! Oh ! Il ressemble tellement à James McAvoy en plus ! Un sosie a été engagé, vous pensez ?

À moins qu'elle en soit sûre. Elle était bien trop au courant, pour quelqu'un qui passait juste là. Je la soupçonnais de m'avoir embarqué de force dans cet univers enchanteur pour essayer de faire du chiffre d'affaires en plus et, pourquoi pas, attirer le touriste français. Et elle avait eu bien raison. J'avais hâte de rapporter l'expérience à mon cercle de connaissances pour qu'ils viennent au plus vite faire un selfie avec un faune !

- Vous n'avez pas froid, à vous promener dans des bois enneigés torse nu ? Ces pattes de bouc ne sont pas trop inconfortables ? Vous allez nous inviter à prendre le thé chez vous ? Que ce que qu'il y a dans vos paquets, déjà ?

Grand sourire sur les lèvres, portable en mode caméra pour immortaliser ce moment si particulier, je m'approchais du faune à l'air timide qui se protégeait sous un joli parapluie un peu tordu. Mes pieds s'enfonçaient dans l'épaisse couche de neige dans un bruit croustillant qui me donna soudain l'envie de chips. Des dorritos au fromage. Ou des Monster Munch au cheddar. Avec le thé, ça se marierait parfaitement. Sans oublier les sardines à l'huile !

- Je serais plus que ravie de me joindre à vous pour déguster une tasse de thé à la menthe, accompagnée de sardines et de pain grillé !

Me penchant légèrement vers l'acteur au torse exagérément poilu, je lui adressais un sourire complice, agrémenté d'un clin d'oeil pour lui faire comprendre que je connaissais bien l'univers Narnien et que je savais ce qui allait suivre.

- Co-comment....

Le menton orné d'une barbichette rappelant celle d'une chèvre se mit à trembler, suivi des bras, des jambes et même des cornes du Faune qui, dans cet état, n'arrivait même plus à terminer ses phrases. Ses dents claquaient trop fort, si il essayait de s'exprimer à nouveau sans se calmer d'abord, il risquait de se trancher la langue par accident, le pauvre petit.

- Il meurt de froid ! Regardez le ! Il est pâle comme si il venait de sortir d'une projection de Transformers 4 ! Pourquoi ne pas lui avoir déposé sur les épaules un châle ou un tapis Ikéa en peau de mouton, en plus de son écharpe ? Dans Game Of Thrônes, ils en utilisent pour créer les costumes et l'illusion est parfaite !

Posant des yeux désolés sur Tumnus, je me rapprochais encore plus prêt de lui pour tenter de le réchauffer en frottant énergiquement ses épaules velues et surtout glaciales.

- Si jamais vous êtes exploité et que vous souffrez de ces conditions de travail, clignez trois fois des yeux très vite. Je m'empresserais de contacter le Pôle Emploi d'Amiens pour demander à un conseiller comment gérer votre situation.

Je lui avais murmuré ces quelques mots, prête à être sa complice pour le sortir de cette armoire si besoin. Personne ne devrait se balader torse nu et dans un pantalon en fausse fourrure de bouc si il n'en a pas envie.

- Pourriez vous venir me prêter main forte ? J'aurai bien besoin que quelqu'un vienne m'aider à lui frotter le dos.

La dame rousse ne semblait pas pressée de lui sauver la vie en l'empêchant de se transformer en glaçon façon Anna gelée par sa propre soeur dans "Frozen". Peut être qu'elle n'aimait pas cet employé. Ou alors qu'elle avait vécu un traumatisme lié aux cabris. Ce que je pouvais respecter. Mais je commençais à avoir les paumes irritées, à force de passer et repasser sur la fourrure qui parsemait le dos et le torse de Tumnus, toujours aussi tremblant. Qu'elle prenne le relais le temps que je plonge mes mains dans la neige pour les rafraîchir, je ne serai pas contre.





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________________________________________ Jeu 3 Mai 2018 - 22:48

Je me demandais comment la Frenchie ingénue s'était retrouvée à Storybrooke, puisqu'apparemment elle ignorait tout de ses habitants particuliers mais je n'avais pas prévu de demander. Elle s'était peut-être perdue, allez savoir. Quant à moi, je ne me sentais pas spécialement concernée par le secret qu'était la ville en elle-même alors je jouai franc jeu :
- Si internet n'en parle pas, c'est probablement parce qu'internet ne sait pas que Storybrooke existe, commentai-je, factuelle, avec ce soupçon de nonchalance qui faisait toute la différence.
J'aimais énoncer des secrets comme si je parlais de la météo. J'aimais ça encore plus si ça pouvait donner l'impression que, puisque je les jetai par les fenêtres aussi simplement, j'en avais d'encore plus énormes à percer.
Dommage que la demoiselle n'en ait pas conscience.
Je retins un soupir.
Elle n'en avait probablement pas conscience mais, de nous deux, c'était elle la plus délurée.
- Je pense que c'est le vrai, en fait, mais libre à vous de croire que ce vous voulez, répondis-je sans détour, des fois que, cette fois-ci, elle ait enfin le déclic.
J'avais peu d'espoir, mais on ne sait jamais.
Ce qui était bien, en attendant, c'était qu'elle s'occupait de la conversation avec Monsieur Tumnus, ce qui voulait dire que je n'avais pas à la faire. Et il fallait bien avouer que son idée d'un petit thé n'était pas pour me déplaire. Nous ne parlerons cependant pas des sardines parce que ça ne vaut même pas la peine que je vous dise ce que j'en pense. De la part d'une Française, c'était probablement normal. Ils mangent bien des grenouilles !
Ceci étant dit, je n'ai pas prévu d'ouvrir un zoo, alors laissons les grenouilles et concentrons nous sur le faune - et non pas la faune - local qui tremblait. Je tablai sur la peur et Frenchie sur le froid. Bon, soit, c'était un peu pertinent vu le décor, je voulais bien l'admettre.
Mais c'est qu'elle était de toute façon bien partie dans son délire, la miss ! Je n'existai plus pour elle. Et quand on sait à quel point j'aime être le centre de l'attention, c'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. En fait, j'aurais carrément pu partir qu'elle s'en serait pas aperçue avant un bon moment.
Pourtant je restai, peut-être parce qu'elle était jolie et que j'aime les choses choses personnes.
... Et je le regrettai la seconde d'après.
C'est tout moi ça. Trop gentille.
J'arquai un sourcil très haut suite à sa requête.
- Ca, c'est hors de question, déclarai-je sans détour. Jamais de la vie je mets ma vie sur ça, sans vouloir réellement vous offenser, ajoutai-je à l'intention du faune. Personnellement, je crois qu'il aimerait que vous arrêtiez de le tripoter. Moi en tout cas j'aimerais bien parce que ça va finir par devenir malsain et je suis pas sûre de cautionner la zoophilie.
Je fis quelques pas avant de reprendre :
- Et sans vouloir vous offensez, vous, je crois que vous lui faites très peur, à Monsieur Tumnus. Après, moi je suis pas contre un peu de thé parce que c'est vrai qu'on a pas super chaud dans votre bled pourri.
OK, Narnia c'est un peu cool. Mais j'ai une réputation, tout de même !
Je claquai des doigts en direction du faune pour lui faire comprendre que ma patience avait des limites qu'on était sur le point d'atteindre. Il sembla gêné et il avait sans doute raison de l'être : on ne traite pas des invités aussi mal !
- Suivez moi, je connais un endroit, se décida-t-il enfin.
Pas trop tôt ! C'est qu'on avait failli attendre en plus !
Tumnus (notez que ce prénom rime avec lupus, je sais vraiment pas ce que ses parents avaient en tête mais c'était sans doute pas grand chose) nous conduisit jusqu'à une petite chaumière habitée par des castors - ou des taupes, je savais pas trop mais je m'en fichais entièrement.
Le thé fut presque rapidement servi. J'aurais presque pu être positivement surprise.
- Tu vois la Frenchie, c'est comme ça qu'on obtient des trucs sympas, pas en tripotant les gens. J'admets que je lui ai peut-être fait plus que tu ne l'as effrayé mais reconnais que ça valait la peine, commentai-je avant de boire une gorgée de ce qu'on nous avait servi.
Bizarrement, c'était pas mauvais - surtout pour des animaux qui parlent.

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