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٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
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 I come with knives } Bart/Carlisle

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Carlisle L. Evil


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________________________________________ Dim 18 Mar 2018 - 19:51

The great shipwreck of lifes.

Lorsqu’il avait lu l’article dans la presse spécialisée le matin même, Carlisle en avait eue le souffle coupé. De sa carrière, il avait assisté à des coups d’éclats, à de grandes esbroufes, à de véritable élan de culot à l’état brut mais jamais encore il n’avait cru que qui que ce soit n’ai l’audace de le prendre pour cible avec ce genre d’idiotie. Les recherches que menaient Carlisle en régénération cellulaire étaient uniques, ses avancées, sans précédent. Il était à la pointe de toutes les innovations, il était même l’innovateur lui même en la matière, et sa façade légale se bâtissait toute entière sur ces recherches, qui lui valait une certaine renommée dans le monde pharmaceutique et médicale.

Alors que l’on se permette de lui voler ses recherches, qu’on ose les prendre et les publier sous un autre nom… Il fallait avoir un certain culot. Et une véritable envie de mourir.

D’un bond, il s’était précipité vers sa veste, embarquant au passage ses clefs et il était sortie de l’appartement, entendant à peine les bafouillements étouffés d’Antropy depuis la chambre.Si il était une chose à laquelle Carlisle tenait, c’était bien ses recherches. Plus qu’un investissement personnel et une réputation, ces recherches avaient une connotation intime pour lui. Secrète, en un sens. Une seule chose le poussait encore à innover en la matière alors qu’il aurait pu se contenter de maintenir une façade neutre et fade pour le monde extérieur : sa sœur. Toutes ses recherches n’avaient à l’origine qu’un seul et unique but : soulager sa sœur des immondes brûlures qui barraient ses jambes parfaites, lui redonner une apparence parfaite et nacrée, comme elle n’aurait jamais du en être privé. Un soulagement aussi bien esthétique que musculaire, et le spectre de ses recherches s’était même élargie, s’intéressant à un usage plus ‘militaire’ de la chose : la régénération sur plaie ouverte. Une véritable technologie de pointe, due à des années de labeur, de tests, d’acharnement sans aucune commune mesure.

Et Tok Enterprise se permettait tout simplement de lui voler ses recherches.

A peine eut-il démarrer, qu’il eue un rictus. Avait-on seulement la moindre idée de ce qu’ils venaient de faire ? Savait-il seulement ce qu’impliquait de déclarer la guerre à Carlisle Evil ? Le dernier cartel qui avait tenté de le priver de quelque chose, aussi insignifiante qu’est pu être son élève à l’époque, s’était retrouvé réduit à l’état de cendres sur les docks, balayée dès le lendemain, remplacé dans la semaine. Personne ne s’attaquait à Carlisle Evil, à moins d’avoir de quoi négocier. Et en toute honnêteté, si Tok Enterprise pensait avoir de quoi négocier, ils se trompaient lourdement.

En quelques commandes vocales, Carlisle eue le récapitulatif de l’entreprise en format audio, rentrant l’adresse dans son gps dans la foulée. Le siège social ne se trouvait qui plus qu’à quelques kilomètres et Carlisle se demanda franchement si tout ceci n’était pas qu’une vaste blague, mais il n’avait aucune intention de rire. Pas même de retrousser les lèvres en un simple rictus. Celui qui avait publier cet article avait fait une lourde, très lourde connerie. Et il allait bientôt en payer les frais.

Bien plus vite que ne le préconisait les vitesses autorisées, Carlisle se gara en dessous du siège social, un banal immeuble d’acier et de verre, s’engouffrant dans le tambour avant de se plier à la règle des portiques obligatoires dans ce type de grand complexe. Il fut même assez patient et polie pour demander à quel étage il pouvait voir Monsieur Barthélemy Tok, son cher confrère. L’hôtesse le lui indiqua en souriant et Carlisle du prendre les escaliers pour pallier à l’immonde lenteur des ascenseurs dans ce type de bâtiment, arrivant bien assez vite à deuxième étage.

-Monsieur ? l’interpella une jeune femme élégante, qui releva la tête lorsqu’il pénétra dans ce qui faisait office de secrétariat sans doute. Avez-vous rendez vous ? Monsieur Tok ne...

Carlisle ne l’écouta même pas, traversant l’antichambre pour ouvrir à la volée la porte du bureau, allant la faire claquer contre le mur, dans un craquement de mauvaise augure. Derrière lui, la jeune femme étouffa un cri, se relevant derrière son bureau et Carlisle vint aussitôt lui barrer la route.

-Où est-il?! la menaça-t-il, la faisant sursauter dans un cri.

-Je… Je ne sais pas ! Monsieur Tok n’a pas de rendez-v...

-Où est-il?!

Cette fois ce fut un hurlement, et la jeune femme eue une sorte de hoquet, ses yeux se mettant à luire.

-Je ne sais pas ! Il n’est pas ici !

Elle eue une sorte de reniflement, et Carlisle s’approcha encore, venant poser une main sur la surface plate du bureau, réduisant l’espace entre eux comme un prédateur le ferait d’une proie avec laquelle il s’amusait.

-Je veux son adresse personnelle. Immédiatement.

Elle eue l’air d’hésiter, sa lèvre trésautant une fois avant de brusquement se pencher vers son bureau, extirpant de son tiroir un bout de papier sur lequel elle traça des lettres tremblantes. Carlisle lui arracha presque le morceau des mains, ressortant du bureau comme un fantôme alors qu’il l’entendait s’effondrer sur son fauteuil, dans un hoquet emplit de sanglot. Elle eue cependant la présence d’esprit de décrocher son téléphone, quand il eue atteint le bout du couloir. Le temps que la sécurité arrive, il avait déjà redémarrer en trombe.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver l’immeuble en question, se garant à nouveau trop vite avant d’entrer dans l’immeuble sombre. Quelques minutes encore pour atteindre le bon étage, le bon appartement. La sonnerie, neutre et discrète. Innocente. Et enfin, quelques tours dans la serrure.

-Monsieur Tok? demanda-t-il par politesse, attendant un acquiescement de la part de son vis-à-vis.

Autant faire cela dans les règles.

-Je me nomme Carlisle Evil, je suis un associé de votre compagnie. Puis-je entré, s’il vous plait, j’aurais quelques… Précisions à vous demander?

L’homme avait l’air d’un adolescent, un benêt imbécile qui ne tiqua à aucun instant sur les mots employés et Carlisle se demanda s’il s’agissait là de bravoure ou de sombre crétinerie. Ou d’un savant mélange des deux. Il eue cependant la politesse de refermer la porte avant de brusquement lui asséner une gifle magistrale. L’homme tituba en arrière, visiblement prit au dépourvu, et Carlisle le rattrapa rapidement, le tirant par le col pour le plaquer contre le mur le plus proche.

-Il ne me semble pas avoir signer de closes de divulgations lors de notre association, siffla-t-il  contre son visage, le soulevant du sol. Je crois que nous avons un…. Conflit d’intérêt.

La blague aurait pu être drôle. Elle fut cinglante.

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________________________________________ Lun 2 Avr 2018 - 19:21


I come with knives
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La chaîne stéréo, en fond sonore, laissait entendre la neuvième symphonie de Beethoven, une tasse de café fumante et le journal du jour sur la table basse, j'appréciais ce genre de matinée. Elles étaient rares, les jours de repos en général étaient rares. Il y avait toujours une séance photo ou une interview ou un défilé qui m'empêchait de prendre le temps de me poser ainsi. Quelques instants de félicité, l'agréable sensation de ne rien faire. Pouvoir se poser sur mon canapé en écoutant de la bonne musique. Fermer les yeux en savourant un café frais, laisser tous les arômes de cette boisson exploser dans mes papilles gustatives. Outre la musique, l'appartement était silencieux. Arthur était parti tôt pour le travail, j'étais donc seul. Ce genre de situation était devenu rare depuis l'emménagement de mon meilleur ami. Je ne regrettais rien, au contraire, j'aimais sa compagnie. La solitude me pesait plus que je ne voulais bien l'admettre depuis ma rupture avec Soreth.

Toute cette rage que je ressentais à son égard n'était pas passé, j'avais bêtement cru que le temps m'aiderait à oublier mais rien n'avait disparu. Cela me frustrait à un point tel que ma haine envers mon ancien compagnon ne faisait que grandir davantage. Comment un homme pouvait prendre une place aussi importante dans une vie ? Je n'en avais pas la moindre idée. Si je l'avais su, j'aurais sans doute compris comment faire pour me le sortir de la tête. Toute cette rancœur me rendait amer. J'essayais de rester égal à moi même, continuant à me comporter de façon insouciante au travail comme je l'avais toujours fait. Mais au fond de moi tout ça me pesait. Il y avait bien ce nouveau photographe, Newt, qui avait attiré mon attention mais je ne savais pas vraiment si c'était judicieux de l'intégrer à ma vie. Trop de drames l'occupait déjà et je ne savais pas s'il serait capable d'accepter chaque part d'ombre que je pouvais posséder. Soreth en avait été incapable, pourquoi en serait-il autrement avec lui ?

Je poussais un soupir las avant de me saisir du journal du jour posé devant moi. Il fallait que je me change les idées avant que ça ne dérive de trop. Je ne voulais surtout pas repenser aux fantômes de mon passé. Malheureusement, je ne pouvais pas échapper à mes responsabilités ou même oublier qui était mon géniteur lorsque mon nom apparaissait régulièrement dans le journal. Mon héritage empoisonné dont j'avais tenté de me débarrasser plus ou moins. J'en restais l'actionnaire majoritaire, mon nom s'étalait en grand sur la devanture de l'entreprise, j'avais même un bureau au sein de cette grande tour de verre mais je ne prenais aucune décision. Je signais quelques papiers de temps à autre, ceux que personne ne pouvait signer à ma place mais pour le reste, ce n'était pas à moi de gérer. J'avais nommé une personne pour me remplacer. Celle qui avait pris la place de mon père à sa mort. Il semblait exceller à ce poste, je lui avais donc laissé à ma majorité. Je ne voulais pas endosser une responsabilité supplémentaire.

Hors de question que je reprenne le flambeau d'un homme que j'exécrais. Je continuais à retoucher les réguliers bénéfices de l'entreprise mais c'était bien tout ce qui me reliait de près ou de loin à ce monde que j'avais délaissé avec plaisir. Ce monde se rappelait pourtant régulièrement à moi. Comme aujourd'hui dans le journal. Je survolais rapidement l'article sans vraiment m'y intéresser. Encore de nouvelles découvertes pour les scientifiques. De la régénération cellulaire visiblement. De quoi faire avancer la science et la recherche. J'aurais dû être fier que mon nom soit associé à ce genre de chose mais... je n'y arrivais pas. Je ressentais une totale indifférence pour tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à Tok Enterprise. Et j'aurais aimé que cette indifférence soit réciproque malheureusement, j'étais régulièrement contacté par ma secrétaire qui me demandait de me rendre à tel ou tel gala. Pour l'image de la société disait-elle. Il était important de montrer que j'étais au courant et d'accord en apparence avec toutes les décisions qui pouvaient être prises.

Mais c'était bien là que des apparences. Je ne savais absolument pas sur quoi se portait les dernières recherches en cours avant de les lire dans le journal. Ce n'était pas vraiment dérangeant en soi. Du moins, c'était ce que j'avais toujours pensé. Aaron Wells était là pour gérer à ma place et il semblait heureux de le faire. Je ne mêlais pas de ses affaires et il s'arrangeait pour que je ne sois pas impliqué ou dérangé sans arrêt. Il gérait la presse, il s'occupait des autres actionnaires, il ne me demandait pas de prendre des décisions pour l'avenir de l'entreprise. Il était là pour ça après tout. Néanmoins, il restait dans l'ombre. J'étais aux yeux du monde, le PDG et la figure emblématique de la société. J'étais l'héritier. Et dieu seul savait à quel point j'aurais aimé que ce ne soit pas le cas, malheureusement, je n'avais pas mon mot à dire. Même ma grand-mère semblait d'accord avec ça. Je me contentais donc de prendre l'argent et de me taire.

Je redressais la tête du journal, surpris, en entendant la sonnette de la porte d'entrée retentir. Je n'attendais personne pourtant... Peut-être que c'était la voisine ou son colocataire. Après tout, elle avait peut-être besoin de quelque chose. Je me levais donc à regret du canapé et me dirigeais vers l'entrée de l'appartement. Je jetais un coup d’œil à travers le judas avant de froncer les sourcils en y avisant un homme à l'aspect irréprochable. Cheveux impeccablement tirés vers l'arrière, un costume de bonne qualité, un air "noble" sur le visage, j'avais déjà vu cet homme quelque part, j'étais juste incapable de dire où. J'ouvris néanmoins la porte, curieux de savoir ce qu'un tel homme faisait sur le seuil de mon appartement et ce qu'il voulait de moi. Je hochais la tête en réponse à sa question alors qu'il se présentait.

Evil ! J'avais déjà entendu ce nom auparavant, il faisait parti des grandes familles de Storybrooke. Solal avait dû en parler une ou deux fois en évoquant Tempérance. Il souhaitait parler de l'entreprise ? Un associé ? Je ne savais même pas que nous possédions un tel lien. J'étais étonné que le siège l'ait laissé venir jusqu'ici. Il n'aurait jamais dû pouvoir se procurer mon adresse, il n'aurait jamais dû remonter jusqu'à moi. Tout devait rester cantonné au sein de la société. Il aurait de toute manière dû prendre rendez-vous avec Aaron. Je le laissais néanmoins entrer par pure politesse. Le reste s'enchaîna trop rapidement pour que j'ai le temps de dire quoique ce soit. La force de sa main sur sa joue me fit tituber, la surprise m'empêcha de réagir alors qu'il me saisissait par le col pour me plaquer contre le mur.

J'écarquillais les yeux de stupeur, ma joue me chauffant encore après le coup qu'elle venait de prendre. Instinctivement, je posais mes mains sur ses poignets pour tenter de le faire lâcher prise. Je ne comprenais rien à ce qu'il me racontait, quels conflits d'intérêt ? Et pourquoi Arthur n'était jamais là quand j'avais besoin de lui ? Je fronçais les sourcils sans vraiment tenter de me débattre, j'avais la sensation que ce serait pire si je le faisais. J'inspirais profondément avant de plonger mon regard dans le sien. Il semblait... furieux. D'un autre côté... Il ne m'aurait certainement pas collé au mur si il ne l'avait pas été.

"Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez.. Je ne savais même pas que vous étiez un associé de l'entreprise. Je crois que vous avez été très mal renseigné, je ne gère pas les affaires de la société. Si vous avez des réclamations, je vous prierais de vous adresser directement à Aaron Wells. C'est lui le vrai PDG. Moi je ne suis que le nom et le visage."

J'esquissais un petit sourire sarcastique à mon tortionnaire avant de resserrer légèrement ma prise sur ses poignets.

"Maintenant auriez vous l'obligeance de me relâcher en me reposant au sol ? Je vous en serez reconnaissant."

J'essayais tant bien que mal de garder mon calme et de ne pas paniquer mais bordel c'était compliqué ! C'était sérieusement n'importe quoi ! Il se prenait pour qui lui à débarquer chez les gens comme ça ? Pour un stupide conflit d'intérêt ou je ne savais pas quoi en plus. Il allait falloir qu'il apprenne à calmer ses ardeurs ! Peut-être que dans son monde, on traitait ses associés de cette façon mais dans la vie réelle, c'était tout autre. A moins que je ne me trompe totalement.


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________________________________________ Dim 13 Mai 2018 - 16:15

The great shipwreck of lifes.

L’air à la fois brave et terrifié du jeune homme le fit sourire d’un rictus amer, le fixant d’un regard vipérin. Comment avait-on pu nommé un enfant à la tête de cette immense entreprise pharmaceutique qu’était la Tok Enterprise ? C’était ridicule ! Si Carlisle avait su, il n’aurait jamais accepté le moindre partenariat avec ce voleur. Sa main sur son col ne des desserra nullement, s’approchant encore d’avantage de l’avorton qui lui faisait face.

-Il s’avère que je me fiche éperdument à qui incombe la faute. Sachez juste la réparer, ou vous ne serez plus le ‘visage’ de cette entreprise bien longtemps quand j’en aurais fini avec vous.

Son ton était glacé, sec. Aussi sec que le geste qu’il fit, relâchant enfin sa gorge pour lui permettre de respirer, à moitié courbé en deux alors que Carlisle lissait tranquillement sa cravate. Il eue un regard dédaigneux pour le jeune homme, qui finit par relever les yeux vers lui.

-Ce matin, la presse pharmaceutique a dévoilé les résultats de mes avancées biologiques, expliqua-t-il d’un ton très calme, presque neutre. Distant. Ces avancées jouissent d’une close de confidentialité auprès de tous les partenaires que j’ai, y comprit la Tok Enterprise.

Il prit le temps, attendit qu’il se redresse pour s’approcher encore d’un pas.

-Ce qui signifie que votre entreprise a bafoué notre contrat. J’exige réparation. Immédiate.

Le jeune homme eue l’air soufflé, commençant à tenter de trouver une phrase, qu’importe laquelle, pour exprimer la difficulté, sans doute, de sa requête mais Carlisle le coupa immédiatement.

-Vous n’avez pas l’air de saisir. J’exige des réparations immédiates, sans quoi je serais obligé d’impliquer la Cour Pénale dans les affaires de Tok Enterprise, et quelque chose me dit que cela pourrait excessivement vous nuire.

Il attendit encore un instant, finissant par le fusiller du regard.

-Passez vos appels. Trouvez rapidement quelle est la source du problème. Ou je vous garantie que votre journée finira bien plus mal que la mienne.

Son regard passa du visage de son vis à vis à son appartement, signifiant très clairement son intention de ne pas bouger tant qu’il n’aurait pas obtenu ce pourquoi il était venu, et après quelques secondes, il épousseta le canapé, s’y installant avec raideur… Avant de sortir son arme de sa veste. Simplement. Evidement. La posant sur son genoux sans faire le moindre commentaire, l’examinant par instant, dans un savant ballet. Le canon. Le barillet. Le chargeur. Tous les détails de son arme, résonnant en de petit bruits métalliques qui firent sursauter le jeune homme, qui finit par disparaître dans le couloir, repartant vers sa chambre, sans doute pour chercher son téléphone portable.

L’espace d’un instant, Carlisle se dit qu’il devrait peut-être se lever pour le suivre, vérifier qu’il n’allait pas se saisir d’une arme cachée sous son oreiller, mais quelque chose dans la simplicité béate du jeune homme lui souffla que ce petit garçon ne devait pas même être au courant de l’illégalité dans laquelle trempa sa société. En réalité, il soupçonnait même pire : que cet abruti lui ai dit la vérité. Qu’il n’était en réalité que le visage et les mains proprètes d’une entreprise tentaculaire et qu’il n’avait rien à voir avec les activités qu’il présidait pourtant. Un appât, une simple mascarade, une marionnette pas encore accordée. Pathétique.

Rapidement, Carlisle se mit à taper du pieds, exaspéré d’attendre et il finit par se relever, longeant le couloir, son arme en joug. Savait-on jamais que la proie sache mordre… Il eue rapidement sa réponse, lorsque le jeune homme finit par sortir de sa chambre, à l’instant où Carlisle s’en approchait, il eue un cri de surprise et de peur, manquant de peu de relâcher son téléphone, qu’il avait à la main. Carlisle en leva les yeux au ciel, tant c’était pathétique. Il aurait pu s’agir d’une ruse, mais vu la spontanéité de son cri et son air hagard, soit il s’agissait d’un excellent acteur, soit c’était véritablement un benêt.

-Verdict? lança-t-il froidement, sans baisser son arme.

S’en suivit une longue tirade, sorte de litanie de bégaiement, et d’excuses, mêlé à un bombage discret de torse, comme pour affirmer qu’il n’avait en aucun cas peur de lui -ce qui de tout évidence était un vaste mensonge, pour lui avouer qu’il ne parvenait pas à contacter le directeur et qu’il se trouvait donc dans l’incapacité d’accéder à sa requête. Ce qui se trouva être fort fâcheux…

-Cela semble tomber à point nommé, ironisa-t-il, son arme toujours en joug. Habillez vous. Vous allez me mener jusqu’à votre patron et je doute que vous souhaitiez sortir de la sorte.

Sauf si il s’agissait de sa tenue de tous les jours mais Carlisle espérait secrètement que non. Il eue l’air encore plus abasourdi, et Carlisle du insister du regard pour que finalement, il s’exécute, retournant dans sa chambre pendant que Carlisle restait sur le seuil. Il connaissait somme tout assez peu Aaron Wells, ne l’ayant croisé qu’en de rares occasions, mais il lui avait semblé être un partenaire intéressant, certainement pas honnête mais loin d’être suicidaire. Peut-être l’avait-il mal jugé après tout… Il fallut quelques secondes encore, et Carlisle releva un sourcil peu aimable.

-Y allons-nous? fit-il, sèchement, cependant que le jeune homme paraissait ne pas croire à la réalité de cette prise d’otage.

Car il fallait être honnête, il ne s’agissait de rien d’autre. Carlisle allait tout bonnement et tout simplement prendre ce jeune garçon en otage jusqu’à obtenir justice, de préférence de façon civilisée, mais il était tout à fait disposé à user de la manière forte. Sèchement, il rangea son arme dans sa veste, fixant d’un air méprisant le jeune homme.

-Ne croyez pas que je suis incapable de vous abattre en quelques secondes si vous décidez de jouer les héros. Vous allez me mener à Aaron Wells, et si vous tentez la moindre chose pour vous échappez ou si vous tentez de contacter qui que ce soit, je sévirais. Votre téléphone, exigea-t-il, le prenant dans sa paume pour le plonger dans sa propre poche. Je n’ai nullement l’intention de vous faire du mal, vous semblez un peu trop facile à trouver et trop impressionnable pour être à l’origine de cette fuite. Cependant je n’hésiterais pas une seule seconde à vous tirez dessus si vous me mettez dans l’embarras. Suis-je clair?

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________________________________________ Dim 15 Juil 2018 - 16:29


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Evil ne desserra pas sa prise sur ma gorge au contraire, je sentis la pression s'accentuer au point que l'air commença à me manquer. Je suffoquais lentement mais sûrement lorsqu'il me relâcha brusquement. Je portais une main à mon cou pour le masser doucement alors que je reprenais ma respiration plié en deux. Je relevais un regard noir sur l'homme alors qu'il lissait calmement sa cravate. Pour qui se prenait-il ce type ? En quelle langue fallait-il que je lui dise que je ne savais rien et que je ne m'y intéressais pas ? Je me moquais bien de savoir quelle sorte de contrat son entreprise avait passé avec la mienne et inversement. Wells gérait tout ça pour moi et il était ravi de le faire. Mais visiblement cela ne semblait pas convenir à cet homme bafoué. J'inspirais profondément avant de reprendre la parole.

"Je vous l'ai déjà dit, je..."

Mais je n'eus pas le temps de poursuivre qu'il me coupait déjà dans une nouvelle diatribe. Il exigeait des réparations que j'étais incapable de lui donner. Qu'il fasse donc appel à la cour pénale si cela lui chantait, cela ne me ferait pas plus plaisir de voir l'entreprise de mon géniteur tomber pour fraude. Je continuais de fixer Carlisle sans bouger alors qu'il commençait à s'impatienter, m’exhortant à passer des coups de fils. Dans un premier temps, je ne bougeais pas, le fixant s'installer sur mon canapé avant de sursauter légèrement en voyant sortir une arme de sa poche. Je déglutis difficilement en entendant les cliquetis de l'arme qu'il examinait minutieusement.

Je décidais donc de rejoindre ma chambre sans attendre pour y récupérer mon portable et y trouver une sorte de répit. Ce type était taré et ne lâcherait pas tant que je ne lui aurai pas donné satisfaction. Je poussais un profond soupir avant de composer le numéro direct d'Aaron Wells mais je n'obtiens pas de réponse. Je tentais une seconde fois sans plus de conviction. Merde ! Je me passais les miens dans les cheveux en signe de grande réflexion sans vraiment savoir quoi faire. Je n'avais rien pour me défendre ici. Je tournais dans ma chambre comme un lion en cage à la recherche d'une idée avant que des bribes de souvenirs et des conversations me reviennent en tête.

Evil faisait parti des grandes familles de Storybrooke, comme Cassandre ou encore Solal, lorsque nous étions plus jeunes, il y avait eu toutes ces réceptions et ses faux-semblants que j'avais quitté à la mort de Balthazar mais peut-être que Solal avait gardé le contact avec les Evil et saurait le résonner. Je cherchais le numéro de mon ami dans mon répertoire en priant pour qu'il décroche. Ce qu'il fit au bout de deux sonneries à mon plus grand soulagement. La voix de mon ami me réchauffa le cœur et me redonna espoir même s'il était à l'autre bout du monde.

"Hey Bart ! Comment ça va ?"

J'inspirais profondément avant de commencer à chuchoter au téléphone pour que Carlisle n'entende pas et ne sache pas que j'étais en train de le doubler.

"Sol ! Il faut que tu m'aides, j'ai Carlisle Evil dans mon salon, il est armé et visiblement pas content du tout. Mon entreprise a visiblement publié ses recherches sans son accord ou un truc du style, j'ai pas tout compris. J'arrive pas à joindre mon PDG alors je t'appelle, peut-être que tu peux le raisonner ou je sais pas... Vous avez peut-être des affaires en cours ou... Aide moi, je t'en supplie..."

Le désespoir perçait clairement dans ma voix alors que j'entendais la respiration de Solal de l'autre côté du combiné. Que se passait-il dans sa tête à cet instant ? J'entendis un long silence avant que sa voix soudain grave ne claque sèchement dans mon oreille.

"Je m'en charge. Et Bart ? Ne fais rien de stupide."

Puis sans un mot de plus, il raccrocha. Un rire nerveux manqua de m'échapper alors que je laissais mon bras retomber le long de mon corps. Ne rien faire de stupide ? Il était sérieux ? Et qu'est-ce que je faisais de Evil en attendant ? Je lui servais du thé avec des petits gâteaux en lui racontant la pluie et le beau temps ? Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir lui dire ? Je poussais un profond soupir dépité avant de me décider à sortir de ma chambre. Un sursaut et un cri de surprise m'échappèrent, manquant de me faire lâcher mon téléphone lorsque je me retrouvais nez à nez avec Carlisle. Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez lui bordel ? Je pris une profonde inspiration avant d'ouvrir la bouche.

"Je... Je n'ai pas réussi à joindre Aaron Wells, je... je ne sais pas ce qui se passe et je... je ne peux rien faire pour vous. Je suis désolé."

Je baissais le regard mortifié. J'espérais que ça suffirait à ce qu'il me laisse enfin tranquille mais étrangement, je ne me faisais pas trop d'illusions. Son arme toujours pointé sur moi, je perdis tout espoir lorsqu'il m'ordonna de m'habiller pour le conduire jusque chez Aaron. Et s'il n'était pas chez lui ? Je réprimais un rictus narquois alors que le regarde de l'homme se faisait plus insistant, je tournais donc les talons à nouveau et entrais à nouveau dans ma chambre. Mon pantalon de jogging ne lui plaisait donc pas ? Je poussais un soupir avant de sortir un jean, une chemise, un gilet de costume et une veste. Cela serait peut-être plus à son gout. Je m'habillais assez rapidement au vu des circonstance avant de finir par sortir de ma chambre habillé et chaussé.

Je me présentais devant Evil qui haussa un sourcil alors que je hochais la tête en soupirant, j'attrapais mon manteau et mon écharpe que j'enfilais tout en avançant vers la sortie de mon appartement.Ses menaces ne faisaient pas vraiment peur au fond. Qu'il m'abatte si cela lui chantait, je n'avais rien à perdre sauf ma vie. Ce serait lui le plus perdant puisqu'il ne trouverait aucune forme d'arrangement. Je lui remis mon téléphone sans un mot de plus et hochais lentement la tête en signe d'assentiment suite à sa question. Je laissais Carlisle passer devant alors que je fermais la porte à clé derrière moi avant de me tourner vers lui.

"Vous savez... Si vous me tuez vous n'obtiendrais rien de plus que ma mort. Cela ne vous rendra pas vos recherches."

Je poussais un léger soupir avant de rejoindre l'ascenseur, la descente ne fut pas très longue jusqu'à l'extérieur de l'immeuble. Là, un homme nous y attendait, il avait une tête de garde du corps mal dégrossi. J'haussais un sourcil intrigué en le voyant avancer vers nous, il nous salua d'un signe de tête poli comme si c'était nous qu'il attendait.

"Monsieur Evil ? Je suis ici de la part de Monsieur Dorado, il souhaiterait vous parler."

Je poussais un profond soupir de soulagement, Solal avait agi, je ne savais pas si c'était pour me sauver et s'il s'agissait réellement de mon ami ou de son père mais je me sentais soudainement plus léger. Le portable de l'homme sonna, il décrocha et le tendit à Carlisle.

"C'est lui."

Mon regard passait d'un homme à l'autre en s'arrêtant de temps à autre sur le portable tendu. Allait-il s'en saisir ? Ou laisser la situation s'envenimer. Il finit par le prendre et je me concentrais sur la voix de Solal à l'autre bout du fil.

"Bonjour Carlisle, quelle drôle de façon de prendre des nouvelles n'est-ce pas ?"

Je crus percevoir une note d'humour dans la voix de mon ami qui me fit lever les yeux au ciel. Comme si c'était le moment franchement.

"Relâchez Barthélémy, il ne sait rien du tout. Aaron Wells travaille pour moi ou du moins travaillait, j'ai comme l'impression qu'il m'a doublé. Je peux vous assurez que cela ne restera pas impuni, je prends le prochain avion pour régler ce petit soucis. Bien évidemment, si vous souhaitez retrouver Wells vous même, je ne vous empêcherais pas mais laissez Tok en dehors de ça. Il est préférable qu'il reste dans l'ignorance de certaines choses."

Je fixais le téléphone avec un mélange de colère et d'incompréhension. Mais de quoi parlait-il à la fin ? Et comment ça, il était préférable que je reste à l'écart ? Certainement pas. Maintenant que j'étais impliqué, je voulais savoir le fin mot de l'histoire. Mais de toute manière, je n'aurais peut-être pas le choix. Tout dépendrait de ce que Evil allait répondre ou non. Cette journée tournait au calvaire et je ne pouvais rien faire pour changer les choses.

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