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 Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104}

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Phoebus Light


« Y'a pas de saucisses ! »


Phoebus Light


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Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104} - Page 3 _


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________________________________________ Mer 30 Jan 2019 - 18:16



Tick tock, goes the clock,
and all the years they fly...


Il n'avait eu le temps que de croiser son regard avant que le décor ne change – encore. Il cligna des yeux, indécis, avant de faire les pas qui le séparait encore de Nora. Il lui jeta un coup d'oeil intrigué, avant de se concentrer de nouveau sur le paysage. De la verdure rendait l'atmosphère agréable, mais le ciel était sombre. L'orage proche, sans doute. Il afficha une moue, tandis que sa tête se tournait en direction de la montagne. Il la connaissait bien.

« On est chez moi... » murmura la jeune femme à ses côtés.

Lentement, il attrapa sa main dans la sienne et elle n'émit aucune opposition. Elle semblait encore perturbée parce qu'elle avait pu voir avant qu'ils ne se retrouvent. Il n'allait pas poser de questions. Elle en parlerait si elle le souhaitait.

« Tu... vas bien ? »

Il observait la montagne où il avait pu rencontrer Emin par le passé tout en hochant lentement la tête. Bien évidemment, la rencontre qu'il avait pu faire le chamboulait toujours. Ce n'était pas quelque chose auquel il aurait pu se préparer. Il afficha un léger sourire malgré tout, ne voulant pas l'embêter de ses histoires qui ne concernaient que lui.

« Et toi ? » l'interrogea-t-il à son tour, d'un ton assez anxieux.

Elle se contenta de lui répondre de la même façon. Il espérait qu'elle ne le faisait pas juste pour lui faire plaisir. Il était plus inquiet de savoir comment elle se portait que de ses propres soucis.

« On devrait bouger. » prononça-t-il finalement, dérangé par la météo peu rassurante. « Une préférence sur la direction à prendre, mademoiselle ? »

Il adoptait une voix aussi légère et détendue que possible. Apollon avait personnellement la sienne, évidemment, mais il n'allait pas imposer ses envies et ses curiosités. Elle regarda autour d'eux à son tour, avant de fixer son regard sur la montagne dont lui-même peinait à se détacher.

« Je ne sais pas pourquoi on nous a fait venir ici, mais... »

Oui. Lui aussi pensait qu'il devait bien y avoir une raison. Ce n'était pas un lieu anodin.

« Je venais souvent ici. On y est venu ensemble... » poursuivit-elle en lui adressant un coup d'oeil. « Tu crois qu'il est là ? »

« C'est possible. » répondit-il dans un murmure. « Tout se mélange ici... Autant aller vérifier, non ? Tu en penses quoi ? »

Il se posait la question depuis le moment où il avait reconnu l'endroit. Il restait cependant hésitant, il préférait ne pas se faire de faux espoirs.

« Je dois avouer que ça me ferait pas de mal de le revoir. »

Il avait ajouté cette remarque dans un léger rire. L'Oracle lui manquait. Ce n'était pas un secret. Il avait eu et avait toujours à ses yeux une connexion particulière avec cet être, même si il n'existait plus, du moins... Il en avait vu la fin. Il secoua la tête à ce souvenir. C'était la seule occasion qu'il aurait sans doute, et puis avec un peu de chances il pourrait toujours en apprendre plus sur son propre rôle dans tout ça.

Le chemin de terre les menant à la caverne n'était pas très long. Le dieu avait débuté la marche, entraînant la jeune femme avec lui. Ça lui rappelait forcément des souvenirs d'être ici, à elle comme à lui.

« Je ne comprends pas ce qui nous arrive. » laissa-t-elle échapper pour briser le silence. « Diane m'a parlé d'un Titan qui serait derrière tout ça. Chronos. Mais il n'y a pas de Titan qui porte ce nom... »

Elle employait le ton de la confession. Elle avait dû interrogé Artémis à ce sujet sans avoir les réponses qu'elle espérait. Est-ce qu'elle pensait qu'il pourrait les lui donner ? Il se crispa légèrement, tout en la regardant de côté sans pour autant s'arrêter.

« Tu penses qu'on est endormi ? Qu'on n'est pas réellement ici ? »

Il se pinça les lèvres, indécis. Il s'interrogeait rarement à son sujet. A la manière dont elle s'acclimatait à eux, à Olympe, à Storybrooke. Elle lui paraissait perdue à cet instant et il s'en voulait de ne pas l'avoir guidé davantage. C'était une de ses fonctions pourtant, non ? Il l'avait laissé trop seule. Ce n'était pas étonnant qu'elle se pose tant de questions.

« Je suppose que c'est normal. Ce n'est pas un Titan comme les autres. » finit-il par répondre, comme si ce n'était rien d'important, avant de poursuivre : « Je dirais qu'on dort mais pas... normalement ? Ce n'est pas vraiment chez toi, ici. Comme ce n'était pas réellement Storybrooke tout à l'heure. Mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas réel. »

Il serra davantage sa main tout en esquissant une moue embêtée. Ce n'était pas vraiment très clair, ce qu'il racontait, il en était conscient. Il ne pouvait pas vraiment dire mieux pour autant. Tout se croisait ici et c'était bien plus complexe que ça en avait l'air.

« Comment ça ? » lâcha-t-elle brusquement. « Pourquoi il serait différent ? Je viens d'ici. Je connais tous les Titans. »[/color]

Il se mordit l'intérieur de la joue en constatant sa ténacité. Il aurait dû s'y préparer. Il savait pourtant à quel point les membres de cette famille pouvaient être têtus, il était certainement le pire d'entre tous. Elle le lâcha à cet instant, accélérant le pas tandis qu'il faisait de même pour la rattraper.

« Je ne comprends pas pourquoi tu agis comme ça avec moi. »

Il sentait l'énervement et l'irritation dans sa voix, et cela lui serra le cœur. Il redoutait constamment que ça en arrive là. Les reproches, la frustration, la colère. Il n'aimait pas ça, mais il se devait de le gérer comme le reste.

« Un homme avec des sabots débarque de nulle part et me dit que je dois trouver une fille, sans me donner la moindre explication. Avant ça Diane me parle d'un Titan que je ne connais pas et que selon elle je devrais connaître. Et là maintenant c'est à ton tour de me prendre pour... une idiote ! »

Elle articulait chaque syllabe avec hargne. Il ne pouvait que la comprendre. Ils ne cessaient d'être utilisés de tous les côtés sans savoir dans quel but et ce n'était pas aisé à supporter.

« Pourquoi vous n'agissez pas simplement au lieu de vouloir toujours tout compliquer ?! »

C'est vrai... Pourquoi ?

Il soupira et secoua la tête, laissant sa culpabilité de côté pour la dépasser en quelques pas.

« Sinmora... » l'appela-t-il tout en se plaçant devant elle pour chercher à la faire s'arrêter.

L'objectif fut atteint. Elle se stoppa et se mordit les lèvres tandis qu'il plantait ses yeux dans les siens qu'elle baissa bien vite vers le sol. Il pouvait sentir qu'elle cherchait à se calmer d'elle-même. Il ne lui reprochait rien en tout cas.

« Tu n'es pas une idiote. Jamais je ne me permettrai de penser ça de toi. »

C'était le premier point à éclaircir à ses yeux. Il n'avait pas envie qu'elle se fasse des idées. Il la voyait comme une égale. Il les voyait tous comme des égaux. Ce n'était pas pour autant que ça simplifiait les choses, en effet. Au contraire. Si il pouvait faire autrement, il le ferait, c'était simplement...

« Je suis désolé si c'est l'impression que je t'ai donné. » continua le dieu en coupant le fil de ses propres réflexions. « C'est compliqué. C'est toujours compliqué, dans notre famille. Ça l'était même dès notre naissance... Si on nous a effacé nos souvenirs après tout, il y a forcément une raison. »

Il passa nerveusement une main dans sa nuque, baissant un instant les yeux. Il s'en voulait tellement de la mettre dans cet état. Il savait que ce n'était pas que lui, que c'était un tout qui commençait à peser trop lourd, mais il n'aimait pas l'idée de faire partie des causes de sa contrariété.

[color=#339999]« Personne ne sait ou ne connaît tout. On peut le penser évidemment, on peut s'imaginer avoir toutes les cartes en main, mais ce n'est jamais le cas. Des choses m'échappent aussi. Des choses nous échappent à tous. Peut-être... Peut-être qu'aujourd'hui, le but c'est de finir par tout comprendre. J'en sais rien. »

Il fronça les sourcils à cette propre réflexion. C'était une supposition qu'il se faisait depuis le départ de cette expédition étrange. La levée de certains mystères auraient forcément lieu. C'était souvent le cas. Et il se demandait, encore et toujours, si ils étaient vraiment prêts pour ça.

« Je ne peux pas t'aider concernant l'homme avec les sabots. J'ai pas de copain centaures donc je vois pas ce que ça peut vouloir dire... » ajouta-t-il en souriant légèrement, comme si il espérait que cela pourrait la détendre. « Mais pour le reste, je peux juste te demander de me faire confiance. Tu sais comme nous tous que le Temps... le Temps est plein de mystères. Chronos est l'un d'eux. On ignore encore beaucoup à son sujet mais je pense qu'ensemble, on pourrait... les mettre en lumière. »

Il n'était même pas particulièrement fier de cette tournure de phrase. Quoi que. Un peu, quand même. C'était facile aussi, Apollon et les allusions à la lumière. Il

« Tu m'en veux ? » questionna-t-il alors, sa tête se pencha légèrement.

Il comprendrait que ce soit le cas. Ce serait naturel. Mais elle leva simplement délicatement les yeux vers lui et les plissa, lui créant une légère angoisse avec ce suspens insoutenable, avant de soupirer et de détourner la tête.

« Non... »

Ce n'était qu'un soupir à peine distinct. Il en fut rassuré même si... ça manquait de conviction. Elle ne devait pas être sûre elle-même. Ce n'était pas grave.

« Avant que je vienne, il était là. » ajouta Nora après un instant d'hésitation. « Ce Chronos. Il était là face à Hyperion, Cassandre et les gens endormis... et il a dit quelque chose. »

Apollon l'écoutait avec attention, sa curiosité réveillé par cette information. Elle lui donna l'impression de réfléchir quelques secondes, certainement pour se remémorer l'instant avec exactitude, avant de poursuivre :

« Il a dit à Hyperion qu'il avait réussi à me ramener. Que j'étais la seule qu'il avait réussi à ramener. Je ne sais pas pourquoi. Mais Cassandre lui a posé une question. Elle lui a demandé pourquoi il l'a ramené elle. »

Il devait y avoir une raison. Il y avait forcément une raison. Autant pour Cassandre que pour Nora... Il y avait un lien. C'était une évidence.

« Il ne voulait surement pas qu'elle soit ici avec nous. Peut-être qu'elle aurait pu nous aider. Ou... je ne sais pas. Si ça se trouve lui aussi a pu en ramener qu'une. Et il a choisi Cassandre. »

Cassandre lui manquait. Il ne pouvait pas le nier, il ne pouvait pas le cacher. Tout comme l'absence d'Artémis, qui se trouvait il ne savait où quelque part par ici, lui pesait également. Pour autant, il n'aurait pas voulu qu'elle soit là à leurs côtés non plus. Il ne voulait pas qu'elle se mette en danger. Il préférait la savoir... en sécurité ? Même s'il ignorait après tout si elle l'était vraiment. Sans doute aurait-elle pu les aider, oui. Certainement, même. Elle savait tellement de choses.

« Il a aussi parlé des heures. Il cherchait quelque chose à différents moments de la journée et il prétendait pouvoir le trouver qu'à la toute dernière lueur du jour. » énonça-t-elle ensuite. « Le Seigneur Hyperion lui a dit qu'il pourrait la trouver à cette heure là. Mais Cassandre a dit que non. Et... enfin je crois qu'il tente de ramener quelqu'un. Quelqu'un qui serait ici, à la Douzième Heure. C'était confus, car il parlait de chercher une réponse et en même temps j'avais l'impression qu'il parlait d'une personne. »

Apollon passa une main dans ses cheveux, en proie aux doutes face à ce dernier partage. Bien entendu que les Heures étaient importantes et que chacune avait une signification.

« L'un n'empêche pas l'autre. La réponse peut être une personne. » supposa-t-il dans un haussement d'épaules. « Qu'Hyperion et Cassandre ne partagent pas le même avis, ça c'est plus rare, par contre. »

Il émit un léger rire qui se perdit dans l'air. Faire de l'humour dans un tel moment n'était certainement pas indiqué, mais il tentait toujours le coup. Et c'était après tout un fait. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir... ou ne pas avoir là-bas ?

« J'imagine qu'on va devoir vérifier par nous-même... » énonça-t-il avec un léger regain d'assurance.

« Viendras-tu ? »

Il tourna vivement la tête alors que cette voix venait de s'élever non loin. Ses yeux grands ouverts, il examina le décor autour d'eux. Personne. Pourtant, il aurait parié qu'il l'avait entendu... Il jeta un coup d'oeil à Nora. Elle n'avait pas d'air étonné, pas de surprise sur son visage. Elle ne l'avait pas entendu. Il fronça les sourcils un instant, avant de tendre de nouveau sa main vers elle, lui laissant le choix de l'attraper ou d'avancer seule. L'appel venait de la grotte, qu'il désigna d'un geste bref de la tête.

Elle l'attrapa sans attendre et garda la silence le temps qu'ils poursuivent leur route. Il marqua un temps d'hésitation à l'entrée, avant qu'ils ne pénètrent tous les deux dans la caverne. Le décor était semblable à la dernière fois. Un espace spacieux, rocheux, presque à l'ambiance mystique. Des stalactites décoraient la surface au-dessus de leur tête.

« L'éphémère est le papillon ne sont qu'un. »

Il frissonna en reconnaissant la voix d'Emin. Pourtant, il n'était pas présent. Pas une seule trace de lui n'était visible. Il avait eu raison de ne pas trop espérer. Son cœur se mit à battre un peu plus rapidement malgré tout. Le contact n'avait après tout pas besoin d'être visiuel.

« Il est toujours là. En quelques sortes. » soupira-t-il en continuant de tourner la tête de tous les côtés.

Nora le regardait avec cet air interrogateur. Elle n'avait rien entendu non plus, cette fois ? Il lui offrit un bref sourire, tout en serrant davantage sa main dans la sienne.

« L'éphémère et le papillon ne sont qu'un. » répéta-t-il, songeur. « C'est important. C'est forcément important. »

Ca l'était, la dernière fois. Tout lui revenait comme sous formes de vagues dans ses pensées. La fois où il avait rencontré et vu le dernier soupir de l'Oracle à cet endroit. Quand il avait apprit son prénom, quand il lui avait montré Gaïa, Hyperion, l'Arbre Monde... Tant de choses qu'il ne comprenait toujours pas. Et cette phrase. Cette phrase prononcé par Hyperion à Aphrodite, et par Emin lui-même. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien vouloir dire ?

« Ça ne te dit rien, n'est-ce pas ? Tu ne l'entends pas ? »

Elle secoua la tête de gauche à droite, confirmant ce qu'il s'imaginait. Il était à la fois déçu qu'elle ne le puisse pas, et enjoué à l'idée d'être le seul. C'était sans doute l'une de ses nouvelles particularités. Bien que ça ne l'aidait absolument pas à comprendre ce qui se passait.

« Plus de morts. » entendit-il alors résonner, reconnaissant sans mal la voix d'Elliot.

Il tourna la tête, mais rien. Il ne s'agissait que de sons. Que de vestiges de scènes... passées ? Ou futures ? Il avait du mal à le définir. Il ne pouvait savoir à quel moment du Temps ce qu'il percevait se passait. C'était la première fois... La première fois qu'il ressentait ça. Comme une sorte de voyage temporel d'un autre genre. Il entendait le Temps.

« Plus de peine, plus de chagrin, plus de larmes, juste la vie comme elle devrait être avec ceux qu'on aime, ceux qui nous sont chers. »

Chronos. Il n'aurait pas pu confondre cette voix avec une autre. A qui avait-il dit cela ? Pour quelles raisons ? Dans quel but ? Il pencha davantage sa tête, comme pour se concentrer sur ses mots qui lui venaient.

« Vous n'êtes qu'un gamin capricieux, Surt. »

Hypérion. Il s'agissait d'Hypérion, cette fois. Il ferma les yeux un instant, tentant de faire le tri dans ce qui venait de se produire. Ce n'était que dans sa tête. C'était juste... étonnant. Etrange. Grisant. Il se sentait rempli d'adrénaline et de questions, presque comme dans une sorte de transe. Nora le prenait-elle pour un fou, maintenant ? Ce n'était pas vraiment le terme approprié. Jeune Oracle, ça sonnait bien mieux. Cassandre lui avait bien dit que ses pouvoirs étaient plus grands ici.

« On peut encore changer ça... » murmura-t-il, sans plus rien percevoir, en se mordant les lèvres.

Le pouvait-il vraiment ? Lui qui n'arrêtait pas de dire que tout était écrit, il lui semblait que certaines ne pourraient pas être changées si aisément. Il devait juste trouver comment.


Comme en réponse à cette demande imprononcée, ses yeux changèrent pour n'afficher plus qu'un blanc opaque et brumeux. Il se sentit ailleurs, soudainement, sans plus aucun contrôle sur son corps. Seul son esprit vagabondait. Il avait la sensation d'encore tenir la main de Nora, mais c'était une impression lointaine qui n'avait plus d'emprise sur lui. Il n'était plus dans la grotte. Il n'était plus à Vigrid.

« Viendras-tu ? »

Encore cette simple question qui le fit trembler. Où ? Pourquoi ? Quand ?

La colline se profila devant lui. Il savait qu'il s'agissait de la Grande Vallée. Il l'avait déjà vu. Elliot était présent, debout et lui tournant le dos, regardant face à lui. Immédiatement, Apollon reconnut également le guerrier Surt à ses côtés, dont la tenue était assez distincte pour que le doute ne soit pas possible. Ils étaient tous les deux en train d'observer... ce qui se trouvait au-delà de la colline. Cet endroit où l'on pouvait connaître toute la Vérité.

Une présence se fit sentir derrière Apollon, qui se retourna instinctivement. La stature de Chronos était proche de lui, mais il n'était pas effrayé. Il n'était qu'un spectateur de cette scène. Elle ne s'était pas encore produite. C'était là que le changement aurait lieu ? C'était là que tout se déciderait ?

« Nous ne sommes qu'Ombres et Poussières. » prononça Elliot.

Tournant le dos à Chronos, Apollon se concentra de nouveau sur les deux autres protagonistes. Si Surt n'avait pas bougé, le jeune dieu s'était retourné dans sa direction – ou plutôt dans celle de Chronos. Une larme coulait le long de sa joue. Qu'avait-il vu ? Que savait-il à présent ? Qu'est-ce qui s'était passé pour qu'il se trouve ici ? Pourquoi est-ce qu'il l'avait désiré ? Trop d'interrogations se bousculaient.

« L'éphémère et le papillon ne sont qu'un. »

Ses mots résonnèrent à nouveau à ses oreilles, comme si Emin le lui confiant encore une fois. Ils étaient importants. Ils étaient forcément importants.

Tout changea en un battement de cils.
Plus de Grande Vallée. Plus même de grotte. Il fit prit d'un haut le cœur en reprenant pied avec la réalité, clignant des yeux de manière frénétique avant de réussir à discerner le paysage dans lequel il se trouvait à présent. Nora était à ses côtés, toujours, mais ce n'était pas la seule. Après avoir réussi à deviner qu'il s'agissait plus ou moins d'une reproduction de Coney Island, la première chose qui le frappa fut les émotions brutales que sa jumelle était en train de traverser. Il vérifia en une seconde qu'Hermès, Daemon et Elliot étaient également présents, mais ne chercha pas à s'inquiéter de leurs états. Diane. Diane allait mal. Les interrogations, les mystères, le reste attendrait. C'était elle sa priorité.
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________________________________________ Jeu 31 Jan 2019 - 13:15



Tu passeras de zéro à Héros
si tu ne résumes pas ta vie
aux difficultés,
mais aux possibilités.




    On s'était retrouvé en plein coeur d'une fête foraine avec autour de nous des gens qui courraient dans tous le sens. Certains tentaient de fuir. D'autres essayaient simplement de trouver une cachette à l'abri de cette chose composé de fumée noire qui tentait de les atteindre, de les toucher, de les faire tomber en poussière. Qu'est ce qui se passait sous nos yeux ? Où est ce qu'on avait encore une fois atteris ? Je tournais la tête vers Apollon, tandis qu'on pouvait voir au loin un membre du groupe qu'on avait vue précédemment. Je ne me rappelais plus de son nom, mais il était un sorcier.

    A un autre endroit, se trouvait Diane, avec Elliot à proximité. Il tentait surement de l'aider, vue qu'elle n'avait pas l'air d'aller bien. Je lâchais la main d'Apollon pour qu'il puisse se rendre rapidement auprès de sa soeur, et je tentais de comprendre ce qui se passait. La chose volumineuse et noire semblait être le grand méchant. Je n'avais aucune arme à proximité et je ne voyais pas comment le combattre. Quoi qu'il en soit, il avait peut-être mis Diane à terre, vue qu'elle semblait être celle du groupe qui allait le moins bien.

    J'allais tenter de trouver une solution quand je vis le monstre venir dans ma direction. Il allait plutôt vite et je ne me voyais pas fuir. Mais en même temps, je n'allais pas l'attaquer avec mes poings. Du coup, j'avais fait la chose qui me semblait la plus logique, et quand il fondit sur moi, je me penchais d'un geste brusque, fermant les yeux. Je ne voulais pas tomber en poussière comme les autres. Quand je me relevais, la chose avait déjà attaqué quelqu'un d'autre, mais il n'allait pas tarder à revenir à la charge.

    « T'inquiètes, je ferais bouclier si jamais elle revient ! » s'exclama Elliot qui venait d'apparaître devant moi, les bras tendus et... ben faisant bouclier.

    « Elliot... ! » laissais-je échapper.

    J'étais heureuse de le voir et de voir qu'il allait bien.

    « Ce n'est pas la solution. » lui dis-je en me mettant à côté de lui.

    Si cette chose nous attaquait, c'était pas lui qui devrait y passer. Et si j'avais le choix, ça ne serait pas moi non plus. Ni personne d'ailleurs.

    « Tu sais ce que c'est ? » ajoutais-je.

    « Aucune idée, mais c'est très très méchant ! » répondit-il.

    « Diane va bien ? » demandais-je en jetant un oeil vers elle au loin et en voyant qu'Apollon prenait soin d'elle.

    « Je l'espère. » dit-il sans détacher son regard de la bébête. « Elle a l'air d'être en lien avec le Sable Noir. Je ne vois pas comment on peut la déquiller. »

    Je ne voyais pas non plus. La seule personne qui maitrisais le Sable Noir à ma connaissance, c'était Elliot. Et si il ne savait pas quoi faire, j'ignorais ce qu'on pouvait faire.

    « Tu pourrais faire apparaître un bâton ou des épées ? »

    « Ca ne servirait à rien. Les armes passent au travers. »

    Ok. On ne pouvait du coup pas l'attaquer à main nue ni avec une arme. Il restait quoi comme solution ? Tout autour de nous, c'était un parc d'attraction. Je ne voyais rien qui pourrait nous aider. On devait faire quoi ? Laisser cette chose nous tuer ?

    « Je ne sais pas quoi faire, Elliot. » lui dis-je, limite paniquée.

    « Mais moi non plus ! Arrête de me mettre la pression comme ça ! » paniqua t'il à son tour.

    « Inutile de te montrer agressif avec moi... » laissais-je échapper contrariée, tandis que je vis la forme noire au loin venir une nouvelle fois vers nous.

    Elle nous avait prise pour cible. Je tentais de me mettre à côté d'Elliot, réfléchissant à un moyen d'attirer l'attention de la chose sur moi et non sur Elliot. Ca lui laisserait le temps de trouver une solution pour sauver les autres.

    « Mais qu'est ce que tu fou ?! » s'écria t'il en me prenant d'un geste brusque le bras et en m'attirant derrière lui.

    Je failli tomber à la renverse, mais heureusement que j'avais un bon équilibre. J'allais protester, mais il était trop tard. La chose fondit sur nous. Elliot fit volte face et leva les bras dans la direction de la fumée noire. Je ne fermais pas les yeux en plein combat, mais je n'avais pas spécialement envie de voir notre fin arriver de cette manière. Quand je les ouvris, au bout de quelques secondes, la chose était toujours là, à un mètre de nous, et Elliot avait toujours les bras levés. A croire qu'elle s'était stoppée net.

    « Tu... tu fais... quoi ? » bégayais-je.

    Elliot fixait la créature, sans ciller, le souffle saccadé.

    « Je... je ne... sais pas. » bégaya t'il à son tour. « Mais je ne pense pas qu'il faut que je baisse les mains. »

    Ses mains tremblaient.

    « Tu veux que je te remplace ? »

    « Tu peux arrêter de dire des conneries ? »

    Je ne répondis pas. Après tout, c'était peut être lui qui la stoppait et pas simplement ses mains. Je préférais rester silencieuse. Elliot bougea délicatement une de ses mains vers la gauche. La créature suivi sa main. Qu'est ce qu'il faisait ?

    « Quand je tremblais, elle tremblait. Si je bouge la main... elle me suit. » dit-il terrorisé.

    Ca voulait dire quoi ça ?

    « Tu as créé cette chose ? » laissais-je échapper.

    « Pourquoi on m'accuse toujours ? » dit-il en laissant retomber ses mains et en me fixant.

    Je le regardais sans ciller. Il venait de faire quoi là ? On était encore vivant ? Je tournais délicatement la tête vers la créature qui n'avait pas bougé, tandis qu'Elliot remettait rapidement ses mains en place. Puis, il s'amusa à les descendre et à les remettre. Mais la créature ne bougeait toujours pas.

    « Pourquoi... pourquoi elle ne bouge pas ? »

    « Euh... disparais ! » dit-il.

    C'était bien tenté, mais ça ne semblait pas marcher. Il posa son index sur son menton, en faisant mine de réfléchir. J'aurai pas du. Je le savais. Mais je n'avais pas pu m'empêcher de remarquer à ce moment là qu'Elliot était vêtu en cowboy. Ca lui allait comme un gant. J'avais la sensation d'avoir un John Wayne jeune face à moi. J'avais un mal fou à me concentrer sur ma tâche et à faire face à cette menace. Je secouais la tête de gauche à droite, afin de me sortir Elliot de mon esprit. Il fallait reveir sur la créature. Cette chose immensément dangereuse qui ne portait pas d'insigne de Sheriff, ni un chapeau de cowboy.

    « Elle t'écoute, mais elle ne t'obéis pas. Enfin... elle s'arrête, mais ne pars pas. »

    « Peut-être parce qu'elle est chez elle ? Peut-être parce que c'est à nous de partir et pas l'inverse. »

    Il réfléchit, mais il ne semblait pas totalement convaincu par ce qu'il disait.

    « On part d'ici comment ? » demandais-je à Elliot qui ne devait pas en savoir plus que moi sur la réponse à cette question.

    « En volant bien sûr ! » s'exclama Hermès à proximité de nous.

    Les gens autour ne semblaient pas comprendre ce qui se passait. L'un d'entre eux, une jeune femme, s'approcha prudemment.

    « On vient dans ces songes pour se retrouver. » dit-elle d'une petite voix.

    Elle voulait sans doute nous aider à mieux comprendre où on était. Mais elle n'était pas si claire que cela.

    « Se retrouver ? »

    En regardant autour de moi, je tentais de trouver une réponse auprès des autres personnes présentent. Comme je l'avais remarqué à notre arrivée, certains avaient tentés de fuir. D'autres de se cacher. Mais chez chaque personne qui était encore là et qui se tenait face à nous et nous observait, il y avait quelque chose de similaire. Je vis que chaque être était accompagné par quelqu'un. La plupart se tenaient la main, comme je tenais celle d'Apollon auparavant. Mon regard se porta sur lui quelques instants, avant de fixer une nouvelle fois la jeune femme qui venait justement de laisser son petit garçon à quelque pas d'elle. Ils étaient tous par... deux ? Les gens étaient par deux. Ils se retrouvaient entre eux ?

    « On ne peut pas tous entreprendre le dernier voyage en même temps. C'est pour cela que certains d'entre nous ont pris la décision de rester ici, avec ceux qui ne peuvent pas nous rejoindre. C'est un voyage unique, sans retour possible. » dit-elle en regardant en direction de son fils. « Nous ne partirons que quand ils seront avec nous. »

    « Pourquoi ils ne sont pas avec vous ? » demanda Elliot aussi intrigué que moi.

    J'aurais voulu poser une autre question, comme de quel voyage était-il question ? Ou pourquoi ne pouvait-on pas en revenir ? Est ce que les gens qu'on avait vue ici étaient en réalité là bas ? Est ce que... est ce que quand Elliot avait vue ma mère, il l'avait vue de là bas ? J'aurai voulu demander tant de choses, mais Elliot avait déjà posé sa propre question. La jeune femme continua de fixer quelques instants son enfant qui regardait le sol. Puis, elle nous observa afin de répondre à mon ami.

    « Parce qu'ils ne sont pas encore morts. »

    Si je comprenais bien, on était dans un endroit où se retrouvaient les gens morts et les vivants ? Ils avaient parlés de songes, ça voulait dire rêves ? On était dans un rêve ? Dans leurs rêves ? Comment une personne morte pouvait rêver ?

    « Et comment fait-on pour quitter cet endroit ? Parce que nous n'avons personne à qui rendre visite. Nous ne sommes pas encore mort. Je crois... »

    C'était la question qu'on se posait tous.

    « Je peux vous montrer. » répondit un jeune garçon apparu de nulle part.

    Il se tenait à quelque pas de nous, à proximité de la forme brumeuse. Il approcha d'ailleurs sa main de la brume.

    « Attention ! » m'exclamais-je. « C'est dangereux... » ajoutais-je.

    Mais sa main poursuivit sa route jusqu'à la créature, qui à son contact perdit tout doucement sa forme brumeuse pour devenir un vieux monsieur. Ce dernier observa le jeune garçon avant de lui sourire et il disparu. Une autre vieille dame qui se trouvait à proximité de Diane, disparue à son tour. Qui était cet enfant ?

    « Aucune créature est dangereuse. » me répondit-il. « Certaines sont juste incomprises. »

    Je me demandais bien qui il pouvait être. A première vue, on dirait juste un jeune garçon d'une quinzaine d'années, peut être un peu plus. Il ne semblait pas fort d'apparence, et pourtant il venait de faire disparaître une créature qu'on n'avait pas réussi à combattre. Enfin si on excluait le fait qu'Elliot l'avait stoppé. Mais qui était ce nouvel arrivant ?


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Elliot Sandman


« Non mais alo quoi! T Rousse et tu connais pas Hadès ?! »


Elliot Sandman


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Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104} - Page 3 _


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________________________________________ Jeu 31 Jan 2019 - 20:08


La Douzième Heure
Ne laissez jamais du temps au Temps. Il en profite.
Ouuuuh... ça sentait le gamin badass. Un savant mélange de Norbert Dragonneau pour le côté "aucune créature n'est dangereuse, seulement incomprise", et de vieux sage qui a une apparence jeune, un peu comme le Dalaï Lama ou comme Gandalf le Blanc s'il avait pris une potion de jouvence. Bref, j'étais impressionné. Et légèrement intimidé par sa présence, ce qui me perturbait davantage. D'autant plus que physiquement, il avait un air à Bruce Wayne. Ca forçait le respect. Cet ado avait définitivement trop la classe, mais au lieu de lui faire un compliment -car ce n'était clairement pas le moment- je m'avançai de quelques pas vers lui et déclarai, avec un geste sympathique de la main :

"Salut... Alors comme ça, tu peux nous montrer la sortie ?"

"Qui es-tu ?" coupa Nora.

"Eh ! C'était ma seconde question !"
me plaignis-je en tournant la tête vers elle.

"Ca n'a pas d'importance."

Le garçon observa les personnes rassemblées autour de nous.

"Il faut pas te dénigrer comme ça." fis-je avec une moue désapprobatrice.

"Le cercle est brisé. Vous allez devoir partir. Vous n'êtes plus à la bonne place." déclara-t-il, soucieux.

"Je vais te choisir un nom, puisque tu ne veux pas le dire. Mario. Non, t'as pas une tête de futur plombier." dis-je tout en réfléchissant. "Auguste... Enguerrand... Marty... Gabriel..."

Pourquoi je n'avais que de vieux prénoms en tête ?

"Gabriel." décidai-je. "Ca me fait penser à un ami. J'aime bien. Ca te plaît ?"

Le garçon ouvrit la bouche pour répondre mais la femme du groupe le coupa :

"Nous avons pris notre décision. Nous ne partons pas."

Certaines personnes se regardèrent, alors que d'autres se rassemblaient à part, comme si deux groupes se dessinaient. Je comprenais de moins en moins.

"Si vous ne partez pas, vous cesserez d'exister, sans retour possible."

Le garçon avait le don de parler avec détachement et sollicitude. Je pensais pourtant les deux choses incompatibles jusqu'à maintenant.

Je tentais de comprendre ce qui se passait grâce aux différentes informations récoltées. Ce n'était pas simple. Les morts et les vivants se rassemblaient dans ce lieu, une sorte de paradis illusoire, un endroit de passage, de rencontre. Les vivants y accédaient sûrement par le biais des songes. En rêvant, ils retrouvaient leurs chers disparus le temps de quelques heures.
Hélas, le Sable Noir venait d'entrer et s'y déversait, obligeant les morts à achever leur voyage, et donc à se séparer définitivement des vivants. Pas de retour possible. Et s'ils restaient quand même, d'après Gabriel, ils cesseraient d'exister.

"Vous devriez aller jusqu'au bout." déclarai-je aux personnes rassemblées. "Si vous le faites, vous pourrez revoir ceux qui vous manquent un jour, quand ils vous rejoindront. Alors que si vous restez, vous disparaîtrez. Réfléchissez. Pensez sur du long terme. La séparation est douloureuse, je peux le comprendre, mais si elle n'est que temporaire, elle devient tolérable."

"Vous ne comprenez pas." répliqua la femme. "Ce n'est qu'ici que l'on peut être avec eux. Une fois de l'autre côté, le lien se brise."

"C'est injuste..." intervint Nora. "Pourquoi il se brise ?"

"La Nature est imparfaite."

Le garçon posa un regard perçant sur elle, comme s'il était indigné par ses paroles.

"Si on part, quand ils mourront, nous ne serons plus là."

"La Mort n'est rien. Notre vie n'est qu'un passage. Il y en a d'autres. Pour les vivants, vous ne changez pas. Vous changez simplement d'endroit." assura Gabriel. "Vous restez ceux qu'ils ont aimé."

"Jusqu'à ce qu'ils viennent ici à leur tour et qu'ils nous oublient." objecta la femme.

"Donc... vous préférez rester ici et ne plus exister prochainement pour ne pas laisser vos proches tout seuls quand ils viendront ?" demandai-je, les yeux plissés. "Mais si vous disparaissez avant qu'ils arrivent, au final, vous serez morts deux fois pour rien."

Ca commençait à s'enrailler dans ma tête. Je ne comprenais même plus ce que je disais. Pourtant, avant de le formuler, ça me paraissait bien.

Nora fit mine de réfléchir et finalement déclara en montrant Gabriel :

"C'était plus facile quand c'était juste lui qui parlait."

"Pas faux." approuvai-je en tapotant l'épaule du petit comme pour l'encourager à poursuivre.

Gabriel tourna la tête vers moi, surpris par ce contact. Il n'avait pas l'air très sociable. D'un coté, vu le "boulot" qu'il avait, ça ne devait pas être cool tous les jours.

"Ils ne seront pas loin. Juste de l'autre côté du chemin."
dit-il aux gens.

"Que ce soit eux ou nous, on se retrouvera tout seuls." insista la femme.

"La solitude est une étape cruciale de votre Renaissance. Elle est imparfaite. C'est votre oeuvre."

Ca sentait la petite pique par rapport à l'insulte envers la Nature, quelques instants plus tôt.

"De toutes façons, on naît seul, on meurt seul. Mais c'est la vie ! Donc, on va tous emprunter le chemin." fis-je avec un entrain forcé.

Cette discussion tournait à vide et je commençais à en avoir marre. Je n'avais pas envie de me prendre la tête pour l'éternité.

"En quoi la solitude est notre oeuvre ?" demanda Nora, presque indignée.

Quand elle s'énervait, ses joues se coloraient légèrement. Ca lui donnait bizarrement bonne mine. Je clignai des yeux car je n'étais pas censé la trouver séduisante.

"Vous êtes nés frères et soeurs. Vous êtes nés pour vous aimer les uns les autres. Vous avez décidé de vous séparer, de vivre seul avec l'être que vous chérissez le plus. Cela crée vos différences. Cela engendre votre solitude."

Je fronçai les sourcils. Je n'étais pas d'accord et d'un autre côté, il soulevait quelque chose de profond.

"Ce n'est pas une mauvaise chose de vouloir aimer et d'être aimé."
fit Nora toujours sur le même ton.

Ensuite, elle regarda les personnes et ajouta :

"Mais Elliot a raison : si vous ne partez pas, vous disparaitrez. Et ça n'empêchera pas les personnes que vous attendez de finir seules. Vous serez effacés en vain."

"Voilà."
conclus-je en croisant les bras. "Bien parlé, padawan."

Elle me lança un regard indécis. Evidemment.

"Tu sais que je n'ai jamais vu ton Star Trek."

Un frisson désagréable parcourut mon échine. J'étais un des rares amateurs de science-fiction à apprécier autant les deux franchises, mais je ne supportais pas qu'on les confonde. Un jour, il faudrait que j'achève son éducation.

"Ce ne sont pas les seuls que vous attendons." précisa la femme. "Nous l'attendons lui aussi. Il nous a promis qu'il trouverait une solution pour que nous ne soyons plus seuls, même au-delà."

"Laissez-moi deviner... Chronos ? Il a l'air de promettre beaucoup de choses à beaucoup de gens."
marmonnai-je.

"Vous l'avez vu, vous aussi. Que vous a-t-il promis ?"
s'enquit-elle.

Pendant ce temps, Gabriel fixait le sol, l'air pensif et impassible. Je n'avais pas envie de répondre. Je me sentais honteux de révéler que le titan m'avait proposé une alliance. Forcément, il voulait le "guerrier légendaire" de son côté...

"Rien du tout. Je disais ça comme ça."
mentis-je (très mal).

"Il va venir ici ? Je suis la seule à penser que c'est une situation dangereuse si on reste là ?" fit Nora, tendue.

"Il est déjà ici." précisa Gabriel d'un ton placide.

"Raison de plus pour se barrer, alors."
dis-je, insistant.

Après tout, c'était triste et cruel comme dilemme pour tous ces gens, mais nous n'étions pas vigiles du purgatoire ou des songes ou de quoi que ce soit. Nous n'étions pas en mesure de les aider.

"Je peux les ramener." me dit-il. "Tu dois finir le chemin seul."

"Genre... tout seul ?"
répétai-je, subitement moins sûr de mon coup.

"Non, hors de question !" rétorqua Nora.

"Mais... finir pour aller où au juste ?"

"A sa rencontre."

Un petit rire nerveux m'échappa.

"Nan. J'ai pas trop envie de le revoir." dis-je, évasif tout en grattant ma barbe naissante. "Je préfère m'en aller avec mes amis. Mon petit groupe. Seul avec eux."

"La première âme se meurt. Les cercles se brisent. Si tu ne vas pas à lui, toutes les âmes disparaîtront." déclara Gabriel, intransigeant.

"Mais pourquoi moi ?" laissai-je échapper, à bout.

"Parce que tu es le Voyageur. Tu iras à sa rencontre et tu mourras. C'est un point fixe dans le Temps. Il ne peut être changé."

Je déglutis tout en fixant ce gamin qui avait un regard si vieux et pénétrant. Alors, c'était ainsi que ça allait se terminer : Chronos allait me tuer. Un sourire sans joie m'échappa. J'aurais dû m'en douter...

Soudain, je sentis des doigts agripper ma manche.

"Tu ne vas nulle part."
chuchota Nora, catégorique.

Je réfléchissais toujours, cherchant une autre alternative. Brusquement, je réalisai quelque chose. Quelque chose qui me conforta dans l'idée que tout irait bien. Qu'importe ce qui m'arriverait, ce ne serait pas une fin en soi. Lentement, je tournai la tête vers la jeune femme pour déclarer d'un ton assuré :

"Je ne vais pas mourir. Pas comme on l'entend. Parce que... si je n'existe plus, Surt non plus. Et Chronos a besoin de lui."

C'était étrange de prononcer ces paroles. C'était bien la première fois que j'étais heureux d'avoir un avenir aussi sombre. Mieux vaut ça que pas d'avenir du tout. Au moins, j'avais une chance de continuer ma route et d'emprunter la bonne voie afin de ne pas basculer.

"Donc... je vais y aller. Seul." décidai-je en regardant de nouveau Gabriel.

Je déglutis à nouveau et remuai la nuque comme si je m'apprêtais à faire un sport particulièrement difficile. C'était surtout dans l'espoir d'atténuer les tremblements nerveux de mon corps.

Du coin de l'oeil, je voyais Nora s'agiter. Ses doigts quittèrent ma manche pour attraper ma main et la serrer fortement. Ca me touchait.

"Je viens avec toi." dit-elle brusquement.

"Là où il va, seul un Voyageur peut s'y rendre."

Un raclement de gorge attira mon attention du côté d'Apollon. Il s'était éloigné de Diane pour se rapprocher de moi. Sans pression, il passa un bras autour de mes épaules. J'affichai une expression outrée qu'il ne parut pas remarquer (ou qu'il fit exprès d'ignorer Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104} - Page 3 2724229657) alors qu'il déclarait d'un ton sérieux :

"Je désapprouve aussi le voyage en solitaire. On laisse pas Elliot dans un coin... ou dans un point fixe, là, en l'occurrence."

Un sourire amusé passa sur mon visage à cette réplique, que je réprimai très vite parce que je ne voulais pas que le dieu croit que je le trouvais cool. Il afficha une moue comme s'il réalisait que citer Dirty Dancing était inapproprié à un moment pareil.

"Pourquoi ce serait interdit à ceux qui ne sont pas Voyageurs de toute façon ? C'est un peu de la discrimination. Je dis ça comme ça mais c'est pas très cool."

Comme si le garçon allait lui répondre... Il faisait partie du casting titanesque, par conséquent, Mystère était son second prénom, Boule de Gomme son nom de famille.

En tous cas, ne tenant plus, je repoussai le bras de mon oncle tout en le lorgnant d'un regard oblique. C'était sympa de vouloir m'accompagner, mais il n'était pas obligé de me coller à ce point.

"En tant que Gardien, je me suis auto-donné la mission de protéger le Voyageur." reprit-il toujours aussi sérieux. "Je le laisse pas partir sans moi même si ça veut dire que je dois m'attacher à lui pour ça. Enfin j'irai pas jusque là à moins que les circonstances l'exigent évidemment, je veux pas te l'imposer..."

Je fronçai les sourcils, ahuri et légèrement angoissé, tandis qu'il me jetait un coup d'oeil prudent. Il voulait qu'on soit seuls tous les deux pour qu'on s'attache ? Il allait faire apparaître des cordes ou des menottes ? Quand je disais qu'il était complètement tordu... J'en étais presque à espérer que Gabriel refuse, mais il hocha la tête. D'un autre côté, je sentis la boule d'angoisse dans mon ventre se dégonfler légèrement, car avoir de la compagnie, même celle d'Apollon, c'était réconfortant. Avait-il pris cette initiative dans le but de marquer des points auprès de moi ? Si c'était ça, il était vraiment bête, car il risquait fortement de ne pas revenir.

Subitement, je m'aperçus que Nora était toujours cramponnée à ma main. Je pivotai vers elle et déclarai d'une voix douce que j'espérais apaisante :

"Tu peux me lâcher maintenant. Je vais revenir. J'ai même une grande asperge blonde avec moi qui me servira de garde du corps."

Je jetai un bref coup d'oeil vers Apollon. Oui, c'était ma façon de le remercier.

"Je veux pas te perdre... toi aussi." chuchota-t-elle, apeurée.

"Ne t'en fais pas. Je suis increvable." plaisantai-je, et je dus m'appliquer pour paraître convaincant.

Peu à peu, je sentis sa main desserrer la mienne et je parvins à enlever chaque doigt qui s'accrochait à ma peau. Je tapotai sa main et lui adressai un clin d'oeil.

"Et on part par où ?" demandai-je ensuite à Gabriel.

"Je vais vous accompagner."
déclara-t-il sobrement.

Il nous tendit ensuite les mains. Comprenant qu'il fallait s'en saisir, nous nous exécutâmes. J'eus tout de même une petite hésitation. Peut-être que j'allais laisser les autres derrière moi pour toujours. Peut-être même que j'allais y laisser la vie... Le Temps peut être réécrit. Je me répétais cette phrase depuis des années comme un mantra, mais je n'avais jamais pensé que cette théorie risquerait de me tuer.

A l'instant où nous allions disparaître, emportés par Gabriel, je remarquai que ce dernier tournait brusquement la tête vers Apollon. What the...? Impossible de demander ce qui lui arrivait, car nous n'étions déjà plus là.

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Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104} - Page 3 _


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________________________________________ Ven 1 Fév 2019 - 18:27

“ Ca va, t'énerve pas. Le problème c'est pas moi, c'est les Titans!”






Figé, il n’avait pas bougé. Comment empêcher deux sacrifices volontaires ? Hermès avait eu envie de s’interposer. De leur dire qu’il y avait une autre solution… Mais se dresser contre eux, c’était comme se battre contre du vent. C’était peine perdu. Quand ils avaient une idée, ils ne revenaient jamais dessus. Paralysé, Hermès recula un peu du groupe. Il avait déjà échoué une fois à protéger Elliot et ça recommençait. Il avait déjà vu Apollon, dans son monde, mourir pour protéger Sasha. Et voilà que ça recommençait. Ses mains tremblèrent un instant, et il se mit bien à l’écart pour que personne ne le remarque. Seul Diane pouvait très certainement le sentir. Les bras le long du corps, il ne s’était même pas rendu compte que Nora l’avait rejoint. Son masque enfantin réapparut immédiatement sur le visage et ses lèvres s’étirèrent en un sourire joyeux. Mais son coeur était en feu.

« On va juste les attendre ? »


Fixant Nora, Hermès tourna sa tête vers elle d’un geste assez lent.

« Non. Ils ne reviendront pas. Je pense qu’on peut considérer les paroles de Gabriel comme acquises. »

C’était une fatalité. Il n’y croyait pas, mais il avait envie de savoir si Nora était comme lui. Au fond, il était persuadé qu’ils étaient très semblables. Un peu perdu, il reprit :

« Nous ne pouvons pas les rejoindre… Mais… On peut tenter quelque chose... »


Hermès se mit à réfléchir à la va-vite. La situation devenait urgente… Mais en même temps pas tant que ça. Si le Temps était figé ici, estima-t-il, en réalité, ils avaient tout leur Temps.

« J’ai toujours pensé que le Temps était fluctuant. Si on l’agite un peu avant un point fixe, ça le modifiera quand même un peu. Il faut que l’on trouve Chronos avant qu’il n’aille les voir. Ils vont à la Dernière Heure. Elle se termine par la mort du Voyageur… Peut être qu’à la Onzième... »


« C’est Elliot. Il va revenir. Il revient toujours. »
dit-elle confiante. Elle ajouta :

« Je ne comprends pas ces heures.»


Elle commençait un peu à l’agacer. Déjà que lui était perdu dans ce nouveau monde peuplé de Titans plus puissant qu’eux, si elle, commençait à s’y mettre pour qu’il lui explique le fonctionnement d’une horloge, ça n’allait pas le faire. Se massant la tempe, il continua de réfléchir.

« Le Temps définie les moments qui passent. Il est fractionné en Heures pour une journée. Il y en a 24 dans un jour. A la dernière, tu changes de jour. C’est une Renaissance. »


Tilt. Le mot Renaissance se répercuta dans son esprit. C’était le nom d’Elliot Sandman. Le Dieu de la Renaissance. C’était ainsi depuis le début. Il était né pour accomplir cette tâche.

« Je pense qu’une fois rentrés, il faudra que tu ailles à l’école. On apprend ça en C.P. »


Hermès se mit à sourire en coin. Son stresse et sa tristesse lui donnait un besoin constant de tout extériorisé par l’humour. Ca pouvait être perturbant, mais il en avait en fait besoin pour ne pas flancher.

« Je n’ai pas tellement peur pour Elliot mais pour Apollon. »


Son regard perçant de rapace se fixa sur Nora, sans ciller.

« Je pense que nous devons déjà comprendre pourquoi nous sommes ici. Tous. Puis après, nous pourrons réfléchir à un plan. »


Soutenant son regard d’un air revanchard, elle répondit en plissant des yeux.

« Je sais comment sont les heures. Je ne comprends juste pas comment on peut se déplacer d’une Heure à l’autre sans attendre une Heure. »


Les lèvres d’Hermès tremblèrent légèrement. Sa main passa dans sa barbe, pour lui donner autant de classe qu’Obi-Wan Kenobi. D’ailleurs, note de l’auteur, si on y réfléchissait, Nora était la Petite-Padawan d’Hermès, elle lui devait donc un respect éternel.

« Ce qui m’énerve c’est que j’ai l’impression que nous ne sommes pas prévu dans l’équation depuis le début... »


D’un seul coup, Hermès se tourna vers les âmes, les autres, qui semblaient encore plus perdus qu’eux.

« Que vous a dit Chronos précisément quand il vous a promis que vous ne seriez plus jamais séparé ? »


La femme à l’enfant répondit :

« Que nous restons ensemble si nous l’attendons. »


Un homme ajouta :

« Ceux qui poursuivent le voyage retournent à la Nature. Elle a besoin d’eux. Mais nous n’avons pas besoin d’elle. On a besoin de nos proches. Sans eux, nous sommes rien. C’est ce qu’il a dit. Et il a raison. »


Hermès fronça alors les sourcils une nouvelle fois. Le discours parfait d’un dictateur ou d’un gourou d’une secte. Il fallait également se méfier de son pouvoir de persuasion.

« Pour que vous ayez les idées bien arrêtés comme ça, il n’a pas du venir qu’une seule fois non ? Quoi qu’il en soit, vous êtes libres d’agir comme bon vous semble. Nous vous avons expliquer la situation. Vous savez ce qui vous attend. »


Ils allaient disparaître s’ils ne continuaient pas le chemin. Mais ça ne servaient à rien d’insister. Ils avaient l’air tous plus ou moins majeurs et tous plus ou moins vaccinés. Tournant son corps vers Nora lentement, quelque chose l’avait un peu titillé quelques instants auparavant. Un détail.

« Ce qui me dérange c’est que tu ne connaisses pas Chronos alors qu’il vient de ton époque. Peux tu me nommer les Titans que tu connais de nom ? »


Lui aussi avait besoin de savoir. Ils ne les connaissaient pas. Et il avait besoin d’en savoir plus à leurs sujets. Ils étaient les problèmes, ils étaient aussi les solutions. Nora sembla offusquée, de quoi il ne savait pas. Se sentait-elle accusée ?

« Je connais tous les Titans de nom. »


Elle s’éloigna d’Hermès pour se reprocher de Diane. La petite peste pensait pouvoir lui échapper simplement en se réfugiant auprès de sa sœur. C’était mal le connaître. Visiblement, elle agissait ainsi car elle n’aimait pas être prise pour une enfant. Tant mieux, l’enfant ici, c’était lui et personne d’autre.

« Ils ont parlé de cercle. Elliot se trouve dans un autre cercle sûrement. Si on va dans un autre cercle nous aussi on pourra peut être les retrouver. On pourrait les suivre à distance au cas où... »


Croisant des bras, Hermès roula des yeux dans un pur style Hadès. Qu’est ce qu’elle était pénible à ne pas répondre à ses questions. Il détestait ça.

« Certainement, mais tu n’as pas répondu à ma question Nora. Ca m’aiderait, je n’en connais aucun et je sens que ça pourrait me servir. »


La dévisageant, cette fois-ci, il se fit réellement plus insistant. Après tout, des menteurs et des illusionnistes, il en connaissait. Au moins un.

« C’est une bonne idée. Et si tu sais comment faire je pense qu’on serait ravi de te suivre. »


Ca y est c’était parti. Il devenait condescendant. Se tournant à nouveau vers les âmes, il reprit, comme s’il ignorait désormais Nora.

« Physiquement, il ressemble à quoi Chronos ? »


Nora ouvrit la bouche, tremblant un instant. Finalement elle se ravisa. Elle avait peur d’être agressive avec lui visiblement. Lui, ça ne le dérangeait pas. Les gens qui se mettaient en colère, ça le faisait rire.

« On ne le voit pas. On ne peut que l’entendre d’ici. »


« Charmant. On ne vous a pas appris à ne jamais faire confiance à quelque chose tant que vous ne voyez pas son cerveau ? Personne n’a lu Harry Potter on dirait. »


D’ailleurs, c’était le cas, sinon tout à l’heure, il aurait entendu quelqu’un tenté au moins un petit « Spero Patronum ! ». Toujours bras croisé, en posture fermée, il se tourna vers Nora. La situation commençait sérieusement à l’énerver. Il ne supportait pas être encore éloigné d’Elliot et d’Apollon.

« En fait tu réponds à des questions par des questions. Ou des suppositions pour changer de sujet… J’avais un frère comme ça. »


Toujours les bras croisé, il se posta devant elle. Ca ne l’empêchait pas de poursuivre son raisonnement.

« Deux cercles se coupent en deux endroits différents si on suit ta théorie. Ca veut dire que pour passer d’un cercle à l’autre il faut deux passages. Une idée ? Il n’y a que du maïs par là, par là, oh et aussi par là. »


Ce fut Diane, qui rompit l’échange entre Nora et Hermès. Enfin l’échange. Hermès gagnait à plat de couture.

« Ce n’est ni le lieu ni le moment de se disputer. »
dit sèchement Artémis.

« On venait tout juste de se retrouver et il y en a deux qui viennent à nouveau de disparaître. C’est plus important que la liste des Titans. »


Et voilà. On le reprenait encore pour un enfant. C’était un adulte. Il montra d’ailleurs ses poils de barbe dans l’espoir d’être compris. Il était grand. Grand et mature. Serrant ses bras croisés, il lui répondit sur le même ton :

« Vraiment ? J’avais remarqué figure toi. Peut être qu’elle est importante dans la mesure où les Titans sont liés à toute cette histoire. »


Ca ne servait à rien de s’énerver. Il était en train de se séparer des derniers alliés qui lui restait. Déjà qu’il se sentait mal à l’aise dans ce nouveau monde, s’il continuait ainsi, plus personne ne l’aimerait. Même pas Athéna.

« Donc, on fait quoi ? »
reprit-il plus posément sans vouloir froisser personne.

« Evidemment que les Titans sont liés à cette histoire. As tu écouté ce qu’Archéon à dit oui ou non ? C’est à la demande d’une Titanide que l’on s’est tous retrouvé ici ? »


Bien sûr qu’il avait écouté. En fait non. Il se remémora le moment où Archéon avait parlé. Comme d’habitude dans les moments importants, il avait été dans la lune. C’était son gros défaut, il avait du mal à se concentrer quand la situation devenait complexe et sérieuse. Pendant qu’Archéon parlait, en fait, il était en train de chanter « Yellow Submarine » dans sa tête.

« Bien sûr que j’écoutais. Vous savez quoi ? Moi vos Titans ils commencent déjà à me courir sur le système. Quelques mois que je suis là et j’ai l’impression que c’est pire que chez moi. Je perds mes frères deux fois plus vite qu’avec le Nuage avec eux. Donc je veux en savoir plus sur ce que vous savez d’eux. Visiblement, ils sont le Problème. Donc la Solution. »


Nora sembla soudain revenir à la vie brusquement et elle lui coupa la parole.

« Quel Nuage ? Tu viens d’où ? »


Il avait sérieusement envie de répondre comme un goujat « Qu’est ce que ça peut ‘t’fout’? » tellement la moutarde lui montait au nez. Il détestait parler de son monde. Il détestait encore plus que personne ne communique dans cette famille. Diane avait au moins raison sur ce sujet. Personne se parlait.

« Un Nuage. Orange. Un truc que tu as pas réellement envie de connaître tu vois. Il a détruit mon monde. Je viens d’une version alternative de la votre. Dans mon monde, il n’y avait pas de Titans. Et visiblement, moins de problèmes. »


Il tourna la tête et la moitié du dos à Nora, comme s’il boudait.

« Et moi je réponds à tes questions. »


Et bam, c’était reparti ! Plus têtu que lui. Personne. Peut être Hadès. En fait, c’était les dieux en « H » qui devaient avoir un problème. Héra aussi, était têtue.

« Un Nuage aussi a détruit mon monde. »
répliqua-t-elle sèchement.

« Et je réponds à tes questions ! »


Elle hésita, puis lui répondit comme une enfant qui n’a pas réellement envie de céder à un caprice.

« Le Seigneur Ouranos, Japet, Hypérion, Atlas, Prométhée, Epiméthée, Aura... »


Elle s’arrêta pour réfléchir quelques secondes. Quoi elle avait déjà oublié ? Y’avait que onze noms à retenir !

« Rhéa, Thémis, Mnemosyne et… Gaïa. »


Diane roula alors des yeux exaspérée :

« Tu ne peux pas toujours exiger des réponses tout de suite Hermès. Il va falloir que tu comprennes qu’avec les Titans, les choses se passent toujours comme cela. Les réponses, on les obtient par nous même. »


Elle soupira encore une fois.

« Ce n’est encore une fois, ni le lieu ni le moment pour une dispute. Réfléchissons plutôt à un moyen de retrouver Apollon et Elliot. »


Hermès écouta ce que sa sœur avait à lui dire. Il se décoinça un peu. Ses bras se délièrent. Finalement, il soupira… Allait-il s’excuser ?…

« T’as oublié Chronos. »
dit-il d’un ton moqueur à Nora.

Faisant un clin d’oeil, trop fier de lui, il rajouta cependant plus posément à l’encontre de Nora.

« Diane a raison. Mais à notre retour on aura deux discussions tous les deux jeune fille. Une parce que je termine toujours les disputes. Deux parce que j’ai bien l’impression qu’on a plus en commun qu’on le pense. »


Il la pointa du doigt, du genre accusateur, mais au fond gentil. Finalement, malgré tout, il commençait bien à l’apprécier. C’était sa façon à lui de prouver son affection. Après tout, hormis Apollon, il avait rencontré tous les membres de sa famille par une dispute. Diane et Athéna en avait fait les frais, alors pourquoi pas elle.

« Il nous faut partir d’ici. Mais comment… On arrive toujours pas à régler ce problème. J’ai peur que si l’on décide de partir, on aille au mauvais endroit. Et me retrouver mort définitivement, c’est pas vraiment ce que j’avais prévu pour la Saint Valentin. »


Nora réfléchit. Encore de la même manière. Il roula encore des yeux, mais en tournant le dos pour ne pas être vu.

« On ne peut pas sortir par le maïs. »


« Je n’ai rien prévu pour la Saint Valentin. »
dit Diane d’un ton détaché. Bon sang ça commençait à ressembler à un vaudeville titanesque. « Mais je ne compte pas mettre le groupe en danger non plus. Néanmoins, si on a pris la peine de nous faire venir, ce n’est certainement pas pour rester planté là. »

Hermès se tourna vers Nora, ne préférant pas répondre à la remarque de Diane. Il était obstiné, et ça devenait perturbant.

« Vraiment brillant ça, le maïs. »


Nora joua la carte de l’ignorance.

« On est dans un songe c’est ça ? On nous a mis là et le garçon a dit qu’Elliot suffirait. Alors pourquoi on est ici nous aussi ? »


Elle continua à réfléchir et ajouta :

« Quand celui que vous appelez Chronos m’a envoyée ici il a dit qu’à chaque Heure, sa Vérité. »


« Peut être qu’il faut qu’on dise une Vérité. Sinmora m’énerve ! 
»

Hermès avait levé les yeux au ciel en disant ça. Espérant un miracle à l’annonce de cette Vérité. Rien. Dommage.

« Ou chaque Heure dévoile une Vérité... »
dit-elle en le fixant de manière suspicieuse et réellement mauvaise.

« Hermès arrête d’agir comme un enfant. »
dit simplement Diane. « Je n’ai nullement l’intention de jouer à la maman aujourd’hui. »

Visiblement, ses interruptions toutes les trente secondes commençaient à l’énerver et l’empêchait de réfléchir. Lui c’était dans le chaos qu’il réfléchissait le mieux. C’était comme ça. Les règles, il n'avait jamais trop aimé ça.

« Donc si un Titan représente une Heure, on doit attendre que chacun nous donne une Vérité. »
finit-il par dire.

« J’étais à la Neuvième Heure, j’y ai vu Pan, le Capitaine du Hollandais Volant. Ce n’est pas un Titan. »
précisa-t-elle.

« Ce sont des Saisons ? »
demanda Nora d’un air sceptique. Avait-elle une idée ?

« Des saisons ? C’est un quart de cycle ça. Ca se tient. Mais ça ne nous dit pas comment on part... »


« Pas chez moi. Chez vous, il y a quatre Saisons. Chez nous, on en a douze. »


Elle semblait réfléchir en même temps qu’elle parlait.

« Chaque saison est attribuée à un Titan, sauf la dernière. Elles durent chacune deux cycles. »


« On est arrivé ici parce qu’on a pensé à Cassandre comme « connexion » pour retrouver Apollon. En partant du principe que Nora était avec lui. Peut être nous faut-il un autre élément de connexion justement pour sortir d’ici. Passer par les champs, on a bien vu cela ne marche pas. »


Levant les bras au ciel en signe de triomphe vers Nora, il déclara d’un ton joyeux.

« Bah voilà ! On avait juste pas le même système métrique ! »


Il se tourna ensuite vers Artémis.

« Ca c’est pas idiot. »


Puis à nouveau vers Nora. On se serait cru dans Pirates des Caraïbes avec les trois compères sur l’île en train d’attendre Davy Johns. 

« Hm… Il faut revenir à l’Aube de la Douzième Heure. C’est là qu’est Chronos. Mais c’est aussi par le champs de maïs. On tourne en rond. Mais bon c’est rassurant vu qu’une horloge, c’est circulaire. »


Il se mit à rire à sa propre vanne. Et il poursuivit.

« Nous sommes à Midi. Maurice me l’a dit avant qu’il ne se prenne pour un Détraqueur. Il faut simplement aller plus loin. Avec l’un d’entre eux. »


Il se tourna vers les âmes qui attendaient et qui semblaient captivé par le trio.

« Comment fait-on ? »
leur demanda-t-il. « Pour aller plus loin.  Et partir d’ici. »

C’était risqué. Diane se répéta. Encore une fois, ça tournait en rond, et c’était très certainement la faute d’Hermès.

« Nous sommes arrivés ici grâce à Cassandre, comme je l’ai dit, peut être faut-il trouver un autre élément de connexion pour repartir. »


Elle avait plus l’expérience que lui de ce genre de chose. Et au bout de deux ou trois fois, quand une information lui était répétée, il l’avait enfin saisie.

« Et comment on en trouve un ? »
demanda Nora. « Pourquoi le garçon peut passer et pas nous ? » ajouta-t-elle.

La femme qui semblait être la porte parole des âmes perdues voulu répondre, mais Nora lui coupa la parole.

« Ils sont par deux. Il faut qu’on soit par deux ? Tu es arrivée ici grâce à Cassandre parce qu’elle est liée à toi mais aussi parce qu’elle est ici en quelque sorte. »


Elle avait dit ça à Diane. Elle se tourna alors vers Hermès, les yeux encore pleins de rancoeur.

« Le lien c’est peut être quelqu’un lié à nous qui se trouvait ici mais ailleurs. Dans un autre cercle. »

« Cassandre est plus liée à Apollon et Elliot qu’à moi »
corrigea Diane. « Nous ne sommes pas spécialement proches toutes les deux. Mais ta théorie a du sens. »

Hermès les regarda tour à tour, à la Jack Sparrow. on se refait pas.

« Je veux bien suivre votre théorie. Même si moi j’ai aucun lien avec Cassandre. Mais je pense qu’il faut être par deux. C’est un bon début. Allez. Viens faire la paix. »


Avec un sourire d’enfant super-coquin, il tendit sa main à Nora.

« Bon maintenant il faut trouver la personne qui a une connexion avec la Dernière Heure. Allez. Je mise sur Elliot. Pense à Elliot toi aussi. Ca devrait pas être trop dur vu comment tu le regardais tout à l’heure. »


Hermès ricana dans sa barbe. Quoi, personne n’avait vu comment elle le regardait depuis le début ou quoi ? Elle lâcha instantanément sa main et le fusilla du regard.

« Elliot est mon ami. C’est tout ! Et ne me prends pas la main ! »


Visiblement, elle était perturbé par son caractère et son humour particulier. En même temps, qui ne l’était pas ?

« Penser à Elliot, ne marche pas. »


Ah ah ! Elle avait donc essayé se dit Hermès intérieurement avec une lueur de triomphe dans le regard. Y’avait bien anguille sous roche !

« Hermès. Fiche lui la paix, cesse de la mettre mal à l’aise et concentre-toi plutôt sur Elliot puisque c’est ton idée. »
dit soudain Artémis de manière assez sèche.

Faisant une grimace comme un enfant grondé, Hermès tendit la main, mais toujours avec cette petite lueur d’enfant qui va faire une bêtise dans les yeux.

« Ca va. On plaisante. Donne moi la main. Je te dis que si on y pense à deux, ça marchera. Je suis peut être pénible avec toi, mais je t’aime bien. Et tu peux me faire confiance. »


Il tendit une dernière fois la main. Elle secoua la tête de gauche à droite une nouvelle fois.

« Cette idée est stupide ! On ne trouvera pas Elliot ainsi. Ni qui que ce soit d’autre. »


Elle regarda ailleurs puis se saisit de la main d’un geste brusque en répétant :

« C’est stupide ! »


Et bien évidemment, quand sa main rentra en contact avec celle d’Hermès. Ils disparurent. Avant d’avoir saisi la main de Nora, Hermès tourna la tête vers Diane pour lui tirer la langue. Ce serait peut être la dernière image qu’elle aurait de lui, alors autant qu’elle soit marquante.



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Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104} - Page 3 LmshZJx

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________________________________________ Sam 2 Fév 2019 - 22:17

La douzième heure
Les démons du passé qui hantent le présent
The darkest day, the blackest hour. Chin up, shoulders back. Let's see what we're made of, You and I. ▬ DOCTOR WHO

Daemon n'eut pas besoin d'être doué de la capacité des auras pour sentir la présence d'Artémis derrière lui. Elle était venue avec lui dans cet endroit, à la nouvelle séparation du groupe. Et ce n'était pas elle qui le dérangeait, considérant Diane comme une alliée. Ce qui le dérangeait... c'était simplement qu'elle soit ici. Témoin d'un passé très lointain de Bill Crypto.

Les milliers et milliers d'années durant lesquelles le démon a vécu lui ont permis de ne plus penser à cet instant, même une seule fois. Bien sûr, il n'avait pas oublié. Il n'oubliait jamais. Mais il n'avait pas d’intérêt à s'en souvenir. Et il n'avait ni l'intérêt, ni l'envie de se trouver ici. Déjà seul, ça le déplaisait. Mais que Diane soit ici, semblait dérangeant. Elle allait tout savoir de lui ici : sa nature de démon, si elle ne l'avait pas encore compris, ou son acte fratricide.

L'atmosphère était très sombre. Ce monde était pourtant coloré, très souvent. Paradoxal, puisque la nature de ce monde était plus sombre que claire. Disons que c'était... une illusion joueuse, ce qui correspondait bien aux cauchemars.

Daemon et Diane étaient donc au milieu de bois d'arbres morts, sous un ciel noir aux faibles lueurs colorées par moment. Cet endroit était détruit. C'était lui qui l'avait détruit. Mais il n'avait pas été seul. Et la destruction n'avait pas été son objectif, juste une... conséquence.

Le monde des cauchemars, là où je suis né, expliqua-t-il à Diane. Elle était là, et découvrirait les secrets de cet espace-temps, alors il autant qu'elle sache maintenant ce qu'elle voyait, après tout. Du moins, tel qu'il est apparu il y a plusieurs millénaires. Il laissa un nouveau silence, avant de laisser échapper une reflexion à voix haute. Le Palais des Songes concerne donc aussi le monde des contes.

Je pense que nous sommes dans un mélange entre songe et réalité, le palais "s'adapte" si je puis m'exprimer ainsi à nous. La Grande Vallée , Storybrooke et Coney Island en sont pour moi les preuves, expliqua-t-elle. Ce qui était rationnel, et de toutes évidences le cas. Pour Daemon, se trouver ici étayait d'ailleurs l'argument.

En effet. Et qu'importe le message, je ne vais pas apprécier celui-là.

Nous avons tous vécus des moments que nous voudrions oublier. Je ne juge pas sur les actes passés ou futurs. Seul le présent m'intéresse.

Fort appréciable, répondit-il. Moi, je m’intéresse à l'avenir.

Lâche ! Laissa entendre un murmure énervé autour d'eux. Un murmure d'une voix atypique, que Daemon savait reconnaître, malgré tout le Temps qui s'est écoulé entre ce moment et le présent.

Le démon se tourna, pour voir un œil à l'orée des bois morts, dans un corps géométrique simple, mais autrefois dotée d'une puissance probablement égale à la sienne. Un démon.

Un de ses frères. Beaucoup de choses t'ont obsédées. La puissance sur le monde des contes, la résurrection du démon originel, la suppression du Dimentionnal Baby. Mais réparer ton erreur et ramener les frères que tu as tué, ça ne t'a jamais traversé l'esprit.

Vous n'avez rien à faire dans un autre temps que ce passé. Daemon recouvrit sa main d'une flamme bleue étincelante. Je ne vous ai pas tué, Will l'a fait. C'est ainsi, vous n'étiez pas assez fort, c'est la règle de ce monde. Il leva la main, prêt à attaquer.

Et moi qui pensais être la seule à avoir des problèmes de famille, ironisa Diane. Oh, si seulement elle savait. La déesse était sur la défensive, quand Daemon était sur l'offensive. Il n'était pas d'humeur à affronter ces démons du passé ( haha, dédicace humour à Elliot, Apollon et Wallace ).

Personnellement, je ne m'encombre pas de famille, ça rend les choses plus simples. Daemon créa alors sa boule de feu qu'il lança contre l'image de son frère mort qui disparut... pour laisser apparaître plusieurs autres frères encore autour d'eux.

C'est pour ça que nous tuer, durant votre stupide guerre de puissance entre Will et toi, ne posait aucun problème ? Siffla un autre entre ses dents.

Je ne suis pas le démon du regret. Adressez-vous à Will pour vos réclamations, j'ai d'autres titans à fouetter.

Tu finiras par mourir dans une guerre, telle sera l'ironie de ton destin, répétant notre mort dans la tienne. Tu crois que tu es immortel ? Et qui est cette femme ? Une autre de tes victimes pour un sortilège de puissance ?

Cela risque d'être légèrement compliqué étant donné que la magie n'a pas d'effet sur moi. Si vous voulez tout savoir mon nom est Artémis. Mais mes amis m'appellent Diane. Comme nous ne sommes pas amis ce sera donc Artémis pour vous.

Daemon eut un sourire pour ses frères morts. Et puisque vous n'avez pas vécu assez longtemps pour vous y connaître, Artémis est une déesse. Un être immortel, appuya-t-il le dernier mort pour se moquer d'eux. Un concept qui vous a échappé. Et vous avez beau me hanter dans un monde ou dans l'autre, vous êtes morts, et je suis en vie.

Pour combien de temps ? Tu te crois immortel, tu crois que tu échapperas éternellement à la mort, mais au fond tu sais que ce n'est pas réel. Que si nous sommes morts, tu peux mourir. Qu'immortel ne veut pas dire impossible à tuer. Comme toi... Comme lui.

Des flammes bleues explosèrent dans les yeux du conservateur. Dans un accès de colère, oubliant l'apparence dans laquelle il se faisait voir auprès de la déesse, il leva la main et attira le démon qui venait de parler, pour l'étranger dans ses doigts brûlants. Il n'y a aucun song capable de me dominer. De m'impressionner. Vous pensez savoir ce qui me trotte dans l'esprit ? Je n'ai pas peur des temps. Et s'il faut que je trouve Chronos pour empêcher la mort du marchand de sable, je le ferai. Il est à moi, pas à lui.

Le démon sourit en dépit de la main de Daemon qui l'étouffait. Alors, pour une simple question de propriété d'une personne, tu ferais alliance avec Chronos que tu pensais détester ?

Personne ne peut empêcher la mort, intervint Diane. Chronos pense le pouvoir, mais qui dit que cela marchera ? Comme la vie elle fait partie de la nature, sans vie pas de mort. Sans mort, pas de vie c'est ainsi que les choses se font. Vouloir la détruire reviendrais à vouloir détruire la nature.

Daemon ne se retourna pas, mais s'adressa bel et bien à la déesse. Si vous n'avez pas vécu aussi longtemps que moi, ça veut dire que vous avez vécu plus longtemps que moi. Dans un cas comme dans l'autre, vous avez forcément connu une mort. Je parierais sur plus d'une. Et vous êtes une bien meilleure personne que je ne l'ai été, ce qui augmente les chances d'avoir connu des êtres chers qui ont périt à la mort. Et je ne parle même pas de nature, mais de meurtre. La mort détruit ce qui est. Ceux que vous avez perdu dans le sang avant que la vie ne parte d'elle même, vous n'avez aucune envie de les ramener ? De détruire cette chose qui les a éteinte injustement ?

C'est la seconde fois que j'ai cette discussion aujourd'hui, remarqua-t-elle. Mais mon avis demeure le même. Est-ce que j'aurais souhaité que les choses soient différentes ? Oui. Ais - je plus d'une fois éprouvé de la colère voulant à tout prix qu'on me les rende ? Encore une fois la réponse est oui. Mais non, je ne chercherais pas un moyen de les ramener à tout prix. Cela ne signifie pas pour autant que je ne les aiment pas. Leur absence restera à jamais une blessure qui ne guérira jamais. Et je chérirais chaque souvenirs que j'ai d'eux. J'ai simplement appris que certaines personnes s'en iraient alors que je demeurerais. C'est pour cela que le temps passé avec chacune de ces personnes m'est aussi précieux. Aussi injuste soit-elle la mort est dans l'ordre des choses.

Daemon n'était pas surpris de sa réponse. Il l'a dit plus tôt, Diane était une bien meilleure personne que lui. Ce qui ne changeait pas non plus son point de vue. C'est là où nous avons nos différences. Vous acceptez les souffrances. Pas moi. Je n'ai que faire de ramener les morts du passé, mais je compte bien annuler celles qui sont à venir. Que ce soit la mienne, ou celle de celui dont j'ai besoin. Et si Chronos a la réponse... je la lui arracherai des mains. Vous ne voulez pas annuler les morts que vous avez connu ? Très bien, je n'y toucherai pas. J'empêcherai les miennes.

Chronos, souhaite déclencher un Ragnarok. Cela signifie la fin de toute chose, sans aucune garantie que cela fonctionne. Voilà sa solution. Il y a trop de vies innocentes dans la balance pour que je puisse le tolérer. Ce n'était pas juste une indication. Elle l'avait dit e avertissement, s'il comptait devenir un ennemi pour elle.

Je n'ai pas l'intérêt de nuire à des vies innocentes dans cette existence, miss Moon.

Son frère ricana. Et pourtant, le choix que tu prendras ne laisse aucun doute. Tu es comme nous, Bill. Tu refuses la mort tout autant que nous. Refuse le, ou accepte le. Nous avons tous compris ce que tu désireras faire.

Daemon serra les dents. Ce frère du passé, aussi faux soit-il, et quand bien même avait-il lui même conscience de n'être qu'un songe, lui était rentré dans la tête. Bien plus qu'il ne l'admettait. Et les paroles de Diane s'ajoutait à cet écho de pensées qui envahissait sa tête.

Sois maudit. Il se contenta alors de faire disparaître le songe de son frère en le brûlant dans ses flammes.

L'instant d'après, Daemon se tenait sous un ciel plus clair que tous les cieux qu'il ait pu voir. Il n'était plus dans le monde des cauchemars. Bien qu'il pouvait respirer correctement, il était bien sur la Lune.

Je doute que nous soyons encore chez moi, dit-il à Artémis, dont il savait que, selon la mythologie, la Lune était l'un des attributs.

Non. Cette fois-ci nous sommes plutôt chez moi, confirma-t-elle. Pourquoi la lune, tout particulièrement je l'ignore.

N'était-ce pas le mystère le thème principal de cet univers ?



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________________________________________ Dim 3 Fév 2019 - 23:17


La douzième heure
Il n'est rien que n'altère le temps destructeur.

En réalité, j’avais bien plusieurs idées de pourquoi cet endroit plutôt qu’un autre. Restait encore à les vérifier. Jusqu’ici, nous avions vu des personnes qu’elles soient encore vivante ou bien qu’elles ne soient plus là, appartenant à notre passé ou notre futur. C’est du moins, ce que j’en avais pensé en écoutant parler Daemon, et en voyant ce qu’il s’était passé avec Cassandre. Restait à savoir, si tout ceci servait à tester notre volonté concernant notre point de vu sur la mort ou bien s’il s’agissait d’autres chose. J’avais déjà tout dit à Pan, et je m’étais répété il y a même pas une minute au près de Daemon. Mon avis, était fixé. La vie et la mort étaient indissociables, vouloir en supprimer était contre nature. C’était ridicule de vouloir avoir ce débat avec moi. S’il y avait bien une personne, avec qui parler Nature au sens large chez les dieux, c’était bien moi.

- S’il y a quelque chose à voir, ce sera dans mon temple dis-je à l’adresse de Daemon

Ce dernier, se dressait devant nous, je n’y avais pas remit les pieds depuis la fois où nous avions été envoyé à Pompéi, et qu’a notre retour, nous avions trouvé les lieux dévastés par le tremblement de terre. D’une manière général, je ne m’y étais pas rendu très souvent. A l’époque où Iota y était encore, il m’arrivait de vouloir passer du temps avec elle. D’une manière général cet endroit et moi avions une histoire compliqué.

« Avoir son temple sur la surface calme de la Lune, vierge de toute déformation humaine, ce doit être reposant. »

Cela aurait pu effectivement. Néanmoins, les éléments n’avaient pas vraiment joués en ma faveur hélas. L’ouverture de ce dernier avait été...Mouvementé. De quoi me laisser un mauvais souvenir pour les siècles à venir. Au fond, je n’avais jamais vraiment considéré cet endroit comme étant « à moi. » Daemon, mit les mains dans son dos, avant de hocher la tête, consentant à me suivre.

« Chaque fois que nous disparaissons, c'est pour qu'on nous dise quelque chose. Et pour débattre de la mort, avez vous déjà une idée de quel défunt de votre passé ce palais prendra le malin plaisir à faire revenir ?. »


- J’ai ma petite idée, et s’il s’agit bien de la personne à laquelle je pense j’y suis préparé.

J’étais étrangement calme, mes émotions n’étaient pas agités comme elles l’avaient toujours été quand cela le concernait. Ce n’était qu’une théorie, et rien ne m’indiquait que c’était bien cette personne que je verrais. Cela pourrait être n’importe qui. Évidemment, il était le plus lié à cet endroit. Mais encore une fois, j’avais les paroles de Pan en tête. Je n’étais donc, absolument pas certaine de le croiser dans cet endroit particulièrement. Deux autres, personnes de mon passé et de mon présent pouvaient également s’y trouver. Il ne semblait pas y avoir absolument besoin d'être mort, sans quoi pourquoi aurions nous vu Cassandre ?

« Je me demande qui régit la volonté de ce palais. Et si celui-ci préfère l'objectif de Chronos ou son contraire. »

- Je l’ignore, admis-je un Titan en saurait sans doute plus que moi. Néanmoins, c’est constamment la croix et la bannière pour leur arracher ne serait-ce qu’une minuscule information.

Et si Hermès, espérait obtenir toute ses réponses en allant voir Hypérion, c’est qu’il était bien naïf. Il ne répondait jamais directement à une question. Aucun titan ne répondait directement à une question. J’ignorais pourquoi, ils voulaient à tout prix nous maintenir dans l’ignorance, mais c’était plus qu’agaçant à la longue.

« Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi ils ne veulent jamais avouer les quelques informations qui seraient pourtant très utiles ? Ne vous êtes vous jamais dit qu'au final, les titans qui se font passer pour vos alliés sont ceux qui ont les secrets et les objectifs les plus sombres à cacher ? »


Un reniflement moqueur m’échappa. Réaction typique, lorsque ce sujet était abordé. Nous avions bien vu, ce que nous représentions pour eux l’an dernier, et Hypérion me le rappelait constamment. Ce « voyage » à Magrathéa, n’avait été que la preuve de plus et la goutte d’eau qui fait déborder le vase :

- Je ne considère pas vraiment les titans comme des alliés. Gaïa est la dernière en qui, j’ai un tant soit peu confiance. Mais pour le reste, j’ai bien vu ce que nous étions : une arme au pire, des pions au mieux.

En pénétrant à l’intérieur du temple, je constatais que rien n’avait changé. La bibliothèque, était toujours aussi dévasté que la dernière fois où j’y étais venu. Avançant prudemment, tandis-que j’observais les lieux, je restais tout de même sur mes gardes, me demandant toujours pourquoi ce lieu, plutôt qu’un autre et surtout ce que j’allais y trouver. Qui, ou quoi que ce soit, j’y étais de toute façon préparé. S’il fallait affronter, les démons de mon passé, alors soit. J’y ferais face sans faillir. Daemon, s’avança à son tour pour faire sa propre observation de l’endroit, puis se tourna vers moi :

« Vous vous attendez à qui ? »

Je ne répondit pas à sa question, me contentant de hausser la voix :

« Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Si c’est le cas montrez vous ! Ce petit jeux ne m’amuse pas ! »

Aucune réponse, juste l’écho de ma voix, dans cet endroit vide.

- Autrefois, c’était une bibliothèque. Mais, ce n’est pas ma bibliothèque pour autant, les temples divins sont l’oeuvre de Gaïa. Peut-être notre présence ici, est-elle lié à elle.

Je voulais tout de même m’assurer qu’il n’y avait personne d’autres que nous, aussi commençais-je à m’engager dans une allée, toujours sur mes gardes. Peut-être que je m’en faisais pour rien, et peut-être étais-je trop sur mes gardes. Mais prudence est mère de sûreté. Mieux valait faire trop que pas assez dans ce genre d’expédition.

« C'est bien elle, qui nous a réunit ? »

Je hochais la tête en guise de réponse, alors qu’une voix qui n’avait rien à voir avec celle de Gaïa retentit :

« Il n’y a plus rien ici. »

- Qu’est que tu fais ici ?

C’était la seconde fois, que je posais cette question aujourd’hui. Mais, c’était sortie tout seul, comme un réflexe. Iota, n’était pas sensé pouvoir quitter la bibliothèque d’Olympe, alors que faisait-elle dans ce temple ?

« Je fais la même chose que vous. J’observe »

Daemon, l’observa quelques instants avant de m’interroger du regard

- Ma sœur, Iota expliquais-je brièvement.

C’était un résumé très succin. Mais, je n’allais pas me lancer dans de longues explications sur ma famille, parce que cela prendrait beaucoup trop de temps. En tout cas, elle semblait toujours fidèle à elle même. J’ignorais si je devais prendre ça comme une bonne ou une mauvaise chose d’ailleurs.

- D’accord, je reformule repris-je à l’adresse de ma sœur : comment es-tu arrivé ici ? Je croyais, que tu ne pouvais pas quitter la bibliothèque d’Olympe.

Et c’était en partie grâce à sa présence, que j’y passais la majeure partie de mon temps sur la cité. J’avais toujours une nouvelle histoire à lui raconter. Même si, c’était souvent entrecoupé par les plaintes de Socrate. Aussi, afin de le faire taire, avais-je dit à voix haute l’air de rien que cet endroit était plus accueillant du temps où Jules en était le gardien. Évidemment, cela ne lui avait pas beaucoup plus, ce qui avait bien sur était le but de la manœuvre.

« Si c'est ce qui vous préoccupe en premier, je présume qu'elle n'est pas morte. »

Daemon fronça les sourcils tout en observant Iota. Je secouais une nouvelle fois la tête :

- Jusqu’à preuve du contraire, Pan est décédé, et Cassandre vivante. Pour Iota c’est...Plus compliqué

J’avais empêché Jules de faire une bêtise plus grosse que lui, en attaquant Heimdall lorsque cette expédition dans le Nautilus s’était achevé. J’avais cru ne plus jamais la revoir, et pourtant, quelques temps plus tard, elle s’était retrouvé dans ce même temple. Hypérion, pensait qu’elle était une Oneroi. Au final, le mystère demeurait.

« Cassandre est ici, avec moi. Tout comme le capitaine. Il m’a offert son chapeau. Vous voulez le voir ? »
 
« Voir est bien là une chose que j’ai toujours voulu. »

Je me contentais de hocher la tête, afin de faire plaisir à Iota, immédiatement un chapeau pirate apparu sur sa tête. Si cela, me fit sourire, j’avais néanmoins l’impression de ne pas avancer. Je me demandais toujours, ce que nous faisions dans cet endroit tout particulièrement :

- Qu’est que tu veux dire par « ils sont avec toi ? » Et pourquoi est-ce que nous, nous retrouvons dans cet endroit ? Il n’y a rien. Depuis le tremblement de terre d’il y a deux ans l’endroit est vide. Je ne comprends pas ce que nous faisons ici.

Et cela me frustrait. Apollon et Elliot étaient Gaïa sait-où, de même que Nora et Hermès. J’espérais, qu’il ne lui tape pas trop sur les nerfs. Le courant n’avait pas trop l’air de passer entre eux, pour ce que j’avais vu. Et, je comprenais parfaitement Nora. Hermès, était exaspérant. Même Hadès, aurait fait preuve de plus de discernement dans ce genre de situation. Et, c’était d’Hadès que nous parlions. Niveau maturité, il n’était pas vraiment au point.

« Je l’ignore. Je vous ai juste sentis arriver alors je suis venu. »
Elle regarda vers Daemon et vers moi « C’est grand ici. Il y a tout comme avant. Même mes frères sont là. »

- Est-ce qu’ils te manquent ? Lui demandais-je

« Non. Ils sont avec moi. »

Le Nautilus, avait en quelque sorte été le dernier voyage, de ces enfants. Les premiers enfants des titans, nos frères et nos sœurs, même si nous ne les avions pas connus.

« C’est donc ça. Le palais connaît votre détermination sur le sujet de la mort. Alors il vous la montre ainsi. Vous aviez raison : le palais s’adapte. »

Ce n’était pas tant une détermination. Mais, même si c’était douloureux, la mort était dans l’ordre des choses tout simplement. Vivre pour toujours, tel était le vrai fardeau. C’est parce que, je demeurais là où les autres partaient, que j’étais justement forcé de les regarder s’en aller sans pouvoir rien faire. Tout le monde voulait vivre pour toujours. Mais personne n’avait idée de ce que cela impliquait réellement.

- J’ignore s’il s’agit de ma détermination, ou bien d’autres choses répondis-je à Daemon avant de me baisser afin d’être à la même hauteur que Iota : Est-ce une manière de me dire que je dois te laisser partir ?
Lui demandais-je

C’était une idée, une théorie. Rien de bien concret, j’essayais encore de comprendre.

« Je ne crois pas. »
Répondit-elle, « Il y a certaines choses que je vois d’ici, que je ne voyais pas avant. Tu veux que je te montre ? »

- S’il te plaît
lui répondis-je

Iota sourit, et regarda en direction des étagères. Ces dernières s’ouvrirent, et laissèrent apparaître un passage. Ma sœur, me tendit sa main que j’attrapais pour la laisser m’entraîner, Daemon sur nos talons, dans un tout autre endroit. Cela ressemblait au restaurant chez Granny. Cette dernière y était également, de même que plusieurs autres personnes.

« Le coeur de Storybrooke », réfléchit Daemon à haute voix. « Qui s'est abîmé avec le temps, » continua-t-il en regardant Granny. Il se tourna vers moi, manifestement toujours perdu dans ses pensés « Qu'est-ce que cela vous inspire ? »

Je haussais un sourcil, pensait-il que cela avait quelque chose à voir avec moi ? Je, ne connaissais pas plus Granny que cela. J’avais prit une chambre dans son auberge lors de mon arrivé en ville. J’y étais resté, jusqu’à ce que j’ai retrouvé Apollon. Après quoi, j’avais acheté la maison. Il m’arrivait, de temps en temps de passer au café, afin d’y prendre du thé ou bien des viennoiseries le matin, lorsque j’avais plus ou moins imposé la règle des petits déjeuners ensemble à la colocation. Si Apollon ou moi n’avions pas le besoin de manger, les filles oui. Mais, c’était avant tout un moment conviviale. Quelque chose à partager ensemble, comme une vrai famille. C’était l’image que je voulais renvoyer de cette colocation. Pas forcément la famille du sang, mais celle du coeur.

- De la convivialité ? Répondis-je tout n’est pas forcément en lien avec moi. Il me semble l’avoir dit un peu plus tôt au sujet de Cassandre. Elle est plus lié à Elliot et Apollon, nous ne sommes pas vraiment proche toute les deux. Je suis plus proche de sa mère et de sa grand-mère. Quant à ce que lieu m’inspire...Mon arrivé à Storybrooke ? Je haussais les épaules, me retournant vers Iota : Que souhaitais-tu me montrer exactement ?

« Regarde » me répondit Iota.

Dans la foule de personne, je pouvais effectivement distinguer celui connu de Lily, en train de boire un verre de lait et de discuter tranquillement avec Merida. Un peu plus loin deux hommes étaient attablés. Je supposais, qu’il devait potentiellement avoir un lien avec Lily, pour ma part je ne les connaissais pas.

« C’est comme ça qu’il le voit. » expliqua Iota « L’après Ragnarok. » expliqua-t-elle

- Entre ce que l’on imagine, et la réalité les choses sont souvent différentes.

Et pourquoi diable Cassandre, voudrait-elle empêcher tout cela, si sa réflexion ne se rapprochait pas un tant soit peu de la mienne ? Supprimer la mort, signifierait qu’elle aurait la possibilité de vivre toujours avec Apollon, sans rien craindre. Elle avait vu des choses difficile dans son futur, elle nous avait vu tomber les uns après les autres. Et pourtant, elle persistait encore à vouloir arrêter le Ragnarök. Tout résidait là. Elle devait forcément, avoir une information supplémentaire que nous n’avions pas. Peut-être le Ragnarök n’était il pas aussi utopique que ce que Chronos voudrait. Que, ce qu’il se passe après ne ressemble en rien à cela. Et, que toutes les promesses qu’il a faite n’étaient que de la poudre aux yeux.

« C’est ainsi, qu’il le voit »
commenta simplement Iota « Il n’est pas méchant il s’est simplement perdu en chemin. »

Il s’était beaucoup perdu en chemin si l’on voulait mon avis.

« Durant l'Antiquité, rien n'indiquait aux Hommes qu'en arrêtant de rendre des sacrifices aux Dieux, ils n'allaient pas être châtiés. C'est la même chose ici : vous êtes certaine que supprimer la mort est contre-nature. En avez-vous la preuve ? Je considère les risques d'une telle entreprise, mais vous ne prenez donc pas le temps de considérer que c'est possible ? Avez-vous la preuve qu'en arrêtant la mort, la vie en sera anéantie ? Je comprends que vous soyez contre l'idée. C'est... normal, je dirais. Mais qu'est-ce qui vous dit que le décor qui vous entoure n'est pas proche de la réalité si "l'après Ragnarok" se produit selon les plans de Chronos ? »

- L’Antiquité... Dis-je sarcastique, que savez vous vraiment de cette période et des sacrifices fait aux dieux ? Les sacrifices ont commencé, parce que mes frères et sœurs ont pour la plupart insufflé cette idée aux mortels. Après quoi, ce fût l’effet domino. Certains ont même poussé le vice jusqu’à sacrifier des vies humaines. Grand mal leur en a prit. Le dieu en question, ne s’est pas montré aussi clément qu’ils l’auraient espérés. Vous voulez une preuve ? Cassandre. Cette même Cassandre, que nous avons juste avant est ce que l’on appelle une demi déesse. Il arrivera un moment où sa vie s’arrêtera. Pourquoi, la Cassandre de 2019 qui vient du futur voudrait-elle à tout prix empêcher le Ragnarök ? Après tout, si cela permet de supprimer la mort, elle pourrait vivre pour toujours avec Apollon et ses parents. Au lieu de nous voir à nouveau tous tomber les uns après les autres, et son père se transformer en une toute autre personne. Il n’y a pas de raison de vouloir l’arrêter. Et pourtant, elle est déterminé à changer les choses. C’est que cela n’a pas dût tourner comme Chronos l’avait espéré.

J’avais prit soin de rester vague concernant la partie sur l’Antiquité. J’avais vu un souvenir d’Apollon, qu’il n’avait jamais partagé avec moi parce que trop douloureux. Et en voyant de quoi il était question, j’avais compris. Les hommes ont fait beaucoup de mal en notre nom. C’est pourquoi, j’ai rapidement fait comprendre que si sacrifice il devait y avoir pour moi, cela ne serait en aucun cas la vie d’être vivant. Ce n’était pas bien compliqué, il suffisait de faire croire à une vision divine, par un prêtre et le tour était joué. Un coup d’oeil en direction de Daemon m’indiqua qu’il semblait troublé par mes paroles.

« C'est contre Chronos... » murmura-t-il finalement.

Sans chercher à en savoir plus, je me tournais à nouveau vers Iota :

- Il y a-t-il un moyen de l’aider ?

Je n’était pas la plus grande adepte de Chronos. Nos « relations » n’avaient pas vraiment démarré sous les meilleurs auspices. Et la première rencontre en face à face, n’avait en rien aidé à ce que cela change. Pour autant, s’il y avait un moyen de l’aider afin qu’il ne se perde pas en route. J’étais prête à laisser mes sentiments personnels de côté, et à l’aider, à lui tendre la main au moment où il en aurait besoin

« En Étant à ses côtés. »

Je ne pu m’empêcher, de laisser mon cœur se gonfler d’affection pour Iota. Elle voyait les choses tellement simplement… Pourquoi, tout devenait-il compliqué lorsque nous cessions d’être des enfants ?

- Non pas que je sois contre l’idée, mais à moins d’avoir le même mode de pensée que lui, il ne semble pas être le genre de personne à accepter d’être entouré.

C’était du moins, l’aperçu que j’en avais eu lors de notre première véritable rencontre l’an dernier.

« Peut-être aujourd’hui oui. Mais avant... »

Elle s’approcha du comptoir, essayant de s’asseoir sur un tabouret. La soulevant délicatement, je l’aidais à y grimper et s’y installer. Iota, regarda Lily et Merida un instant. Comme tout le monde ici, elles ne semblaient pas nous voir

« Ce songe est le plus beau qu’il soit. Tout le monde est réunis, et heureux. J’aime beaucoup ça. » Elle s’interrompit un moment avant de reprendre « Lui aussi, il est là. »

Suivant, son regard j’aperçus Pitch lui aussi assis à une table, en train de discuter avec Apple. C’était étrange, de sentir à la fois autant d’affection pour les deux personnes présentes et à la fois mon coeur se serrer.

- J’ignorais que le Ragnarök pouvait guérir les injonctions d’éloignement divine commentais-je mais je comprends ton point de vu. Qui ne rêverait pas de cela ? Un monde où l’on pourrait tous être heureux. Je peux également comprendre son point de vu, je ne suis pas à ce point borné. Mais cela ne veut pas forcément dire que je suis d’accord avec la manière de l’appliquer. Il doit bien y avoir un moyen d’avoir ce bonheur sans pour autant chercher à bouleverser l’ordre des choses.

Évidemment, que je pouvais comprendre l’envie d’un monde où la joie règne. J’avais vécus suffisamment longtemps, et arpenté ce monde de part en part au fil des siècles pour justement ne pas être fermé à cette idée. Mais, c’était dans la manière de l’appliquer, où là, mon point de vu divergeait.

« Il peut tout guérir » dit ma sœur avant d’ajouter « Ce n’était pas son idée. » elle tourna à nouveau son regard vers moi pour continuer « C’était la leur. »

- La leur ? Je papillonnais des yeux, méditant à ses paroles. Tu veux parler des personnes présentes ou bien...Des Titans ?

Je penchais plus pour la seconde hypothèse étrangement, particulièrement lorsqu’elle regarda une nouvelle table à laquelle se trouvait Mnémosyne en train de jouer aux cartes avec Ouranos. Cette scène m’arracha un roulement d’yeux exaspéré

« C’était après nous. Mais ils n’ont pas su comment faire. »


- Peut-être que s’ils avaient été capable de comprendre ce que cela voulait dire d’être parents au lieu de nous prendre pour des cobayes ou des pions, les choses se seraient mieux passés.

J’en voulais à Mnémosyne, mais pas pour moi. Je n’avais rien attendu de la titanide. En revanche, c’était de lire la déception dans les yeux d’Apollon, qui m’avait fait éprouver ce ressentiment. Il avait eu l’air tellement heureux, lorsqu’il l’avait rencontré. Il m’en avait dit tellement de bien. De voir que tout ce qu’il avait imaginé, n’avait été qu’illusion. C’était cela que je ne pouvais supporter. Moi, je m’en fichais, je pouvais encaisser. Mais blesser Apollon, d’une quelconque manière que ce soit, était une chose que je n’avais jamais pu cautionner ni même pardonner.

« Ils n’ont pas eu d’exemple. Beaucoup sont dans ce cas, certains ont grandit à l’écart. D’autres en ont eu et pleurs leur perte. Tu es une bonne mère ? » Me demanda-t-elle subitement

Nous y voilà, la question à un million de dollars songeais-je

- Si tu demande, à mon fils: non, je ne le suis pas. Malheureusement, je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’être sa mère. Il a grandit dans un monde où des copies de son père et de moi étaient présentes mais pas pour lui. Je comprends son ressentiment envers nous. Et pourtant, je n’ai jamais pu m’empêcher de l’aimer et de vouloir le protéger. Le perdre fût une déchirure. C’est comme avoir faillit à ma tâche. Je laisse le soin aux autres de juger si cela fait de moi une bonne ou une mauvaise mère.


« Il est à ses côtés, il n’est plus seule maintenant. »

Si Iota, voulait me rassurer malheureusement, ce fût un échec cuisant. Je laissais ma tête heurter lourdement le comptoir, animé d’une furieuse envie d’illustrer l’expression « se taper la tête contre un mur. » Était-ce normal d’avoir à la fois autant d’amour pour une seule personne tout en ayant par la même occasion une furieuse envie de l’étrangler ? Il avait peut-être bien un peu hérité de mon côté de la famille au final. Parce qu’il me faisait exactement le même effet qu’Apollon. Soupirant, je me décidais à finalement lever la tête, tout en me pinçant l’arrête du nez de manière exaspéré :

- Je me disais aussi que c’était trop beau pour être vrai


« Je n’éprouve aucun remords, si ce n’est celui de avoir prit le temps de te connaître. » Mais pourquoi, diable étais-je aussi bête lorsque cela concernait ce garçon, Au point de le croire à chaque fois sur parole ? Je m’étais déjà faite avoir une fois. J’aurais pu me méfier quand même, et bien non. A chaque fois, je me laissais berner. Et son père, qu’est que j’allais lui dire ? « Ecoute Pitch, la bonne nouvelle c’est qu’apparemment Phobos ne serait pas mort. Et la mauvaise c’est qu’il aurait rejoint Chronos, tu m’en veux pas trop dit ? »

Secouant la tête afin de chasser cette idée stupide, c’est un bruit dehors qui focalisa toute mon attention. En effet, toute les personnes présentes regardèrent dans la direction du bruit

« Et voilà...Il arrive lui aussi. » dit l’un des deux hommes de tout à l’heure d’un air blasé

« J’adore son petit côté ténébreux. Ça lui donne un air sexy. » répondit Lily

Merida se contenta pour sa part de la regarder en secouant la tête.

- Mieux vaut qu’Elliot ne soit pas au courant que sa femme qualifie d’autres personne que lui de « Sexy » commentais-je amusé malgré moi. De qui sont-ils en train de parler d’ailleurs ?

« Du cavalier solitaire » répondit ma sœur « il tente d’entrer depuis que c’est arrivé. Il veut aider, mais ne sait pas comment faire. »

Encore ce cavalier solitaire ? C’était la seconde fois que j’en entendais parler aujourd’hui.

- Ce cavalier solitaire qui est-il ?
Demandais-je

« Tu le connais, il s’appelle Jamie. Avant, il était avec les autres. Mais maintenant, il ère en attendant de retrouver sa route. Il est perdu lui aussi. »

J’avais effectivement vu juste à Coney Island. Et, j’avais bien fait d’obliger les autres à rebrousser chemin. Un seule face à face avec le cavalier m’avait suffit. Je n’avais rien de personnel contre l’hôte, c’était l’entité qui le possédait, et le souvenir de l’affrontement sur Olympe, qui me poussait à la méfiance.

- Il semblerait que ma théorie se soit avéré juste tout à l’heure remarquais-je pensive. Je croyais qu’il était fidèle à Chronos. Ou du moins que Famine l’était, j’avoue être un peu perdu. Je croyais qu’il n’y avait plus de cavaliers depuis l’affrontement avec Phobos.

« Il l’est. Mais, il a commit une erreur qui pourrait nous être fatale à tous. » Elle ajouta « Toutes les âmes pourraient disparaître. Chronos les a crées, il a fait tout son possible pour que cette erreur soit réparée, mais j’ai peur qu’il n’y arrive pas. Cela demande un sacrifice, un grand sacrifice. Le voyageur doit mourir pour que la première âme soit sauvée. »

Même Iota s’y mettait ? Mais, je n’allais pas mener mon neveu à l’abattoir. Et puis quoi encore ?

- Le voyageur en question s’appelle Elliot, et c’est mon neveu. Quel genre de tante serais-je si j’acceptais de le laisser mourir les bras croisés ?
Demandais-je indigné.

Je n’oserais plus jamais me montrer devant Aphrodite, et encore moins Lily, si je revenais de cet endroit, avec la nouvelle qu’Elliot était mort et que je n’avais rien pour empêcher cela. Iota ne répondit pas de suite, s e contentant de me regarder intensément. J’avais presque l’impression d’être sondé jusqu’au plus profond de mon âme. Assez ironique étant donné la situation.

« A chaque heure, sa vérité »
elle sourit « Le Voyageur n’a pas d’importance. Ce n’est que le nom qu’ils lui ont donnés. Le seul qui compte, est celui qu’il s’est choisit. Il défini qui il est réellement. » Elle ajouta «sa mort n’est que le commencement »

- Est-on en train de parler de mort au sens littéral ou bien de manière métaphorique ? Demandais-je tout de même

Elle ne me répondit pas. Trois coups furent frappé à la porte, au premier les personnes présentes disparurent, au second se fût Iota qui disparu, au troisième c’est un feu follet qui apparut. Il gigota dans tous les sens, je pouvais sentir qu’il souffrait, rien qu’a le voir faire. Mais mon attention, fût rapidement dévié du feu follet, pour tomber sur un visage connus, Jamie était à l’autre bout du bar, et manifestement le look western semblait être à la mode par ici. Si j’étais Apollon ou Hermès, probablement me serais-je mis-je à chantonner « i’m a poor lanesome cow-boy » afin de soit disant détendre l’atmosphère. Heureusement pour moi, je n’étais ni Apollon ni Hermès.

« Aidez-moi » dit-il, tout en regardant en direction du feu follet en train de gigoter.

D’accord, restait encore à savoir comment. Parce qu’il n’était pas question que je sacrifie mon neveu, ma résolution sur le sujet était ferme.


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________________________________________ Lun 4 Fév 2019 - 20:07



Tick tock, goes the clock,
and all the years they fly...

Apollon n'avait pas vu le gamin tourner sa tête vers lui. Il n'avait pas vu non plus le changement de décor. Pas immédiatement, du moins. Des images s'étaient superposées au reste, l'emportant sans qu'il ne puisse l'empêcher et sans qu'il n'en ressente l'envie. Il aimait cette sensation que ses pouvoirs lui procuraient. Tout était atteignable, mais ce n'était que des morceaux qu'il apercevait à cet instant. Une sorte de regroupement de personnes déguisées. Un homme habillé en Deadpool. Une canette de coca. Dolos comme il l'avait connu. Le visage de Lily. Celui d'Elliot.

Il cligna des yeux alors que le jeune homme était bien face à lui mais que cette fois, l'environnement autour d'eux s'était stabilisé. Il s'agissait d'une île rocheuse qui inspirait la traquilité, mais les apparences pouvaient être trompeuses. Le regard du dieu s'attarda sur l'enfant qui les accompagnait, tandis que les informations qui l'avaient traversé se mettaient en ordre et qu'il percevait à présent son aura d'une façon bien différente à présent.

« C'est joli comme endroit ! » se décida-t-il enfin à dire, trop soudainement et d'un ton exagérément enjoué. « Très... apaisant. Tout ça. T'as pu venir parce que t'es un Voyageur aussi, petit ? »

La question était légitime. Après tout il avait prétendu que c'était un endroit que seuls ceux ayant ce rang pouvaient atteindre. C'était faux, à l'évidence, puisque lui aussi avait pu venir. En tant que Gardien, peut-être avait-il droit à cet avantage. Ou c'était encore plus compliqué que ça. Il regrettait d'avoir dû laisser Artémis derrière lui mais il savait qu'elle comprendrait. A sa place, elle aurait aussi décidé d'aider Elliot autant que possible. Le laisser partir sans rien dire n'aurait pas été acceptable.

« C'est... héréditaire comme fonction ou un truc du genre ? »

La question lui avait échappé tandis qu'il se pinçait les lèvres distraitement. Ça ne le choquait pas tant que ça finalement, étant donné les personnes qu'il avait lui-même pu croiser quelques instants plus tôt, mais ça n'enlevait rien à l'étrangeté de ce tête à tête.

« D'ailleurs, de toi à moi, Gabriel ça me fait penser à la chèvre d'Hypérion, c'est pas super classe comme choix de prénom. » ajouta le grand blond en jetant un coup d'oeil en direction d'Elliot.

Ce n'était pas de la jalousie. Pas du tout. Il avait comprit que c'était en rapport avec Jules mais, quand même... Il avait inconsciemment fait un sacré honneur à l'écrivain en nommant son fils en pensant à lui. Même si il ne s'en était pas rendu compte.

« Comment ça héréditaire ? » répondit le jeune homme en fronçant les sourcils.

« Il n'y a qu'un seul Voyageur. Les autres ne font qu'emprunter les routes qu'il trace. »

« Ouais donc tu racontes n'importe quoi. »

« Mais non pas du tout ! »

Le dieu croisa les bras dans un automatisme de défense. C'était déjà compliqué pour lui de faire face à l'aîné Sandman, étant donné la nature de leur relation assez délicate, et voilà que maintenant il en avait deux contre lui. Ça ne devait pas être simple à encaisser, ni à réaliser ou à admettre, mais c'était le cas.

« Regarde le. Tu trouves pas qu'il a tes yeux ? » insista-t-il avec une moue, tout en continuant de fixer l'enfant. « Ou tes cheveux plutôt. Clairement tes cheveux. Les yeux, c'est plus Lily. »

Maintenant qu'il le voyait clairement, il y avait un air de famille indéniable. Il lui rappelait forcément Cassandre également. Même s'il ne laissait pas transparaître d'émotions particulières... C'était déstabilisant dans un sens.

« Tous les futurs se rejoignent ici. C'est Cassandre qui me l'a dit. » jugea-t-il utile de préciser pour éclairer un peu la situation aux yeux d'Elliot. « Alors... tu peux voir tout le monde dans le coin. Et t'as très bien remarqué qu'il était super badass ! Et je connais peu de personne aussi badass que ça en fait. »

Toutes étaient divines. Et si il ne citait pas de nom particulier, Elliot avait été le seul capable de gérer à peu près la situation avec ce petit garçon. C'était un argument de plus pour les considérer de la même famille. Sans compter qu'il sentait l'aura Sandman sur cet inconnu. Ça, ça ne trompait pas, il avait laissé tombé l'hypothèse que Dolos soit dans le coup depuis longtemps maintenant.

« Moi aussi j'ai... rencontré mon fils mort avant d'être né, tout à l'heure. Je comprends que ça doit être perturbant. » poursuivit le dieu en se raclant légèrement la gorge.

C'était bien ce qui c'était passé à ce Comic Con, à cause justement de Dolos, même si celui-là était mort à présent. Il n'avait jamais jugé le jeune homme de l'avoir tué et trouvait à vrai dire que ce n'était pas une grosse perte, aussi cruelle cette pensée puisse-t-elle être interprétée.

« Et du coup on fait quoi maintenant ? Un pique-nique ? » ajouta-t-il dans un murmure accompagné d'un sourire des plus incertains.

Ce n'était pas la peine de chercher à détendre l'atmosphère. Il avait besoin d'encaisser l'information, c'est tout, il lui fallait du Temps.

« Ah... » l'entendit-il dire tandis qu'il tournait la tête dans sa direction. « Ah ok... »

Il passait une main dans ses cheveux, se balançait d'un pied sur l'autre, était nerveux. Il ne savait pas comment s'y prendre et Apollon ne pouvait que le comprendre. Lui non plus n'avait pas su comment réagir face à Priam.

« Tout ceci n'est qu'un Songe. » se contenta de dire Gabriel. « Un mélange des songes de chaque personne présente. C'est pour cela que ces lieux vous paraissent familiers. »

… Affirmation qui ne rendait en rien les choses plus aisées à gérer. Est-ce que c'était pareil pour ce gosse ? Est-ce que ça lui faisait bizarre de voir son père qu'il n'avait jamais connu ? Il n'avait pas posé la question à Néphélé. Il aurait peut-être dû davantage l'interroger. Même si finalement, ce qui se passait après la mort, tout ce qu'ils voyaient aujourd'hui... ils n'étaient pas supposés le connaître.

« Gaia vous a conduit ici pour que vous découvriez la Vérité. Elle pense que ça pourrait vous aider à avancer. Tu connais l'une de ces vérités. Le Temps n'est pas votre ennemi. » enchaîna le garçon. « Mais elle ne pouvait pas prévoir que ça serait aussi à ce moment là que le Cavalier Solitaire commettrait son erreur. Les âmes se meurent. Il est Temps pour vous de faire un choix. »

« Je suis vraiment désolé de ne pas avoir réussi à empêcher que... »

La manière dont Elliot laissa sa phrase en suspens serra le cœur du dieu. Il était le mieux placé pour comprendre. C'était assez déprimant de savoir qu'un événement aussi tragique les rapprochait et les faisait se ressembler tous les deux. Gabriel ne donna aucune réponse, restant figé à regarder son paternel droit dans les yeux sans sembler éprouver un quelconque sentiment à son égard. C'était vraiment... bizarre.

« Le plus simple, ça aurait quand même été de nous dire toute la Vérité dès le début sans nous faire subir un parcours du combattant pour y arriver... » lâcha Apollon dans un marmonnement.

Il avait quelques réponses, certes. Pas assez encore cela dit. Les énigmes ça devenait vite lassant.

« Ce n'est pas de ta faute. » poursuivit-il en décroisant ses bras, pivotant en direction d'Elliot. « On ne peut pas sauver tout le monde. »

Ce ne serait pas suffisant pour le rassurer ou diminuer sa peine, il en était conscient, mais il voulait juste le soutenir d'une façon ou d'une autre. La culpabilité était un lourd poids à porter, il le savait.

« Tu vas venir le voir avec nous ou tu fais juste le Guide ? » interrogea-t-il alors le gamin. « Tu le fais très bien au passage. T'es moins mystérieux que ceux qu'on peut avoir d'habitude. Je t'aime beaucoup. »

Au moins, il ne parlait pas en rébus ou il ne leur posait pas des questions à la Père Fourras, ça avait quelque chose d'agréable. Même si tout n'était pas clair comme de l'eau de roche, Apollon savait que ce serait trop demandé. Il fallait toujours que ce soit un minimum compliqué quand ça concernait leur famille.

« T'es prêt ? » lança-t-il en se tournant de nouveau vers Elliot, quelque peu soucieux. « Si tu l'es pas c'est pas grave ! T'es pas tout seul. C'est ce qui compte. »

Le sourire engageant qu'il afficha se voulait rassurant et encourageant. Il faisait de son mieux. Il n'était peut-être pas le choix le plus judicieux pour l'accompagner, il ne savait jamais comment se débrouiller avec lui. Il était à la fois mal à l'aise, content, gêné, inquiet... ça faisait trop de mélange d'émotions.

« Pourquoi se montrer mystérieux quand nous sommes face à la Nature ? »

Hein ? Et bien... c'était une bonne question, ça. On voyait que ce Gabriel n'avait pas grandit entouré par les Titans. La prochaine fois il leur demanderait tiens.

« Nos actes sont les témoins de notre existence. Nous devons les montrer pour que l'on sache qui on est. Nous sommes tous nus face à la Nature. Certains d'entre vous sont vues comme des oiseaux, d'autres comme des grains de Sable Noir. » prononça-t-il en regardant Elliot. « Je te vois comme un espoir. »

Ses yeux se posèrent alors sur lui en disant cela et, bien qu'il faisait ce qu'il pouvait pour s'en empêcher, il était incapable de réfréner une certaine fierté à cette manière de s'adresser à lui. Un espoir. Rien que ça. C'était beau et touchant à la fois.

« Pourquoi appréhender votre rencontre avec lui ? » demanda-t-il plus surpris, cette fois. « Chronos est un être capable de grandes merveilles. Il est allé au delà de n'importe quelle autre création de la Nature. C'est parce qu'il contrôle le Temps que vous êtes effrayé par lui ? »

Ce n'était pas vraiment une interrogation qu'il avait pu anticiper. Le dieu haussa un sourcil, incertain, avant que ses lèvres ne s'étirent en un léger sourire.

« Ce n'est pas de la peur. » répliqua-t-il en marquant une pause, sûr de lui. « C'est... de l'incompréhension. Je n'aime pas ce que je ne comprends pas. »

Pour appuyer ses dires, il hocha lentement la tête. Il ne ressentait véritablement aucune crainte, bien qu'il était conscient de la puissance de cet individu et de tout ce qu'il était capable d'accomplir. Pourtant, à bien des reprises, ils avaient mit en déroute ses plans – il se rappelait particulièrement des Cavaliers. Et il y avait aussi le fait qu'il ne les anéantissait pas en un claquement de doigts bien qu'il en aurait été largement capable si il le désirait vraiment. Tout était trop flou à son sujet.

« Et je pense, d'un point de vue personnel et totalement subjectif, que le Temps ne devrait être contrôlé par personne. Du moins pas dans le but d'atteindre le moindre objectif personnel. C'est peut-être merveilleux, tout ça, je dis pas le contraire... mais ça peut être dangereux aussi. Tout est une question de point de vue j'imagine. »

Il haussa les épaules avant de baisser ses yeux vers Gabriel.

« Mais je n'appréhende pas ! » précisa-t-il une nouvelle fois en faisant un geste vague de la main. « Je trouve ça très intriguant en fait. Peut-être un petit peu angoissant parce que je sais pas si il va bien m'aimer. Quoi que tout le monde m'adore ! »

Encore une fois, c'était une tentative vaine d'alléger la situation. Hermès aurait comprit ce type de technique. Malgré tout, Apollon posa brièvement son regard sur Elliot à cette réplique, avant d'ajouter :

« Enfin... presque tout le monde. »

Il existait des exceptions. Il se mordit fugacement les lèvres, attendant la réaction du jeune homme en sachant pertinemment qu'il ne lui ferait pas une déclaration. Apollon avait de l'espoir, mais pas à ce point-là non plus.

« Je partage son point de vue. Même si ça me tue de le dire... » grommela-t-il finalement.

C'était... plaisant. Il ne pouvait se retenir de sourire à cet aveu. Pour une fois qu'ils se comprenaient ! C'était un premier pas. C'était encourageant. C'était bon signe.

« Si Chronos contrôle le Temps, c'est parce que le Temps et lui ne font qu'un. Dans le Bois des Oubliés se tenait une Racine cachée de l'Arbre Monde. Une force jadis oubliée, mis à l'écart car jugée trop dangereuse. Il y est entré, elle est venue à lui et il a vue en elle une réponse à toutes ses questions. »

Apollon n'eut donc pas le temps de se réjouir longtemps, devant se plonger dans le récit du jeune garçon. Il avait raison quand il disait qu'il faisait moins de mystères. Il était beaucoup plus enclin à partager des informations avec eux, même si le dieu doutait encore de leur utilité à ce moment précis, il en enregistrait le moindre détail pour les partager avec les autres plus tard.

« En quittant le Bois des Oubliés, le Temps s'est lié à chaque être vivant à travers tous les âges. Il a rejoins ses soeurs Racines : la Magie, le Divin et l'Amour. Il s'est dispersé à travers tous les univers connus et inconnus. Mais il n'a pas trouvé d'équilibre, car il est constamment en mouvement. Et chaque action à une époque peut créer une brèche dans une autre. Chronos a créé un monde à part. Un monde de néant pour que les brèches se déversent à l'intérieur et que la ligne d'origine poursuive son chemin. »

Ce n'était pas très gentil pour les brèches, si on lui demandait son avis. Ça lui rappelait quelque chose cette histoire d'ailleurs. Enfin, quelque chose, vaguement.

« J'aurai dû revoir tous les Doctor Who avant de venir ça m'aurait peut-être aidé à y voir plus clair... » fit-il remarquer pour lui-même dans un soupir.

Tout ça, ça ne lui plaisait pas. Ce n'était pas un plan infaillible. Ça n'apportait pas de réponses, que plus de complications.

« Chronos a fait ce qu'il a fait par Amour. Il n'avait aucune mauvaise intention. »

« Ça a l'air d'être un gars vraiment génial... »

Le ton ironique d'Elliot arracha un bref sourire au dieu qui secoua la tête après un instant de réflexion.

« Je n'ai jamais dis que c'était le cas. » répondit-il sans perdre son assurance. « Mais l'Amour ne justifie pas tout. »

Ce serait tellement plus simple si c'était le cas. On pouvait agir trop stupidement à cause des sentiments. Trop inconsciemment. Il le savait parce qu'il aurait tout fait pour Artémis ou Cassandre lui-même. Il n'avait pas de limites. C'était ce qui rendait l'Amour si puissant et si... incontrôlable, finalement.

« J'ai quand même une petite question... » ajouta-t-il en passant une main dans sa nuque. « Pourquoi est-ce que tu le défends autant ? Je le reproche pas. Du tout. Mais je pensais que tu serais un petit peu plus neutre dans cette histoire... »

Il ne s'était pas attendu à ce que cette entrevue se transforme en jugement improvisé. Ils donnaient tous leurs arguments tour à tour et ça avait quelque chose de dérangeant dans un sens. Comme si c'était se préparer à la suite... peu importe ce qu'était la suite. Et il avait un mauvais pressentiment.

« Si je suis un espoir et que lui est un joli grand de Sable, » poursuivit-il en désignant Elliot d'un geste de la tête. « toi, qu'est-ce que tu es ? »

C'était peut-être direct dit comme ça mais ça le perturbait. Sans doute parce que ça lui rappelait Priam et qu'il se demandait bien ce qu'il pouvait représenter lui aussi. Des futurs inexistants, c'était tout ce que ça lui inspirait lui. Pourtant ils... existaient.

« Chronos a bâtit ces trois palais en réponse à la question qu'il se posait. Comment ramener à lui l'être qu'il chérissait. Il a d'abord créé le Palais du Sommeil dans le but d'aider les âmes, ses créations, à trouver un refuge pour ne pas disparaître dans le néant. Mais ce n'était qu'un passage. Puis, un Palais des Songes pour qu'ils puissent retrouver les âmes qu'ils chérissaient. Mais il s'est rendu compte que la sienne ne pouvait pas y pénétrer. Et enfin un Palais de la Nuit pour que reposent en paix les âmes dans un au delà utopique. Mais ce Palais a été bâtis hors du Temps et il n'en a jamais trouvé l'entrée. »

C'était un cours d'Histoire Titanesque qu'il faisait là ? C'était pas mal. Au moins pour une fois, on leur présentait chaque fonction précisément. De temps en temps, Apollon hochait la tête, comme pour signifier qu'il comprenait d'une certaine manière ce qu'il disait.

« Il ne peut pas aller vers l'âme qu'il chérissait. Il ne peut que l'amener à lui. Mais à force d'essayer, il a fini par la briser. Il ne lui reste plus qu'un seul espoir : tout réécrire. Le monde est rempli de possibilités, et du moment qu’il y a des possibilités, il y a de l’espoir. Je suis l'une de ces possibilités. »

Possibilité. Il fronça les sourcils à ce mot. C'était bien différent d'''inexistant''. Les conséquences d'une possibilité n'étaient clairement pas les mêmes que ceux d'une... impossibilité. C'était tellement philosophique, tout ça !

« C'est beau et flippant ce que tu dis. » fit remarquer Elliot, et le dieu approuvait plutôt deux fois qu'une. « Après, je ne veux pas me vanter, mais... si c'est juste une question de remettre une âme dans un corps, je l'ai déjà fait. Il suffirait que Chronos m'amène à une époque où il a perdu sa copine, ou son copain... je suis très ouvert sur ces choses là ! Et je remet l'âme dans sa boite. »

Apollon aurait pu avoir un ricanement entre l'amusement et la fierté envers un tel discours. Il était capable de tellement de choses. Et il était tellement serviable. Son sourire était engageant mais Gabriel ne répondit rien tout en le regardant, avant de prononcer d'un ton d'un calme désarmant :

« Il ne peut être présent au moment où l'âme de sa bien aimée a quitté son corps. Sinon, il l'aurait ramené avant que son âme se perde. »

Ça lui faisait presque de la peine, de voir à quel point Elliot voulait... aider. Sans pouvoir rien faire pour autant.

« Pendant le Temps d'une seule minute, l'âme ère autour de son enveloppe charnelle. Ensuite, elle rejoins le Palais du Sommeil et son Aura dans le monde des vivants n'est plus perceptible. C'est pour cette raison qu'elle ne peut être ramenée dans un corps vivant au delà de ce labs de Temps. »

C'était quelque chose qu'il savait déjà. Il n'était pas un pro de la réanimation divine, loin de là, il ne l'avait jamais vu à l'oeuvre mais il en connaissait les principes. Les règles étaient stricts et c'était... normal. Personne n'était supposé défier la Mort. C'était pourtant toute la problématique de cette journée !

« On se trouve à l'Aube de la Dernière Heure. La première tentative de Chronos de retrouver celle qu'il aimait, a été de créer les âmes. Il a du en créer une pour que les autres se développent à partir d'elle. Elle est la toute première âme, créée à partir des Racines de l'Arbre Monde, mais également solitaire. Elle est une Racine à elle seule. La cinquième. Le seul et unique fruit issus de la Nature et du Temps. »

Dernière Heure. Chronos. Première Âme. Racines. Arbre. Tant de mots qui se répétaient, qui se percutaient, qui s'enchaînaient. Si Apollon avait été comme sa sœur sensible aux migraines, il aurait un mal de tête carabiné à cet instant précis. Mais il se contentait de respirer de façon stable et régulière, enregistrant chaque mot, chaque phrase, chaque lien.

« Si l'Arbre Monde est détruit, le Palais de la Nuit cessera d'exister et petit à petit, ce sont les trois palais qui disparaîtront. Il n'aura que peu de temps pour accomplir son Ragnarok et trouver le moyen de faire revenir toutes les âmes à la vie. Il doit détruire l'Arbre Monde, car la première âme y est lié. Si la Nature n'a plus de lien avec elle, le Sable Noir pourra donner à la première âme une apparence humaine qu'il pourra protéger. Elle se détachera de lui. »

C'était le plan. Le plan de Chronos. Le plan qu'il voulait détourner. Autant dire que ça partait mal. Très mal.

« Mais... si plus d'Arbre Monde, ça veut dire Ragnarok. Sauf que si la première âme n'est pas sauvée... C'est tout le monde qui y passe aussi. C'est un sacré cercle vicieux. »

Le dieu gardait la tête baissée, passant sa main sur son front comme si un tel geste pouvait l'aider à mieux réfléchir. Il aurait aimé que ses dons lui soient utiles à cet instant. Avoir une toute petite vision de rien du tout pour le mettre sur la bonne voie. L'éphémère, le papillon, toutes ces choses... Tout avait l'air d'être plus clair tout en étant plus complexe, c'était frustrant.

« Il est en train de se perdre dans toutes ses tentatives pour retrouver celle qu'il aimait. Mais il est tenace, on doit bien l'admettre. Il lâche vraiment rien. »

Un pâle sourire étira sa bouche l'espace de quelques secondes, avant qu'il ne s'efface au profit d'un rictus.

« C'est impossible comme choix. Peu importe l'issue, ça n'apportera rien de bon. On sera témoins de la disparition de toutes les âmes ou de la destruction de la Nature. C'est pas très engageant. » énonça-t-il avec un brin d'hésitation. « Pourquoi est-ce que détruire l'Arbre Monde serait la seule option ? Il y a toujours plein de possibilités. C'est ce que tu as dis. Ce n'est forcément pas le seul scénario possible. Si cette première âme est une Racine à elle seule, on doit pouvoir la... sauver autrement. Plutôt que de la détacher de la Nature, pourquoi ne pas la détacher du Temps ? »

C'était une option. A ses yeux, du moins. Comme le Palais de la Nuit n'y était pas lié, il y avait un moyen. C'était évident. Certainement complexe et difficile à mettre en place, mais existant.

« J'ai l'impression de raconter n'importe quoi. Comme un Titan. J'aime pas ça. » ajouta-t-il avec une moue peu convaincue, avant de secouer encore une fois la tête. « Le Sable Noir n'est clairement pas la solution à tous les problèmes en tout cas. C'est un fait. Je le sens pas. »

Du coin de l'oeil, il observa Elliot. Il y avait eu cette histoire avec Phobos et Apple, des personnes créées de Sable Noir et... tout le monde savait comment ça c'était terminé.

« C'est possible ça, de détacher l'âme du Temps ? »

Oh. Il adhérait à l'idée ? Lui qui s'imaginait que ce serait vu comme un plan stupide. Il était plutôt satisfait qu'Elliot se fasse cette réflexion, évidemment, ça le flattait d'une certaine manière.

« C'est une possibilité à laquelle il n'a pas songé. Rien dit que ça marcherait. Il n'a pas le droit à l'erreur. »

Parce que détruire l'Arbre et espérer réussir à sauver toutes les âmes assez rapidement, ça sonnait comme une idée qui était certaine de fonctionner peut-être ?

« Eh ben quand on le verra, on a qu'à lui proposer. On a rien à perdre à essayer. Puisque de toute façon son plan est soit de détruire la Nature, soit de détruire toutes les âmes. » rétorqua le dieu, avec désinvolture et agacement.

Il approuvait totalement. Mais il n'eut pas le temps de le dire à haute voix avant que Gabriel ne reprenne la parole :

« Il a entendu. Il est ici. Depuis le début. »

Apollon cligna des yeux, tandis qu'Elliot se pétrifiait presque à ces mots en se mettant à regarder de tous les côtés. L'enfant était un petit peu flippant à être toujours aussi impassible, sérieusement. Et le grand blond resta stoïque quelques secondes avant de se remettre en mouvement, un sourire crispé éclairant son visage alors qu'il passait son regard de l'un à l'autre sans savoir comment réagir.

« Il est timide en fait. C'est mignon. » dit-il dans un léger rire qui n'avait rien de naturel. « Au moins on aura pas besoin de tout répéter, c'est pratique ! Mais fallait nous le dire si c'était une partie de cache-cache, j'étais pas prêt. »

Le dieu était tendu. Il se racla la gorge en se rapprochant d'Elliot – sans grande discrétion – alors que le fil de ses pensées s'accélérait.

« Je sais pas vous mais perso je le vois pas. » précisa-t-il d'un ton aussi détaché que possible. « J'ai peut-être des problèmes de vue avec l'âge cela dit. C'est possible. »

L'humour était la meilleure de ses défenses. Il ne voyait pas de quelle autre il aurait pu faire usage à cet instant précis. C'était la seule carte qu'il avait en main.

« Pourquoi il ne se montre pas ? Parce que ça montre que soit il est lâche, soit il est vicieux de nous observer à notre insu. »

Il n'était pas tranquille et c'était des plus compréhensibles. Apollon aurait menti en prétendant qu'il était totalement serein.

« Il se montrera que si vous allez à lui. »

Merci, merci Gabriel. Tu nous aides beaucoup petit.

« Mais comme on ne sait pas où il est, on ne peut pas aller à lui. »


Captain Obvious au rapport. pensa-t-il avec amertume, tout en se mordant les lèvres.

« Pour que vous alliez à lui, il faut que le Voyageur meurt. » insista l'enfant, comme si ce n'était pas une chose qu'ils avaient déjà assez entendu aujourd'hui. « Ce n'est pas une mort physique. Elle est bien au-delà. L'être que tu es, que j'aurai aimé connaître, cessera d'exister. Ce n'est pas une nouvelle possibilité qui se créée, c'est simplement le Temps qui prend forme. Un point fixe dans un Songe. »

La crainte dans le regard d'Elliot était plus que lisible. Quant à Apollon, c'était sa patience qui était mise à rude épreuve. Il était de plus en plus nerveux.

« Ouais, c'est ce que j'imaginais. » dit-il en passant une main dans sa nuque. « C'est une mort métaphorique. Ca va. Ca va... »

Pourtant, vu la façon dont il le regardait, ça n'allait à priori pas du tout. Il aurait aimé dire quelque chose de rassurant à cet instant mais rien ne lui venait. Il se détestait tellement pour ça.

« Vous ne trouvez pas qu'il fait chaud ? Je sens que ça vient. »

Il attrapa le col de son tee-shirt et le secoua comme pour s'aérer, ce qui fit secouer la tête au dieu. Gabriel les regardait sans rien dire jusque là, avant de se décider à se tourner vers lui.

« Tu connaissais ce moment. »

Sérieusement ? Maintenant ? C'était le moment approprié d'après ce gosse ? C'était bien un Sandman, plus de doutes possibles ! Il avait hérité d'un côté Adès.

« Tu savais qu'il arriverait. Tu t'es montré neutre jusqu'à présent. Cela a t'il fait une différence ? »

« T'es au courant d'un truc que j'ignore ? » rajouta Elliot d'un air suspicieux.

C'était la question de trop. Il serra les dents, massa ses mains l'une contre l'autre et fit un pas comme si le mouvement pouvait l'aider à se sentir mieux. Ça ne fonctionnait pas.

« C'était pas dans le plan, ça. C'était vraiment pas dans le plan. »

Il murmurait tout en fixant l'enfant avec une pointe de reproche. Ce n'était pas maintenant. Ce n'était pas fixe. Ce n'était pas juste. Toute envie de détendre qui que ce soit l'avait quitter : évidemment, puisque lui-même ne l'était plus du tout. La contrariété prenait le dessus. Et la culpabilité avec.

« Le Saveur, ça ne veut rien dire. » répondit-il enfin à la question d'Elliot. « Ce qui importe c'est ce qu'on est fait et... »

Il soupira, pivotant à nouveau en direction de Gabriel.

« Je pensais pouvoir en faire quelque chose. Je me suis trompé, puisqu'apparemment rien ne peut être empêché dans cette foutue histoire et qu'on doit se contenter de regarder les choses se passer gentiment ou de bouger comme on nous le demande comme les pions d'un jeu d'échecs. »

Apollon n'était pas un bon gérant de sa colère. Ce n'était pas pour rien qu'il évitait la plupart du temps de la laisser sortir. Artémis savait l'apaiser, Cassandre aussi, mais ni l'une ni l'autre n'était présente pour l'aider cette fois. Il était lassé de devoir garder de précieuses informations hors de portée de ceux qui étaient pourtant concernés par toute cette histoire. Ça n'avait pas de sens.

« Je ne suis pas le seul à savoir des choses. On voulait... vous protéger. » poursuivit-il en passant une main sur son visage. « Mais il est hors de question que la Mort du Voyageur se produise dans ces conditions. »

Et puis quoi encore ? Qui aurait-il été pour laisser Elliot faire quoi que ce soit sans le prévenir avant ? Ils avaient déjà attendu trop longtemps. Il ne pouvait pas le cacher éternellement. Ce n'était... pas juste. Il s'en voulait tellement.

« Je peux tout te dire si tu le souhaites. » proposa-t-il alors, la gorge serrée, tout en fixant Elliot aussi tendu que gêné. « Tu me détestes déjà, donc ça ne changera pas grand chose. Mais au moins tu saura. »

Son sourire n'avait rien de joyeux. Il était teinté de tristesse. C'était la meilleure chose à faire. La pire aussi. Il ne se voyait pas agir autrement. L'intensité du regard d'Elliot ne le déstabilisa pas et il resta droit, confiant, alors que celui qui lui faisait face se mordait les lèvres.

« Ok. Non seulement tu sais quelque chose à mon sujet, mais tu le sais depuis longtemps ? Et t'es pas le seul à savoir ? »

Il avait peur de ce qu'il était prêt à lui dire. C'était normal. Naturel. Ça ne l'aidait pas à moins s'en vouloir de ne pas avoir déclenché cette conversation plus tôt. Ou tout autant de s'en vouloir de le faire maintenant. Rien n'était jamais simple, même quand ça concernait la Vérité. Apollon hocha la tête comme simple réponse. Il n'avait pas besoin de faire de discours pour une fois.

« Qui d'autre le sait ? »

Il prit une inspiration plus longue. Il était trop tard pour reculer à présent.

« Cassandre. » admit-il dans un premier temps avec calme. « Et Hypérion. Tous les Titans je suppose, finalement. »

A sa connaissance du moins, la liste s'arrêtait là. Il n'aurait pas été surpris que d'autres noms y soient présents sans qu'il ne le sache. Les cachotteries étaient une spécialité de leur famille. La pire d'entre toutes. Les secondes de silence qui s'écoulèrent lui semblèrent durer une éternité, mais Elliot finit par hocher la tête tout en fixant le vide.

« Je savais que je la perdrais à cause de toi. »

Son ton était agressif. Autant que l'environnement commençait à le deviner. Gabriel leva les yeux vers le ciel alors que le Temps changeait, tournant lentement à l'orage, avant de les fixer à nouveau. Apollon ne fut pas perturbé par ce changement de climat. Il en faudrait plus à cet instant pour briser son assurance.

« C'est faux. Et tu le sais. » rétorqua-t-il avec le plus de douceur possible. « Tu ne l'as pas perdu. Tu ne la perdra jamais. Tout ce qu'elle fait... c'est pour toi. Ça a toujours été pour toi. »

Ne s'en rendait-il pas compte ? Pourquoi était-elle à leur époque, si ce n'était pour lui ? Il cherchait des prétextes, des excuses, une guerre où il n'en existait pas. Ils n'étaient pas l'un contre l'autre. Ce n'était pas une compétition. Apollon ne l'avait jamais vu ainsi et encore moins maintenant. Le rire jaune qui s'échappa de la bouche d'Elliot ne lui arracha aucune réaction.

« Ouais bien sûr ! » s'emporta-t-il tout en posant ses yeux sur Gabriel. « En fait c'est en apprenant la nouvelle que ça va me tuer ? »

Cette perspective lui avait effleuré l'esprit. Peut-être était-il vraiment en train de tout déclencher sans le vouloir. Cette pensée lui serra l'estomac.

« Viendras-tu ? »


Encore ce murmure. Encore cette question. Encore cette voix. Pourquoi ? Pourquoi cette question ? Pourquoi maintenant ?

« Bien sûr que oui, je viendrais ! Tu le sais bien. J'irais n'importe où et je ferai n'importe quoi pour toi. »

Elliot sembla réaliser après coup la façon instinctive dont il avait répondu, emporté et décidé. Evidemment. Il s'agissait de la voix de Lily. Qu'aurait-il pu lui dire d'autre ? Si Apollon ne répondit rien, son regard s'assombrit néanmoins légèrement, toujours emprunt de cette peine dont il n'arrivait à se détacher.

« Pourquoi elle répète ça tout le temps en ayant l'air de douter ? » demanda le jeune homme à l'adresse de Gabriel, perdu et dérouté.

L'enfant ne répondit pas. Il se contenta de se tourner vers Apollon qui tint son regard sans prononcer un mot.

« On y est. »


Il ne savait pas si c'était lui qui avait disparu, ou le reste qui avait bougé. Mais en une fraction de seconde, il n'était plus sur cette île. Il n'était plus avec Elliot. Il reconnut Olympe, le cœur de la Cité, remarqua les gens endormis tout autour, ses frères, ses sœurs, les créatures... Et Apple assise sur un des lits. Hypérion, debout. Cassandre. Nora avait bien dit les avoir laissé ainsi. Il les fixa un instant, indécis et troublé par la manière dont il venait d'être écarté d'un moment qui s'annonçait crucial, alors que les autres se trouvaient toujours... là-bas. Et sans réfléchir davantage, il fit les quelques pas qui les séparait d'eux pour aller serrer celle qu'il aimait dans ses bras.
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Yours are the sweetest eyes I've ever seen.
And you can tell everybody this is your song. It may be quite simple, but now that it's done, I hope you don't mind, I hope you don't mind that I put down in words how wonderful life is while you're in the world.

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Nora


« Hadès avec un Grand A ! »


Nora


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________________________________________ Mar 5 Fév 2019 - 13:10



Tu passeras de zéro à Héros
si tu ne résumes pas ta vie
aux difficultés,
mais aux possibilités.




    Où étions nous ? Hermès avait dit de penser à Elliot et que ça marcherait. Le hic, c'est que je n'avais pas pensé à Elliot, mais ça avait marché. Enfin... si on omettait le fait qu'on était perdu. Car comme à mon premier réveil ici, je m'étais retrouvée dans une chambre que je ne connaissais pas. A mes côtés, il y avait Hermès. Si ça se trouvait, il avait pensé à cet endroit le premier. Après tout, c'était possible qu'il connaissait ce lieu, voir même qu'on se trouvait dans sa chambre. Je le toisais, me demandant pourquoi il avait songé à ce lieu.

    « Tu nous a fait venir ici ? » demandais-je à Hermès en plissant les yeux.

    « Absolument pas. J'allais te poser la même question. » dit-il en détachant sa main de la mienne. « C'est une chambre... mais j'ai déjà une copine. »

    Je secouais la tête, me détachant de lui pour marcher dans la pièce. Je savais qu'elle se situait en haut d'une maison, dans ce qui semblait être un grenier. Elle possédait un grand lit à même le sol. Il y avait un bureau sur tréteaux avec un ordinateur portable dessus. Du matériel informatique se trouvait tout autour. J'en connaissais même pas la moitié. Il y avait également des portants et des penderies avec divers vêtements. Certains étaient vraiment bizarre. Comme des déguisements. Deux pièces jouxtaient celle là. La première semblait être une salle de bain, et la seconde était un mini coin cuisine. Et encore, ce n'était pas vraiment une autre pièce, mais plus un coin dans la même pièce. Le tout faisait tout de même chaleureux et branché.

    « Pourquoi on est ici ? Tu as pensé à quoi ? A qui ? »

    Peut-être qu'on était chez sa copine. Même si il devrait en connaître les lieux...

    « Tu le fais exprès ? J'ai pensé à Elliot. Comme toi. Non, on n'est pas chez Athéna ! »

    Il s’était mis à observer la pièce à son tour. J'espérais qu'il allait trouver où on était. C'était un dieu après tout.

    « On est chez un arnaqueur professionnel. » précisa t'il.

    Je ne voyais pas ce qu'on faisait là. J'avais pas pensé à Elliot, mais je n'avais pas non plus songé à un arnaqueur professionnel. A moins que... il était peut-être possible que je m'étais posé la question de ce qu'aurait fait cette criminelle... Eurus... en pareil situation. Car elle pouvait se sortir d'à peu près tout. Elle aurait sans doute trouvé une solution. Mais pourquoi on avait atteris ici ? C'était chez elle ?

    « C'est pas la première fois que je viens là... » mururais-je à moi même.

    Pourquoi ces songes me conduisaient jusqu'ici ?

    « Si on descend l'escalier, on sera dans une grande maison. Et ensuite dehors. Ca sera Storybrooke. Je me suis réveillé ici avant d'être ramené par Hyperion et que je me retrouve une nouvelle fois dans ces songes. Je ne comprend pas pourquoi. A moins que... »

    Ca y est. Je comprenais enfin. Tout me paraissait plus clair !

    « Eurus a volé quelque chose à Chronos et il veut qu'on le récupère dans sa chambre ? »

    Ca se tenait, n'est ce pas ? ... Hermès plissa les yeux comme si il réfléchissait. Ca faisait flipper...

    « C'est à toi de me dire. Je ne connais ni Eurus, ni Chronos. Mais qu'aurait pu voler une mortelle à un Titan ? »

    Il s'avanca vers l'ordinateur. Puis, il fronça les sourcils.

    « Quels sont tes rapports avec elle ? » me demanda t'il.

    C'était quoi cette question ? Ok. Elle n'avait peut-être rien voler à un Titan, ça paraissait impossible... mais je n'avais pas songé à elle pour venir ici. Et la toute première fois, je n'avais pas songé du tout à elle.

    « Je n'ai aucune idée de pourquoi on est ici ! » m'emportais-je. « Ce n'est pas moi qui nous bascule d'un endroit à un autre ou qui propose des idées stupides en me prenant la main ! »

    Parce que oui, son idée de retrouver Elliot avait été un réel échec. Je m'attendais à quoi en le suivant ? Qu'il trouverait une solution ? Elliot était sans doute en danger quelque part et on était ici, dans un lieu qui ne nous servait à rien. De toute façon tout ici était absurde. Ca n'avait aucun sens. Même Chronos n'en avait pas, vue que je ne le connaissais pas ! Pas que j'avais envie de le connaître, mais un Titan ça ne pouvait pas passer inaperçu. Surtout pas à mon époque !

    « Le Seigneur Hyperion m'a ramené pour que ce Chronos me renvoi ici ! Ma mère n'a pas voulu me voir et a préféré voir Elliot ! Je ne comprends rien à ce qui se passe ici ! On nous manipule totalement et je n'ai pas envie de perdre Elliot ! »

    J'en avais marre de perdre toutes les personnes à qui je tenais. Elliot m'avait trouvé à Vigrid. J'avais vue en lui un guerrier puissant qui pouvait m'aider en toute circonstance. Quelqu'un que je pourrais seconder. Je lui avais dit que je serais « son homme ». A comprendre par là que je serais à ses côtés en toute circonstance. Au début j'avais fait l'erreur de l'embrasser. Je ne savais pas pour Lily. Je ne savais pas qu'il avait quelqu'un. Mais en même temps, il ne m'en avait pas empêché ! Puis, petit à petit, même si j'avais du mal à changer mes sentiments envers lui, je le considérais plus comme un frère. Quelqu'un avec qui je pourrais partager plein de choses et qui serait toujours là pour moi, comme je serais là pour lui. Jamais je l'abandonnerais. Et voilà que maintenant je me trouvais ici, sans lui et que je le savais en danger ailleurs, mais que je ne faisais rien pour le retrouver ! Tout ça, me mettait hors de moi !

    « Trouve une solution ! Tu es un dieu ! » dis-je en me mordant les lèvres.

    Je ne pouvais pas lui crier dessus. Ni m'emporter de la sorte. Tout ça c'était trop. Je ne voyais qu'une chose, c'était de quitter cette chambre. Quitter ce grenier. Quitter cette maison ! J'avais descendu le grand escalier, claquant la porte derrière moi et j'avais quitté la maison, me trouvant seule dans la rue à tenter de trouver une solution que je ne trouverais pas ! J'étais même pas descendue depuis une minute, qu'Hermès était arrivé près de moi.

    « Et si tu descendais un peu ? Moi, moi, Elliot, moi, Elliot. C'est exaspérant ! »

    Il observa la rue après m'avoir observé. Je n'agissais pas ainsi. C'était pas que Elliot et moi...

    « Effectivement je suis un dieu. Mais je n'ai pas réponse à tous les problèmes. Et je te rappelle que toi aussi, tu es une déesse. Tu fais partie de la famille. C'est pour ça que je suis dur avec toi. »

    J'allais répondre que non, je n'étais pas une déesse. Que je n'avais pas de pouvoirs. Que je ne pouvais pas me téléporter ou faire ce qu'ils faisaient. Et que de toute façon, j'en avais même pas envie ! Mais il me coupa la parole, sans me laisser le temps de poursuivre.

    « 221B Baker Street. C'était le bâtiment de Sherlock Holmes. » précisa t'il en fixant la porte.

    Puis, il me prit par les épaules, ce qui eu pour effet de me mettre une nouvelle fois mal à l'aise. Pourquoi il tenait tant que ça à me toucher ?

    « Réfléchis à ce qui a été dit avant que tu ne partes. Même en amont. Tu faisais quoi avant d'être téléporter devant Hyperion, Chronos et Cassandre ? »

    Je me détachais de lui. Mais plus délicatement que d'ordinaire. Il avait raison sur un point, il fallait remettre tout en place et réfléchir. Du coup, après une mure réflexion, je lui avais répondu.

    « Je descendais l'escalier et je me suis retrouvée dans la rue. C'est tout. »

    Et c'était vrai... je n'avais rien fait de plus. Je ne savais même pas où j'étais à ce moment là. Sans doute que Hyperion m'avait fait revenir avant que je vois quoi que ce soit de ce que je devais voir. Si je devais voir un truc bien sûr... J'observais la porte. Puis, la rue. Et je me passais une main sur le front.

    « Je comprends rien. »

    Ca ne servait à rien de réfléchir à tout ça... de toute façon, il n'y avait pas de solutions. Je n'aimais pas baisser les bras, mais je ne voyais pas quoi faire. J'avais beau me tourner dans tous les sens et observer tout ce qui nous entourait, il n'y avait rien qui venait. Je n'avais aucune idée. Je ne pouvais même pas tenter de sentir l'Aura d'Elliot, ca je ne sentais pas les Aura. Si j'étais vraiment une déesse, je devais être la pire qui existait...

    Je m'étais assise sur un banc qui se trouvait là. Je ne savais plus quoi faire. Hermès ne semblait pas en savoir d'avantage. On voulait nous montrer quelque chose, ici, mais impossible à savoir quoi.

    « Il s'est passé quoi chez toi ? »

    Ca m'était revenu qu'il m'avait parlé d'un nuage, tout comme dans mon monde. Ca n'allait pas nous servir, mais ça m'intriguait depuis qu'il m'en avait parlé. Alors autant poser la question... Il s'assit à côté de moi. Puis, il joignit ses mains et soupira.

    « Un jour, un nuage est venu et à détruit mon monde. Mes frères ont tout essayé. Ils pensaient qu'Elliot était la solution à leurs problèmes. Alors ils l'ont torturés. »

    Quoi ? Pourquoi ils avaient fait ça ? En quoi le torturer aiderait à quoi que ce soit ? Il baissa la tête, comme si il se sentait coupable.

    « Je n'ai rien pu faire. Je n'ai pas agi. J'ai perdu beaucoup. Et je me sens responsable. J'ai l'impression que ça recommence. Et toi ? Le nuage te semblait familier ? »

    Il leva les yeux au ciel, comme si il réfléchissait. Je mis quelque temps à répondre, réfléchissant et encaissant ce qu'il venait de dire.

    « Quelque chose c'est passé chez moi aussi. Je vivais sur une lune de Vigrid, Meter. On était la lune la plus proche de Titania. Puis un jour, il a été question d'une force qui a été réveillé. De quelque chose venant de très loin et que les Titans n'arrivaient pas à combattre. Je ne sais pas grand chose sur le nuage, si ce n'est qu'il a détruit une lune à proximité de la mienne, juste avant... qu'Elliot et les autres viennent. Mon meilleur ami était dessus et il est mort. »

    Je m'étais fait à l'idée que je ne reverrais plus jamais Aeon. A chaque fois que je pensais à lui, il suffisait de me rendre à la salle de sport d'Olympe et de me défouler avec mon bâton. C'était lui qui me l'avait offert. Mais on me l'avait détruit... Apollon m'en avait offert un autre, mais ce n'était pas la même chose. Même si je prenais grand soin de son cadeau, si bien que je sortais rarement avec lui pour éviter qu'on me le brise celui ci aussi.

    J'hésitais à poursuivre...

    « Aeon était un Sentinelle. Le commandant de l'armée des Sentinelles. » dis-je songeuse. « La dernière pensée qu'il a eu avant de... il me l'a envoyée. Il avait foi en l'Empire. Il avait foi aux Titans. Il... »

    Je secouais la tête. Tout me revenait de ce qu'il m'avait dit. Mais je n'avais jamais vraiment réfléchis à ces paroles.

    « Je pense qu'il a mal interprété ce qu'il a vue. Il a parlé du Guerrier Légendaire... de Surt... il a dit qu'il n'était pas avec eux, mais contre eux. »

    Je soupirais. C'était trop compliqué.

    « J'ai croisé la route de Surt une fois. Il a attaqué des Sentinelles sur Meter. Et... il m'a vue, mais il m'a épargné. J'ai bien cru que j'allais mourir ce jour là. Mais il s'est éloigné de moi. Je n'ai jamais compris pourquoi. Mais depuis je sais que c'est Elliot. C'est la même personne, mais à deux époques différentes. J'ai encore du mal à accepter qu'il soit ce... monstre. C'est mon ami. Je sais qu'il peut ne pas finir comme ça... »

    Je remarquais qu'Hermès n'avait pas bougé. Il avait joins ses mains sur ses genoux et il avait froncé les sourcils. Mais il n'avait pas bougé d'un pouce pendant que je parlais. Ca faisait bizarre de se sentir écouté.

    « Effectivement tout n'a pas été rose pour toi non plus. Je suis désolé pour mon comportement de tout à l'heure. Je ne suis pas comme ça. Je le suis devenu. » avoua t'il.

    Il fixa la porte en face de nous. Celle de Baker Street.

    « La mort du Voyageur. Surt. Elliot. Finalement c'est peut être lui la solution, et aussi le problème. Pourquoi a t'il sombré ici alors que chez moi, il n'y est pas arrivé... »

    Il pensait à voix haute. Puis, il s'interrompit brusquement.

    « Deux personnes arrivent. Tiens toi prête. » répondit-il en se levant.

    Je fis de même, mais je ne voyais personne. Il n'y avait personne qui arrivait. Ni devant, ni derrière, ni...

    « Hermès ? » demandais-je tandis que je m’apercevais que j'étais désormais toute seule.

    Enfin... j'en avais l'impression. Car même si je n'avais pas pu sentir arriver cette personne, elle se tenait désormais face à moi. Je l'avais déjà vue. Je savais qui elle était. Mais je ne comprenais pas ce qu'elle faisait là. Et surtout... pourquoi Hermès avait disparu.



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Elliot Sandman


« Non mais alo quoi! T Rousse et tu connais pas Hadès ?! »


Elliot Sandman


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Evénement Titanesque #12 : La Douzième Heure, Chronos {104} - Page 3 _


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________________________________________ Jeu 7 Fév 2019 - 17:21


La Douzième Heure
Ne laissez jamais du temps au Temps. Il en profite.
"On y est..."

Les paroles de Gabriel m'avaient glacé le sang, encore plus que de savoir qu'Apollon, Cassandre et toute la bande des titans me cachaient quelque chose me concernant. La clique d'Hypérion, je m'en fichais. Mais ma propre fille... pourquoi me trahissait-elle ? Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça ? Ca faisait très mal, et en même temps, c'était immensément flippant.

Dans un état second, je m'aperçus subitement que j'étais de retour dans la Grande Vallée, avec à quelques mètres une haute colline verdoyante. Gabriel se tenait toujours à mes côtés mais Apollon avait disparu.

"Bien sûr, fallait qu'il se barre avant de lâcher le morceau."
grommelai-je, mécontent.

Puis, tournant la tête vers Gabriel, je demandai, au comble de la nervosité :

"Alors, ça y est... je suis mort ?"

Le garçon me regarda, impassible. Peu à peu, je perçus plus nettement une aura, réalisant que je la sentais déjà depuis que nous étions partis avec Apollon. Je n'y avais tout simplement pas prêté attention, comme si elle faisait partie de tout le reste. A présent que je me concentrais dessus, je me rendais compte qu'elle était... écrasante. Même Hypérion en pleine puissance, lors de son combat contre Phobos, ne dégageait pas autant de pouvoir.

Je me mordis les lèvres, devinant qu'il s'agissait de Chronos. Je le cherchai des yeux et l'aperçus bientôt de dos, à quelques mètres, semblant contempler la vue. Il tourna légèrement la tête sans pour autant me regarder. Pourtant, je sus que ses paroles m'étaient destinées :

"Viens à côté de moi."

Difficile de refuser la proposition, même si j'en avais très envie. Après un dernier regard angoissé à Gabriel, je m'éloignai de lui pour rejoindre le titan d'un pas mécanique. Une fois à sa hauteur, les bras ballants, je déclarai :

"Bonjour Monsieur..."

Ok, j'aurais mieux fait de rester silencieux. Je n'y pouvais rien si ma mère m'avait appris à me montrer poli et que parfois, ça sortait spontanément.

Les yeux toujours dans le vague, le titan laissa échapper un début de rire qui était plutôt une expiration.

"Sais-tu où nous sommes ?"

"La Grande Vallée. Mais si vous voulez la version augmentée, le Palais des Songes."
répondis-je, plutôt tendu.

"C'est la Grande Vallée."
assura-t-il.

Je fronçai les sourcils. Si nous étions dans le passé, comment Gabriel avait-il pu m'accompagner alors qu'il n'existait pas vraiment ? Pouvait-il évoluer en dehors des futurs possibles ?

"C'est plutôt sympa un vrai bol d'air pur." approuvai-je avec une moue. "Qu'est-ce qu'on fait là, exactement ?"

"C'est le refuge des dieux. Gaïa a demandé à Hypérion de les conduire ici car elle y était déjà venue. Elle savait que c'était ici que se trouvaient les Racines de l'Arbre Monde. Que c'était dans ce lieu qu'elles avaient décidé d'y élire domicile dans le but d'évoluer à leur rythme. Pourquoi ? Elle l'ignorait, mais ça ne l'a pas empêchée de penser que cet endroit serait le paradis idéal pour les enfants dieux."

"Vous êtes ici pour détruire l'Arbre." me rappelai-je avec un frisson. "Vous voulez mettre un terme à la Nature."

Je marquai une pause, le temps de réfléchir, puis ajoutai :

"Gaïa veut que l'on vous aide à le faire. Mais je me demande ce que vous, vous souhaitez."

"Je ne souhaite qu'une chose, et je serai prêt à tout pour l'obtenir."
dit-il avec une détermination me fit froid dans le dos.

Un petit silence tomba entre nous, qu'il rompit quelques secondes plus tard :

"Tu sais comment on appelle ce coin de l'univers ? Le Paradis Perdu. Les Bâtisseurs avaient bâti tellement de mondes que certains étaient ignorés par les titans eux-mêmes. Un millier d'entre eux et où la vie avait évolué de manière plus rapide, plus intelligente, constituait l'Empire des mille planètes. Les autres, Ouranos les jugeait inutiles. C'est amusant quand on sait que c'est ici que tout a débuté. C'est ici que ton existence a pris forme."

Stupéfait, je levai l'index dans ma direction. Mon existence ? L'être le plus puissant de la création voulait parler de moi et pas de lui ? C'était tellement surréaliste que je manquais d'air l'espace de quelques instants.

"C'est... sympa de parler de moi mais je vous assure que c'est pas la peine de me complimenter. Je voyage dans le Temps mais je ne suis clairement pas à votre niveau."
dis-je, embarrassé et anxieux de son trop grand intérêt.

Je le sentais gros comme une maison qu'il allait me proposer de bosser pour lui, sauf que je n'étais pas et ne serais jamais Surt.

Chronos fixait toujours la vallée devant lui. Depuis le début, il ne m'avait pas accordé un regard, pourtant je savais que j'avais toute son atteniton.

"Des pierres délimitent l'emplacement de la Grande Vallée. Aphrodite s'est rendu au-delà. Elle y a fait une rencontre à laquelle elle ne s'attendait pas."

Je tiquai à cette dernière phrase et considérai le titan d'un oeil doublement intrigué. Connaissait-il Le Seigneur des Anneaux ? C'était pratiquement une réplique de Gandalf. Je secouai la tête et me ressaisis. Concentration, Elliot.

"Le petit garçon a bien voulu l'aider, l'empêcher de croquer dans le fruit défendu, mais il était trop tard. Elle s'était laissée tenter par l'Oneroi. Ni elle, ni le petit garçon n'ont gardé le moindre souvenir. Mais le Temps n'efface rien, il conserve tout précieusement. J'ai vu ce qui s'est passé ce jour-là. J'ai vu ce qu'est devenu le petit garçon, et à quel moment la créature s'est détachée de lui."

"Ma mère ne va vraiment pas apprécier cette version de l'histoire."
commentai-je, soucieux.

Elle se prenait toujours le bec avec Hadès sur qui avait croqué dans la fichue pomme. D'un côté, je n'étais pas obligé de le répéter. Ca pouvait rester un secret.

"Ce n'est pas un hasard si quand tu as franchi la frontière de la Grande Vallée, quand tu es entré dans Storybrooke, que tes pouvoirs se sont réveillés. Tu es d'ici. Tu es né ici."

Je plissai des yeux avec une moue peu convaincue.

"Non, je suis né dans une maison intemporelle à ce qu'on m'a dit. Mais ça vous a peut-être échappé puisque c'était... intemporel."

Oulah... je n'étais pas en train de le contredire ? Contrarier le big boss est la plus excellente mauvaise idée du monde. Dans un jeu vidéo, il m'aurait déjà attrapé par les chevilles pour m'éclater la cervelle contre le sol au moins dix fois.

"Je suppose que tout est dans ta lignée. Aphrodite. Mais aussi Thémis, Pan et Hadès. Même s'il n'est pas ton père, il a eu un rôle à jouer dans tout cela. Et il a en quelque sorte contribué à ta naissance. Sa lignée est puissante, mais surtout différente de celle d'Aphrodite. Le choc de deux forces combinées entre elles a donné vie à l'être que tu es : le dieu de la Renaissance. Combien de fois j'ai entendu cette appellation..."

Ca commençait à s'entrechoquer sérieusement dans ma tête. Il m'aurait fallu du paracétamol, même si ça ne fonctionnait plus sur moi. Peut-être une dose plus conséquente ? Genre un médicament adapté aux divins ? Un comprimé de Titanoprane, remède efficace contre les maux de crâne liés aux révélations titanesques. Je me massai le front en grognant légèrement puis demandai :

"Attendez... comment ça Hadès n'est pas mon père ?"

Impression de soulagement. Et contraction bizarre de l'estomac. Je n'aimais pas ça. Comme si mon corps me faisait comprendre que ça me touchait, alors que ça n'aurait pas dû. Après tout, il n'était rien pour moi. Je m'étais toujours persuadé de ça.

"Vous venez de dire que si mais non... mais en fait si. Alors oui ou non ?"

Il fallait que je redescende, parce que je commençais à lui parler comme à un pote et c'était plutôt mal avisé.

"Thanatos." articula Chronos lentement. "C'est le nom de ton père."

Je clignai des yeux et laissai échapper un petit gémissement plaintif.

"Ca me rappelle un bouquin que Jules a lu. Il m'a bassiné avec et j'ai rien écouté..." me lamentai-je. "J'ai le droit à l'appel à un ami ?"

A cet instant, je sus que j'avais poussé le bouchon trop loin, car le titan pivota enfin vers moi pour braquer son regard dans le mien. Mais, curieusement, seul un léger sourire arqua sa bouche. C'était encore plus flippant que s'il venait de me gifler. Je restai au garde-à-vous.

"Je ne pensais pas un jour avoir cette conversation." dit-il avec un semblant d'émotion. "Pour certains, je profane la Nature, je combats et tue mes frères et soeurs, j'assassine des enfants. On m'a tellement donné de noms plus cruels les uns que les autres, mais en réalité, je crée la vie."

Il ouvrit la paume et un feu follet apparut juste au-dessus, s'agitant légèrement tout en murmurant des sons volatiles.

"Tout est une question de point de vue."
dis-je en ayant l'impression de marcher sur des oeufs (car je ne voulais pas prendre parti).

Chronos observa le feu follet dans sa main, tout en poursuivant :

"Hypérion est resté sans voix le jour où j'ai créé la toute première âme. Belle. Majestueuse. Merveilleuse. Pure. Elle était une partie de moi tout en étant unique. Chaque être vivant, chaque être pensant en a obtenu une et ce, à travers le Temps. Ce jour-là, j'ai rendu la mort vivante. J'accomplis bien plus qu'aucun d'entre eux." précisa-t-il avec arrogance. "Ils m'ont forcé à me surpasser, à les dépasser, à les rendre faibles."

"C'est sûr que les autres titans fonctionnent au Diesel alors que vous, vous avez un moteur à essence, c'est évident." commentai-je tout en me collant une baffe mentale.

Je plaquai une main contre mon visage et la fis descendre lentement. Soudain, je m'aperçus que l'aura du feu follet diminuait, ce qui me fit me ressaisir. Chronos semblait soucieux tout en l'observant.

"C'est la première âme, c'est ça ?" fis-je, anxieux. "Si elle meurt, toutes les autres subiront le même sort. Je comprends que vous ne voulez pas que ça arrive."

Mais pour autant, je n'étais pas décidé à lui prêter main forte, car détruire la Nature toute entière m'apparaissait comme une mauvaise idée.

"Je sais ce qu'on dit." reprit Chronos en contemplant l'âme. "Que j'échouerai. Que les Ombres de Poussières hurleront dans le silence. Que je ne les entendrai plus. Qu'elles se cogneront contre un ciel de flammes. Qu'elles serpenteront autour de la lumière sans jamais pouvoir l'atteindre. Oui. Je sais tout ce qu'on dit sur le futur, mais ce sont ces mêmes personnes qui prétendent que le futur n'est jamais écrit à l'avance. On sait tous les deux que le futur sera exactement ce qu'on en fera."

"C'est quand même prendre un gros risque..."

A cet instant, le murmure que j'avais entendu si souvent résonna de nouveau :

"Viendras-tu ?"

Il provenait de derrière la colline. Je me retournai, indécis et intrigué, alors qu'une boule se formait inexplicablement dans ma gorge.

"Tu iras. Tu le sais bien. Tu iras n'importe où pour elle. Tu feras n'importe quoi pour la garder auprès de toi. Elle n'a aucune raison d'en douter."
assura Chronos tout en regardant vers la colline, lui aussi.

Il répondait à mon angoisse, celle que j'avais exprimée à haute voix quand Apollon était encore là. Preuve que le titan était omniscient. Je déglutis avec peine, à la fois rassuré et de plus en plus anxieux. Comment pouvait-il me connaître à ce point ? Jusqu'à quel niveau était-il omniscient ?

Il fixait toujours la colline, comme pour m'indiquer de m'y rendre.

"Qu'est-ce qu'il y a de l'autre côté ?"
m'enquis-je, incertain.

"De la souffrance... mais aussi un espoir."

"C'est pas tellement motivant."
fis-je avec une moue. "Vous auriez pu mentir en disant qu'il y avait des Twix au bout... ou n'importe quoi, du moment que ça se mange."

J'esquissai un pas puis m'arrêtai en demandant :

"Une fois que je passe la colline, je meurs c'est ça ?"

J'essayais de paraître décontracté, mais ce n'était pas facile.

"Ne crois pas ce qu'on te raconte. Ne crois qu'en toi, uniquement en toi."

Ses paroles étaient empruntes de sincérité. Soit il jouait super bien la comédie, soit il se montrait vraiment gentil avec moi. Quand je faisais le compte rendu de la discussion, il avait répondu à toutes mes questions ouvertement et ne m'avait pas proposé de le rejoindre dans son dessein. Nous avions seulement parlé.

"Ok, je vais essayer." dis-je alors que la voix de Yoda résonnait en moi 'Fais-le ou ne le fais pas. Il n'y a pas d'essai.'

Je hochai la tête, déstabilisé par Chronos qui s'avérait plus cool que prévu, et lui tournai le dos pour marcher en direction de la colline avec prudence. Je ne prenais pas tout ce qu'il me disait pour argent comptant. Mieux valait rester vigilant. Il pouvait très bien me manipuler.

"Storybrooke." déclara soudain le titan, pensif.

Surpris, je me stoppai et me retournai.

"Le Temps est comme un ruisseau. Il emporte toujours par la persévérance."

Rectification : il n'avait presque pas sorti de trucs énigmatiques. Forcément, étant un titan, il fallait bien qu'il se la joue un peu. Mais je n'avais pas sorti le décodeur. Il me semblait avoir compris la métaphore. Je me mordis les lèvres et inclinai légèrement la tête, signifiant que j'avais saisi le message.

Je repris mon chemin d'une démarche plus assurée. Quoi qu'il se passe, j'avais le Temps avec moi, et le Temps vient toujours à bout de tout.
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Wallace McFly


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________________________________________ Jeu 7 Fév 2019 - 20:39

“I have the rest of my life to find out. ”






Les deux personnes disparurent. Puis se fut à son tour. Quand il réapparut, il se mit à grogner,seul, d’un air un peu bougon. Ca commençait sérieusement à l’agacer.

« Ca commence à m’énerver. Ca me fait la même sensation que quand quelqu’un d’inconnu rentre dans ma chambre quand je suis tout nu. C’est désagréable. »


C’était vrai, la téléportation intempestive ça commençait à l’énerver. D’habitude, il maîtrisait totalement la situation. Et là, pour la première fois de sa vie, il ne maîtrisait rien. Même dans son monde, il était libre. Et Hermès, privé de sa liberté commençait réellement à s’énerver.
Soudain, une présence se fit sentir juste à côté de lui. C’était l’une des deux auras qu’il avait précédemment senti. Tournant la tête vers cette jeune femme inconnue, il s’avança. Elle était en face d’une boutique, en train d’observer plusieurs robes. Vêtues d’une cape, de bottes et d’habits sombres, elle avait du être très belle avant son accident. S’avançant déterminé, il s’arrêta finalement pour mettre les mains dans ses poches, distrait lui aussi par les magnifiques robes.

« Je préfère la bleue. »


Observant son visage à moitié brûlé d’une manière étrange dans son reflet sur la vitrine, il fronça légèrement les sourcils, mais n’en tint pas trop compte. Après tout, nous avions tous notre passé.

« Vous aussi, vous êtes bloquée ici ? Vous vous appelez comment ? Moi, c’est Hermès. Normalement, je me présente rarement aussi vite. Mais vu que je me téléporte de manière intempestive… Je prends les devants. »


Elle se tourna vers lui, mais Hermès préféra fixer la vitrine. Le coup de la gorgone, vous ne connaissiez pas ? Malgré le reflet, Hermès pu voir dans son regard qu’elle essayait de sonder son âme. Elle répondit d’un ton très calme et posé :

« Intéressant. »


Hermès continua de fixer la vitrine en silence les mains dans les poches. Il devait y avoir pire comme endroit pour les autres songea-t-il.

« Je m’appelle Enora. Mais ça n’a pas d’importance… Je ne m’appelle pas comme ça où tu es... »


C’était quoi cette manie de tutoyer les gens comme du bon pain ? Ils ne se connaissaient pas ! Fronçant les sourcils, ses mains semblèrent titiller un objet circulaire dans sa poche droite. Finalement il lâcha les yeux de la vitrine pour la regarder. Elle avait l’air sereine.

« C’est très joli. Et ça a de l’importance. Chaque chose à un nom, c’est même très important. Vous n’avez jamais lu Eragon? Sinon, avant, vous vous appeliez comment ? »


Il la fixa à travers son reflet dans la vitrine, puis reprit sur le ton de la conversation, comme s’ils avaient toujours été là.

« Vous n’auriez pas vu une petite brune qui parle tout le temps d’elle et qui ne cesse de dire :
Mais où est Elliot ? »


L’imitation n’était pas parfaite, mais il avait au moins réussi à prendre son intonation de manière exagérée. La jeune fille du nom d’Enora eut un léger sourire et poursuivit.

« J’ai lu beaucoup de choses… Eragon en fait partie, en effet. »


Hochant la tête, son sourire s’estompa cependant peu à peu pour laisser place à une mine moins réjouite.

« Alexis… Mais cela ne sert à rien de nommer le passé… Celui ci n’est là que pour forger l’avenir, et quand on décide d’avoir un autre nom, le premier meurt… Et on en vient presque à l’oublier… La même chose est arrivée à Chronos... »


Elle toucha la vitrine en direction de son reflet pour le caresser. On aurait dit qu’elle se souvenait de quelque chose. D’un combat. Plissant des yeux et réfléchissant très vite, l’information monta au cerveau d’Hermès, et il l’a mit immédiatement de côté discrètement. Chronos avait eu un autre nom. Il avait été quelqu’un d’autre, comme elle, et il l’avait oublié. Hermès pivota, avec la mine des jours difficile où réfléchir est un calvaire. Elle le fixa droit dans les yeux.

« Non… Je ne vois que toi… en quoi puis-t’aider ? »


Soutenant son regard sans en avoir peur et même sans exprimer le moindre dégoût, il répondit sur le même ton.

« Tout est nécessaire. Ce qu’on était, ce qu’on est, et ce qu’on devient. »


Marquant une pause théâtrale pour se donner de l’importance, il poursuivit avec sagesse : 

« Très bien pour la jeune fille. Ce n’est pas grave, elle a du subir le même sort que moi. »


C’était étrange comme le fait de penser à quelque chose de précis l’empêcher de réfléchir et de penser à d’autres sujets.

« Chronos avait-il un autre nom… Quel est-il ? »


Un faible sourire se dessina sur son visage, elle répondit d’un air solennel, comme une vieille promesse faites à elle même.

« Je ne peux pas te parler au nom de Chronos… Déterrer le passé est un choix personnel et privé… Je peux te donner mon nom, car il m’appartient… Je le respecte trop pour déterrer le sien. »


Toujours les mains dans les poches, il fit une moue déçue.  Franchement ? Il en avait marre. Des questions nettes, des réponses floues. Même si ses neurones se régénéraient du fait de sa condition divine, il allait forcément perdre le peu qu’il avait à mâcher les réponses de ses interlocuteurs qui ne répondaient que ce qui leur chantaient.

« Très bien, c’est votre choix après tout. C’est dommage, tant pis, je l’obtiendrais par moi même. »


Il avait dit ça comme un défi et une véritable promesse. Sa tête se tourna vers ailleurs, distrait. Il avait des troubles importants de la concentration depuis sa naissance. Finalement il réussit à se recentrer après avoir remarquer que la robe bleue était décousue à un endroit précis.

« Vous savez comment l’arrêter. Mais vous avez échoué. »


C’était un constat. Douloureux mais réel. Il lui montra d’ailleurs vaguement son visage brûlé pour appuyer ses dires.

« Si je ne peux pas avoir son nom, dites moi au moins comment le stopper. Et la véritable raison pour laquelle il agit ainsi. Allez. Pas de fioriture cette fois-ci. Ni d’énigmes mystérieuses. Sinon je m’en vais. Même si je ne sais pas comment on fait. »


Elle éclata alors d’un rire sans joie. Hermès tomba totalement son sourire. Il pouvait devenir effrayant sans aucun problème, il l’avait déjà fait.

« Je ne sais pas comment l’arrêter voyons… Je n’ai fait qu’espérer. L’Espoir… C’est tout ce que j’ai toujours eu. »


Elle eut un petit rire méprisant. Ok. Il allait la traiter comme Nora si ça continuait. Elle déglutit.

« La seule chose que je sais… C’est que j’ai eu tort ce jour là et je l’ai compris à l’instant même où j’ai reçu le retour de flammes. Mon coeur a bien plus brûlé que mon visage crois moi. »


Elle regarda au loin, derrière Hermès, comme si elle voyait quelque chose que lui ne pouvait voir. Elle reposa son attention sur lui. Peut être qu’elle aussi, elle avait des troubles de l’attention songea-t-il.

« Tu as tort… Les énigmes c’est très bon pour le cerveau et la mémoire… Ca les entretiens et tu en sors grandi. Ma mère me le répétait sans cesse... »


Elle sourit en coin, se rappelant un souvenir comme le vestige de son passé. Finalement, elle lui dit de manière franche et directe.

« La véritable raison pour laquelle il agit ainsi… C’est parce qu’il le peut. »


Elle eut un nouveau rire un peu jaune. Encore un comme celui là et il sortait l’artillerie lourde. D’ailleurs, il commença à croiser les bras.

« Tout simplement… Comme toute personne puissante de ce monde, elle fait toujours ce qui est en sa capacité sans se soucier de l’avis des autres. Le puissant décide et il est « le puissant », alors il décide… Et nous suivons tous. Est ce que nous sommes une majorité ou une minorité à le suivre, ça reste encore à déterminer mais comme on dit… C’est celui qui paye l’orchestre qui décide de la musique et dans notre cas, c’est Chronos qui détient l’argent. »


Toujours les bras croisés, Hermès fronça les sourcils. C’était quoi ces métaphores pourraves ? Elle était de la famille de Hadès elle aussi? C’était son premier problème titanesque et il commençait sérieusement à en avoir marre. Laissant le silence s’installer, elle poursuivit.

« C’est comme si nous étions le prolétariat, et qu’il était le grand patron pour reprendre l’idéologie de Marx. Et le prolétariat n’aime pas le patron parce qu’il est seul à décider. C’est pour ça qu’il est le grand méchant aux yeux de bien d’entre vous… A mes yeux fût un temps.. Mais ce que peu de gens voient, c’est qu’un grand pouvoir implique de grande responsabilité. »


Elle eut un rire sincère et emprunt d’une nostalgie, mais qui n’était qu’un vestige de ce qu’elle avait été. La guerre l’avait transformé, il n’était pas dupe. Il savait ce que ça faisait.

« Et sa responsabilité, c’est le plus grand des sacrifices pour nous tous… Et ça, personne ne veut le voir… C’est la partie blanche qui le rends plus gris que noir en sommes... »


Elle l’observa droit des les yeux, Hermès ne bougea pas, comme figé dans le Temps. Elle avait l’air de lire en lui.

« Puis tu as appris beaucoup de chose… Mais tu as l’esprit embrumé… Parce que tu n’as rien vu dans l’ordre. »


Tu n’as rien vu dans l’ordre.


Ces mots résonnèrent dans son esprit et il la fixa sans rien dire. Comprenant quelque chose, il se décida tout de même à détourner l’attention au cas où elle remarquerait qu’effectivement, le message était passé et qu’elle voudrait lui embrouiller l’esprit.

« On se tutoie ça veut dire qu’on se connaît c’est ça ? On a pas élevé les hécathonchires ensemble je crois. »


Souriant en coin d’un air enfantin, il réfléchit un instant puis déclara :

« Karl Marx. Intéressant. Qu’est ce que tu as compris ? »


Hermès fronça les sourcils. Pourquoi fallait-il toujours qu’ils trouvent par eux même? C’était un enfant dans sa tête, il avait besoin d’être materné, pas mis à mal comme cela. Héra lui manqua à ce moment précis. Si elle avait été là, elle aurait pris le relais pour lui. Et il n’aurait eu qu’à faire les trucs cools.

« On dit aussi que c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. On verra bien comment se terminera toute cette histoire... »


Comme un lutin maléfique, il feignit le désespoir. Enfin, il le feignit plutôt bien. Car il était réellement un peu désespéré.

« J’en ai compris bien plus que tu ne l’imagines. Oui, on se tutoie. C’est moins pros mais au moins on se comprend. »


Wallace décroisa les bras, et il se mit à soupirer, les bras le long du corps un peu désespéré.

« Pourquoi veut-il absolument se sacrifier ? Ce n’est pas lui, le Voyageur. C’est Elliot. A moins que ce ne soit les même personnes, mais c’est illogique... »


Perdu dans cette pensée étrange, il essaya de s’imaginer cette théorie de manière plus convaincu dans son esprit. Mis à part deux trois incohérences, c’était valable. Mais dans ce cas, très risqué. Car si c’était le cas, cette fois-ci, Elliot ne pourrait pas nous sauver. C’était très complexe. Et il était certainement sur la mauvaise voie. Hermès se mit à fixer Alexis comme une chouette, il avait besoin d’éclaircir un point important.

« Il y a ceux qui subissent, et ceux qui se dressent. Ne compte pas sur moi pour attendre patiemment la paie de fin de mois et les félicitations du patron. J’adore cette métaphore finalement… Mais une question me taraude. Deux même. De quel Temps précis viens-tu ? Et, pour avoir un ordre ; il faut un point de départ. C’est ça que je veux savoir. Comment ça a commencé pour lui. On ne naît pas mauvais, on le devient. Je veux connaître la raison qu’il le pousse à agir ainsi. »


Cette fois-ci, il s’était montré plus précis et un peu plus incisif dans sa question. Visiblement, on n’obtenait rien sans rien. Autant commencer à sortir l’artillerie lourde… Elle haussa un sourcil avec un sourire mutin. Visiblement, il avait tapé là où ça faisait mal.

« Tu fais les questions et les réponses ou tu réfléchis à voix haute ? Concernant le tutoiement je veux dire. »


Elle se mit à sourire un instant avant de poursuivre :

« Tu sais, le vouvoiement n’a plus vraiment d’importance ici… Après la première guerre, nous avons perdu beaucoup… Pour certains tout… Alors, entre survivants, on se contente de la simplicité… Je pensais que tu serais le plus à même de comprendre, vu ce que tu as vécu dans ton monde... »


Elle savait qui il était précisément. D’où il venait, ce qu’il s’était passé. Et ça, ça l’énervait. Parce que dans sa tête, il commença à théoriser. Si il décidait, à la fin de l’aventure, d’aller voir la Alexis de son Temps, peut être que c’était lui, qui créerait ce point précis du Temps sans le vouloir. S’il l’ignorait, peut être que cette discussion n’aurait jamais lieu. Bref. Estimant préférable de remettre cette réflexion à plus tard, il écouta la suite avec attention, bien qu’un peu renfrogner par ce qu’elle avait dit. Hermès détourna les yeux, fuyant.

« Oui. On appelle ça la solitude. »


Son regard se porta à nouveau vers elle de manière assez dur. Elle avait l’air gentille. Elle avait du l’être. Mais si elle avait été vraiment de son côté, elle lui aurait donné une piste claire à suivre.

« Tu parles comme si tu me connaissais. Tu ne sais pas ce que j’ai vécu. Moi non plus d’ailleurs, je ne sais pas par quoi tu es passé. Bref. Tu parlais d’ordre. Je t’en pris donne le moi. Remets Midi à Quatorze heure. C’est quoi, l’ordre des choses dont tu parlais ? »


Là, elle ne pouvait pas fuir sa précision en terme de question. De plus, il avait trouvé ce calembour vraiment drôle malgré la situation. Alexis se contenta de hausser les épaules et dit :

« Le Temps n’est jamais précis… Plus maintenant. Disons que nous sommes après la guerre et avant… La suite… Je ne suis pas Chronos, je ne sais pas ce qui vient après... »


Alexis le fixa d’un air compatissant et secoua la tête avant de dire d’un air calme.

« Chronos n’est pas mauvais… Tout dépends du point de vu… Personne n’est jamais bon ou mauvais on est tous un peu des deux avec des nuances plus prononcées... »


C’était fini les métaphores oui ? Elle semblait en parler comme un ami. Hermès plissa les yeux pour bien se remémorer cet instant, et ses paroles. Il n’arrivait peut être pas à se concentrer sur le long terme, mais au moins, il savait retenir vite une information importante. Elle le fixa avec bienveillance :

« Je n’ai pas la prétention de te connaître, juste de voir d’où tu viens… Et tu devrais être plus gentil, je n’ai rien dit quand tu t’es moqué de mon visage... »


Elle lui fit un clin d’oeil, laissant Hermès sur les fesses. Il ne s’était pas moqué d’elle. Pour lui, se moquer de quelqu’un, c’était pas ça.

« Au commencement, l’Arbre Monde a été sacrifié et ses Racines se sont détachées de lui… Si l’Arbre Monde est détruit, cela détruit les Palais et si les Palais sont détruits, cela mène à la destruction des âmes… A jamais… L’Au Delà n’existerait plus, on cesserait tout simplement d’exister pour l’éternité. Pour éviter cela, le Temps doit être lié à l’Arbre Monde… C’est pour cette raison que Chronos est intervenu. En se liant à l’Arbre, il a maintenu l’éternité, l’a rendu tangible pour que nous puissions vivre sous une autre forme après la mort charnelle… Mais cela implique qu’il ne mourra jamais, qu’il sera condamné à voir les autres mourir autour de lui, sans jamais pouvoir un jour les rejoindre… Le pire des châtiments, le sacrifice dont je parlais... »


Il y eut un silence. Finalement, Hermès commençait à comprendre. Lui aussi était immortel, en théorie visiblement car seul Chronos l’était vraiment. Mais lui aussi connaissait la douleur de la perte des autres. Plus fragiles que lui. C’était ça, survivre.

« S’il a été obligé de faire cela, c’est parce que l’Arbre Monde a souffert jusqu’au risque de destruction et si cela s’est produit, c’est parce que les hommes sont coupables… Nous avons fait l’erreur et l’une des plus terribles a été de blesser mortellement la Première Âme, celle avec laquelle toutes les autres sont modélisées... »


Elle détourna le regard quand elle dit ça. Mais Hermès le remarqua. Tous les détails étaient importants, même la gestuelle.

« Alors dans ce cas qui joue le rôle du mauvais et qui joue le rôle du bon ? »


Ce fut à son tour de regard ailleurs. Il avait un avis très tranché là dessus. Finalement, après quelques secondes de silence dues à la digestion de l’information , il déclara :

« Alors il n’y a rien à faire. Nous sommes condamnés. »


Penchant la tête, un éclair fugace et rapide passa dans ses yeux, comme si soudain, il venait de comprendre quelque chose dans ce fatalisme. Il ouvrit la bouche, la referma… Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait compris quelque chose.

« C’est lui qui a créer une boucle temporelle. Le Temps est circulaire. Il est revenu au point de départ. Il est condamné à subir ça en boucle, toute sa vie. Il a juste peur de briser la ligne. De briser le cercle. Il ne savait pas par où commencer et visiblement, il a trouvé... »


Hermès regarda Alexis d’un air floue, en réalité, il réfléchissait encore à voix haute.

« Je dis des conneries qui ont pas de sens ou je commence à brûler un peu? »


Sourire enfantin. Brûlé ? Visage ? Vous aviez compris ? Là, il se moquait. Finalement il reprit d’un ton franc et solennel :

« Être bon ou mauvais ça ne veut strictement rien dire. Mais maintenant, je le comprends. Un peu. Mais ça n’explique absolument pas notre présence ici. Ni notre rôle. Qui est la Première Âme ? Est-ce que tu le sais ? Nous pouvons peut être la protéger, et briser le cycle à ce point précis du Temps. C’est la meilleure solution. Et peut être la chose la plus brillante que j’ai dite aujourd’hui. »


Marquant une pause, il rajouta tout de même moqueur, pour ne pas qu’on oublie qu’il était le Roi de la Blague :

« Je ne me suis pas du tout moquer de ton côté Harvey Dent. Tu es très belle comme ça. Dans mon monde Sasha Hale avait le même look que toi. »


Elle le regarda un avec un sourire en coin, puis répondit rapidement :

« Un peu des deux sur le fait de dire des conneries et de brûler… Tu parles de cercle et de ligne, faut se décider mon vieux.. »


L’espace d’un instant, il cru voir une autre personne, bien plus joyeuse et jovial que la Harvey Dent Girl qu’il avait depuis le début. Elle eut d’ailleurs un petit sourire triste, car elle sembla elle même s’en apercevoir.

« Non. Je ne sais pas qui c’est… J’ai passé un long moment à l’écart de tout le monde… Notamment pour me protéger »


Elle fit trois geste de la main. Un petit éclair apparu, ainsi qu’une flamme et une boule de glace. Hermès haussa un sourcil. Lui aussi, il pouvait sortir ses ailes pour crâner.

« Mais je pense qu’il n’y a pas grand-chose à faire de ce côté ! Certains moments sont des points fixes dans le Temps : on a beau tenter de les éviter, ils doivent apparaître à un moment ou à un autre quelque soit la façon. »


Elle marqua une pause, Hermès lui, ne sut quoi répondre dans l’immédiat. C’était bien la première fois qu’on lui fermait son caquet.

« Tu veux bien me rendre un service ? Retrouve moi à Storybrooke… Retrouve moi et explique moi notre rencontre… Je suis curieuse de savoir si mon côté Dent est un point fixe ou non. »


Elle réfléchissait. Lui aussi. S’il faisait ça, il y avait déjà pensé, peut être que ce serait lui qui déclencherait tous les événements qui lui étaient liés. Personne n’avait vu Retour vers le Futur ici visiblement. A part Elliot. Puis, d’un air malicieux elle déclara :

« Ca ne sera pas compliqué de me retrouver… Reviens dans cette boutique… C’était ma librairie fût un Temps... »


Et elle disparut. Laissant Hermès les bras le long du corps, encore tout troublé par cet échange. Tournant la tête vers la boutique, il se mit à rire et dit d’une voix moqueuse :

« On verra. Et j’ai ton Aura, banane. »


Banane. Ca lui irait parfaitement comme petit surnom. Banane flambée même. Le coeur lourd, malgré sa petite blague interne pour se consoler, il disparu à nouveau.

« Et c’est reparti... »






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