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 The Game is On } feat The Crew of the Crow

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Aguistin R. Marban


« Boom Baby
T'as le Groove ! »


Aguistin R. Marban


╰☆╮ Avatar : Dane Dehaan

Ѽ Conte(s) : Folklore européen ۩๑ L'étrange Noël de Mr Jack
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Raven le très très mauvais présage annonceur de la dernière heure ☘ Le porteur de poisse au visage d'ange #Incube ☘ Un familier aussi badass que Salem

✓ Métier : Emmerdeur professionnel ✥ Gardien du cimetière de la ville ✥ Stagiaire de temps à temps à l’hôpital #Esclave ✥ Chanteur dans son groupe de Rock


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________________________________________ Sam 19 Jan 2019 - 2:15

The Game is On

“Pour connaître les amis il est nécessaire de passer par le succès et le malheur. Dans le succès, nous vérifions la quantité et dans le malheur la qualité..” Confucius

Aguistin & Jean Balthazar & River & Lolo



Un silence particulièrement étrange s’était établie dans la maison du cimetière. Il n’y avait quasiment pas un bruit, mise à part ceux du balai ramassant les moutons de poussières, où encore celui d’un fantôme passant entre les murs. Depuis plusieurs heures déjà, les morts se demandaient ce qui se passaient. Pourquoi diable le corbeau d’ordinaire si bavard n’émettait il pas de sons ? La réponse était on ne peut plus simple. Parce que c’était lui, l’auteur des coups de balais, de la serpillière sortant du sceau rempli d’eau savonneuse. Et oui, Aguistin faisait le ménage sans broncher, sans rien dire. Il ne faisait pas que ça d’ailleurs, il rangeait de fond en comble la maison, déplaçant aussi les meubles de place pour donner une nouvelle configuration. A vrai dire, il faisait ça aussi pour s’occuper l’esprit. Enfin d’abord parce qu’il fallait bien ranger les décorations de Noël un jour où l’autre, ensuite parce que le bordel commençait à s’accumuler, si bien que cela était entrain de franchir sa ligne, et ensuite parce qu’ainsi ses pensées arrêtaient moins de tourner en boucles. S’il avait pensé une fin d’année tranquille, il s’était bien mit le doigt dans l’oeil, comme d’habitude. La seule chose positive qui en était ressorti, avait été finalement lors de ce réveillon catastrophique mais elle était aussi la seule chose qui faisait chauffer son esprit, et pas que… Ce baiser avec Tibérius. Oui il savait que ce n’était du qu’exclusivement à la présence du gui que Dolorès avait ramené, que ce n’était du qu’au respect de cette tradition païen celtique qui voulait qu’on s’embrasse sous le gui pour leur porter chance (ce dont il avait vraiment besoin pour cette nouvelle année), bonheur, et santé. Mais il l’avait fait. Ni à sa soeur infernale, ni à son frère mais juste à lui. Certes ce bisou était chaste, comme l’on fait aux enfants, lèvres contre lèvres, mais il n’en fallait pas plus à Aguistin pour que son cerveau s’arrête de fonctionner. Après sa syncope, et son redémarrage tardif, il n’avait pu se l’enlever de la tête, repenser quasiment à chaque heure de la journée à ce geste. Tibérius avait ouvert la boîte de Pandore sans même s’en rendre compte. De plus, loin d’être naïf, il se doutait bien que l’impact était totalement différent d’un côté ou l’autre de la barrière. Si pour l’un, cela était du passé, de l’histoire ancienne, une goutte d’eau dans un océan, comme il se doutait, pour l’autre, lui même, la temporalité avait totalement changé. Il n’espérait qu’une seule chose, que cela recommence. Déjà qu’avant, l’idée de capturer les lèvres du faucheur était présente, elle était maintenant omniprésente. Or, au lieu de faire comme à son habitude, en le harcelant quotidiennement sur une possible relation charnelle, en le bombardant de sous entendus et en se collant à lui, on se sait jamais qu’une envie fugace se déclenche comme ça, il avait adopté son attitude à lui, neutre, une pokerface quasiment parfaite selon Viktor. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un immense paradoxe s’était crée en lui à cause du maelstrom de sentiments qu’il avait et qu’il ne savait pas gérer. Foutu syndrome. D’un côté, son enthousiasme et son idée sur le fait que tout n’était pas perdu était bien présente. Il avait attendu des années et des années, il n’allait pas abandonner maintenant, alors qu’un signe d’espoir se faisait sentir. Mais d’une autre part, ce n’était rien, strictement rien. Comme Ambroise s’était amusé à lui dire, moqueur, même un bloc de glace aurait été plus réceptif. Un sourire, un haussement de sourcil, une vague couleur rose indiquant que des vaisseaux sanguins irriguaient bien sa peau. Rien, nada, que t’chi, absolument zéro réaction montrant quoi que ce soit. Alors forcément, cette pensée avait de quoi rafraîchir ses ardeurs les plus brûlantes. Non seulement il n’était pas intéressé, mais en plus il n’arrivait à rien lui faire ressentir. Un véritable succès en soi, qui le plongeait dans un état de lamentation assez avancé. Peut être que les autres avaient raison, peut être qu’il ferait mieux d’abandonner au lieu d’espérer comme une adolescente en pâmoison devant son idole. Cependant, le raisonnement de ses proches était totalement infondé, et même si les doutes qu’il avait, exacerbé par sa peur de l’abandon étaient nombreux, il était persuadé qu’un jour, dans quelques siècles peut être, Tibérius ressentirait avec la même intensité ce qu’il avait pour lui. Beaucoup plus que de l’amour, de l’admiration, de l’adoration, de l’émerveillement, de l’attachement, de la protection. Un tas de chose, qui faisait qu’il lui était inconcevable d’arrêter d’être auprès de lui. Néanmoins, comme un mouvement de balancier il passait de chaque coté du spectre, ce baiser accentuant juste les choses. Alors, il s’occupait l’esprit, se forçait volontairement à ne plus y penser, du moins la journée. Comble du sort, il s’était jeté à corps et âme dans le travail, pas toujours très bien réalisé, mais il le faisait, il essayait. Il avait passé les premiers quinze jours de Janvier à l'hôpital, sagement, dans le service d’hématologie. Enfin sagement, les trois premiers jours où il avait prit sa résolution. Le naturel revenant au galop, il avait repris ses habitudes de traîner dans les longs couloirs, allant embêter River quand il travaillait et ne pouvant s’empêcher quand même d’aller squatter la morgue. Il y restait un peu moins longtemps, ayant peur en réalité de faire un lapsus sur ce petit bisou. Ce n’était pas parce que Tibérius ne disait rien qu’il n’en pensait pas moins. Depuis le temps, Aguistin avait appris à décoder ses silences et ses yeux levés au ciel. Il n’avait pas envie, qu’à cause de ça, il le rejette. Dire des choses qui n’allaient rester que dans l'hypothétique n’était pas du même ressort qu’un geste qui avait vraiment été réalisé.

D’un geste rageur, il donna un coup de pied dans le seau d’eau sale qui se trouvait devant lui. Rien que de penser que le faucheur lui en voulait peut être pour avoir osé le toucher de cette manière lui était insupportable. Et si cela avait été un test ? Et si ce n’était qu’une épreuve tordue pour prouver quelque chose dont il n’avait même pas confiance. Et si ? Avec ces putains de si, il pourrait être milliardaire et retrouver sa véritable forme. Il fallait qu’il se calme, qu’il essaye de chasser ses pensées. Non, Tibérius n’aurait jamais fait une chose pareille et il devait absolument essayer de redevenir raisonnable, même s’il ne l’avait jamais été. Ce n’était qu’un tout petit bisou de rien du tout. Ce n’était pas comme s’il s’était jeté sur lui pour le chevaucher ardemment. De plus, il en était l’instigateur, lui était bien trop remonté et trop occupé à le protéger des assauts de sa soeur pour faire quoi que ce soit. “ Regarde ce que tu fais avec tes conneries !” Se tirant les cheveux, il poussa un soupir en voyant le sol, qu’il avait bien nettoyer, être recouverte de l’eau sale, qui s’étalait rapidement … jusqu’aux cartons des décorations qu’il n’avait pas encore rangé. “Ah nooon ça c’est pas possible !” Contournant l’énorme flaque, il les déplaça juste à temps pour qu’ils ne s’imbibent pas. “Bon, vaut mieux que je le monte maintenant sinon ça va mal se finir. Puis JB va vouloir les voler s’il les voit comme ça, sans défense.” Commençant à porter les cartons, il prit soin de regarder devant lui, voulant éviter de tomber avec, prenant un soin particulier dans l’escalier. “Tu sais que parler tout seul n’est pas un signe de bonne santé mental.” Il s’en serait doué, que ce foutu fantôme apparaîtrait au moment où il serait dans l’escalier. “Tu sais qu’être en état de spectre depuis plus de vingt ans n’est pas un signe de bonne santé corporelle ?” A la mention de son état ne plaisait pas à Ambroise, surtout sur le ton utilisé. Tant pis pour lui, il avait commencé, il l’avait trouvé. “C’est rare quand tu fais le ménage comme ça !” “Ça va dit que j’suis crade aussi !” Levant la tête, vexé, il la tourna à l’opposé de la vision pour continuer à grimper encore plus haut, montant jusqu’au grenier. Ce n’était pas parce qu’il n’aimait pas l’eau et les douches qu’il était sale ! Bien au contraire. Il prenait grand soin de sa personne et de son domicile. Allumant d’une main la lumière, cette dernière grésilla dans un bruit point rassurant. Ne s’attachant pas à ce détail, Aguistin se rendit au fond de la pièce, là où il était venu les chercher en début décembre. Soufflant, passant une main sur son front, il s’appuya sur l’armoire poussiéreuse, qui n’appréciait pas son poids, tremblant comme une feuille. “T’aurais pas un peu grossi par hasard ?” “Bah… Liv’ il dit qu’il faut que je me remplume ! Pourtant je mange hein ! Mais je sais pas en vrai.” Il baissa la tête sur son pull, encore trop grand pour lui et haussa les épaules. Il s’en fichait, il était bien comme il était, la seule chose étant, de retrouver son apparence de corbeau, or impossible à l’heure actuelle. Forcément, avec sa poisse, qui n’avait encore rien fait aujourd’hui, l’une des étagères, sans doute mangé par des vers, se brisa, faisant tomber tout son contenu sur le pied du pauvre garçon. Le rire du fantôme s’éleva en même temps que le couinement de douleur suivi de quelques insultes. “Casse toi Ambroise !” “C’est bon c’est bon, de toute façon j’allais retourner à la morgue, j’ai une partie d’échec en cours et ça doit être mon tour." N’y prêtant pas attention, ramassant plutôt ce qu’il avait fait tomber par terre, il haussa un sourcil en voyant une boite de vieux jeux. “Et je vais surveiller Dolorès aussi ! On sait jamais, j’aimerai éviter de perdre mon argent !” “Ouais ouais.” Aguistin était de ces enfants, hyperactifs, curieux de tout, pouvant avoir la concentration d’un papillon mais très facilement captable pour une chose. C’est ce qui se passait là, alors qu’il lisait le dos de la boîte de jeu, avec une attention particulière. “Ahaha mais j’avais toujours cru que le jeu de l’oie c’était avec une vraie oie !” Sa phrase tomba dans le vide, quelques minutes après qu’Ambroise soit parti sans qu’il ne s’en rend compte. Tant pis, il ne profiterait pas de la super lecture qu’il voulait lui faire. Emportant la boîte avec lui, il faillit avoir une attaque en voyant sa soeur, en plein milieu du salon, entrain d’essuyer la flaque d’eau.

“Mais … qu’est ce que tu fous là ?” Cette dernière, occupé à finir de nettoyer, se tourna dans un mouvement de cheveux théâtrale, lui offrant son plus beau sourire. “Bah t’as oublié ? C’est la soirée Netflix and Chill !” Non, bien sur qu’il n’avait pas oublié, mais il entendait par là, qu’est ce qu’elle faisait avec le balai à la main, sans même avoir sonné. “Non mais … pourquoi tu nettoies ? Et pourquoi t’as pas sonné ?” “J’ai toujours les clefs même si tu m’a viré !” Elle avait bien appuyé sur le dernier mot alors qu’il s’asseyait dans le canapé, mettant la boite à ses cotés. Bien sur qu’il l’avait viré, elle était trop pénible, à ne pas se rendre compte que son attitude envers Tibérius le blessait vraiment. Ils s’étaient déjà disputé, bien avant le réveillon, et c’était à cause de ça qu’il l’avait chassé. Or Lolo restait Lolo, et il n’avait pu se résoudre à la laisser seule, dans un endroit comme l’hôtel de Stanford, et même si Théodore lui avait assuré qu’elle ne risquait rien, il n’était pas tranquille, et au bout de quinze jours, il lui avait dit qu’elle pouvait revenir si jamais elle ne se sentait pas bien là ou elle était. “Pff, on se demande bien pourquoi … puis si je t’avais vraiment viré tu ne serais pas là, entrain de passer le balai !” Elle lui tira la langue tout en lui envoyant un peu d’eau dessus. La réaction fut immédiate. Poussant un petit cri, il attrapa le plaid du canapé, se mettant en dessous tout en l’houspillant. “Voila pourquoi je t’ai dit de dégager sale garce !” Son rire assez grave pour une femme, sans doute aussi à cause de ses cordes vocales pas forcément mobiles, lui fit encore une fois regretté de ne pas avoir changé les serrures, et surtout de lui avoir dit qu’elle était la bienvenue. “Bon je vais lancer les pizzas que River et Jb ne vont pas tarder !” Et effectivement, pas moins d’une heure après, la sonnette retentit dans la maison, alors qu’une douce odeur de nourriture flottait. Toujours enroulé dans son plaid, tant qu’à faire, ce dernier pouvait le protéger des assauts de sa soeur, Aguistin se dépêcha d’aller ouvrir, courant pied nu sur le carrelage propre. “Dépêchez vous ! Il fait bien meilleur à l’intérieur !” Le froid polaire de Janvier s'engouffra immédiatement quand il ouvrit la porte, frissonnant sans même s’en rendre compte alors qu’il tapait du pied en attendant que ses deux invités soient passés. “Alors ? Bien ou bien ?” Il poussa JB dans le dos tout en dodelinant de la tête, pour le faire avancer plus rapidement vers le salon. “Ah les garçons vous êtes là ! Quasiment en même temps que la cuisson des pizzas !” Dolorès arriva de la cuisine, se jetant dans les bras de River. “Ouais, j’ai pris celle au chèvre miel pour JB et celle au jambon de montagne pour River ! Parce que moi je retiens !” “Mais tu vas pas recommencer avec ça ! Bien sur que Tibérius aime le hachis parmentier !” Aguistin leva les yeux au ciel avant de lui tirer aussi la langue, tandis qu’elle allait remettre une bûche dans la cheminée. “Non l’écoutez pas, il aime le boeuf bourguignon, mais ça l’a fait juste chier de savoir que j’ai raison et qu’elle a tord. Et que c’est MOI qui lui ai fait plaisir.” Il pouffa de moquerie tout en mettant les manteaux de ses amis dans l’armoire de l’entrée. “Y a des bières au frigo, sinon du jus de fruit. Moi j’veux bien un verre de jus d’abricot !” Revenant se mettre à sa place, dans le canapé, après être passé devant le grand aquarium où se trouvait Peter, son Axolott, dont il cogna la vitre pour lui signifiait que c’était bientôt l’heure de manger, il posa sa tête contre l’épaule de River. “Bon alors, raconte moi comment ça va avec Edan ? J’tai dit qu’il a balancé à l’autre folle le truc de la Maison là ? De l’illusion de moi ? Du coup elle veut encore me buter, mais j’suis tellement pour rien ! C’était pas moi !” Il avait prit sa voix d'innocent, d’enfant de choeur abusé par un prêtre pédophile alors que JB revenait avec un plateau chargeait. “Oh ! Oui, c’était ça que je voulais vous dire ! En fait j’ai une meilleure idée pour ce soir que Netflix ! J’ai trouvé ceci dans le grenier ! Enfin ça m’est tombé dessus quand j’ai rangé les décorations de Noël.” Il se pencha sur l’accoudoir du canapé pour attraper la boite qu’il avait mise par terre avant de lancer un regard faussement triste à JB. “Je voulais vraiment les ranger avant que tu arrives, crève coeur toussa toussa, on sait jamais que tu te mettes à chialer. Bref.” Se redressant un peu, arrangeant son plaid noir sur ses épaules, il tendit la boite en l’air comme le St Graal. “C’est un vieux jeu français, le jeu de l’oie ! Et ça va être super marrant à faire tous les 4 ! Genre on le fait un peu et après on regarde la série ! Alleeeeeeeeez !” “Oh je connais ! J’y ai déja joué au couvent, à l’époque et c’était marrant !” Instinctivement, malgré toutes les crasses qu’elle avait pu lui faire, il attrapa sa main qui était posé sur le rebord du canapé, alors qu’elle observait les trois garçons debout, de l’autre coté. Il n’aimait pas cette période pour elle, se rappelant comme si c’était hier, le jour où il avait du lui annoncer qu’elle décèderait sous les coups de son mari. “En plus Lolo elle est d’accord, alors … !” Alors vous n’avez quasiment pas le choix de vous soumettre à l’infernal fratrie Marban. C’est ce qu’il avait en tête, mais au lieu de répondre, il attrapa un coin de son plaid qu’il mit dans sa bouche, commençant à le suçoter tout en regardant malicieusement ses deux meilleurs amis.


b l a c k f i s h



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Jean-Balthazar Trapp


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Jean-Balthazar Trapp


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Ѽ Conte(s) : L'étrange Noël de Monsieur Jack et les légendes urbaines
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________________________________________ Sam 19 Jan 2019 - 21:41

The game is on

The Crew of the Crow



Les fêtes de fin d'année étaient terminées et avec elles toute la frénésie qui allait avec. C'était toujours une période un petit peu déprimante pour moi, retomber dans ma routine quotidienne sans rien pour me faire rêver un peu. Les vacances n'étaient pas encore totalement terminées et je pouvais encore passer mes journées à paresser en mangeant des bonbons et en rattrapant mon retard de séries Netflix. Quoique j'avais principalement passé mes vacances à regarder des films de Noël, c'était plus fort que moi, je les trouvais tellement beaux et émouvants. J'avais été comblé un mois durant mais maintenant c'était terminé. Comme tous les ans, j'avais appréhendé Noël, ne sachant pas trop comment ça allait se dérouler. J'avais donc attendu de voir si mon père avait des plans et qu'il vienne m'en parler de lui-même.

Étrangement, comme l'année passée, il avait accepté l'invitation d'oncle Klaus et nous nous étions retrouvés à la même table dans une ambiance pesante. Marie-Thérèse avait joué les filles parfaite en roucoulant auprès de tout le monde tout en me lançant des regards assassins. Mon géniteur lui n'avait pas ouvert la bouche une seule fois et était parti une fois le repas terminé. J'avais tenté d'alimenter la conversation avec mon oncle en parlant de la confiserie et j'avais même tendue une grande perche en parlant de la conserverie. Comme quoi, on ne pouvait pas me reprocher de ne pas faire d'efforts. Mais il n'avait pas mordu. J'avais donc abandonné jusqu'au dessert et l'échange de cadeaux. J'avais même trouve une babiole pour mon père qui n'avait rien trouvé de mieux que de m'offrir un morceau de charbon cette année encore. La plaisanterie était assez amère mais je commençais à avoir l'habitude.

J'avais dû faire un effort surhumain pour ne pas étriper ma cousine et sa boite de préservatif goût bonbon. J'étais resté un moment à fixer le paquet avant de soupirer en secouant la tête sous ses minauderies. Qu'elle ne souhaitait que mon bonheur et que c'était pour ma santé, que c'était important de se protéger et que comme j'aimais les bonbons, elle avait trouvé que c'était un joli clin d’œil. La garce avait même osé prétendre que ça pouvait m'être utile avec River et Aguistin, sous entendant très lourdement que j'avais déjà eu des aventures avec eux et que je pouvais retenter avec les deux en même temps. Le regard de dégoût de mon géniteur ne me choqua même pas, je connaissais son homophobie et je savais pertinemment que Marie-Thérèse avait fait exprès de révéler ce petit secret que je ne cachais pas vraiment mais que mon père ignorait encore.

Cette pimbêche adorait dévoiler des choses sur ma vie amoureuse à chaque Noël. Mais je n'avais pas honte de ça, au contraire, je ne m'en cachais pas et c'était bien la seule chose que j'assumais pleinement. J'avais simplement dû éviter avec souplesse le couteau à pain qui était arrivé dans ma direction lorsque les rôles s'étaient inversées et que j'avais nonchalamment lâché qu'au moins, je savais prendre du plaisir. Ce n'était pas très malin de ma part mais elle commençait sérieusement à me taper sur le système. Noël n'avait plus rien d'enchanteur et je regrettais presque ma fausse vie sous la malédiction. Au moins, j'avais de vraies fêtes. Mais ce n'était pas très judicieux de ressasser, la vie avait pris un tournant bien trop cruel pour que je rêve encore de ce passé inventé?

Je poussais un soupir et m'étirais de tout mon long avant de jeter un œil à l'heure. Un léger sourire s'esquissa sur mes lèvres alors que je me levais prestement du canapé, j'avais passé ma journée à m'ennuyer et la soirée qui s'annonçait me donnait le sourire avant même d'avoir commencé. J'attrapais le pack de bières qui trônait dans mon frigo, je mis de l'ordre dans ma tenue et me téléportais devant la porte d'Aguistin avec un grand sourire. J'arrivais en même temps que River et je lui donnais l'accolade pour le saluer, son odeur froide et épicée à la fois me chatouillant le nez. Je ne pouvais m'empêcher de la respirer à chaque fois, essayant de la graver dans ma mémoire mais chaque fois, j'étais surpris d'y retrouver la saveur de Noël. Je le relâchais à contrecœur pour appuyer sur la sonnette de la porte d'entrée, une odeur de nourriture remplaça aussitôt celle de mon frère de cœur et j'oubliais pour mon propre bien les idées impliquant River qui commençaient à germer dans mon esprit.

"Ça va plutôt bien et toi ?"

J'esquissais un sourire en direction d'Agui avant d'aller enlacer brièvement Dolorès. Je posais les bières sur la table basse, riant de la nouvelle dispute naissante entre le frère et la sœur.

"Chèvre-miel ma préférée, très bonne mémoire Agui."

Je lui adressais un clin d’œil avant de m'affaler sur le sofa alors qu'Agui demandait à River comment Edan allait. Ce n'était pas que je n'aimais pas le petit ami de River mais... Comment pouvait-on être aussi jaloux ? Ne même pas tolérer une étreinte affectueuse. Il pouvait sentir mon odeur sur lui ? Cela ne voulait pas dire que j'allais lui arracher ses vêtements à la moindre occasion et lui sauter dessus. Quoique par moment, ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. Je poussais un léger soupir avant d'écouter intrigué la proposition de notre hôte tout en levant les yeux au ciel.

"Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie. C'est déjà assez difficile comme ça que Noël soit passé."

Je poussais un soupir rempli de désespoir avant de fixer le jeu intrigué. Je ne me souvenais pas y avoir déjà joué mais j'étais partant pour découvrir. J'esquissais un sourire amusé devant les suppliques d'Aguistin.

"Très bien dans ce cas... Jouons à ce jeu."

Je jetais un regard interrogateur en direction de River.

"Alors ça te tente ?"

Après tout, on ne risquait pas grand chose à faire plaisir à Agui pour une fois.


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J'étais le fils du Père-Fouettard
    Fatigué j'ai la gueule de bois,
Toute la nuit j'avais aidé mon père,
Dans le feu j'ai remis du bois

River Frost


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River Frost


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✓ Métier : Infirmier en psychiatrie


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________________________________________ Jeu 24 Jan 2019 - 21:41


The game is on

The Crew of the crow
‘’Let's play the game
I'm sure you all know how
But watch yourselves my foolish friends
You're all in my world now’’


En tant qu’infirmier, River était bien placé pour savoir que janvier était le pire mois de l’année. Le manque de soleil et d’air frais dû aux températures glaciales faisaient de chaque foyer un parfait petit nid à microbes. Résultat, tout le monde tombait malade durant cette période de l’année. Enfin, presque tout le monde… Edan avait un système immunitaire de feu et cela faisait une bonne quinzaine de jour qu’il travaillait sans relâche pour remplacer tous les pompier malade. Il cumulait les heures supplémentaires comme s’il n’y avait pas de lendemain, ce qui ne plaisait pas du tout au Flocon qui avait bien hâte de retrouver son copain. Le dragon rentrait à la guilde, trop crevé pour faire quoi que ce soit autre que manger et dormir. Puis, lorsqu’il se relevait, c’était pour aller travailler. Le Frost avait bien essayer de l’aider à se détendre autrement, mais dès que son amour était couché, il s’endormait. Le pauvre mage de glace commençait à rager. Il avait tout essayé, mais le dragon était trop crevé pour faire quoi que ce soit. Si, au début, Grey essayait de le toucher quand même en espérant éveiller son désir, il s’était vite rendu compte que ça ne servait à rien. Cela faisait donc un bon quinze jours qu’il se branlait tout seul dans sa chambre…

Ce soir-là, River broyait du noir. Queenie l’avait bien remarqué, même si elle ne devait pas avoir capté qu’il était seulement en manque de son bébé dragon. Elle lui avait apporté de la glace maison. Assis à une table de la grande salle de la guilde, il mangeait sa glace tout en fixant la grande horloge au fond, derrière le comptoir. Sa soirée chez Aguistin lui changerait peut-être les idées. Elle lui demandait ce qui n’allait pas, mais le glaçon restait volontairement vague.
« Je… C’est rien… Je m’ennuie, tout seul… C’est tout… », soupira-t-il en guise de réponse. La jeune femme était toujours là pour prendre soin de lui, de toute la guilde, en fait. Même si elle pouvait être intimidante au premier abord, elle était comme la grande sœur de la guilde. « Oh ... tu ? Tu veux qu'on aille au cinéma ensemble ? », lui demanda-t-elle, pleine de sollicitude. Le combattant releva la tête de son bol de glace pour tourner son regard bleu vers son amie. « C’est gentil, Erza, mais ce soir, je vois mes potes… Ça va peut-être me changer les idées. Mais demain si… Si je m’ennuie encore, alors oui, je voudrais bien aller voir un film. », lui dit-il avec un petit sourire. Les chances étaient contre lui et il était plus que probable qu’Edan travaille aussi le lendemain. Queenie afficha un petit sourire tout en donnant une tape amicale dans son dos. « Très bien ! Évitez de faire trop de bêtises. » Elle rigola, même si au fond, son instinct lui disait d'éviter de sortir. Le mage de glace rigola aussi. « Je passe la soirée chez les Marban avec JB… Niveau bêtises, je ne te garantie rien! », rigola-t-il en ajoutant un clin d’œil. L’idée du cinéma le lendemain semblait plaire à Titania. « D'accord, préviens moi juste avant ! Après on peut faire autre chose, du patinage, du bowling, ou juste se balader. » Les yeux de glace de Grey se mirent à briller. « Du patinage! C’est une super idée! J’ai essayé de montrer à Natsu comment faire, mais il était complètement nul. C’est décidé! On va patiner demain! Merci Erza! », s’exclama-t-il en se levant d’un bond. Ce petit projet venait de lui redonner le sourire. Il déposa un rapide baiser sur la joue de la guerrière. « Bon, je dois y aller. Ta glace était trop bonne, merci beaucoup! On se voit demain! », la salua-t-il tout en sortant de la guilde, de bonne humeur.

River était sorti de la guilde sans prendre le temps de s’habiller convenablement pour la température, comme d’habitude. Ce fut donc avec un soupire collectif qu’il fut accueillit à la supérette, alors qu’il faisait un petit arrêt pour prendre quelques sac de chips. Arrivé au comptoir pour payer la caissière leva les yeux au ciel.
« Tu sais qu’il fait un froid polaire et que tu es en t-shirt? », lui demanda-t-elle. Le Frost baissa les yeux sur lui et il se félicita intérieurement. « Tu as raison! J’ai gardé mon t-shirt! », s’exclama-t-il. Ne pas être déjà à moitié nu était une victoire en soi. Ce fut donc sur cette note positive qu’il paya et retourna à sa voiture. Il était prêt pour sa soirée.

Arrivé chez Aguistin, River se stationna et prit les trois sac de chips avant de sortir dans le froid. Aucun frisson ne parcouru sa peau, aussi froide que l’hiver. Alors qu’il s’approcha de la porte, JB apparu à ses côtés, ce qu’il le fit sursauter et lâcher les chips dans la neige.
« Putain! Otouto! Tu m’énerve à faire ça! », hurla-t-il avant que ce dernier ne le prenne dans ses bras. Instinctivement, les mains du Frost rejoignirent la taille fine de son petit frère. Ses doigts cherchèrent à passer sous la veste de cuir, sous le t-shirt, pour rejoindre sa peau.

***
JB est tellement beau, c’en est insupportable. Je n’en peux plus de devoir sans arrêt me contrôler. C’en est trop! Je profite donc du câlin qu’il me fait, câlin qui dure plus longtemps qu’un câlin ordinaire. Je sais qu’il prend le temps de respirer mon odeur qui lui rappelle Noël. Mais moi j’en ai marre d’attendre. Je le pousse contre la porte d’entrer et je l’embrasse sauvagement. Je lui enlève cette veste qui lui donne ce petit air rebelle que j’aime trop. Mes mains explorent sa peau alors que je les passe sous son t-shirt. Mes doigts froids sur sa peau tiède lui provoquent de petits frissons, ce qui me donne encore plus envie de continuer. Le goût de sa langue qui glisse sur la mienne est tellement enivrant. Je veux, non… Je DOIS aller plus loin! Me laissant tomber à genoux, je détache habilement son pantalon dans un geste que j’ai déjà fait plusieurs fois. Son tatouage sur la hanche me rend complètement fou. Je me mord la lèvre avant de venir passer ma langue doucement et sensuellement sur le petit sapin de Noël tatoué. C’est tellement sexy. J’aimerais trop qu’Edan aie un tatouage à cet endroit… Edan…
***

River secoua la tête, sortant brutalement de ses pensées au moment où JB le lâchait pour appuyer sur la sonnette. Il devait régler son problème de manque de sexe avant de faire une bêtise qu’il pourrait regretter. Si Edan se tapait encore des heures supplémentaire, le Frost allait débarquer à la caserne avec des caisses de vitamines C. Il en avait marre! Rapidement, il ramassa les sacs de chips par terre et s’en servit pour camoufler son excitation. Il dut même se concentrer sur sa respiration pour se calmer alors que la porte s’ouvrait sur un corbeau frigorifié qui leur disait d’entrer au plus vite. « Pffff… Chochotte… », dit le glaçon en passant la porte. Il fut aussitôt assaillit par Dolorès qui lui sauta au cou. Pourquoi tous ses amis étaient aussi tactiles? Pourquoi aujourd’hui? POURQUOI!?!?!?! Cette étreinte de la jeune femme lui rappela des souvenirs de leur brève relation.

***
Ce serait si facile de seulement faire glisser mes mains de sa taille jusqu’à ses fesses. Je pourrais embrasser doucement son cou. Je pourrais lui arracher ses vêtements et…
***

NON! River lâcha Dolorès peut-être un peu trop brusquement, ce qui lui valut un regard suspicieux de la jeune femme. Oh, si elle savait ce qu’il pensait… « Oups, pardon Lolo, je ne voulais pas te pousser. Tu sais que tu es vraiment ravissante, comme toujours, ma belle? », ajouta-t-il pour lui faire oublier sa petite gaffe. Le Frost savait que Lolo aimait les compliment, et il savait surtout comment la flatter dans le bon sens. Avec un petit sourire, il huma l’air. « Mais ça sent trop bon, tout ça. Et puis, j’adore le jambon sur la pizza! Merci Raven! » S’en suivit alors une mini querelle entre le frère et la sœur, querelle à laquelle River ne porta aucune attention, trop habitué à les entendre s’obstiner sur tout et rien. Lorsque JB retira sa veste pour la tendre à Agui, le glaçon suivit le mouvement en enlevant son t-shirt qu’il avait miraculeusement gardé jusque là.

River, sous la suggestion de son meilleur ami, alla se prendre une bière au frigo et revint s’asseoir sur le canapé. La soirée s’annonçait difficile pour lui, alors autant se changer les idée en buvant un peu. Aguistin, toujours emmitouflé dans son plaid, vint poser sa tête sur son épaule. Il n’en fallut pas plus pour titiller l’imagination du démon de glace.


***
C’est pas bien, ce qu’il fait! C’est SA faute! Il sait que je dois me contrôler et il fait exprès pour venir se coller contre moi. Et puis merde! Je me retourne et lui arrache son précieux plaid, pour découvrir qu’en dessous, il est complètement nu. C’est de la provocation pure et dure. D’ailleurs, il n’y a pas que la provocation qui est dure… Je le pousse sur le dos, ce qui me donner le loisir d’admirer son corps en entier. J’ai envie de le goûter. J’ai envie de l’entendre crier mon nom. Je laisse donc tomber les préliminaire et je passe directement aux choses sérieuse, laissant ma langue et mes lèvres lui procurer les meilleures sensations. Et il gémit… Et il en veut encore…
***

River se redressa sur le canapé, arrachant son épaule de sous la tête d’Agui. Il prit une longue gorgée de bière. Avant de poser ses coudes sur ses genoux. « Arrête de te chercher des excuses, Raven… Queenie veut toujours te buter. D’accord, cette fois, c’est peut-être la faute d’Edan, mais si ça n’avait pas été lui, ça aurait été autre chose… », il soupira avant de prendre une bouchée de sa pizza. « Et, si ça ne te dérange pas, on ne parle pas d’Edan ce soir. C’est vraiment un problème ces temps-ci. Enfin, c’est pas lui qui est un problème, mais plutôt le fait qu’il travaille sans arrêt. Il n’a plus une minute à me consacrer et je suis en train de devenir fou! Dans les cinq dernières minutes, j’ai fantasmé sur vous trois, c’est pour vous dire… », ajouta-t-il en pointant un a un ses trois amis. Il secoua la tête et pris une autre gorgée de sa bière. « Alors on la regarde cette série? J’ai besoin de me changer les idées avant de faire quelque chose que je pourrais regretter… », affirma-t-il, gardant le peu de contrôle qu’il avait sur lui-même.

Plutôt que de regarder Netflix, comme c’était prévu, Aguistin proposa un jeu de société que River ne connaissait pas, le jeu de l’oie. Il semblait vraiment tenir à son idée et Lolo, pour une rare fois dans sa vie, était du côté de son frère. Les deux Marban se prirent même par la main pour accentuer le fait qu’ils étaient d’accord. Sans surprise, JB accepta de jouer. Il se retourna alors vers le glaçon pour avoir son opinion. Trois paires d’yeux le fixait en attente de sa réponse.
« Il y a ‘’Titans’’ qui vient de sortir sur Netflix et ça a l’air trop bon! », argumenta-t-il plus pour la forme qu’autre chose. C’était aussi une façon de s’assurer que, lorsqu’il accepterait de faire une partie, les autres approuveraient son choix de série en guise de compromis. « Bon… Je veux bien faire une partie, mais on regarde ‘’Titans’’ après, d’accord? De toute façon, tant que ça peut m’aider à me changer les idées… » River prit une autre bouchée de sa pizza et il ouvrit les sacs de chips. « Bon, et ça se joue comment, ce jeu? JE PRENDS LE PION BLEU! Il y a un pion bleu? Si oui, je prend le bleu! »


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Tu es mon monde
Mon univers
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Aguistin R. Marban


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Aguistin R. Marban


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Ѽ Conte(s) : Folklore européen ۩๑ L'étrange Noël de Mr Jack
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Raven le très très mauvais présage annonceur de la dernière heure ☘ Le porteur de poisse au visage d'ange #Incube ☘ Un familier aussi badass que Salem

✓ Métier : Emmerdeur professionnel ✥ Gardien du cimetière de la ville ✥ Stagiaire de temps à temps à l’hôpital #Esclave ✥ Chanteur dans son groupe de Rock


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________________________________________ Sam 9 Fév 2019 - 21:56

The Game is On

“Pour connaître les amis il est nécessaire de passer par le succès et le malheur. Dans le succès, nous vérifions la quantité et dans le malheur la qualité..” Confucius

Aguistin & Jean Balthazar & River & Lolo & Livio



Les mots de JB résonnèrent dans sa tête et il ne put qu’être satisfait de ce qu’il entendait. Tout comme quand River le remercia. Voila, c’était ça qu’il aimait entendre, et il s’assit satisfait sur le canapé, pouvant ainsi se préoccuper de ses amis. Il leva les yeux au ciel. Non ce n’était pas de sa faute si la pâtissière l’avait prit en grippe dès le départ. Ils ne se connaissaient même pas qu’elle l’avait agressé comme une folle furieuse des années auparavant, et cela continuait continuellement. “Non mais je vais vraiment finir par croire qu’en fait elle est rageuse comme ça juste parce qu’elle veut mon corps.” Après tout, peut être qu’il était un fantasme inavoué, qu’elle rêvait de son corps et qu’elle rejetait tout simplement son désir, ce qui se traduisait par une haine féroce. Si seulement il savait ... Il ricana avant de lever un sourcil en l’entendant dire qu’il avait quelques soucis avec Edan avant de se rassurer, rigolant franchement cette fois. “Qu’est ce que je disais, tout le monde veut mon corps.” Enfin tout le monde … mais Tibérius n’était justement pas tout le monde. Visiblement Ambroise venait de penser à la même chose que lui, en passant derrière Lolo, avec ce petit sourire suffisant. Il pointa un doigt accusateur vers lui, se renfrognant un peu. "Un jour petit oiseau, un jour !" “Ta gueule le fantôme, j’ai pas besoin de tes commentaires !” Puis il se retourna vers River en lui tapotant le bras. “T’inquiète pas, on va te les changes tes idées !” Mon dieu, s’il avait su, Aguistin se serait tût, mais comme d’habitude il ne le fit pas, s’extasiant plutôt sur le jeu qu’il avait trouvé quelques heures plutôt. Il entraîna dans son sillage Dolorès, qui sirotait son jus d’orange puis Jean Balthazar qui essaya de convaincre River. La décision avait été prise, ils allaient jouer au jeu ! “D’accord ! Oh sinon on peut regarder aussi The Umbrella Academy ça a l’air vraiment pas mal, j’ai vu ça tout à l’heure !” Toujours au fait des nouvelles séries, et actualités, Aguistin fit un petit sourire tout en ouvrant délicatement la boite, pouvant être très précautionneux quand il s’y mettait. “Y a une notice d’explication, c’est moi qui la lit !” Mais le corbeau n’eut le temps de rien lire que la sonnette retentit. Il n’attendait personne de plus, qui pouvait bien venir. Se levant dans un bond, mettant la boîte sur le canapé, laissant ses amis discuter entre eux, il se dirigea vers l’entrée et il souria en ouvrant la porte. “Oh Liv’ ! Qu’est ce qu’il y a ? Tu n’as pas un problème au moins ? Attend viens rentre ! Il fait trop froid pour rester dehors.” "Un problème ?" demanda t'il étonné, en entrant à sa suite. Il portait son manteau habituel, sa barbe taillé, et un petit sourire se dessina sur son visage en voyant son frileux de frère le faire dépêcher, ne ressentant pas vraiment la température de part son état. "Bah ouais ! Pourquoi t'es là ?" Même s’il arrivait très souvent que la fratrie Marban se chamaille, Aguistin aimait celui que la malédiction lui avait donné comme grand frère. “Pour voir comment tu allais.” Si avant il appréciait déjà beaucoup le vampire, le considérant comme faisant parti de son groupe, son lien avait été renforcé ici et son sourire s’agrandit encore plus en entendant la raison de sa vue. “On allait commencer à jouer ! Normalement c’est la soirée Netflix and Chill mais j’ai trouvé un super truc en rangeant, dans le grenier ! Oooh mais je sais ! Tu veux rester ? Il doit y avoir une autre pizza dans le congélo !” N’entendant même pas la réponse de Livio, il se précipita dans le salon en sautillant. “Whesh les gens ! Regardez qui j’ai trouvé !” Bien entendu, Dolorès poussa un cri, renversant au passage son verre de jus d’orange pour se jeter dans les bras de son grand frère. En entendant JB passer une serviette à Agui pour essuyer le sol, se dernier pestant qu’il avait fait le ménage, elle poussa un petit soupir. “Oh … ma vodka … la pauvre ! Faut que j’aille m’en chercher une autre ! Liv’ tu veux quoooi ?” Livio rendit son étreinte, caressant ses longs cheveux bruns "Comme d’habitude." Il se détacha un peu d’elle avant de faire un geste de la main, entamant la conversation avec les autres. “C’est bon j’y vais !” Passant derrière eux, il alla dans la cuisine pour préparer ce que Livio lui avait demandé tout en sifflotant. Il revient quelques minutes après, avec deux mason jar “Et moi même pas tu me ramènes ma vodka ?” “Bah y en a dans le bar, t’as qu'à bouger ton cul…” Il tendit celui avec le lama vert à son frère tout en sirotant le sien, poussant même un petit soupir de contentement alors que sa soeur revenait carrément avec la bouteille de vodka. “Tu sais que j’avais quasiment oublié que je m’en étais fait ! C’est dommage parce qu’après ça passe et contrairement à ces putains de rumeur j’aime pas les trucs tout pourris !” Saisissant le plaid sur le canapé, il se mit cette fois sur le petit côté de la table basse, s’asseyant en croisant les jambes dans un mouvement de grand souplesse, descendant le liquide qu’il y avait dans son verre beaucoup plus rapidement que le jus d’abricot qui traînait toujours sur la table, en synchro avec son frère qui s’était mit dans l’un des fauteuils. "C'est du smoothie de souris ! Ah non moi je bois pas le sang humain, il est pas bon ! Bon allez on joueeeee"

Après avoir demandé à tout le monde la couleur du pion, sauf à River vu que ce dernier l’avait dit avant même d’ouvrir le jeu, Aguistin les plaça sur la case départ du plateau qui prenait toute la place de la table avec un grand sourire. Sourire qu’il perdit bien vite quand la grande pièce du salon fut plongé dans le noir. “Le premier qui dit que ma maison elle est vieille je le tappe.” Ce n’était pas la première fois que les plombs sautaient. Il était vrai que son habitation n’était pas toute jeune et seule Regina savait en réalité d’où elle l’avait embarqué lors de la création de Storybrook, car clairement, les pierres et les matériaux qui l’a composait n’étaient pas de la plus haute technologie. Hors Aguistin adorait son chez lui, qu’il avait obtenu en même temps que son poste de gardien de cimetière, même si à vrai dire, on avait vu mieux comme gardien. Au moins, il ne vivait plus dans un 9m2 avec sa soeur qu’il payait une fortune en centre ville. Il était au coeur même de ce qui le constituait, dans une grande demeure ancienne, il n’aurait pas pu rêvé mieux. Les pièces étaient spacieuses, le confort était présent malgré les quelques petits désagréments et surtout il n’avait strictement rien à payer car considéré comme logement de fonction. Certes son salaire était diminué, mais en contrepartie la ville le logeait aux frais de la princesse. Ainsi habitué, il se leva pour aller les remettre, mais la voix d’Ambroise qui résonna dans la pièce le stoppa dans son élan.“Ce n’est pas l’électricité c’est autre chose …” Il n’eut pas le temps de finir que le sol bougea, se dérobant sous leurs pieds. Quand Aguistin ouvrit les yeux, se relevant par la même occasion, il pensa d’abord qu’il était entrain de rêver. Se mettant en position assise dans la terre, il se pinça pour voir si sa pensée était la bonne. Bien entendu c’était faux, il ne rêvait pas. Frottant son visage, il se tourna rapidement pour voir où étaient les autres. Non loin de lui, entrain aussi d'émerger. “Whesh ! Ça va là ?” S’étirant et s'époussetant, il regarda son environnement tout en hochant la tête à leurs réponses. Ils étaient … devant une ferme, une immense ferme rouge avec plusieurs bâtiments. Il pouvait sentir l’odeur de la campagne, entendre les bruits des quelques animaux qui se trouvaient non loin des pâturages. “On est d’accord qu’on voit tous la même chose ? Genre c’est pas moi qui fait juste une grosse halu’?” Il sentit Dolorès prendre sa main tandis que River lui répondait et que Livio s’avançait un peu pour voir ce que c’était. “Chelou franchement … je savais pas qu’il y avait une faille spatio temporelle dans mon salon ..” Rigolant à sa remarqua, il se dirigea pour sa part vers l’immense Silo à graines. “Dit Agui … je sais qu’on a un rapport particulier avec les enfants … mais … tu trouves ça normal ?” Levant un sourcil alors qu’il était quasiment devant l’immense silo, il birfuca vers le côté, étant donné que Dolorès qui l’avait lâché quelques minutes avant, s’était dirigé avec JB vers la partie la moins construite. S’il entendit River émettre un bruit, il haussa juste les sourcils pour sa part, faisant une petite grimace. “Oh ! Ils ont le même collier que Greg avait à l’époque ! Tu penses que je peux en piquer un ? Ça lui ferait tellement plaisir !” Pour toute réponse, Dolorès leva les yeux au ciel et River lui donna un petit coup dans l’épaule tandis que Livio regardait d’un air plus qu’étonné cet étrange spectacle sans trop comprendre. “Non mais ça va ! Si on peut même plus plaisanter, puis ils ont l’air bien nourri !” Aguistin s’approcha de l’enclos qui avait attiré l’attention de sa soeur et de JB. Dedans se trouvait cinq enfants, habillés en rose qui marchaient à quatre pattes, exactement comme des petits cochons. D’ailleurs, ils faisaient le même bruit. “C’est quoi ce délire encore …” Un peu plus loin, dans un autre enclos, d’autres enfants, plus âgés, des adolescents, se reposaient tranquillement, allongé à même la paille, deux autres buvant dans une mangeoire. “Vous croyez qu’ils parlent ?” “Bah je sais pas t’as qu’à essayer de communiquer avec eux …” Aussi tôt dit, aussitôt fait, Dolorès se pencha au dessus de la barrière avant qu’une voix ne résonne derrière eux. “Ne savez vous pas lire jeune fille ? Il y a marqué interdit de nourrir les animaux ! Ce n’est pas pour rien !”

Les cinq se retournèrent en même temps, espérant trouver âme qui vive pour les aider, mais la surprise fut grande, très grande. “Ok alors là je commence vraiment à douter..." "… Lolo on est d’accord que t’as pas mis de la drogue de Jeff dans nos boissons ?” “Eeet mais pourquoi ça serait moi d’abord ? River et Jb ont aussi touchés aux boissons ! Puis t’as bien préparé le bocal de sang à Livio hein” Les deux concernés répliquèrent mais furent vite coupés dans leurs élans par une voix grave, qui n'était pourtant pas celle de Livio. “Allez allez pas de disputes ! C’est un jour joyeux ! Souriez et suivez moi sur le chemin!” Après avoir remis son bâton de berger en place, l’oie, car il s’agissait bien d’une très grande oie au plumage bicolore noir et blanc qui venait de leur adresser la parole se tourna pour aller sur un chemin en pierre qui, celui sur lequel ils étaient arrivés au début, et qui allait droit dans la bâtisse au toit noir. Il fallut quelques minutes au petit groupe pour finalement la suivre. “Nous sommes tellement content que vous soyez là ! Gertrude n’en revenait pas mais j’ai toujours eu espoir.” Aguistin pouffa au nom qu’il entendit, l'hôpital se moquant de la charité bien entendu. “Ah oui ? On était attendu ?” “Cela fait tellement longtemps ! J’espère que vous avez faim ! Elle a préparé à manger pour un bataillon !” Tandis que l’oie ouvrait la porte, le jeune homme lança un regard étrange à ses camarades. D’habitude, la perspective d’un bon repas était réjouissante, encore plus quand ce dernier était gratuit. Or là, la prescience lui disant de se méfier, ses sens étaient en alerte, quelque chose n’allait pas, en plus de tout le reste. Rentrant dans la bâtisse, le silence était maître pour le moment. Ils passèrent par plusieurs pièces avant d’arriver dans une immense cuisine, où une oie d’un blanc immaculé s’apprêtait avec des dizaines et des dizaines de plats. “Gertrude ! Nos invités sont là !” L’oie poussa un petit cri, en battant des ailes avant d’enlever son tablier. “Sapristie, mais tu avais raison Gaspard ! Toutes mes excuses Messieurs Dame, je ne pensais pas que vous viendriez maintenant, je croyais avoir un peu plus de temps !” “Ce n’est pas grave, de toute façon certains plats sont déjà prêt, et l’apéritif nous attend au salon.” C’est … qu’on ne comptez pas rester …On avait d'autres plans de prévus ...” Les deux oies regardèrent Aguistin étrangement avant d’éclater de rire, un rire d’oie, faisant totalement fi de sa remarque. le mâle allant dans le salon. L’endroit était bien arrangé, assez rustique et très vieillot . “Vous savez, cela fait des années que l’on vous attends, que l’on attend des gens et j’ai senti que cela allait arriver alors j'ai dit à ma femme de commencer à se mettre aux fourneaux et vous êtes là, de magnifiques jeunes gens en pleines formes, quoi qu'un peu vieux pour certains mais ce n'est pas grave on prend tout le monde !” “Déjà dit, vous fait de la redite !” Dolorès qui regardait les bibelots sans grand intérêt se tourna vers l’oie en haussant les épaules. “On est où ? Et vous êtes qui ?” “Ah oui oui, quel malpoli ! Je m’appelle Gaspard, et en cuisine c’est ma femme, Gertrude. Vous êtes dans notre humble demeure, la Samaritaine.” Aguistin fronça les sourcils en se tournant vers Livio. “Ça me dit un truc ce nom … Jefferson m’en a déjà parlé … c’est pas un truc français ?” "Le bon Samaritain." répondit son frère pour être précis.. "Mais c'est pas parce qu'on t'en a déjà parlé qu'il faut croire que c'est sans danger." "Ouais, je sais que Jeff va dans des trucs chelous, mais quand même ... C'est bizarre comme nom""Jefferson n'est pas une franche référence en matière de sainteté d'esprit." "Oh c'est Jeff qui a donné ce nom là à la chose de la France ? Mais c'est trop cool !" Agui pouffa alors que Lolo faisait un grand sourire qui fit une petite moue par la suite. "Pas vraiment, non, Lolo." Cette dernière fit une petite grimace avant de se rapprocher de River en haussant les épaules. “Pourquoi vous l’avez appelé comme ça ?” “Très bonne question jeune fille ! Et bien parce qu’avec Gertrude nous sommes des bons Samaritains comme votre ami au manteau à dit ! Nous aidons ceux qui n’arrivent pas à aller jusqu’au bout du chemin et au lieu de les laisser mourir nous les prenons avec nous.” Le silence s'installa à nouveau tandis que le groupe se regardait avec inquiétude. River posa la question que tout le monde pensait et ce fut la femelle, qui portait des plats qui répondit. “Quand même, nous ne sommes pas des monstres, nous ne pouvons laisser ces petits bouts aux portes de l’enfer ! Alors quand ils sont dans l'inconscience, proche de la mort, nous les récupérons pour en prendre soin vu que l’on sait que de toute façon ils n’arriveront pas jusqu’au 63 !” Restant interdit quelques minutes, Aguistin qui essayait de ne pas se laisser tenter par le gratin de pâtes fumant, fit le tour de la table avant de s'exclamer “Putain mais je savais qu’en fait ce jeu se jouait avec des vraies oies ! Les gars, c’est ça, c’est obligé ! Souvenez vous, ce sont les deux oies qu’il y a sur la boîte et le plateau, c’est la ferme qu’il y a de dessiné.” “Tu veux dire qu’on est dans le jeu ?” “Bah je sais pas vous avez une meilleure explication parce que perso’ j’en vois pas d’autres vu qu’on est bien d’accord qu’on a pas pris de drogues ou autres trucs.” Le jeune homme fixa ses compagnons d’aventure un à un avant de pousser un énorme soupir. “Excusez moi j’ai entendu votre conversation et vous avez raison !” “Oui oui oui et nous vous attendions pour jouer avec nous ! Mais avant on va vous faire visiter les lieux, faire connaissance puis on déjeunera et ensuite les choses sérieuses mais très amusantes pourront commencer ! De toute façon nous avons tout le temps devant nous ! C’est Gaspard qui s’occupe des départs sur le chemin …”



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Jean-Balthazar Trapp


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Jean-Balthazar Trapp


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________________________________________ Mar 12 Fév 2019 - 0:41

The game is on

The Crew of the Crow



Confortablement installé sur le canapé avec mon verre, j'attendais que River se décide à jouer avec nous. Si ça pouvait nous éviter Titans qui ne me disait absolument rien alors ce jeu de l'oie s'annonçait doublement bénéfique. Même si la proposition d'Agui pour The Umbrella Academy était assez tentante. Toutefois, River se prononça en la faveur du jeu en hurlant qu'il voulait le pion bleu, j'esquissais un sourire amusé tout en levant les yeux au ciel. Quel gosse quand il s'y mettait celui là. Je m'installais donc un peu plus confortablement en lâchant que je voulais le pion vert pendant que le corbeau ouvrait le jeu. Je me fis la remarque qu'il était vraiment joli lorsque la sonnette de la porte d'entrée se fit entendre, je tendis le coup pour voir de qui il s'agissait quand Agui se leva pour aller ouvrir. Un immense sourire se dessina sur mes lèvres en avisant Livio. Je lui adressais un petit salut de la main lorsqu'il nous rejoignit. Visiblement nous venions de gagner un nouveau joueur...

Sans réellement comprendre ni comment ni pourquoi, le verre de Dolores se trouva renversé et je me retrouvais à distribuer les serviettes en papier à Agui alors qu'il rentrait dans une nouvelle querelle avec sa sœur. Les disputes entre eux étaient tellement courantes que je n'y prêtais même plus attention à force. Je laissais couler sans prendre le parti ni de l'un ne de l'autre. Ils étaient assez grands pour se gérer tout seuls. Et intervenir aurait très certainement envenimé les choses connaissaient les deux énergumènes. Je me contentais donc de voler des chips dans le paquet de River tout en suivant l'échange silencieusement. Soudain la maison fut plongée dans le noir complet... Étrange... Le jeu semblait légèrement compromis. Je pouffais à la remarque de mon ami sur la vieillesse de sa maison avant que l'affirmation d'Ambroise ne me tire un froncement de sourcil perplexe. Si ce n'était pas l'électricité... De quoi s'agissait-il ? Je n'eus pas vraiment le temps de me poser plus de question puisque le sol se déroba sous mes pieds avant que je ne perde connaissance.

Lorsque je repris conscience, la première chose qui me frappa se fut la sensation de la terre sous ma joue. Qu'est-ce que je faisais au sol ? J'ouvris les yeux et constatais que je n'étais plus chez Agui, je me redressais lentement en m'assurant que chaque parcelle de mon corps était bien à sa place avant chercher les autres du regard. A mon plus grand soulagement tout le monde était là, ce qui signifiait que je n'étais pas le seul à avoir été transporté dans cet endroit étrange. Au loin, j'aperçus une ferme rouge avec différents bâtiments et... Je plissais les yeux pour tenter de mieux voir tout en me relevant. Qu'est-ce que ? Je laissais les autres reprendre leurs esprits alors que je commençais à m'avancer vers ce qui ressemblait étrangement à un enclos. Un frisson glacé me parcourus l'échine en découvrant des enfants habillés en rose, de gros colliers autour du coup se déplaçant et agissant comme des animaux. Comme des cochons visiblement.

Je tournais la tête vers Dolorès qui m'avait rejoint avant de lancer un regard exaspéré à Agui quand il fit remarquer que leurs colliers ressemblaient à celui de Greg à l'époque d'Halloween Town. C'était très fin de sa part. Je poussais un soupir avant de reporter mon attention sur les enfants. Leur comportement n'était pas normal et je me demandais bien qui avait pu leur infliger un tel traitement. La question de Dolorès fit écho à mes pensées lorsqu'elle se pencha en avant et je sursautais lorsqu'une voix retentit dans notre dos et qu'une oie géante nous prenait à parti. Je me demandais également si je n'étais en train de rêver lorsqu'il reprit la parole en affirmant se réjouir de notre arrivée. Mais où étions nous exactement ? Telle était la question.

Je n'étais pas franchement enthousiaste à l'idée de le suivre sur le chemin. Mais avait-on réellement le choix ? Il nous mena jusqu'à la grande bâtisse au toit noire alors qu'il continuait de parler en affirmant que nous étions attendu, une fois encore Dolorès posa la question qui me brûlait les lèvres. C'était tout de même très étrange et je n'étais pas très emballé par le festin qui s'annonçait. Qu'est-ce qui me disait que le fameux festin, ce n'était pas nous ? Après tout, il y avait bien des enfants cochons dans la cour et je n'avais clairement pas envie de finir dans l'assiette d'une oie. Je suivais néanmoins le mouvement jusqu'à une immense cuisine où une autre oie s'affairait autour de nombreux plats. Bon visiblement, nous ne serions pas mangés tout de suite. Je restais silencieux alors que Gaspard annonçait notre arrivée à Gertrude. Quels drôles de noms.

Mais je n'avais tout de même pas envie de m'attarder et Aguistin semblait du même avis puisqu'il déclara que nous n'allions pas nous attarder. Ce qui fit rire les oies étrangement... Quoi encore ? Je fronçais les sourcils alors qu'il nous emmenait vers le salon. Je détaillais l'endroit distraitement tout en essayant de comprendre ce qui se passait. Je ne comprenais absolument rien à ce que ce Gaspard nous racontait. On était attendu ok... Mais il l'avait déjà dit ça... Agui une fois encore engagea la conversation pour éclaircir certains points obscurs, je ne relevais pas le nom de l'endroit. Cela n'avait que peu d'importance finalement. La suite des explications avaient plus d'intérêts, je fronçais les sourcils alors qu'il évoquait une fois de plus le chemin et qu'il laissait entendre que certaines personnes n'arrivaient pas au bout.

Tout cela était de plus en plus bizarre et ce chemin ne me disait rien qui vaille. Madame oie enchérit me faisant frissonner de mal aise, aux portes de la mort ? Que voulait-elle dire ? C'était de plus en plus glauque. Et cette histoire de 63 et de chemin qui revenait sans cesse. Je ne comprenais absolument rien et ça commençait sérieusement à me taper sur le système. Agui sembla trouver un sens à tout ça puisqu'il laissa entendre qu'on se trouvait dans le jeu. J'hésitais entre hilarité et exaspération, c'était... impossible non ? Le désespoir commençait à m'envahir au moment où les oies confirmèrent la théorie de mon ami. Tout ceci ne rimait à rien et je ne savais pas quoi faire pour changer la situation. Et je n'avais clairement pas envie de m'attarder ici et encore moins de jouer avec eux.

"Et si... imaginons question folle mais l'envie de ne plus vouloir jouer nous prend, comment on fait pour sortir du jeu ?"

La femelle poussa un petit cri apeuré tandis que son mari marcha vers moi en dodelinant de la tête.

"C'est n'est tout simplement pas possible ! Vous n'écoutez donc pas quand on vous parles ? Pourquoi on récupère ces pauvres âmes à votre avis ? Nous n'avons pas envie qu'elles pourrissent le chemin et l'encombre ! Si vous voulez sortir il faut vous rendre à la pierre 63 ! Mais je vous le dirais après ! Ce n'est pas encore l'heure du départ, vous n'avez donc pas à savoir tout ceci !"

Je retins un soupir d'exaspération, ce Gaspard n'était vraiment pas aidant et il radotait. J'avais bien compris qu'il fallait atteindre le 63 merci bien, je n'étais pas totalement débile. Ce qui m'intéressait c'était le reste, ce qu'ils ne nous avaient pas encore dit et les dangers que nous allions visiblement affronter puisque des enfants étaient morts où avaient manqué de mourir et se retrouvaient désormais prisonniers ici.

"Euh... en fait si, je pense que c'est important qu'on sache ce qui nous attend. Pardon d'insister hein."

J'esquissais un sourire désolé comme pour mieux faire passer mon désaccord.

"Et autre question, les pauvres âmes qui n'ont pas réussi comme vous dites, on peut les emmener avec nous ? Je suis certain que leurs échecs peuvent nous être utiles."

Après tout, ils avaient déjà été sur le chemin une fois, ils connaissaient les pièges et pourraient nous dire où il fallait faire attention où ce qu'il convenait de faire pour éviter de se retrouver dans leur état. Toutefois, je ne m'étais pas attendu à la réaction du mari qui claqua du bec et tenta de me frapper avec le bâton posé à côté de la table. J'évitais le coup avec souplesse, visiblement, je l'avais énervé.

"Non ce n'est pas le moment ce n'est pas le moment ! Vous saurez ça pendant la visite pas maintenant. La prochaine fois c'est sur la tête que le bâton s'abattra."

Il bougonna et sa femme prit le relais.

"Vous voulez dire ? Sur le chemin ? Oh non non vous ne pouvez pas ! Elles doivent rester ici ! Et puis le chemin ne les voudra pas de toute façon, je n'ai pas envie qu'elles meurent vraiment ! Nous en avons besoin pour les travaux de la ferme !"

Je jetais un regard noir en direction de Gaspard.

"Hé mais t'es taré ? Essaye de me frapper encore une fois et je te bouffe. L'oie rôti c'est délicieux."

D'où il essayait de me frapper lui ? Il voulait se battre ? Il allait me trouver monsieur l'oie non mais sérieux. Un sourire narquois s'étira sur mes lèvres avant de hausser un sourcil surpris vers Gertrude. Ce qu'elle venait de dire était surprenant et je n'aimais pas vraiment cette façon de faire. Je n'allais clairement pas me gêner pour dire ce que je pensais.

"Comment ça le chemin n'en voudrait pas ? Et c'est quoi cette histoire ? Ces enfants ont des parents qui les attendent à la maison. Et même si ce sont des enfants méchants, il y a tout un protocole à respecter. On ne les enlève pas comme ça. C'est tout une paperasse et il y a des avertissements avant la disparition. Et en aucun cas ils deviennent des enfants de ferme. Ils deviennent des lutins."

Il y avait des règles claires, nettes et précises. Pas d'improvisation. Ces oies ne me plaisaient décidément pas. Je me penchais vers elle et la fixais perplexe.

"Pour qui vous prenez vous à troubler l'ordre naturel des choses ? On ne s'improvise pas père Fouettard."

J'avais beau détester ma condition, on n'allait certainement pas me voler mon travail comme ça non mais. Je croisais les bras sur la poitrine vexé. Ils avaient clairement outrepassé leurs droits. Néanmoins, j'avais dû aller trop loin. Cette réflexion me traversa l'esprit lorsque je vis Gaspard lever rapidement ses ailes dans un air de colère prêt à en découdre avec moi mais, heureusement, sa femme l'arrêta avant.

"Arrête chéri, pas besoin de t'énerver, pense à ce qui les attend." Les mots qu'elle avait murmuré eurent un effet plutôt positif et elle se tourna vers moi à nouveau. "C'est comme ça, le chemin n'en voudra pas. Ils ont eu leurs chances une fois, il n'y en a pas de deuxième ici." Elle pencha sa tête et son long cou sur le coté, perplexe. "Je ne sais pas ce qu'est un père Fouettard mais c'est comme ça. Il fallait lire les règles avant de venir chez nous !" Elle se tourna vers les autres tout en soupirant. "C'est toujours la même chose, adulte ou enfant personne ne prend des précautions. Enfin même s'il est vraiment très rare de voir des gens aussi âgé à la Samaritaine. C'est appréciable."

Elle s'en alla vers la cuisine et Gaspard reprit la main en me menaçant avec son bâton. Il pensait réellement me faire peur ? Moi je les bouffais les oies et ce n'était clairement pas avec son bâton qu'il m'effrayait. Qu'il continue comme ça et j'allais laisser sortir la bête.

"On se prend pour les propriétaires du chemin alors maintenant tu te tais petit insolent ! Ça serait vraiment dommage pour toi si tu partais avec des malus !"

J'allais répliquer mais la main d'Agui sur mon épaule et son regard qui me disait clairement de me la fermer me retint. Je haussais, néanmoins, un sourcil et lançais un regard noir à Gaspard tout en bougonnant.

"Comment ça c'est quoi un père Fouettard ? D'où ils sortent sérieux ?"

Lolo me fit les gros yeux et décida d'intervenir comme pour calmer le jeu. Je détestais ces... oies bordel.

"Vous nous avez parler de faire visiter ! Moi ça m’intéresse beaucoup de voir tout ça !"

Je poussais un profond soupir fataliste. Je rendais les armes, c'était trop pour moi.

"Ok... très bien. Allons-y pour la visite..."

Tout ça ne me disait rien de bon mais après tout... avions-nous réellement le choix ? Gaspard nous fit signe de le suivre avec son bâton. Nous sortîmes du salon pour passer dans un couloir où des portraits de pleins d'enfants s'étalaient sur les murs. Ils étaient tenus comme des animaux mais ils étaient malgré tout bien habillés. Ce qui était assez surprenant. Était-ce donc tous les enfants qu'ils avaient recueillis au fil des parties ? Je ne posais pas la question, trop préoccupé par ce qui nous attendait ensuite. Il nous conduisit à l'extérieur nous menant au niveau des enclos mais il ne s'arrêta pas à leur niveau et continua d'avancer. Je pus constater qu'il y avait multitude d'enfants et qu'ils se comportaient comme des animaux. Des chevaux, des vaches, des animaux de la ferme divers et variés. Cela n'avait rien de rassurant et cette façon qu'ils avaient de les traiter me révoltait.

"Ici ce sont ceux qui n'ont pas voulu respecter les règles du chemin."

Gaspard tapa un des enfants avec sa canne et celui ci poussa le cri d'un véritable animal. Mon sang se glaça dans mes veines. Que leur avaient-ils fait bon sang ? L'oie plongea son regard dans le mien comme pour me donner un avertissement.

"Le chemin peut être très généreux comme il peut tout vous prendre en un clin d’œil. Toujours l'écouter."

Je le fixais perplexe pour ne pas m'attarder à nouveau sur l'enfant.

"Le chemin parle ?"

De mieux en mieux. Et Gaspard qui recommençait déjà à marcher sans s'attarder plus devant ce qu'il devait considérer comme un enclos à animaux.

"Pas tout à fait. C'est une entité propre qui nous as désigné comme ses gardiens. C'est pour ça qu'on accompagne les invités dessus, car on le comprend. Il est très susceptible, et même nous, on en a déjà fait les frais."

Il leva son aile vers moi et je remarquais une énorme plaie sous ses ailes. J'esquissais une petite grimace de douleur avant de me reprendre, je n'allais quand même pas m'apitoyer sur son sort non ?

"C'est une chance qu'il nous laisse les récupérer ... sans doute parce qu'il n'en a pas besoin et que Gertrude sait mieux lui parler que moi."

Au fur et à mesure que nous avancions les enclos disparurent mais des champs à perte de vue apparurent et tout au fond, je distinguais une immense forêt. Je poussais un profond soupir tout en m'intéressant à nouveau à Gaspard.

"Il a pas l'air facile votre chemin."

"Oh mais faut pas vous inquiétez, c'est très sympathique quand on s'y prend bien !"

S'il le disait... Mais mon regard était irrémédiablement attiré par la forêt. Y aurait-il un moyen de fuir derrière ? Peut-être une autre issue autre que leur chemin à la noix.

"Y a quoi derrière la forêt ? Y a vraiment qu'un seul chemin ou vous avez déjà exploré le coin. Au fait... comment vous vous êtes retrouvé là ? Des oies qui parlent c'est pas courant."

Il nous fit marcher encore un peu. Notre destination m'était totalement inconnue mais je compris bien vite que le sujet du chemin était sensible.

"Il n'y a qu'UN chemin, les autres sont de la décoration."

Je ne relevais pas le fait qu'il n'avait pas vraiment répondu à ma question pour me concentrer sur l'endroit dans lequel il nous faisait entrer. Il y avait du foin et encore des enfants, plus âgés, qui se tenaient debout, une chaîne à la cheville ainsi qu'au poignet. Ils avaient des cicatrices sur le visage ou encore sur les parties de leurs corps qui n'étaient pas couverts par leurs vêtements. Ils étaient visiblement entrain de retourner du foin quand nous entrâmes.

"Voici ceux qui n'arrivent pas jusqu'à la pierre 63. Ce sont nos aides. Nous en avons là, et puis aussi derrière, pour trier les grains de maïs, ou encore pour planter les vignes."

Cette vision me retourna le cœur. Je n'étais vraiment pas à l'aise avec ce qui se passait ici. Même les enfants méchants ne subissaient pas un tel traitement. C'était inhumain. Mais que pouvait-on attendre d'oies ?

"Mais... pourquoi ils sont attachés ? C'est de l'esclavage ! Même les lutins sont mieux traités."

La colère commençait doucement mais sûrement à monter en moi. Je m'approchais des enfants et essayais de croiser le regard de l'un d'eux. Je souris doucement et tendis un bonbon à l'un d'entre eux.

"Depuis combien de temps tu es là ?"

Mais il ne me répondit pas. Comme s'il avait trop peur de le faire. Je me tournais vers Gaspard le regard dur.

"Et vous trouvez ça normal de les traiter comme ça ? Même si le chemin les a rejeté c'est pas une raison pour les traiter en animaux ou pour les exploiter."

Gaspard me frappa avec son bâton avant que ce dernier ne s'enroule autour de son cou. Il me tira avec force vers lui. Je n'eus pas vraiment le temps de me débattre.

"Mais lâchez moi !"

Je me plaignais pour la forme et pour que ce taré me lâche enfin alors qu'il me traînait vers la sortie

"Je ne suis pas Gertrude. Je n'hésiterais pas à te charger lors du départ si tu continues comme ça. De toute façon vu ta constitution ça m'étonnerait que tu ailles très loin sur le chemin et j'attendrais ce moment avec impatience."

Il finit par me relâcher alors que je tentais de garder mon équilibre. Je réajustais ma veste outré alors qu'il continuait son chemin comme si de rien n'était.

"Tu sera surpris quand je vais arriver au bout du chemin"

Je bougonnais dans ma barbe alors qu'il m'ignorait totalement.

"C'est notre main d'oeuvre. Ici les humains sont considérés comme des animaux, encore plus ceux qui ne passent pas le chemin."

Je secouais la tête fataliste en continuant la visite. J'étais vraiment triste pour les enfants et j'eus du mal à ne pas retourner dans la grange mais ce n'était pas le moment de provoquer l'oie davantage. Je le suivis donc dans une cour tout en pierre pour passer dans un autre bâtiment, qui avait l'air plus moderne. Nous entrâmes dans un grand couloir composés de nombreuses chambres avec du matériel médical. Un cochon en tenue d'infirmière marchant sur deux pattes arriva vers nous. Je la fixais curieux en me demandant si elle aussi serait aussi obtus que notre guide.

"Gaspard ! Cela fait tellement longtemps que tu n'es pas venu me voir ! Je m'ennuie toute seule ! Oh mais tu me ramènes du monde ?"

Gaspard soupira alors que le cochon nous serrait la main à tous, très poli. Je l'aimais déjà. Je lui accordais un sourire poli tout en lui serrant la patte.

"Voici Méryl, c'est notre infirmière. Elle soigne ceux qui arrivent ici, elle les remet en état."

J'étais curieux et surpris de voir qu'il y avait quelqu'un en plus, juste pour soigner les enfants. Mais les soignait-elle aussi dans le cadre de leur travail ici ? Je voulais savoir si leurs cicatrices étaient dues au chemin ou alors au traitement des oies.

"Et après ? Leurs cicatrices et tout ça... Comment se sont-ils fait ça ?"

"A cause des différentes épreuves du chemin !"

Elle se tourna vers Gaspard, les pattes sur les flancs.

"Tu ne leur as pas encore dit ? Tu es vraiment pénible ..."

"Ce n'est pas le moment Méryl ! Et je sais mieux que toi quand je dois leur dire ! Le chemin me parle à moi et pas à toi."

"Sauf que c'est mon métier ! Ils arrivent comme ça parce qu'ils n'ont pas le temps de se préparer ... Si tu .."

"Non je ne changerai pas ! Ça se dit dans le SAS pas avant !"

J'écoutais leur échange avec attention tout en sentant la tension existante entre les deux. Je pouvais me servir de ça pour mettre l'infirmière dans ma poche et obtenir des informations. Je me rapprochais donc d'elle avec un sourire et lui saisit la patte charmeur.

"Je vois bien que vous êtes peine de bonté. Il ne nous dit pas tout n'est-ce pas ? Vous voulez bien nous aider ?"

Je lui accordais un nouveau sourire remplit de douceur tout en étant charmeur à la fois. Si je pouvais seulement l'amadouer un peu pour qu'elle me réponde honnêtement.

"De quoi parlez vous ? À quoi faut-il nous préparer ?"

Je n'eus pas à me forcer beaucoup pour prendre un air inquiet tout en cherchant du soutien parmi mes amis qui ne semblaient pas vraiment réagir à tout ça. C'était frustrant. Méryl fit un bruit de cochon en posant sa main sur sa joue ce qui m'encouragea légèrement. Signe qu'elle n'était pas insensible à mon charme, elle. Pas comme Viktor.

"J'essaie de les aider comme je peux, avec ce qu'ils ont subit c'est normal."

Gaspard montra son mécontentement en grognant.

"Méryl ... tu sais ce qui a t'arriver si jamais tu dis en dit trop !"

"Vous allez devoir affronter beaucoup de danger .."

Les murs commencèrent à trembler. Je regardais autour de moi perplexe avant de reporter mon attention sur Méryl pour l'encourager à parler du regard malgré les ordres de Gaspard.

"Méryl arrête !"

"Ecoutez Gaspard et Gertrude, même s'ils sont comme ça, ce sont les seuls à pouvoir faire quelque chose dans les différents univers !"

Je ne comprenais absolument rien. Quels univers ? Mais je ne posais pas encore mes question pour la laisser parler et ne pas la couper dans son élan. Un gros bruit résonna à l'extérieur, comme un coup tonnerre qui fit sursauter Gaspard. Il tapa le sol avec son bâton tout en hochant la tête de bas en haut, les yeux fermés. Mais cela n'arrêta pas Méryl, heureusement pour moi.

"J'aimerai beaucoup vous aider mais je ne peux pas ... Mais surtout restez soudé ! Le chemin va vous diviser. Vous serez tour à tour spectateur et acteur. Ne vous dispersez pas dans une possible victoire solitaire."

Je hochais doucement la tête en écoutant ses conseils lorsqu'un éclair tomba dans la forêt. Méryl poussa un petit cri, très effrayée. Il était peut-être temps d'arrêter les questions.

"Arrête toi ! Tu veux qu'il te punisse ? Allez on rentre au salon, Gertrude doit nous attendre !"

Gaspard décida d'ailleurs qu'il était temps de rentrer. J'esquissais un petit sourire en direction de Méryl avant de déposer un petit bisou sur sa joue pour la remercier.

"Merci pour vos conseils Meryl. Et d'avoir pris des risques pour nous."

Elle glapit et posa une main sur sa joue, visiblement ravi de mon geste. Elle me fit un petit salut de la patte alors que je m'éloignais, suivant mon guide imposé qui nous ramena au salon visiblement irrité. Aurais-je énervé l'oie ? Un petit sourire narquois s'esquissa sur mes lèvres. Cet endroit était décidément trop étrange. Et que se cachait-il dans la forêt ? Le chemin était-il donc vivant ? Tant de questions et si peu de réponses.



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Dans le feu j'ai remis du bois

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